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07 février 2011

Commentaires

Florence

On pourra dire tout ce qu'on voudra mais je ne comprends absolument pas pourquoi les magistrats se mettent en grève. C'est incompréhensible et inadmissible.

Véronique Raffeneau

Philippe, je me permets de reproduire ici une réponse que j'ai adressée dans le blog d'Eolas à Jalmad, un(e) magistrat(e), que je respecte beaucoup, notamment en raison de la sincérité de ses réponses.

Je voudrais adresser ce post ici à l'intention de Jeanne. Cette réponse résume ce que je pense de l'actualité liée à la tragédie de Pornic.

"Comme je l'ai dit, je crois profondément que personne ne peut dire si les mesures prévues auraient permis d'éviter cette tragédie. Je pense juste que l'argument selon lequel, compte tenu de leur nature, les mesures prévues pour encadrer le suivi post-prison de TM auraient été vaines, est un mauvais argument.

Après, il y a un président de la République qui se précipite pour stigmatiser et accabler votre profession alors que des enquêtes administratives diligentées pour mettre à jour, par exemple, l'ensemble des éléments qui ont conduit à procéder à un tri des dossiers au SPIP de Nantes, n’ont pas encore livré leurs conclusions.

Le tri des dossiers est une norme tacite et implicite dans l'ensemble des services d'application des peines. Cette façon de procéder a été signalée et re-signalisée aux hiérarchies jusqu'au ministère.

http://www.marianne2.fr/Affaire-Laetitia-Perrais-les-courriers-qui-accablent-la-Chancellerie_a202451.html, il est indiscutable que le directeur du SPIP de Nantes dès son entrée en fonction (novembre 2009) a demandé un audit de son service, que cet audit a eu lieu (mai 2010) et qu'aucune réponse concrète du ministère n'a été apportée aux différents points soulevés, j'imagine, par les inspecteurs chargés de cet audit.

Pardon de l'exprimer ainsi, mais je pense aussi à la lecture des différents courriers reproduits par Marianne que nous sommes dans une situation terriblement banale pour qui connaît un peu les fonctionnements publics. Ce qui l'est nettement moins est la volonté de ce directeur d'entreprendre un travail sain et ouvert au sein de son service.

Je ne comprends pas qu'on puisse parler d'irresponsabilité des professionnels judiciaires alors que des mises en garde ont été adressées au ministère.

Par ailleurs, à la lecture des courriers, il me semble que parler simplement d'effectif insuffisant - ce qui est une évidence - n'est pas complet. Ce qui saute aux yeux est l'état délétère, le passif généralisé de haut en bas d'un point de vue de management simple des ressources humaines. Et c'est loin d'être une partie facile à résoudre.

Et puis, il y a plus généralement en suspens vis-à-vis de votre profession cet état d'esprit véhiculé par le gouvernement: quoi que fassiez dans le domaine de la récidive, ce sera toujours MAL et FAUTIF. Je pense que disqualifier ainsi tout le temps une profession est ravageur".

Frank THOMAS

@ Jeanne

Vous dites la vérité, rien que la vérité on ne peut que le confirmer.
Mais vous ne dites pas toute la vérité : entre son élargissement en mars 2010 et le meurtre qu'il est présumé avoir commis, à 7 reprises des plaintes ou des mises en garde ont eu lieu.
Sa famille elle-même a alerté les autorités sur l'aggravation de son état et sur sa dangerosité.
En quoi le renforcement en moyens financiers ou de personnel pourrait-il contrebalancer une apathie et une incurie aussi notoires ?

Christian C

Cher Philippe Bilger,

Le premier ministre François Fillon a jugé la fronde des magistrats « excessive » ; autrement dit, c’est l’ampleur de la réaction qui est contestée, pas son principe : c’est intéressant.

Ce dangereux extrémiste qu’est Alain Duhamel a fustigé la triple faute de Madame Alliot-Marie dans sa chronique sur RTL de ce matin ; il serait décidément temps que Nicolas Sarkozy s’attelle à la nomination des chroniqueurs des chaînes et radios privées : trop, c’est trop !

M. Olivier Marleix, conseiller technique de Nicolas Sarkozy, a excipé avec insistance de ses attaches de la rue du Faubourg-Saint-Honoré pour échapper à une verbalisation le 28 janvier 2011 (119 km/h au lieu de 70), laquelle lui faisait encourir un retrait de quatre points de son permis de conduire et une éventuelle suspension. Son insistance fut telle que la gendarmerie locale en a fait rapport à la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (leparisien.fr). Ne doutons pas que cette entorse publique à la « république irréprochable » vaudra à cet indélicat conseiller une mise à l’écart immédiate.

Vous avez dit des maux ?

Alex paulista

@ ALARY Bernard et bernard

Désigner les magistrats, gendarmes et policiers comme coupables a priori, c'est odieux. On peut le reprocher à NS.

Mais il est quand même normal, face à un tel drame, de l'analyser et de faire tout le possible pour essayer que cela ne puisse pas se reproduire. C'est le minimum, et tant pis si ce qu'on découvre n'est pas agréable à entendre pour ceux qui travaillent comme des fous sans moyens suffisants.

Et l'argument comme quoi il y aura toujours des criminels potentiels en liberté n'est pas une raison suffisante pour faire l'économie de cette analyse détaillée.

