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14 février 2014

Commentaires

Tipaza

"Je ne sais comment interpréter vos fantasmes vespéraux à mon endroit. Mais faites attention quand même, on dit que ça rend sourd."
Rédigé par : Christian C | 15 février 2014 à 10:38

M'eussiez-vous dit que je perdais mon temps que j'eusse souri.
Mais là vraiment, vous êtes d'un commun !

Vous avez raison d'être socialiste, vous ne pouvez pas être autre chose !

Savonarole

Dans ce débat sur les "petits inquisiteurs" on pourrait y ajouter les critiques de cinéma.
Une bien curieuse mésaventure qui concerne Les Inconnus, trio célèbre des années 80-90 : la critique parisienne s'est déchaînée sur leur dernier film abusant d'épithètes "gluant, pâteux, lamentable, has been décadents"...
Or contre toute attente la province, je veux dire la France, remplit les salles. Leur film en deuxième semaine "marche très bien", comme on dit.
Ce phénomène de lynchage culturel est stupéfiant. Alors que les même critiques encensaient les films d'Antoine de Caunes, qui ont ruiné leurs producteurs...
Cela ressemble à une fatwa de chroniqueurs pigistes ulcérés par les sketchs tordants des Inconnus sur la faune cinématographique des années 90.
On verra bien si ce film s'avère bénéficiaire pour ceux qui l'ont produit et si des millions de Français ensuite le regarderont lorsqu'il passera à la télévision.
En attendant, on constate une fois de plus, qu'une demi-douzaine de sycophantes parisiens dégueulent à plein boyaux pour se soulager la rate.

Wil

@Christian C

Vous citez les propos de Cohen dans C à vous, mais vous omettez la suite dans laquelle Cohen dit que parmi Ramadan, Soral, Dieudonné et Nabe il y a des cerveaux malades et que peu après il répond à Sublet qu'on a pas le droit de penser ce qu'on veut, ce qui fait rire tout le monde sur le plateau tellement c'est stupide (et pour que Sublet qui n'est pas une flèche rigole, c'est que ça doit être vraiment très c..).
Puis, Cohen s'enfonce en essayant de récupérer maladroitement sa bêtise en annonçant fièrement : "On a le droit de penser ce qu'on veut dans les limites de la loi" !!
Depuis quand la loi interdit de penser ce qu'on veut ?

Mais ça, vous n'en parlez pas et vous voulez nous faire croire que c'est la faute de Schneidermann si les soraliens/dieudonnistes s'en prennent à lui ?

Donc, quand ça vous arrange, vous citez, et quand ça ne vous arrange pas, vous ne citez pas ?
La "faux-culrie" à ce point a des vertus hallucinogènes.

Bref, Cohen est bien un "inquisiteur", un policier de la pensée. Et sa bêtise montre que c'est un petit inquisiteur, tout petit.

https://www.youtube.com/watch?v=Az-KjW5u41c

Jean-Marc

@Ludovic
"On ne peut pas tout à la fois avoir les yeux de Chimène pour un certain lectorat et se plaindre ensuite d'être catalogué proche de l'ultra-droite par un journaliste qui n'a pas l'heur de lui être complaisant."

Il me semble que la seule volonté de PB est la liberté d'expression.
Il est sûr que pour la gauche française qui en fait est plus représentative de l'extrême gauche mondiale, cela est indécent.

Indiquez-moi des personnes de droite sur France Inter, France Culture, France Télévisions.
Vous donniez contre contre-argument Copé, etc. comme inquisiteurs de droite mais ils ne sont qu'intervenants de la société et non pas en poste.

Vous avez en bons sectaires instauré une dictature empêchant toute opposition sur les médias, les subventions, les emplois.

Je ne sais plus quel imbécile, encore de gauche, a récemment souhaité un contrôle d'Internet comme le fait la Chine.

Vous pensiez tenir tout un pays mais catastrophe, internet permet la pluralité.

Christian C

Tipaza,

Je ne sais comment interpréter vos fantasmes vespéraux à mon endroit.

Mais faites attention quand même, on dit que ça rend sourd.

Parigoth

Une France de petits inquisiteurs

Cette « France moisie » des petits inquisiteurs est de plus en plus difficile à supporter, tous les domaines d'activité ou presque doivent passer à travers le crible de leur censure.

Rappelons-nous comment le talentueux écrivain Richard Millet, victime d'une cabale inquisitoriale pour ne pas s'être conformé au moule de la Pensée Unique a été ostracisé, chassé dans la Géhenne.
Des pressions ont même été exercées sur la maison d'édition dont il était membre du comité de lecture, et depuis il a été condamné à ce qui équivaut à une forme de mort sociale.
Tout cela sur le caprice de petits inquisiteurs qui se croient tout permis.

Dans un autre domaine, alors que les bibliothèques municipales s'évertuent à mettre à leur catalogue en dépit des protestations de parents un certain type de littérature pour la jeunesse plus que contestable, des ouvrages fondateurs d'écrivains « mal pensants » selon les critères de l'Inquisition en sont exclus ; ceux qui crient à la censure dans le cas d'ouvrages douteux étant les premiers à la pratiquer dans un autre, à propos d'ouvrages qui seraient pourtant susceptibles d'élargir le champ de réflexion.

Sommes-nous encore sous un régime de liberté, à supposer que nous l'ayons jamais été ou bien dans un avatar de l'Union Soviétique ?

Vincent Orwell

@Ludovic

Votre mémoire de l’œuvre de Desproges est sélective, et il me paraîtrait de bon ton de le laisser là où il est. Il aurait d’ailleurs très probablement été le premier à regretter la canonisation post mortem dont il est l’objet. Par ailleurs il n‘a jamais dit ni écrit qu’on ne pouvait pas rire avec n’importe qui. La phrase à peu près exacte est : « Peut-on rire avec n’importe qui ? C’est dur », audible dans l’édition du Tribunal des Flagrants Délires où Le Pen était invité. Rappelons aussi cet aphorisme : « A part la droite, il n’y a rien qui me dégoûte autant que la gauche » et cet autre : « Qu’on soit de gauche ou de droite on est hémiplégique » Et non, tout le monde ne comprenait pas que ses plaisanteries sur les juifs étaient « du second degré ». Qui pourrait d’ailleurs juger de ce genre de chose ?

