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11 août 2010

Commentaires

jpledun@.M. Reffait

Bon alors levez des troupes et boutez-le hors de l'Elysée, si c'est si grave.
Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?
Prenez vos responsabilités.

Je ne parle que pour moi. Je dis seulement ce que JE pense.

Pour le reste, ce n'est pas moi qui vais vous empêcher de quoi que ce soit.

Cessez de me considérer comme un "sous homme" sous hypnose. Cela m'énerve.

La critique, merci j'ai donné.
Dans mon "job"(juste pour énerver Philippe) si vous n'êtes pas bon, la critique est immédiate. Et pas par JFK ou autre journaliste de talent mais par le public. C’est mieux. C'est direct, il n'y a rien à redire.
Enfin bref. Juste pour vous situer mon état d'esprit.

Avez-vous essayé l'exercice phonétique que je vous proposais ailleurs ?

Dites rapidement (si vous le désirez)
Fouquet's, Fouquet's, Fouquet's, Fouquet's, Fouquet's...

Cela fait très perroquet, ne trouvez-vous pas ?

jpledun@.M.Bouchicot

Au contraire de certains ici, je ne me prends pas pour un homme politique.

En 2007 il y a eu un programme énoncé. C’est celui-ci que vous devez lire ou relire.

« Je dis tout avant pour pouvoir tout faire après »

Jouer les vierges effarouchées trois ans plus tard me fait toujours sourire (c’est déjà cela de pris).
L’homme politique qui défend ce programme a logiquement tout mon soutien. Ce sont ses idées dont je suis prêt á débattre, une par une jusqu’á plus soif (non non, pas ici, n’ayez crainte).

M’sieur Bouchicot, vous avez commencé avec vos insinuations pétainistes, vous continuez avec la faiblesse de ma syntaxe (que je vous accorde d’ailleurs), vous allez finir par la mauvaise orthographe (aussi accordé malgré un intensif travail d’équipe...).
Je connais le procédé. Cela fait une dizaine d’années que je reçois ce genre de commentaires dès que je parle programme. Toujours la même réponse. Cela ne vous mènera nulle part.

Se moquer produit un rire amer. Rire avec, voilà ce qui est salutaire.

PS : Bien le bonjour á toutes les vedettes que vous côtoyez.

PS2 : Je suis déjà en « exil »…

Laurent Dingli

C'est bien ce que j'écrivais, Jean-Dominique Reffait, vous ne faites que spéculer avec vos "retours sur investissements" supposés. Ce n'est pas très sérieux.

Jean-Dominique Reffait@Laurent Dingli

Laurent Dingli, il s'agit ici de faire le commentaire des billets de Philippe et non d'aligner des idées de politique alternative toutes plus géniales les unes que les autres. Il y a d'autres lieux et circonstances pour cela, y compris ici lorsque des questions de fond sont abordées.

Si N. Sarkozy s'était contenté, au soir de sa victoire, de faire une bringue de parvenu au Fouquet's, nous n'en parlerions plus. Mais la nuit du Fouquet's est l'acte 1 de ce qui se passe aujourd'hui : le soir de l'élection, le nouveau président ne va pas au-devant du peuple qui l'a élu, il ne va pas à la rencontre de ses soutiens politiques, non, il prépare son entrée en fonction avec Bernard Arnault, Martin Bouygues, Serge Dassault, Vincent Bolloré, Antoine Bernheim, Albert Frère, Jean-Claude Decaux, Paul Desmarais, Stéphane Courbit ou Jean-Claude Darmon. Auriez-vous la naïveté de croire que ces efficaces hommes d'affaires, priorités du président, n'ont pas ensemble gambergé utilement sur le retour d'investissement entre deux bonnes blagues ?
Le Fouquet's révèle la tare congénitale du sarkozysme. Mail il n'est pas de pire aveugle que celui qui ne veut rien voir...

bob

Ce qui est rigolo avec les annonces sur la déchéance de nationalité de notre monarque, c'est de songer qu'à 2 générations près il n'était pas français ; comme quoi, certains s'habituent vite.

C'est rigolo aussi : à présent il est plus difficile, quand on a épousé un ou une étrangère, que celui-ci ou celle-ci acquière la nationalité française ; l'Italie doit faire figure d'exception.

Ce qui, il me semble, et pour reprendre l'expression de M. Bilger "dégrade la République", bien plus que d'appeler untel "voyou", est d'avoir un gouvernement ou un ministre condamné - pas mis en examen, hein, condamné - par la justice pour injure raciale puisse continuer d'occuper son poste, aussi tranquillement qu'un autre convaincu - ne s'en revendique-t-il pas lui même d'ailleurs ? - de pédophilie asiatique puisse être le représentant de la... culture (!) de notre pays.
Là, oui, la République est touchée en plein coeur. Pas sûr qu'elle s'en remette d'ici peu.

Jean-Dominique Reffait@JP Ledun

Ainsi donc, JP Ledun, vous conseillez aux citoyens d'attendre que votre élu ait dilapidé le peu qu'il nous reste de l'éthique républicaine pour ramasser les débris en 2012 ? Il n'y aurait rien à dire et à redire d'ici là ? Vous avez voté pour un programme, certes, mais lequel ? Woerth/Bettencourt y figurait-il ? Karachi aussi ? Le piétinement de la Constitution par celui qui est en charge de la défendre, itou ? L'affairisme, la concussion, le népotisme outrancier, les manipulations judiciaires, le conflit d'intérêt érigés en système ne méritent pas que l'on hausse le sourcil ?

Si N.Sarkozy se contentait de ne faire qu'une politique de droite, personne ne songerait à le traiter de "voyou" (JFK) ou de "hors-la-loi" (Edwy Plenel). Croyez-vous que JFK lise assidûment mes commentaires quand il reprend la comparaison avec Catilina ? Bruno Roger-Petit (Le Post), que je ne prise pas plus que cela, est-il pendu à ma prose pour oser faire référence lui aussi à Concino Concini comme un précurseur de Sarkozy ? Quelle maladie inédite touche donc tous nos esprits de converger sans connivence vers des modèles qui n'avaient plus cours dans notre pays depuis des siècles ? Sommes-nous fous ? Avons-nous des visions ?

Non, Jean-Paul, ne me renvoyez pas à un clivage gauche-droite qui n'est aucunement le sujet ici : c'est bien plus grave. Des gens de qualité à droite, il y en a, il n'en fait pas partie. Programme de gauche ou de droite, je m'en confrefiche, l'urgence est à la survie de notre état de droit et des valeurs de la République. Rien de moins.

