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07 août 2010

Commentaires

Laurent Dingli

Nos camarades socialistes ont-ils protesté, depuis janvier, contre les onze expulsions qui sont intervenues à Saint-Etienne ? Ont-il traité les membre de la municipalité de néo-vichystes ? Nous ont-ils accablés de couplets larmoyants comme celui de Jean-Dominique Reffait, réservant leur lyrisme apostolique et leur indignation à géométrie variable pour l'affreuse politique de la droite ? Les a-t-on vus, une fois encore, exposer leur bons sentiments, uniquement lorsque cela ne concernait pas leurs petits copains. Il y a bien des choses que je n'aime pas dans la droite, notamment cet étalage décomplexé de richesse, cette vulgarité de parvenu, ces quotas rigides d'expulsion, ce projet débile sur la déchéance de la nationalité, mais ce qui me répugne encore plus dans la gauche, c'est son hypocrisie, c'est cette façon d'étaler ses bons sentiments et sa morale, comme les putes exposent leur cul sur les trottoirs.

Irfan

Vous semblez vous replacer dans la droite dure pour suivre votre camp plutôt que rester républicain, quel dommage...
La République, ce n'est pas un journal qui dénonce les dérive qui la flétrit, c'est un gouvernement qui musèle la presse et qualifie de "fascistes" ceux qui enquêtent, qui expulse les étrangers même légaux pour de basses raisons électorales, qui pratique l'amalgame, le racisme d'État, la violence verbale sans précédent dans une V° République en paix, la collusion entre intérêts privés et publics, le simonisme, la nicolie, et tant de défauts... qui détruit le tissu social français, qui attaque les fondements de notre République que sont l'égalité, la liberté, la fraternité, et la laïcité... Il y aurait tant à dire !
C'est triste mais depuis le début de sa carrière nationale, Sarkozy joue avec le feu, crée la violence, pour se servir de celle-ci pour lui. Ses amis médiatiques l'aident. Et vous relayez cela... Triste.
Au lieu de voir ses attaques antisociales, antilaïques, ses atteintes à la justice, vous voyez ceux qui lui renvoient exactement, parfois en plus léger, ses insultes. Vous valez mieux que cela, Philippe Bilger ! Beaucoup mieux !!

Enfin, vous qui critiquez le traitement hagiographique d'Éva Joly dans certains médias, entre autres, vous ne vous intéressez qu'à la critique issue des figures les plus médiatiques encore une fois ! Quand vous pencherez-vous enfin sur les voix qui en valent la peine, les associations qui travaillent au quotidien pour des valeurs qui ont fondé notre République, les hommes absolument intègres comme Badinter, plutôt que les milliardaires piètres philosophes, menteurs et manipulateurs patentés ?!
BHL a-t-il besoin d'autant de relais ?

KamiKaz'

Je remarque que M. Rocard a une mémoire à éclipse. Il dénonçait (sans doute avec raison) dans les années 50-60 le sort des populations civiles algériennes déportées dans des camps de concentration afin de faciliter les opérations militaires anti-FLN : étrangement, ce sont d'autres précédents fâcheux qui lui sont revenus à l'esprit quand il s'est agi de procéder à des amalgames un peu faciles... En la matière, le Maréchal sera toujours d'usage plus facile médiatiquement que le Général... Le résultat est le même, niveau intellectuel 0.

zenblabla

Cher Maître !
Je ne vous reconnais pas dans votre billet !
Vous empruntez des passerelles rhétoriques, celles usitées pour mettre en confusion les causes et les effets qui sont ici remarquables !

En effet, comment ne pas détecter en vos propos l'effet par vous désiré, reculerait-il, du soutien, en cause que vous dite en passant perdue, pour notre estimé Président ?

Ce qu'il met en place après l'Arlequin (Grenoble), si vous le dénoncez en quelques attendus, toutefois il ne s'agirait pas d'en déduire quelconque volonté de déstabilisation du Personnage, surtout si certains profitent du cas pour rendre outranciers leurs propos à son encontre.

Si je lis ce que je lis, me bouche les oreilles et ai raison de penser ce que je pense, j'en déduis que l'autorisation des uns plutôt que de tels autres se passe allègrement de la loi !

La force de l'autorité personnifiée renierait-elle toute tentative, avec la loi, de remédier à leurs dérives personnifiées ?
Il me semble que vous trouvez certaines dérives mieux autorisées que d'autres, plus déviantes que d'autres, et que cela sous-tend votre billet !!!
On recherche quelque impartialité...

Le problème n'est pas celui d'une température du sang, mais celui de dire ce que signifie, car cela n'est jamais dit, "vivre ensemble" comme vous y référez.

Et si la question, de proche en proche, devient "entre combien et comment ?", la manière conséquente d'élimination que relaie, il faut bien admettre en populisme, notre Président fait penser aux réflexions d'un maître en quête de l'élimination de ses valets.
Quel personnage de maison irréprochable désigne-t-il alors ?

Plus loin, puisqu'il a fait pari avec autant d'électeurs le soutenant que conséquemment les valets seraient ailleurs, chinois ou personnes émergentes, alors ne disant pas le boomerang de la fatuité, comment expliquera-t-il que les valets d'ailleurs achètent désormais le territoire d'ici ?

Jean-Yves Bouchicot

@ Savonarole

Je ne dis pas le contraire, je crois, cher Savonarole. J'essaye de tempérer le propos. Puisque de nombreux blogueurs me l'ont reproché, l'ont trouvé outrancier et trop "ad hominem". Je fais amende honorable, en somme, c'est mal ? Quoique Ludovic a l'air d'avoir adopté mon expression...

 oursivi@JYB

Avoir terminé un message à JP Ledun par la phrase "Je ne goûte guère la compagnie des enfants de Pétain".
JYB

Oui, c'était débile. JPL nous fait souvent marrer à l'insu de son plein gré, mais jamais rien d'haïssable dans ses propos.

C'est du sarkozysme d'obédience stricte, rien à voir avec le pétainisme, quoique puissent en penser quelques gauchistes lobotomisés.

Vous nous ferez dix fois le tour de la cour de récré à cloche-pied, je procure puisque notre hôte officie sur de plus graves cas.

AO sans la robe, ou toge, ne sais comment la dire.

 oursivi

Philippe Bilger n'ira plus à la corrida !

Rédigé par : Laurent Dingli | 10 août 2010 à 11:26

Je croyais que notre PB préféré était né sous le signe du tort haut, dont il fustige les travers même pas sous cape ?

On m'aurait trompé ?

Il y a un an, Philippe (permettez-vous que je vous prénomme ainsi, PB reste problématique ?) nous narrait son impatience de voir reprendre la vie, pris dans la nasse de la torpeur estivale, il piaffait d'entendre à nouveau de vivifiantes prises de bec chez Taddéï et consorts. Vint la rentrée, que je trouvai molle, et ne repris plaisir à quelques débats taddéiens que vers avril mai, en réalisant au passage que sa saison touchait à sa fin...