Momifier Desproges pour mieux décrier Dieudonné est un contresens, à tous points de vue, surtout si c’est pour légitimer la croisade moralisatrice de Valls l’Eternellement Lié et des représentants français de l’industrie de l’Holocauste (voir Norman G. Finkelstein), dont Haziza est l’un des plus visibles et plus médiocres représentants. Desproges était cultivé et avait fait le choix, respectable et respecté, d’un humour exigeant et politiquement neutre. Comme vous dites, les temps ont changé, flirter avec la limite est plus difficile qu’avant, et la structure médiatique totalement différente. « O tempora, O mores » comme dit le vieux pirate dans Astérix. Dieudonné a fait le choix de pratiquer un humour radical, populaire, et non exempt de grossièreté, et il se refuse par principe, et aussi par une gestion d’image bien comprise dans une société spectaculaire au sens debordien, à aller faire techouva quand et là où on lui dit. S’il est maintenant entouré de demi-cinglés, c’est majoritairement à cause de l’abandon en rase campagne dont la gauche s’est rendue coupable et du terrorisme que je n’ose plus appeler intellectuel qui est devenu son fonds de commerce depuis des années.

Il me paraît aussi urgent de récuser la séparation artificielle qu’on cherche à établir entre la fonction d’humoriste d’un côté et celle de militant politique de l’autre, meilleure garantie de ne laisser le champ libre qu’à toutes les Anne Roumanoff, Chevaliers du Fiel ou Gad Elmaleh diffusés en boucle sur les chaînes publiques : de l’humour sous cellophane absolument inoffensif, et pour le coup totalement insultant pour l’esprit de leur propre public. Ce type d’artiste n’assure pas le rôle cathartique que le « spectacle vivant » est censé remplir dans une société conséquente. Il faut que ça fasse un peu mal quand ça passe, voire que parfois ça ne passe pas du tout si on veut faire autre chose que « divertir ».

La ligne qui sépare les fans de Dieudonné ne passe pas entre la droite et la gauche, ni entre les intelligents et les idiots, pas plus qu’entre les républicains et les fascistes. Elle passe entre les élites (qui méritent de moins en moins leur nom) et les simples gens. Vos ministres, après avoir pillé tout ce qui restait de tranquillité à leur électorat en le culpabilisant et en le flexibilisant à mort, a décrété qu’ils allaient en plus s’occuper de ce dont il est licite de rire ou non, en bons héritiers du père Jorge du « Nom de la Rose » de Eco. Je me réjouis que la cote de popularité de leur chef s’effondre après cette nouvelle OPA hostile sur la sensibilité des gens, mais je suis bien persuadé que cela ne les arrêtera pas. Il ne faut pas s’étonner de provoquer la colère des gens si vous prétendez légiférer sur ce qui constitue la dernière politesse que les leaders de la fausse gauche ont laissée à leur désespoir.

Achille

@ Catherine JACOB

Vos démonstrations tarabiscotées à souhait sont toujours un véritable enchantement.

Finalement vous pourriez démontrer n’importe quoi.

Vous pourriez nous donner par exemple l’origine de la quenelle qui, il y a quelques mois encore, n’était connue que par quelques « initiés » de l’extrême droite et qui aujourd’hui s’est répandue jusqu’au fin fond de la campagne meusienne ?

Nul doute que quelques références au latin, au langage indo-européen voire même au japonais ne soient nécessaires pour parfaire votre démonstration.

calamity jane

Tipaza,
oui, Ina(voué) et Ina(chevé) = Inna grande cheffe des femen ! a-men !

Parigoth

@Ludovic
La France a connu depuis la plus haute antiquité, tant de brassages que même nos rois Mérovingiens, Carolingiens et Capétiens n'étaient pas des Français de souche.

S'il y a eu quelques « brassages », ils n'ont pas été massifs, même à l'époque des diverses invasions.
Et contrairement à ce que la propagande du régime voudrait nous faire rentrer dans le crâne la France n'a pas été une « terre d'immigration », certains « immigrés » comme les Vandales ou les Anglois n'ayant fait que passer pour les uns, les autres ayant été invités à rembarquer, de même que les Sarrasins.
Le type du « Français » a été pratiquement le même de l'époque gallo-romaine au dix-neuvième siècle.

La phase d'immigration - d'origine européenne - a seulement débuté vers la fin du 19ème siècle.
Il faut aussi savoir que certains immigrés (Belges, Polonais) ont été invités à rentrer chez eux suite à l'action de certains mouvements pas spécialement « de droite »...

Mais « brassage » ou pas, ceux qui ont fait la France n'ont pas cherché à y imposer leur mode de vie, même les Francs ont respecté la façon de vivre des Gallo-Romains.

Par ailleurs, pourquoi une formule juste mais « connotée d'extrême droite » devrait-elle être récusée alors que d'autres appartenant à la novlangue gauchie pourraient obtenir droit de cité, comme l'expression « sans papiers » (des gens qui les ont détruits en fait) qui se traduit en français de France par « immigrés illégaux » ?

caroff

« Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre »

Madame Taubira devrait se mettre une bonne fois dans la tête qu'elle n'est pas guyanaise de souche !
Les premiers habitants de la Guyane sont venus de rivages amazoniens entre le 3ème et le 8ème siècle : ce sont les amérindiens Arawak et Wayana. Bien après, au 16ème siècle, sont venus les Européens qui se sont croisés progressivement avec les Africains issus de la Traite, dont certains ont maronné (les Bonis implantés sur le Maroni). Notre chère Christiane T. est le produit de ce croisement et c'est donc une créole. Les créoles ont la réputation de mépriser les "premiers" Guyanais que sont les Amérindiens vivant le long du Maroni et de l'Oyapoque : on en a la preuve aujourd'hui puisque pour elle ce sont les créoles qui sont "de souche"...

Christian C

@adamastor

Votre appréciation de ma « mauvaise foi » gagnerait en crédibilité si vous faisiez l’effort d’y apporter un peu corps.

