Ce billet sera long, forcément long.
Je ne connais pas le magistrat Jean-Michel Gentil pas plus que les deux collègues instruisant avec lui, à Bordeaux, l'affaire dans laquelle l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy vient d'être mis en examen pour abus de faiblesse le 20 mars après avoir été placé sous le statut de témoin assisté le 22 novembre 2012 (Libération, Le Monde, Le Parisien).
Magistrat, je n'avais pas pour habitude - on me l'a assez reproché - de venir au secours du corporatisme des juges s'indignant à la plus petite atteinte. Magistrat honoraire, je n'ai pas davantage pris le pli d'un soutien automatique aux susceptibilités parfois trop vives du corps judiciaire.
Aussi me semble-t-il que ma réaction d'aujourd'hui, qui manifeste un engagement total pour la défense du juge Gentil et contre la haine collective qui s'est exprimée à son encontre par une part dévoyée de l'UMP, donnera la mesure exacte de ce qui s'est produit depuis la soirée du 20 mars et qui n'est rien de moins qu'un coup de force contre la démocratie dans son incarnation essentielle : l'Etat de droit.
Après la mise en examen de Nicolas Sarkozy, écoutons les aboyeurs éructant sur commande.
Dans le lot, il en est dont on ne présumait que le pire et il est survenu.
Patrick Balkany qui déclare à un contradicteur : "je vous emmerde", dénonce "l'ignominie" - de ce spécialiste, c'est une garantie ! -, Nadine Morano met en cause le caractère "grotesque et abject" et fait référence à Outreau (oui!), Geoffroy Didier condamne "l'acharnement" et Christian Estrosi "les relents politiques et l'instrumentalisation". N'oublions pas Brice Hortefeux et Lionnel Luca : ce serait dommage.
Il en est d'autres dont on espérait la tenue, la retenue et qui, plus par tactique que par conviction pour certains, ont lâché scandaleusement la bonde. Un Claude Guéant, un Laurent Wauquiez, un François Fillon incriminant une décision "injuste et insupportable" et surtout un Henri Guaino au comble de l'ignorance et de la vulgarité : "La façon de travailler du juge indigne... il a déshonoré un homme, les institutions, la justice...la qualification d'abus de faiblesse grotesque, insupportable...il est irresponsable de diffuser une telle image du pays, de la République, de nos institutions...". Cette dernière charge, qui porte précisément gravement atteinte à nos institutions et à la République, serait comique si elle concernait un sujet mineur.
Guaino, depuis, continue à tenir des propos de plus en plus virulents et approximatifs dans une surenchère inspirée par l'amitié et par la jouissance de sa propre fureur largement fabriquée (lefigaro.fr).
Face à ce torrent délirant - au point qu'il est légitime de le croire au fond destiné scandaleusement presque plus à l'homme Gentil qu'au magistrat -, Jean-François Copé, avec son "incompréhension" et même Rachida Dati, avec sa relative mesure, semblent presque raisonnables. Le premier, sans doute étonné par son langage acceptable, éprouve tout de même le besoin de faire acte de solidarité, mais judiciaire, avec Guaino (nouvelobs.com). Quel courage !
Je relève avec bonheur que la sobriété d'Alain Juppé, pour une fois, lui a servi puisqu'il s'est contenté de rappeler la présomption d'innocence. Je félicite Jean-Pierre Raffarin et Valérie Pécresse de s'être abstenus.
Force est de constater que depuis la première cohabitation qui a fait prendre conscience aux politiques de l'enjeu de la justice dans le combat pour la conquête ou la sauvegarde du Pouvoir, on n'a jamais connu un tel déferlement collectif d'insanités odieuses.
Il aurait fallu être "sidéré" suite à la mise en examen de NS si on avait suivi la tonalité dominante des médias qui appellent séisme ce qui les surprend parce qu'ils sont incapables d'anticiper le cours d'une justice par nature imprévisible et lourde d'éléments ignorés et accumulés entre le 22 novembre 2012 et le 20 mars 2013 et durant cette dernière journée. Pour ma part, je suis saisi d'effarement devant ces violences ineptes de la part de membres d'un parti qui, dans notre espace démocratique, est censé porter la parole de l'opposition dite commodément républicaine. Tous ces médiocres Fouquier-Tinville n'ont, et pour cause, jamais eu l'occasion de connaître le fond de ce dossier et s'ils en savent quelque chose, c'est seulement sur la base de la relation directe ou indirecte propagée par le principal intéressé à l'égard duquel, à la longue, leur inconditionnalité va fondre comme neige au soleil. Ce qui est dramatique c'est de constater à quel point leur attitude globalement indécente est dévastatrice pour certains citoyens qui se croient autorisés par elle à diffuser par exemple de véritables menaces de mort à l'encontre du juge Gentil.
Il paraît que Nicolas Sarkozy a choisi de ne pas s'exprimer à la télévision parce qu'il craignait, à cause de son intervention, de "solidariser" les magistrats. Qu'il ne le craigne plus : c'est déjà fait, et qu'on arrête de suspecter ceux-ci de ne se préoccuper que d'eux-mêmes alors que leur révolte en l'occurrence - c'est trop rare pour ne pas être souligné et j'ose les grands mots - les place à l'avant-garde d'une République qui est menacée aujourd'hui par ceux-là même qui l'invoquent sans pudeur.
Le concert partisan contre Gentil a choisi, faute de pouvoir répliquer efficacement à une administration de la Justice préjudiciable à sa cause, de s'en prendre au juge et de l'accabler au prétexte qu'il serait partial et animé par des intentions malignes à l'encontre du seul NS puisque celui-ci, il ne faut pas l'oublier, est en bonne compagnie avec d'autres mis en examen.
Parce que JMG a été président de l'association des magistrats instructeurs et qu'il a écrit, avec d'autres, le 27 juin 2012 un article pour dénoncer la corruption, ses actes ultérieurs de juge seraient forcément inspirés par la malveillance à l'encontre de son illustre et difficile mis en examen n'hésitant pas, à la fin de la journée du 20 mars, à déclarer au magistrat : "Ne vous inquiétez pas, je n'en resterai pas là" ?
