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18 février 2014

Commentaires

MoA Jacques ETIENNE

Tout est dans le titre, "ils n'ont pas totalement raison", l'adverbe est audacieux pour éluder un complètement.

Que dire à ces Français qui jugent la justice à l'aune de la Bérézina d'Outreau par exemple ?

Vous avez suffisamment développé en son temps le sujet pour ne pas trop en rajouter mais sur la "problématique" de la responsabilité personnelle du juge et de son pendant, la sanction, vous n'êtes pas allé totalement au bout de la réflexion.

Je pense que c'était de parti pris, ce qui ne m'empêche pas de vous lire toujours avec intérêt et plaisir.

Wil

"D'abord, le service public de la justice est très particulier. On fait appel à lui en toute dernière extrémité quand on n'a pas d'autre moyen, d'autre ressource pour recouvrer ses droits et faire valoir sa cause. On ne va pas vers les juges comme on prend l'autobus."

ça, c'est la théorie.

Maintenant voici dans la pratique, un exemple parmi d'autre :
http://www.agenceinfolibre.fr/quenelle-devant-ohr-torah-levee-du-controle-judiciaire-de-joe-le-corbeau-reaction-de-me-bonneau/

anne-marie marson

@Jocelyne

La récente affaire aux urgences de l'hôpital Cochin où une femme de 65 ans est morte délaissée aux urgences me fait réagir à votre commentaire.
Les urgences de Cochin sont surchargées.
Comme pour les accidents, combien de morts faudra-t-il pour que l'on réouvre les urgences de l'Hôtel-Dieu et que ce gouvernement cesse de tirer sur la corde des économies drastiques dans les hôpitaux, corde qui est en train de casser.
Le gouvernement est en train d'atteindre un point de non-retour au-delà duquel tout rétablissement d'une médecine de qualité deviendra impossible.

Denis Monod-Broca

@ Tipaza

"Rien ne doit être pardonné des erreurs humaines de la justice..." écrivez-vous.
Si moi je suis Tartuffe, vous vous êtes très bon dans le rôle du Grand Inquisiteur.

Tipaza

@ Denis Monod-Broca

La justice a une obligation et même plus, un devoir d’excellence. Elle ne peut se contenter de l’à peu près.
Ce n’est pas au justiciable de s’adapter à la nature humaine, trop humaine de la justice et donc à ses imperfections, c’est à la justice de s’imposer un impératif de perfection.

Les mêmes juges et autres bien-pensants qui réclament des sanctions contre des pays où règne la corruption en général et en particulier une justice corrompue, ont un sourire bienveillant devant le mur des cons.

Laquelle des deux corruptions est la plus pernicieuse ?
La corruption financière, dont on sait qu’elle est passagère, et que dans le temps les bénéficiaires évoluent passant d’un camp à l’autre ? Ou la corruption idéologique, que traduit le mur des cons. Car c’est bien d’une corruption qu’il s’agit.

Une corruption favorisant un pouvoir en place, avec un mépris total des valeurs que les mêmes demandent aux pays qui n’ont pas la « chance » d’être encore sous la férule hypocrite des Tartuffe socialistes.

Rien ne doit être pardonné des erreurs humaines de la justice, surtout lorsqu’elles sont le fait d’idéologues, qui ont fait de cette justice un instrument de combat au profit de leur idéologie.

Ludovic

@Xavier Nebout
"Au pénal, n’importe quel brigadier de gendarmerie vous dira que 95% des cambriolages et des décharges au bas du camion sont le fait de gens du voyage, 95 % des proxénètes des Européens de l’Est, 95 % des auteurs de règlements de compte sont d’origine africaine, 95 % des voleurs à la tire des petits chéris de 15 ans."

Comme à votre habitude vous ne répondrez pas, chez vous tout est à 95%. Ni le ministère de la justice, ni celui de l'intérieur, ne tiennent ce genre de statistiques.

Et puis, pour info le grade de "brigadier de gendarmerie" n'existe pas non plus.

Tout est bidon dans votre propos.

Mais de la part d'un nostalgique de Pétain et de la collaboration, mais aussi de la monarchie de droit divin, qui considère que les "Français en sont aujourd’hui à diaboliser Hitler", il ne faut s'étonner de rien.

Varlin

"Les 70% de Français qui accablent la Justice se trompent".
Aucun argument de la part de celui qui nie l'évidence, à savoir qu'il existe une justice de classe.

Denis Monod-Broca

@ Tipaza

Vous n'avez pas bien compris mon propos. Changer notre regard sur la justice ce n'est pas voir blanc ce qui est noir, c'est voir la justice comme elle est et en déduire une autre pratique.
Est-ce illusoire ? Peut-être... J'espère que non.

NB : je ne vois pas bien en quoi j'ai mérité d'être traité de Tartuffe.

Achille

@ sbriglia |

« Chacun a son talon d'Achille, que voulez-vous Yves... Un titre de thèse ? "Des conséquences du prurit bilgérien sur l'incontinence du senior" (thèse de doctorat en médecine légale). »

En évoquant le talon d’Achille, je subodore une allusion à ma promptitude à poser un commentaire sur ce blog. Ainsi que vous me l’aviez fait remarquer une fois où j’avais eu l’inconvenance d’écrire un commentaire qui n’avait pas l’heur de vous plaire.

Je vous ferai toutefois remarquer que pour le présent billet je me trouve à une modeste quinzième place, soit très en dessous de mon classement habituel.

A noter que sur certains blogs (RTL en particulier), le fait d’être le premier à mettre un commentaire est l’objet d’une véritable compétition, certains contributeurs se limitant à un triomphant « prem’s ». Un commentaire trop long est souvent fatal.

Mais ici les intervenants sont d’un autre niveau. L’objectif n’est pas d’être le plus rapide mais le plus prolixe.

Certains n’hésitent pas à nous pondre de véritables mémoires de thèse nécessitant un travail d’investigation laborieux, plus destinés, il est vrai, à épater la galerie qu’à répondre au billet du jour.

Là où cela devient pathétique c’est quand on sent que le gars est en limite de rupture. La culture c’est comme le maquillage, quand il est discret il embellit mais quand il est forcé, il a plutôt tendance à ridiculiser celle qui le porte.

Alex paulista

@ Jocelyne | 19 février 2014 à 17:22

Une histoire similaire (heureusement moins grave) est arrivée à une amie il y a quelques années. Elle ne se sentait pas bien physiquement et mentalement, a consulté une série de médecins généralistes qui n'ont rien trouvé et ont commencé à lui prescrire des antidépresseurs.
C'est la pédiatre de sa fille, à qui elle n'avait rien dit de son mal, qui un jour l'a regardée au niveau du cou et lui a conseillé de faire des examens thyroïdiens.
C'était une simple hyperthyroïdie. Deux généralistes et un spécialiste n'y avaient pas pensé malgré un début de goitre assez évident accompagné des symptômes classiques de douleurs, de fatigue et de dépression.
Une fois la thyroïde régulée, tous les symptômes ont disparu et la joie de vivre est revenue.

