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11 février 2011

Commentaires

Roche G

SANS L’ORDRE ET SANS HONNEUR, PAS DE SOLUTIONS ! Le problème dénoncé par Sarkozy n'est pas de doter la France de nouvelles lois, mais d’appliquer les lois existantes. A quoi serviraient de nouvelles lois quand celles en vigueur ne sont pas appliquées ou très mollement. Trop de magistrats interprètent les lois en fonction de leurs idéologies; ils sont devenus des fonctionnaires sans honneur. Ils devraient démissionner, tout au moins lorsqu’ils ne jugent pas la loi compatible avec leur conscience, ils inspireraient le respect. Certes, des magistrats (peu nombreux) ne tombent pas dans ces travers, mais pour être des hommes d’honneur, encore faudrait-il qu’eux aussi dénoncent les pratiques. Le grave dysfonctionnement de l’Education nationale est du même acabit. Les problèmes de plus en plus importants de cette République ont subi une accélération avec Mitterrand en mai 1981 avec, dans ses bagages, un parti communiste avide de pouvoir. Comme un virus, les administrations furent polluées par des idéologues militants de gauche. Le syndicalisme de gauche fut élevé au rang de partenaire privilégié, une sorte de conseiller du gouvernement. Le syndicat national de l’éducation supérieure (SNES) et ses très nombreux réseaux, en furent les premiers bénéficiaires. On supprima les Ecoles Normales et on ouvrit des écoles de la pensée, appelées les I.U.F.M. Le corporatisme et l’idéologie de gauche a produit la faillite de notre système éducatif, visible aujourd’hui. Les secteurs du service public, comme EDF, GDF, la SNCF, RATP, RENAULT, les DOCKERS, les CHANTIERS NAVALS, et les DDE, sont mis sous la coupe de syndicalistes issus du parti communiste, l’Etat en perd le contrôle. Nous en voyons les dégâts. Il restait le dernier des corps régaliens de l’Etat, la JUSTICE. Travaillée par cette même idéologie gauchiste. Depuis de nombreuses années, avec les jugements curieux, les erreurs judiciaires, les scandales retentissants, les criminels qui retrouvent rapidement la liberté, elle vient, ce mois, de franchir le pas de la désobéissance ultime, la grève. Un pied de nez à un pouvoir faible et ridiculisé, et lui aussi sans honneur. Sans le rétablissement de l’ordre, dans l’Education nationale, dans les ports, dans les services publics, dans les villes où règnent les voyous, et des sanctions pour ces robes rouges ou noires affublées de breloques bien mal attribuées, la France est en perdition. Point de salut sans l’ordre et de l’honneur perdu de ceux qui gèrent et gouvernent la patrie.


padraig

C'était une émission pour servir d'exutoire au bon peuple ; les invités pleurnicheurs, naïfs et trop condescendants n'étaient pas de taille à rivaliser avec le président qui les a roulés dans la farine. En gros : vous êtes talentueux et gentils, mais vous avez du boulot, alors fermez-là, même si vous êtes mal payés, il y a plus malheureux que vous. Il eut fallu des intellectuels, des personnes représentatives pour débattre sur les sujets importants, notamment ces fameux jurés qui ne connaissent rien de rien de la technicité du droit et qui vont ralentir les débats et le travail des avocats et des juges. Pour l'école, personne n'a pensé à la rendre payante, pour en responsabiliser tous les acteurs ; pour le chômage, personne n'a pensé à donner une pelle aux RMIstes pour dégager les trottoirs restés enneigés tout un mois ou dépolluer la nature ; pour les délinquants, on va dépenser des fortunes pour des prisons ou des centres spécialisés alors qu'il eut mieux valu conserver et relifter le service militaire. Les invités sans pudeur se regardant le nombril sont venus pleurer sur leurs petits bobos devant le pays narquois et amusé par tant d'angélisme béat. Bref pôvre France TF1iste... Quant on vient à la télé, c'est pour proposer des idées, une sorte de think thank pour faire avancer le pays dans le bon sens, par pour étaler ses problèmes personnels. C'est de la téléréalité bien orchestrée par le pouvoir et animée poussivement par un Pastis 51 affligeant... Un coup d'épée dans l'eau, les chiens aboient mais la caravane passe... Seul l'étudiant a proposé des idées pertinentes.