Le tour nous joue des temps.

Me demande s'il resta là lui aussi longtemps sur sa faim...?

AO

Savonarole

Bouchicot-10 août 2010- 00h12.

"j'ai encore de ces bouffées de réactivité d'ancien opprimé, fils d'immigré russo-égypto-italien"...

Mon Dieu, doux Jésus !
S'ils s'y sont mis à trois, je comprends tout !

Savonarole

Rédigé par : Jean-Yves Bouchicot | 10 août 2010 à 22:06

Dis donc Bouchicot, n'abuse pas des contre-exemples pour démontrer le contraire de ce tout ce que tu dis et inversement. On s'y perd.

Jean-Yves Bouchicot

Pour en finir avec un mauvais jeu de mots. Plusieurs interlocuteurs que je respecte et lis avec intérêt sur ce lieu d'échange, m'ont reproché d'avoir terminé un message à JP Ledun par la phrase "Je ne goûte guère la compagnie des enfants de Pétain".
1) Je vous rappelle que ce "slogan" , (Marcellin, enfant de Pétain) fut inventé en 1968 suite aux minimes bavures policières de l'après-mai, grâces en soient redues à M. le préfet Grimaud. Mais, comme on dit, cela "sonnait".
2) Cette expression ne s'adressait pas personnellement à JP Ledun, que je ne connais pas, mais à Nicolas Sarkozy et aux gens dont j'ai l'impression qu'ils justifient encore ses débordements.
3) Il se trouve que lors de ma période d'étudiant à Paris, j'avais comme condisciple une jeune femme épatante, qui était la petite-fille d'un ministre du Maréchal Pétain ayant mis en oeuvre les lois anti-juives et les tribunaux d'exception de 1942. Lors de notre année d'études Quai Malaquais, sortit le film de Costa-Gavras intitulé "Section Spéciale", et tout le monde lui demanda si elle avait un lien de parenté avec son triste homonyme. Elle en fut persécutée au point de changer d'école. Je n'ai jamais pardonné aux petits terroristes intellectuels des bords de Seine de l'avoir incriminée pour avoir été par les hasards de la génétique la petite-fille d'un parfait salaud, et j'ai quitté la prestigieuse école des Beaux-Arts pour retourner faire de modestes études dans mon Midi natal.
C'est plus clair, dit comme ça ?

Jean-Yves Bouchicot

@ Alex Paulista

Rassurez-vous, cher ami, j'ai des liens avec le PEUPLE russe plus forts que vous ne sauriez imaginer, sans vouloir me vanter puisque mon père a appris le français à l'école. Ma famille organise des échanges et des aides vers la Russie depuis des lustres. J'essayais juste d'illustrer cet adage qui demande s'il faut leur donner du poisson ou leur apprendre à pêcher. En ce moment même, un lointain cousin de St Petersbourg dont j'ignorais l'existence il y a quelques mois est en train de tenter de me joindre pour recoller les derniers lambeaux de ma famille dispersée par la révolution de 1917. Et mon grand-père, officier de l'armée impériale mobilisé en 1916, a terminé la guerre en étant contraint d'achever ses camarades qui voulaient créer des soviets dans l'armée alliée, à la mitrailleuse 12,7 mm au camp de la Courtine, Creuse. Un ami historien en tire un livre d'après archives... Ne vous inquiétez pas, je sais à peu près de quoi je parle...

Alex paulista

Cher Ludovic

Veuillez ne pas foncer sur les chiffons rouges que vous agitent Brice d'Auvergne («présomption de culpabilité»‎) et son compère de Nice («Français ou voyou, il faut choisir»‎).

Au moins à Perpignan la Catalane ville des Rois de Majorque, refuge historique contre le franquisme et accessoirement Centre du Monde.

Laurent Dingli

Et les Pakistanais, chère Duval Uzan, les Pakistanais.

B. SOUMILLE

Je suis très choqué par les deux lignes que vous écrivez en conclusion de votre billet, monsieur. Que la fonction présidentielle soit respectable, soit, mais dans la limite où la Constitution est respectée, où le vote des citoyens est respecté, où la nation est respectée. En plusieurs points, je regrette de constater que ce n'est pas le cas.
D'autre part, personne n'est propriétaire de la liberté d'expression, pas plus le président qu'un autre.
Marianne est pleinement fondé à écrire cet article.

Alex paulista

@ Duval Uzan

Je suis bien d'accord avec vous sur le peuple russe.
Historiquement et culturellement, comment ne pas voir que la France a des liens très forts avec les Russes.

Il faut secourir les Russes à la hauteur de ce qu'on peut envoyer. Et ce indépendamment de notre appréciation de Poutine et consort, cela va sans dire, sauf pour M. Bouchicot qui m'inquiète un peu avec ses citations de Matrix.

Ludovic

Brice Hortefeux vient d'inventer samedi à Perpignan, la présomption de culpabilité à propos de Lies Hebbadj. Si je n'ai pas la moindre estime pour le personnage, je ne trouve pas moins choquant pour autant qu'un ministre de la République fasse référence à une présomption de culpabilité.
M. Hortefeux, condamné en première instance pour ses propos racistes, ne manque pas d'air, lui, qui en faisant appel du jugement le concernant, rappelait qu'il était présumé innocent tant que la décision de justice n'était pas définitive.
Y aurait-il déjà deux justices, l'une pour les "Français de souche", l'autre pour les naturalisés que l'on voudrait voir déjà déchus de leur citoyenneté ?

Laurent Dingli

Alléluia ! Miracle ! Miracle ! Hosanna ! Ouvre-toi, Mer rouge, Catherine Jacob a écrit un commentaire de 9 lignes ! Et moi qui désespérais de l'humanité sans cesser pourtant de haranguer mes congénères, amen, tout devient possible désormais, Yes we can, Oursivi ne sera plus un grincheux, cynique et désabusé, Pierre-Antoine deviendra athée, JDR, un réactionnaire de droite, Véronique Raffeneau sera dégoûtée des questions juridiques et Philippe Bilger n'ira plus à la corrida !

Jean-Yves Bouchicot

@ JP Ledun

Je ne sais pas si j'ai creusé un gouffre, puisque j'ai été démissionné de mon poste au bout d'un an. En revanche, je suis tombé dedans en 2003, puisque j'ai dû mettre fin à 25 ans de métier et changer d'activité. Je me suis consolé en contribuant à faire "révéler" le rôle et la caisse noire de M. Gautier-Sauvagnac. Maintenant qu'il n'est plus là pour mettre de l'huile dans les rouages sociaux, tout coince. Ach, Teufel !! Encore de ma faute... :-)

Catherine JACOB

«BHL, dans une tribune récente, a fustigé trois erreurs selon lui de Nicolas Sarkozy dans sa lutte contre l'insécurité.»