Savonarole

Jean-Yves Bouchicot-12 août 15h21
"Cela me rappelle l'argument de Franco, Salazar, qui disaient, en gros : "Ou nous, ou le chaos !"

C'est plutôt le Général qui nous a fait ce coup-là, plusieurs fois. Jusqu'au jour ou Pompidou a dit : "non, je suis là, j'existe".

- Pour Franco, le "chaos" était assuré s'il avait échoué, et un "front rouge" aux portes de Biarritz et Perpignan n'enchantait pas Léon Blum.
Un fasciste devient démocrate plus rapidement qu'un anarco-communo-trotskyste. L'histoire a montré qu'il nous a fallu 60 ans pour leur faire adopter le suffrage universel.
- Pour Salazar, le chaos était improbable. Il n'a pas pris le pouvoir, il l'a ramassé.

En revanche, ce qu'ils furent tous deux pour leur pays est querelle d'historiens, souvent animés d'arrière-pensées politiques où l'occasion était belle de "bouffer du fasciste".

Aujourd'hui la querelle s'enlise, surtout depuis que le grand historien espagnol Benassar a rappelé la condition enviable des juifs espagnols pendant la guerre.
Et que l'historien Carsten L.Wilke a rappelé que c'est Salazar qui a inauguré en 1933 la restauration de la synagogue de Tomar (une des plus anciennes d'Europe, environ de l'an 1450).
Du jamais vu ailleurs, suivez mon regard...

Christian C

Merci Judith,
N’ajoutez rien ! Je crois que j’ai compris.

Laurent Dingli

Alexandre X, je ne vous ai pas attendu, croyez-moi, pour employer mon sens critique à l'égard de ce pouvoir comme à l'égard des autres. Je sais bien que ce n'est pas votre fort, mais faites preuve d'un peu d'humilité pour une fois et cessez de prendre vos sottises pour de la clairvoyance et la divergence des autres pour de l'aveuglement. Il y a quelque temps encore, un policier vous avait démontré de manière cuisante à quel point vous plastronniez sur des sujets dont vous ne connaissiez absolument rien. Je vous assure que cela en devient gênant pour vous, bien que vous vous sentiez naturellement à l'abri du ridicule.

 oursivi@CannesEtCommeLabocca

Rédigé par : LABOCA | 12 août 2010 à 14:22

Oui, comme vous, j'ai beaucoup d'estime pour JFK, et ce depuis des lustres, ses interventions à Droit de Réponse, probablement.

Me demande juste ce qu'il est allé faire chez le neuneu arriviste, et parfois pourquoi les "couvertures" de ses magazines fleurent pas bon la démagogie, alors que lui a presque toujours une pensée honnête complexe et généreuse.

Il faut bien vendre, je suppose.

Tant qu'il faut juste vendre pour vivre et pas l'inverse, c'est pardonnable.

AO

Alex paulista

Pour revenir sur le billet, je crois que l'idée du journaliste de Marianne était de dire que notre président était un borderline de la politique.

Ce qui est, sur le fond, n'est pas un argument très puissant, et nous fait le coup de l'utilisation de termes psy mal digérés.

Pas original. Dans ce créneau je préfère Philippe Katerine (en lien).

Jean-Yves Bouchicot

Bon, comme le conseille MS, il va sans doute falloir laisser parler les faits d'eux-mêmes... Toutefois, avant que JP Ledun n'en fasse une maladie : j'ai l'impression au fil de vos billets que vous nous dites en gros : "Laissez Sarkozy finir son mandat, de toute façon il n'y a rien en face, et vous n'avez rien à proposer"... (Je résume) D'abord c'est confondre tous les opposants à Sarkozy avec le parti Socialiste, ce qui est un amalgame plutôt malhonnête... D'autre part, je vous suggère d'intégrer au plus vite le Think Tank de l'UMP, puisque vous savez apparemment aligner une phrase à la syntaxe correcte, et, tiens, faites-nous part des vos meilleures idées au lieu de nous grogner dessus. Il me semble un peu tard pour élever Nicolas Sarkozy au rang d'homme providentiel sous prétexte que le PS patauge... Cela me rappelle - toutes proportions gardées - l'argument de Franco, Salazar, les Colonels grecs, même Pinochet qui disaient, en gros : "Ou nous, ou le chaos ! - le chaos, le chaos !! répondait la foule, excédée. Es igual, tambien somos nosotros !" répondent toutes les juntes. De la "rupture" au chaos, il n'y a qu'un mince rubicon... (Sans "d", je ne parle pas de F. Hollande) Et pour ce qui est des propositions de programmes, j'en ai adressé pendant trois ans des dizaines de pages au NPS, via A. Montebourg et Ch. Paul. Le croyez-vous ? Ils n'ont pas le temps de les lire. Je les garde au frais pour JP Ledun, lorsqu'il sera en exil ou devenu ermite par déception pour notre médiocrité. Mais j'avoue que j'aimerais bien lire les siennes, ça égaiera sûrement les derniers jours de ma retraite. Ah, non, c'est vrai, je suis né trop tard, j'en aurai pas.

Matso

Merci pour cette analyse.
Je trouve l'article de Kahn aussi effrayant que celui de Lévy est juste.
Je désapprouve la lecture de Kahn du tout électoral. Je pense qu'il s'agit d'un sentiment plus profond, d'une lutte d'une classe politique témoin d'un rejet de l'Etat qu'elle incarne toujours plus fort, et qui tente de l'affermir en voulant refonder le lien de nationalité, notamment les obligations qui en découlent.
En critiquant une "voyoucratie" Kahn refuse cette possibilité, et contribue au rejet de l'Etat.
Je préfère la position de Lévy qui rappelle les principes constitutionnels dont on a hérité, dans lesquels doit être circonscrite cette évolution.
Ce débat ne me révolte pas. Il est dommage de le réduire à une séduction de l'électorat du FN, à qui on accorde beaucoup trop de place.

Alex paulista

Cher Laurent Dingli

Libre à vous d'appeler le fichage généralisé (des enfants aux syndicalistes) de la "détection précoce des troubles du comportement", de qualifier des âneries d'un autre siècle de visions sur la "question complexe du caractère héréditaire des maladies psychiques".

Vous avez réagi à cette proposition de déchéance de la nationalité pour des condamnés de droit commun. Il était temps, cette idée va au-delà des rêves les plus fous du FN, qui proposait juste de pouvoir revenir sur les nationalités accordées depuis moins de dix ans.