temoignagefiscal

Bonjour,
Le Président Sarkozy est-il sincère ou bon comédien ?
La vérité est ailleurs, il agit objectivement comme un mythomane, ce qui lui permet de paraître sincère ou bon comédien au souhait du spectateur.
Sa vision de sa fonction est totalement fausse. Lorsqu'il dit constamment "on me demande…" il rêve.
Qui serait assez sot pour imaginer que "là-bas" à l'Elysée, un surhomme serait en mesure de régler les problèmes personnels de chacun, de chaque entreprise, de chaque groupe, de chaque commune… en plus d'être sot il faudrait être bien naïf.
C'est une lourde responsabilité de la part d'un Président de la République de faire croire ainsi que chacun pourrait se déresponsabiliser et remettre entre les mains du Président de la République son destin. C'est grave.
Sa responsabilité devrait être, au contraire, de bien faire comprendre les limites de sa fonction, de mettre chacun en face de ses responsabilités d'homme et de membre du groupe, d'individu et de Français. Mais peut-être pense-t-il que ce ne serait pas "électoral" ?
Machiavélique ou dérangé, il faut choisir, mais à coup sûr inquiétant.
Les Egyptiens tentent de prendre en mains leur destin, y arriveront-ils, l'énigme est entière? Pour les Français ce ne serait peut-être pas stupide d'y penser.
Cordialement.

Xavier Nebout

Le temps du blog n’est malheureusement pas l’indispensable temps du délibéré au bon jugement !

Nicolas Sarkozy a choisi de délaisser l’esprit monarchique pour exercer sa fonction, et nous pouvons dire à cet égard, qu’il est le premier président de la République à le faire dans l’esprit des institutions.

Et comme il fait si bien peuple que tout un chacun se demande s’il ne ferait pas aussi bien que lui, les Français sont troublés.
En fait leur inconscient est lié à une forme monarchique dans toute sa majesté, car l’intellect ne peut admettre la suprématie d’une autorité publique qui ne soit quelque peu sacrée.
Au fil des guerres et des après guerre, des héros et pseudo héros y auront suppléé, et c’est fini ; en 2011, les Français s’aperçoivent sans être encore capable de se l’avouer, qu’ils n’ont plus de roi.

Eh oui, le « bon petit Michel Droit » en train de cirer les pompes du général, ca avait de la gueule ! Mourousi s’asseyant sur le coin du bureau faisait encore office de bouffon avec le roi Mitterrand. Le Français qui ignore son histoire pouvait trouver des airs de famille entre Louis XVI et le débonnaire Chirac dont la tête tombe à l'approche son procès. Maintenant, on n'a plus que le copain de Johnny qui a épousé une pousseuse de chansonnettes.
Jean-Pierre Pernaut a l'incomparable talent d'être sympathique, et je pense que vous avez tort d'assimiler le respect à de l'abaissement.

Ceci dit, que veulent-ils maintenant, les Français ? La bonniche qui ne cesse de casser du sucre sur le dos du patron ? Le professionnel qui a piqué le rôle du fou furieux à d’autres ? Un combinard qui a intérêt à filer doux avec mémère ? La république arguant le peuple sur la barricade ?
Sans me prendre pour un incomparable poète, on aura deviné ceux dont il s’agit (mais je précise au cas où).

En fait, il n’est plus sûr qu’ils veuillent quelque chose, les Français ; ils sont en déprime.
Alors, un petit coup de Pernaut de temps en temps, ca ne refuse pas si facilement que vous le faites, M. Bilger.

nicolas

Cher Philippe,

Je vous admire même d'avoir allumé le poste car il était écrit d'avance que l'exercice allait tourner à la farce ennuyeuse. Comment pouvait-il en être autrement et Christophe Barbier ce matin sur LCI a résumé les choses en rappelant qu'un combat est beau s'il y a deux adversaires. Boxer dans le vide n'a jamais été enthousiasmant à regarder. Maintenant notre président en ce domaine comme en d'autres manque de courage. Heureusement qu'Etienne Mougeotte dans Le Figaro l'a trouvé limite génial, cela a dû le rassurer !

jiwe

Bonjour,

Ah bon, notre employé numéro 1 discourait hier soir ? On ne me dit rien dans cette maison.