Alors je vais faire cet effort à votre place :
- Le 13 mars 2013, Patrick Cohen reçoit Frédéric Taddéï sur le plateau de C à vous. Il s’adresse à lui de cette façon : « vous invitez en plateau des gens qu’on n’entend pas ailleurs, mais vous invitez aussi des gens qu’on n’a pas, que les autres médias n’ont pas forcément envie d‘entendre, et je me demandais, est-ce que, en passant sur France 2, vous continuerez d’inviter Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral, Marc-Edouard Nabe, c’est-à-dire des gens que vous êtes les seuls à inviter… »
- Le 17 mars, Daniel Schneidermann publie dans Libération un article intitulé « la liste de Patrick Cohen » au sein duquel il reproche à Patrick Cohen un comportement sélectif sans risque d’être contredit.
- Le 5 février 2014, Patrick Cohen écrit dans Le Nouvel Observateur un article comportant notamment l’extrait suivant, dans lequel il s’adresse à Schneidermann : « Car c’est bien votre chronique de "Libération" qui met le feu à la "fachosphère", ce sont vos phrases que Soral et Dieudonné répètent mot pour mot dans leurs premières vidéos du printemps 2013 appelant leurs partisans à des représailles contre moi, votre rhétorique de "liste noire" et de réflexe communautaire que reprend Dieudonné chaque soir sur scène pour me vouer aux chambres à gaz, votre charge qui nourrit encore aujourd’hui à mon encontre la haine antisémite qui se répand sur internet. Beau travail ! »

Il vous est loisible de décider la hiérarchie des policiers de la pensée dans cet enchaînement.

Quant à moi, je considère que ce blog contribue à la diffusion et à la valorisation de fantasmes d’extrême droite ne favorisant pas la paix publique.

Si vous relisez les commentaires des dix derniers billets, je doute que vous insistiez en me taxant de mauvaise foi. A moins que vous-même ?

pibeste

Bonjour M. Bilger

@ Catherine JACOB

Outre le sens de découper en deux la victime d'un supplice/sacrifice au niveau de la taille ou longitudinalement version demi-carcasse, montrant si besoin était qu'au regard de la longue évolution de l'homme en matière de réparation des préjudices, le droit des fauteurs de troubles a considérablement évolué en leur faveur (le tueur de masse norvégien ne vient-il pas de réclamer une PS3 en remplacement de sa PS2 pour adoucir son régime d'isolement ?) alors que le sort des victimes sera toujours celui qui leur est dévolu et que seule accompagnera la douleur de ceux qui les aiment et la compassion de celui qui parmi les magistrats la défend le plus énergiquement sans plus pouvoir recourir à ce genre d'exorcisme !
Donc 卯 (malheureusement je ne peux insérer ici les grands caractères sigillaires) a aussi le sens de "l'ouverture des portes". On retrouve dans 西: Ouest qui lui est diamétralement opposé le sens de "fermeture des portes" donnant un sens à l'aphorisme de Laozi ch10 : 天門開闔... "devant les portes du Ciel qui s'ouvrent et se ferment..."
Il suffit de superposer alors une boussole aux rameux terrestres et le travail alchimique peut commencer !
Vous me copiez ! Roger !

@ Frank THOMAS

...auquel je soumets, après sa diatribe oiseuse sur le sens du mot "nauséabond" qu'emploie Philippe Bilger et dont il s'offusquerait presque, se faisant les griffes comme un chaton, cette contrepéterie attribuée à Éluard : "Nul n'est jamais assez fort pour ce calcul" et qui résume très bien ce qu'il peut y avoir de timoré et d'impulsif chez lui.

Denis Monod-Broca

II y a aussi les grands inquisiteurs, à commencer par Le Monde qui, dans son magazine de la semaine, vous épingle comme il faut, M. Bilger : photo de repris de justice, de face, contre un mur, surexposée, avec tout autour l'énumération des chefs d'accusation dont vous avez à répondre, polémiste, multirécidiviste, défendeur de Zemmour, pourfendeur de Taubira, et bien sûr, quelle horreur !, "réactionnaire assumé"...

Tipaza

@Christian C | 14 février 2014 à 17:19

Longtemps, je me suis couché de bonne heure, en me demandant si vous étiez membre du PS.
Après avoir lu votre commentaire, je sais à présent que vous êtes un élu du PS.

Les responsabilités au PS sont attribuées de façon inversement proportionnelle au niveau intellectuel.

@ Catherine JACOB | 14 février 2014 à 19:57

Intéressante lecture du logo des Femen.

Étant un « mâle » au sens " femenien" du terme, j’en avais fait une autre interprétation que je vous livre.

Femen que l’on prononce Fémen, peut aussi s’entendre comme « Fait Men ».

C’est-à-dire fait l’homme, autrement dit le contrefait sans pouvoir l’égaler évidemment.
D’où leur fureur hystérique.

Cette interprétation est libre de tous droits !!

Ludovic

@hameau dans les nuages
"Pour un côté de mon arbre, je crois l'avoir déja dit, je suis la quarantième génération. Je pense donc être de souche."

Et l'autre côté de l'arbre, il vient d'où ?

Je ne demande pas à notre hôte de se défendre, je constate juste une certaine évolution.

On ne peut pas tout à la fois avoir les yeux de Chimène pour un certain lectorat et se plaindre ensuite d'être catalogué proche de l'ultra-droite par un journaliste qui n'a pas l'heur de lui être complaisant.

M. Bilger est tout à la fois capable de s'indigner du laxisme de la politique judiciaire de Mme Taubira, si prompte à vouloir faire libérer des délinquants, tout en se désolant de la lourdeur de la peine infligée à "Farid de la Morlette", le débile lanceur de chaton "pardon, M. le président je ne l'ai lancé que deux fois et je ne recommencerai plus", multirécidiviste au casier déjà bien chargé (huit condamnations avec précédente incarcération pour faits de violence).

Alors bon, vive les multirécidivistes.

moncreiffe

@ Ludovic | 14 février 2014 à 23:47

Je n’ignore pas que l’expression « Français de souche » n’a pas reçu de définition satisfaisante et fait l’objet de polémiques, à cause de sa récupération par l’extrême droite. Jean-Luc Richard, maître de conférences en sociologie à l’Université de Rennes, en parle mieux que moi. Je lui laisse donc la parole.

http://census.web.ined.fr/debat/Contributions/Mars-1999/%5BLISTCENSUS163%5D.html

Je me permets d’ajouter que "hameau dans les nuages", avec son bon sens paysan, a fort bien résumé ce que « Français de souche » signifie réellement, lorsqu’il parle « d'antériorité de la présence sur le territoire ».