Pour les ingénieurs c'est pareil. Un jour j'ai dû encadrer un ingénieur électronicien qui prenait un montage suiveur pour un multiplicateur, simplement parce qu'il y avait quelques résistances en plus autour pour faire une impédance de protection. Fort de mes souvenirs d'étudiant, je lui montrais que le théorème de Millman le contredisait. Il ne s'est pas penché sur mes calculs et m'a expliqué que les "vrais" électroniciens comme lui ne faisaient pas de calculs mais reconnaissaient les circuits "à l’œil".
Bon, l'expérience a prouvé que Millman avait la tête dure...

En justice administrative à laquelle je me frotte en ce moment, on voit souvent un grand n'importe quoi: des jugements de référé qui font référence à des clauses de Plans Locaux d'Urbanisme complètement obsolètes avec des notions (comme le "groupe d'habitations") qui ont changé maintes fois depuis sa rédaction, ou bien à des clauses qui n'ont pas lieu d'être car pas du ressort d'un PLU.

Je ne crois pas que cette incompétence soit un phénomène nouveau. C'est notre seuil de tolérance qui a diminué, aujourd'hui que la connaissance est accessible au plus grand nombre à travers internet.

Savonarole

@Jocelyne
"Pour la forme, je fais un court interrogatoire, car c’est une femme active, dynamique, pas le genre à déprimer, et je propose mon diagnostic : tumeur au cerveau."

Vous êtes médecin ?
De quel droit vous diagnostiquez une tumeur au cerveau ?
Votre histoire est abracadabrante et vous devriez cesser de lire Ma Santé et Doctissimo.

adamastor

@Boris

Qui vous dit que P. Bilger veut habiter au Ritz ? Il faudra de toute façon attendre sa réouverture.

Savonarole

Ma parole c'est la Fête des voisins ici ce soir !
"Mon pote l'avocat, mon pote le modeste vigneron, ma voisine mourante"...
Et tout ça c'est la faute de la Justice et de la Médecine !
Au fond il n'y a que les vétérinaires qui s'en tirent sans encombre car quand César ou Mirza clabotent on l'accepte sans la ramener.
Louis-Ferdinand Céline estimait qu'il y a "20% de cons dans une population donnée", dès lors faut faire avec. Xavier Nebout l'a bien dit.

Jabiru

Il y a au moins trois raisons qui font que les Français doutent de leur justice.
Sa lenteur qui a d'ailleurs été dénoncée par la Cour européenne de droits de l'homme au motif de délais déraisonnables entre saisines et prononcés.
Des justiciables qui passent au travers de vraies sanctions telles les catégories citées par le brigadier de gendarmerie de Xavier Nebout, à savoir les cambrioleurs, les proxénètes et les trafiquants de tous poils qui pour des raisons "humanitaires" sont remis en liberté avec admonestation de ne pas recommencer. Et les encore intouchables par lesquels le scandale éclate et dont le dossier et les poursuites finissent bien souvent en eau de boudin. Que la Justice se penche véritablement sur ces trois raisons de désamour, qu'elle les améliore, c'est la seule façon de redorer son blason.

sbriglia@Yves, bis

J’oubliais, « sauf le samedi » !
J'aurais bien rectifié le titre de la thèse :
"Des conséquences du prurit bilgérien sur l'incontinence hébraïque en dehors du shabbat"... mais j'ai peur que le Crif masse et zone...

Valerie

Rédigé par Monsieur Yves le 19 février 2014 à 14:02

On peut aussi se consacrer au rain watching a domicile en Angleterre... et ce a plein temps :-) sans perturber les gouttes ni utiliser d'appareil photographique (ou tout autre gadget electronique pour prise de vues) et prendre parfois plaisir a etre la en amie (ou ennemie), discrete mais sans se cacher...

Jocelyne

M. Philippe Bilger

Xavier Nebout a raison ; s'ils savaient, ce n'est pas 70, mais 99% des Français qui n'aimeraient pas la justice !
Et il en serait de même de toutes nos institutions... si les Français savaient, si vous saviez ! Education, médecine, justice, etc.

Je vais rapporter ici, pour exemple, le cas de ma voisine d’en face, 69 ans ; elle multipliait - depuis six mois et en vain, se plaignant d'une immense fatigue - les consultations chez son médecin traitant : celui-ci se contentant de lui prescrire une radio du genou, puis une radio de la hanche…
Bref, vous savez bien ce qu’il en est ; le médecin n’a pas le temps de s'intéresser à ses patients, dont la santé est bien le dernier de ses soucis ; alors il s’en débarrasse avec une prescription, médicament ou un examen ; et le patient revient.
Puisqu’il n’a pas d’obligation de résultat (contrairement au plombier ou à l’électricien qu’on ne paie pas si l’intervention est inefficace), qu’il est payé quoiqu’il arrive, pourquoi faire preuve de conscience professionnelle ? D’autant que plus il multiplie les actes, mieux il gagne sa vie ; un système de santé qui enrichit ses praticiens tout en creusant - sans fin - le déficit de la Sécurité sociale, un système suicidaire que personne ne veut réformer. La souffrance et le malheur des uns enrichit tous les autres.

Revenons à notre sujet ; un samedi de ma fenêtre, voyant ma voisine monter les marches de son perron avec difficulté, n’y tenant plus, je sonne à sa porte ; je demande au mari qui m’ouvre de me jeter dehors s’il estime que je me mêle de ce qui ne me regarde pas ; on m'accueille à bras ouvert, me disant qu’en effet je serais sûrement de bon conseil.
Ma voisine me dit avoir revu son médecin en début de semaine ; il l’a mise sous antidépresseurs ; sa fille, institutrice, elle aussi lui a dit : « Maman, secoue-toi, tu déprimes ! »

Pour la forme, je fais un court interrogatoire, car c’est une femme active, dynamique, pas le genre à déprimer, et je propose mon diagnostic : tumeur au cerveau.
Ce qui, entre nous, sautait aux yeux, mais les médecins sont des polyhandicapés des sens : il y a bien longtemps qu’ils ne regardent plus le patient, ne l’écoutent pas, ils ne le touchent même pas ; ils s’appuient sur la seule technique ; autrefois, les médecins attachaient une importance capitale à l’interrogatoire et à l’examen clinique ; un médecin, comme l’écrit Edgar Morin, doit posséder une vertu enseignée nulle part et sûrement pas à la faculté de médecine : le flair, « ce je ne sais quoi » dont V. Jankélévitch a montré toute l’importance, c’est-à-dire l’art du diagnostic, du pronostic et de la prescription. L’art, le flair, le « je ne sais quoi » permettent de discerner, parmi des symptômes ambigus ou parfois quasi imperceptibles, la nature du mal qui va se manifester sans équivoque à la survenue de la crisis. Le bon médecin anticipe la crisis, et peut ainsi intervenir au plus tôt, vu que l’on soigne plus aisément les maux à l’état naissant que lorsqu’ils s’enracinent…
Ce type de médecin a disparu depuis longtemps.

