On ne s'ennuie pas, on ne s'ennuie jamais avec Jean-Luc Mélenchon.
Il y a trop de médiocres qui le traitent avec condescendance et qui, de ce fait, amplifient chez lui une rage de parler, une fureur de convaincre. Pourtant, le discours politique insipide dominant aujourd'hui ferait bien de s'inspirer d'une aptitude à la parole et d'une densité du langage qui, quoi qu'on pense du fond, réveillent les citoyens assoupis à force de discours convenus.
Ces propos généralement lénifiants d'adhésion au pouvoir ou même d'opposition à celui-ci semblent compensés par de brutales et fortuites éructations à la Henri Guaino qui n'ont rien à voir avec l'échange démocratique et expriment seulement l'extrême nervosité ou perte de contrôle de soi de leur locuteur.
Ce qui explique l'attitude contradictoire observée la plupart du temps à l'égard de JLM et de son mode d'expression : à la fois reconnaissance de sa puissance tribunitienne mais méfiance et crainte d'une violence et d'une imprévisibilité dérangeantes, tient au fait que le leader du Front de Gauche ne se contente pas de répondre aux questions qui lui sont posées mais, dans le débat, au vif parfois du sujet, dans une empoignade apparemment désordonnée mais très stimulante - par exemple, entre Bernard Guetta et lui sur France Inter -, il formule des interrogations qui s'adressent aux journalistes et sont susceptibles de porter atteinte à la légitimité de principe qu'ils s'octroient. Les médias le questionnent mais il questionne les médias. Cela donne aux entretiens auxquels il est convié un tour singulier : l'eau tiède ne coulera pas et il y aura de la rudesse, de l'abrupt, voire de la grossièreté.
JLM, dont la culture n'a pas besoin d'être ostensible pour être perçue, sent bien toutefois quelle pourrait être l'extrémité choquante d'une volonté de dire à tout prix et qui ne s'encombrerait pas de trop de précautions. Des pulsions orales vindicatives détruisant peu à peu l'envie de débattre et d'en découdre chez le contradicteur. Une victoire par KO mais sans match. Aussi éprouve-t-il assez souvent le désir de théoriser ce qui serait sa méthode pour donner mauvaise conscience aux médias et tenter de constituer ses quelques outrances et maladresses en stratégie.
Il dénonce "les curés médiatiques qui disent comment on doit parler, de quoi on doit parler et à la fin vous êtes des tyrans" et, allant plus loin, il relève qu'il faudrait "s'indigner dans le langage de la bonne société, il faut dire prout prout, parler gentiment". Il ajoute - et c'est l'essentiel - que "le peuple en colère a besoin de dirigeants qui parlent dru et cru"(nouvelobs.com).
Dru sûrement, mais que signifie cru ? La difficulté centrale de toute parole qui a pour ambition de s'incarner intensément dans l'espace est de ne pas dépasser la frontière qui distingue l'authentique, le puissant, le "dru" du vulgaire, insultant et salement "cru". Ce n'est pas facile et rien n'est plus contraire à ce qu'attend et espère le peuple qu'un discours trop négligé et familier qui rabaisserait les citoyens aspirant à l'élévation ou qu'un propos apprêté et précieux créant une distance absurde et inutile entre la parole et son écoute.
Ce que JLM nomme le langage "prout prout" n'est au fond que le vide d'un propos dont l'existence n'est que sonore et qui ne répond pas au défi de la pensée et de la recherche de vérité. Au contraire, pour reprendre l'exemple d'Henri Guaino, quand l'ignorance se mêle à une exaltation et à une surenchère jouissant d'être offensantes et outrancières, on n'est plus dans le cru mais dans le saignant !
JLM échappe le plus souvent à ce risque et force est de reconnaître que celui du langage aseptisé ne le guette pas.
Récemment, sur la liberté d'expression, nous avons eu la confrontation courtoise mais sans complaisance entre Patrick Cohen et Frédéric Taddéï. Avec JLM, nous sommes contraints d'aborder non plus l'éthique du journalisme mais en quelque sorte sa position, voire sa posture. Il est frappant de remarquer qu'il a pris l'habitude de se situer à la fois au-dessus de la mêlée et dans celle-ci. Autrement dit, il se donne le droit de porter des coups mais refuse d'en recevoir. Il me semble qu'à l'avenir il devra arbitrer et donc exclure. Citoyen engagé s'il veut, mais plus journaliste dans l'éther à l'abri de toute atteinte du contradicteur. Questionneur objectif et serein, mais plus militant exprimant dans chaque interrogation son préjugé.
Dans ce registre, à C dans l'air récemment, avec Yves Calvi ce parfait "honnête homme", alors que j'étais en compagnie de trois journalistes pour débattre de la mise en examen de Nicolas Sarkozy et de ses suites, j'ai remarqué comme ils louvoyaient et tentaient de concilier l'information, l'analyse avec l'implication. Comme à mon sens ils tournaient autour de la réalité, j'ai sans doute forcé le trait et pris sur moi de les obliger à sortir de leur fausse neutralité. Certains téléspectateurs me l'ont reproché.
JLM aurait été présent, son parler aurait fait des ravages. Et j'aurais pu modérer le mien.
Je bats ma coulpe. Sans doute suis-je trop attentif à la forme et amoureux du langage et pas assez de ce qui leur donne sens : le contenu. Mais une parole qu'on écoute, c'est si beau, c'est si bon.
Merci JLM!
Puisque Sarko est devenu président en citant Jaurès, M. Mélenchon, que j'ai en haute estime, devrait essayer de citer de Gaulle et parler de la France. ça n'est pas insurmontable, puisqu'il est Français. Je pense qu'en plaçant le mot France dans chacun de ses discours, il pourra recommencer à intéresser les journalistes.
La France forte c'est la France morte !
Rédigé par : gene | 29 septembre 2014 à 21:44
Voilà que Mélenchon et Laurent son allié se tirent dans les pattes.
Pour comprendre Mélenchon il faut relire les textes sur ce que l'on a appelé "Les convulsionnaires de Saint-Médard", ils adoraient être battus, torturés voire crucifiés. Charcot en a savamment parlé.
Rédigé par : Savonarole | 24 août 2013 à 22:52
Je ne comprends pas votre admiration pour Mélenchon. Certes il parle bien. Mais avec ce genre de parole, c'est un type qui vous envoie à l'échafaud en moins de deux, pauvre ennemi du peuple que vous vous révèlerez forcément. On a déjà vu ça : Robespierre, Marat, Lénine, Trotski, Staline, Mao, Pol Pot, etc.
Rédigé par : Grain de poivre | 31 mars 2013 à 22:07
Cher monsieur Bilger, le titre de votre billet est parfait. Car il s'applique à la perfection à la personnalité du bonhomme (enfin, façon de parler car rien n'est moins sûr). En effet voilà un homme, parfait apparatchik du système, qui n'a jamais réellement été en contact avec le vrai monde du travail. Son parcours professionnel est des plus mince, un stage chez Maty, professeur de français quelque temps, mauvais dirigeant d'un journal local qui a coulé sous sa direction, il se caractérise surtout par sa propension à émarger chez le contribuable comme élu, notamment en qualité de sénateur depuis 1986. Autrement dit un parcours qui ne l'a pas vraiment préparé aux réalités de l'entreprise et des aléas de l'économie réelle, mais plutôt aux circonvolutions élocutives, ce que l'on appelle plus trivialement, brasser du vent. Et là, l'homme excelle, jusqu'à la démesure parfois. C'est la seule qualité que je lui reconnaisse, celle de faire de belles phrases. Et par ailleurs, quelqu'un se souvient-il de mesures inestimables prises par cet homme lorsqu'il était ministre ?
Rédigé par : Celtibère | 30 mars 2013 à 10:22
@ Calou | 28 mars 2013 à 19:51
Ce n’est pas une tare mais une complète utopie à laquelle de moins en moins de gens adhèrent.
Autant traiter de salopards les ubermenschs de la finance internationale ne me choque pas plus que ça, autant faire du racisme antiblanc en déclarant que la vue d’un blond aux yeux bleus le révulse est d’une imbécillité crasse. D’autant plus, comme je l’ai dit dans mon précédent commentaire, que le vote des français immigrés (ai-je le droit de dire frisés ou basanés sans tomber sous le coup de la loi ?) ne lui suffira pas pour arriver au pouvoir démocratiquement. L’élection d’Hénin-Beaumont lui en a apporté la preuve. Celle de l’Oise également.