Écrivez quand même quelque part où vous avez remisé votre esprit critique: vous pourriez en avoir besoin un jour.

LABOCA

Puisque que des gens attaquent ici mon ami Jean-François Kahn, je suis bien obligé de prendre sa défense. Les mitterrandiens, les chiraquiens, les sarkozistes défendaient leurs maîtres respectifs lorsqu'ils étaient critiqués légitimement. Il est normal qu'à mon tour je défende mon ami JFK injustement critiqué.
Une première précision doit être donnée. JFK est journaliste dans l'âme, même s'il est devenu député européen. C'est un journaliste remarquable dans la durée, indépendant depuis toujours, extrêmement perspicace dans l'analyse.
JFK, par son sérieux, par son professionnalisme, a fait aimer la presse française à beaucoup d'étrangers. Un ami qui vient de passer deux années merveilleuses en Chine m'a encore expliqué hier que les articles, billets et livres de JFK sont très cotés auprès des étudiants chinois. En tant que Français originaire de l'Auvergne, je me sens flatté quand j'apprends que des étudiants chinois trouvent quelque qualité à notre presse, si décriée, à commencer par nous-mêmes, les Français.
JFK a aussi beaucoup fait pour l'emploi en France, mieux que bien des politiciens. Au cours de sa carrière de journaliste, il aura crée deux hebdomadaires, donc donné du travail aux gens. Pour cette raison au moins, JFK ne peut être critiqué, n'ayant plus rien à prouver quant à sa francité.
JFK, c'est la bonté. A l'égard de ses amis et des autres, il est toujours solidaire. Dans notre monde actuel de brutes, des types comme JFK apportent du bonheur, de la joie.
Ce que j'adore le plus chez JFK, c'est son indépendance d'esprit. Ce mec dit ce qu'il pense. Il refuse les compromissions. Il ne craint pas de se retrouver au coeur d'une polémique. Il ne dit que ce que la vérité l'oblige à dire.
Soyons sérieux : est-on fondé à attaquer un homme attaché à la vérité ? Doit-on obliger un homme attaché à la vérité à commencer à mentir ?
A mon avis, le pays s'est assez suffisamment enfoncé dans la crise morale pour y ajouter encore.
La France a besoin de types saints, frais, neufs, à l'image de JFK. Si nous aimons la France, nous devons aimer JFK.

jpledun@JDR et savanarole ou inversement...

@Savonarole

Ben oui Savonarole, le rétropédalage c'est sa pompe á fric.

Je m'étonne qu’ici on s’étonne encore de JFK qui nous fait le coup á chaque fois. La seule foi où je l’ai vu manger son chapeau et bafouiller, c'était après son échec électoral dans les rangs du Modem…

@JD Reffait
Je le répéterai á chaque fois que vous en parlerez. Le personnage Sarko ne m’intéresse pas du tout. Je lui trouve même, parfois, quelques traits antipathiques. J’ai voté pour un programme. C’est celui-ci qui me botte car il est sans concession.

De guère lasse vous tapez á mort sur le bonhomme. Moi je n’aime pas cela. Ressortez donc les bonnes idées que vous aviez préparées pour l’ex. de « qui vous savez »
Rendez-vous utile pour votre "camp". Il a besoin de gens comme vous. Sincèrement.

Savonarole

"Qui est-ce qui a dit que Sarkozy est fou : c’est lui !" (JFK dans Marianne)

Rédigé par : Achille | 12 août 2010 à 11:31

Oui c'est exact, mais comment en est-il arrivé au point se se faire insulter toutes les semaines ?

Il n'est ni fou, ni voyou : il est incommensurablement mal éduqué.

En fait, nous avons une gouape au pouvoir. C'est un goujat et un pleutre : rien de plus.

C'est une question d'éducation : il n'en a reçu aucune.
On n'est même plus dans le champ de la politique pure, on est dans le domaine de l'orientation scolaire et éducative.
Comment un gamin désoeuvré et mal torché a-t-il pu devenir Président de la République ?
Encore une bévue de l'Education Nationale !

Judith

@ Christian C

Aïe, cela risque d'être long...

Le but des médias, tout autant que ceux des hommes et femmes politiques, n'est pas de dire ou de faire des choses intelligentes, mais de faire ou de dire intelligemment les choses de manière à formater et, par voie de conséquence, s'apprivoiser le plus grand nombre.

En d'autres termes, politiques et médias font preuve d'une intelligence exclusivement stratégique pour arriver à leurs fins, même si les moyens utilisés ne sont eux pas toujours respectables.

Ni l'un ni l'autre ne cherchent à nous éduquer, nous apprendre ou nous informer : ils entretiennent leur électorat ou, et c'est du pareil au même, l'audimat.

Allez dans un hypermarché un samedi après-midi et dites-vous bien que ceux qui patientent avant et après vous à la caisse ont une voix exactement égale à la vôtre dans l'urne.

Dans ces cas-là, je me rends compte à quel point ma voix est sinon insignifiante, au moins inaudible...

Alors oui, je maintiens que le sondage du JDD (aussi éclairant que les résultats d’un carottage sur 5 cm² de terre) tout comme l'assertion en couverture de Marianne sont faits pour caresser le grand nombre dans le sens du poil et non pour dynamiser de leurs cellules grises.

Je maintiens également que je trouve déplorable cette tendance de plus en plus marquée qu'ont les médias de nous jeter à la figure les opinions toutes ficelées de tel ou tel journaliste au lieu de nous livrer des faits (presque bruts) et nous laisser déterminer seuls notre position.

Même Europe1, radio nationale tenue à une certaine objectivité, se croit autorisée à nous imposer les "réflexions" matinales et quotidiennes de Monsieur Carlier sur l'antenne.

Comme tant d'autres mutins de panurge, ce dernier n'est pourtant habité que de la seule volonté narcissique d'être reconnu comme un journaliste "engagé".

Je repose la question : est-ce le rôle des médias ? Un média est supposé véhiculer une information, non créer l'Opinion.

J'en viens à votre question sur la qualité de mes lectures.

Je vais vous décevoir : je n'ai AUCUNE culture générale.

Je n'ai pas de télé et ne lis que très épisodiquement les quotidiens, mais les titres d'actualité qui m'intéressent ont tous ceci de commun : ils proposent des clés de compréhension d'un dossier spécifique.

Les journaux ouvertement clientélistes sont pour moi contre nature et ne m'intéressent tout bonnement pas.