Les magistrats, s'ils s'entêtent à se poser en victimes alors que la jeune fille n'est pas encore enterrée, vont retourner l'opinion contre eux. Sur ce plan bernard a raison.

Vu de l'extérieur, cette grève donne l'impression d'exprimer le point de vue suivant: on travaille sans moyens, en prenant des risques, sans greffier, mais du coup on estime qu'on nous couvrira si le boulot est mal fait et que la conséquence est dramatique. Après tout, ce n'est pas notre faute.

Cette conception n'existe dans aucun métier. Il faut travailler dans le public au-dessus des lois pour penser comme ça.

Dans un vrai travail responsable on apprend à dire NON quand l'employeur pousse à prendre des risques qui engagent une responsabilité pénale.
Exactement comme un chirurgien ne doit pas accepter d'opérer dans une salle non stérile. Cela fait partie de sa compétence de savoir dire non. Il ne devrait même pas avoir besoin d'un syndicat pour ça.

On ne peut pas utiliser le principe d'indépendance pour faire écran à toute analyse de dysfonctionnement.

Alex paulista

Ouch... ça y est, elle a son compte. Cette convocation, elle vous était restée en travers de la gorge. L'appel imbécile après le procès Fofana aussi.
Sale temps pour MAM. Bon moment pour aller faire un peu de plongée en Égypte.

@ Mary
"Et tant pis si c’est la femme, d‘abord et essentiellement, qui se fait lapider dans l‘histoire, alors que son compagnon reste en retrait. Ce qui pour certains esprits forts, experts en procès en sorcellerie, est sans doute un retour à l’ordre des choses, en attendant la restauration de la règle des trois K."

Oh là là celle-là fallait oser. J'ai mis en italiques les allusions vagues ou connotées. Donc vous êtes féministe, mais quand la Ministre des Affaires Étrangères se compromet sur la Tunisie il faudrait l'épargner mais s'en prendre d'abord au Ministre chargé des Relations avec le Parlement qui l'accompagnait. Ou bien il faudrait que ce dernier se jette inutilement en proie pour qu'on épargne sa belle. Ce serait chevaleresque, mais qui va payer les factures si les deux sont virés ? En plus, faudra commencer à payer ses vacances !

Sinon, votre règle des trois K me rappelle la règle des trois C: café, clope, ch... . La banalisation, voilà où de tels propos conduisent.


@ Jean-Marie

Amusant. Vous avez l'adresse de Mirza ?
Je le cherche partout.


jpledun

@Jeanne

A la fin vous allez tous me faire croire que Sarko a commandé ce crime (et non ce fait divers !) pour commencer sa campagne électorale.

Là il joue sur la fibre sentimentale. Que va-t-il bien nous organiser pour parler économie ? Certainement un G 20 au pire un G8 en attendant un "G Faim".

Ben non Madame, la population n'a pas tous les éléments en main pour juger. Il y a que nous, élitistes du net, scribouilleurs chez le célèbre PB, qui savons...

Maintenant je dois vous donner quand même un peu raison. Le "jeu" avec le présumé coupable est d'une grande nullité.

Par contre il ne parle á aucun moment de directeur de prison. La phrase complète est "Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s'assurer qu'il sera suivi par un conseiller d'insertion..."

Il parle de celui qui ne s'est pas rendu compte de la dangerosité et non du directeur de la prison.

Mais á quoi bon toutes ces explications ?
Je lis les derniers titres de presse. Les rapaces sont tous là. Ségo apporte son soutien, le PC se réveille, le NPA est sur la même ligne (soutien sans faille).

Alors oui vous avez raison et Philippe avec vous, Vu la rapidité et l'ampleur de la réaction pour un seul mot plus haut que l'autre, alors oui, nous sommes bien en campagne électorale.
La motivation de ces gens est là et pas ailleurs : faire chuter Sarko.

C'est bien leur droit. C'est la règle. Mais SVP pas á l'hypocrite ! A la loyale.

Pierre-Antoine

@Dame Catherine
Non pas de braquage, simplement un état des lieux sur l'état d'abandon et d'insalubrité générale en Syrie !

Pour montrer un amas de déchets et saletés, c'est sur le bord de la rivière Hieddit en face de la Direction Générale des Antiquités et des Musées.

Et apparemment, même le Département des Antiquités et des Musées n'est pas nettoyé il y a un tas de gravas et détritus à côté de la porte principale à l'entrée de la Direction.

C'est comme s'il y avait des poubelles à l'air libre à la porte du ministère de la Culture...

Cordialement

Pierre-Antoine

Jeanne

Il est clair, M.Ledun, que le mouvement de protestation engagé par le corps judiciaire ne reçoit pas l’aval de la population. Pour autant, cette dernière ne possède manifestement pas les éléments d’information utiles pour se prononcer valablement.

En effet, le président de la République, avec une insigne malignité, s’est complu à jouer avec les sentiments d’horreur que provoque l’effroyable mort d’une jeune fille de dix-huit ans.

Ses propos - « Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s'assurer qu'il sera suivi par un conseiller d'insertion, c'est une faute. Ceux qui ont couvert ou laissé faire cette faute seront sanctionnés, c'est la règle(…)» -appellent en effet des corrections et des observations.