Cette thèse absurde, de même d'ailleurs que celle qui laisserait croire à un quelconque lien avec l'ouverture d'information dans le dossier Cahuzac comme si JMG pouvait prévoir les développements de celui-ci à Paris, n'est destinée qu'à tenter de "tuer" le juge faute de pouvoir valablement battre en brèche son action.
Pour adopter le même schéma pervers, parce que NS a détesté la magistrature durant ses cinq années de présidence (sauf les quelques magistrats inconditionnels et soumis à sa botte), a-t-on jamais contesté au président Sarkozy l'honneur d'être le garant de l'unité et de l'indépendance du corps judiciaire alors que la réalité de sa pratique n'inclinait guère à cette confiance ?
Autour de l'ex-président, on n'entend que : "Il est sincère, il est innocent, il est honnête" pour manifester à quel point l'écart serait énorme entre sa personne et l'infraction qui lui est imputée et qui n'exige pas que matériellement il soit venu lui-même lors de sa ou ses rencontres chez les Bettencourt, homme ou femme, solliciter l'argent octroyé par abus d'une faiblesse. Combien de fois , dans ma vie professionnelle - la comparaison ne se veut pas offensante-, ai-je entendu ce propos convenu que l'accusé ne ressemblait pas à son crime ou à son délit !
Il convient aussi de prendre la mesure qu'un ancien président de la République demeure, en dépit ce qui lui est reproché ou qu'il a accompli, protégé par le souvenir de la fonction qu'il a exercée et que cette dernière a une solennité, une dignité abstraites qui empêchent d'aller au bout de toutes les malhonnêtetés concrètes, d'analyser celles-ci et de les condamner médiatiquement, politiquement, comme la morale publique le commanderait. On n'ose pas penser qu'un ancien président puisse être gravement impliqué, surtout dans un processus aussi indélicat. Pourtant, pour peu qu'on se penche avec finesse, acuité et talent sur "Les lois du sarkozysme" comme l'a fait Thomas Clay dans un livre récent, on comprend aisément le venin subtil que ce quinquennat a fait couler dans nos veines.
Sur ce plan, d'ailleurs, qui de bonne foi, sans jamais se mentir, de droite ou de gauche, a jamais pu estimer improbable, irréaliste l'idée que NS ait pu être d'une intégrité toute relative ? Avec une éthique souple ? Qu'on se rappelle les Hauts-de-Seine, son appartement, ses arrangements, sa pratique de l'Etat, l'affaire Tapie-Lagarde, ses visites officielles et privées comme au Mexique notamment, sa passion avouée de l'argent, les obscurités suspectes, dévoilées sortant de son quinquennat ou de sa périphérie comme des champignons en leur saison, qu'on se souvienne de la manière dont il a traité par exemple les relations Woerth-Bettencourt et soudoyé par l'amitié et le favoritisme le procureur Courroye, qu'on garde en mémoire la pantalonnade "royale" de l'Epad et les mille épisodes médiatiques et politiques qui montraient que la République irréprochable était restée enkystée dans le paysage du candidat en 2007 : au regard de tout cela, avons-nous eu en Nicolas Sarkozy un de Gaulle à la moralité personnelle impeccable ou un homme rompu à toutes les manoeuvres et prêt à toutes les audaces, même celles de la transgression ? On nous décrit un sulpicien alors que c'est un cynique qui nous a éblouis, conquis, trompés et quittés contre son gré. Tout sera possible le concernant, sur tous les plans.
JMG a décidé de porter plainte contre Henri Guaino. L'offense qui lui a été faite justifie amplement cette initiative mais je crains que judiciairement il ait eu tort de faire passer sa blessure personnelle avant l'exigence absolue de mener son instruction à son terme. Pour le déstabiliser et ruiner cette procédure, NS utilisera, j'en suis persuadé, tous les moyens. J'évoque seulement l'ex-président et non pas son avocat l'excellent Thierry Herzog. Je ne reconnais plus celui-ci. Un homme si respectueux de l'Etat de droit, pugnace certes mais toujours courtois avec les magistrats, lucide, fin, quasiment infaillible sur le plan de l'analyse juridique, a été transformé d'une manière telle qu'à l'évidence c'est NS qui a gangrené, mal conseillé son conseil. La contagion de NS sur Thierry Herzog est dévastatrice. Psychologiquement, le 22 novembre 2012, ce dernier commet une maladresse en se moquant d'une prétendue erreur du juge. Juridiquement, il en commet une autre en laissant entendre que son client, témoin assisté, est nécessairement à l'abri d'une mise en examen. Au lieu d'apaiser son rapport avec le magistrat pour mieux sauvegarder les intérêts de NS, il adhère à la stratégie de tension de celui-ci et joue un rôle à la fois peu conforme à sa qualité et à mon sens guère efficace. Certes il va engager un recours contre la mise en examen. Peut-être la Chambre de l'instruction de Bordeaux lui donnera-t-elle raison ? Il fait allusion aussi à une possible requête en suspicion légitime contre le juge à cause de son article du mois de juin 2012. Il écrit dans le JDD un article très partisan, avec une citation erronée, où il feint de s'interroger sur les motivations de JMG pour laisser croire à la partialité politique de ce dernier. Je redoute je ne sais quoi, mais de mauvais augure pour Gentil, avec un Thierry Herzog chauffé à blanc et préparé à tirer toutes les conséquences de l'action pourtant légitime de Gentil contre Guaino. Tout sera mis en oeuvre pour que le sort judiciaire de NS lui permette encore un avenir politique.
Je suis d'autant plus persuadé qu'on se trouve confronté à une configuration exceptionnelle pour le meilleur et pour le pire qu'à ma grande stupéfaction j'ai pu lire un article de Me Georges Kiejman venant se mêler d'une affaire à laquelle, il est vrai, il n'était pas totalement étranger mais qui ne nécessitait pas de sa part un avis qui ne lui était pas demandé sur l'infraction d'abus de faiblesse et sur son imputabilité en l'occurrence à NS qui n'est que mis en examen de ce chef, donc présumé innocent, donc aussi assujetti à un avenir judiciaire incertain. Qu'un avocat avec le talent, l'histoire, l'influence de Me Kiejman se soit aventuré dans une telle prise de position anticipée, inutile et imprudente - "mauvais coup à la justice" ! - manifeste comme des forces troubles se coalisent pour freiner, délégitimer avant l'heure une instruction qui doit être bien peu critiquable et bien conforme à la vérité pour qu'on veuille ainsi s'acharner contre elle et faire douter des capacités juridiques de ceux qui la mènent !
