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26 mai 2014

Commentaires

Flora

Haha cela me fait toujours autant rire (même si en soi il vaudrait mieux en pleurer...). Heureusement que la présomption d'innocence existe, la scène politique serait bien moins intéressante autrement !

Jean-Paul Ledun

Amusez-vous M. Reffait, il n’y a pas de mal.
Bon nombre d’entre nous ne s’amusent plus de voir votre vedette calculer sa carrière plutôt que calculer la France.
Comme grand "noyeur de poisson" vous vous posez là.
Je suis complétement d’accord avec votre développement sur le financement d’une campagne.
Je ne doute à aucun moment que vos gentils employeurs ne règlent pas leur dette pour les bons conseils que vous leur avez prodigués.
Mais la justice ce n’est pas vous et ce n’est pas ici.
Le scandale est de faire la sourde oreille devant les électeurs du FN. Le scandale c’est de donner un traitement de faveur aux nouveaux maires élus de ce parti.
Combien de titres bien gras et de blagounettes de M. Reffait avant de comprendre et /ou accepter que votre grande nation (MDR) ne fonctionne pas ?
Vous parlez fripouilles, je l’entends. Je parle FN, vous restez sourd.
La question est : jusqu'à quand ? A mon avis, plus longtemps.

Bons baisers de Strassburg et de la petite France

vamonos

Le financement de la campagne électorale de M. Sarkozy est devenu ce qu'on appelle en langage journalistique "un marronnier", puisque ce sujet revient périodiquement sur le devant de la scène médiatique dans la mesure où de nouvelles informations s'ajoutent aux précédentes. Les comptes de campagne ont été rejetés et par conséquent le remboursement des 12 millions d'euros de frais de campagne a été refusé. La rumeur du financement par un dictateur à hauteur de 50 millions n'a jamais été prouvée ; mais les media en ont parlé pendant des lustres sans se poser la question du décalage entre les nombres 12 et 50, quand on aime et quand on hait, on ne compte pas. Maintenant, les frais de campagne resurgissent et salissent l'UMP au point de pousser son président à démissionner.

Vu de ma fenêtre, les grands partis politiques ont dépassé un seuil d'intolérance et quand la droite va revenir au pouvoir, la vengeance va être terrible, les affaires vont surgir à gauche aussi et cette fois, elles ne seront pas enterrées.

MS

"Que Hollande soit nul ou pas n'entre pas en considération, ce n'est pas le même registre. Vous nous parlez politique quand il s'agit de mafia." JDR

"Comme les postures éthiques sont commodes quand elles détournent de l'essentiel qui est tout de même d'agir !" PB

J'ignore tout lien éventuel de cause à effet, JDR, mais le rapprochement est amusant.
N'y voyez aucune pique tant vous êtes emblématique de mes primes engouements.

Robert

Une petite rectification : j'ai sans doute attribué par erreur des fonctions de responsable dans la société Bygmalion au directeur de cabinet de J-F Copé qui s'est épanché publiquement. Dont acte.

Cette affaire me rappelle tout particulièrement un champion cycliste qui avait déclaré avoir été dopé "à l'insu de son plein gré". Ici ce sont de grands dirigeants politiques français qui me semblent se livrer à ce petit jeu. La différence est qu'en l'espèce sont en jeu des dizaines de millions d'euros, dont une bonne part d'origine publique.
Triste spectacle en vérité qui montre à quel point la classe politique française actuelle s'est aveulie.

moncreiffe

@ genau

Il faut croire que l’argent du pétrole des émirats sent moins mauvais que celui de la défunte industrie lorraine.

breizmabro

OUF ! La banque UMP nous a trouvé son Kerviel, et qui mène la danse de la probité, main sur le coeur et sourire aux lèvres (il n'y a pas qu'au "front office" des banques que le cynisme existe) ? Alain Juppé :-(

Oui Msieurs-dames, celui-là même qui logeait son fils Laurent dans un appartement relevant des propriétés de la Ville de Paris, locataire à un prix défiant toute concurrence d’un appartement de 189 m² où étaient réalisés des travaux pour plusieurs millions de francs aux frais des contribuables...