On appelle ça cracher dans la soupe populaire.
Avoir peur de mon voisin ? Ou me voyez-vous dans une telle situation sans me connaître ? Je prends grand plaisir à discuter avec mon voisin par dessus la haie. On peut à l’occasion si l’un de nous deux le désire s’inviter ou s’aider. Mais est-ce pour autant qu’il faut transformer nos maisons en moulins à vent ? Habitez-vous, vous-même, dans une auberge espagnole ?
On peut extrapoler ce raisonnement à l’échelle d’un pays.
Il est quand même étonnant de voir cet homme de gauche luttant soi-disant contre le Grand capital prôner l’ouverture totale des frontières à l’immigration, sachant que c’est le désir des grands groupes financiers ou industriels afin de peser sur les salaires.
Vous voulez que la France éponge l’océan de misère et que monsieur Mélenchon se prenne pour Moïse.
Monsieur Moscovici lui a répondu qu’il ne fallait pas mélanger les torchons et les serviettes.
L’été va être chaud ! Que calou ! comme on dit chez nous au Béarn le béret sur la tête devant un Jurançon bien frais à l'ombre des platanes.
S'il y avait uniformité il n’y aurait plus de diversité.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 28 mars 2013 à 22:17
@ Archibald
Ce n'est pas si simple. Marchais a certes travaillé en Allemagne pendant la guerre dans une usine d'aviation. On n'a pas de certitude sur le volontariat ou non de big Georges, qui y serait peut-être allé par appât du gain.
Bénéfice du doute...
FM oeuvrait alors à Vichy dans un organisme s'occupant de prisonniers français en Allemagne. Peu à peu, il a également contribué à organiser des filières d'évasion et de résistance de ces mêmes prisonniers. Compartimentage d'activité déjà, Mitterrand perçait sous François.
Le doute n'est pas de mise ici, cela dit la deuxième activité a-t-elle vraiment pris le pas sur la première officielle ? en d'autres termes, FM a-t-il pris et quand de grands risques pour sa vie ? Je ne sais pas.
Rédigé par : scoubab00 | 28 mars 2013 à 20:01
Cher hameau dans les nuages,
Si xénophile mondialiste est une tare, que faut-il être ? Xénophobe régionaliste ? Ou mieux, raciste pour son propre intérêt ?
Assurément, deux visions du monde s'opposent autour de JLM. Celle d'un humanisme généreux et pleinement conscient de son appartenance à un même espèce d'une part ; celle d'égoïstes persuadés qu'ils peuvent vivre seuls et malgré tout heureux au milieu d'un océan de malheur de l'autre.
Je plains sincèrement les seconds. Ce ne doit pas être facile de vivre toujours dans la peur de son voisin. Que j'étais malheureux lorsque j'étais xénophobe !
Vous semblez presque regretter que ça ne suffise pas. Mais rassurez-vous, il n'est pas seul. Ce n'est qu'un outil. Lui-même le sait. Et l'Histoire nous le dira un jour ou l'autre, avec ou sans lui.
Rédigé par : Calou | 28 mars 2013 à 19:51
Le franc de gauche
On voudrait faire passer le leader du Front de gauche pour un antisémite.
C'est la der des der, pour pourrir l'atmosphère...
Et rendre le climat un peu plus délétère.
C'est la gauche qui se coupe l'aile gauche pour ne plus se sentir dans l'obligation de prendre son envol.
La peur de s'écraser peut-être ou d'exploser en plein vol ?
Elle jette l'opprobre sur son propre frère !
Après avoir renié tous ses repères...
Il est vrai que les mensonges de la social-médiocratie ne datent pas d'hier...
Mais tout de même, il y a une limite à la mauvaise foi : la Loi.
La Loi dit qu'il ne faut pas utiliser son prochain pour réaliser ses propres fins.
L'instrumentalisation de l'homme par l'homme... est un crime qui n'a jamais profité à personne.
Déni, reniement et oubli de la vérité.
Cela s'appelle une calomnie !
- Antisémite ? Parce qu'il a osé divulguer les fines parties qui se jouent entre nos ministères et les puissances financières ?
- Antisémite ? Parce qu'il a osé rejeter cette partie de lui-même qui n'écoute que ses instincts et refuse d'entendre raison ?
- Antisémite ? Parce qu'il a osé dénoncer la mainmise étrangère ?
Et puis il y a quelque chose de très instructif dans cette insulte... un malus révélateur : on appellera désormais antisémites tous ceux qui s'en prennent à l'argent roi.
Bizarre... bizarre... comme c'est bizarre !
Il n'y a pas plus antisémite que cette étrange assimilation
On appelle ça comment déjà ?
Une diabolisation !
J'ai comme l'impression qu'on sous-entend que le diable est sémite.
Question : lequel des deux protagonistes du jour est à dédiaboliser ?
Le sémite ou l'antisémite ?
Je crois que toute la France a déjà répondu à la question :
L'un des deux camarades ! je vous laisse deviner lequel !
Rédigé par : lejournaldepersonne | 28 mars 2013 à 19:38
Moi ce qui me plaît beaucoup chez monsieur Mélenchon, c'est son analyse des médias.
Il ose dire aux journalistes ce que beaucoup d'élus gardent au fond de leurs poches, de peur ne n'être plus invités ou de faire le "buzz"…
Le temps médiatique met à mal le temps politique.
Les infos 24h /24h ne laissent aucune respiration aux citoyens.
Pauvre Hollande, dix mois après son élection nous le sommons de changer de politique. Sarko a eu droit au même traitement mais pour une autre raison (son "look").
Je ne trouve pas cela correct.
Je souhaite que les idées de monsieur Mélenchon ne voient jamais leur concrétisation, par contre je souhaite qu'il dise et répète, avec ses mots, leur fait aux médias qui à coup "d’infos continues" ne nous informent plus du tout.
Rédigé par : Jean-Paul Ledun | 28 mars 2013 à 19:03
Cher Diogène
Il ne suffit pas d'être dans la moquerie perpétuelle et dans la répétition des arguments que vous avez déjà formulés pour qu'ils soient vrais.
Le seul exemple que vous ayez cité qui soit effectivement véridique, est le "je suis plus instruit qu'eux" (ou vous, selon les personnes en face de lui). Mais pour celui-ci, je ne remettais pas en question sa véracité mais vous faisais remarquer que vous l'aviez sorti de son contexte, chose que vous semblez prendre à la légère. Les récents événements sur le prétendu antisémitisme de JLM aurait pourtant pu être une piqûre de rappel pour un esprit si soucieux de "vérité vraie" que vous prétendez être...
Car, en effet, personne n'a jamais dit aussi clairement que lui "je suis plus instruit que vous", je vous le concède. Ce n'est bien évidemment pas dit comme ça, ce qui de mon point de vue est pire. On préfère de loin étiqueter le co-président du FdG d'épithètes caricaturaux, le reprendre sur ses manières de parler toute méditerranéennes, lui prêter des façons de faire adolescentes (cf la dernière chronique de Rufo sur lui)...
Vous l'apprendrai-je ? Il est des manières plus sournoises d'insulter des personnes. Les élites les manient à merveille. Et vous en usez d'ailleurs dans votre réponse: le "Kronenbourg saucisses", sous votre plume, est censé vouer au mépris ceux qui le soutiennent. Facile, dès lors, d'imaginer les ingrédients qui ne le serait pas à vos yeux : champagne et caviar ? Excusez-moi, c'est vrai, nous n'avons pas les mêmes valeurs, monseigneur...
Dans ce contexte, j'estime qu'il est légitime et même plaisant d'entendre JLM renvoyer ces parangons de vertu sournois dans les toiles qu'ils essaient de tisser autour de lui (et par extension, de ceux qui le suivent).
Car le complexe du peuple face à ses élites n'est jamais loin. On nous la serine tellement, la supériorité des "spécialistes" intellectuels qui polluent l'espace médiatique !
Le peuple, un jour ou l'autre, devra s'en émanciper. Jeter une lumière crue sur l'improbabilité de la supériorité des technocrates formatés du think tank néo-socio-libéral ne peut que l'aider à le faire. C'est une excellente stratégie et j'espère qu'il continuera de l'utiliser. Comme en Amérique du Sud, qu'ils s'en aillent tous !