Ce n'est sans doute pas de ce BHL là dont il s'agit, mais cette analyse-là du phénomène Sarkozy me paraît très largement pertinente et modérée :

http://www.betapolitique.fr/Barnard-Henri-Levy-analyse-Sarkozy-01328.html

22 Juillet New York Times, texte français

jpledun@M'sieur Bouchicot

"Croyez-le ou non, j'étais à 26 ans directeur-adjoint d'une structure culturelle d'Etat qui gérait 600.000 € par an"

Ahhhhh ! Le gouffre du régime des intermittents du spectacle (auquel j'ai le grand honneur de ne pas appartenir), c’était donc vous !

Deal ?

jawohl.

Jean-Yves Bouchicot

@ Duval Uzan

"Solidarité avec le peuple russe", dites-vous ? Voilà qui ressemble furieusement à un "Slogan" (en gaélique : "Cri de Guerre"). Si ce n'est déjà fait, je vous suggère de lire "Le Malheur Russe" d'H. Carrère d'Encausse. Ainsi que le disait une psychanalyste de ma connaissance : "Quand ils en auront "Assez MARRE", ils arrêteront de voter pour des Poutine et des Medvedev". Ou autrement dit, comme on dit dans "Matrix" : "Je ne peux que te montrer la porte. C'est à toi qu'il appartient de la franchir." Cela dit, si vous avez la clef, je me demande pourquoi vous n'êtes pas à Moscou en train de la tourner dans la serrure. La peur du FSB ne se combat que par la lutte contre le FSB, ou le lobby militaro-industriel. On ne peut guère se présenter depuis 1943 comme le peuple qui a infléchi le sort de la guerre à Stalingrad, et ramper devant Poutine en espérant ramasser des miettes de la privatisation sauvage. Je précise que ma famille vient de St Petersbourg, en plusieurs morceaux entre 1929 et 2010, et ce n'est pas fini. Je ne peux m'empêcher de penser à Desproges parlant des ces intellectuels "engagés" qui "OSENT critiquer Pinochet à moins de 10.00 Km de Santiago ! Moi, je n'ai pas ce courage. Je suis un intellectuel Dégagé." Cela dit, si votre 4x4 n'a pas assez de gazole pour arriver jusque-là, une guerre civile s'annonce assez bien en France... Restez donc. Et choisissez votre camp. "Ciel, les Russes arrivent, et je n'ai rien à me mettre !".
"Tch'ort Vazmi !"

Jean-Yves Bouchicot

Complément @ Véronique Raffeneau : détail essentiel . En relisant votre mot, très juste au fond, et que je ne peux qu'approuver à froid, j'y trouve toutefois une ambivalence. Elle réside dans l'expression : "en s'arrêtant à temps". Cela me rappelle une expression qu'on a longtemps reprochée à Cocteau : "Il faut savoir jusqu'où on peut aller trop loin.". Cavanna écrivait, dans les années 80 : "...aller trop loin sans choquer la Baronne. Je Hais". (Comme U. Eco définissait la Gay Pride dans les termes du genre : "Ce sont des gens qui veulent écrire une Grammaire de la Déviance, et faire la Révolution avec l'autorisation écrite de la Préfecture").
Nous savons, maintenant qu'il est mort, que Cocteau se préservait par un masque médiatique des agressions de la foule imbécile et grégaire (pardon pour le pléonasme) par une image un peu outrancière qui rappelle un peu le jeune auteur du Portrait de Dorian Gray.Je fais des efforts terribles pour m'éloigner à la fois du Dandysme démocratique si bien décrit par Umberto Eco autant que du Dichotomisme de base claironné par Besancenot. Mais je n'ai pas été formé dans la bienséance, et je continue à trouver des vertus, même dangereuses, dans les outrances générées par l'urgence. A nous de les tempérer, quand il y a lieu. Mais quand le garant de nos institutions et de ce qui reste de notre "cohésion nationale" en appelle à la haine sociale de l'un pour l'autre, dans un premier temps, je bous. J'ai donné un coup de poing dans ma vie, à 14 ans. J'ai passé 36 ans à devenir un jeune enseignant en Aïkido. C'est précisément parce que je sais comment tuer quelqu'un d'une seule main que je n'use jamais de violence physique, biens que de nombreux délinquants ou proxénètes débutants m'aient braqué avec des armes chargées. Mais sur le plan du langage, j'ai encore de ces bouffées de réactivité d'ancien opprimé, fils d'immigré russo-égypto-italien qui me dérangent encore. Excusez-le, il débute, à peine 52 ans...Cela ne m'empêche pas de me souvenir de certaines répliques de Woody Allen dans "Manhattan", je crois: au cours d'une fête branchée au Musée d'Art Moderne, il signale à un intello terriblement branché que des néo-nazis vont défiler dans New-York. Le capiteux spirituel répond qu'il est au courant, et qu'il s'est fendu d'un article TRES MECHANT dans la presse branchée du Village. A quoi Woody répond : "Oui, un article, c'est pas mal, mais avec les Nazis, il vaut mieux les barres de fer". Je ne prône pas la violence physique.Juste la PRESENCE SUR LE TERRAIN. :-)

Jean-Yves Bouchicot

@Véronique Raffeneau et JP ledun

Oui, mes "post" sont aussi empreints d'émotions et de réactivité, je ne le nie pas. Plus, Véronique, tout comme Ph. Bilger j'en assume les conséquences. Mon franc-parler un peu rude m'a coûté plusieurs carrières enviables. Je ne me plains pas. J'aime plus ma liberté de parole que telle situation ministérielle ou régionalement conseillaire. Croyez-le ou non, j'étais à 26 ans directeur-adjoint d'une structure culturelle d'Etat qui gérait 600.000 € par an. Je ne regrette pas, ça me fatigue. Je vous prie, M. Ledun, de tenir compte de mon long passé dans le monde du spectacle pour atténuer ce que mon regretté Mentor Pierre Desproges s'autorisait parfois, sous l'égide d'un talent auquel je ne saurais prétendre. Je ne voulais pas vous blesser. Tant que le dialogue (même épistolaire) persiste, il y a de la vie possible. Même si, je vous l'accorde, je suis un drôle d'épistolaire. Gardons le sourire et appliquons-nous à un toujours meilleur niveau de langue... Deal ?