Roxane

Pour ma part, n'attendant rien de cette mascarade, je n'ai pas allumé non plus et j'ai passé une agréable soirée...

LABOCA

On a vu une émission politique nulle, avec un chef d'Etat qui ne répond même pas aux questions faciles qui lui sont posées par 9 Français dont le niveau d'information sur l'actualité française est manifestement moyen !
L'intérêt de l'émission, c'est qu'on a pu se rendre compte que Nicolas Sarkozy n'est pas l'homme de la situation, qu'il est dépassé par les événements.
L'émission a vraiment été lamentable, Nicolas Sarkozy parlant tout le temps dans le vide et tenant un propos incohérent.
L'émission a été un monologue sans intérêt.
C'est à oublier !

Pierre-Antoine

@Philippe
"Pernaut imbuvable !"

Même pas !
Pour qu'un liquide soit imbuvable il faut que le récipient soit rempli !

J'ai rien vu dans le verre de Pernod ! Je suis donc resté sur ma soif.

Cordialement

Pierre-Antoine

Jean Reffait

Monsieur, vous n'aurez pas manqué d'observer que hier soir, jeudi 10 février, deux présidents ont parlé en même temps à leur télévision. Pour ne rien dire. Un autre parlait dans le Michigan. Pour ne pas dire grand-chose non plus.

Les idolâtres de tous les bords qui manient l'encensoir comme une cuillère à café, pour tourner, tourner, même s'il n'y a plus rien dans la tasse, dans l'espoir que cette gestuelle incantatoire va leur permettre d'ajouter un mot, toujours le même, à leurs adorations perpétuelles, s'en arrangent. Le reste du public s'en f...

L'orateur d'ici avait besoin de faire-valoir. Faire valoir quoi ? L'énoncé de sévères bévues, de promesses non tenues (heureusement, pour certaines).
L'usage de cette langue française abâtardie qu'on nous présente comme une subtilité linguistique entre le ministériel et le "popu", tout cela valait-il de faire valoir ?

Je ne regarde plus depuis longtemps la télévision, simple miroir pour mes DVD musicaux. Il m'est arrivé de voir naguère M. Pernaut et je n'en suis pas demeuré marqué comme l'un de vos commentateurs, qui tresse des diadèmes princiers à tout ce qui ne dit pas de mal de l'Idole.

J'ai suivi les discours présidentiels, à Paris comme au Caire, sur Internet, et par téléphone avec des amis cairotes. La même réaction sur le Nil et sur la Seine : c'est tout ?

Il est vrai que le Cairote n'avait pas de vis-à-vis. Pas même une pharmacienne cambriolée quatre fois . Et il a cédé à son Vice. Celui d'ici y a cédé d'une certaine manière en reprenant le même discours. Tiens, déjà 2007 ? Chouette : cela me rajeunit !

Pierre-Antoine

J'ai voté Sarko car il me paraissait le meilleur recours à une situation que jusqu'à présent, ni tonton avec ses magouilles, ni jacquot avec son laxisme n'avait redressée en quoi que ce soit, sauf profiter de la fonction.

J'ai regardé, j'ai déconnecté au milieu, tant le style et le ton était "con-descendant".

Aucune vraie réforme annoncée qui touche au coeur du problème de notre société et des systèmes sclérosants !

Quand je l'entends dire que la prévention commencera quand la peur de la sanction sera réelle pour les "sauvageons", j'hallucine !

Exit l'éducation, le respect de l'autre, la pédagogie de l'exemple, la rigueur morale !!!

Et je ne parle pas de la compétition des entreprises plombées par des charges trop lourdes et du problème connexe des emplois.

Quand comprendront les "cerveaux" qui nous gouvernent qu'il vaut mieux exonérer de charge pendant quelques années (2-3-4 ?) un patron qui embauche un jeune et un vieux que de leur attribuer une allocation chômage ?

On sait très bien que c'est sur la masse des impôts et des charges donc les revenus que l'on prendra cette allocation.