Car vous semblez accréditer l'hypothèse que JLM manipulerait de pauvres esprits (des CGTistes rougeauds assoiffés de bière et de sang, à coup sûr...). Il serait une rock star et le peuple qui le suit "un adolescent boutonneux" tout prêt à l'acclamer, le regard vide.
Et vous, bien sûr, en négatif, vous incarneriez la raison, l'intelligence, la paternité ? Discours classique de la pensée unique ayant un seul but : décrédibiliser toute parole ou pensée divergente. Est-ce une manière très correcte de fonctionner ? Je ne suis pas d'accord avec vous et je ne vous considère pas pour autant comme un faible d'esprit. Respectons-nous.
Et je vous mets au défi, en effet, de trouver de la part de JLM des attaques sur le physique d'une personne. J'attends toujours avec impatience vos citations, dans leur contexte, bien évidemment, même s'il semblerait que vous ayez des réticences à ce propos...
A l'inverse, il est souvent, lui, attaqué ad hominem. Entre le "vous êtes un clown" de Cahuzac et le "Cahuzacandréou" dont l'a affublé JLM quelques secondes auparavant, par exemple, il y a une nuance révélatrice : tandis que le premier s'attaque à la manière de s'exprimer, à la forme, Mélenchon s'attaque lui au fond, en comparant en une formule les politiques identiques menées par Papandréou et Cahuzac face à la "crise".
Un mot enfin de cet épisode d'Hénin-Beaumont que vous vous complaisez à décrire comme un échec, bien que vous vous en défendiez. 1000 voix de plus sur 18 000 électeurs, ça fait combien en pourcentage ? Pour une force politique nouvelle (il n'y a pas que Mélenchon, vous tendez à l'oublier... seriez-vous victime de la personnalisation médiatique du pouvoir ?), dans un contexte où le candidat s'est fait insulter copieusement, de l'extrême droite à la gauche socio-libérale, en trois semaines... Permettez-moi de vous dire qu'à sa place, je me satisferais de ce "peu" et même de moins !
A moins que vous n'ayez une vision romantique du révolutionnaire et estimiez qu'il suffit de claquer des doigts pour réunir les suffrages de tous... Qui de nous deux serait alors le plus naïf ?
La gauche socio-libérale, à force de considérer le peuple comme un enfant indocile avec lequel il faudrait faire de "la pédagogie", en niant son éducation et sa capacité à savoir ce qu'il veut (quelles que soient ses opinions politiques) se coupe de lui et de la réalité.
Voilà, peut-être, pourquoi il lui est si difficile, à cette gauche, de renvoyer les "aboyeurs" à ce qu'elle pense être de la pauvreté d'esprit. Car elle ne peut qu'en manquer singulièrement pour ne pas voir ce qui lui pend au nez.
Rédigé par : Calou | 28 mars 2013 à 18:45
@Archibald
Vous avez déjà pensé à faire du yoga ?, j'ai l'impression que vous auriez besoin de vous détendre les neurotransmetteurs. Ce n'est plus qu'ils ont l'air fébriles c'est qu'ils sont surtout proches de leur point de rupture, j'ai la sincère impression.
Je pense que je vais m'absenter un certain de temps de ce blog (voire plus qu'un temps certain) car beaucoup, je trouve, atteignent avec allégresse ces derniers temps un point de fulmination proche du non-retour, mais vous en êtes l'apogée, je vous décerne la palme.
Bonne continuation sur ce blog à tous, il part bien en sucette et je pense que ce n'est qu'un début.
Rédigé par : Carl+Larmonier@Archibald | 28 mars 2013 à 18:11
Diogène,
Votre haine ou votre mépris pour Jean-Luc Mélenchon (ou les deux) semblent ponctuer votre argumentation, si j'ose appeler ainsi votre discours, comme un métronome.
Que Mélenchon ne soit pas seul dans son camp, je suis heureux de l'apprendre; je n'avais pas remarqué.
Que des intellectuels partagent son analyse, nous en sommes d'accord.
Dans le milieu, Mélenchon est, pour ce que j'en vois, le seul capable de tenir tête et de soutenir un raisonnement cohérent face aux "stars" de la politique française.
Que ses chances de convaincre existent, c'est une autre paire de manches.
Je trouve plus constructif de soutenir la partie défendable des propos d'un homme politique de combat que de les descendre pour le plaisir.
Mais proposez vos preux chevaliers, on les écoutera avec attention. A vous lire, vous semblez n'en avoir aucun.
Rédigé par : Christian C | 28 mars 2013 à 17:44
@ Archibald
Les "collaborationnistes" désignent les soutiens idéologiques français de l'idéologie nazie : Doriot, Déat, Alphonse de Châteaubriant et consorts. Donc pas Pétain, et encore moins Marchais et Mitterrand.
Quant à Mélenchon, il a fait dimanche un bien beau discours, ce qui embête visiblement pas mal de monde, ici et ailleurs. Je retiens de ses propos cette pique au parti solférinien : "Nous n’avons pas passé trois jours à nous épier, à nous répartir des baronnies et des féodalités à venir"... Et aussi son : "Laurence Parisot a conspiré contre la patrie", qui fait penser au "Clavière a conspiré partout où il a respiré" de Robespierre à Garat. A vrai dire, ça me réjouit.
Quant aux défauts de JLM, ils sont sans doute nombreux, à commencer par l'emphase, mais un autre tribun avait à peu près les mêmes : celui à qui la nature avait donné en partage les formes athlétiques et la physionomie âpre de la liberté...
Comme Danton et Jaurès ne sont plus là, Méluche est le seul à pouvoir faire exploser le PS et à donner naissance à un véritable parti de gauche. Il est grand temps !
Rédigé par : Boris | 28 mars 2013 à 17:24
@ Jean-Marc
N’avez-vous jamais remarqué sur votre avis d’imposition que l’ensemble des revenus de votre foyer fiscal, indiqués en haut de la page 2, dont la somme représente le revenu économique (supposons pour faire simple que vous êtes salarié) est supérieur au revenu imposable indiqué en dessous ? La différence est relativement faible car l’administration fiscale vous octroie généreusement 10% d’abattement.
Le taux supérieur d’imposition est actuellement de 45 %, le bouclier fiscal à 50% ne concerne essentiellement que les personnes assujetties à l’impôt sur la fortune.
Si vous touchiez des dividendes, vous sauriez qu’ils bénéficiaient encore il y a peu d’un abattement de 40%. Pour 100 de dividendes empochés, 60 de revenu imposable.
Les personnes à très haut revenu, qui cumulent salaires, dividendes, plus-values de toutes sortes et revenus du capital, ont la possibilité grâce aux niches fiscales et aux possibilités multiples d’optimisation fiscale, qui nécessitent la compétence de spécialistes, d’augmenter substantiellement la différence entre revenu économique et revenu imposable. Faisant baisser fortement le seuil d’activation du bouclier fiscal. Ces personnes sont ainsi imposées à 50% sur leur revenu imposable, mais à un pourcentage très inférieur sur leurs revenus réels.
Les années 2011 et 2012 sont le jackpot pour les très riches : bouclier fiscal toujours en place, et allègement immédiat et important de l’ISF. Cette dernière entourloupe de l’ère Sarkozy permettra d’après certains spécialistes à Madame Bettencourt par exemple, de voir ses impôts diminuer de 40 à 10 millions d’euros. Merci qui ?
On ne parle ici que d’optimisation fiscale légale.
Mais si je faisais du mauvais esprit, je dirais qu’il existe une optimisation fiscale très efficace. Celle qui consiste à refiler en douce des enveloppes de liquide pour financer une campagne électorale, pour s’attirer la sympathie d’un ministre des finances et pouvoir frauder le fisc à l’abri des contrôles.
Et la fraude fiscale, c’est tout de même entre 60 et 80 milliards par an.
Voila pourquoi, nous autres, vivons au-dessus de nos moyens, qu’il faut dérembourser les soins et baisser les retraites.
Rédigé par : Claude L | 28 mars 2013 à 16:38
@ Calou
Monsieur Mélenchon est un xénophile mondialiste revendiqué. Il fait ses meilleurs scores dans les couronnes des grandes villes. Grand bien lui fasse.
Il n'ira au-delà que par des crachats, coups de gueules et de mâchoires.
Cela ne suffira pas.
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3Xsdo4GcClE#!
Rédigé par : hameau dans les nuages | 28 mars 2013 à 16:29
@Christian C
Il n'entre pas dans mes intentions de vous blesser, pas plus qu'un autre d'ailleurs. Ce serait stupide de ma part.