Un garde des Sceaux pas seulement enivrée par l'encens parlementaire du mariage pour tous aurait mis depuis longtemps un holà décisif à ces offensives qui n'ont rien à voir avec la contradiction au coeur d'une bonne justice mais tout avec une machine de guerre pour empêcher que justice, quelle qu'elle soit, soit faite. Christiane Taubira est confrontée à une restriction de ses crédits. Est-elle la cause ou la conséquence de son action seulement verbale ? Sauf pour la gauche énamourée et nostalgique, elle n'a plus de crédit comme ministre parce qu'elle n'a su depuis le début que résister à la tentation de l'action concrète et opératoire. Le verbe s'est fait Taubira mais la politique pénale n'a pas suivi. Elle ne s'est pas immiscée dans le cours de ces affaires sensibles et cette heureuse abstention lui a interdit aussi, par là même, de pourfendre l'attitude d'une opposition qui a lâché sa bride comme elle désirait. CT n'a fait que le service minimal pour défendre Gentil parce que partisane et sectaire, décrédibilisée, dépassée, elle regarde, parle et poursuit son inaction.
JMG n'est pas seul. Il doit le savoir. J'ai honte de cette droite. Cette gauche n'est guère irréprochable. Il y a les citoyens.
Puisqu'avec NS, la politique n'est jamais loin du judiciaire, gardons en mémoire une autre promesse trahie : "Si je perds, vous n'entendrez plus jamais parler de moi". Cet engagement date du mois de janvier 2012.
Oui, honneur à Jean-Michel Gentil, à la Justice, à l'Etat de droit, à une authentique démocratie, honte aux aboyeurs qui la déshonorent.
Franchement, même avec un pouvoir socialiste qui peine, avec un ministre de la Justice qui échoue, avec un président de la République qu'on accable de sarcasmes, même en chanson, et qui tient son cap, avec ou sans NS en 2017 avez-vous vraiment envie de les voir revenir, ceux qui ont tout oublié des cinq ans passés, dépassés et rien appris de leur défaite ?
"Honneur à Gentil !".....
Je ne savais pas qu'en France on pouvait mêler son témoin de mariage à une enquête. Ce juge est un cafouilleur, sa mutation à Madagascar s'impose. Juge de Paix en savane, sous le baobab, voilà un poste pour lui.
Rédigé par : Savonarole | 30 mai 2013 à 07:20
Atteint de logorrhée récurrente, Monsieur Bilger est aveuglé par son anti-sarkozysme extrêmement primaire.
Il ne suffit pas de "parler bien" pour parler vrai.
Monsieur Bilger démontre que le corporatisme des magistrats est vif, intense, inacceptable.
Rédigé par : bougeonsnous | 11 mai 2013 à 11:24
Entièrement d'accord avec vous, en espérant qu'un juge a priori intègre et déterminé parviendra à faire taire ces "aboyeurs" abjects et amnésiques... Que "justice" (celle qui reste digne de ce nom!) soit enfin faite !... Et que la République (ce qu'il en reste, du moins !) puisse en sortir un peu "grandie".
Droite comme gauche offrent une image de plus en plus pathétique dans notre pays et il est temps que cela cesse.
Rédigé par : Emmanuel | 25 avril 2013 à 08:31
Messieurs, Monsieur Bilger,
Je viens avec beaucoup de retard, je l'avoue, de vous lire sur le sujet présent.
J'apprécie certaines de vos remarques mais me gêne au plus haut point votre antisarkozysme.
A mes yeux il vient affaiblir la portée de certaines de vos remarques - toutefois cela n'engage que ma très modeste personne.
De plus, après vos propos ce jour sur BFM relatifs à votre vote en faveur du PS aux présidentielles, ipso facto certains vont vous classer dans cette gauche qui, malheureusement depuis qu'elle a été élue (a priori par personne si j'en crois mes contemporains, mais je suis rassuré en ayant trouvé un ce jour...), ne sait expliquer ce qu'elle pense, espère ou croit devoir réaliser qu'en se référant à NS.
A croire que ce dernier, au final, dispose d'une carrure des plus étatiques, tout au moins aux yeux des socialistes.
Je suis étonné que vous ne parliez pas du fait qu'on nous sature avec le mariage gay au moment où nous avons d'autres priorités ne serait-ce que la moralisation de nos élus mais aussi et surtout des membres de notre gouvernement.
Il faut dire hélas que l'exemple vient d'en haut et qu'il est sûrement difficile de parler de moralité lorsque l'on vit, en public, avec l'épouse - non divorcée - d'un autre homme. Cela nous a un parfum de royauté absolue où le monarque choisissait sa favorite et cornait un de ses contemporains...
Décidément après le "bling bling" retour au monarque absolu socialiste. "Ouch" la chose n'est point aisée à formuler... Au moins FM avait-il la pudeur de ne point étaler ce qui demeure ses turpitudes.
Un Président normal? Certes alors l'homme normal de la rue doit aussi prendre maîtresse mariée et abandonner sa précédente concubine - mère célibataire.
Au moment où l'on reparle de leçons de morale sur les bancs de l'école j'avoue que la chose me laisse a minima rêveur et a maxima désespéré de tant de légèreté proprement inefficace à nous sortir de l'ornière internationale où l'on s'enfonce.
Bien à vous.
Rédigé par : HRX | 12 avril 2013 à 12:45
Rédigé par : Pietri S | 28 mars 2013 à 10:34
"Hier en Belgique les propos de N.Sarkozy n'ont pas été dignes d'un ex-président de la République, il a une nouvelle fois bafoué les règles de savoir-vivre républicain le plus élémentaire
Le dire n'est pas être un dangereux bolchéviste... etc."
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Ben si justement, empêcher Sarkozy de dire ce qu'il a envie de dire, c'est être un "dangereux bolchévique".