Duval Uzan

@ Fedydurke

Vous avez raison de rappeler le livre de Charles Melman "L'homme sans gravité" et la nouvelle économie psychique la "NEP".
J'en avais parlé sur ce blog dans un de mes commentaires (je ne trouve pas le titre du billet de Philippe Bilger) j'en avais même copié quelques extraits, car je trouvais ses idées très intéressantes.
Enfin Freud est toujours là ! Regardez par exemple pourquoi on associe cette histoire de voyou de la République à Vichy... c'est un déplacement !
12 millions de peronnes SUFFOQUENT et personne n'en parle. Ce n'est que ce matin que Poutine a accepté l'aide de la France de déclarer l'état d'urgence etc... Par orgueil ? Je ne sais.
Tout comme Roosevelt qui ne voulait pas parler de juifs et des camps de concentration afin de garder le caractère bolchevik de sa guerre.
12 millions de personnes qui suffoquent sans que personne ne fasse rien ! Oui cela est vrai et on n'a pas connu cela depuis Vichy !
On commence à se réveiller à cause des particules mais le peuple on s'en moque.

Solidarité avec le peuple russe.

Duval Uzan

 oursivi@Junior

JDR,
"une démocratie apaisée quand le pouvoir violente sans vergogne les fondements de cette démocratie"
modérez vos transports, cher Junior.

Tout cela n'est qu'effets de manche, volonté de positionnement rigoriste dont NS1er a compris la popularité potentielle, tous savons qu'il ne sortira rien de concret des palabres sarkozystes, vous le premier.
La république n'est ni en danger par les agissements de quelques poignées de débiles violents dont on aimerait, effectivement et collectivement, se débarrasser, tout en ne sachant pas très bien qu'en faire, pas plus qu'elle ne l'est par quelques présidentiels et courtisans glapissements et autres dérapages contrôlés qui ne sont que de la froide com passée au micro-ondes de quelques moments propices utilisés fort à propos.

Pas la peine de faire votre LD en montant sur une estrade pour nous haranguer - ou nous harang gay si frétillez trop fort - Sarkozig ne croit même pas en ce qu'il dit, il gèrera le tout venant, plus il veut légaliser, plus il banalisera et atténuera ses pouvoirs.

Personne ne sait que faire avec les Roms itinérants, le problème ne date pas d'hier et demeurera inchangé encore de longues décennies. Il y aura encore des rapines des trafics mineurs, encore des vengeances et de l'ostracisation parfois justifiées, rien de bien conséquent qui doive forcément être traité une bonne fois pour toutes, faute de solution comme d'une ampleur suffisante qui agiterait assez pour franchir le seuil de notre stabilité sociale. Les régimes potentiellement nazis n'existent pas et plus même à moyen terme. Il n'y a même pas besoin des sonneurs professionnels de soi-disant tocsin, comme Rocard, pour ce faire, une calme résignation est installée, qu'on aurait peut-être tort de stigmatiser.

Les crimes, crapuleux, passionnels ou autres oeuvres de psychopathe, sont nombreux, quotidiens, récurrents ; ils ont beaucoup plus de chance de nous toucher, nous, nos proches, des inconnus dont nous sentons immédiatement proches, que ne sont à redouter les rabotages des fondements de la République (essayez le bromure) ou autres postillonnages qui ne sont là proférés que pour réveiller de vieux réflexes germanopratins qui roupillaient tranquilles dans leur gangue d'ambre solaire, et en gagner la sympathie de ceux toujours un peu jaloux de la frivolité des premiers.

Qui est assez sot pour être dupe de la parfaite vacuité de tout cela, vous ?

"Et l'étape suivante est déjà programmée, bien plus massivement effective : la déchéance de la nationalité pour des motifs bien moins graves."

Arfff, sacré JDR !

AO

fedydurke

Quand se decidera t-on a demander l'avis de personnes aussi competentes que le ministere de l'interieur ou celui de la defense, à savoir certains psychanalystes qui ont analysé me semble-t-il un des phenomenes les plus importants de cette fin de siecle, je veux parler du changement d'economie psychique de beaucoup d'individus. C'est ce changement qui explique une absence totale de culpabilité de certains criminels devant leur acte. Telle personne aura violé une femme, on lui demande pourquoi, la personne repond "ben elle etait la alors je l'ai prise". Charles Melman, psychanalyste lacanien, a alerté deja ses lecteurs dans son livre "L'homme sans gravité".
La police reconnait elle-meme ce que dit M. Melman depuis plus de quinze ans. Les policiers sont frappes par l'inconscience de la gravité des gestes commis. Alors, au lieu de ne rien faire sauf a faire eclater des ecrans de fumee qui ne durent pas longtemps, peut-etre pourrions-nous demander leur avis a des personnes qui ne sont pas reellement consultees, c'est-a-dire les psychanalystes.

fedydurke

Permettez-moi de m'etonner, tres cher monsieur Bilger dont j'admire la competence en matiere de justice, de la surprise que vous qualifiez de nefaste concernant M. Rocard. Le journal dans lequel vous ecrivez, c'est-a-dire Marianne, publie en gros titres "Le voyou de la republique" et dernierement "Sarkozy pourri par le fric". Ainsi, M. Rocard va trop loin et Marianne reste dans les limites de la bienseance. On a fait des proces pour moins que ca. Quel effet, pensez vous, ces titres vont-ils avoir sur les personnes qui sont en age de voter et comment se fait-il, je suis un grand naif, que le president de la republique ne fasse pas a ce journal un proces en diffamation ? J'avoue que je ne comprends rien a la politique et au journalisme. Mais je suis d'un autre temps. Un temps ou l'on reglait les conflits face a face et tres tôt le matin.

jidero

Il me semble que vous tombez le masque dans cet article, Monsieur Bilger.
Lorsque vous écrivez : "une pétition de nombreuses associations dont évidemment le Syndicat de la magistrature" vous faites par cette formulation l'économie de reconnaître que l'ensemble des représentants syndicaux de la magistrature... appelle à voter cette pétition ! Etonnant...

Olivier

BHL a signé un article dont l'argumentation est bien maîtrisée, tout en étant renforcée par la modération des mots. Cet essayiste est souvent critiqué, et souvent pour de mauvaises raisons, néanmoins, il montre des qualités certaines dans le texte court, le billet ou la tribune, malgré quelques errements sporadiques - à l'image de son voyage dans la Géorgie meurtrie par la guerre. L'homme présente ce défaut de ne pas concevoir l'humanité autrement qu'en tonalités franches et bien distinctes, plutôt qu'en nuances de gris. Dans le même temps, L'écrivain possède cette valeur de refuser d'être pris en otage par l'opposition présumée entre le pays "réel" et le pays "formel", et d'affirmer toujours des principes auxquels il tient.