Le même qui sera mis en examen pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt » car considéré comme un élément clé d’un système de financement occulte d’emplois au sein du RPR financés par la mairie de Paris (sa secrétaire personnelle au RPR fut elle-même rémunérée par une entreprise, le groupe immobilier Ségur, puis par la Ville de Paris) et qui sera condamné à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.

Et pourtant c'était le meilleur d'entre eux... :-D

Ceci dit Fabius est bien redevenu ministre, alors...

Robert

J'avais envisagé de ne pas intervenir sur ce billet. Mais la lecture des commentaires comme les circonstances de la démission poussée de l'intérieur de J-F Copé me conduisent à quelques réflexions.

Tout d'abord, il me semble que l'essentiel du propos de Monsieur Bilger tient dans cet alinéa : "...à considérer le nombre des collaborateurs et agents publics qui ont sous son égide franchi la ligne rouge qui sépare la réputation sans tache d'une image pour le moins controversée, voire douteuse, on ne peut pas qualifier autrement Nicolas Sarkozy que de grand pervertisseur. A force d'avoir laissé croire que tout était possible, permis et que l'impunité était assurée pour et par un pouvoir et ses annexes prétendus intouchables, il a conduit certains à lâcher la bonde. J'en veux moins à ces derniers qu'au chef qui a diffusé cette délétère inspiration".
C'est ce qui y est exprimé ici qui clive les interventions des esprits partisans, d'un côté comme de l'autre. Et pourtant, qui, observateur honnête, ne peut considérer que ce texte rejoint les propos de Me Maisonneuve, avocat de Bygmalion, qui traduisent expressément et manifestement une partie de la vérité ? Il fait en sorte que son client ne sombre pas seul dans ces affaires de surfacturation liées à la campagne de Monsieur Sarkozy.

L'attitude face aux caméras de l'un des responsables de cette société de conseil et d'organisation "d'événementiel" était pathétique. Certes parce qu'elle traduit le désarroi d'une personne, mais surtout parce qu'elle montre que cette personne engagée en politique y a perdu son âme et son honneur. En cela le propos de Monsieur Bilger, paru avant l'éclatement de l'affaire, traduit bien la nature de ce type d'engagement : il devra se battre seul, assumer ce qu'il a fait tout en devant protéger les donneurs d'ordres auxquels il est intimement lié...

L'esprit partisan, quel que soit le parti politique, obscurcit la réflexion et soumet la raison à une mise en coupe réglée. Quoi que l'on pense de Monsieur Sarkozy, il reste fondamentalement un adepte de l'adage : "la fin justifie les moyens", le but, l'objectif étant seul important à quoi tout peut être sacrifié, y compris l'honneur.
Mais Monsieur Sarkozy n'est qu'un représentant de cette attitude, Messieurs Chirac ou Mitterrand l’ayant été avant lui. Et les caciques du PS n'ont d'ailleurs rien à envier à Monsieur Sarkozy.

Enfin, l'on perçoit la démesure financière que représente actuellement une campagne électorale. A chaque élection présidentielle notamment, la dérive s'accentue et seuls les petits partis et leurs représentants ne peuvent en aucun cas s'assurer une telle couverture financière et médiatique. Monsieur Mitterrand avait lui-même parlé de "l'argent qui corrompt", lui-même n'ayant pas craché sur une forme d’enrichissement par la politique.
C'est sans doute là que notre classe politique doit à présent agir : interdiction des cumuls de fonctions électives, un seul renouvellement de mandat électif, âge de retraite politique fixé impérativement à soixante-dix ou soixante-quinze ans, financement des partis strictement et systématiquement contrôlé, limitation effective et contrôlée des engagements financiers consacrés aux campagnes électorales, réduction des financements publics accordés aux grands partis, interdiction des micro-partis, aides plus fortes aux partis émergents dès lors qu'il dépassent 4 ou 5% des inscrits, prise en compte des bulletins blancs (affirmation d'un refus de choix par les électeurs) dans les suffrages exprimés, invalidation d'élections dès lors que l'abstention dépasse 50% des inscrits et/ou que les suffrages exprimés ne peuvent assurer une représentativité réelle, etc.
De fait, on nous rebat les oreilles avec la poussée du FN, soi-disant devenu premier parti de France. Mais ce qui compte, ce n'est pas le pourcentage acquis qui pervertit la perspective, mais bien le nombre réel de suffrages exprimés : là on mesure ce qu'il représente (moins de 5 millions des inscrits...), la perte substantielle de crédibilité des partis de gouvernement dont le score est inférieur. A quand la remise en cause en profondeur de ce système aberrant et pervers ?
Mais il est évident qu'aucun membre de partis politiques dits de gouvernement n'accepterait de telles contraintes...