Vous bafouez la liberté d'expression mise à mal depuis le 6 mai en disant cela : la gauche ne s'est pas privée de calomnier d'insulter de stigmatiser de caricaturer Sarkozy pendant des années, sans que cela ne trouble personne, de plus "sous les applaudissements du public" antisarko, sur les chaînes télés, les médias de gauche, le Net !
D'après les Torquemada de gauche, Sarko a tout bafoué :
le tissu social en divisant et dressant les gens les uns contre les autres, bafoué et méprisé les pôv' en faisant des cadeaux aux riches, bafoué les principes élémentaires républicains lors de la soirée au Fouquet's, bafoué la laïcité en faisant le signe de croix au Vatican
bafoué l'indépendance de la France en se mettant à la botte des USA, bafoué les acquis du CNR et des luttes sociales en se mettant au service de la finance mondiale et des banques, etc. etc.
Pov' gauche et son catéchisme idéologique marxiste attardé au temps de Zola et du front popu !
Pôv' France lobotomisée culpabilisée honteuse repentante et ses mea culpa permanents !
Si on est de droite, on est réac facho pétainiste collabo !
Si on dit qu'il y a trop d'immigrés, on est raciste !
Si on est contre le mariage gay, on est homophobe !
Et tout cela passible de poursuites judiciaires par toutes les polices de la pensée formatée à gauche !
Sarko a été pour moi un bol d'air frais durant ses cinq années de mandat ; enfin un zigue qui n'avait pas la langue dans sa poche, actif serein dynamique, à l'inverse de ses prédécesseurs laxistes démagos hypocrites méprisants !
Rédigé par : sylvain @ Pietri S | 02 avril 2013 à 17:53
Cher Monsieur Bilger,
Peut-être n'est-il pas trop tard pour réagir. Je le fais ici, car n'ayant retrouvé nulle part une idée importante je me permets de vous la soumettre. Évidemment votre "papier" est d'une grande lucidité à partir du moment où NS a été mis en examen... Toutefois, dans un moment où toute notre société est bouleversée par des crises multiples et liées (économique, sociale, de références, de valeurs...), il serait bon de se poser la question de la place dans la société des personnes qui détiennent l'autorité. Que ce soit un juge, un professeur, un ministre, un policier... Loin, très loin d'aimer la personne de NS, ne faut-il pas se poser la question de comment juger, traiter ces personnes qui ont, qu'on le veuille ou non, occupé la première place de la cinquième puissance mondiale. Peut-on déférer ces personnes au tribunal d'instance pour conduite en état d'ivresse ? Sans revenir à l'Ancien Régime ne devrait-on pas réfléchir à une cour spéciale pour ces personnes ? Car si NS voit sa mise en examen confirmée quel rôle jouera cette personne au sein du Conseil constitutionnel amené à traiter de dossiers ayant un rapport parfois direct avec l'institution qui aura à le juger ? La schizophrénie est proche. Au-dessus des lois, certainement pas... mais autrement...
Rédigé par : Claude Jonniaux | 02 avril 2013 à 09:32
C'est vraiment beau, l'esprit de corps. Ca vous tient une nation. Ah, au fait, je me suis toujours demandé avec quel argent la famille de Gaulle avait subsisté en Grande-Bretagne pendant la guerre.
Rédigé par : Grain de poivre | 31 mars 2013 à 22:15
Cher Philippe
Je suppose que le papier de C. Barbier dans L'Express ne vous a pas échappé.
Rédigé par : Serge | 29 mars 2013 à 09:48
Le récent post concernant l’élue chargée des affaires sociales :
Elle était sans étiquette. Mais quelle étiquette lui coller maintenant ? Affaire pitoyable !
Rédigé par : Nath | 28 mars 2013 à 16:28
En exclusivité pour mes amis blogueurs, voici un cas d'abus de faiblesse mettant en cause une élue sans étiquette, dans un patelin de ma connaissance. Evidemment, comme il s'agit de la quatrième adjointe d'un bled ardennais de 1500 habitants, le cas ne pose aucun problème. Si le maire est étonné, il ne hurle pas au complot. La justice suit son cours : comme partout en France lorsque les choses sont ce qu'elles doivent être.
http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/lelue-chargee-des-affaires-sociales-escroque-des-gens-ages
Toute ressemblance avec une autre affaire en cours doit être imputée, non au délire gauchiste, mais à un malheureux hasard indépendant de ma volonté...
Rédigé par : Boris | 28 mars 2013 à 14:09
Merci Monsieur,
vous lire m'est un vrai soulagement tant je déplore l'exemple donné par cette droite qui se croit tout permis.
Ne réalisent-ils pas le danger que leurs réactions - insultantes pour certains - représentent ? Quel exemple pour la jeunesse, le tout permis ? Le rejet des limites pour les politiques ? Y aurait-il deux Républiques, la leur et la nôtre ?
Eux qui parlaient TANT d'insécurité, m'insécurisent moralement tant ils mettent en danger le respect de la séparation des pouvoirs en insultant la Justice. Ils sèment une graine néfaste à l'ensemble de nos concitoyens pour des raisons partisanes et une incapacité à se remettre en question.
C'est quasi pathologique !
Très cordialement et respectueusement
Rédigé par : Michele | 28 mars 2013 à 13:21
sylvain
Nombreux sont ceux consternés par l'Exécutif actuel qui depuis mai 2012 détricotent de bonnes mesures, adoptées partout en Europe, et qui camouflent son impuissance par des sujets qui intéressent peu le citoyen dans son quotidien immédiat, le mariage pour tous et même le Mali.
Au-delà de ce comportement contraint pour ne pas trop décevoir les siens, N.Sarkozy n'aurait rien fait de plus re les secteurs industriel et économique.
Pour avancer il faut un diagnostic objectif et juste, ne pas se laisser aller à un fanatisme immodéré qui ne laisse jamais aucune place à la réflexion, qu'au dénigrement permanent.
Adhérer à une politique n'oblige pas à se prostrer, à idôlatrer celui qui l'incarne.
Hier en Belgique les propos de N.Sarkozy n'ont pas été dignes d'un ex-président de la République, il a une nouvelle fois bafoué les règles de savoir-vivre républicain le plus élémentaire.