Quel recours ? Qui est celui ou celle qui aura les "cojones" pour saisir la France à bras le corps ? Est-il né ?
Sera-ce celle qui veut marcher dans les pas de tonton ou celui qui se réclame de... de qui au juste ? J'ignore kicéki incarne la droite en ce moment.

En attendant j'ai les "bolas" pour mes concitoyens.

Cordialement

Pierre-Antoine

Jean-Dominique Reffait

C'était au-dessus de mes forces. Pernaut, Sarkozy, TF1, c'est trop, je ne peux pas, risque d'ulcère majeur. Ma compagne voulait regarder, je me suis réfugié dans un bouquin en fermant bien les portes.
Cet exercice est la préfiguration des jurés en correctionnelle : des clampins sincères et tout entier réduits à leur cas personnel face à une autorité disposant de tous les dossiers, de toutes les informations fournies par une armée de conseillers. Une supercherie.
J'ai entendu ce matin sa réponse quant à MAM et Fillon : "Pas un centime d'argent public n'a été dépensé". Double mensonge. Bien sûr que l'argent public a été dépensé, celui des trajets en provenance de Paris. Ensuite, ce n'est pas cela qu'on leur reproche. Cette réponse est une apologie de la corruption : "Ne prenez pas dans la caisse de l'Etat, faites-vous acheter par l'étranger."

jac2

Moi j'ai éteint mon poste.
Le pipeau, j'aime quand il est joué par des musiciens et non par un politique qui se croit la Loi.
Quand les juges d'un pays sont ainsi traités, alors qu'ils n'appliquent que la loi votée par les parlementaires, eh bien la démocratie est en danger.
En tout cas c'est ce que je ressens, moi humble citoyen retraité, qui se fait plumer tous les mois un peu plus.

Guzet

Une impression : on a le sentiment que vous vous laissez gagner par l'air du temps et que vous perdez de votre lucidité. Qu'espériez-vous de cette émission et de toutes les émissions qui vont se succéder jusqu'en 2012 ? Il est évident que la réalité va être mise entre parenthèses jusqu'au lendemain des présidentielles de 2012 et que sans doute ce qui se passera alors n'aura rien à voir avec les illusions que vont entretenir jusque-là majorité et opposition, droite et gauche... A quoi sert de commenter le déni électoral de réalité dont la France et les Français ne veulent pas sortir ? Pourquoi ne pas commenter, par exemple, le fait que toute la France ait réclamé hier soir des "moyens" alors qu'elle n'en a plus... Cela ressemble à l'aveuglement du "Tout va très bien, Madame la Marquise" et du "Qu'attendons-nous pour être heureux ?" de la fin des années 30...

Katy

Je suis ravie de ne plus avoir de télé !
M.Bilger, il faut éteindre dans ces moments-là ! (C'est une suggestion, pour éviter la perte de temps inutile)
Nous devrions faire une étude sociologique sur : Le pouvoir fait-il peur aux vrais journalistes ? Si ils existent encore...

Katy

Florence

Pour ma part, je n'ai pas éteint, pour la simple raison que je n'ai pas allumé.

sylvain

Bonjour,

Pour moi JP Pernaut est un excellent journaliste, près des Français, ne coupant jamais la parole aux invités, ne critiquant jamais ses collègues des autres chaînes alors que ces derniers passent leur temps à l'avilir, le traiter de valet et surtout d' être sur TF1, la chaîne "des riches", lol. D'ailleurs TF1 a une éthique : ne jamais mettre en cause et caricaturer les autres collègues des chaînes concurrentes, alors que Sébastien Ardisson Ruquier ne s'en privent jamais.
Rien que pour ça et en résistance, je plusse M. Pernaut et lui envoie toutes mes félicitations pour l'excellent travail qu'il fait d'habitude et qu'il a fait hier soir avec le débat face aux Français.