Mary Preud'homme

Jean-Dominique Reffait a écrit :
"...Alors pour avoir été au coeur de campagnes électorales, je puis vous dire précisément le scénario, il est simple et grossier. Le candidat sait qu'il va dépasser dès le départ, sa campagne ne tient pas dans le budget prévisionnel, il ne veut pas en entendre parler et dit à son équipe de se débrouiller. Il ne donne pas la solution, il laisse comprendre qu'il faut mener la campagne au rythme choisi en sachant parfaitement que les moyens seront illégaux, il le sait entendez-vous, mais il s'en fiche d'autant plus qu'il ne se salira pas les mains lui-même..."
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Voilà qui sent le vécu et s'appelle parler en connaisseur. Cet aveu d'un homme de gauche concernant les pratiques douteuses dont il a été témoin dans son propre parti, notamment lors des campagnes électorales où tout s'accélère, devrait le rendre d'autant moins virulent à l'égard de l'adversaire et non l'inverse. Mais c'est souvent ainsi, ceux qui tapent le plus fort s'avérant être ceux qui ont le plus à se reprocher.
Et si chacun commençait à balayer devant sa porte au lieu de toujours se défausser sur celui d'en face pour n'avoir pas à se remettre d'abord en question ?
Or, pour l'heure, les seuls à rester sourds et aveugles aux difficultés des Français et au malaise social grandissant, ne sont-ce pas en premier lieu les politiques qui sont aux commandes de notre pays depuis deux ans, et en majorité depuis des lustres dans nos régions ? Et en guise de réformes que proposent-ils à part des sucettes et des hochets pour mieux endormir la populace ?
Sauf que cela marche de moins en moins. Gare au réveil !

 Michelle D-LEROY

@ Camille

Bien sûr que l'affaire Bygmalion est grave et que l'UMP et ses chefs sont loin d'en sortir tout blancs. Même pas de la malhonnêteté, mais bien du j'menfoutisme. Je ne peux qu'être d'accord mais cela appelle à comprendre la situation dramatique de notre pays.

Toutefois, c'est aussi la preuve du laxisme des dirigeants, quels qu'ils soient, moins regardants avec l'argent des autres qu'avec le leur. La plupart d'entre eux, de gauche et de droite, n'ont jamais d'argent sur eux et laissent payer leurs amis... via les partis sans doute... mais ça c'est l'anecdote car le pire c'est bien l'état de la France.

On comprend aujourd'hui mieux que jamais. Depuis des décennies, la France est gérée par la droite et par la gauche comme l'UMP et c'est bien pour cela qu'elle est au bord du dépôt de bilan. Qu'il s'agisse des gestions locales ou de celle de l'Etat, c'est la même chose, on paie sans regarder, on paie des factures à des amis d'amis, on distribue des allocations, des subventions sans compter parce que peu d'élus prennent le temps de regarder ou n'ont pas le courage de vérifier. De la malhonnêteté, non, du laxisme, du copinage, du j'menfoutisme. Ils ne sont pas réélus, qu'à cela ne tienne, ils bénéficient d'un système qui les couvre bien et les remplaçants n'y regardent pas puisqu'ils continuent de la même façon.
Et des sous-fifres qui ferment les yeux par peur de perdre leurs places.

Hélas rien que de très humain, sauf qu'ensuite, on demande toujours plus aux Français, pas aux très riches qui se débrouillent pour vivre en France juste pour ce qui les arrange, pas aux plus modestes qui forcément sont épargnés et mêmes bénéficient de largesses améliorées pour faire généreux, non, toujours sur la même tranche, la classe moyenne. Celle-ci ne bouge pas car elle aurait trop à perdre, elle râle mais elle paie.

Sauf que là, elle en a ras-le-bol de la situation et que les affaires successives et récemment celles de Cahuzac d'abord, puis Bygmalion, l'incitent à regimber.