M. Rocard est âgé, peut-être fatigué, et n'a jamais été connu pour son aisance orale ou écrite. Dans cette interview, l'outrance lui sert de mode d'expression. Plutôt que d'affermir son point de vue par l'explication dépassionnée, il préfère cette attitude compulsive, connue pendant les années 80, où les slogans faciles étouffèrent le débat nécessaire sur les questions d'intégration ou de segrégations urbaines. Il reste un grand homme d'Etat, mais son temps est révolu. Je lui souhaite une heureuse retraite.

Et pour terminer sur le sondage du Figaro, celui-ci présente peu de pertinence. Le problème ne tient pas à la méthodologie, mais aux biais de formulation que renferment les questions soumises aux sondés. On évoque "la lutte contre les campements illégaux de roms", mais qui ne réprouve pas ce qui est contraire à la loi ? De la même façon, la question sur l'approbation des mesures proposées contre les violences à l'encontre des forces de l'ordre touchent la sensibilité des gens plutôt que leur raison: la majorité restera réticente à prendre parti pour les agresseurs de policiers ou ne voudra pas laisser croire une telle chose.

Les interrogations adressées aux sondés sont posées d'une manière qui détermine grandement les réponses qu'elles appellent. D'autres sondages auraient pu mettre en évidence une opinion publique plus complexe dans son expression:

- Trouvez-vous justifié de consacrer des moyens policiers conséquents à l'expulsion des Rroms?

Si l'on parle bien des roms d'Europe de l'Est (1), ces populations sont originaires de pays situés à 20 heures de routes, et par ailleurs membres de l'Union européenne - et il n'y a pas de preuve définitive que les roms de l'Est soient des vecteurs principaux de la délinquance actuelle (2). Dans un contexte de mise sous tension budgétaire des moyens affectés à la force publique, la priorité affichée par le gouvernement en matière de populations roms n'est pas seulement inopportune, elle est critiquable sur le plan des politiques sécuritaires, car elle organise le détournement de ressources bien contraintes aujourd'hui.

- Croyez-vous à l'efficacité des mesures pénales et administratives proposées pour renforcer la sécurité des fonctionnaires de l'ordre ?

Les événements de Grenoble suivirent de près les condamnations prononcées contre les accusés de Villiers-le-Bel, reconnus coupables d'avoir tiré sur la police. Ce verdict n'a semble-t-il pas eu la puissance escomptée pour dissuader de futures violences. Demeurer dans l'abstraction du droit reste inopérant, c'est une fiction de croire que l'Etat est capable d'instiller la peur dans l'esprit des délinquants de cette façon. Et d'ailleurs, la proposition de retrait de la nationalité ne concerne par définition qu'une fraction de ceux-ci, ceux qui sont nés de parents étrangers.


(1): Le sujet est bien compliqué, et M. Sarkozy y ajoute de la pagaille. On ne voit pas d'ailleurs à quoi il fait référence en parlant de roms: veut-il parler des "gens du voyage", terme administratif qualifiant la fraction encore nomade des populations yenische, manouches et gitanes, présentes en France depuis plusieurs siècles? Evoque-t-il les roms de Roumanie, Bulgarie et du Kosovo, en fait largement sédentaires, mais qui migrent en raison de la précarité économique et de l'hostilité qu'ils rencontrent dans leurs pays?

(2): Surtout lorsqu'une forme de délinquance reprochée aux roms correspond au concept filandreux de "mendicité en bande organisée". Une femme quêtant l'aumône avec son enfant auprès d'elle, car elle n'a d'autres solutions pour veiller sur sa progéniture: du détournement de mineur et de la mendicité en bande organisée, c'est certain....

Jean-Marie

Je ne peux être en accord avec votre post : il n’ y a pas un déchaînement irresponsable contre Sarkozy, car ce n’est pas sur le fond qu’il y a pour l’instant débat mais sur le fait d’utiliser un prétexte pour réagir à côté et donc faire de la politique politicienne au lieu d’affronter les problèmes :

Utiliser l’affaire du Loir-et-Cher pour justifier l’expulsion des Roms, où est la relation, où est la recherche d’un résultat ? C’est le néant de l’action mais le top de l’agitation politique, du Besancenot là où l’on attend la République. Il en est de même à Grenoble : est-on assuré que ceux qui ont tiré sont des naturalisés de moins de 10 ans ?

Cette façon de connaître la réponse avant l’enquête a eu de grands précédents (incendie « communiste » du Reichstag, Saddam l’"Al Quaïdiste", etc.) Il n’en est sorti presque toujours que du malheur.

Valerie

J'ai lu au fil des commentaires, la desormais celebre phrase de Monsieur Rocard qui, une fois de plus, semble avoir ete tronquee.

Il me semble que la phrase exacte etait : "On ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais nous devons en prendre notre part."

Antoine

Vous auriez dû consulter quelques revues juridiques des années 1940 et suivantes, par exemple la Revue de Droit Public 1940-41, avec son avant-propos ou encore le commentaire de Maurice Duverger, avant de crier haro sur Rocard.

Et en tout état de cause, la loi Godwin ne s'applique pas aux conversations en rapport avec le sarkozysme. CQFD

citoyen

"Quand on traite un président de "voyou de la République", c'est paradoxalement celle-ci qu'on flétrit."
Même quand cela est exact ? Je pense que oui, mais que la période l'exige, que c'est douloureux, comme peuvent l'être certains passages chez le dentiste, mais indispensable ! Et il faut s'attacher à faire disparaître cette douleur non pas à coup de baratin ou placebo-verbal mais en déracinant le mal. Mettre un terme aux années-baratins et (re)construire notre pays avec de vraies "droites et gauches". Dignité, honneur, humanisme, solidarité, fermeté, exemplarité, intelligence (si, si)... tous nutriments dont manque cruellement notre pays ! La privatisation de notre République n'est elle pas la seule vraie flétrissure ?

Véronique Raffeneau

@ Jean-Yves

Franchement les réflexes soit culturels, soit corporatistes, soit liés à notre milieu socioprofessionnel, et vous le mentionnez, nous en sommes tous là.

Relisez-vous.

Pour convaincre JP Ledun que la stigmatisation d'une communauté est une entreprise aussi hasardeuse, dangereuse qu'inefficace, vous concluez votre post en lui jetant à la figure qu'il est un enfant de Pétain.

Je voudrais juste attirer votre attention sur la grande difficulté que nous avons tous à maîtriser nos mots.

Je pense qu'il faut comprendre les billets de Philippe comme des exercices toujours périlleux pour parvenir à dire le plus justement et le plus sincèrement possible les choses en sachant s'arrêter à temps.

Non pas pour temporiser ce que l'on pense soi au fond de nous-mêmes, mais simplement parce que l'invective, le manque de sang-froid ou la violence des mots ne disent JAMAIS la vérité de ce que l'on croit profondément.