La première, accessoire mais révélatrice du « jeu » un peu dérisoire auquel se livre l’intéressé, est qu’il persiste à se moquer, comme son ami et ministre de l’intérieur, de la présomption d’innocence en évoquant«le présumé coupable »…

La deuxième est que le chef d’établissement pénitentiaire n’a pas laissé sortir Tony Meilhon mais qu’il était obligé de l’élargir puisqu’il avait purgé intégralement la peine pour laquelle il était incarcéré.

La troisième est que le sursis probatoire dont il faisait l’objet, suite à une condamnation pour « outrage » distincte de celle subie en détention, n’a certes pas été mis concrètement à exécution mais que cette carence était connue et approuvée par la Chancellerie qui n’ignorait pas l’incapacité à traiter toutes les mesures dans laquelle se trouvaient les agents du SPIP de Nantes.

La quatrième est que Tony Meilhon, sauf à considérer que la société est responsable de tout, semble bien, à condition qu’il soit définitivement reconnu coupable du crime, le premier punissable.

La cinquième, corollaire de la précédente, est que les obligations du sursis probatoire, même si elles avaient été mises en œuvre, auraient-elles empêché la commission du meurtre ?

Redoutable candidat aux élections, le chef de l’Etat est entré en campagne et conscient des carences de sa politique, il tente, en spécialiste de la querelle et de la stigmatisation, de les masquer en désignant à la vindicte populaire ceux qui, avec des insuffisances consubstantielles à leur difficile office et d'autres inhérentes à toute institution humaine, ont à traiter les horreurs, petites et grandes, perpétrées par les hommes, les échecs de la société pour les prévenir et l’inanité des rodomontades de tréteaux laissant accroire au risque zéro en matière de délinquance.

Catherine JACOB@Pierre-Antoine

@Pierre-Antoine | 07 février 2011 à 22:33

C'était quoi la flèche en direction du camion qui partait des travaux devant une fenêtre de cave? La préparation d'un braquage?

Pierre-Antoine

Allez, rigolons un peu...
Même si vous ne parlez pas arabe, sur ce site on voit de belles voitures luxueuses :
http://www.syrialife.org/index.php?page=show_det&select_page=3&id=714

Voulez-vous savoir ce qui est risible ?
C'est la bêtise de ceux qui dirigent les "monogarchie" et auxquels nos responsables politiques apportent leur soutien "indéfectible" pour je ne sais quelle obscure raison de basse politique géostratégique !

Leur bêtise ! Vous ne me croyez pas ? regardez encore cet article qui vous explique, en français, le comique des voitures sur la photo !
http://www.mediarabe.info/spip.php?breve2956

Cordialement

Pierre-Antoine

Virtus et Honor

Dans un Etat de droit il est évident qu'il faut responsabiliser les actes de tous les acteurs et protagonistes qui font vivre une
démocratie.
Pourquoi un magistrat ne serait-il pas "responsable" de ses actes ?
Idem, où est le bon droit quand un ministre et son compagnon partent en vacances au nom de l'amitié franco-tunisienne ?
Au fait, Avocat Général Bilger, quelle est votre définition du bon droit et d'une démocratie ? Salutation...

ALARY Bernard

Bonsoir M. Bilger,

Sachant qu'un conseiller d'insertion et de probation n'est pas un magicien, il ne pourra empêcher l'une ou l'autre des personnes suivies de récidiver. Si ce dernier commet un crime horrible, notre Grand responsable, parlant "au nom" des Français, cherchera la FAUTE. Qui restera-t-il incriminer ? Le CPI qui aura forcément mal fait son travail. Recrutons, recrutons...

bernard

Nicolas Sarkozy a parlé l'autre jour. Les médias, comme chaque jour, ont tout de suite diabolisé ses paroles, leur forme surtout et le fond un peu. Sur France 2 et France 3 et BFM tv et RMC c'est le pompon. Le catéchisme façon Plenel coule et coule.
Les juges ont réagi artificiellement, vicieusement, comme un parti politique, comme un autre parti d'opposition, le PS.
Fillon ce soir a parlé, même forme, même contenu que Sarkozy. On va voir si la diabolisation médiatique (merdiatique) va continuer pour Fillon, qui fait sérieux, dit-"on".
Il y a bien Villepin le maillon faible qui en reprenant l'esprit des écrits de M. Bilger se met à aider ce petit monde corporatiste, toute opposition à Sarkozy faisant ventre, mais ça ne suffira pas. La masse des gens ne supporte plus ses juges, ses psy, ses professeurs,... qui défendent plus le coupable que la victime, avec obstination et parfois sadisme (j'ose). Je suis de cette masse de gens, bien que venant sur ce blog élitiste dans le but de vous faire sentir l'état d'esprit des gens simples. Je sais que j'y arrive parfois même si on ne me le dit pas.
Non, moi Le Pen très peu pour moi, mais je dis à M.Sarkozy avec les mots de M. Ledun l'autre jour : parlez pour moi, ""encore une couche"" M. Sarkozy, encore une couche. Que ça dise pourquoi, comme on dit chez moi.
Redevenez humbles sous vos robes et protégez-nous !

zenblabla

"La force du dragon, c'est de toujours accompagner le pouvoir en place"...(?)
Une simple proposition double!