Heureusement que les Français ne connaissent pas tout des comptes et des dérives des budgets de la santé ou autres systèmes sociaux, ce ne serait plus de l'écoeurement mais la révolution.
Marre aussi des subventions versées à des associations fantômes et inutiles sans que jamais le tri ne soit fait. Marre de verser des retraites à des centenaires (morts depuis longtemps) à l'étanger, marre de prendre en charge des centaines de Leonarda et de Hidjab qui se moquent d'eux. Marre de financer des déplacements personnels de ministres qui se rendent en province pour leurs besoins personnels. Marre de réparer les erreurs des uns et des autres. Marre de payer des élus français ou européens qui ne vont pas aux assemblées. Marre de voir le népotisme qui règne en maître avec les proches des hommes politiques ou médiatiques de tous bords.

Alors, hélas, ils se tournent par désespoir vers d'autres cieux en votant FN ou en ne votant plus.
C'est vraiment la fin d'une civilisation.

genau

Un petit exemple rigolo : le théâtre impérial de Fontainebleau ; restauré sous la droite par les Emirats Arabes réunis, il a été inauguré en grande pompe par la Filippetti qui récemment encore, vitupérait les Wendel pour leur mécanat du centre Pompidou de Metz. Et le théâtre s'appelle désormais Cheikh... quelque chose.
Il me semble que brader le patrimoine de son pays avec des couleurs politiques et honorer ceux qui sont le pire danger pour notre liberté d'Occidentaux de culture chrétienne, en leur dédiant vos richesses, que vous n'avez pas les moyens d'entretenir, tout en méprisant ceux de vos compatriotes qui font encore l'effort d'aimer la France, c'est très très, mais vraiment très près de la haute trahison. Précisant qu'il ne s'agit pas de l'apposition d'une plaque portant le nom des mécènes mais d'une dédicace du nom. Dans ces conditions, les quelques millions de la campagne de Sarkozy, ça fait juste un peu désordre.

Frank THOMAS

Ce billet à la fois jubilatoire et vengeur m'évoque une autre fable, celle où la chauve-souris déclare sans vergogne :
"je suis oiseau,voyez mes ailes ;
je suis souris, vivent les rats !"

Véronique Raffeneau

"...on ne peut pas qualifier autrement Nicolas Sarkozy que de grand pervertisseur. "

Non.

Le grand pervertisseur est le caractère totalement passionnel et délirant de la politique, qui conduit des hommes et des femmes à perdre de vue le plus petit sens de la réalité et à se perdre soi.

Je pense plausible cette indifférence des "chefs" (dans cette histoire Bygmalion: JF Copé et N. Sarkozy) à la nature exacte des comptes d'une campagne électorale.

Enfin quoi !

Voilà des générations de politiques qui par indifférence - répugnance - à la réalité et aux chiffres comptables ont conduit en quarante ans notre pays en cessation de paiements.

Bygmalion c'est juste à mes yeux cette gestion catastrophique du pays en réduction.

Jean-Dominique @ Jean-Paul Ledun

Ach Jean-Paul Ledun !

Je vous jure sur ce que j'ai de plus cher que je ne suis pour rien dans les malheurs de l'UMP, que je n'ai aucune influence sur le choix des billets de Philippe, que je ne dirige pas en sous-main les rédactions de toute la presse qui place cette affaire Bygmalion-Sarkozy en Une.

Permettez que je m'amuse un peu, j'ai peu l'occasion de le faire en ce moment. Voilà des gens qui voient passer dix millions d'euros sans s'en apercevoir, personne ne se doutait de rien, sans doute un stagiaire a-t-il signé les chèques à la machine à café sur ordre de la femme de ménage ! Dix millions n'est pas une somme suffisamment importante, n'est-ce pas, pour que ni le candidat, ni le président du parti, ni tout l'entourage de la campagne ne s'en préoccupe : il faut croire ça ? Dix millions, Jean-Paul, dix millions, c'est pas de la monnaie, ça se remarque, on en discute un peu entre grandes personnes avant de prendre une décision, non ?