Ce blog nous invite à savoir réfléchir, dire et exprimer d'abord contre nous-mêmes, contre nos réflexes les plus ordinaires.

jpledun@M. Bouchicot

JPL
"Certains Roms sont tout simplement des malfrats. "
M. Bouchicot
"Oui, et alors ? Certains Français aussi"

M. Bouchicot en disant cela vous stigmatisez le groupe ethnique des Français.

Mort de rire !

jpledun@Madame Jacob

Bravo, au moins vous avez fait l'effort.
Pas comme certains.

Vous n'avez pas repris le passage où il demande l'aide de tous, car dit-il (face á M. Vallini), la sécurité n'est ni de droite ni de gauche. J'aime bien ce passage passé sous silence par tous.

Oui c'est inquiétant et il y a de quoi !

Je suis sûr que le petit Nicolas préfèrerait inaugurer les centres de vie, des cités recréées et paisibles pour tous, avec toujours du soleil (pas trop chaud) et un joli ciel bleu.
Ca j'en suis sûr.

Madame, sur une autre colonne, j’ai fait appel á vos connaissances sur le Japon. Apparemment vous ne l'avez pas vue. Je me permets de réitérer ici :

Si vous aviez 10 jours á passer au Japon, qu'est-ce que vous feriez absolument ? (entre Tokyo et Kyoto par exemple)
Aidez-moi, je n'y connais rien. Et comme j'ai une petite troupe avec moi, un minimum d'organisation s'impose.
Sinon moi tout seul...
Vous pouvez me répondre á cette adresse si vous le désirez : [email protected]

Epaminondas

Monsieur Bilger,

Vous regrettez le qualificatif de « voyou de la république » appliqué à monsieur Sarkozy, faisant allusion à la couverture de l’hebdomadaire « Marianne ».

Ce dont je prends acte, c’est que, le concernant, on appelle un chat un chat.

Ce que je regrette, depuis que monsieur Sarkozy nous a indiqué vouloir briguer la présidence de la république, c’est un comportement aux antipodes des vertus qu’il a sans cesse professées.

Comme ministre, il a continuellement foulé aux pieds, avec calcul, la solidarité gouvernementale qu’il a ensuite exigée de la part de son équipe.

Comme président, il a instauré un style qui perdure jusqu’à ce jour, et qui tient plus du chef de bande que du chef d’Etat. La soirée au Fouquet’s, le soir même de son élection, la constitution de ce « premier cercle » des généreux (et fortunés) donateurs de l’UMP – auxquels il semble que l’administration fiscale fasse certaines facilités – la pléthore de conseillers et autres officines dont il s’est entouré, et dont nous voyons chaque jour qu’ils sont les réels acteurs de l’exécutif, confirmant l’image d’un gouvernement réduit au rôle de caisse de résonnance.

Si nous avons fait connaissance avec messieurs Buisson, Ouart, Guéant, Guaino, Levitte… nous sommes fondés à nous demander combien il nous en reste à découvrir, œuvrant à l’abri de tout contrôle parlementaire

Et maintenant, 2012 arrivant à grandes enjambées, voilà qu’on nous repasse les plats réchauffés du menu « sécurité » lui ayant permis de se faire élire en 2007.

Reconnaissons à la décharge du président qu’il a su s’entourer d’une équipe de communicants experts en montage de coups médiatiques.

Un discours de Grenoble ciselé, préparé si l’on en croit Rue89 sans qu’aucun des ministres concernés ne soit informé (confirmant, si besoin était, que le dégraissage des ministères, annoncé avec tout le tralala que l’on sait, ne servait qu’à calmer la populace, et n’était qu’un os qu’on lui donnait à ronger, puisque le gouvernement gouverne de moins en moins, et que les conseillers officiels et officieux sont ceux qui sont à la manœuvre, travaillant et appliquant la politique du Château), et un sondage en suivant, aux petits oignons, servi par Le Figaro « canal habituel ».

Nombreux sont ceux qui ont reconnu au président de la république le droit d’appeler un chat un chat, et un voyou un voyou. Mais pourquoi diable ceux qui disent s’opposer à ses méthodes de gouvernement se priveraient-ils de la même liberté de langage, surtout si elle s’applique à nommer pertinemment la réalité de la situation ?

Je suis d’accord avec vous, il est plus que probable que celles des annonces les plus décriées, parce que les plus grossières, « seront battues en brèche juridiquement et constitutionnellement ». Pour autant, je ne pense pas qu’il faille s’interdire de nommer les choses, qu’il faille se trouver des pudeurs de vierge effarouchée. Renoncer à nommer les choses, avec quelqu’un de l’acabit de notre président, reviendrait à lui signifier qu’il a désormais conquis cet espace, qu’il a le champ et les mains libres.

La tentation de l’état-UMP est par trop présente à l’Elysée, pour que ceux qui murmurent contre ce type de méthodes, plus apparentées à celles d’un chef de bande qu’à celles d’un chef d’Etat, fassent assaut de dentelles et autres fanfreluches stylistiques lorsqu’il s’agit de dénoncer certaines dérives.

L’esprit de monsieur Rocard vous semble battre la campagne, et cela vous inquiète. Mais, si comme il l’affirme concernant certaines des propositions de monsieur Sarkozy, « On n’avait pas vu ça depuis Vichy », et si cela est vrai, alors c’est le porteur de la mauvaise nouvelle qu’on dénigre, et non pas l’inconscient qui joue avec les allumettes.

jpledun@M'sieur Bouchicot

Oui M. Bouchicot certains Français aussi.

Mais là voyez-vous, c'est vraiment pas de chance, le sujet de notre gentillle dissertation porte sur "certains Roms" bien malins et bien filous.

Souffrez que l'on ose en parler. Sinon attendez fin 2011 et le colloque sur la sécurité du PS, "ca va péter" !

"Mais je ne suis pas sûr que j'aurai envie de vous aider. Je ne goûte guère la fréquentation des enfants de Pétain"


Herr Bouchicot, Comment cela s'appelle quand on a comme fous la charité sélective ?
Fous n'êtes pas Chentille (à lire avec l'accent allemand, vous savez l'accent que l'on colle aux personnages d'officiers, dans les films français, mais si, la grosse parodie…)

jpledun@Alex Paulista

Mais M'sieur Paulista, je suis pour une fois entièrement d'accord avec vous.

Pas facile de régler la vie des gens qui ont la bougeotte. Mais il va falloir qu'ils en passent par là.

Que la France applique les règles et les lois votées. Quand je dis la France, je pense bien sûr aux communes de France. Ce sera déjà un grand pas vers une détente entre les « Voyageurs » et les « Paysans » (sédentaires).
Que l’UE prenne également ses responsabilités. Assez fermé les yeux.

L’histoire de l’architecte de Lille est belle mais elle est á pleurer. (FR3 ce soir)
Messieurs dames élus, c’est a´vous de faire le « JOB » (juste pour énerver Philippe) pas á l’architecte !