Ensuite, le refus de participer à un lynchage, c'est ma lâcheté qui s'interroge.

Cette fois-ci, la sauvegarde du pré-carré paraît bien trop une convention, un absolu populisme dans la méthode, le pari pris pour la connivence et la reconduction de tous comme chacun.

Mais il faut, désormais, avoir le sens de la réforme: MAM n'est pas irremplaçable, est-ce croyable?

Au moins, MAM pourrait-elle s'exprimer sur ce qu'elle pense être la voie de la France, au sujet des mouvements populaires du Moyen-Orient....RIEN!
De vagues décollages verbaux, au sujet de vagues missions plus ou moins officieuses.

Ce n'est pas au niveau, c'est tout en bas, et c'est là que tout se passerait...
Une autre, une autre!
Et que la faute de la presse ne vienne pas contre-balancer, d'hypothèse à la baisse, la faute tout court.

La démission de MAM, c'est un cadeau politique sur un plateau d'argent que notre président n'ose pas s'offrir autant qu'offrir?
Il ne serait pas capable aux temps courants de l'empaqueter, que se passe-t-il?

Cyril

Je trouve dommage que dans notre pays, aujourd'hui, avec toutes les injustices qui y sont présentes, tous les problèmes qui grèvent la vie quotidienne de nos concitoyens, qui vous sont si chers, Monsieur Bilger, l'on s'attarde parfois avec virulence à la personne de Madame Alliot-Marie, pour un simple voyage dans un pays qui, il est vrai, avait une actualité politique et sociale assez agitée au moment dudit voyage.

Je vous trouve assez sévère envers Madame Alliot-Marie, cher Monsieur, ce qui me surprend un peu, je pense qu'il faut rester dans les limites du bon sens.

Quant à Jean-Marc Ayrault, il est évident que de sa part, il ne fallait pas s'attendre à d'autres propos que ceux qu'il a tenus, Monsieur Ayrault est le maire d'une grande ville, Nantes en l'occurrence, il est le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, bref, il n'est pas n'importe qui.

Je souhaite, pour ma part, que ce très mauvais épisode de la politique française cesse au plus vite.

Je viens d'apprendre qu'une nouvelle polémique vient de naître à propos du drame de Pornic, où, paraît-il, un mandat d'arrêt contre Tony Meillhon n'aurait pas été exécuté, voilà un nouveau sujet de débat, nettement plus scandaleux que le séjour de Madame Alliot-Marie et Monsieur Ollier en Tunisie !