Comme j'exprime l'urgence de la situation, ma voisine m’informe qu’elle a rendez-vous chez le cardiologue le mercredi qui vient ; c’est la remplaçante du médecin traitant, vue lors d'une précédente consultation, qui l’avait incitée à faire ce bilan ; j’accepte, à regret, de patienter jusque-là, avant de prendre des initiatives.

Lorsque je me rends chez elle quatre jours plus tard, avant qu’elle se rende à sa consultation cardiologique, je remarque aussitôt des signes - encore discrets mais caractéristiques - d’hémiplégie, qui ne font que confirmer mon diagnostic ; la tumeur provoque un œdème cérébral, et il faut intervenir en toute urgence, faute de quoi la paralysie va gagner du terrain.
Les symptômes ne peuvent pas échapper au cardiologue, à moins qu’il ne soit aveugle ; j’attends le retour de ma voisine avec impatience ; « Tout va bien, tous les examens sont normaux », lui a dit le cardiologue en les raccompagnant et pour les rassurer, elle et son mari…

Le cardiologue a fait toute une batterie d’examens, ceux qui relèvent de sa spécialité ; il ne l'a pas regardée, puisqu'il n’a pas vu les signes d’hémiplégie ; il ne l’a pas interrogée non plus, et n’a donc pas cherché à comprendre la cause de la fatigue qui la plombait depuis des mois.
Sidérée, je leur souhaite à bon appétit à tous deux - j’ai tenu leur repas au chaud - et de retour chez moi je téléphone au service de radiologie de l’hôpital, demande le chef de service à qui j’explique la situation, pour justifier ma demande d’un scanner crânien en toute urgence ; rendez-vous que j’obtiens pour le lendemain ; j’en informe ma voisine.
Le scanner confirme la présence d’un important œdème cérébral… sauf que, dans l’impossibilité de joindre le médecin traitant pour discuter de la conduite à tenir, le radiologue l'a renvoyée chez elle !
Il a fallu que j’intervienne à nouveau, la faisant hospitaliser le jour même ; le lendemain elle a été transférée à Paris à l’hôpital Saint-Antoine, où mon diagnostic a été confirmé.
La tumeur était trop avancée et inopérable ; mais mon intervention a permis de mettre en place un traitement de façon à limiter l’extension de l’œdème, retardant ainsi l’installation de la paralysie et l’échéance fatale, neuf mois plus tard ; elle a eu la possibilité de se préparer à la mort, ainsi que la famille.

A votre avis, quelle a été l’attitude du médecin traitant, dont l’incompétence et la négligence ne faisaient plus mystère ?

Des exemples de cette nature, j’en ai malheureusement beaucoup trop à votre disposition, bien plus dramatiques encore quand cela touche des enfants ou des adolescents, parce qu’ils subissent la loi des adultes ; mais je suis la seule à m’émouvoir, voyez-vous ; la médecine ne fait pas de sentimentalisme, elle reste droite dans les bottes de son ignorance, sûre de son pouvoir et de son impunité.

Ce sont ces mêmes défaillances, avec les mêmes ignorances qui plombent toutes les institutions, l’éducation comme la justice, avec des conséquences dramatiques sur le plan humain et social, sans compter le coût pour la collectivité.
Il y a une urgence vitale à réduire les dépenses publiques et de santé : les solutions existent, les outils sont là, à notre disposition depuis la nuit des temps, qui permettraient de faire des économies incommensurables ; ces outils, d’une efficacité sans égal, on n’en veut pas ; vous n’en voulez pas.
Notre système a montré ses limites, les défaillances de nos institutions entraînent le pays à la faillite, mais personne ne veut rien changer à sa façon de raisonner ni à ses pratiques.
C'est ce que dénonce Bernadette Bensaude-Vincent (historienne et philosophe, CNRS) : « Il y a un problème bien plus grave, c’est l’ ignorance socialement construite, un « non-savoir » qui se met au service de puissants intérêts. »

Il m’est difficile de ne pas saisir ici l’opportunité d’interpeller le magistrat que vous êtes, M. Philippe Bilger.
Je viens de réagir sur Bd Voltaire à votre billet en évoquant le cas édifiant du jeune Matthieu Moulinas, avec la succession de négligences - éducation parentale, médecine et experts-psychiatres, justice, milieu éducatif - qui a fait de ce gamin empêtré dans ses blocages et dont les comportements étaient autant d’appel au secours pour qu’on l’aide et l’en libère, un assassin.

Mais je suis lasse de ressasser toujours la même chose, tentant d'interpeller des personnes qui font le choix, avec obstination, de la surdité et de la cécité ; lasse de lutter contre les moulins à vent.
En effet, à quoi sert de s'exprimer, ici ou ailleurs ?
Tout cela n'est que bla bla bla et perte de temps.
Chacun - péché de toute-puissance et corporatisme - s’arc-boute sur ses conceptions erronées, c'est-à-dire sur une ignorance volontaire, faisant le choix de continuer comme avant ; d'une part, parce que cela demande bien trop d'effort de changer ses certitudes ; et parce que la plupart – médecins, juges, éducateurs, élus - ne supportent pas que d’autres sachent ce qu'ils ignorent et montrent des compétences qu'ils n'ont pas.

Ainsi, régulièrement on entend la médecine et la psychiatrie dire qu’il n’y a aucun moyen, dans l’état actuel de leurs connaissances, de déceler le degré de dangerosité d’une personne, ou de prévoir - en le datant - le risque d’un passage à l’acte ; eux ne savent pas, c'est un fait.
Mais d'autres savent, parce qu’ils disposent d’autres connaissances, de savoirs traditionnels honteusement rejetés par les connaissances officielles.

C’est souvent l’ignorance qui nous amène à faire des erreurs ; mais rien ne nous oblige à rester ignorant !
Des études font état de ce constat : plus l’esprit est « éduqué » et conditionné par la mentalité scientifique, moins il est réceptif à ce qui lui est étranger...
En résumé, la plupart de ceux qui oeuvrent au sein de nos institutions manquent d'une qualité pourtant élémentaire : la curiosité !
Sans curiosité, impossible d'évoluer, de progresser, d'innover, de faire le pont avec d’autres savoirs, de collaborer avec d'autres disciplines pour une plus grande efficacité.
C'est cette attitude qui rend les personnes concernées – médecins, juges, éducateurs, économistes, politiques - trop souvent incompétentes, défaillantes, et qui les déresponsabilise et déshumanise.

« Il n’y a rien de pire au monde que les demi-savants, ceux qui croient savoir » écrivait Pascal.

sbriglia

JDR a décrit avec son acuité habituelle ce que je ressens de la justice civile et commerciale. Le temps où les arrêts du Président Patin étaient lus et relus avec déférence est révolu... Combien de fois des jugements sont rendus donnant raison à une partie au terme de motivations médiocres et ce alors même que le juge pourrait faire un copier-coller des conclusions de l'avocat de la partie à laquelle il fait droit lesquelles sont parfois bien meilleures... Il est vrai aussi qu'à part de rares exceptions la féminisation de la justice a entraîné un affaiblissement de l'orthodoxie du raisonnement juridique au profit d'une déplorable motivation en équité...
Combien de fois une victoire laisse un goût amer tant est faible sa motivation, y compris en appel ! Combien de fois une défaite vous accable non pas tant par le résultat mais par l'insigne médiocrité de la décision !
L'un de mes proches, modeste vigneron de son état, consultant un avocat spécialisé en matière sociale, s'est vu proposer, outre des honoraires fixes confortables, des honoraires de résultat calculés sur… « l'économie des condamnations » ! Dix pour cent des sommes astronomiques et délirantes que les prud'hommes ne manqueraient pas d'écarter !
Il ne croit plus en la justice, déjà bien avant l'audience !