Le "ne dites pas n'importe quoi" n'était quand même pas sans rapport avec ce que vous écriviez. Des erreurs factuelles manifestes. A propos des imperfections du traité de Lisbonne que Mélenchon serait le seul à souligner. Ça ne correspond pas à la réalité. Il ne faut donc pas l'affirmer. C'est ce que j'appelle les formules automatiques. Un sympathisant FN vous fait la même coloriée autrement. Sur les traités européens, les déficits et la dette, lisez Emmanuel Todd, Olivier Berruyer, pour ne parler que de ceux-là et revenez nous dire qu'il n'y a que Mélenchon sur le sujet. Pour les autres politiques, je ne veux pas m'y référer tellement c'est insipide et convenu.
Sur la dette et les déficits, pour ne prendre que ces deux sujets, il y a des gens qui disent des choses intéressantes et surtout probablement réalisables. Quand on comprend un tout petit peu ces sujets et qu'on écoute Mélenchon en parler, on est mort de rire.
Rédigé par : Diogène | 28 mars 2013 à 15:29
@Calou
Je ne retire pas une virgule de ce que j'ai dit depuis longtemps de Mélenchon. Les exemples que je prends pour étayer mes jugements ne sont jamais faux. Il a bien dit "je suis plus instruit que". Quel que soit le discours dans lequel s'insère une telle assertion, on ne peut que trouver ça comique. Je n'ai jamais entendu un concurrent ou adversaire de Mélenchon se dire plus instruit que lui, ce que je ne manquerais pas de trouver également aussi ridicule. M'est avis d'ailleurs que le "je suis plus instruit que" est à l'usage de son auditoire. Par où Mélenchon s'assure sa légitimité et son autorité sur lui.
Quant aux vérités que Mélenchon pourrait détenir, il m'a semblé qu'il peinait quelque peu à le faire reconnaître aux électeurs qui, sortis des rassemblements Kronenbourg-saucisses n'ont de cesse de renvoyer votre tribun de carnaval à ses études.
L'épisode Hénin-Beaumont ne me réjouit en rien. C'est un fait et je le souligne. Je sais bien que c'est cuisant pour les adorateurs de Mélenchon. Mais il ne faut pas se priver de rappeler que ce matamore n'a pas réussi à devancer Marine Le Pen dans un bastion acquis à la gauche. On peut toujours battre sa coulpe sur la poitrine des autres mais les faits sont les faits. Je sais depuis longtemps déchiffrer les résultats d'un scrutin et la "plus forte progression" dont vous faites état, c'est dans vos rêves. Les progressions d'un scrutin à l'autre se donnent à voir toutes choses étant égales par ailleurs.
Et pour les attaques sur le physique de ses concurrents, j'espère que vous voulez plaisanter quand vous dites qu'il n'existe pas trace de ça dans le discours mélenchonien. C'en est une des constantes et ça fait partie des choses qui me rendent Mélenchon odieux. "Belle âme" qui ne s'en défend pas. Belle âme est à Mélenchon ce que "bien-pensance" est à une partie de la droite et à l'extrême droite. Je n'ai jamais compris la difficulté qu'il y avait pour la gauche de gouvernement à renvoyer ces aboyeurs à la pauvreté de leurs discours.
Rédigé par : Diogène | 28 mars 2013 à 15:06
Dans L’Express des 24 et 31 juillet 1978 (numéros 1411 et 1412) J.-F. Revel avait cosigné avec Branko Lazitch, l’un des plus grands spécialistes de l’histoire du communisme, un long récit intitulé « La vraie vie de Georges Marchais ». Ils y relataient la collaboration volontaire de Marchais avec l’industrie de guerre de l’ennemi chez Messerschmitt en 1942, ce dont Lazitch devait trouver la preuve matérielle en 1980. Les curieux ont eu, à ce propos, l’occasion d’admirer une édifiante coïncidence : les deux chefs historiques de la gauche française des années soixante-dix et quatre-vingt, Georges Marchais et François Mitterrand, ont l’un et l’autre eu sous l’Occupation des activités que l’on considérait alors, d’un avis assez général, comme collaborationnistes, même si Mitterrand passa sur le tard à la Résistance. Virage qu’il n’est certes pas le seul vichyste à s’être en temps utile et de justesse avisé de prendre.
Rédigé par : Archibald | 28 mars 2013 à 15:05
Diogène,
Votre courtoisie, dont le fil est visible au travers de la trame de votre commentaire, irait-elle jusqu’à préciser votre formule : « Je ne comprends malheureusement rien à ce que vous dites car on y trouve trop de formules automatiques, probablement préparées pour d'autres sujets » ?
Toujours par courtoisie, je précise : la comparaison entre Jean-Luc Mélenchon et Georges Marchais ne me semble pas légitime, car l’un avait fondé son fonds de commerce sur la technique de la savonnette, consistant entre autres à répondre à une question portant sur un sujet précis en y apportant une réponse ayant trait à tout autre chose, comme la météo ou tout autre sujet plus ou moins futile, tandis que Mélenchon répond avec sérieux et précision aux questions.
« Ne dites donc pas n'importe quoi ». Encore merci. Il vaut mieux savoir d’emblée à qui l’on a affaire. C’est fait, pour moi comme pour les autres lecteurs de ce blog.
Trop de formules automatiques, écriviez-vous. Un expert.
Rédigé par : Christian C | 28 mars 2013 à 14:44
@Christian C
Je ne comprends malheureusement rien à ce que vous dites car on y trouve trop de formules automatiques, probablement préparées pour d'autres sujet.
En revanche, je ne comprends pas la notion de légitimité à propos de la comparaison Marchais/Mélenchon.
Ensuite, faire de Mélenchon "probablement le seul à l’avoir stigmatisé depuis longtemps le traité européen". Une vraie rigolade. On pourrait remplir toutes les gares parisiennes avec la littérature dédiée à la dénonciation des traités européens, qu'elle vienne des politiques ou d'ailleurs. Ne dites donc pas n'importe quoi. La parole militante a ceci de particulier qu'elle ignore qu'elle est d'abord militante, donc biaisée et quelquefois très peu sérieuse.
Rédigé par : Diogène | 28 mars 2013 à 14:22
@Claude L
Vous ressortez à chaque intervention un nouveau terme !
Je ne connais que le revenu imposable, tout comme le fisc d'ailleurs.
Vos certitudes portaient sur le fait que je ne maîtrisais pas l'optimisation fiscale.
Je vous repose une dernière fois ma question : comment quelqu'un qui n'est imposé qu'à 16% peut se prévaloir du bouclier fiscal ?
Vous manipulez les chiffres, les mots et les personnes et voilà ce qu'est un mensonge.
Rédigé par : Jean-Marc | 28 mars 2013 à 13:44
Cher Diogène,
Permettez-moi de revenir sur certaines de vos approximations sur la personne de JL Mélenchon qui ne peuvent être, je n'en doute pas, le fruit d'un a priori idéologique...
Si le fait que Jean-Luc Mélenchon apparaisse à certains comme précieux soit comique à vos yeux, je ne puis rien y faire. Vous avez votre propre prisme. Je partage pour ma part celui de l'auteur de cet article, qui n'est pourtant pas connu pour compter parmi les soutiens de l'homme qui nous intéresse ici.
Vous moquez la légendaire modestie de JLM en lui empruntant une citation sortie de son contexte. Outre le fait que les récents événements auraient pourtant dû vous prémunir de tels procédés malhonnêtes, je vous invite à revoir les vidéos dans lesquelles il s'est risqué à ce genre de déclaration. Ce n'est pas de ses contradicteurs dont il se défie, ce sont des personnes qui prétendent avoir sur lui une quelconque supériorité d'esprit du fait de leurs curriculum vitae qui en font des soi-disant spécialistes de certaines questions. En remettant ces technocrates bouffis d'orgueil qui ressassent sans cesse les mêmes litanies, il ne fait aucunement référence à ses diplômes en philosophie. Il rappelle que la culture élitiste ne détient pas le monopole des vérités.
Par ailleurs, vous prétendiez ne pas vouloir le caricaturer... C'est raté ! Vous avez pour ce faire complaisamment confondu attaque sur les idées et attaque sur les personnes et je vous mets au défi de trouver de lui une citation, située dans son contexte, qui attaque physiquement une personne. Quant à la citation sur les salopards, vous tombez dans le même piège que celui où une meute de politiciens et journalistes sont tombés, en lui en attribuant l'origine: il s'agit de l'oeuvre de l'un de ses conseillers.