Jean Marie

Cher Mirza,
Que la miséricorde de Dieu t'accompagne.
Pour dire la vérité, je ne sais plus trop que penser de ce pays. Sache qu'ici le titulaire du pouvoir, pourtant confié par le peuple dans son entier, se trouve ensuite capturé par le parti de celui-là même qui a été "élu" disent-ils, mais ne crois pas à une autre onction que celle de l'encre des bulletins de vote. Enfin, c'est un petit peu plus compliqué que ça, car la votation du Président est suivie du choix des représentants qui, entre nous, une fois élus, font un peu ce qu'ils veulent.
Les auxiliaires du Président, dits serviteurs et en leur langue ministres, ne font pas ce qu'ils veulent, mais ce que veut le Président, ce qui paraît normal. Lorsqu'ils ont un congé, à la fête des cadeaux, par exemple, ils partent, à leur gré, mais ne s'en vont pas. Ils restent serviteurs.
Tu connais la malice des serviteurs, nous l'éprouvons un peu ou beaucoup chaque jour quand ils s'attachent à nous raconter ce que le prophète aurait dit, sans l'avoir dit vraiment, mais en le pensant, puisqu'il ne savait pas écrire.
Or, voici la malice d'une servante qui ne trouve rien de mieux que prendre son congé dans un pays en révolte. J'ai croisé sur les quais de Marseille, désertés de leurs portefaix obstinément oisifs, des errants, qui racontaient sur ce pays des choses bien graves, autrement difficiles que les paroles melliflues des organismes d'Etat. Ils parlaient de vrais combats et de désordre inexprimable. Et notre Perrine, képi pompon et guêtres blanches, (elle fut servante aux armées), qui volète, de ça, de là, sans trop savoir avec qui, ni quand. Elle en oublie jusqu'au bûcher que s'infligea un désespéré, tant elle était captivée par l'amitié désintéressée d'un oustachi du pays. Crois-tu que cela déchaîne une tempête dans le beau pays de France ? Les diffuseurs de nouvelles s'en donnent à coeur joie, vont peut-être citer les marques de champagne bues par la dame imbue d'elle-même, dit-on. On rivalise de révélations, on parlotte, on bavasse, mais un ami germain m'a raconté que de l'autre côté du Rhin on riait bruyamment. Les Français ne savent, dit-on, faire que des lois et des taxes, il faudra maintenant leur ajouter la compétence pour faire de gigantesques pâtés sur leur copie de gouvernement.
Une précision me semble utile : le pays parcouru, autrefois le plus grand évêché de la chrétienté est, depuis la venue du Prophète, dans le giron de la Vraie Foi. Tu devines comme l'incident sert aujourd'hui nos intérêts. Comme chacun a pu le lire, nos frères se rapprochent du pouvoir, alors qu'ils en étaient exclus cruellement depuis des décennies malgré leurs vertus et leurs compétences et leur ouverture d'esprit. On m'a répété à l'envi que l'incident minuscule dont je t'entretiens a eu une retentissement énorme dans le pays et que les voyageurs se faisaient insulter et houspiller pour le compte de cette servante.
Quoi qu'il en soit, réjouissons-nous, mon cher Mirza, les Chrétiens français ont pratiquement disparu, l'encerclement de l'Europe est déjà bien avancé, et il n'y a plus guère de pays qui s'opposent à l'érection de nos tours de prières. La faiblesse de la France, en raison de la sottise de sa servante sert nos réseaux. Chez nous, tu le sais, les serviteurs ne quittent pas la maison du Maître, ou étroitement surveillés par ses agents.
Il se passe néanmoins quelque chose d'étrange: les juges de ce pays se rebellent en paroles contre le Président qui les accuse de je ne sais quelle faute à propos d'un condamné qui n'a pas été exécuté proprement, enfin, quelque chose d'approchant. Depuis quand voit-on les juges être autre chose que la bouche de la Loi, c'est mon auteur qui a dit cela. Les juges doivent faire ce que leur dit le Maître qui est le droit, qu'il tient directement de Dieu. Il paraît qu'en France, la justice est étrange, partie soumise à la Loi, partie en faisant ce qu'elle veut, comme en témoignent certaines décisions de la Cour des Ruptures. Ces gens, décidément, ne savent pas ce qu'ils veulent et ce qu'ils appellent équilibre, moi, je l'appellerai désordre engendré, disent-ils, par le manque d'argent. Or, ce pays déteste l'argent, le regarde d'un oeil haineux et envieux à la fois, on pourra l'en débarrasser sans trop de difficultés. Nous mettons lentement mais sûrement les choses en ordre. Déjà, les Français sont empêchés d'exprimer librement leurs opinions, à notre égard surtout, c'est un progrès, bizarrement initié par un dévot de ces Soviets à qui nous avons déjà donné une tripotée mémorable. Ainsi, lorsqu'il découvriront notre puissance, ils seront totalement endormis, n'auront plus aucune maîtrise propre de leur langue ni de leur pensée. Cela favorisera notre commerce, notre influence qui, tu le sais, nous permet de n'avoir que très peu de part dans la culture, ce ferment de désordre puisque nous n'éditons que 5 % de tout ce qui s'imprime dans le monde et que 90 % de ce 5% est religieux, cela nous met à l'abri des errements de ce pauvre pays, tout entier à ses disputes attaché, c'est déjà ce que disait un général romain qui connut une fin bien triste. Les choses seront claires, nous le devrons en partie à des gazetiers sans scrupules, une servante évaporée et des juges rebelles, auxquels on pourrait ajouter les sicaires des ports et leur affidés. Que la bénédiction de Dieu soit sur eux tous, même si, normalement, leur tête devrait tomber, dans les petites heures d'une aube radieuse.
Que l'ignorance de l'erreur est une bonne chose lorsque le temps devient espace.

Jean-Dominique Reffait

Ce sont les Américains qui obtiendront la tête de MAM : la présidence américaine a clairement fait savoir qu'au sujet de l'Egypte, l'Angleterre et l'Allemagne avaient été consultées. Pas la France et inutile de demander pourquoi. Tricarde, MAM ne peut se maintenir.
Ce qu'on ne comprend pas c'est pourquoi la décision de la virer n'est pas prise immédiatement, à chaud, dans l'immédiateté des bévues tunisiennes. On tergiverse, on s'enlise et finalement on va faire partir MAM sans aucun profit politique.

Ses explications inspirent la pitié. Finalement, c'est une gamine terrifiée qui a fait une bêtise. Je la pensais plus forte, plus crâne.

Finalement, c'est tout l'édifice fragile d'une diplomatie française respectée plus que ne l'induit la puissance réelle du pays, concept élaboré par de Gaulle, qui s'est écroulé depuis 2007. Nous sommes bien loin du discours de Villepin à l'ONU ! C'était dans l'autre monde, avant la rupture promise.
On imagine que seul un Juppé pourrait reprendre les choses sans être ridicule, mais rien n'est sûr avec ce président, sauf le pire. Le mal est fait, la France est grillée durablement.

Ce pays n'a pas de président. Juste un chef de guerre teigneux et sans victoire.

!ارحل ساركوزي

Renée de Cessandre

"L'année de TOUS les Droits et des Justes"

Cher Philippe,
Permettez-moi de vous appeler par votre prénom et de vous remercier d'exister !
J'ai découvert votre blog très récemment et m'en réjouis chaque jour;
enfin quelque toque (et non des moindres) qui retoque et rétorque ce qui est à dire dans tout ce fatras...
Quelle que soit l'issue qu'empruntera la dame en question, pourvu que Lætitia figure sur le prochain bureau de l'Élysée en lieu et place de Marianne ainsi que sur les timbres.
Nous sommes tous avec "vous" et espérons que les derniers reproches faits à l'endroit de la gendarmerie et contredits ce soir par les magistrats ne seront "qu'une tentative de manipulation" -une de plus ou de moins !!- pour obtenir des Français, un peu de colère afin de tenter de peser plus lourd. Nous n'en sommes pas à cela près, ni dupes d'ailleurs...
Ce gouvernement est foutu depuis plus de deux ans...
La République se porte mal... d'ailleurs, où est-elle ?
Avions-nous besoin de toutes ces séries de scandales pour stigmatiser encore plus ce qui penchait déjà dangereusement depuis quelques décennies ?
Avions-nous besoin d'avoir la honte en plus de l'incompétence ?
Oui, attendons le volatile mercredi et croisons les doigts.