La citation de Christiane Taubira m’a beaucoup amusé. « Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre. » Il est vrai qu’à l’époque elle trouvait qu’on n’expulsait pas assez d’immigrés clandestins !

http://www1.rfi.fr/fichiers/mfi/politiquediplomatie/2068.asp

Alex paulista

Internet nous a tous à un moment ou un autre appris cette leçon: il ne faut pas toujours répondre aux fâcheux, au risque de perdre sa bonne humeur et de rentrer dans leur jeu.
Cher hôte, soyez vous-même, ne vous laissez pas radicaliser et parlez-nous de vos passions habituelles.
Je pense à Isabelle Huppert, par exemple...

hameau dans les nuages

@Ludovic

Monsieur Bilger n'a pas à s'en défendre.

Pour ce qui est de l'expression "français de souche" on parle d'antériorité de la présence sur le territoire. Pour un côté de mon arbre, je crois l'avoir déja dit, je suis la quarantième génération. Je pense donc être de souche.

Ainsi donc la formule serait connotée d’extrême droite. Madame Taubira va s'en trouver fort marrie.

En 2006 ou 2007, elle déclarait sur RFI :

« Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre. »

Mais ça c'était avant.

Jean-Paul Ledun

"...Je me suis intéressée au logo des Femen et à ses couleurs inversées"
Catherine JACOB

Nous ne pourrons pas dire que nous savions pas !

Ludovic

Bonsoir M. Bilger,

J'avais déjà lu votre billet sur FigaroVox avec, comment dire, un sentiment mitigé.

Ce lien entre "petits inquisiteurs" et des personnalités systématiquement de gauche me dérange.

L'évolution certes regrettable et la dérive à laquelle nous assistons ne datent pas d'hier.

J'ai eu l'occasion d'évoquer Pierre Desproges dans deux commentaires du précédent billet.
Son humour ne passerait plus aujourd'hui, c'est triste, que voulez-vous, les temps ont changé. Mais cela restait du second degré et tout le monde le comprenait comme tel.

Je me permets ce lien pour ceux qui osent encore regarder :

https://www.youtube.com/watch?v=Ts7H0swNz0g

Soral n'est pas un humoriste et Dieudonné a cessé de l'être en s'engageant dans un militantisme revendiqué.

Je n'ai rien contre Eric Zemmour, Elisabeth Lévy, ni contre Alain Finkielkraut ou Eric Naulleau.
Il sera difficile de taxer les trois premiers d'antisémitisme, et le dernier est plutôt classé à gauche.

J'ai quand même du mal avec l'expression "français de souche". Nul besoin d'avoir fait de longues études d'histoire pour savoir que ce concept n'a pas de sens. La France a connu depuis la plus haute antiquité, tant de brassages que même nos rois Mérovingiens, Carolingiens et Capétiens n'étaient pas des Français de souche. Qui peut prétendre descendre en ligne directe et sans sang mêlé des Gaulois ? Et puis la formule est devenue très connotée d'extrême droite, il suffit de faire un tour sur le site "Français de souche" pour voir à qui on a affaire.

Mais il est aussi de "petits inquisiteurs" de droite, messieurs Copé, Estrosi et Ciotti en sont de bons exemples.

Alors que dans un précédent billet vous distinguiez clairement le "jour de colère", dont vous n'ignorez pas la genèse, et la manifestation pacifique du dimanche suivant, vous les réunissez cette fois sans nuance.

Quoi que vous vous en défendiez, votre billet sur Soral n'était pas innocent. Vous saviez exactement qui vous alliez attirer sur votre blog, et quel effet vous alliez produire.

Que Frédéric Haziza ose vous égratigner, quel outrage ! Je ne suis pas si sûr qu'il ait complètement tort.

pibeste

Voici venir le Big Data.

Celui qui sera au pouvoir aura tous les moyens à sa disposition pour le conserver.
D'ici quelques années les joutes oratoires risquent d'être bigrement datées.

Nos tuteurs de la pensée auront toujours plusieurs longueurs d'avance, il conviendra de savoir de quelles influences ils se nourriront pour discerner leurs plans.

Catherine JACOB

Puisqu'il est à nouveau question de Melle Fourest, petite inquisitrice s'il en est, je me suis intéressée au logo des Femen et à ses couleurs inversées : , un symbole dont on dit qu'il serait à rapprocher de la lettre Φ, telle l'initiale de la science du Φileïn, la Φlo_sophie qu'on peut rapprocher du latin cupiō, «désirer» où est présente une idée d'ébullition ainsi que de fumet et une forme dont on dérive encore : «gourmand, goinfre», enfin un mot de la famille de cūpa, la «cuve» - or le bassin, quelque part, en est une -, science (sophia) dont la méthode, dite maïeutique, s'apparente à la science/savoir des matrones accoucheuses comme l'était la mère de Socrate qui l'aurait inspirée.

De ce point de vue, il n'est donc pas indifférent d'observer que sur la Gorgone du Louvre (seconde moitié du 6ème siècle av. J.-C.)- la lettre Φ est située à hauteur de l'os iliaque et non pas de la poitrine qui est gravée d'un autre signe à propos duquel cependant on n'épiloguera pas ici.
Il est également intéressant de remarquer que cette lettre Φ fait quelque part penser au pictogramme utilisé pour dire le «Lièvre» du zodiaque chinois, qu'on traduit parfois par «Chat», (sinogramme correspondant = 卯 ), le sens initial en étant «sacrifier et partager les chairs sacrificielles» : -
L'indo-européen n'ayant pas de nom pour cet animal, le latin a donc emprunté pour le nommer le diminutif cuniculus qui fait penser au cuneus ci-dessous évoqué.

Pour le surplus en effet, on aura Fēmina: femelle, femme, par opposition à mâle. Ancien participe substantivé, souvent joint à «uxor, coniux, mātrōna» et qu'on tend à distinguer de mulier.

On rapproche donc femur: «cuisse», mis pour «parties sexuelles», et ses dérivés: feminis; femināle: caleçons, braies, de type indo-européen archaïque cf.sanscrit : sákthi, «cuisse» ou «articulation de la cuisse» qui n'auraient pas de nom indo-européen connu. Il est donc d'autant plus intéressant que sur l'icône de la Gorgone, la lettre Φ soit située à hauteur de l'os iliaque.