Frank THOMAS

Vous dites, cher Philippe, que vous avez "failli éteindre". Moi pas.
Non que j'aie trouvé palpitant cet exposé du programme du Président pour les derniers mois de son quinquennat (et pour la suite), mais parce qu'il m'a paru intéressant de suivre un exercice, à mon avis remarquable, de maîtrise de soi et de rhétorique.
A juste titre on accuse M.Sarkozy de mettre à mal les négations, d'employer un langage inférieur à sa fonction, etc.
Hier, ces reproches pouvaient sans doute encore lui être faits, mais il a su tenir sans faiblir un discours à mi chemin entre le langage des ministères et celui de la rue. Bref, il a donné l'impression du sérieux et de l'accessibilité, ce qui est une sorte de performance, qu'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore.
J'ai trouvé les quelques réactions hostiles que j'ai pu entendre après l'émission soit tout à fait injustes, soit indigentes (comme celles de Mmes Guigou ou Le Pen).
Je vous rejoins entièrement sur la prestation du journaliste "animateur" et sur le tri des intervenants censés représenter un raccourci de la France. Comme vous je les ai trouvés bien peu combatifs, notamment (j'y suis particulièrement sensible par mon métier) l'enseignante-formatrice. Mais le titre de l'émission l'annonçait en quelque sorte : "Paroles DE Français", et non pas DES Français.
Pour ce qui est du Président lui-même, j'ai entendu dans ses propos un certain nombre d'arguments sur son action passée et sur ses objectifs qui, quoi qu'on dise, vont obliger ses futurs adversaires à se positionner par rapport à lui.
Pour parler clair, Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et Marine Le Pen ne se sont sûrement pas endormis hier soir.

Un mot enfin de ce qu'il a dit sur l'affaire Tony Meilhon, et qui occupe tout votre billet.

Je conçois bien votre position et je la respecte entièrement, sans la partager, comme je vous l'ai déjà dit à propos d'autres articles, ici.
Dans la revendication générale d'une société plus protectrice et plus humaine, l'attitude des personnels de justice, bien que juridiquement et techniquement fondée, ne passe absolument pas.
Tous les arguments, notamment celui qui consiste à dire que le temps du condamné était effectué, que sa dernière condamnation pour outrage à magistrat ne justifiait pas un suivi particulier, etc, tout s'effondre devant l'horreur de son crime (s'il est bien le coupable) et le scandale du manque de réactivité des responsables de la police qui, ayant reçu 7 plaintes de la famille et des proches, l'ont laissé courir dans la nature au volant d'une voiture volée.
Le bon sens se révolte devant une telle cécité qui, administrativement condamnable ou pas, est un scandale en soi.
Ce que N. Sarkozy a parfaitement senti, c'est que, paradoxalement, tous ces non intervenants, s'ils ont juridiquement raison, on tort d'avoir raison.


Achille

Bonjour Philippe Bilger,

Cette formule consistant à faire échanger le Président avec un panel de Français tirés de la classe moyenne dans toute sa diversité me paraît d’un paternalisme affligeant.

Il est évident que Sarkozy face à des citoyens peu habitués à manier la dialectique, tétanisés par l’exercice qui leur était demandé et qui s’étaient focalisés sur leurs problèmes personnels, ne risquait pas la contradiction. Depuis le temps qu’il fait de la politique il est rompu à ce genre d’exercice étant amené à répondre à des questions beaucoup plus dérangeantes de la part des journalistes professionnels spécialisés notamment dans les domaines tels que l’économie et la politique.

Il a pu ainsi tranquillement dérouler le discours qu’il avait préparé en l’enrobant dans une parodie d’échange « au coin du feu » avec la France profonde.

L’illusion avait assez bien marché la première fois. Beaucoup moins la seconde et je crains fort que s’il devait y en avoir une troisième, il risque de courir au désastre.

Je crains fort que nombre de Français n’aient pas regardé l’émission juste à son terme tant le discours était lénifiant voire carrément soporifique.

Quant à J-P Pernaut comme animateur de l’émission, vous avez trouvé le mot juste monsieur Bilger : imbuvable !