Merci encore, Cher Philippe; la dernière fois que j'ai écrit "Cher Philippe" c'était pour rendre hommage à celui qui manque le plus ces jours ci: Monsieur Ph.Séguin.
Mais de lui, combien se souviennent ?

Clafoutis

Monsieur Bilger :

Pour une fois, je vous approuve sans réserve.
Je pense que nous avons affaire à un gouvernement sans foi ni loi, et à des élus (pas tous) indignes.

Je crains que le pire soit à venir, tant il est manifeste que plus aucun repère ne limite la vilenie ricanante, la prédation systématique, l'ignominie satisfaite, l'incohérence assumée, le cynisme moralisateur, le mensonge renouvelé, la vulgarité ostensible et la bêtise bovine - qui nous inondent chaque jour.
Et j'en oublie, car comment faire face à un tel déferlement, à une telle avalanche : c'est un emploi à temps plein que de les relever.
L'entreprise de démolition systématique de ce que nous avions réussi à construire va se poursuivre et s'accélérer. Et ce n'est pas être passéiste que de le constater, ni paranoïaque que de le craindre : il ne nous restera qu'à subir la violence physique lorsque celle-ci sera nécessaire aux yeux des énergumènes au pouvoir.
Ont-ils donc consommé de l'ergot de seigle, sont-ils la proie des démons ?
Ils n'entendent rien, ils ne se rendent compte de rien.
Les dieux les rendent-ils aveugle pour mieux les perdre ? Et nous avec.

jpledun

"Il est clair que son intervention à ce niveau ne relève pas de ce que les citoyens attendent de leur chef de l'Etat"

En êtes-vous si sûr cher Philippe ?

"Trouvez-vous normal le mouvement de grève, après la mise en cause de NS ?"

Oui 36 % Non 66%

Figaro.fr á 17 H 22

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Approuvez-vous la colère et le mouvement des magistrats ?

47% Oui 53% Non (2500 votants)

BFMTV 17h50
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Il va vous falloir de fameux arguments pour me faire croire que sur ce coup-là, les magistrats sont légitimes ! Ce n’est pas gagné.

J'attends toujours une réponse du "magistrat lambda" sur le pourquoi du comment du syndicalisme dans la justice…

Comprends de moins en moins.

A vous lire, je conseille vivement au prochain(ne) président(e) de la République française d'ouvrir á l’Elysée, un bureau permanent et officiel á « Mediapart » et au « Canard enchaîné » car apparemment personne ici ne peut se libérer de leur diktat.
Ce sont eux qui décident quand un ragot doit sortir. Sur qui et sur quoi.

Maintenant que la réforme sur l’allongement de la retraite est passée, je n’entends plus parler de M. Woerth et son champ de course, ni de sa copine, la patronne de L’Oréal…

Soyez tranquille de ce côté-lá, Philippe, vous allez être servi.
Les élections arrivant, il va y avoir de jolies coulées de boue (style le menuisier de Sarko... une semaine avant le premier tour).

A tout va, je préfère un président qu'il l'ouvre á ces "journalistes " ci-dessus nommés !

Patience, patience...

Jabiru

Toujours soutenus par l'Elysée et Matignon ?
En êtes-vous bien sûr ?
Je pense plutôt que le Pouvoir laisse mûrir un fruit qui va tomber tout seul.
Attendons les autres éventuelles curiosités du volatile du mercredi.

Robert

Tout est dit, Monsieur l'Avocat général, avec une rare qualité d'expression à la fois quant au rappel des principes et de la morale publique.
Puissiez-vous être entendu !

damien

Il me vient comme une envie de monter un échafaud pour les dirigeants indignes que nous avons... ou alors virons-les.

A force de prendre les gens pour des idiots certains finissent par "mariner" puis bouillir... si vous voyez ce que je sous-entends...