@Yves
"J'attends les thèses en Sorbonne"

Chacun a son talon d'Achille, que voulez-vous Yves... Un titre de thèse ? "Des conséquences du prurit bilgérien sur l'incontinence du senior" (thèse de doctorat en médecine légale).

Xavier NEBOUT

Jean-Dominique Reffait

Je suis désolé de m'imposer un peu trop dans ce débat, mais sans être complaisant, il y a des limites au n'importe quoi à propos de la justice.

Vous dites :
"La première instance est une plaisanterie, un tour de chauffe, un article de loi sert de viatique, la jurisprudence est superbement ignorée. Rebelote donc en appel avec les frais d'avocat qui en découlent. "On commence à faire du droit en cassation" me disait un ami avocat."

C'est grotesque. Vous n'y connaissez manifestement rien, et changez vite d'ami avocat !

Ulysse

A la question du sondage, j’aurais répondu « pas d’opinion », n’ayant jamais été confronté à la Justice. Mais l’affaire Dieudonné a retenu mon attention pour la raison suivante : une répartie de Dieudonné « Bokassa » s’adressant à Elie Semoun « Cohen » dans leur sketch « Cohen et Bokassa » est condamnable, entendue au premier degré (En 45, les Boches ils auraient pu finir le boulot). Or ce duo d‘humoristes fut béni par le Président de la LICRA lors d’une émission récente (CSOJ). Je comprends que le second degré est ici admis. Dieudonné est désormais interdit de second degré quand il évoque la dernière guerre, une sorte de loi non écrite, car il est jugé antisémite par les politiques et les médias, bien qu’il s’en défende et qu'Elie Semoun ait déclaré : « Dieudonné est toujours mon ami ». Indépendamment de ce que l’on pense de l’humour « méchant/destructeur de l’autre » à la mode d’aujourd’hui (je préfère l’humour british ou juif d’autodérision), le ciblage d’une communauté particulière par un humoriste pose problème (un « Dieudonné » ciblant la communauté musulmane poserait problème). Il reviendra donc au juge de sonder les consciences et les cœurs pour statuer : antisémite ou pas, antimusulman ou pas, injurieux ou drôle, second degré autorisé ou non. Je m’interroge : est-ce qu’on n'en demande pas un peu trop au juge, et n’y a-t-il pas là une amorce de dérive inquiétante ? Que faire ?

Yves

J'ai rencontré un jour un ingénieur qui consacrait huit jours de vacances, dans sa caravane, au bord d'une baie sauvage d'Irlande, à un seul passe-temps : le bird watching. Soucieux de ne pas perturber les oiseaux, il n'utilisait pas d'appareil photographique. Il prenait son plaisir à être là en ami, discret mais sans se cacher.
On ne pouvait qu'être sensible au spectacle de la faune sauvage et à celui de l'homme tranquille, quelque peu bizarre, si longtemps à l'affût.
Pareille sensation me vient en remarquant le comportement de certains intervenants du blog de Philippe Bilger. En particulier, je suis fasciné par tel "pensionnaire" guettant la publication du billet de notre hôte et s'empressant par coquetterie intellectuelle de poster lui-même une réflexion la plus rapide possible.
Le fond de la réplique n'est pas essentiel ; souvent, elle commencera par un aveu d'ignorance du sujet. La préoccupation principale du guetteur sera d'apparaître en tête dans la chronologie des commentaires, quelle que soit l'heure de la publication du texte à commenter.
Et ceci, tous les jours que Dieu fait, sauf le samedi.
J'attends les thèses en Sorbonne.

Jean-Dominique Reffait

Les Français ont une image vécue de la justice, celle qu'ils côtoient de plus en plus fréquemment, la justice civile. Ils transposent, peut-être excessivement, les incompétences constatées au civil dans leur jugement sur la justice pénale.

Et il faut bien constater que la justice civile est globalement médiocre, elle fonctionne, certes, mais à l'emporte-pièce, avec des automatismes où l'industrie du copier-coller débite des jugements à plein régime. La première instance est une plaisanterie, un tour de chauffe, un article de loi sert de viatique, la jurisprudence est superbement ignorée. Rebelote donc en appel avec les frais d'avocat qui en découlent. "On commence à faire du droit en cassation" me disait un ami avocat. En attendant, la note s'allonge à proportion des délais.

La médiocrité est générale : juges et avocats sont à l'unisson dans ces petites affaires qui empoisonnent l'existence. Qui n'est pas tombé de son armoire en lisant les conclusions misérables et truffées de confusions de son avocat(e). Si l'on a quelques facilités, mieux vaut les réécrire, sinon, c'est la roulette russe.

Je vais me faire des copines mais avec la féminisation excessive de ces métiers, la justice civile devient plus brutale, moins exigeante des nuances du droit. N'évoquons même pas la justice familiale, cette aimable farce qui fait grimper les pères dans les grues de chantiers. La suprématie féminine dans ce domaine réduit la justice à une infantilisation maternelle d'où la loi sort en guenille. Il est question de renforcer l'accès des femmes aux hautes fonctions de la magistrature alors qu'on serait plutôt tenté de réclamer une parité en faveur des hommes dans l'ensemble judiciaire.

C'est cette justice-là, à laquelle chacun est un jour ou l'autre confronté, qui forge l'image désastreuse de l'ensemble judiciaire français. Une justice ruineuse et hasardeuse exercée par des gens médiocres et blasés d'où sortent des arrêts bourrés de fautes et juridiquement squelettiques.

Taubira n'est pour rien dans cette situation. Elle a suffisamment de casseroles à sa traîne sans lui en accrocher de nouvelles. Factuellement, il faudra quand même bien dire un jour en quoi elle est une ministre aussi désastreuse car l'incantation, Philippe, a ses limites ! Elle a été la ministre du mariage homosexuel, je n'étais pas fou de ce projet mais j'imagine que le clivage gauche-droite dans l'appréciation populaire réside principalement là et non dans une politique pénale qui n'a, pour le moment, pas encore été lancée dans le débat. On l'aime ou la déteste pour une loi qui ne relève pas directement de sa politique judiciaire. C'est donc aller vite en besogne que d'élargir cette mauvaise opinion à une politique sur laquelle on ne dispose pas de tous les éléments.

Boris

"Mais il suffirait"... de Bilger à la Place Vendôme, par exemple !