Dérivés de fēmina : fēmella: petite femme, gong femelle.
fēminal, n : cunnus (ŭ, connus): mot vulgaire qu'on évite de prononcer → Cōleus, culleus : sac de cuir, outre, fourreau. - à penser: une possibilité de rapprochement pour le sens avec latin cuneus «coin, en forme de coin,
fendre ou serrer avec un coin et petit coin», et sanscrit çūkah ; barbes de l'épi, broche.
L'irlandais et le gallois ont femen: «Savant».

Savonarole

Le propre des inquisitions et autres guerres de religion (les Huguenots) c'est que cela provoque une émigration massive. Essayez de taper "émigration française" sur Google, on vous répondra "immigration en France", le sujet est tabou et bien blindé. Difficile de savoir combien de Français ont quitté la France depuis dix ans.
Pourtant en France, sans inquisition ni guerre de religions, on assiste à une hémorragie de nos enfants vers l'étranger. Ils ne peuvent plus nous blairer avec nos querelles gauche-droite, nos Christian C, nos Ludovic, nos pompeux cornichons JDReffait, nos Valls, nos NKM, nos Copé, nos Mélenchon, on les insupporte, ils nous quittent.
Je comprends bien qu'ici vous avez l'âge de tailler des rosiers, mais croyez-moi, il n'est jamais trop tard pour quitter la France.

Savonarole

Alors qu'en France tout tourne encore autour du nombril de communautés fielleuses qui veulent régler leurs comptes avec la Nation, voyez l'exemple de l'Espagne : le gouvernement espagnol vient de décider d'accorder la nationalité espagnole à tous les séfarades descendants de juifs espagnols expulsés sous l'Inquisition. Les ambassades et consulats espagnols du monde entier sont submergés de demandes. On estime à près de quatre millions le nombre de demandes. La presse française regarde en l'air et se contente de reproduire les dépêches AFP de Madrid. Elle préfère épiloguer sur les états d'âme de l'inconnu Frédéric Haziza.
Ici, tout se passe calmement, pas de réaction antisémite, pas de Dieudonné, pas d'Haziza, pas de Soral, pas de communautarisme échevelé.

adamastor

@Christian C

Votre commentaire est le monument d'une remarquable, et c'est peu dire, mauvaise foi !

calamity jane

"Pour qui, comment quand et pourquoi, contre qui, comment, contre quoi ?
C'en est assez de vos violences...
..................................
S'il faut absolument qu'on soit contre quelqu'un ou quelque chose, je suis pour les soleils levants en haut des collines désertes, je suis pour les forêts profondes"...
Perlimpinpin - Barbara.

Christian C

Chez Philippe Bilger, l’inquisiteur est forcément « petit » ; petit, puisqu’il est d’un avis différent de celui du « grand » Philippe Bilger, et inquisiteur, puisque soucieux d’exprimer un avis opposé.

C’est ainsi que le mouvement Femen est, je cite, « une vulgarité lancinante ». Puisque Philippe Bilger n’aime pas le mouvement « Femen ».

C’est au nom de cette inquisition rampante qu’Edouard Martin ne trouve pas sa place, à cause du « mépris » dont il est victime. Car Philippe Bilger estime que tout le monde devrait admirer et soutenir Edouard Martin.

L’ « apitoiement » exprimé par ceux qui désapprouvent « la torture d'un petit chaton heureusement en vie » n’est qu’une manifestation de plus de cette police de la pensée qui empêche de penser en rond. Puisque Philippe Bilger estime que l’on doit pouvoir torturer tranquillement les chats.

Quant à François Hollande, est-ce au nom de la police de la pensée bilgérienne qu’il « est aux antipodes de cela puisque, sur tous les plans où le citoyen aurait pu constater sa normalité, il ne fait rien comme les autres » ? La normalité hollandaise est différente de la normalité bilgérienne. Cette normalité ne peut donc être qu'anormale.

« Quel est le pire avenir ? Celui de comportements racistes et antisémites qui ponctuellement déchirent une société s'appuyant sur un pouvoir raisonnable et une justice efficace pour les réduire et les condamner ? Ou celui d'une société rendue folle par la multiplication, avec une bonne conscience totalitaire, de policiers de la pensée ? »

Vous avez raison de poser cette question, Monsieur Bilger. Je crains que le seul secours de vos amis, Eric Zemmour, Alain Finkielkraut et Ivan Rioufol suffise à établir le crédit de votre tolérance à la contradiction, et a fortiori du rôle d’arbitre de l’opinion que vous semblez très désireux de représenter.

moncreiffe

Je viens de lire la réponse de Frédéric Haziza à Philippe Bilger, « Quand les Lumières se perdent », dans FigaroVox. A sa lecture, je me demande si l’inquisiteur Haziza a bien la lumière à tous les étages. Se posant en défenseur des « valeurs de la démocratie et des Lumières », ainsi que de « l'héritage républicain », il condamne fermement des « dérives fascisantes, homophobes et antisémites » qu’il voit partout.

Se croyant investi d’une mission (« alerter le large public des citoyens » sur « le danger représenté aujourd'hui par M. Soral et M. M'Bala M'Bala »), il n’a pas de mots assez durs pour ceux qui, comme Philippe Bilger, défendent la liberté d’expression (que le censeur Haziza met curieusement entre guillemets) tout en rappelant qu’elle a des limites, définies par la loi.

Le terme « fascisant » qui revient deux fois dans la réponse du donneur de leçons Haziza est intéressant. C’est une variante prudente de « fasciste », l’insulte préférée de ceux qui sont à court d’arguments pour tenter de disqualifier ceux qui ont l’audace de ne pas penser comme eux.

Je retiens aussi cette perle : « Trop heureux de soutenir ses amis Elisabeth Lévy et Eric Zemmour, il argumente toujours avec son style de procureur contre ceux qui critiquent l'ouverture aux idées les plus extrémistes. » Je ne sais comment qualifier le style de Frédéric Haziza. Celui d’un élève de terminale ? Celui d’un journaliste fielleux ? Celui d’un bien-pensant sûr d’avoir raison ?

jareg

Monsieur Philippe Bilger a tant d'occupations, passe tant de temps sur les plateaux radios et télé, sur Twitter, sur les blogs etc. qu'il a dû perdre le sens de la réalité. Il ne suffit pas de penser pour avoir raison !