Le dire n'est pas être un dangereux bolchéviste, c'est garder son libre-arbitre, c'est 'qui aime bien châtie bien'.. il n'est pas nécessaire 'd'aimer un candidat', suffit de lui faire confiance de mener à bonne fin un programme parce qu'il en a la compétence, l'expérience et le talent.
Ce n'est que mon avis !
Rédigé par : Pietri S | 28 mars 2013 à 10:34
Cher Monsieur Bilger,
Vos articles sont souvent susceptibles de créer un questionnement, voire une polémique souvent stimulante, mais permettez-moi, néanmoins, d'exprimer un regret.
Votre antisarkozisme risque trop, aujourd'hui, d'apparaître sans nuance pour susciter une réflexion et un débat utile et serein.
A cet égard, l'article d 'Alain-Gérard Slama dans Le Figaro du mercredi 27 mars ne constituerait-il pas une base plus riche pour la réflexion ?
Et votre propre réflexion ne pourrait-elle pas plus heureusement prendre appui sur cet article pour se construire et nous enrichir ?
Vous voyez je n'hésite pas à espérer de votre part plus de distance et de vraie réflexion et moins de ressenti ; nous retrouverions ainsi, je l'espère, le "grand" Philippe Bilger que nous avons aimé et que nous aimerions retrouver.
Avec la plus grande considération d'un presque "pays".
Rédigé par : GILOU | 28 mars 2013 à 10:23
Courrier au Juge Gentil :
Le Syndicat de la magistrature ne manque pas d'air ! Taubira non plus au passage.
Ce syndicat hyper politisé d'extrême gauche qui passe plus de temps depuis des années à donner des leçons d' antisarkozysme qu'à exercer la justice ferait mieux de balayer devant sa porte !
Se souviennent-ils des menaces et balles de fusil adressées à Nicolas Sarkozy et à différents ministres il n'y a pas si longtemps ?
Avaient-ils accusé l'opposition qui se déchaînait contre eux d'être responsable d'un climat délétère favorisant ce type d'action? Non.
Deux poids deux mesures
Ce syndicat, depuis les interventions en boucle de la caricaturale prêcheuse de la "bonne parole gauchiste" Sire-Marin, a beaucoup participé au climat inquisiteur délétère de haine antisarkozy et à monter les gens les uns contre les autres !!
Rédigé par : sylvain depuis le e.café du commerce, nananère ! | 28 mars 2013 à 08:49
M.Bilger, j'aime beaucoup votre dernière phrase qui résume parfaitement la situation actuelle.
Rédigé par : Bernard A. | 28 mars 2013 à 07:31
Robert 22.15
Vous avez parfaitement raison, H. Guaino va au-delà de ce qui serait autorisé à un citoyen lambda, et aussi à l'élu qu'il est devenu ; lui le grand républicain dans cet épisode ne sert pas la République.
Eva Joly toujours égale à elle-même, technicienne du Droit mais dès le lendemain certains de ses anciens collègues la contredisaient sans toutefois la nommer.
Stéphane Le Foll, "incolore, inodore et sans saveur", conforme à l'ensemble de ce gouvernement, dans l'incantation permanente, "il faut retourner la courbe du chômage"... enfin quelqu'un qui ose dire la vérité LOL... le diag est fait chaque jour, chaque mois... ce qu'aucun ne sait/ne veut dire, c'est la méthode... ceux qui savent sont tus, la méthode est connue.
N. Domenach conforme à lui-même, il a enfin pu se payer un Guaino, en public cette fois, quant à G. Ottenheimer conforme à ce qu'attendent les lecteurs de Challenges, de la tiédeur.
Gilbert Collard a été le plus convenable, et ce n'est pas abonder "Rassemblement Bleu Marine", il n'est pas FN, que le reconnaître, il s'est contenté de rappeler et d'appliquer les grands principes républicains dont certains s'exonèrent allègrement depuis quelque temps.
Depuis cette émission, les menaces se sont précisées, des menaces de mort adressées au Juge Gentil, méthode de mafieux, indigne d'une république saine... la France confirme son statut de démocratie immature, elle s'est longtemps moquée et elle continue de le faire, de l'Italie, elle fait la même chose, pas de quoi pavoiser !
La classe politique française fait honte à la France et aux Français ! Elle est la risée du monde !
Rédigé par : Pietri S | 28 mars 2013 à 07:14
@ Frank Thomas
"L'émission "Mots croisés" d'hier éclaire d'un jour très cru la mise en examen de Nicolas Sarkozy.
Henri Guaino persiste et signe ce qui, même s'il est trop brutal dans ses affirmations, est à son honneur. Sur le fond, il n'a pas tort de trouver plus que légères les "charges" retenues contre NS et qui justifient, selon le juge d'instruction, sa mise en examen."
Monsieur Guaino a tout faux. Il s’assoit sur les principes du droit qu'il méconnaît allègrement ! Si cette attitude est volontaire, c'est grave. Si elle est fondée sur le fait qu'il ne les connaît point, c'est gravissime pour un homme ayant servi comme conseiller à l'Elysée !
Je ne saurais lui reprocher de prendre la défense de Monsieur Sarkozy, compte tenu des liens qu'il a entretenus avec lui. En revanche, en toutes circonstances, il lui appartient de raison garder, ce qu'il n'a pas fait.
Juste un petit point : M. Guaino a sommé le juge d'instruction d'étaler publiquement les charges qu'il détiendrait contre Nicolas Sarkozy, pour que le peuple sans doute puisse juger de leur inanité. On se gargarise de la présomption d'innocence, qui en l'espèce est préservée. Mais M. Guaino a oublié ce qui conditionne l'action du juge d'instruction : le secret de l'instruction ! Comme je suppose que M. Guaino n'ignore pas ce point de droit, ses emportements dans ce domaine sonnent comme une manœuvre de pure démagogie.
Dernier point : la défense médiatique s'organise autour de la personne de M. Sarkozy. Mais elle oublie qu'il y a plusieurs mis en examen, dont l'ancien trésorier de l'UMP qui a agi sous l'autorité de N.S., responsable de ce même parti et qui ne pouvait ignorer les conditions du financement de sa campagne.
Donc ne connaissant rien au contenu du dossier, je me garderai bien d'émettre un avis sur les choix du juge d'instruction qui, en outre, travaille en collégialité, tout comme sur les infractions dont N.S. pourrait être soupçonné.