Sagace

"Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés." Rien que cela, Monsieur Bilger, ne donne pas envie de poster ici.
Mais quand je vois que vos commentateurs semblent se limiter aux évadés du Barreau et aux cireurs de Parquet, je m'insurge ! Ceci, quelles que soient leurs qualités personnelles. Et encore, nous ne sommes pas en présence des groupies d'un célèbre site d'avocat, voués à casser ces ignares de justiciables qui s'y fourvoient !
Parce que les sempiternelles justifications relatives aux minorités qui ont démocratiquement tort, s'effacent ici derrière les majorités qui ont tort parce qu'opposées au corporatisme manipulateur d'une caste d'intouchables. N'ayez pas le culot de prétendre que vous ne savez pas ce que cela signifie et qui cela concerne.
Concrètement, Internet a permis à des millions de Français, a priori peu au fait des méandres judiciaires, de bien saisir ce qui s'y passait, et pourquoi (je ne parle pas des médias subordonnés aux trafics d'influence). Il y a une évolution réelle. Vous feriez donc bien de prendre vos distances avec certaines allégeances.
Tout est permis en France, quand on tient le haut du pavé et l'accès à la presse. Même casser la liberté d'expression. Ainsi, la plupart des magistrats délinquants au service du pouvoir restent encore invisibles aux yeux du public. La seule profession où ce ratio serait égal à zéro ! Dixit le C.S.M. Et le mépris sur "les Français qui se trompent" fait partie de cette mascarade.

Achille

Bonjour Philippe Bilger,

« Les Français n'ont pas totalement raison... »

Il semble qu’il en soit de la Justice comme d’autres pouvoirs qui nous imposent leur vision des choses, vision éclairée puisque nous avons affaire à des professionnels.

La vie professionnelle a tendance à formater nos esprits. Les valeurs de référence ne sont pas les mêmes que celles du « commun des mortels » qui les subit et ne les vit pas de l’intérieur.
Il est tentant alors d’apporter son éclairage consolidé par son expérience.

Cela est particulièrement vrai dans le monde journalistique qui a tendance à jouer les professeurs, les guides dans notre société très diversifiée depuis une trentaine d’années.

C’est ainsi que nos critiques cinématographiques ont encensé le film La vie d’Adèle qui n’a qu’un petit succès d’estime dans les salles de cinéma et éreinté La Belle et la Bête et Les trois frères, le retour qui eux font salles combles.

Cette déconnexion des médias avec la population explique en partie la désaffection de celle-ci pour certains journaux qui pendant longtemps ont été très populaires, à commencer par Le Monde et Libération.

Servir toujours la même soupe pendant un demi-siècle à ses lecteurs alors qu’entre-temps le monde a changé finit par ôter tout intérêt de lire ces journaux car on sait par avance ce qu’ils vont nous dire. Nos éditorialistes à la plume si agile devraient de temps en temps regarder un peu la vraie vie, celle qui se situe en dehors de leur bureau climatisé.

Xavier NEBOUT

Dans les années 70, il y avait à Bordeaux un juge au civil qui au moindre doute, ordonnait une comparution personnelle des parties. Tel le juge ecclésiastique, il partait de la bonne foi de chacune, et dans un esprit paternel, leur faisait tomber les carapaces. Taux de réformation quasiment zéro, parce que taux d’appel quasiment zéro.
L’avocat pouvait dire à ses clients procéduriers ou malhonnêtes, inutile de faire un procès, ou « transigez », car si on tombe sur le juge le juge F.., je peux vous dire quel sera le résultat.
J’ai dit les années 1970, pas 1170 !
Mais évidemment, avec des juges comme lui, plus de carrières de magistrats, faute de postes à pourvoir. Evidemment aussi, pour l’abattage, il ne fallait pas compter sur lui.
Ce magistrat exemplaire n’a pas fini premier président, mais président de chambre de TGI.

La justice aimée et estimable, elle est à portée de main. C’est aux magistrats de la vouloir.

Tendance

@Xavier Nebout

Il s'agit d'une décision de cour d'assises. Souhaitez-vous une sanction pour les jurés ?

Tipaza

"Parce que nous attendons d'elle ce qu'elle ne peut pas donner, la sécurité(…)la consolation des victimes(…)la vérité. Ces attentes sont irrationnelles et déraisonnables(…)mais pensons aussi, nous citoyens et justiciables, à corriger notre conception erronée du rôle de la justice"
Rédigé par : Denis Monod-Broca | 19 février 2014 à 08:04

Plus fort que la réincarnation bouddhiste, plus fort que le Karma d’un éternel retour, nous assistons à la réincarnation d’un personnage d’une pièce de théâtre, « Le Tartuffe ».

Nous avons connu la Mère Denis et ses slogans pour les machines à laver le linge, voici le Père Denis et son slogan pour laver les cerveaux :

Changeons notre regard, nous changerons le monde, en tout cas nous en aurons l’illusion.

Denis Monod-Broca

La justice fonctionne mal aux yeux d'une majorité de Français parce que nous, nous une majorité de Français, attendons trop d'elle. Parce que nous attendons d'elle ce qu'elle ne peut pas donner, la sécurité (par la mise hors d'état de nuire des délinquants et criminels à venir), la consolation des victimes (par une sévère condamnation des coupables ou coupables présumés), la vérité (sur toutes les affaires qui lui sont soumises), et j'en passe... Ces attentes sont irrationnelles et déraisonnables. La justice a ses torts, le pouvoir politique a ses torts, et les moyens manquent dramatiquement dans un pays endetté jusqu'au cou, mais pensons aussi, nous citoyens et justiciables, à corriger notre conception erronée du rôle de la justice, sinon aucune amélioration véritable ne sera jamais possible.

zenblabla

Oui, oui !
Surtout !, tu ne vas pas devant le Juge disait ma Grand-Mère...

Madame Taubira ministre des Transports ?
Il y a quand même toutes sortes de confusions entre gratuité des transports, nécessité des transports, considération des trajets, et même... choix des destinations et position des stations.

Madame Taubira, si elle était ministre des Transports, n'aurait pas tout à fait tort avec ses incantations de gauche.
Autant d'incantation de droite n'ont pas changé les voies plus que cela aurait été possible.
A droite on n'entend parler que de trafic..., à gauche on n'entend parler que de voiries!

Du côté de la gestion de la voirie, je me demande ce que veulent dire toutes les émissions qui décrivent les actions de la Police ou de la Gendarmerie qui abreuvent la télé.
Depuis que je me suis remis à la télé, celle que j'avais laissée éteinte une bonne trentaine d'années, je suis abasourdi devant ces émissions...
De quoi parlent-elles?
Il n'y a que propos convenus, insistances incompréhensibles sur un statut de la victime qui serait rendu par la Justice réparé en hypothèse, tonalité journalistique qui déverse des phrases ponctuées comme pour des bébés, et surtout..., présentation de moyens incommensurables pour des affaires de vol de pommes.
On y perd à coup sûr sa gauche et sa droite !

Pas de quoi vouer aux gémonies gauche contre droite, les deux choses que sont trafics et voiries sont étroitement liées...
Je suis curieux de lire votre prochain livre.