genau

En assimilant crime et péché, les gardiens de la pensée républicaine font reculer la pensée de 800 ans, avant Abélard qui, "pour son amour, eut cette essoine". Et les relents nauséabonds qu'invoquent à l'envi les petits pieds de la censure sociale ressemblent furieusement au parfum de soufre qui accompagnait les sorcières de l'inquisition. Triste image d'une France qui croit avoir encore inventé l'encyclopédie, quand les Anglais l'avaient précédée de 50 ans, qui a été successeur de l'Amérique dans la Déclaration des Droits de l'homme, mais fabuleuse coupeuse de têtes ; Malesherbes et toute sa famille le même jour, sauf la fille réfugiée en Suisse qui nous donna Alexis de Tocqueville, bienheureuse conjonction, pour la démocratie en Amérique et le mépris de 93.
France des Lumières dont on vous dit qu'elle était unanime alors que jamais diversité d'opinions ne fut plus grande, par un Voltaire qui méprisait les mahométans, alors qu'un modeste Crébillon ne trouvait rien à redire à la lecture de l'Alcoran. France de l'illusion qui trouve son apogée dans la niquedouille de l'Intérieur dédaignant la parole paisible de millions de personnes, mais se fendant d'un coup de sang médiatique aux hurlements de quelques crétins qui crient mort aux juifs. France de la pusillanimité qui imagine qu'en ajoutant un "e" on fait de l'égalité.
France du truquage, pragmatique Grande-Bretagne qui démocratise son adhésion à l'Union, alors, c'est oui ou c'est non ? France d'un Descartes taxant son pays de "haute police". France de l'inélégance et de la vulgarité quand son président, veuf de ses prétentions féminines, se fait tacler par deux Américains élégants et vaguement ironiques avant de se faire tancer par des entrepreneurs, émigrés goguenards et un patron du Medef aussi fugacement courageux que durablement servile.
Et vous vous étonnez après cela, cher P.Bilger, que votre pays soit entre les mains de petits sycophantes, les mêmes qui à la Libération ont fait plus de morts que la Révolution dite française, les mêmes qui en Allemagne d'Hitler, puis en DDR dénonçaient leurs parents, tant l'endoctrinement d'école était fort, ainsi la mainmise progressive aujourd'hui sur l'intimité familiale par une Educ Nat aussi idéologue qu'incompétente et menteuse malgré des enseignants souvent héroïques.
Il y a quelque temps encore on pouvait dire que la France était la DDR sans la Stasi, aujourd'hui, la Stasi est là, la corruption l'accompagne, l'adulation d'un syndicat voyou et omnipotent "partenaire social", apparatchik qui justifiera un jour ou l'autre l'odeur exaltante de la poudre.
Et pourtant, France de Vidal de La Blache, "Wer lebte der dich nicht liebte".

Frank THOMAS

"On a, à foison, des Elliot Ness du pauvre dont la seule occupation est de débusquer le licite et l'intéressant pour les soupçonner d'être scandaleux ou nauséabond", écrivez-vous, Philippe.

Ce dernier adjectif est devenu si courant, on le met tellement à toutes les sauces que je pense nécessaire de s'y arrêter un moment.
« Je ne fais pas partie de ce tiers de personnes nauséabond », phrase entendue lors d'un micro-trottoir à Marseille hier.
Peu importe qui traite qui de "nauséabond", même si l'on s'en doute.
Littré donne de cet adjectif une définition intéressante :

« Nauséabond, adj. Qui cause des nausées. Figuré : qui déplaît en excitant le dégoût. »

Le brave garçon qui prononce cette phrase est visiblement persuadé qu'il est un parangon de vertu républicaine et qu'il incarne les valeurs humanistes. Protégé par l'armure de sa bonne conscience, il prononce une phrase que n'auraient pas reniée les tenants des pires dictatures du siècle passé qu'il n'a pourtant de cesse de dénoncer et dont il accuse ses adversaires d'être des nostalgiques.

Car enfin de quoi s'agit-il ? De rien de moins que de ravaler au rang d'objets immondes et puants ceux qui ne pensent pas comme lui, et qu'il avoue lui-même représenter un tiers de sa ville, ce qui doit tout de même faire quelques centaines de milliers de citoyennes et de citoyens qui puent !

Sereinement, avec cette tranquillité effrayante de ceux qui sont convaincus d'être les gardiens d'une vérité révélée et suprême, il repousse avec dégoût la foule de ceux qui n'ont pas la vraie foi, la sienne.

Encore "repousser" est-il trop doux pour traduire son sentiment profond : puisque ces gens sentent mauvais et sont de répugnants déchets, il conviendrait, pour aller au bout de sa "logique" de les noyer dans l'eau de javel, de les dissoudre dans l'acide afin que l'atmosphère, enfin, redevienne respirable.

Terrifiant !

Parigoth

la lutte contre le racisme et l'antisémitisme devrait être le seul objectif d'une politique pénale, crimes et délits venant largement après les méfaits immatériels de la parole dévoyée !

En fait ces histoires (souvent montées en épingle voire fabriquées) de « racisme » et « d'antisémitisme » sont instrumentalisées par des individus médiocres et aigris conditionnés par la propagande ambiante qui ont trouvé là, en contribuant à créer une hystérie collective totalement artificielle ne reposant sur aucun motif sérieux, une occasion de de se mettre en valeur et de démontrer leur pouvoir de nuisance en jouant aux inquisiteurs plutôt qu'en essayant de rendre service à leur prochain parce qu'ils en sont incapables.

Nous retrouvons ce schéma dans les périodes transitoires de l'histoire menant à une phase totalitaire : la révolution de France avec la dénonciation des « aristocrates », la révolution de Russie avec la chasse aux « bourgeois », aux « koulaks », ailleurs aux « valets de l'impérialisme » etc.
A un degré moindre, nous avons assisté à un processus voisin lors de « l'épuration » en 1944 quand des écrivains ou des artistes médiocres en ont pourchassé d'autres plus talentueux mais qui ont eu le tort de se montrer imprudents.

Il y a des jours où je me mets à la place d'un visiteur étranger en provenance d'un pays lointain qui découvrirait ce qui se passe dans notre pays.
N'y a-t-il pas de quoi crier ou penser « aux fous » ?

@Marc Ghinsberg
"Peut-on critiquer certaines de vos positions sans être traité de policiers de la pensée, d'inquisiteurs forcément petits ?"