Rédigé par : Robert | 27 mars 2013 à 22:15
@ Xavier NEBOUT
"Je vous mets en détention provisoire en quittant votre blog".
Allons, un peu de persévérance, que diable ! Cathelineau est-t-il retourné dans sa chaumière à cause des massacres de Machecoul ?
Rédigé par : Boris | 27 mars 2013 à 21:37
M. Bilger, je partage tout à fait votre analyse et la pitoyable exhibition de Liège aujourd'hui, véritable injure à notre Légion d'honneur, ne fait que me conforter dans mon jugement !
Rédigé par : Papy | 27 mars 2013 à 21:15
Juge Gentil : Taubira saisit le CSM.
Qu'elle saisisse ! Ce faisant, les Français ne sont pas naïfs. L'acharnement des juges rouges haineux hargneux revanchards, garde des Sceaux et autres contre Nicolas Sarkozy qui monte dans les sondages, et contre ses amis qui le défendent à juste titre se retournera contre Hollande et sa clique, le pire gouvernement que la France aura connu !
Comment une indépendantiste qui a rejeté la France pendant une partie de sa vie peut-elle être mise à ce poste avec carte blanche ?
La justice est tombée dans la boue socialiste.
Rédigé par : sylvain | 27 mars 2013 à 18:03
Ne pas aimer Sarkozy ne justifiait pas de voter Hollande, et ne pas le prendre pour un saint ne justifiait très probablement pas aujourd'hui de soutenir le juge Gentil du seul fait qu'il représenterait la vertu républicaine.
Après avoir pris connaissance de votre billet dans Boulevard Voltaire, je vous mets en examen pour malhonnêteté intellectuelle.
Vous êtes évidemment présumé innocent, mais je vous mets en détention provisoire en quittant votre blog dans l'attente de savoir si une révélation fracassante justifiait la mise en examen de NS.
Rédigé par : Xavier NEBOUT | 27 mars 2013 à 16:38
Oui, M. Bilger, vous avez, une fois de plus, raison. Il est toujours facile de s'en prendre à son juge. Dieu merci c'est à lui et aux cours supérieures que restera le dernier mot.
Rédigé par : Henri Coupon, avocat honoraire et ancien bâtonnier | 27 mars 2013 à 16:29
La décision du magistrat Gentil n'est-elle pas un exemple "d'une décision beaucoup plus préoccupée par la volonté de faire payer le prix fort à une personnalité et à des positions qui dérogeaient au consensus judiciaire plutôt que d'apporter une réponse équitable au besoin de justice" ?
Cf: page 45 du "Bal des complaisants"
Amicalement
Rédigé par : RICHERT Jacques | 27 mars 2013 à 16:15
@ adamastor
Vous me voyez saisi d'une honte sans nom à l'idée d'être comparé à Cécile Duflot.
Pour ma prochaine réincarnation, je préfèrerais de beaucoup le pingouin, le manchot, voire une simple huître.
Rédigé par : Boris | 27 mars 2013 à 15:10
@Boris, Alex paulista, etc.
Bien entendu chacun sait que manchots au sud et pingouins au nord... "La Marche de l'Empereur" a renseigné le monde sur le sujet, c'est pourquoi, pour contrer l'auteur du commentaire initial, j'ai voulu rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, en suggérant la présence d'un pingouin à l'Elysée... donc au nord... même s'il est vrai que certaine ministre place le Japon dans l'hémisphère sud comme l'auteur du commentaire, les pingouins...
Rédigé par : adamastor | 27 mars 2013 à 13:53
Ils ont raison : il faut reconnaître à N.Sarkozy "la présomption d'innocence"... comme il l'avait lui-même reconnue (sic !) et dit à plusieurs reprises, pour gagner des voix aux élections, en disant "nous avons arrêté Yvan Colonna, l'assassin du préfet Erignac".
Vive la "Répoublique... Thune et indivisible"...
Rédigé par : Dumè | 27 mars 2013 à 11:46
Je n'ai aucune envie de voir Sarkozy revenir.
Je n'en suis pas pour autant convaincu par le juge Gentil.
Rédigé par : Aristote | 27 mars 2013 à 11:30
Beauquier 10.17
Très intéressante information, je croyais que dans la République Française le second personnage de l'Etat dans l'ordre protocolaire ie après le Président de la République était le Président du Sénat.
Je croyais que le garde des Sceaux (qui travaille à la Chancellerie) désignait simplement le Ministre de la Justice qui travaille au ministère de la justice, place Vendôme tout simplement. Que le garde des Sceaux et le Ministre de la Justice sont la seule et même personne dans le même bureau LOL LOL
Je pensais que cette formule était un héritage de la monarchie française, de l'Ancien Régime, dont la France et les Français apparaissent souvent tellement nostalgiques, que le Chancellier était l'Officier de la Couronne chargé de conserver les sceaux royaux, ie les sceaux qui doivent être apposés sur les documents des lois et réglementations qui régissent les documents royaux et désormais ceux de la République.
Votre commentaire est intéressant, pouvez vous SVP en dire plus :
Quand et pourquoi le garde des Sceaux Ministre de la Justice n'est-il plus le second personnage de l'Etat... à quel putsch LOL LOL doit-on cette relégation LOL LOL ? ? ?
Rédigé par : Pietri S | 27 mars 2013 à 11:04
Merci de ce billet circonstancié et instructif. Il fut un temps où le garde des Sceaux était protocolairement le deuxième personnage du gouvernement, puisque comme son nom l'indique... Peut-être faudrait-il remettre au centre de l'exercice du pouvoir les principes fondateurs de la République et de la séparation des pouvoirs sans lesquels un peuple n'a point de Constitution.
Rédigé par : Beauquier | 27 mars 2013 à 10:17
Si Me Collard était digne c'est parce qu'il est dans une position actuellement qui se nomme celle de se frotter les mains, et moi je dis ça je ne suis ni partisan ni adhérent du Front National, mais il est clair qu'il faut être aveugle pour ne pas voir que tout profite au Front National actuellement dans la débâcle des situations qui vont et qui viennent !