Ribus

En gros, M. Bilger vous demandez que les torchons et les serviettes ne soient pas mélangés.

Mais il faut à mon avis dire quand même que Mme Taubira n'a pas fait tout le travail de discrédit de la Justice toute seule. Souvent, elle a agi sur ordre.

C'est donc au chef de l'Etat que revient la responsabilité première de cette brusque dégringolade de la Justice dans l'opinion.

Mais cela a commencé il y a déjà longtemps ; les socialistes ont poussé la chose jusqu'à la caricature et ont créé ce sentiment de défiance voire de détestation.

Il faut rappeler la manif pour tous, l'affaire Méric, l'affaire Dieudonné, le mur des cons, les procès en série pour délit d'opinion, la bévue du tribunal de Bobigny etc. etc.

Tout cela a laissé des traces dans l'opinion et dans bien des cas la Magistrature ne s'est pas grandie.

Le politique est parvenue à manipuler et à corrompre le pouvoir judiciaire notamment par ces lois mémorielles ou de limitation de la liberté. Le juge délibère non plus sur des faits précis mais des impressions et des convictions qu'il a. Par ce biais-là, la Justice s'est aussi politisée et s'est piégée.

De même, à force de donner du pouvoir aux juges, le politique a mis le ver dans la pomme de la Justice. Je ne parle même pas des améliorations de carrière offertes aux magistrats par voie de détachement pour obtenir les indices-lettre les plus élevés.

Je crois que les magistrats ont une part de responsabilité dans l'altération de leur institution. Changer de ministre n'aura aucun effet à mon avis.

Il appartient aux magistrats eux-mêmes de se remettre en question, d'admettre les dérives afin de reprendre la place qui était la leur dans la société et vis-à-vis du Peuple.

Or, pour l'instant, je ne vois rien de la sorte. Je vois souvent des juristes de moins en moins rigoureux, surtout sourcilleux de leurs prérogatives, de plus en plus corporatistes et peu enclins à faire le ménage dans leurs rangs et leur maison.

Faute d'un sursaut moral, d'une réelle prise de conscience et d'une volonté sans faille, l'ordre judiciaire ne peut espérer sortir de cette spirale.

Zyeuteur amusé

Le cœur du problème réside dans la médiocrité sans cesse plus affligeante des acteurs judiciaires depuis trois ou quatre décennies.

Prenons un professeur, agrégée de droit pénal à la Sorbonne, bachelière en 1967 et qui avait fait sa terminale Philo avec filière A' pour preuve de sa capacité en logique et en sciences ; voici ce qu'elle déclarait à son ancienne professeur de lettres (normalienne agrégée) il y a vingt ans :
"le niveau ne cesse de baisser dans la magistrature".
Prenons une élève de 1ère littéraire en 86/87, péronnelle arrogante et narcissique, douée pour la manipulation et non l'analyse : elle devint avocate six ans plus tard au "barreau" de N., entourée de sa coterie de bavards en-robés... et ô miracle de la noblesse au sécateur, son nom Eliane Debertrand (*) était devenu "Eliane de Bertrand" sur la plaque en toc apposé pour magnifier son "cabinet"...

Il y a quelques dizaines de milliers de 3/4 raté(e)s échappé(e)s des lycées puis enluminé(e)s par des facs "récupératrices" qui "occupent" cette institution, et il va falloir un remède drastique pour sauver cette institution donc la confiance publique.
C'est une des raisons pour lesquelles il est délectable de zyeuter ce "blog", entre autres...

(*) nom modifié comme de bien entendu

Xavier NEBOUT

Quelle sanction pour les juges qui ont condamné le grand-père sur le seul témoignage d'un sale gosse ?

La seule raison que la magistrature a à opposer à la sanction des mauvais juges, c'est que par corporatisme, il n'y aurait alors aucune réformation des décisions !!

Et il faudrait aimer la justice !

Frank THOMAS

Ce décrochage, dans le coeur des Français, de Mme Taubira s'observe aussi dans celui des fonctionnaires de l'administration qu'elle dirige. Mais il n'est pas un phénomène unique.
Hormis l'armée qui semble être en adéquation, pour l'instant avec son ministre M. Le Drian, la plupart des fonctionnaires de l'Etat, auxquels il conviendrait sûrement d'adjoindre une proportion considérable des agents territoriaux sont en froid, pour ne pas dire plus, avec leur ministre de tutelle.
Il ne semble pas non plus que soient plus en phase avec leurs administrations M. Peillon et l'Education Nationale, Monsieur Moscovici et l'administration fiscale, Monsieur Valls et la Police. Et Monsieur Sapin chargé de l'ensemble de la fonction publique, malgré son indéniable compétence, commence sérieusement à lasser tant il est réduit, jusqu'à la caricature, à n'être plus que la voix de son maître.
Madame Taubira, par ses excès et sa théâtralité stérile est sans doute un peu en avance d'impopularité sur ses collègues, mais à ce concours, tous sont plus ou moins gagnants.

SR

Les tribunaux n'échappent pas à la réalité marchande, sans fric, pas d'avocat zélé et compétent, il faut voir comment un délinquant en col blanc ou un trafiquant de drogue s'en sort avec une armée d'avocats à disposition. Les autres, ces 70 %, les moins fortunés, les gens ordinaires qui n'ont pas de carnet d'adresses abandonnent toute action ou se font dépouiller par des avocats incompétents qui savent les tribunaux débordés.

fugace

"...avec des chefs à la hauteur"

Que faut-il entendre ou traduire avec ces derniers mots lourds de sens ? A la Justice, dans les administrations, et plus largement dans toute organisation, les groupes, les peuples sans "Chef", ou gouvernés par de petits chefs dont la faiblesse est grande parce que leurs convictions sont incertaines, sont condamnés à chercher la meilleure voie pour eux-mêmes, par eux-mêmes. Ce qui manque le plus souvent aux "chefs" quel que soit leur grade, ce n'est pas l'intelligence, mais bien le caractère. Fort heureusement quand les "petits chefs" se voient au bord de l'abîme, ils renoncent momentanément à leurs illusions sur la puissance intellectuelle du groupe, de la collectivité, de la société. Le commandement individuel est alors remplacé par le commandement collectif qui doit se choisir un nouveau chef. Mais c'est quelquefois long tant les "petits chefs" ont d'autres ressources cachées !

[……pour des juges il faut un courage inouï pour savoir résister à la légitimité de la condamnation morale en ne privilégiant que la légalité de l'incrimination pénale…..]

C’est de Ph. B. dans un fil précédent. Pour le large public, ne pas posséder les « outils » permettant d’accéder à la réalité précitée, c’est à coup sûr obtenir une image floue de la Justice.
Il serait intéressant de faire un sondage parmi un large panel de condamnés, j’aurais tendance à penser que ces « punis » auraient une image meilleure de la Justice.

Au-delà du regard sur la Justice, c’est bien évidemment en arrière-pensée son inacceptable « éloignement » via une administration tellement tentaculaire, elle-même est née (entre autres) d’une multitude écrasante de lois, décrets, normes...