J'en viens à votre seconde question, celle que vous avez formulée de façon à peine voilée : oserais-je me montrer élitiste ?

La réponse est OUI, clairement OUI.

Oui, je suis une élitiste.

J'aime le raffinement intellectuel, j'aime les esprits qui voient clair là où les autres se perdent, j'aime les réflexions bien construites et les visions personnelles.

Entendons-nous bien, cela ne veut pas dire que je me range au sein de cette même élite. Je suis une anonyme, tant sur ce site que dans la vie et il ne me viendrait pas deux secondes à l'esprit de rivaliser avec certains intervenants de ce blog sur des questions culturelles : je suis bien consciente de mes limites.

Je sais que vos poils se sont dressés quand j’ai parlé de la queue de l’hypermarché «Quel mépris pour les petites gens !».

Si vous voulez, mais vous vous trompez.

Je l’ai dit : ma voix pèse autant que la leur dans l’urne et c’est bien pour cela que je sais que le monde ne tournera jamais comme je souhaiterais qu’il tourne : c'est que l'on appelle les Lois de l'égalité et de la majorité.

Pour autant, vous ne me ferez pas renoncer à mes préférences et encore moins vocaliser ce non-sens que « préférer » ne m’autoriserait pas à hiérarchiser.

Achille

@ Savonarole :

- "Qui c'est qui a dit que Sarkozy n'est pas raciste ? C'est moi !"
- "Qui c'est qui a dit que Sarkozy n'est pas xénophobe ? C'est moi !"
- "Qui c'est qui a dit que Sarkozy n'est pas antisémite ? C'est moi !"
-" Qui c'est qui a dit que Sarkozy n'est pas fasciste ? " C'est moi !


Qui est-ce qui a dit que Sarkozy est fou : c’est lui !

oursivi@JPL

Rédigé par : [email protected] PRESIDENT | 12 août 2010 à 00:25

Ah non ! Il serait foutu de nommer Rama Yade premier ministre !!!

Pitié...

AO

Catherine JACOB

J'ai fini par aller lire l'article incriminé en entier .
J'ai noté ces trois passages, dont la conclusion:

1- « Rappelons-le : en 2007, Sarkozy pouvait déjà tout se permettre, néolibéral le lundi, étatiste le mardi, alors qu’à la moindre originalité Ségolène Royal était lynchée par les siens. »

A la lecture de celui-ci, je me suis fait la réflexion suivante : « Normal, elle ne s'assied pas de façon à distiller les bonnes odeurs du mâle dominant à un public impressionné. »

2- «Résultat ? Les sondages, non rendus publics, indiquent qu’en cas d’élection présidentielle, aujourd’hui (ce qui ne préjuge en rien de demain), Martine Aubry l’emporterait assez nettement, mais, surtout, que Dominique Strauss-Kahn écrabouillerait littéralement le président sortant. »

Qui plus est, elle ne dispose pas non plus de l'atout Dekolleté tel celui d'Angela et Vera dans leur show intitulé :«Wir haben mehr zu bieten. » - Août 2009 - D'où le choix restreint, forcément, entre le chemin des Harpyes et le chemin des Madones...!

3- «On l’oublie, mais aujourd’hui une large fraction de l’électorat populaire – 10 millions de personnes environ – est, sur trois générations, issue directement ou indirectement de l’émigration. Sarkozy risque d’y recueillir autant de suffrages que Milosevic au Kosovo. En revanche, c’est toute une France modérée, de droite mais républicaine, gaulliste, libérale bon teint, centriste, chrétienne-démocrate, qui exècre les voyous, mais tous, y compris ceux qui se sont haussés jusqu’aux cintres, que l’outrance et le cynisme sarkozystes effarent. Elle voulait Poincaré, elle se retrouve avec Catilina. Pour peu qu’elle dispose d’une alternative (un peu comme cette droite italienne qui lâche Berlusconi pour Fini), elle ne votera plus Sarkozy. Or, peut-on gagner une élection en rassemblant la droite néopétainiste sans le Front national ? Même à Chicago, il fallait disposer de réserves. Bon calcul ? Pas sûr. »

Conséquent avec lui-même, JFK nous a donc gratifié d'une Catilinaire...!

Jean-Dominique Reffait@JP Ledun

Merci Jean-Paul Ledun, je savais que votre sarkozite chronique n'avait pas intégralement lessivé votre lucidité.
Mais je suis très loin du compte cependant, calculez vous-même : une phrase, un électeur tandis que Lui, un barbarisme, dix millions d'électeurs.
Plus sérieusement, on peut être une personne exceptionnelle, bourrée de multiples talents et ne savoir pas user correctement de la langue. Cela ne disqualifie pas de tous les métiers, loin de là, mais on demande à un violoniste de savoir user d'un archet et à un cuisinier de la casserole. La maîtrise la plus étroite de la langue est requise en politique, ça n'est pas suffisant mais c'est nécessaire et qui ne saurait pas s'exprimer avec justesse ne peut faire une bonne politique.

En 2012, je me désisterai et vous transmettrai ma consigne de vote, que vous me promettez, en tant que mon premier militant, de suivre scrupuleusement.

Christian C

Cher jpledun,

Je vais, j'en suis sûr, vous faire de la peine et j'en suis réellement navré : le programme alternatif, je l'ai !
Mais vous savez ce que c'est : chez nous autres, agents secrets, les programmes, ça doit rester secret.

Frank THOMAS

"Il y a quelque chose de profondément vulgaire dans cette inflation verbale de mauvais aloi..."

Oui.
D'une façon générale la vulgarité se signale par le trop.
Dorures trop épaisses, couleurs trop vives, musique trop forte, élégance trop voyante, maquillage trop épais, cuisine trop lourde, charité trop publique, ficelles trop grosses, avec, en plus, un je ne sais quoi de hideux dans le Beau et de faux dans le Vrai qui le dénature et le tue.
En ce sens Nicolas Sarkozy, Christian Estrosi ou Brice Hortefeux me semblent vulgaires.
Ce n'est pas suffisant pour justifier que Marianne utilise les mêmes armes.
De ce combat, seule la vulgarité sort victorieuse.