Donc je pense seulement qu'"Ils" sont dans une position si confortable qu'elle doit se ressentir physiquement et que peut-être cette fois-ci Me Collard semblait particulièrement apaisé (j'ai regardé l'émission aussi ) comme devant le devoir accompli (sauf qu'il n'a accompli aucun devoir, c'est une succession de tristes événements qui s'accomplissent d'eux-mêmes dernièrement).
Ils sont comme sous un cocotier sur la plage ensoleillée, attendant que cela tombe, pour donner une image.
Bonne journée
Rédigé par : Carl+Larmonier@frank THOMAS | 27 mars 2013 à 09:42
Une diaspora est composée d'individus dispersés qui sont opposés à un régime, généralement de leur pays d'origine.
Une diaspora est composée d'individus qui défendent les mêmes valeurs ; la diaspora russe en France défend sa culture, elle n'a plus qu'une action politique a minima, elle ne s'oppose plus guère.
Rédigé par : Pietri S | 27 mars 2013 à 07:51
Je reste prudent sur ce billet car si on essaie de rester objectif (et Dieu sait le mépris que m'inspire Sarkozy), on a l'impression que l'on tire par les cheveux une charge d'abus de faiblesse pour compenser la prescription du délit beaucoup plus probable de financement illégal.
De plus, autant il est facile de mettre en difficulté un témoin sur le détail de visites (nombre, dates) qui ont eu lieu il y a quelques années, autant il me semble difficile de coincer Nicolas Sarkozy sur le fond de ses déclarations.
A posteriori, on comprend pourquoi NS était furieux quand a fuité dans les médias qu'une perquisition chez la milliardaire avait trouvé des papiers écrits dans toutes les pièces pour faire répéter un discours à Mme Bettencourt.
La vulnérabilité de cette femme signifiait la perte de la prescription de tout financement illégal. De quoi lâcher tous les Merah de France et demander à Squarcini d'éplucher les SMS reçus par les journalistes du Monde.
On verra. Mais je préférerais que le délai de prescription du financement illégal soit supérieur. Parce que là, avec seulement trois ans, c'est pas vu pas pris si on réussit à se faire élire !
Rédigé par : Alex paulista | 27 mars 2013 à 02:41
@ NewParadigm et @ une fan
Allez donc en paix et prospérez, vous faites partie désormais de la diaspora bilgérienne.
Rédigé par : scoubab00 | 26 mars 2013 à 23:50
Certes il y a eu des maladresses et des excès de la part des 'aboyeurs'. Mais on a le droit de donner son appréciation et de formuler des interrogations à propos des décisions des juges d'instruction. On a pu observer, et dans des affaires retentissantes, qu'ils n'étaient pas infaillibles et qu'il leur arrivait de commettre de graves erreurs. Cependant, ces juges ne sont pas (trop) inquiétés alors que le justiciable subit un lourd préjudice. On remarque aussi une fâcheuse tendance à se montrer très généreux avec la presse à qui on remet des PV d'audition qui devraient rester secrets. Ce n'est pas très glorieux.
Rédigé par : jack | 26 mars 2013 à 23:19
@ Valerie
Vous avez raison ! Mais allez vous y retrouver en orthographe avec ces Plantagenêts qui se font enterrer à Westmoustier...
Rédigé par : Boris | 26 mars 2013 à 21:58
Votre intervention à "C dans l'air" était un réel réquisitoire, aussi prématuré que révélateur de la haine corporatiste des magistrats du pénal à l'endroit de M. Sarkozy.
"Nauséabond" avez-vous dit en parlant du délit sans cacher que c'est aussi ce que vous pensiez de l'homme ?
Cette histoire d'abus de faiblesse de la femme la plus puissante de France est grotesque. Punaise, si les juges avaient pour habitude de défendre avec tant de zèle les puissants et leur argent, ça se saurait.
Vous prenez les gens pour des imbéciles.
Rédigé par : Judith | 26 mars 2013 à 21:11
Les "pingouins" des Kerguelen :
Selon Wikipédia,
Les différentes espèces de manchots sont souvent appelées par confusion "pingouins" dans le langage courant.
Manchot [mɑ̃ʃo] est un nom vernaculaire désignant en français des oiseaux marins de l'hémisphère austral, incapables de voler à cause de leur adaptation à la vie aquatique.
Il y a le Manchot papou et le Manchot empereur peut plonger à plus de 520 m pour rechercher de la nourriture, soit le record absolu chez tous les oiseaux.
Toute ressemblance... etc. ne peut être, bien sûr, que fortuite.
Rédigé par : Nath | 26 mars 2013 à 17:35
Rédigé par Maitre Boris le 26 mars 2013 à 02:41
Une petite chose me chiffonne ; pourquoi ne pas conserver le vieux francais quant a la phrase prononcée par le roi Édouard III alors qu’il attachait la jarretière de sa favorite qui l’avait malencontreusement fait tomber.
http://fr.wiktionary.org/wiki/honi_soit_qui_mal_y_pense
Je trouve ca plus "chic" et evoque l'ordre de la jarretiere.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_la_Jarreti%C3%A8re
Rédigé par : Valerie | 26 mars 2013 à 17:35
@ Boris, adamastor
Surtout que les Kerguelen sont au sud, et les pingouins au nord.
Rédigé par : Alex paulista | 26 mars 2013 à 16:52
@Jean-Marie Gresset
Vous semblez oublier - ou ne pas savoir - qu'en matière de financement illicite de campagne électorale le délai de prescription est de trois ans !
Rédigé par : Bélisaire | 26 mars 2013 à 15:12
L'émission "Mots croisés" d'hier éclaire d'un jour très cru la mise en examen de Nicolas Sarkozy.
Henri Guaino persiste et signe ce qui, même s'il est trop brutal dans ses affirmations, est à son honneur. Sur le fond, il n'a pas tort de trouver plus que légères les "charges" retenues contre NS et qui justifient, selon le juge d'instruction, sa mise en examen.
Stéphane Le Foll et Me Collard étaient dignes et sensés, chacun dans son rôle.
Je ne dirai rien de Mme Ottenheimer plus vindicative et superficielle que d'habitude.
Le clou a tout de même été, ridicules lunettes vertes sur le nez, sorte de clown pathétique, Eva Joly.