Alors pour avoir été au coeur de campagnes électorales, je puis vous dire précisément le scénario, il est simple et grossier. Le candidat sait qu'il va dépasser dès le départ, sa campagne ne tient pas dans le budget prévisionnel, il ne veut pas en entendre parler et dit à son équipe de se débrouiller. Il ne donne pas la solution, il laisse comprendre qu'il faut mener la campagne au rythme choisi en sachant parfaitement que les moyens seront illégaux, il le sait entendez-vous, mais il s'en fiche d'autant plus qu'il ne se salira pas les mains lui-même. Ensuite il grimpe en haut de l'armoire et détourne le regard. En bas, ça grenouille pour complaire au chef, tout le monde s'y met, on éponge dix millions, pas une mince affaire, il faut du monde croyez-moi. A la fin de la campagne, on fait les comptes en sachant qu'on a explosé les compteurs. On fabrique une compta officielle et tout ce qui dépasse, on le ventile autrement. Les fournisseurs arrivent avec leurs factures et la spécialité d'un candidat qui a perdu une élection est de ne pas payer (je parle d'expérience). Seuls seront payés les fournisseurs complaisants. Bygmalion est l'un de ceux-là, je puis affirmer qu'il n'est pas le seul. Je gage que des prestataires d'imprimerie ont épongé des surplus : une surfacturation à l'UMP pour couvrir les frais de tracts ou d'affiches de la campagne, classique. Le moment venu, le candidat tombera de l'armoire, chute amortie par l'épaisse couche de présomption d'innocence dont il est abondamment recouvert.

C'est de la truanderie, c'est un travail de faussaire qui consiste à truquer les règles de l'égalité entre les candidats. Ce n'est plus de la politique, c'est de la délinquance organisée.

Que Hollande soit nul ou pas n'entre pas en considération, ce n'est pas le même registre. Vous nous parlez politique quand il s'agit de mafia.

Paddy

Le dernier Roi de France est mort du populisme... il serait temps que ce bon temps revienne... sans violence ; mais les rois en ont encore un peu trop pris à leur aise... Oui, l'exemple suisse me semble la bonne voie.
Encore merci à Parigoth qui exprime mieux que je ne saurais le faire le fond de ma pensée... avec une culture que je n'ai pas.
Cordialement.

Xavier NEBOUT

Christian C

La question posée est en fait de savoir si nous devons préférer les francs canaillous de droite, ou les faux culs de gauche.
A tout prendre, le préfère les premiers dans la mesure où ils sont quand même manifestement plus intelligents et beaucoup moins nuisibles pour le pays.

Avec François le nul, non seulement on va à la ruine matérielle, mais aussi à la ruine morale.

Camille

@ Michelle D-LEROY 19h07
"Dommage que les socialistes n'aient que les malheurs de l'UMP pour faire diversion aux problèmes des Français".

C'est là que nous divergeons, les socialistes ne vont même pas exploiter les malheurs de l'UMP tant les faits sont suffisamment graves. Faire diversion aux problèmes des Français par ce biais politique est le cadet des soucis de l'équipe gouvernementale, qui travaille à un haut niveau dépassant de loin ses compétences. Tous les socialistes au pouvoir sont dans le même bateau, une galère.

Dégoûtés de ces deux partis, UMP et PS en alternance depuis des décennies et incapables l'un comme l'autre d'empêcher une dégradation de la situation, beaucoup se tournent vers le Front National en désespoir de cause, d'abord en vote protestataire, puis, qui sait, si la déliquescence s'aggrave encore à droite comme à gauche, pour mettre à la tête du pays un parti tout neuf, tout frais dans l'exercice du pouvoir, qui saura miraculeusement du jour au lendemain régler tous les problèmes, avec un peu d'autorité, que diable, pensent ces malheureux.
Avec pour conséquences, au choix, soit le loup dans la bergerie, soit une incompétence telle que Hollande passerait pour un génie.
Inutile de dire que dans ces deux cas de figure, ce serait une nuit épaisse qui s'étendrait sur le pays, goodbye Douce France.

C'est pourquoi il est si dangereux de regarder Sarkozy avec les yeux de Chimène.
Cet homme n'est pas Rodrigue, qui s'est battu en duel pour venger l'honneur de son père. Sarkozy a mis à mal l'honneur de ses troupes, tout cela pour assouvir à tout prix une ambition démesurée, dont lui non plus, malgré quelques qualités indéniables, n'a pas les moyens. Il n'a d'ailleurs pas été réélu.
La présence dans le débat public d'un ancien président qui intéresse tant la justice contribue à cette atmosphère délétère, et mène au rejet par un électorat qui a besoin d'air frais.

moncreiffe

On dirait que les sarkozistes « purs et durs » sont sortis de leur tanière ce soir, bien décidés à chasser en meute. « Haro sur le baudet » qui osera dire du mal de leur cher (très cher !) « Nicolas ». C’est pathétique.