Pourtant, ce n’est pas nouveau :
« La multitude des lois fournit souvent des excuses aux vices, en sorte qu'un État est bien mieux réglé lorsque n'en ayant que fort peu, elles y sont fort étroitement observées » (Descartes, Discours de la Méthode)

Choubidou

La justice fonctionne mal parce que les politiques n'ont aucun intérêt à ce qu'elle fonctionne bien.

En la ralentissant ils ralentissent le traitement des affaires dans lesquelles ils sont impliqués eux ou bien leurs amis.

Il existe certaines affaires qui sont la preuve de ce que j'avance.

pibeste

Rebonjour

Votre volonté de secourir la magistrature vous honore, mais vous devez savoir que l'on ne peut pas être juge et partie.
Car soit on crachera dans la soupe soit on sera de mauvaise foi !
Et en l'occurrence la mauvaise foi m'a l'air d'être votre habit de cour.
Force m'est de reconnaître que la justice est la chienne du pouvoir dont elle suit fidèlement la dégringolade dans les sondages et il ne saurait y avoir de confusion
Elle fabrique les exclus dont le système politique a besoin pour continuer à étrangler les plus timorés et les maintenir dans les limites qu'elle leur octroie.
Et elle prouve à tous qu'elle a deux vitesses selon que l'on est riche ou pauvre. Et loin de mettre ses principes en application elle les discrédite au rythme des affaires qui défraient la chronique !
Sans vouloir être trop caricatural je dirais que la justice est aux infâmes qui la déshonorent ce que la religion est aux pédophiles : un vivier !

Xavier NEBOUT

M. Bilger ignorerait-il pourquoi les Français ont raison, ou se jouerait-il de ses blogueurs en faisant l’âne pour avoir du son ?
Dans le doute, voilà encore et encore du son :

La justice est encombrée du fait de son manque de fiabilité :
au civil, si on n’avait pas une chance sur deux de gagner alors qu’on a complètement tort selon l'idéologie du juge, voire trois sur cinq avec les juges notoirement rouges du droit du travail, il y aurait x fois moins de procès, et x fois moins de réformations.
Si on sélectionnait les futurs magistrats un peu plus sur leur connaissance des fondements du droit que sur leur adéquation avec les "valeurs" de la franc-maçonnerie, il y aurait aussi moins de réformations.
Et s’il n’y avait pas des syndicats de magistrats pour se réjouir qu’il y ait beaucoup de réformations pour justifier les carrières, ça irait mieux aussi.
A cet égard, il convient de répéter encore que la place des auteurs de revirements de jurisprudence est en prison.

Au pénal, n’importe quel brigadier de gendarmerie vous dira que 95% des cambriolages et des décharges au bas du camion sont le fait de gens du voyage, 95 % des proxénètes des Européens de l’est, 95 % des auteurs de règlements de compte sont d’origine africaine, 95 % des voleurs à la tire des petits chéris de 15 ans.
Il vous dira aussi que la police en général supporte de moins en moins de voir toute cette racaille ne jamais aller en prison pour une raison ou une autre.
Et il vous dira même s’il se laisse aller qu’il ne pleurerait pas à voir tout ça en camp de redressement, un paquet de juges avec, et Taubira aussi.

Mais avez-vous entendu quelqu'un dénoncer publiquement ce binz dans son ampleur ? Non, car là, la justice est fiable : les politiquement incorrects sont toujours condamnés !

Alors, M. Bilger ne vous étonnez pas que 70% des Français n’aiment pas notre justice, parce que s’ils en savaient un peu plus, c’est 99 % qui ne l’aimeraient pas.

Il est pas bon, ce son ?

Robert

Votre défense et illustration de l'institution judiciaire, Monsieur Bilger, se comprend aisément car, et vous avez raison, elle s'oppose à l'amalgame de la généralisation.

Tout d'abord, je ne suis pas sûr que la majorité de nos concitoyens fasse la différence entre votre institution et la justice administrative. La Justice est ainsi un fourre-tout commode pour nombre de démagogues. Il faudrait aussi affiner la distinction de perception entre justice civile et justice pénale : il est certain que la perception de ces deux volets de l'action judiciaire doit différer dans la population.

Ensuite, je conçois parfaitement que vous preniez la défense de l'institution à laquelle vous avez consacré votre vie parce que vous avez eu et conservez la foi en sa mission régalienne, avec une très haute idée de l'investissement individuel dans son accomplissement.

Néanmoins, cela ne saurait effacer un certain nombre de ses insuffisances et de ses travers.
Vous citez un avocat de Nîmes dont les juridictions depuis plusieurs décennies sont le plus souvent clivées politiquement, ce qui ne facilite guère l'action de ses dépositaires, magistrats comme greffiers. Peut-on également oublier les difficultés de tel procureur dans certaines juridictions du sud-est, indépendamment de sa personnalité ?
Il y a donc un volet que dans votre billet vous n'évoquez nullement tant le problème est ardu à analyser.

Il y a encore l'inflation textuelle qui a multiplié les infractions et l'intervention de la justice dans un excès de détails au point de la saturer et de l'obliger à imaginer des modes d'action palliatifs pour la désengorger. Et dans cette inflation, la chancellerie n'a sans doute pas été totalement inactive.

Il y a en outre le sentiment de plus en plus répandu que l'action judiciaire est bien plus dure et coercitive pour les faibles et les petites infractions, mais qu'elle le serait bien moins pour la délinquance en col blanc, dont celle de nos hommes et femmes politiques, voire le monde des affaires. Par ailleurs, il me semble avoir lu quelques réactions policières qui ne se satisfont pas de ce qui est ressenti comme une complication excessive de la procédure pénale au regard des sanctions effectives prononcées et surtout exécutées. Les médias exercent dans ce domaine une action importante sur les esprits pour expliquer le pourcentage de mécontents de la justice.

Enfin il y a la paupérisation de l'ensemble des institutions régaliennes de l’État au titre de l'ex-RGPP reconvertie par notre actuel gouvernement sous un autre vocable. Mais le résultat reste le même : des budgets de plus en plus réduits qui ne facilitent guère l'amélioration de leur fonctionnement, dont celui de la Justice.
Dans le même temps le public ne perçoit pas de réduction du train de vie présidentiel, ministériel ni de celui de nos parlementaires.

Alors, sans doute la justice fonctionne-t-elle mieux que ces sondages ne peuvent le laisser penser dans l'opinion publique. Mais elle reste éminemment perfectible, à la condition que nos décideurs politiques, de droite comme de gauche, le lui permettent et le décident une fois pour toutes.


Denis Monod-Broca


Le magistrat a-t-il bien pour vocation d'être "un irremplaçable raccommodeur de vies et de destinées" ?

Le magistrat tranche, il ne raccommode pas, et il tranche éventuellement des destinées et même des vies, à la manière de Salomon.

La justice est indispensable, absolument indispensable, à une nation digne de ce nom et pourtant la solution qu'elle apporte aux cas qui lui sont soumis (parce qu'ils n'ont pas de solution autre) est forcément mauvaise, elle n'est qu'un pis-aller.