Catherine JACOB@jpledun

@jpledun | 07 août 2010 à 14:34
« Écoutez l'intégralité du discours de Grenoble au lieu de vous contenter des gros titres de vos journaux (sous tutelle évidemment).

J'ai repiqué les quelques citations suivantes au fil du discours vers lequel vous avez eu l'obligeance de mettre un lien; donc les passages longs sont peut-être parfois plus proches de l'esprit que de la lettre. Ceci étant. Avouez qu'il y a de quoi réfléchir sur certaines choses qui noyées dans la masse passent à l'as, mais qui quand on s'y attache plus attentivement ont tout de même de quoi inquiéter.

« Le discours du 30 juillet dit qu'il ne s'agit pas d'un problème de société mais d'un problème de truands, que donc il serait ridicule de songer à organiser un colloque. »
« Le problème des caméras embarquées n'est pas un problème d'atteinte à la vie privée mais de de constitution de preuves judiciaires et NS attend de pied ferme les critiques. »
«condamnation au port du bracelet électronique quelques années après la fin de l'exécution de la peine pour les multi récidivistes. »
«Quand on tire sur un agent des forces de l'ordre on n'est plus digne d'être français.»
« La cause de la violence c'est la permissivité » d'où préparation d'un« réforme du droit pénal des mineurs qui date d'il y a soixante ans. »
« Les parents manifestement négligents pourront voir leur responsabilité engagée. »
« Ouverture d'une vingtaine d'établissements de réinsertion scolaires disposant d'un encadrement renforcés dont l'un sera ouvert à Grenoble.»
« Pas d'amalgame mais pas de faiblesse. » « Il ne s'agit pas d'opposer » grosso modo le cœur à la baston.
« Il faut adopter des réponses adaptées à la situation et non pas décliner un catéchisme. »
« Je me dois de le dire, nous subissons les conséquences de cinquante années d'immigration insuffisamment régulé et donc nous connaissons un échec de l'intégration. »
« Taux de chômage des étrangers non communautaires: 24% en 2009 » « Plus de prestations sociales pour les étrangers en situation irrégulière. » « la règle générale est claire: Les clandestins doivent être reconduits dans leur pays. »
« C'est dans cet esprit que j'ai demandé au ministère de l'intérieur de mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Roms. Ce sont des zones de non droit qu'on ne peut pas tolérer en France. Il ne s'agit pas de stigmatiser les Roms.[..] plus de 60% des aires des stationnements légales sont prévues. Les Roms qui viennent pour s'installer sur des aires de campements légales sont les bienvenus. Mais […] 539 campements illégaux en 2010 en France, qui peut l'accepter? »
«Là où une décision de Justice n'a pas été prise nous engagerons les démarches pour qu'elle intervienne le plus rapidement possible. Dans les trois mois la moitié de ces implantations sauvages aura disparu. »
«Je souhaite que dès l'automne prochain on réforme la loi applicable à ce type de situation, la décision d'évacuer les campements sera prise sous la seule responsabilité des préfets et leur destruction interviendra par une décision en référé du TGI. »
« Nos compatriotes qui paient pour la politique de la ville sont en droit d'attendre autre chose. Une minorité met la pagaille sous le regard des médias [...] attachés au spectaculaire et ce sont des années de travail qui se trouvent réduites à néant.Et on est partis pour la stigmatisation. Réfléchissons à la diversité sociales aussi. Si on met toujours les mêmes dans les mêmes quartiers ne nous plaignons pas qu'ils deviennent des ghettos. »

« La guerre que j'ai décidé d'engager contre les trafiquants ,contre les voyous cette guerre là elle vaut pour plusieurs années, elle dépasse un gouvernement ou les partis, c'est une guerre nationale. »

Alex paulista

@ jpledun
On a tous eu des mauvaises expériences avec les manouches. Pour ce qui est des petits cirques ou manèges dont beaucoup se servent comme gagne-pain, ils ont souvent des animaux malades mais les vétérinaires de ma famille n'ont jamais été payés. Il faut toujours revenir le lendemain, quand ils sont partis. Mon épouse, près du camp de Thiais, s'est fait racketter des cigarettes par des ados.
Bref, personne n'apprécie la proximité des gitans non sédantarisés.
Mais, en démocratie, on ne résout pas les choses en harcelant et stigmatisant une communauté. Cela crée au contraire une solidarité dont les malfrats profitent.
Il faut peut-être organiser un enregistrement des populations nomades et prévoir des services spécialisés trans-départements. Car ils doivent rendre des comptes au fisc, aux créanciers, cotiser aux caisses sociales... tout comme les autres. Ça aidera peut-être à payer l'installation des terrains, et surtout à être acceptés par les riverains.

Jean-Yves Bouchicot

@ Véronique Raffeneau

Je vous concède que l'ironie est un peu lourde, et je partage votre avis sur l'honnêteté intellectuelle de Philippe Bilger. D'ailleurs, si je doutais de cette honnêteté, je ne consacrerais pas autant de temps à son blog. Simplement, il me semble parfois gêné dans son indépendance d'esprit par des réflexes qui m'étonnent, soit culturels, soit corporatistes, soit liés à son milieu socioprofessionnel, alors qu'il est curieux de tant de choses et fort cultivé, je ne sais pas bien. Cela nous arrive à tous. Mais quelquefois, sans le vouloir, il me fait bondir, et c'est au titre d'un rapport d'estime, si ce n'est amical, que je me permets de le lui dire.

fariolet

Quoi ? Selon un sondage, le peuple ne partagerait pas l'opinion de (presque) tous les intellectuels qui participent à ce blog ? Changez-moi ce peuple dare-dare !

Judith @Valérie

@ Patrick Pike et Aïssa

Il y a, à mon avis, comme un paradoxe à admettre que les violences proviennent d'une "désocialisation de la jeunesse" et affirmer que ces violences relèvent du droit commun.

La désocialisation de l'être humain (animal social par excellence) est en soi une difficulté exorbitante du droit commun, surtout quand elle conduit à des comportements de chiens enragés (lesquels sont "viralement" désocialisés), c'est-à-dire à une violence incontrôlable, imprévisible et gratuite.

Les événements de Grenoble n'impliquent pas une bande de bigrands devenus tueurs par instinct de survie.

Ils impliquent des personnes qui n'ont a priori commis aucune infraction mais qui tirent sur les forces de l'ordre comme sur des lapins soit pour défendre ceux qui en ont commis une, soit - et ce serait pire - par pure volonté de nuire.

Je n'appelle pas cela de la délinquance de droit commun...

J'appelerais même cela une guerre puisqu'il n'y a que dans ce genre de circonstances que l'on tue au seul motif que l'on appartient à un clan.