Mais quand bien même les aurait-il proférés qu'il aurait été en droit de faire cette référence culturelle à l'un des plus grands films du patrimoine cinématographique. A moins que l'on considère, comme vous semblez le faire, que les personnes qui accablent en ce moment Chypre de mesures violentes et antidémocratiques ne soient pas des salopards. Pour ma part, c'est un moindre "mot", si je puis me permettre ce calembour.
Vous avez l'air d'être très mal informé sur les positions de JLM en ce qui concerne Chypre (mais peut-être n'avez-vous pu l'entendre dans le torrent de boue médiatique continu qui tente de l'ensevelir) aussi je vous propose d'aller directement à la source, sur son blog. Vous vérifierez ainsi qu'il sait tout à fait quoi faire. On peut ne pas être d'accord avec lui, mais on ne peut pas nier qu'il ait des propositions très concrètes sur la question.
Enfin, pour ce qui concerne Hénin-Beaumont, épisode qui semble vous réjouir au plus haut point (des affinités avec une oratrice vulgaire et dépourvue de culture républicaine ?), vous semblez ignorer qu'il est le candidat qui enregistre la plus forte progression sur ce territoire. Alors, forcément, je ne peux pas vous en vouloir.
Rédigé par : Calou | 28 mars 2013 à 13:35
@JC Leonard
Vous ignorez singulièrement les faits pour vous permettre d'aboyer vos reproches en père la morale : depuis quand Jean-Luc Mélenchon serait-il devenu la référence de l'auteur de ce blog ? Vous délirez ! Décidément, ce n'est plus un espace de commentaires, c'est un chenil ! Vous débarquez en vous autorisant la distribution de bons points sur l'attitude des uns et la pensée des autres. La gratuité de vos remarques est insupportable dans un espace où, si vous ne l'avez pas remarqué, nous croisons le mot parfois vivement, mais en nous efforçant de respecter la langue et de construire un argumentaire. Vous êtes pauvre de l'un et de l'autre. Vous devriez garder le silence et apprendre. Ce besoin qu'ont les fats de polluer l'atmosphère est proportionnel au plaisir de penser des curieux, et M. Bilger pourrait trier le bon grain de l'ivraie, comme d'autres le font, tant la vacuité de votre intervention est consternante. Au lieu de baver des sottises, remerciez-le donc de vous offrir une tribune dont l'espace, sans vous, serait plus agréable.
Rédigé par : Archibald | 28 mars 2013 à 13:22
Pietri S,
Votre dernier commentaire est éclairant. Vous êtes intervenue auprès de Madame Bilger, donc hors commentaires, pour lui donner instruction de corriger mon « erreur » ? J’ai bien lu ? Ceci veut dire qu’au surplus de l’inondation de commentaires que nous vaut votre pensée inégalable, vous communiquez en plus « en direct » ? Madame Bilger, je vous plains.
Je vais vous livrer un tuyau : j’ai, dans un commentaire du 25 mars je crois, appelé Patrice de Maistre, ex-gestionnaire des sous de Madame Bettencourt, Philippe de Maistre. Rendez-vous compte ! Et vous n’avez rien vu ? Mais que fait la police ?
J’évite soigneusement, Madame, et depuis le début de vos interventions sur ce fil, de réagir à vos commentaires. Alors, je vous en prie, si vous avez envie de réagir aux miens, faites-le. Si vous contribuez au débat, c’est très bien, et je suis convaincu que l’immense majorité des fidèles lecteurs du blog de Philippe Bilger s’en réjouiront, tant ils sont friands, que dis-je, gourmands de vos interventions comme ils le sont des miennes. Dût votre modestie en souffrir, on n’a pas croisé en effet jusqu’à votre entrée céans, auteur plus délicieux, à la pensée plus édulcorée et synthétique que celle de tous les intervenants précédents. En contrepartie, si vous pouviez épargner au pauvre lecteur vos jérémiades sur les fautes d’orthographe, vos réclamations sur les erreurs de syntaxe, vos protestations sur les confusions de prénoms, et autres composants plus essentiels les uns que les autres à l’expression d’une opinion, cela serait, j’en suis convaincu, bénéfique à la sérénité ambiante.
Je terminerai en dérogeant à la règle que je me suis fixée.
Vous avez posté un commentaire sobrement intitulé : « Pour cesser de lire des âneries et pour faire simple ». Sachez avant tout combien votre public nombreux vous est reconnaissant de combler ses lacunes, toujours trop nombreuses, et de rectifier ses erreurs de raisonnement, toujours préjudiciables. Sachez aussi que vous avez commis -une fois n’est sûrement pas coutume- une grave erreur d’analyse en tentant de nous démontrer l’ampleur de vos connaissances du monde économique. Ce qui a déclenché la crise des subprimes (dont le rapprochement avec le mot surprimes est curieux), c’est le taux directeur de la Federal Reserve Bank, maintenu à un niveau artificiellemnt bas (1%) depuis 2004 afin d’éviter aux Etats-Unis une dépression majeure. Ces taux ont attiré vers l’investissement immobilier d’innombrables ménages américains qui n’auraient pas, sans ces taux ridicules, accédé à la propriété. Suite au gonflement de la bulle immobilière, particulièrement à partir de 2006, le relèvement des taux directeurs de la FRB au niveau de 5% en 2007, combiné à la formule d’amortissement d’emprunt la plus utilisée aux Etats-Unis (remboursement des intérêts au début sans remboursement du capital), a débouché pour les emprunteurs sur une hausse drastique de leurs mensualités, les rendant incapables de rembourser. Face aux nombreuses actions de saisie suivies de ventes aux enchères, la bulle immobilière a explosé, conduisant à la crise. L’autre facteur déterminant a résidé dans le phénomène de titrisation de ces créances immobilières, débouchant sur les pertes colossales résultant pour les établissements financiers dans la dépréciation de leurs titres représentatifs de ces créances.
Mais de rien, Pietri S. C’est cadeau.
PS : Encore un oubli de ma part : mes connaissances (remarquables, cela ne vous aura pas échappé) sur la crise des subprimes arrivent en droite ligne de la fiche Wikipédia qui y est consacrée. Très bien faite, cette rubrique. Pensez-y !
Rédigé par : Christian C | 28 mars 2013 à 13:16
Diogène | 28 mars 2013 à 10:40
"Si on ne comprend pas que JLM joue le rôle que jouait un certain Georges Marchais dans les années 70 et 80, "
C'est Paulette ou Liliane dans la phrase : « J'ai dit à ma femme : fais les valises, on rentre à Paris »
Rédigé par : Catherine JACOB@Diogène | 28 mars 2013 à 12:44
Le Parler Montebourg n'est pas mal non plus.
"Et après ça, tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont tout le monde se fout ! Tu gères la France comme le conseil municipal de Nantes !"
J'imagine le Pape François causant comme ça avec un de ses cardinaux qui le met en colère.
Et Louis XIV et Napoléon et Obama et Merkel, mais oui Merkel.
Je n'arrive pas à imaginer Hollande et quelques autres Anges de la Parole et de l'Ecrit s'exprimant aussi dru et aussi cru.
Rédigé par : bernard | 28 mars 2013 à 12:32
Diogène,
Votre comparaison Georges Marchais/Jean-Luc Mélenchon me paraît un brin illégitime, mais c’est votre appréciation.
Si je déplore comme vous les excès de langage de l’homme politique, je respecte la rigueur de son raisonnement et la rectitude de son expression.
Quand il souligne les incohérences de la construction européenne, il est probablement le seul à l’avoir stigmatisée depuis longtemps, ainsi que le déni de démocratie consistant pour le gouvernement français à ratifier le traité de Lisbonne que les urnes avaient retoqué.
Le défaut majeur de ce traité mis en cause par Jean-Luc Mélenchon, est l’absence d’harmonisation fiscale et sociale de cette Europe hétérogène et bancale, qui favorise les développements erratiques d’un capitalisme financier aux mécanismes destructeurs de l’économie réelle.
Que le bon peuple ch’ti ait eu pour Marine les yeux de Chimène, sous l’impulsion de ressorts nationaux qui n’ont que peu à voir avec le sujet, serait peut-être de nature à vous inquiéter plutôt qu’à vous réjouir.