Une justice idéale est une justice à laquelle on ne ferait plus appel. La tendance actuelle étant exactement inverse, comment s'étonner que la justice mécontente le plus grand nombre ?

Plus on fait appel à la justice, plus on en est mécontent. Forcément !

Savonarole

Nostalgie. Ces sondages sont curieux. Les "sans opinion" ou les "indécis" ne sont plus ce qu'ils étaient.
De Giscard à Mitterrand ils représentaient près de 20% de la population dans les sondages. Une espèce de marais sociologique de braves Français à l'image du tableau l'Angelus de Millet, qui s'en remettaient à la Providence pour trancher. On ne peut qu'être frappé par ces scores de 70%, ou 80%, que l'on voit apparaître aujourd'hui dans presque tous les sondages. Est-ce la victoire de ce grand politologue Michel Audiard qui avait décrété que désormais "ils osent tout" ? Ou bien est-ce une exaspération qui monte ?

genau

Ancien magistrat de l'ordre judiciaire, votre billet me titille. J'ai toujours eu l'impression d'errer entre deux impératifs : les gens, le peuple, d'une part, et l'impératif catégorique d'autre part. A l'un, on voudrait réserver le temps, l'explication, la conviction, à l'autre, on doit l'efficacité, l'attachement à l'ordre établi, dût-on pour cela se montrer impénétrable. La définition de Montesquieu, idéologique, dont on ne donne jamais les tempéraments, paraît insuffisante et ce n'est pas pour rien que l'école de l'exégèse n'a aujourd'hui de valeur, à juste titre, que pour les exégètes universitaires ou pour les bandits manchots de la circulation routière.
Le droit savant guide le droit quotidien, la justice érudite guide le jugement, même d'expédient, cela ne peut pas changer, et sera toujours compliqué, même pour les mauvais ministres.
Le sentiment des Français, je pense, tient aussi à un extérieur peu rassurant. Deux mois pour nommer un expert, pendant que l'emprise irrégulière se poursuit impunément et ne pourra trouver une solution que dans des conditions de coût et de complexité qui découragent, des juges partisans qui aboient leurs convictions personnelles, des misères rédactionnelles qui déconcertent. Je me souviens d'un président qui rejetait le terme "ténement" car, dans le Larousse, il n'en avait trouvé que le sens médiéval fiscal. On eut beau lui montrer le Cornu, puis l'item dans la jurisprudence de la Cour de cass. rien n'y fit, il s'en tenait au propos de Pierre Drai "je dois être compris de mon concierge", en démontrant qu'il n'avait aucune autre culture que la sienne propre. On changea donc le mot au profit d'une périphrase au détriment de la concision. Dans cet incident mineur, il y a aussi beaucoup du malaise de la Justice.

Parigoth

Mais il suffirait d'un ministre, de médias moins partiels et partiaux, d'avocats plus solidaires, de magistrats enthousiastes et combatifs avec des chefs à la hauteur.

Peut-être faudrait-il aussi dans certains cas moins de magistrats ouvertement et cyniquement partiaux, à qui on ait expliqué qu'ils n'ont pas à confondre la justice et le syndicalisme révolutionnaire.
Et par dessus tout ça, peut-être qu'une pincée de bon sens permettrait de se demander pourquoi tel jugement prononcé selon une lecture pointilleuse du droit est parfois un chef-d’œuvre d'absurdité.

chapus

Magistrat de l'ordre administratif, je partage votre avis sur ce type d'enquête. Le ressenti des sondés se fait par le prisme soit d'une expérience personnelle face à un jugement qui procure très rarement entière satisfaction au regard d'un conflit, soit par le prisme de l'opinion communément répandue sur le fonctionnement (lenteur ou manque d'indépendance). Je constate que malgré de gros efforts de productivité, des délais de jugement de moins d'un an et toute une série de réformes (simplification procédurale dans les contentieux sociaux, dématérialisation...), le justiciable lambda demeure très critique, comme si lesdites réformes ne pouvaient rien face à une attitude consumériste de la part du justiciable ou face à une appréciation de défiance avec les institutions.

moncreiffe

« Les 70% de Français qui accablent la Justice se trompent. Il faudra du temps pour les faire changer de position. Mais il suffirait d'un ministre, de médias moins partiels et partiaux, d'avocats plus solidaires, de magistrats enthousiastes et combatifs avec des chefs à la hauteur. Avec le citoyen au centre. »

Justement, je crois que les citoyens devraient aussi se renseigner sur les moyens financiers, humains et matériels qui permettent le fonctionnement quotidien de la Justice. Ça leur éviterait de dire n’importe quoi.

On peut par exemple consulter les chiffres-clés, depuis 1997, sur le site du ministère de la Justice.

http://www.justice.gouv.fr/budget-et-statistiques-10054/chiffres-cles-de-la-justice-10303/

On peut aussi s’intéresser aux comparaisons internationales, en consultant les études de la CEPEJ (Commission européenne pour l'efficacité de la justice). Je sais, c’est long, c’est fastidieux, mais ça permet de mesurer l’ampleur de la tâche assignée à la Justice.

http://www.coe.int/t/dghl/cooperation/cepej/series/default_fr.asp

On peut enfin écouter ce que ceux qui connaissent de l’intérieur le fonctionnement de la Justice en disent (les juges, les avocats et les juristes, bien sûr) ou pourraient en dire, si on leur donnait la parole (les greffiers et le personnel administratif, auxquels on ne songe guère, mais qui jouent néanmoins un rôle essentiel).

Je ne résiste pas au plaisir de citer un extrait de « Les Frelons et les Mouches à miel » de Jean de La Fontaine.

« Plust à Dieu qu’on reglast ainsi tous les procez ;
Que des Turcs en cela l’on suivist la methode :
Le simple sens commun nous tiendroit lieu de Code.
Il ne faudroit point tant de frais.
Au lieu qu’on nous mange, on nous gruge ;
On nous mine par des longueurs :
On fait tant à la fin, que l’huistre est pour le Juge,
Les écailles pour les plaideurs. »

kirios

"Selon un sondage exclusif BVA, pour Le Parisien, 70% des Français considèrent que la justice fonctionne mal".
Mais il ne s'agit pas de JUSTICE, il ne s'agit que d'administration judiciaire avec un politique à sa tête, des verrous supplémentaires à Bercy, des fonctionnaires dépendant directement ou indirectement de ce pouvoir politique, des procureurs qui ont le droit de "ne pas donner suite"...
Une administration judiciaire indépendante des politiques (trop souvent justiciables potentiels), sous contrôle d'un collège indépendant dont les membres auraient un mandat limité et non renouvelable, serait un moyen de se rapprocher de la JUSTICE.

Marc Ghinsberg

Bonjour Philippe,

Je n'ai pas de compétence particulière dans le domaine judiciaire. Je note simplement que vous êtes en désaccord avec les résultats d'un sondage : "les Français n'ont pas totalement raison". Cette affirmation ne me choque pas, par principe. Que les fanatiques du référendum veuillent bien la méditer...

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