Laurent Dingli

Dans vos commentaires, Ludovic, Alex paulista, Jean-Dominique Reffait et autres Oursivi, je ne lis que caricatures, déformations (notamment à propos de la détection précoce des troubles du comportement ou de la question complexe du caractère héréditaire des maladies psychiques, auquel, manifestement, vous n'avez rien compris), des insultes, des préjugés (oui, je sais, "c lui ka comancé", Fouquet's et cass toi pov con, ainsi que le répètent sur le net des milliers de perroquets tels des gamins à la maternelle). J'attendais d'intellectuels comme vous des critiques constructives, mais, au lieu de cela, ce n'est que grossières caricatures et piteuses invectives. Je ne sais pas si Nicolas Sarkozy est un voyou fasciste et inculte, ce que je sais en revanche c'est que vos propos sont bien à l'image de l'opposition, d'une désolante nullité...

Chr. Borhen

Cette une de l'hebdomadaire "Marianne" est réellement inadmissible.
Tenez, n'y lit-on pas ceci : "Chacun cherche son ex" ? Quelle connerie.

Christian C

Judith, vous n’aimez donc ni le JDD ni Marianne, qui ne sont lus que par des gens qui ne comprennent rien à rien.
Je cite deux extraits de vos derniers commentaires :
A propos du JDD :
« Eh bien oui, la presse vit de la publicité et est détenue par de grands groupes économiques.
Mieux vaut, dans de telles conditions, trouver de bons vulgarisateurs, dont le discours est accessible à la fourchette basse du quotient intellectuel moyen, que de consacrer quelqu'un certes intelligent mais inintelligible pour le plus commun des mortels. »
A propos de Marianne :
« N'ont-ils toujours pas compris qu'en diabolisant NS, ces journaux ne faisaient que solidariser son électorat ou sont-ils stupides au point de ne jamais apprendre les leçons de l'expérience ?
Seules les ventes comptent pour ces journaux et ceux qui croient soutenir la lutte contre le pouvoir corrupteur de l'argent en achetant ces torchons sont les cocus de la République Marianne. »
Puisqu’à l’évidence vous consacrez vos lectures à des publications « accessibles à la fourchette « haute » du quotient intellectuel moyen », pouvez-vous nous dévoiler votre palmarès personnel ?

Savonarole

L'affaire est close.
Grâce à "C dans l'air", Jean François Kahn nous a offert un rétropédalage à grand spectacle, digne de Bouglione.

Je cite :

- "Qui c'est qui a dit que Sarkozy n'est pas raciste ? C'est moi !"
- "Qui c'est qui a dit que Sarkozy n'est pas xénophobe ? C'est moi !"
- "Qui c'est qui a dit que Sarkozy n'est pas antisémite ? C'est moi !"
-" Qui c'est qui a dit que Sarkozy n'est pas fasciste ? " C'est moi !

Or personne n'a jamais proféré de telles idioties contre Sarkozy, seul JFK s'est élevé contre des accusations que personne n'a jamais proférées depuis 2007. C'est fort, fallait le faire. Chapeau.

La thèse d'une erreur de présentation de la une de Marianne a été élégamment défendue par Yves Thréard du Figaro, qui s'est, sans doute, rappelé qu'un des directeurs du Figaro a été flingué pour moins que ça, par Mme Caillaux...

Bref, en France tout fini par des chansons et on regrette que JFK n'ait pas entonné : " Et tout ça ça fait d'excellents français !"...

jpledun

"Plus besoin de mesurer 1m60 pour entrer dans la police"

YES !!! Sarko va pouvoir entrer dans la police !

Enfin une bonne nouvelle...

jpledun

"Marianne", c'est bien cette revue qui titrait en 2007 "Sarkozy est fou"?

Qui c'est qui a été élu ?

Merci JFK de continuer dans cette bonne direction. Ca marche !

Merci aussi á tous ici de continuer dans la caricature et de refuser de présenter une idée, un programme (c'est beaucoup demander ?) alternatif.

Je sais c'est barbant et pas aussi drôle que les jeux de mots de AO, les élucubrations (pleines de personnages célèbres) de M'sieu Bouchicot, sans oublier le duo Herman-Christian C. (anonyme ici car il est agent secret...).


Je ne le dirai jamais assez, vous qui souhaitez une alternative á Sarko, commencez á bosser sur le programme !
Ce n'est pas avec de l'invective que vous allez remplir les urnes mais avec des idées (si possible intelligentes et dans un bon français littéraire pour faire plaisir á M'sieu Reffait).

LABOCA

Malheureusement, les Français assisteront encore à des scènes de violence verbale. Je pense que Nicolas Sarkozy ne renoncera pas à sa volonté de rupture, c'est-à-dire qu'il conservera la spécificité de son expression publique; de leur côté, certains journaux et les opposants de Sarkozy lui répondront sèchement en utilisant, s'il le faut, un langage identique à celui du leader de l'UMP.
C'est du ping-pong : "tu m'assène des coups; je te donne la monnaie de ta pièce".
Quelle attitude avoir devant cette surenchère verbale ?
Au contraire de Monsieur l'Avocat général Bilger, je préfère observer Nicolas Sarkozy et ses opposants se battre, se donner des coups, plutôt que prendre parti pour un camp.
Je veux être neutre, car le monde de Sarkozy et de ses opposants n'est pas le mien.
Moi je prône le respect, la parole sage et juste, l'amour du prochain, la bienveillance à l'égard de l'autre.
Jamais je ne ferai des choses contraires à ce que me dicte la morale.
J'aimerais que ce blog soit aussi consacré à des discussions sur de beaux essais en théologie, en philosophie, en sociologie, en sciences politiques, en sciences pénales, en droit administratif, en libertés publiques.
Je ne formule pas de critique à l'égard de Monsieur l'avocat général Bilger. Je dis seulement que l'intelligence et la culture des nombreux animateurs de ce blog ne doivent pas seulement servir à alimenter des débats concernant nos politiciens.
Aujourd'hui j'ai longuement échangé avec un ami qui vient de passer deux années en Chine. Il m'a longuement expliqué que les politiciens français devaient prendre pour modèle la démocratie chinoise, qui fait beaucoup de choses positives pour les Chinois. Pour lui, quand on a vécu en Chine récemment, quand on a observé attentivement la politique chinoise ces dernières années, on ne peut que s'ennuyer à suivre nos politiciens.
J'ai trouvé très convaincantes les explications de mon ami.

jpledun@REFFAIT PRESIDENT

C'est aussi son droit d'être inculte, quasi-illettré et de bonir des âneries poussiéreuses dans une langue approximative."

REFFAIT PRESIDENT ! Avec votre culture et vos belles lettres, vous avez tous les atouts pour y accéder et donc restaurer la fonction.