Rédigé par : Christian C | 28 mars 2013 à 12:13
Christian 9.38
Madame Bilger ne me démentira pas, cette correction a été faite à ma demande, polluer les oreilles de certains est suffisant, inutile de polluer nos yeux !
Rédigé par : Pietri S | 28 mars 2013 à 12:08
@ Pietri S
David Guetta l'homme aux deux notes
Ma chère S, sachez que c'est comme le blues et ses trois accords : moins il y en a et plus c'est difficile de les placer juste. Et quand ça veut bien sonner et que la muse est bienveillante, alors là c'est magique.
Look a here, Bill, I'd come to you one day
I was tryin' to make a way
And you was cryin' and you told me
One day you would tell me
who you were cryin' for
Who were you cryin' for?
Pouvez pas comprendre.
Rédigé par : scoubab00 | 28 mars 2013 à 12:00
Jean-Luc Mélenchon, c'est Monsieur Bilger qui en parle le mieux. Il faut lire et relire la première phrase de ce billet "On ne s'ennuie pas, on ne s'ennuie jamais avec Jean-Luc Mélenchon".
Si on ne comprend pas que JLM joue le rôle que jouait un certain Georges Marchais dans les années 70 et 80, on ne comprend pas le reste. Quant à l'équation personnelle de JLM qui en ferait soi-disant, sous le rapport de la culture personnelle et de l'expression, un être à part et précieux dans le champ politique, c'est juste comique.
JLM dans sa légendaire modestie ne rate pas une occasion de dire qu'il est "plus instruit" que la plupart de ses contradicteurs.
Je n'ai pas envie de caricaturer Mélenchon, il est capable de s'en charger et le fait très bien. Il reste que en dépit de Mélenchon, il n'est pas absolument nécessaire d'être licencié en philosophie pour intégrer que l'outrance et l'attaque ad hominem, quand ce ne sont pas clairement des élucubrations sur le physique des personnes, n'ont rien à faire dans le débat public. Et la nécessité du parler clair n'a rien à voir dans tout ça.
On n'a rien dit quand on a expliqué que le plan concernant Chypre n'a été concocté que par une équipe de "salopards" dont bien entendu le ministre français serait un des membres. Le politique responsable que Mélenchon prétend être n'a pas trouvé une minute pour dire ce qu'il aurait fait à leur place sur ce sujet précis. C'est pourtant là que comme d'autres je l'attends. Enfin, je l'attends...
Derechef, il ne serait pas complètement inutile de se demander si nous avons quoi que ce soit à gagner dans la révérence aux imprécateurs fous tels que Mélenchon.
La diction de Mélenchon ne me dit rien de la direction vers laquelle il nous conduirait si, ce qu'à Dieu ne plaise, il disposait de quelques divisions.
La rhétorique mélenchonienne, c'est un peu l'armure des chevaliers français à Azincourt. Brillante, lourde et inutile.
Il l'a d'ailleurs éprouvé à Hénin-Beaumont. Que l'occasion n'ait pas suffi à le ramener à un peu plus d'humilité, c'est autre chose. Ou pour le dire autrement, c'est mélenchonin.
Rédigé par : Diogène | 28 mars 2013 à 10:40
@ Jean-Marc
Pour faire précis, on parle de revenu économique. Je n’arrive pas à me faire à cette expression. Je vous remercie de me laisser mes certitudes, je n’ai pas la prétention de vous enlever les vôtres.
@ Scoubab00
Je n’ai pas parlé de scientifiques. Nombreux sont les économistes qui expliquent que la science économique n’existe pas. Et peut-on parler de scientifique pour un prix Nobel comme Joseph Stiglitz qui répète en boucle que la politique d’austérité menée en Europe (et combattue par Mélenchon) est totalement mortifère ?
Au-delà des subprimes que tout le monde connaît, et de la toxicité des produits dérivés qui ont envahi la finance, il y a un phénomène qui n’est pas contestable, c’est que les deux crises majeures, des années 30 et d’aujourd’hui, correspondent à deux pics dans l’accumulation de la richesse. Un double phénomène se met en place, stagnation voire asphyxie de la consommation des ménages d’un côté (premier moteur de l’économie) accumulation de richesse ne trouvant plus à s’investir dans l’économie réelle.
Pourquoi croyez-vous que Roosevelt, qui n’est pas à proprement parler un bolchevik, a porté le taux marginal d’imposition pour les plus riches à 90 % ?
La différence entre Roosevelt et Hollande, c’est qu’actuellement, les très riches continuent de s’enrichir, malgré la crise.
Rédigé par : Claude L | 28 mars 2013 à 10:21
Cher Monsieur,
Vous ne manquez pas d'air ! Les journalistes "louvoyaient" et vous avez été contraint de les pousser dans leurs retranchements. Ah si Mélenchon - votre nouvelle référence après Sarkozy en son temps, Hollande en un temps plus proche mais dépassé - avait été sur le plateau, vous n'auriez pas été contraint à cette attitude !! Il aurait fait le boulot. Mais de qui vous moquez-vous ? Vous avez été ridicule par excès d'agressivité et manque d'objectivité, c'est tout.
Un simple conseil : sur les plateaux de télévision vous n'êtes pas dans le monde de votre blog, adulé - "mon cher Philippe qui écrivez si bien" - par une large majorité de thuriféraires. Quand vous sortez du bois ne soyez pas surpris de prendre des coups.
Rédigé par : JC Léonard | 28 mars 2013 à 10:14
@Carl+Larmonier
Il est inutile d'étaler vos lectures de chevet, ou de vous justifier à travers des commentaires falots, dont vous m'excuserez de ne pas conserver l'inutile souvenir. Revenons aux faits. Sur l'une de mes interventions, vous vous êtes permis de commenter, au mieux maladroitement - relisez-vous, vous avez failli être méchant avec votre petit serpent -, au pire en écrivant des sottises - l'esprit n'est malheureusement pas l'élégance du verbe la mieux partagée. Je n'ai fait que vous répondre. La réponse à une sottise ne qualifie pas une personne, elle propose une lecture différente de l'argumentaire avancé. Si vous vous sentez offusqué par les arguments d'autrui, ne vous livrez pas à la discussion, je ne vous ai pas insulté (sinon je n'aurais pas été publié, et ce fort justement, par notre hôte) ! Et cessez de geindre, ce blog étant un des rares de bonne facture, la moindre des choses est d'essayer de se mettre à sa hauteur.
Rédigé par : Archibald | 28 mars 2013 à 10:12
Pietri S,
Je me confonds en excuses, je me prosterne à vos pieds, je demande pardon à genoux si j'ai écrit David en pensant Bernard.
Une âme charitable (Madame Bilger, certainement) a eu la gentillesse de réparer ma bévue, puisque la faute inexcusable que vous me reprochez a disparu.
J'espère néanmoins que cette confusion ne perturbe pas votre santé ; à la lecture de votre énième commentaire, j'en doute ; j'ai visiblement sous-estimé le mal qui vous atteint.
Encore une fois pardon ! Bon rétablissement, car vos leçons d'économie nous feraient défaut.
PS : David Guetta est le demi-frère de Bernard, ce qui n'excuse rien.
Rédigé par : Christian C | 28 mars 2013 à 09:38
Plutôt d'accord avec le commentaire de Laboca 1.06 re JL Mélenchon tribun, fin et cultivé, d'autant plus présent, il fait le buzz : en face il n'y a personne, que des ventres mous, qui ont peut-être (à voir) du potentiel mais ni compétence, ni expérience ce dont l'économie a désespérément besoin.
La fuite des dir'cab serait dit-on dans certains milieux autorisés, la raison/conséquence de ces apprentis... qui refuseraient tout apprentissage, ils prétendraient que puisqu'ils ont le pouvoir ils sont compétents... compétence que nous constatons régulièrement, à nos dépens.
Facile dans cette configuration pour JL Mélenchon qui a du talent, de la compétence et de l'expérience de briller ! Il est le chéri actuel, il est tendance, il alimente les médias qui craignent le vide !