Mary Preud'homme

C’était en avril 2010, quand Dominique de Villepin « soutenait » les dragons méditerranéens « avec 7 têtes et dix cornes » comme dans l’Apocalypse et chantait leurs louanges au son du cor :
Citation :
«Face à la croissance atone de l’Europe, la seule réponse intelligente n’est pas la forteresse – forteresse des emplois, des normes, des populations – mais le soutien à des ‘‘dragons méditerranéens’’. Je pense en particulier au dynamisme remarquable du Maroc, de la Turquie ou encore de la Tunisie.» (Dominique de Villepin, le 30 avril 2010, dans Réalités/Tunisie) »
Le même six mois plus tard parlant du peuple tunisien en révolte : « il s’agissait de les comprendre et d’accompagner le mouvement… »
Double langage ?
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A la lumière de ces deux phrases contradictoires sur le même sujet, chacun aura compris que Villepin est un as des petites sentences ronflantes et contradictoires. Toujours en embuscade depuis son double échec aux primaires contre Sarkozy et sa déculottée lors de l‘affaire Clearstream, il n’était pas question pour lui de manquer cette magnifique occasion de se faire le président honni en dézinguant (sournoisement) une ex collègue et qui plus est, numéro trois du pouvoir en place. Très habile aussi cette réaction à retardement quand l’incendie a bien pris et qu’on ne peut l’accuser ni de l’avoir allumé, ni même attisé en soufflant sur les braises.
La présidence depuis si longtemps convoitée, que ne ferait-il pas pour parvenir à ses fins et la ravir à n‘importe quel prix. Ne fut-il pas lui-même ministre des Affaires étrangères et de l’Intérieur, et enfin Premier ministre ? A ce titre et à défaut de soutien à une ex collègue pourchassée pour une vétille par une meute hystérique, un minimum de solidarité ne s‘imposait-elle pas, d’autant qu’il a récemment admis que l’histoire des vacances de MAM était mineure ? A défaut de solidarité, ce « républicain solidaire » n‘aurait-il pas dû au moins s‘abstenir de tout commentaire, à l’image de certains opposants qui ont eu la décence de ne pas en rajouter dans ce lynchage médiatique écœurant. Cette réputation de panache à la Roland de Roncevaux (soi-disant héritier du gaullisme) dont il aime se parer ne dissimulerait-elle pas au contraire une âme de Ganelon ? Il est vrai que le Maghreb, lui, Villepin, il connaît comme sa poche depuis sa prime enfance et il y a sans doute gardé tout un tissu (ou réseau…) de relations, contrairement à MAM et Ollier qui à l’évidence se sont fait piéger bêtement. Et tant pis si c’est la femme, d‘abord et essentiellement, qui se fait lapider dans l‘histoire, alors que son compagnon reste en retrait. Ce qui pour certains esprits forts, experts en procès en sorcellerie, est sans doute un retour à l’ordre des choses, en attendant la restauration de la règle des trois K.

djh

Facile :
MAM : Pour la soutenir elle ne garde que les sots...

Ludovic

Bonjour M. Bilger,

Je suis ravi de vous trouver sur le pied de guerre depuis vos trois derniers billets.
Les magistrats se rebiffent contre le pouvoir dans une contestation et un mouvement sans précédent dans l'histoire de l'institution judiciaire, après avoir une fois encore été honteusement calomniés par le président de la République. Il est indigne et vil de la part d'un chef de l'Etat de désigner les magistrats comme coupables d'une faute que seul le manque de moyens destiné au suivi des ex-détenus peut expliquer. Puisque l'on veut des coupables, trouvons-les: Sarkozy lui-même qui en dehors de ses habituelles rodomontades n'a jamais fait de la Justice une priorité et qu'il a toujours toisée avec mépris, Michèle Alliot-Marie qui était garde des Sceaux en 2010 et qui n'a jamais jugé utile de répondre aux alertes répétées des magistrats de Nantes en direction de la Chancellerie pour obtenir un quatrième poste de JAP et des conseillers en probation permettant d'assurer un réel suivi des 3300 détenus de ce ressort.
Mais il est tellement plus simple de dénigrer une nouvelle fois la magistrature auprès d'une opinion crédule et de promettre des sanctions, pour quel motif au fait?, que de reconnaître la faillite d'une politique pénale par incurie de l'Etat.
Quant à MAM, je n'ai rien à rajouter à votre excellent réquisitoire, puisqu'elle n'a pas la décence de partir, alors qu'on la débarque, avec son compagnon Ollier, dont personne ne sait d'ailleurs de quoi il est ministre.

Pierre-Antoine

@PB
Il est à craindre que la France paie ses maux ! et pas qu'avec des mots... hélas !
On sent comme un ras-le-bol dans la population qui commence à se dire :
"mais quand cela va-t-il s'arrêter et enfin passer aux choses sérieuses"

Les choses sérieuses ne sont pas de savoir si un ministre a ou non couché avec une journaliste, si une ministre a ou non volé en jet privé, si des magistrats sont en colère...

Non les choses sérieuses sont la gestion et la sortie de la crise, le rééquilibrage des inégalités sociales, la réforme de cette administration à la française qui devient de plus en plus énergiphage, le mieux-vivre des Français de plus en plus nombreux qui vivent avec moins de 800 euros...

C'est aussi le rétablissement du respect de l'autorité et la responsabilité parentales qui ont été confisquées sans qu'on s'en aperçoive par l'Education Nationale, la Police, la Justice, bref par le législatif et l'exécutif qui leur en ont donné les moyens légaux avec la bénédiction d'intellectuels qui ne comprenaient même pas ce que "gagner son pain à la sueur de son front" voulait dire.
Intellectuels français qui sont bien silencieux sur les mouvements populaires qui commencent à embraser le Proche et Moyen Orient.

Et ça n'ira pas en s'améliorant... une preuve ? la surveillance des enfants n'incombe plus aux parents, la famille, les voisins, mais à la vidéosurveillance. Ce n'est plus l'oeil du père qui tance, mais celui du maire.

Une autre preuve ? bientôt seuls les riches pourront mettre de l'essence dans leur voiture et prendre l'autoroute !