REFFAIT PRESIDENT ! (tout le monde en chœur)

hipparkhos

Cher Philippe Bilger,

Votre billet me surprend, car on dirait que vous ne commentez que la couverture de Marianne, et ignorez l'intérieur. L'article de JF Kahn est pourtant fort bien argumenté : il explique très clairement pourquoi il préfère l'épithète de voyou à beaucoup d'autres.

jmarcio

Bonsoir,

Philippe Bilger a très bien posé le problème. Rien à dire.

Mais parmi "voyou de la République", "putain de la République" et "casse-toi pauvre con", ces trois expressions sont condamnables mais je préfère la dernière.

Le "voyou de la République" est dit par un journaliste, professionnel de la communication. Il ne peut pas dire qu'il ne savait pas l'effet d'une telle expression dans une première page.

Le "putain de la République"... Dans un autre billet, M. Bilger a souligné l'inégalité du rapport de force entre un magistrat et un justiciable et le besoin de respecter l'un et l'autre. Ce magistrat a inutilement insulté une justiciable sachant qu'elle ne pouvait pas répondre dans les mêmes termes : ce serait un délit d'outrage à magistrat. Je suppose qu'il avait préparé sa plaidoirie à l'avance... Donc, pas d'excuse non plus pour lui.

Pour le "casse-toi pauvre con", le président a certainement été pris par surprise. Quelles ques soient ses capacités de communication, ça a été son instinct qui a répondu. Je pense que, dans une situation similaire, ma réaction aurait été probablement la même.

Mes enfants en très bas âge utilisent parfois l'argument "c'est lui qui a commencé", en effet.

Pour les phrases du genre : "Français ou voyou" et autres, il y a des choses à dire sur le fond mais ce serait hors sujet dans ce billet.

Polémique pas très constructive ! Encore dans un autre billet, M. Bilger disait que la société française avait besoin d'un psy. Il n'avait pas tort.

Judith

Eh bien après réflexion, je trouve la couverture de Marianne très réussie.

La première fois que j'ai vu cette couverture sur la devanture d'un kiosque, j'ai vu rouge, plein de rouges même.

Allons bon, on attend des médias mesure et objectivité dans la présentation de l'actualité - histoire de nous laisser nous forger notre propre opinion - et voilà que prolifèrent les journaux du prêt-à-opiner.

Comme si cela ne suffisait pas à m'étonner, voilà que ces journaux dits "d'opinion" nous livrent désormais des jugements de valeur, carrément sans pudeur ni vergogne.

Le titre de Marianne n'est rien d'autre qu'un jugement de valeur. Pour un papier qui dit exécrer les stigmatisations et préjugés, me voilà déçue.

Mais finalement c'est très bien tout cela.

Ils sont où les rouges ? représentés par qui ?

Moi, je ne vois pousser que de la graine de Le Pen.

Or entre la blondeur de Marine et le tueur affiché en couverture de Marianne, je serais une herbe folle, je choisirais sans conteste pour tuteur le second.

Et puis qui en face ?
Madame Royal qui plaide et chante la fra-ter-nité, DSK qui récupérera au mieux les votes Bayrou ? Elles vont rire les jeunes pousses.

N'ont-ils toujours pas compris qu'en diabolisant NS, ces journaux ne faisaient que solidariser son électorat ou sont-ils stupides au point de ne jamais apprendre les leçons de l'expérience ?
Croient-ils réellement à un second tour DSK / Le Pen ?

Je ne crois à aucune de ces alternatives. Seules les ventes comptent pour ces journaux et ceux qui croient soutenir la lutte contre le pouvoir corrupteur de l'argent en achetant ces torchons sont les cocus de la République Marianne.

Jean-Paul Beauquier

Il me semble que la sacralité du président n'a pas lieu d'être, ni pour sa personne, ni pour sa fonction.
Le sacré en politique est mort en France avec Louis XVI. Le fait que les citoyens français, après les brouillons d'institutions du XIX ème siècle avant l'installation définitive de la République, aient encore aujourd'hui beaucoup de mal (il est vrai qu'on ne les y aide pas) à comprendre qu'ils sont seuls et en corps, détenteurs de la souveraineté nationale, qu'ils ne confient que pour des mandats temporaires à des élus, qui devraient rendre des comptes; la réélection ou la défaite ne saurait en être le substitut.
Pour le reste le président actuel a malheureusement donné le pire des exemples à la fois en insultant un citoyen, certes maladroit et en continuant de se mettre à l'abri de toute poursuite, tout en s'autorisant à déposer plainte... Cet archaïsme relève d'une espèce de retour d'une loi de majesté parfaitement anti-républicaine dans son esprit. Le système US de l'impeachment aurait certainement valu à M. Sarkozy beaucoup plus de déboires que ce titre qui évoque irrésistiblement pour moi le polar de Viard et Zacharias, La Bande à Bonape (Série noire...)

Thierry de Toulouse

Enfin un forum sur lequel on arrive à lire des posts sans fautes d'orthographe.
Pour continuer et essayer d'apporter ma petite pierre à un édifice que je trouve chancelant, je trouve au contraire, ne vous en déplaise, que le titre de cet article nous permet à tous de désengourdir nos neurones. En effet, quel électrochoc que ce titre au vu des diverses réactions ça et là. Bon titre ou mauvais titre, que nous importe. N'est-ce pas plutôt un titre qui pourrait permettre au premier des français d'enfin s'apercevoir sur quelle pente il fait glisser notre pays.
Dans mon cas, le terme de voyou a une connotation totalement liée à ma région. Ce mot, vous l'entendrez aux bords des terrains de rugby mais sans aucune insulte liée au terme. C'est plus un mot de rappel à l'ordre des valeurs. Aussi, en reprenant mon petit dictionnaire pour en vérifier la définition, je me demandais quelles auraient été les réactions si ce mot avait été remplacé par celui de populiste (dans son sens premier). Populiste car c'est cette mauvaise impression que me donnent les discours actuels entendus sur des médias qui foncent tête baissée dans la stigmatisation.
M. Kahn n'a-t-il tout simplement pas fait une erreur de mot dans le titre de son article où il stipule bien qu'il ne pense pas que notre premier français soit xénophobe, pétainiste...
Ceci dit, à force d'opposer les gens, la fonction qu'il occupe ne s'en trouve-t-elle pas "déshonorée" ?
Bien à vous tous

Christian C

Cher Philippe Bilger,
Ayant eu tout loisir de parcourir les sites de presse traitant du sujet "Sarkozy voyou", je reste confondu de la quasi-unanimité de neutralité bienveillante de ces sites vis-à-vis des propos assumés par Marianne et Jean-François Kahn.
A cette heure même, l'émission "C dans l'air" animée par Thierry Guerrier, incluant Yves Thréard dans son tour de table, n'est pas tendre pour Nicolas Sarkozy.
Je citerai en conclusion cette traduction, par le Nouvel Obs, de ces propos tirés du "New York Times" du 6 août : « Toute personne née ou naturalisée aux États-Unis, et soumise à sa juridiction, est citoyen des États-Unis et de l'Etat dans lequel elle réside. Aucun Etat ne fera ou n'appliquera de lois qui restreindraient les privilèges ou les immunités des citoyens des Etats-Unis d’Amérique.»
(...) « Dans un pays qui a longtemps défendu avec orgueil le principe d’égalité devant la loi de tous les citoyens français ce principe s’applique à l’épouse et au père du président français et doit s’appliquer à n’importe qui d’autre».
En d'autres temps, la France constituait un modèle en matière d'humanisme en général, et de protection des droits de l'homme en particulier.
On en est bien loin...