Re la participation de Monsieur Bilger que nous avons été nombreux/sommes nombreux à suivre grâce aux multi diffusions de cette émission sur France 5 ou sur iTélé : il est, à mon avis, "victime" de son éducation/savoir-vivre : il n'impose pas sa parole LOL il prend la parole quand on lui la donne, il ne s'exprime pas "over" les autres pour les faire taire, il écoute et ne se contente pas de rebondir sur les propos tenus par les autres en les délayant d'une voix forte... et comme ce mode de partage de la parole n'est plus du tout en vogue sur les plateaux télé, c'est à celui qui parlera le plus fort, la voix de Monsieur Bilger est, hélas, souvent inaudible.
Quant à N. Sarkozy et son affaire, ceux qui en parlent le mieux ce sont ceux qui ignorent, comme nous tous, le contenu du dossier, et qui sont dans le domaine de l'affectif le plus éhonté prenant comme en otage la République. Les propos de Henri Guaino sont indignes de ce grand républicain qui se réclame du gaullisme le plus pur.
Depuis, des menaces de mort ont été adressées au Juge Gentil... On peut dès à présent imaginer tout ce qui va en être dit...
Pendant ce temps un ex-président de la République se permettait de l'étranger, de l'Europe, de critiquer à mots à peine voilés son successeur, du jamais vu ! Indignité absolue !
La République Française ne vacillera pas, mais elle est aussi ridicule que l'est l'Italie ou tout autre République bananière, pas de quoi pavoiser !
Rédigé par : Pietri S | 28 mars 2013 à 09:18
Pour cesser de lire des âneries et pour faire simple :
Pour financer leur consommation les Américains s'endettent à des niveaux inconnus en France, ils n'épargnent pas ou peu, en contrepartie ils mettent leur bien immobilier en gage, garantie pour les banques qui mettent le bien en vente si le débiteur ne paie plus MAIS alors que le marché immobilier était en hausse continue depuis des années, ils s'est subitement effondré...
...et un jeu de dominos se met en place.
La vente des biens immobiliers entraîne l'effondrement de la valeur de ces biens, cette perte de valeur entraîne un manque à gagner pour tous les acteurs.
La FED (banque centrale américaine) encourageait le crédit facile à tout-va pour relancer l'économie ce qui a permis à des Américains modestes de devenir propriétaires moyennant des prêts à surprime, 'subprimes', à des taux faibles au démarrage, le taux pouvant atteindre 18% après 3 ans = ces taux faibles dépendent de la valeur du bien immobilier, plus la maison a de valeur, plus le taux est faible... inversement dans un marché immobilier qui s'effondre le bien perd de sa valeur, et le taux d'intérêt flambe.
Les foyers n'ayant plus les moyens de rembourser, les organismes de crédit ont été eux aussi déclarés faillis : les biens en gage avaient une valeur inférieure à celle de départ... ce qui a mis en place un mécanisme de contamination...les banques nombreuses à avoir investi dans ces organismes de crédit, hautement profitables lorsque le marché immobilier est en hausse, sont contraintes de vendre leurs actions, ces cessions gigantesques d'actifs (offre >demande) provoquent la chute des valeurs sur les marchés financiers etc etc.
Rédigé par : Pietri S | 28 mars 2013 à 08:26
@ JMT
« Mélenchon ? Ah oui, ce licencié de philosophie, je gage ? A 40.000 € d'indemnités politiques mensuels, dit-on. »
40 000€/mois dites-vous ? Franchement vous m’étonnez. N’a-t-il pas dit lors de l’émission C politique que s’il ne s’était pas rendu aux obsèques d’Hugo Chavez dont il ne cesse de vanter les mérites, c’était essentiellement parce que cela aurait coûté trop cher ?
Alors si en plus d’être un cumulard d’indemnités, il est aussi radin, où va-t-on ?
Rédigé par : Achille | 28 mars 2013 à 07:23
JMT 23.31
"€40 000/mois d'indemnités politiques" le "dit-on" n'est pas superflu.. mais le mal est fait, le venin étalé !
Monsieur Bilger votre blog est désormais fréquenté par des jaloux, aigris qui à la sortie de leur e.café du commerce viennent baver leur bile... sans jamais avoir aucun doute que des certitudes, sinon ils vérifieraient leurs propos, et sauraient que les indemnités politiques des élus sont plafonnées... si aucun n'est réellement digne du moindre respect, charger leur barque par des âneries n'a aucun sens.
Si il faut subir/demander la correction régulière de ceux qui confondent David Guetta l'homme aux deux notes et Bernard Guetta le journaliste politique, ceux qui continuent de ne pas faire la différence entre fonds, fond et fonts... sous-tendre ses propos par des chiffres faux est une méthode "inqualifiablement stupide" ; toujours se méfier de ceux qui n'ont jamais de doute, ils sont les plus dangereux ! Un peu comme ceux qui n'ont aucun recul sur eux-mêmes qui ne rient jamais, ils ne sont pas des gens sérieux !
Rédigé par : Pietri S | 28 mars 2013 à 06:56
Je m'associe à toutes les louanges faites à Mélenchon qui, incontestablement, est, à l'heure actuelle, le professionnel de la politique le plus brillant, le plus compétent. Mélenchon apparaît même comme un génie, si l'on considère que ses contemporains politiques sont très médiocres, à commencer par Hollande, le représentant de la pensée unique. La force de Mélenchon réside dans le fait que, outre une excellente formation politique, il est licencié en philosophie, au contraire de ses adversaires, y compris les socialistes, qui n'ont été formés qu'à l'économie et au droit, c'est-à-dire deux disciplines qui ne rendent pas très intelligent. Là où les socialistes et leurs pendants à l'UMP parlent de normes et de chiffres, Mélenchon, aidé par ses nombreuses lectures philosophiques, parle de la vie des hommes et des femmes. Mélenchon apporte, chaque fois, la preuve que les élites au pouvoir, sorties de l'ENA, sont incompétentes, dépassées au point d'apparaître comme de véritables usurpateurs.
Mélenchon, ce n'est pas seulement un verbe qu'aucun socialiste actuel ne possède. C'est aussi, et fondamentalement, un corpus doctrinal puissant, des idées pour que les hommes et les femmes de notre France connaissent le progrès social.
Je ne suis pas étonné que certains, au PS, se plaisent à accuser Mélenchon d'antisémitisme. L'accusation d'antisémitisme a toujours été, en politique, la dernière arme dont se servent les socialistes quand ils s'aperçoivent que leur adversaire a plus d'arguments techniques et humains qu'eux. En France, les socialistes, promoteurs du mariage entre homosexuels et de l'adoption par ces derniers des enfants mis au monde par les couples hétérosexuels, ont pratiquement achevé leur tutelle morale sur le peuple : ils se posent en défenseurs des étrangers et des Juifs. Cette posture doit être dénoncée, car les étrangers de France et les Juifs de France n'ont jamais donné un mandat aux socialistes pour parler en leur nom.
Sur la participation de Philippe Bilger à l'émission organisée, sur la 5, par Yves Calvi sur la mise en examen de Nicolas Sarkozy, je dirai qu'elle n'a pas été éclatante. Je n'ai pas eu l'impression que Philippe ait, sur le plan technique, apporté à cette mission plus que les trois autres participants. Sur la notion d'abus de faiblesse, Philippe n'a pas donné des explications très éclairantes. J'ai trouvé que le journaliste Bruno Jeudy a parfois été plus percutant que lui sur le terrain de l'explication du droit pénal. Je me suis demandé - mes enfants et petits-enfants avec moi - si Philippe n'avait pas simplement cherché à ne pas aider les défenseurs de Sarkozy, par une description plus ample des solutions du droit pénal relativement à ce pourquoi l'ancien chef de l'Etat est poursuivi. En revanche, j'ai beaucoup aimé l'accent décisif avec lequel Philippe s'est livré à une attaque du sarkozysme.
Si on me permet de donner justement un avis sur la mise en examen de Sarkozy, je dirai que ce dernier sera relaxé par la juridiction de jugement - dans l'hypothèse où la chambre d'instruction confirmait le travail des juges d'instruction. Sans rien connaître du dossier, me fiant uniquement à ce que je peux trouver dans la presse, je n'hésite pas à dire que l'infraction d'abus de faiblesse est loin d'être établie dans cette affaire. Le moment venu, j'expliquerai comment les avocats de Sarkozy pourront très facilement balayer l'inculpation atteignant ce dernier.
Rédigé par : LABOCA | 28 mars 2013 à 01:06
Mélenchon ? Ah oui, ce licencié de philosophie, je gage ? A 40.000 € d'indemnités politiques mensuels, dit-on ? C'est un homme de gauche, ai-je entendu. Comme Dali, moi non plus, d'ailleurs c'est sans intérêt. Tribun ? Fuyez, Gracques.