Robert

J'ai comme vous tenu à regarder cette émission jusqu'à son terme. Comme vous j'ai ressenti la même lassitude face à des réponses plutôt convenues à des questions peu déstabilisantes posées par des personnes pour la plupart impressionnées par la personne du président de la République, mis à part l'agriculteur et l'étudiant. Quant à la patronne de PME, elle m'a semblé un peu "courte" dans son questionnement, ne serait-ce que par son "oubli" du différentiel d'imposition sur les bénéfices entre PME et grande industrie, au détriment bien sûr des PME...
Donc émission plutôt insipide et lassante sans vraie annonce, si ce n'est la confirmation de la volonté présidentielle d'introduire des jurés populaires dans les prétoires correctionnels et celle de préserver ce qu'il reste de notre industrie nationale. Il faudra donc observer les conditions dans lesquelles ces intentions se concrétiseront tout autant qu'en matière agricole.

H.

Bonjour,

Vous parliez d'autarcie politique dans votre billet précédent, je crois que nous avons été servis pour le coup. En attendant, je pense que Michel Huyette a parfaitement raison: "On le voit bien. Ce qui se joue autour de la justice concerne bien plus que la seule institution judiciaire.
Les magistrats ne cherchent pas seulement à se protéger, même si cet aspect des choses existe bien sûr en présence d'attaques incohérentes et injustifiées.
Mais le véritable enjeu est bien ailleurs. Il est dans l'équilibre des pouvoirs. Il est dans l'intelligence et l'honnêteté du débat démocratique.
C'est pour cela que même si aujourd'hui ce sont les magistrats qui s'expriment, chaque citoyen français est directement concerné.
Car c'est la démocratie qui est attaquée.
(http://www.huyette.net/article-le-pouvoir-les-juges-et-la-democratie-66694893.html)

Bonne journée

calamity jane

Respect Monsieur Bilger ! Vous avez regardé
cette prestation ! Merci pour le résumé de
la soirée.
Depuis belle lurette, en famille, nous
avons pris la décision de regarder la
première minute de l'une ou l'autre des
interventions du Président qui donne généralement le ton, après quoi nous passons à
autre chose ; sauf lorsqu'il intervient
sur une chaîne privée ce qui était le cas
hier.
En conséquence, j'ai relu Th. Desqueyroux,
d'aucuns ont regardé "le maître d'armes"
et d'autres ont bavassé sur "faiscebook".

Shipspotting

Bonjour,

Quel courage d'avoir regardé jusqu'au bout... Pas une seconde de vision pour cette téléréali..

Bonne journée

jpledun

Moi je n'ai pas failli, j'ai éteint le poste... lors de l'excellente émission "Ce soir ou jamais" !

Alors que l'on vient de réentendre les derniers propos de Sarko, le juge anti terroriste, dont le nom m'échappe, déforme á loisir ce qu'il vient d'entendre.

Plus loin on lui demande de réagir sur la super sanction infligée au juge en charge du scandale d'Outreau : "no comment" ! Il retourne direct á son anti sarkozysme maladif.

Et puis Maître Lévy, le roi de la caricature, laisse entendre que finalement l'homme dangereux ce n'est pas Meilhon mais Sarko.
Je croyais que la télé était sous contrôle ?
Je suis déçu.

Enfin bref je n'ai pas vu la fin cette excellente émission.
Tiens, M. Taddéï serait plus á même que M. Pernaut de mener les débats face á ce monstre qu'est Sarko...
N'est-ce pas ?

jpledun

Oui Philippe,
vous avez raison quant á la forme. L'exercice n'est pas crédible.
Les invités ne servent á rien.
Même pas l'agriculteur qui, apparemment, avait prévu d'en découdre. Il n'a pas été loin.

M. Pernaut sympathique mais mauvais relanceur. A part pour dire : "il n'y a plus de temps, il faut conclure".

Sur le fond et c’est ce qui m'importe, j'ai aimé ce que j'ai entendu.

Il est toujours bon de rappeler ce que l'on a dit, tout ce que l'on a dit (le chômage va reculer…). De la justice á l’agriculture, Sarko a bien fait de rappeler les mesures en cours et á venir. Ce n’est pas le but du jeu ?

C'est tout ce que j'entends dans les déplacements de Sarko (tables rondes, etc.) qui apparemment n’a pas droit de citer dans les médias français.
Rattrapage légitime.

Mais oui, mettez-le en face de quelques journalistes, économistes, juristes et ce sera bien plus convaincant.
J'aime bien ça. Lui aussi je crois.

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