Cette femme est tellement mue par sa bile et sa hargne quasi universelle qu'elle en arrive à dire des monstruosités sans sembler en être maîtresse.
A deux reprises pour démontrer l'état de terrible corruption où se traîne selon elle notre pays, elle a osé mettre sur le même plan des affaires déjà jugées et des mises en examen, s'asseyant grossièrement sur la présomption d'innocence.
Si bien qu'au fur et à mesure qu'elle parlait pour montrer la courageuse indépendance des juges, elle faisait par l'outrance de ses propos, la démonstration du terrible danger d'une justice confiée à des partisans.
Non, décidément, je ne regrette pas de m'être couché tard hier.
Rédigé par : Frank THOMAS | 26 mars 2013 à 13:43
Je lui marque mon désaccord, je reçois une volée de bois vert de sa part sur mon mail, je me calme pendant une semaine, puis je recommence. »
Savonarole | 26 mars 2013 à 10:16
Cela prouve que le Maître de ces lieux a l’imprudence de lire les commentaires.
Par charité chrétienne ou humanisme républicain (il aime bien cette expression), nous nous devons de le critiquer avec modération, pour lui éviter une « fracture » du myocarde.
Pour ce qui est des compliments, il est bien servi, certains mêmes avouant avoir relié ses billets pour en faire un livre de chevet.
Quoique sur ce dernier point je ne sois pas sûr que ce soit un compliment.
Rédigé par : Tipaza | 26 mars 2013 à 13:33
adamastor 00.57
Je l'ignorais merci, sur ce coup-là je le reconnais j'étais bêtement perroquet LOL
Rédigé par : Pietri S | 26 mars 2013 à 12:51
@ adamastor
"Pourquoi voulez-vous envoyer le brave homme aux Kerguelen ?"
Je pensais au juge Gentil, mais maintenant que vous me le dites, il est évident que NS se plairait dans l'île des pingouins. Celle d'Anatole France, bien sûr... mais aussi celle des TAAF, qui n'abrite d'ailleurs que des manchots.
Par ailleurs, au cas où NS envisagerait une reconversion professionnelle, les Kerguelen possèdent 3500 moutons qui ne demandent qu'à être tondus... Il y a aussi des militaires à commander, et de l'argent à se faire avec le pavillon. En plus, le climat est nettement plus sain qu'à Sainte-Hélène, et le vent plus frais.
Sinon, il y a des loisirs HQE, comme la pêche à la truite, et pendant les vacances, les visites à Michel Rocard en Terre Adélie. Enfin, "le prisonnier de Port-aux-Français", ça sonne encore mieux que le reclus de l'île du diable ! En mai dernier, NS nous a promis qu'on n'entendrait plus jamais parler de lui : c'est donc parfait !
Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour aider notre ex-président ! Au cas où, je joins la fiche de poste.
http://www.youtube.com/watch?v=hdWqOR4siw8
Rédigé par : Boris | 26 mars 2013 à 12:44
Tout porte à croire que l'entourage sarkozyste s'était déjà attribué les postes en 2017, croyant dur comme fer à la réélection de son champion, petits partages du gâteau entre amis n'est-ce-pas, et puis patratas ! Coup de tonnerre et le ciel de la Sarkozie s'obscurcit... Adieu veaux, vaches, cochons... enfin peut-être pas, l'avenir le dira. Et leurs cris n'en finissent pas de retentir, c'est agaçant, un peu de dignité, que diable ! Sarkozy doit rendre des comptes à la justice, une mise en examen ne signifie pas verdict de culpabilité, mais comme dit le proverbe : "Que Dieu me garde de mes amis, mes ennemis, je m'en charge tout seul."
Rédigé par : Camille | 26 mars 2013 à 12:06
adamastor 10.55
Ce qui est rare est précieux : j'ai tellement pris l'habitude des e.crtiques qui me reprochent d'être ce que je suis, sur ce blog, que je vais relire votre message et l'apprendre par cœur LOL
Merci à vous, you made my day, bonne journée LOL LOL
Rédigé par : Pietri S | 26 mars 2013 à 11:14
Monsieur Bilger
Vous êtes attaqué de toutes parts, c'est bon signe, celle d'une réelle vitalité ! face à l'adversité, adopter une attitude offensive est la bonne riposte LOL
Pourquoi ne proposez-vous pas :
- à vos détracteurs les plus virulents, un séjour dans un laogai, ou kwanliso, l'un chinois, l'autre nord-coréen deux très célèbres centres de rééducation.
- à Henri Guaino une participation en guest star à l'une de vos formations "comment s'exprimer en public" ?
Ce pauvre Guaino, hier soir encore sur le plateau de Mots Croisés, à chacune de ses apparitions, de plus en plus nombreuses, fait de plus en plus pitié, l'écouter fait mal : il est inaudible, la qualité de ses propos est totalement occultée par une tessiture voilée, il est nerveux et fébrile comme une jeune fille en fleurs... fanées !
Puisque tout ramène à NS : son entourage a un point commun, comme s'il s'était entouré de deux sortes d'individus :
- des gens de grande qualité mais qui ne brilleraient pas par leur éloquence ou leur présence, qui resteraient dans son ombre, tels Henri Guaino ou Claude Guéant
- des gens sans grande qualité mais des grandes gueules qui porteraient sa parole envers et contre tout et que le ridicule n'atteint jamais, tels Frédéric Lefebvre, Nadine Morano ou Rachida Dati et la liste est longue !
Monsieur Bilger, il faut sauver le Soldat Guaino avant qu'il ne s'atomise tout seul LOL LOL LOL
Rédigé par : Pietri S | 26 mars 2013 à 11:06
Bravo M. Bilger.
Continuez, vous faites honneur à votre profession.
Quel bol d'air !
Rédigé par : jean marc | 26 mars 2013 à 11:02
@Pietri S 08:38
J'aime bien votre réponse. Merci et bonne journée.
Rédigé par : adamastor | 26 mars 2013 à 10:55
@Boris 02:41
Pourquoi voulez-vous envoyer le brave homme aux Kerguelen ? Il suffit qu'il se rendre 55 Faubourg Saint-Honoré, il y trouvera un bel exemple de cet oiseau palmipède que vous citez !
Rédigé par : adamastor | 26 mars 2013 à 10:54