Parigoth

@Paul Duret
Ce sont ceux qui usent des vieilles ficelles nationalistes et essaient de faire peur aux électeurs (...)

Mais question de faire peur aux électeurs, ne croyez-vous pas que c'est le fonds de commerce de la plupart des partis institutionnels à l'encontre du FN, qui jouent de l'invective et de la calomnie pour éviter de répondre aux vraies questions de fond en préférant « surfer sur les peurs » ?

Quant « aux vieilles ficelles nationalistes », je ne vois pas très bien ce qu'elles recouvrent au juste pour vous.
Et au fait, pourquoi la nation est-elle donc autant vilipendée de nos jours ?
Puis-je rappeler que le cri « Vive la Nation » poussé par les soldats de Kellermann à la bataille (ou non-bataille) de Valmy peut être considéré comme la première « vieille ficelle nationaliste » ?

Michelle D-LEROY

@ Camille

Je ne parle pas de sondages mais d'un résultat d'élections dont on a au moins la certitude qu'il n'est pas truqué.

Franck Boizard

La démocratie, c'est un concours de populismes.

Il n'y a que les mauvais perdants qui le contestent.

breizmabro

C'est vrai que les histoires de fric de Bygmalion ont de quoi réjouir le PS puisque ce nuage dissimule surtout le score historique de ce parti aux élections européennes.

Mais que sont ces histoires de fric à côté du sang contaminé sous le règne de Fabius, ou de la rocambolesque épopée du Rainbow Warrior, qui fit tout de même un mort ?

Dans ces deux cas de figure ce n'est pas d'argent qu'il s'agissait mais de vies humaines.

Malgré cela M. Fabius redeviendra ministre des Affaires étranges sous la présidence de notre bon Hollande.

Alors MM. Copé, Sarkozy et autres, ne soyez pas inquiets, M. Fabius a fait la démonstration que comme le disait Georgina Dufoix son ancienne ministre des Affaires sociales, on peut être "responsable mais pas coupable". Quant à Edmond Hervé, ancien secrétaire d'État à la Santé, il sera condamné pour manquement à une obligation de sécurité ou de prudence MAIS dispensé de peine :-D

La sagesse de la justice : un coup j'te vois, un coup j'te vois pas...

Jean-Paul Ledun

Ach M. Reffait,

Il y a une chose sur laquelle je ne présume même plus.
Je ne présume même plus de la grande nullité du parti socialiste, l'hypocrisie de FH et l'aveuglement de ses conseillers. Pourtant souvenez-vous j’étais plutôt légaliste et bon joueur, il y a deux ans…

25% ce n'est rien… nous sommes en France. L'Autriche a eu droit à des observateurs pour le score de M. Haider (18% il me semble).
Mais en France, la grande nation, pas touche. Je vais à Bruxelles et réaffirme ma ligne !

Tant que des petits drôles comme vous et d'autres (UMP comprise) ne voudront pas entendre et respecter le vote Front national, celui-ci n’arrêtera pas de progresser.
C’est irrémédiable. Attendez-vous à des soirées électorales pourries.

Et ce n’est pas votre papier lamentable sur les malheurs du parti que vous haïssez qui redressera la barre.
Bien au contraire.

Quant à l’UMP. Tous dehors. Table rase. Les fautifs devant la justice, les coupables jugés. La ligne politique (ré)affirmée.

Le reste c’est du bavardage pour blogueurs retraités (qui ont tout mon respect par ailleurs).

Yves

Pour calmer le courroux du Ciel, le roi Lion demande, selon le fabuliste, que le plus coupable des animaux soit livré en sacrifice ; on mettra ainsi fin à la Peste.
Philippe Bilger est prêt à crier haro sur tel candidat coupable, mais, hélas, celui-ci n'est pas un baudet.