Franck

Un évident contresens dans votre analyse : "voyou" qualifie le fait d'user des stratagèmes les plus malodorants pour conserver le pouvoir, pas "sa vision et ses projets en matière de sécurité". M. Sarkozy serait bien en peine d'épeler le mot "conviction", quant à en posséder...

 oursivi@Anna

Rédigé par : Anna | 11 août 2010 à 09:42

La première partie de votre intervention était bonne, pourquoi faut-il que vous égariez à banaliser la dérisoire et beaufisante fête du Fouquets ? Ne faites pas la différence entre fêter et fêter ?

Sans se la jouer France profonde façon vieux Morvan, il aurait pu choisir quelque lieu moins ostentatoire, moins jeune Morveux..!

Marianne veut faire le mélange du Trash et du Journalisme, comme le font d'autres outre Manche, pas dénués d'effet de, libre à lui, comme à nous de l'en trouver vulgaire.

AO

zenblabla

Ce que je sais des voyous, sans doute vous-même, c'est qu'ils s'affrontent directement entre voyous, fussent quelques lois.

Il faut bien admettre que des voyous insinuant aux domaines de la législation n'en seraient plus.

Cela est effectivement choquant s'ils en étaient toujours, du monde des voyous...

Mais alors, pourquoi Marianne traite-il ?
Tentative de subversion ou réelle transgression ?
Il faudrait admettre cet hebdo fait dans le subversif, bien que parfois il déborde... Alors vous dénoncez avec raison.

Jean-Yves Bouchicot

Il y a un aspect que je n'avais pas vu tout de suite dans cette controverse qui nous anime, et qui ressort du texte signé "Anna" . Elle soutient le point de vue de P. Bilger, en invitant, en somme à une sorte de "neutralité", comme l'appel au calme, non dénué de sagesse , de "MS". Mais je me souviens d'une réplique de Sartre, dans "Les mains Sales" qui fait dire à Hoederer, vieux routier de la realpolitk, à son jeune dauphin qui oscille entre neutralité et pacifisme : "Comme par hasard, les pays neutres, c'est toujours par là que se rue l'envahisseur"... Il me semble que dans les circonstances que nous vivons, il en va un peu de même des individus. Le Roi de Suède, je crois, ou du Danemark, avait réagi à la politique de la Solution Finale en arborant lui-même l'étoile jaune. Parce qu'il arrive que ne dire mot, ce soit consentir. Raison garder, soit. Se taire, mille fois non.

Alex paulista

Les vrais voyous, ceux qui ont préféré faire taire leur "surmoi" et leurs références historiques (désolé cher Laurent), ce sont d'abord ceux qui ont voté pour Nicolas Sarkozy.
Peut-être pas des enfants de Pétain, plutôt des enfants de pétainistes.

Désolé si je froisse les sensibilités de droite de ce blog, mais les oreilles de loup derrière le chapeau étaient visibles avant l'élection.
Une grande partie de l'électorat de droite n'approuvait pas forcément en 2007 l'agression contre tout ce qui n'est pas Français bon-teint, mais que cela pèse-t-il quand on veut diminuer ses frais de succession, ses impôts, et qu'on a tous la bonne origine, qu'on habite tous le bon quartier dans la famille ?

Le fait qu'un Chinois qui travaille légalement en France depuis 10 ans ne puisse plus faire venir son épouse (eh oui, elle doit parler français avant de venir, maintenant) ? Pas grave.

Qu'un conjoint de Français attende 4 ans pour avoir des papiers de résident non-temporaire, et ainsi avoir une chance d'obtenir un CDI ? Un "détail" peu intéressant.

On ne reconnaît plus l'État Civil des pays étrangers, on propose les tests ADN pour la paternité ? Normal. C'est le progrès.

"La France on l'aime ou on la quitte", slogan de toutes les dictatures d'Amérique du sud et du FN, en guise de réponse à toute critique de ces lois non-réciproques envers les étrangers ? On sourit, on approuve. C'est clair, c'est tranché, on est avec nous ou contre nous.

Le fichage des enfants turbulents dès deux ans ? C'est pour les aider. Des syndicalistes ? Aussi.

La pédophilie maladie génétique ? Un visionnaire.
J'arrête là, il y en a des tonnes.


Comme en 1940, il ne faut pas transiger avec certaines choses, et tant pis si on risque d'avoir une gentille illuminée ou un paysan bègue au pouvoir. On a eu Dati, Estrosi, Hortefeux, Morano, Lefebvre... Pas beaucoup mieux de toute façon.

Au 21ème siècle en France, ne pas être un voyou, c'est écouter son surmoi au moment de glisser l'enveloppe.
En 2007, quelque chose s'est cassé irréversiblement avec mon pays, ainsi qu'avec certains membres de ma famille.
Ce qui me fait voir la crise économique et la dette française avec une compassion mêlée d'ironie, depuis le Brésil multiracial qui progresse plus que la France des Trente Glorieuses.

On a ce qu'on mérite, aussi.

Les voyous, c'est nous à 53%.