Jean-Yves Bouchicot

@ J-P Ledun : "Il y a un haussement de ton pour certains Roms et non une généralisation sur LES Roms. Voyez les statistiques criminelles. Certains Roms sont tout simplement des malfrats. " Oui, et alors ? Certains Français aussi. Mais stigmatiser un groupe ethnique qu'on maintient hors de presque tout accès à des emplois "sédentaires", même pour les sédentarisés, c'est aussi ignoble et hypocrite que de dire que les Juifs n'aiment que l'argent et la banque : c'est le seul travail qu'on leur a permis pendant des siècles. Oui, j'ai eu des élèves "du Voyage" qui aident leur père, la nuit à "récupérer" du cuivre sur les chantiers et siphonner du Gazole dans des réservoirs de camions, et qui ont des armes de poings, mais moins que les maghrébins et les français des cités qui les persécutent. Essayez de les insérer dans une filière professionnelle, vous verrez. Certains ne demandent pas mieux, mais c'est coton. Ils devraient se laisser mourir de faim, plutôt que de survivre dans l'économie parallèle ? Je vous souhaite de vous retrouver un jour à la rue, malade et crevant de faim et de froid. Vous comprendrez peut-être. Mais je ne suis pas sûr que j'aurai envie de vous aider. Je ne goûte guère la fréquentation des enfants de Pétain.

Véronique Raffeneau

@ M. Bouchicot

"Mais à continuer au nom de la bienséance à défendre l'indéfendable, vous allez finir par nous faire douter : le petit Nicolas vous aurait-il promis une ultime promotion avant de partir ? Le poste de Courroye, peut-être ? De transmission ?"

Vraiment, je pense que vous n'avez rien compris au billet de Philippe Bilger.
Et aussi vous n'avez rien compris au magistrat Philippe Bilger.

Voilà un magistrat convoqué disciplinairement il y a à peine trois mois par le garde des Sceaux pour avoir défendu la liberté d'expression d'un E. Zemmour exprimant ce que le président de la République s'autorise dix mille fois plus gravement à dire au sujet d'une communauté, et ce magistrat troquerait sa liberté intellectuelle en échange d'un poste façon procureur Courroye !

Dites-vous bien que Philippe Bilger est avant tout un homme libre, inconsidérément, et que nous sommes nombreux ici à lui témoigner un total respect pour les positions qu'il a le courage de défendre et de tenir ici.

Véronique Raffeneau

Je partage la position exprimée par Elisabeth Lévy dans son billet (Causeur fr.) : "Non au passeport à points ! Sarkozy a parlé presque vrai. Il a tout faux."

Et puis j'aime bien la conclusion d'EL qui est de dire que la première des indignités est celle qui consiste à dire n'importe quoi aux électeurs du FN et/ou à ceux qui vivent au quotidien les désastres provoqués par l'insécurité .

Je ne sais plus combien de lois ont été votées contre l'insécurité depuis des années.

La première obligation pour le gouvernement est de reconnaître son échec en la matière et son désintérêt, son impuissance à contrôler l'application des lois quand celles-ci sont votées. Et aussi son insupportable propension à tenir deux, trois, quatre discours différents en même temps.

Nous la jouer gauche, écolo, aujourd'hui FN, tout cela en un rien de temps, selon les temps médiatiques qu'il fait et le calendrier événementiel, tout cela est se moquer du monde.

Quant aux propos de Michel Rocard, son "Halte au feu" co-signé avec Simone Veil était pour moi tellement inutile, pathétique et à côté que la crédibilité du bonhomme en a pris un sacré coup à la lecture de cette tribune.


Laurent Dingli

Vous avez raison, Jean-Dominique Reffait, la mauvaise volonté ou le refus des municipalités de droite et de gauche d'accueillir les 15 000 Roms vivant actuellement sur le territoire français empêche leur intégration dans la société. Justement, on attendait peut-être davantage de l'humanisme de la gauche sur cette question. Ainsi à Saint-Etienne où, d'après Le Monde, la situation est proprement scandaleuse :

"Les Roms installés à Saint-Etienne n'en sont pas à leur première expulsion. Celle de vendredi a été plus médiatisée, car elle est intervenue juste après le discours du chef de l'Etat sur l'insécurité, mais elle est la onzième depuis le début de l'année, la huitième depuis le mois de mai. A chaque fois, les expulsés des squats en créaient un nouveau, ou venaient s'installer précisément sur le terrain qui a été évacué vendredi. Un terrain qui avait été indiqué, il y a deux ans déjà, par la municipalité socialiste de la ville. "Ce bidonville a été créé de toutes pièces par les expulsions successives", dénonce ainsi Georges Günther, un des membres de Solidarité Roms à Saint-Etienne. "Les pouvoirs publics ont eux même créé la situation qui leur sert de prétexte à l'expulsion", poursuit-il (...)
"Solidarité Roms estime que Saint-Etienne, ville d'environ 180 000 habitants, a les moyens d'accueillir décemment les 400 Roms qui s'y trouvent. D'autant plus qu'elle compte un grand nombre de logements et d'édifices publics vacants."

C'est ça la gauche de 2010 ? Si des socialistes se comportent ainsi, qu'attendre de la droite de Sarkozy et de ses Préfets musclés ?

Savonarole

L'outrance journalistique se mesure à l'aune de la déclaration fiscale de revenus.

-Combien gagnait JM Aphatie avant qu'il n'arrive sur RTL et Canal + ?
-Quels étaient les revenus de JJ Bourdin avant qu'il ne demande "combien la France a de sous-marins nucléaires" à S. Royal ?
-Combien gagnait Demorand avant qu'il ne s'esclaffe jobard devant le Ministre de la Défense : "alors, vous les avez vendus vos Rafales au Brésil ? "
Tous ces palefreniers devenus marquis du PAF en demandant aux politiques "le prix du ticket de métro", erraient dans le néant avant d'avoir trouvé une mine d'or : l'anti sarkozysme...

Jean-Yves Bouchicot

Cher Philippe, à lire les réactions de mes camarades commentateurs, en particulier l'excellent J-D. Reffait, je me dis qu'il va falloir vous mettre sous cloche, vous conserver, en tant que dernier défenseur de la Loi et de l'Ordre et du Bien Parler... Ou peut-être comme Dernier Défenseur de Nicolas Sarkozy ? Votre admiration pour le Défenseur Laurent Blanc me va droit au coeur, les hasards de la géographie ayant fait que nous ayons fréquenté le même lycée et même tapé, enfants, dans le même ballon. Mais à continuer au nom de la bienséance à défendre l'indéfendable, vous allez finir par nous faire douter : le petit Nicolas vous aurait-il promis une ultime promotion avant de partir ? Le poste de Courroye, peut-être ? De transmission ?

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