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11 mars 2011

Commentaires

Franck Boizard

Viser haut et se tenir droit est un excellent moyen d'être seul : les sommets sont peu encombrés.

N'est-ce pas vous qui parliez d'«orthocivisme» ?

Rien n'excite plus la vindicte du vulgaire que l'exemple de la droiture. L'acharnement de la presse est plus souvent qu'à son tour l'hommage du vice à la vertu.

La presse n'aime rien tant que les canailles à la Tapie dont elle peut partager la bassesse dans une atmosphère de cordiale connivence.

Bref, ne vous mettez pas trop martel en tête : le jugement public n'est pas celui qui compte, même s'il peut faire mal.

jpledun

Les hypocrites sont de sortie. La brosse á reluire également !
Les propos de Sarko à propos de votre frère sont particulièrement déplacés et malencontreux. C'est évident.
Mais…
Je ne comprends pas vos commentateurs qui sont toujours les premiers ici á tirer sur ces "salauds de riches", trouver soudainement insensé de dire : gros salaire et parachute d'accord, si en face il y a prise de risque personnelle et travail effectif.

Tout le monde sait que Pierre Bilger a fait plus que son travail chez Alstom. Les propos du ministre de l'Economie d'alors sont bien malencontreux, je me répète.

Personnellement j'ai encore du mal á comprendre qu'un "footeux" ou un acteur qui touchent des millions n'offusquent pas le bon peuple ; mais quand un capitaine d'industrie responsable de milliers d'emplois reçoit ce qui est stipulé dans son contrat, ceci devient honteux et hors la loi.

L'hypocrisie ne nous épargne vraiment rien.


catherine A. une magnifique fratrie

Philippe, personne n'abolira la bêtise, l'ignorance, l'incompétence ou la jalousie. Quelle peut être l'importance du jugement d'un homme qui a pour conseiller préféré Alain Minc, entrepreneur qui a toujours tout foiré. Tous ces commentaires, ces gesticulations, prêteraient même à sourire si, hélas, ils ne blessaient pas les êtres honnêtes.
Pensez plutôt à tous ceux, nombreux, qui ont côtoyé votre frère et qui disent leur admiration pour lui. Laissez tomber les autres, ils ne mériteraient que votre mépris si vous étiez capable de ce sentiment. S'il m'est difficile d'imaginer ce que peut être votre chagrin, votre détresse, je sais la chance que vous avez d'appartenir à une telle fratrie.

Jean-Dominique Reffait

En 2003, j'ignorais qui vous étiez et je ne me passionnais guère pour les affaires intérieures des groupes industriels. C'est donc parfaitement vierge de tout préjugé que j'ai appris ce renoncement à 4 millions d'euros, ce qui, vu de ma lucarne, me paraissait être une folie ! A aucun moment, je n'ai pensé que cette décision avait été prise sous une contrainte médiatique. Parce que votre frère étant à la fin de sa carrière, il pouvait parfaitement se moquer de ce que dirait l'opinion publique, ramasser le pognon et roulez carrosse. J'ai donc immédiatement perçu que la motivation était exclusivement morale.

Hésiter avant de rendre 4 millions, ça me semble un peu normal. Je pense que, pour ma part, je serais encore en train d'hésiter. Parce que 4 millions, ça s'investit, ça donne sa chance à des jeunes entrepreneurs, ça crée de la richesse. Rendre cet argent suppose une réflexion sur l'usage qui en sera mieux fait ici plutôt que là, sur la légitimité à en user.

N. Sarkozy, fi !

DMonodBroca

Vous avez raison M. Bilger de défendre votre frère, même s'il n'avait pas voulu, de son vivant, que vous le fassiez. On se rend compte, quand on connaît les choses et les gens de l'"intérieur", que ce qu'on en lit dans la presse est le plus souvent déformé, sinon même complétement erroné. Il en est toujours ainsi. Pour être honnête il faut ajouter d'ailleurs que celui qui lit la presse y ajoute lui-même ses propres préjugés et déformations... Vous avez donc raison de donner votre propre opinion, de tenter de remettre ainsi droit ce qui a été déformé.

Vous dites que M. Pierre Bilger se demandait pourquoi "il avait accepté cette indemnité de départ et attendu huit mois pour y renoncer". Cet aveu en dit long sur la force du conformisme, sur l'effort à faire pour sortir du cadre, sur la difficulté d'être libre et en accord avec ses propres principes...

Véronique Raffeneau

"Ce ne sont pas les médias et leurs attaques qui l'ont fait plier. C'est lui qui a décidé d'accomplir ce que sa conscience lui dictait, contrairement à ce que Philippe Courroye, avec certains autres, a insinué, laissant entendre qu'il n'avait fait qu'obtempérer aux journalistes."