Bien entendu, je ne me permettrai pas de répondre à la place de Philippe Bilger. Ceci dit, vu de Sirius, veuillez me permettre de vous faire remarquer que ce n'est pas lui qui représente - loin de là - cette police de la pensée, à preuve le fait qu'il nous permette, à vous comme à moi, de nous exprimer même si nous pouvons penser qu'il n'est pas toujours d'accord avec nous. De plus, vous comparez des choses absolument pas comparables. D'un côté un système politico-médiatique qui dispose de moyens énormes, qui constitue une véritable machine à formater les consciences et à broyer les récalcitrants, ayant gangrené tous les rouages de l'Etat dont ceux des médias, des associations, de la « Kulture » et même des syndicats, de l'autre des hommes courageux dont Philippe Bilger et quelques autres qui dénoncent ces excès et dérives de nature totalitaire qui conduisent tout simplement à l'interdiction de toute contestation de la « pensée officielle ». J'ose espérer que vous ne vous rangez pas du côté du totalitarisme, n'est-ce pas ?

tonija

Est-ce que c'est grave docteur Bilger ? Citoyen ordinaire j'ai voté deux fois Mitterrand, deux fois J. Chirac, S. Royal et en 2012 F. Hollande. J'ai le souvenir agréable des soirées familiales où nous écoutions religieusement les débats autour de la Résistance (Dossiers de l'écran par exemple), je me souviens de la première diffusion du film "Shoah", les larmes n'étaient pas loin, Simone Veil était et reste chez nous comme pour beaucoup un modèle, je pourrais encore donner de nombreux exemples, la République laïque, notre religion.
Depuis l'arrivée de N Sarkozy en 2007, je me sens orphelin, il a détricoté notre pacte du vivre ensemble qui s'appelle : la République.
L'Etat, les artistes, les journalistes, les cinéastes, l’Education nationale, la justice... tous se sont vu intimer l'injonction de cultiver d'une manière ou d'une autre le devoir de mémoire. Docteur, de quel mal suis-je atteint, tout ce qui est obligatoire me révulse, l’excès nuit, cela n'est pas nouveau, comment des esprits brillants peuvent-ils l'ignorer ?
Un exemple : hier sur Euronews une info en boucle, le président du parlement européen Martin Schulz devant les parlementaires israéliens a dénoncé l'inégalité de l’accès à l'eau entre Palestiniens et colons dans les territoires occupés. Aucune trace dans les chaînes d'info françaises !
Où sont-ils les Eliot Ness ?

jack

On ne peut pas reprocher à Monsieur Haziza de réagir avec une sensibilité particulière. L’antisémitisme qu’il dénonce est bien réel. Cet antisémitisme a des racines très profondes et le conflit israélo-palestinien contribue à le réactiver en permanence.
Au-delà du brouhaha parisien qui s’auto-alimente, la voix courageuse de Martin Schulz vient de s’exprimer devant la Knesset.
Martin Schulz n’est pas antisémite. Mais il a le courage de dire des choses justes devant le parlement israélien. Il ne fait pas usage des médias, il parle directement aux représentants du Parlement israélien.
La politique israélienne n’est pas exempte de critiques. Certaines de ces actions concernant l’eau, l’implantation de colonies, le blocus, etc. sont autant de coups de canif à un processus de paix.
Le simplisme habituel consiste à faire croire que la critique de la politique d’Israël est assimilable à de l’antisémitisme. La ficelle est un peu grosse, mais elle est très usitée. Un député du parti d’extrême droite ‘Foyer Juif’ a vu dans les propos de Martin Schulz « de la propagande contre les Juifs ».
Il reste du chemin à faire.

Wil

Si Schneidermann est « l'idiot utile des dieudonnistes » selon Haziza, Haziza est l'idiot utile de Marine Le Pen.

Tous ces "inquisiteurs" du système médiatico-politico-économique le sont.

Petite piqûre de rappel :
http://www.lesnouveauxchiensdegarde.com/spip.php?page=sommaire

Ils rencontrent à peu près toujours les mêmes personnes qui pensent, disent, mangent, aiment, détestent, vivent à peu près les mêmes choses qu'eux.
Ils vivent en vase clos, loin des préoccupations du peuple. Lui faisant croire qu'ils savent ce qui est bon pour lui vu qu'ils prospèrent sur son dos. Leurs générations se succèdent. Ils sont une caste. Une sorte de "nouvelle noblesse".

Cette "nouvelle noblesse" sera en place jusqu'à ce qu'à son tour, elle soit chassée par la classe inférieure convoitant ses droits pour elle-même.

C'est un système qui marche depuis que l'homme a découvert le concept du pouvoir.

caroff

A la lecture de cet article, j'imaginais Philippe Bilger prononçant ce réquisitoire admirable et dans le box des accusés, Valls, Haziza, Cohen, Legrand (non cité mais qui mérite de rejoindre ce troupeau de chèvres), frappés par la dureté des mots de l'avocat général, pierres jetées sur leur médiocrité tout autant que sur leur arrogance.
Il est insensé qu'un pseudo-journaliste, Haziza, dicte ainsi sa loi ou que Cohen interdise à ses collègues d'inviter tel ou tel.
Pour revenir sur l'émission de France 2 où Valls a été simplement atomisé par Florian Philippot, avez-vous remarqué l'air perdu du ministre cherchant du soutien auprès de Pujadas ? Hilarant !
Mais moins drôles furent les réflexions (?) des trois arbitres censés juger la prestation valsienne. On tenait la preuve de la bienveillante proximité entre la caste médiatique et celle des politiques et de facto de l'inanité de leurs commentaires !

bruno

Manuel Valls, français depuis 1982, parle avec son menton, porte des chemises blanches en polyester, vient de nulle part et va dans le mur !!

moncreiffe

« Deux membres du Parti socialiste saisissent le CSA parce qu'Alain Finkielkraut, confronté à Manuel Valls, a osé faire allusion aux «Français de souche», et c'est intolérable ! La réplique n'a pas tardé ! »

Je rebondis sur cette phrase parce qu’elle illustre bien le « moralisme médiatique » que vous dénoncez.

Voici la réaction d’Alain Finkielkraut, dans FigaroVox.