Jean-Yves Bouchicot

@ MS

Belle leçon de distance, Monsieur, que j'apparente au "point de vue de Sirius" cher à Jean Giono. Pourtant, je ne puis m'empêcher depuis quelques jours de repenser à cette phrase de Camus que j'ai ré-entendue l'autre jour à France Culture : "J'ai commencé la guerre comme pacifiste, je l'ai terminée comme résistant. Cette inconséquence, car c'en est une, m'a rendu plus modeste". Lors de la guerre, je n'étais pas encore une lueur dans les yeux de mon père. Mais je sais très bien où je me situerai dans les guerres civiles ou entre pays riches et pauvres qui se profilent à notre horizon, surtout quand de grands malades comme notre président s'amusent à souffler sur les braises.

calamity jane

Wouhahou ! la magie Hopper !
Dans la presse étrangère il est dit :
que l'auteur de l'article estime que ce
terme "voyou" est éminemment sympathique ...
Je me frotte les mains par avance de pouvoir
enfin prononcer un tas de vocables orduriers
à l'attention de n'importe qui ! Mais au
président, cela lui sied plutôt ben !

MS

Trêve de balivernes. Philippe Bilger a raison. Un peu de discipline, un brin de style dans tout ça, que diable ! Châtions notre langage, sinon nous finirons pas parler comme des Roms, et par appeler un chat un chat. Respectons nos représentants politiques, nos décideurs. A ce propos, je n'aime pas du tout qu'on dise du mal de Heinrich Himmler. C'était un homme capable d'une grande concentration (pardon, Pierre). Et si on n'avait pas empêché le jeune Hitler de devenir architecte, il n'aurait pas commis ces regrettables maladresses. Les services d'orientation scolaire sont décidément en dessous de tout. Jean-Yves Bouchicot

Je ne sais pas ce que j’aurais fait lors de la dernière guerre, vous non plus.
"Il faut revenir à la prose des jours", disait après-guerre René Char, résistant dès la première heure. Non plus les jours noirs des clairs combats à mener contre la Bête absolue, mais ceux prosaïquement plus gris. Les combats, et leurs "combattants".

Catherine JACOB

« il me semble que mêler, par polémique, une expression insultante, bassement ordinaire, au concept de la République constitue une faute médiatique pour trois raisons. »

Je m'étonne que vous n'ayez pas fait la relation avec cette autre expression.

«1989/1993 : Christine Deviers-Joncour est recrutée par Elf, par André Tarallo à la demande d'Alfred Sirven. Sa relation avec le ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas est un atout.
1997 : incarcération provisoire pendant cinq mois et demi à la prison de Fleury-Mérogis
1998 : Christine Deviers-Joncour publie la Putain de la République
[…]
2005 : Christine Deviers-Joncour présente au festival du livre de Nice, pour la promotion de son dernier livre
Corruption - Une affaire d'États : La femme à abattre. Ainsi apparaît Christine Deviers-Joncour dans ce livre confession, où celle qui a été surnommée par un magistrat « la putain de la République » dévoile des aspects méconnus de son existence. Après de nombreuses saisies effectuées par le fisc, comprenant les comptes bancaires des deux fils (suite à des donations reçues de leur mère), les meubles, le fisc lui réclame encore 11 millions d'euros en 2008. » Source: Comme d'hab.!

Quelle différence entre l'expression « putain de la République » dans la bouche d'un magistrat et « voyou de la République » dans la bouche d'un journaliste?? Si ce n'est que dans le cas d'une République de voyous condamnés à verser des centaines de millions d'euros à Taïwan, il faut bien une assistante bigleuse (ce qui cependant au 15ème siècle eût été une qualité...!) qui ne fait pas la différence entre une carte de crédit et une autre pour s'occuper d'acheter des chaussures à son patron qui tel ceux qui font envoyer des fleurs à leur épouse par leur secrétaire pour fêter leur anniversaire de mariage est trop surbooké pour s'en occuper lui-même, tandis que dans une République de courtisans dans laquelle « il faut choisir entre être Français ou voyou », il n'y a qu'un Chef à la tête de l'État et celui-ci est nécessairement français sinon il n'aurait pu être élu..!

« cette démarche, qui vise seulement à blesser et à provoquer, dégrade la République et ses exigences en les accolant à une « voyoucratie » qui n’a aucun rapport avec elles. »

Personnellement, je pense que les exigences de la République ne souffrent pas davantage d'être accolées à une « courtisanocratie » ou à un « complexe de bureaucratie », soit dit pour rester un minimum polie vis-à-vis de Mme Christine Deviers-Joncour et de ses disciples contemporaines éventuelles qui, sans doute, sont de toutes époques, qu'à une «voyoucratie », mais bon.

«Je reconnais avoir été tenté parfois par l'illusion qu'une démocratie armée serait plus efficace qu'une démocratie imperturbablement légaliste. J'aurais commis une erreur. »

Je n'avais pas souligné ce passage de votre précédent billet, mais je tiens à dire ici, que c'est parce qu'il y a des magistrats pour oser dire cela que je continue de croire, contre beaucoup – dont ma propre sœur – qui ont l'air de penser que le tempérament légaliste est une sorte de maladie, que, juste une citoyenne lambda cependant, j'ai eu moi-même, raison de choisir la voie du droit, malgré ses nombreux écueils et autres chausses-trappes et oubliettes, plutôt que la voie de l'action manipulatrice des étudiants et personnels enseignants, lors de la suspension des enseignements de japonais par le Doyen de l'UFR Lettres d'alors, manipulé lui-même d'une façon pourtant extrêmement délicate à démonter, vu que le TA m'a donné raison, bien que trop tard pour que cela ait pu être doué de quelque efficacité... me concernant.

Jean-Yves Bouchicot

Trêve de balivernes. Philippe Bilger a raison. Un peu de discipline, un brin de style dans tout ça, que diable ! Châtions notre langage, sinon nous finirons pas parler comme des Roms, et par appeler un chat un chat. Respectons nos représentants politiques, nos décideurs. A ce propos, je n'aime pas du tout qu'on dise du mal de Heinrich Himmler. C'était un homme capable d'une grande concentration (pardon, Pierre). Et si on n'avait pas empêché le jeune Hitler de devenir architecte, il n'aurait pas commis ces regrettables maladresses. Les services d'orientation scolaire sont décidément en dessous de tout.

SR

Votre lectorat est-il constitué d'une majorité de plus de 70 ans ? Le texte avec des lettres aussi énormes en devient indigeste.

Savonarole

"Voyou"...

Les Archives britanniques viennent de mettre en ligne des milliers de testaments de personnalités diverses (Oscar Wilde, etc).

Un nom saute aux yeux : Karl Marx, la passion française, après Chazal et Noah.
Qu'a-t-il laissé ? 250 livres (Victoria), soit 23.000 livres d'aujourd'hui... Et à qui ? A sa soeur !
L'épouse de Karl Marx et ses sept enfants n'ont rien touché de ce "Capital" !
C'est pas un voyou, ce Marx ?

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