C’est bien parce que Pierre a hésité que son renoncement a eu autant de valeur et de prix : le dilemme, le déchirement, le conflit entre soi et soi, l’extrême difficulté de prendre une décision aussi inédite qu'exemplaire.

Il faut ne jamais avoir été confronté avec ce qui a un prix pour penser si vulgairement que des journalistes peuvent avoir le millième d’importance dans ce qui engage l’idée qu’on se fait de soi et du sens de sa responsabilité.

Evidemment, pour des esprits petits et mesquins, rendus fous d'orgueil et d'ambition au point de ne même pas vouloir se rendre compte quand ils naufragent, il est naturellement impossible d'imaginer que le ressort intime d'un homme, la façon de se tenir debout, celle qui a le dernier mot, qui commande tout et conditionne tout, est le prix qu'on attache obstinément à l'idée qu'on se fait de soi.

Ces notions d'estime, de vérité à soi et aux autres, de dignité et d'honneur ne sont simplement pas à la portée du premier esprit ordinaire venu.

Quant à la phrase du candidat Sarkozy, je ne suis pas étonnée. Par son renoncement Pierre a pris la liberté de ne pas avoir à dépendre de ce genre de jugement à l’emporte-pièce, si bête, qui nous fait tellement sourire, presque de compassion, quatre ans après.

Achille

Le destin s’est montré particulièrement cruel envers votre famille. Quant on est croyant comme vous semblez l’être, cela doit être très dur d’accepter cette « mise à l’épreuve » qui paraît totalement injuste si l’on se fie au parcours exemplaire de vos frères et de votre sœur.

Quant aux allégations de notre président, je crains, hélas qu’il n’en soit coutumier. Mais déjà il subit les effets de son comportement ectoplasme.

On peut commettre des erreurs, surtout en politique où les événements ne sont pas toujours prévisibles. Mais lorsqu’on les commet toutes, cela signifie qu’il est urgent de passer à autre chose.

sbriglia

"Ceux qui se sentent faits d'abord pour admirer et pour aimer, et qui, dans le désert du monde contemporain, risquaient de périr de faim et de soif, ont une dette de reconnaissance infinie envers tous ceux qui, en des temps déshonorés, leur ont offert une image digne et fière de l'homme et de l'intellectuel".

Christian C

Cher Philippe Bilger,

La noblesse de votre attitude ne surprendra pas les lecteurs de votre blog. L’élégance de comportement de votre frère Pierre est restée dans ma mémoire comme relevant d’une exemplarité rare.

Quant aux commentaires ordinaires que vous relevez dans votre billet, ils ne surprennent hélas pas de la part de leurs auteurs.

Vous-même et les vôtres êtes mieux placés que quiconque pour préserver la mémoire de votre frère.

Je crois que vous l’avez fort bien fait. Je vous assure de toute ma sympathie pour vous et vos proches.

Alex paulista

Bah. Quiconque connaît un peu les aléas de ces grands groupes industriels sait qu'ils sont secoués de périodes de diversification, suivies de périodes de recentrage.
Quand le secteur principal est en crise, il est souvent obligatoire de se recentrer sur le cœur de métier. On profite de la crise du secteur pour racheter des concurrents, et pour dégager du cash on doit vendre les bijoux de famille, en général des PME performantes en marge du groupe.
C'est arrivé à Renault qui a dû vendre tous les investissements qu'il avait faits dans les composants électroniques. Aujourd'hui il est un grand de l'automobile mais dans le prix de vente d'un véhicule une partie non négligeable lui échappe.

Le recentrage opéré par votre frère a payé à moyen terme.
Si l'on doit parler d'un dirigeant qui a été très apprécié, il s'agirait plus de Jean-Pierre Desgeorges si j'en crois un parent qui a travaillé pour GEC Alsthom.

Mais rassurez-vous, si Nicolas Sarkozy savait évaluer l'honnêteté et la compétence des dirigeants, il ne serait pas obligé de changer de ministres tous les trois mois...
Il ne sait évaluer que ce qui le met en valeur à court terme.

Personne ne doute que votre frère était quelqu'un de bien. Et le fait d'avoir rendu sa prime n'est pas l'essentiel.

Fassbinder

Bonsoir,

Très bel hommage rendu à vos proches disparus, que leurs âmes reposent en paix..
Courage, à vous et à vos proches M. Bilger.

Mackloug

Bonjour,
Sincères condoléances pour votre frère. A vous et à sa famille.
Vous remettez les pendules à l'heure en tout cas.

Destrokkkkkk

Bon courage Monsieur.

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