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/02/07/31003-20140207ARTFIG00274-alain-finkielkraut-une-partie-de-la-gauche-a-perdu-la-raison-et-la-memoire.php

Les deux membres du conseil national du PS qui ont saisi le CSA sont Mehdi Ouraoui, ancien directeur de cabinet d'Harlem Désir (Jean-Philippe pour les intimes) et Naïma Charaï, présidente de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE). Dans leur lettre, ils qualifient l'intervention d'Alain Finkielkraut «d'inacceptable» et «dangereuse». Ils s'inquiètent précisément de l'usage par le philosophe de l'expression «Français de souche», «directement empruntée au vocabulaire de l'extrême droite». »

Et voici le passage de l’émission « Des paroles et des actes », du 6 février 2014, dans lequel Alain Finkielkraut évoque deux fois les « Français de souche ».

http://www.youtube.com/watch?v=zVrVFqOHuWo

Autre exemple. Hervé Le Bras (démographe de son état) est toujours prompt à soupçonner ou dénoncer des arrière-pensées racistes chez les autres démographes (tous sauf lui, évidemment), notamment dans un article intitulé « Les Français de souche existent-ils ? », paru dans la revue Quaderni, en 1998.

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/quad_0987-1381_1998_num_36_1_1365

Pourquoi les Français devraient-ils avoir honte d’être Français ? Et pourquoi devraient-ils accueillir à bras ouverts les étrangers, tels qu’ils sont ? Les élites françaises s’engagent dans une voie dangereuse en abandonnant l’idée d’intégration, après avoir abandonné celle d’assimilation, au profit de l’idée d’inclusion. L’échec du multiculturalisme au Canada devrait pourtant sonner comme un avertissement.

Achille

Bonjour Philippe Bilger,
« Ce monde que la gauche morale est en train de nous fabriquer devient irrespirable. Faut-il accepter, en courbant l'échine, d'hypocrites mises en cause, de piètres suspicions et de médiocres insinuations ? Va-t-il falloir demander, à Frédéric Haziza et à ceux lancés dans une quête éperdue et suspicieuse d'antisémites plus que de racistes d'ailleurs, la permission de penser, d'écrire et de parler ? »

Il est franchement désolant que nos intellectuels ou présumés tels, se croient toujours obligés de se lancer dans des campagnes de dénonciation, de stigmatisation, voire même dans une véritable inquisition, sur des faits qui certes sont condamnables, comme le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie, ou encore l’islamophobie, mais qui sont généralement des cas isolés loin de constituer une menace pour la République.

Les mettre en exergue a surtout pour effet premier de les propager car il se trouve toujours quelques esprits étriqués, facilement influençables et toujours en quête d’originalité pour y trouver soudain un intérêt, alors qu’ils ne s’en seraient pas souciés si on n’en avait pas écrit des pleines pages, avec en prime l’inévitable, pathétique et agaçante à souhait, leçon de morale, de civisme et de bonne conscience grandiloquente.

On a pu le constater avec le buzz médiatique sur Dieudonné qui a eu pour effet de mettre en avant les idées d’Alain Soral qui, jusqu’alors, étaient réservées à un petit public d’illuminés à qui nos intellectuels bobos germanopratins accordent beaucoup trop d’importance.

On a pu également observer, dans un autre registre, l’effet provoqué par l’indignation de Jean-François Copé sur le livre «Tous à poil» qui, ignorés de tous, stagnait depuis cinq ans sur les rayonnages des bibliothèques et des librairies, avant qu’il ne devienne numéro un des ventes chez Amazon grâce à la publicité incongrue faite par le président de l’UMP.

Il me semble qu’en ce moment il existe des sujets bien plus préoccupants qui pourraient avantageusement nourrir les cerveaux de nos intellectuels de gauche, mais aussi de droite. Il est grand temps qu’ils arrêtent leurs diatribes mesquines et ridicules qui n’ont pour effet que de transmettre un état d’esprit particulièrement détestable au sein de la population.

Il en est un qui l’a compris et pour l’instant je ne vois que lui : Michel Onfray. On aimerait bien en voir quelques autres.

Marc Ghinsberg

Cher Philippe,

Vous êtes pour la liberté d'expression. Fort bien. Souffrez alors que l'on ne partage pas toujours votre façon de voir. Vous stigmatisez à juste titre l'hystérisation du débat. Mais vos jugements, péremptoires et sans appel sur les personnes ou les choses, que vous présentez comme la Vérité, contribuent-ils à l'apaisement et à la sérénité ? Faut-il que l'on se censure pour ne pas aborder des sujets avec lesquels visiblement vous n'êtes pas à l'aise. Bref, peut-on critiquer certaines de vos positions sans être traité de "policiers de la pensée", "d'inquisiteurs" forcément "petits" ?

Guzet

Rappel : les Français sont 75% à se défier du tout-petit-monde-médiatico-politique... Cela ne date pas d'aujourd'hui et pourtant rien ne change rien et rien n'altère son conformisme monolithique...

Remseeks

Merci de ces paroles. Oui la forme prévaut sur le fond et je pense que c'est plus l'œuvre de l'époque que celle d'un parti. Mais vous n'allez pas au bout de la conclusion qui est de dire que cette pseudo-élite intellectuelle de gauche tente d'établir une dictature d'une norme de pensée bien à elle : elle est (de mon point de vue) fondamentalement totalitaire.

pibeste

Bonjour M. Bilger

Pour avoir osé critiquer minet, je me suis cru voué aux gémonies.
Quel pays, où ce qui a pour mets préféré le rat l'emporterait sur le sens du devoir, de l'abnégation, voire du sacrifice : j'ai nommé le chien (dédicace @Catherine Jacob) !
Voilà un animal que ne mérite pas ses maîtres ; car qui laisserait les excréments de son enfant sur les trottoirs ? or le chien ne mérite-t-il pas qu'on s'occupe de lui comme d'un enfant, pour recevoir en retour son indéfectible amour ?
La France n'est que le pays de la m... de chien, signature de ses maîtres !
Dès lors que peut-on en attendre ?

Spécial dédicace @hameau dans les nuages, chez qui sourd la sagesse et que j'imagine sur le flanc d'un adret que ceignent quelques brumes matinales en lambeaux dès les premiers éblouissements reflétés par le lac !
Jovial et renfrogné, la joie vaut de l'or ; à ne pas dilapider mais garder à l'interne !

Les autres n'ont qu'éjaculé leur mépris de façon compulsive et timorée, oubliant d'argumenter pour m'enrichir de leur sève intellectuelle !

Seule @Camille a compris que l'opposition peut être fertile, du moment qu'elle offre un espace à l'échange.

Je n'oublierai pas @Philippe Bilger qui donne envie de faire des phrases et dont on aime relire les siennes.

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