Ce qu'il dit ? sa pertinence ? C'est assez simple, l'insulte frôle toujours le panégyrique. Il est drôle, paraît-il et au moins un avantage ; s'il devait avoir une responsabilité nationale, le temps béni serait venu de sortir les armes de sous la paille. Enfin, l'extase, l'ivresse du combat réel, ça il connaît pas. Et ça lui ferait drôle.
Rédigé par : JMT | 27 mars 2013 à 23:31
@ Claude L
Ce constat ne relève pas [...] Mais de l’objectivation de ce qui est une des principales causes de la crise actuelle comme de celle des années 30, l’accumulation excessive de la richesse entre les mains de quelques-uns.
Vous avez lu ça dans Pif, Claude ? Ou c'est une interprétation toute personnelle de la crise des subprimes et du mécanisme financier implacable qui a suivi ? Une des explications indirectes que les spécialistes ont relevées est une érosion des revenus en même temps qu'une forte augmentation des frais fixes, notamment en ce qui concerne la classe moyenne américaine. Que les riches soient devenus plus riches ou l'ont espéré, c'est possible, vraisemblable, mais cela n'explique en rien les gens jetés à la rue par cet éclatement de la bulle immobilière. On peut même penser que, dans certains cas, une meilleure répartition des richesses peut déboucher à terme sur l'inflation, la surchauffe, puis le krach économique. Comme dans les années 70 avec le premier choc pétrolier annonciateur de la crise systémique qui a secoué durablement toutes les économies, en particulier celles de l'Europe Occidentale.
Vous dites enfin que Mélenchon tire substance des travaux de nombreux scientifiques, c'est ça ? Je n'avais pas remarqué... la prochaine fois que j'entendrai son timbre de voix caractéristique, je vous promets que j'y songerai. Aura-t-il regrossi entre-temps ? Ca lui allait bien, pourtant, ce saindoux républicain bordé de nouilles.
Rédigé par : scoubab00 | 27 mars 2013 à 22:00
@Archibald,
Voila j'ai cinq minutes pour exposer plus clairement mon point de vue.
Je trouve que vous me faites un procès d'intention (virtuel) un peu rapide sur la seule base d'un commentaire alors que dernièrement je disais sur un des derniers articles de Philippe Bilger titré "Service public, service de soi ?" que j'étais pour la liberté d'expression, donc que je ne pouvais que prendre position pour Frédéric Taddéï par rapport au clash qui l'avait confronté à Patrick Cohen.
Ceci dit, je ne m'étais pas arrêté en si bon chemin... car j'ai dit ensuite que j'étais malgré tout d'accord avec la philosophie de Patrick Cohen en ceci que si j'avais une émission télé je ferais en sorte de ne jamais inviter ni Tariq Ramadan, ni Alain Soral, ni Dieudonné, si je le pouvais.
Eh bien je n'empêcherais personne d'autre de les inviter s'ils le veulent. C'est mon choix et je respecte celui des autres.
Ce sont les bases de la démocratie, non ?
Pour moi quand Ruquier et Drucker disaient qu'ils n'inviteraient jamais Marine Le Pen (finalement Ruquier l'a fait), là, cela devient un vaste débat car politiquement elle a quand même une place certaine maintenant.
Donc, vastes débats... Archibald, en tout cas ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit à l'avenir c'est tout ce que je demande. J'ai des amis que je croyais connaître parfaitement et au bout de trois ans je découvre toujours de nouvelles facettes d'eux, alors penser cerner une personne que l'on ne connaît ni d'Eve ni d'Adam par un seul commentaire.
Virtuellement de plus. C'est assez transcendant.
Bonne soirée
Rédigé par : Carl+Larmonier@Archibald | 27 mars 2013 à 21:59
Tout d'abord pourquoi battre votre coulpe, Monsieur Bilger ? Vos réactions, vives en effet, traduisaient le fond de votre pensée tout en conservant des formes parfaitement acceptables. Vous exprimiez votre avis, point !
Pour en revenir à Monsieur Mélenchon, je rejoindrai les avis de Claude L. et Frank Thomas. Dans cette ère du langage policé impératif imposé par une certaine "clique politico-médiatique", la parole tribunitienne de JLM fait plaisir à entendre en ce qu'elle est d'abord l'expression d'un défenseur des principes de la République française. Même si je suis en désaccord sur certains de ses propos et sur nombre de ses idées, le républicain que je suis ne peut qu'apprécier son courage intellectuel face aux médiocres qui veulent le clouer au pilori.
Au-delà de l'excès de ses propos, tout comme le pratiquait Georges Marchais, il faut rechercher la logique de son discours, laquelle n'est certes pas l'approbation du système ultralibéral qui constitue l'alpha et l'oméga, le credo des politiciens dits de gouvernement : ceux-ci se fichent du Peuple comme de leur première chemise.
Si JLM dispose d'une parfaite mécanique intellectuelle que ses excès de propos peuvent masquer, il n'est certes pas adepte de la novlangue en usage chez nos bien-pensants médiatiques.
S'agissant de novlangue, je me permettrai de soumettre un lien vers un article qui permet de comprendre contre quoi il se heurte :
http://alliancegeostrategique.org/2013/03/22/la-novlangue-europeenne-ou-la-subversion-du-sens-comme-outil-strategique/
Sans doute l'ancien trotskiste qu'il est sait-il mieux que d'autres ce qu'est ce langage de subversion en usage au sein des sphères dirigeantes des États et de l'UE...
Rédigé par : Robert | 27 mars 2013 à 21:51
Si d'aventure JLM avait besoin d'un avocat pour le défendre je lui conseille Maître Jean-François Boutet. Il a le bras long...
Rédigé par : Savonarole | 27 mars 2013 à 21:37
@ bernard
"Tout ça n'empêche pas, Nicolas,
Qu'la Commune n'est pas morte !".
Je rappelle que Le Figaro a continué à paraître à Paris pendant toute la Commune, sans aucune interdiction. Et que le peuple de Paris n'a pas touché aux réserves de la Banque de France, alors que son salut en dépendait. Relisez Vallès, et vous verrez que l'extrême gauche française ne se réduit pas à Staline. Vous aurez aussi du mal à trouver 25 000 Versaillais égorgés par Louise Michel.
Par ailleurs, "La Commune n'est pas morte", "La Semaine sanglante" et autres complaintes de Roussel ont été composées après coup. En mai 1871, on chantait ça :
http://www.youtube.com/watch?v=cEKXjHyaUio
Je veux donc croire que Jean-Luc Mélenchon se situe dans cette glorieuse tradition.
Rédigé par : Boris | 27 mars 2013 à 21:31
@Claude L
Effectivement le revenu effectif m'est inconnu !
Pour le reste je vous laisse dans vos certitudes.
Rédigé par : Jean-Marc | 27 mars 2013 à 21:00
Hollande avait parié sur un match nul France Espagne, toujours aussi normal le President, c'est à ça qu'on le reconnaît.
Rédigé par : Savonarole | 27 mars 2013 à 20:55
"Mon écrivain préféré est Alexandre Soljenitsyne et son œuvre principale l'Archipel du Goulag."
Rédigé par : Carl+Larmonier@Archibald | 27 mars 2013 à 19:02
Oui, mais alors avec beaucoup de Doliprane Paracétamol 500mg.
Rédigé par : Savonarole | 27 mars 2013 à 20:30
@lejournaldepersonne | 27 mars 2013 à 09:59
Oui j'abonde dans votre sens !
J'ai littéralement éclaté de rire lorsque monsieur Mélenchon s'est fait traité d'antisémite pour avoir dénoncé la finance internationale et le rôle de monsieur Moscovici...
Alors que tout le monde sait qu'ils sont Inuits à 80 %.
Attention ne vous méprenez pas ! je n'ai rien contre les Inuits.
Il est toujours bon de le préciser.
Rédigé par : hameau dans les nuages | 27 mars 2013 à 19:58
Archibald,
Mon écrivain préféré est Alexandre Soljenitsyne et son œuvre principale l'Archipel du Goulag.
C'est ce que j'avais à dire pour ma défense pour l'instant vu que je dois faire court.
Ne pas juger trop rapidement virtuellement.
A bientôt.
Rédigé par : Carl+Larmonier@Archibald | 27 mars 2013 à 19:02