Les autres ? chouette, ils vont enfin pouvoir retrouver la forme par l'exercice de la marche à pied... ça aura au moins le mérite de réduire le déficit de la sécurité sociale :-D

Vite une réforme sérieuse avant une révolution.

Cordialement

Pierre-Antoine

Fleuryval

Certes, le jet privé pose problèmes.
Mais quelle étrange idée aussi d'aller bronzer dans un pays où les jeunes gens s'immolent et de proposer des matraques quand il faudrait des extincteurs.

Rodilard

Ce discours - juste - est bien sévère. J'aurais souhaité aussi l'entendre lorsque les responsables communistes soutenaient des dictateurs comme Brejnev et des fous comme Ceaucescu, allaient se promener aux frais des populations en Allemagne de l'Est et en URSS. Au fait, que faisaient les ministres socialistes lorsqu'ils allaient en Tunisie ou en Côte d'Ivoire ? Prenaient-ils une autre voiture ? Pourquoi Ben Ali, comme Laurent Gbagbo, est-il resté membre de l'Internationale Socialiste - le PS n'aurait demandé son exclusion qu'en 2008.
Le drame, c'est que c'est toute la classe politique, qui nage dans ces eaux troubles, ne comprend plus les populations du haut de ses privilèges. Oui, "qu'ils partent tous !"

adamastor

Tout cela me semble bien vrai sauf peut-être l'affirmation : mensonge! a-t-on des preuves en droit? Comparaison n'est pas raison mais si l'on devait annuler ses vacances au motif d'un bouillonnement social, la France pourrait mettre au placard son industrie du tourisme... Quant à la référence à Daniel Cohn-Bendit, était-elle vraiment nécessaire? Ce monsieur s'est fait un fonds de commerce au printemps 68 et en vit depuis... donnant son avis sur tout et sur rien.

Choubidou

Voyages pour quelle contrepartie ?

mike

Il est sûr que MAM vous a blessé.
Je vous en donne acte ; mais ne devriez-vous pas être plus clément ? Je pourrais penser que vous vous acharnez, alors que ce n'est point dans votre attitude habituelle, plutôt équilibrée, ce dont presque tous vos lecteurs se et vous félicitent.

Jiel

Cher Philippe,

En dehors de votre deuxième paragraphe qui revient pour la troisième fois sur la légitimité, ou pas, de la déclaration du Président au sujet de fautes commises par juges et policiers qui auraient manqué de jugeote, et sur laquelle on verra si le peuple prend position pour les juges en grève ou pour la thèse du Président, je suis ravi par votre égrenage.
Il ne s'agit plus d'une démission. Il faut que Fillon, s'il veut échapper au naufrage de la droite, congédie Ollier et MAM pour défaut de jugeote !

calamity jane

A dire vrai, je suis partagée entre
vieillards séniles et/ou préados en quête
d'absolu, tant la Castafiore du quai d'Orsay
joue du juke-box résolument jésuitique...
Elle les a pris ces avions ? oui !
Elle ignorait tout des agissements de Ben
Ali...
Ah la bonne heure (comme dirait un prof de
français lorsqu'il réunissait quelques
anciennes élèves et préparait un bon plat).
Sous le sable : la solitude.

Frank THOMAS

Madame Michèle Alliot-Marie ne m'a jamais semblé une femme brillante. Elle manie avec une lourdeur scolaire le lieu commun et la langue de bois. Il émane de sa personne je ne sais quoi de raide et de convenu qui ennuie. Elle occupe des fonctions mais ne les incarne jamais.
Je ne suis pas prêt, pour autant, à l'accuser de corruption parce qu'elle a accepté de faire quelques balades dans l'avion d'un homme d'affaires ami à travers la Tunisie révoltée contre les amis de cet ami.
C'est assurément à la fois bête sur le plan humain et nuisible sur le plan politique.
Cependant, soyons honnêtes : si ce malencontreux va-et-vient aérien n'était pas tombé en pleine révolution, qui en aurait parlé ? Qui même, en l'ayant appris aurait songé à le lui reprocher ?
Ce n'est pas d'avoir accepté cette invitation qui constitue une faute de sa part et de celle de son ministre de mari; c'est de ne pas avoir été capable de faire le diagnostic exact de la situation en Tunisie, ce qui a de quoi inquiéter quand on occupe des postes comme les leurs. Car il n'est pas douteux que s'ils avaient subodoré de tels événements, jamais ils n'auraient eu l'inconséquence de grimper dans cet avion.

Ainsi prise en défaut de lucidité, MAM a démontré une incompétence grave, presqu'aussi profonde que celle dont elle a fait preuve dans ses précédentes fonctions.
Elle joue, à son corps défendant, le rôle de marqueur de baisse du niveau de nos "élites" et de la décadence vertigineuse de la diplomatie et de l'influence de la France.
Madame Alliot-Marie est sans doute (avec Fadela Amara, Rama Yade, Eva Joly et quelques autres), la réalisation vivante de la prophétie de Françoise Giroud.
On sait que celle-ci disait que les femmes auraient atteint le même statut que les hommes, le jour où l'une d'elles serait nommée à un poste qui dépasserait ses compétences.
Que les mânes de la fondatrice de L'Express reposent en paix : c'est fait.

Christian C

Cher Philippe Bilger,

ite missa est.

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