Paul Duret

@Parigoth

"Les partis républicains" : j'aurais pu dire, les partis aptes à nous gouverner (seuls ou en s'alliant avec d'autres), ce qui en exclut beaucoup.

"les populistes du FN"
Ce sont ceux qui usent des vieilles ficelles nationalistes et essaient de faire peur aux électeurs ; pour l'instant, ils réussissent assez bien mais, sérieusement, vous les laisseriez gouverner la France ?

Camille

@ Michelle D-LEROY 13h10

Vous avez tout compris : à vous lire, Hollande serait même responsable du feu à l'UMP, et d'après vous, les résultats des sondages (payés par qui ?) devraient faire la loi à la place d'une élection présidentielle régulière et démocratique.

On nage en plein délire !

Michelle D-LEROY

@ Camille

Personnellement je ne suis pas une inconditionnelle de Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était président, je n'aimais pas ses fanfaronnades (par exemple, "quand il y a une grève, cela ne se voit pas"...), mais a contrario j'appréciais son sens politique et son côté visionnaire. Lorsqu'un problème arrivait, il analysait les faits avec une rapidité incroyable... une vivacité d'esprit et une intelligence pratique qui nous fait encore plus remarquer la balourdise de celui qui lui a succédé.

Ce qui se passe à l'UMP n'est rien d'autre qu'un remake de ce qui s'est passé au parti socialiste avec les affaires URBA, Pelat, ou celles de la MNEF et plus récemment les affaires Guérini, Andrieux et autres dérives. Malheureusement les tripatouillages sont légion aussi dans ce parti.
En ce qui concerne les casseroles qu'on veut faire porter à Nicolas Sarkozy, il faut bien admettre que rien n'est jamais prouvé et que l'acharnement pour le mettre à chaque fois en cause, reste vain pour l'instant.
Dans l'affaire Bygmalion, la surfacturation est avérée mais je n'imagine pas un instant le candidat à l'élection présidentielle pris dans un tourbillon de meetings, débats et autres préoccupations ponctuelles pour son image, ses discours et autres paraître, aller vérifier les factures. Cela reste du travail de comptable.
Ce qui m'étonne et m'a toujours étonné, c'est que la Cour des comptes qui approuve les comptes de campagne en vue du remboursement n'ait pas fait un parallèle entre le coût de chacun des deux grands partis dont les meetings étaient si semblables et aussi nombreux. Cette affaire aurait dû sortir lors du refus des comptes de campagne en 2012. On ne me fera pas croire non plus que le camp adverse utilisant les mêmes méthodes (communication, organisations des meetings, etc.) dépense moins... sauf si des amis dans les villes de régions lui prêtent gracieusement des salles, par exemple. Tout n'est sans doute pas si blanc ni si noir dans un camp ni dans l'autre... et c'est bien ce qui exaspère les Français dont les préoccupations personnelles sont actuellement graves vu la conjoncture, ils aimeraient sans aucun doute que les querelles politiques passent après leurs soucis quotidiens, ne retenant que le fait du monde politique corrompu, d'où leur dégoût.

C'est donc bien dommage que les socialistes à 13 % des votants (sans compter les nombreux abstentionnistes qui manifestent aussi leur colère et leur mépris) n'aient que les malheurs de l'UMP pour faire diversion aux problèmes des Français.

La montée du FN dans les urnes n'est plus une simple question de racisme ordinaire, il y a longtemps que cela est dépassé et seuls ceux qui ferment les yeux sur les multiples problèmes de la France en plein naufrage peuvent encore user de ces poncifs. C'est mépriser une grande partie de l'électorat. Mais je ne défendrai pas non plus la plupart des leaders UMP qui, culpabilisés par la gauche bien-pensante, se sont couchés pendant des années devant elle pour avoir la paix, par couardise et manque de courage. Ce sont bien ces deux partis qu'il faut fustiger devant la montée du FN, les responsables ce sont eux, eux qui hier encore, ne voulaient admettre leurs torts, occultant la réalité.

Enfin pour répondre à Christian C :

Les faits reprochés à DSK ne sont pas des petites frasques extra-conjugales (qui souvent prêtent à rire) qui mettraient la morale chrétienne à mal, non il s'agit de faits graves envers la gent féminine qui sont intolérables. Le problème c'est qu'une fois, il peut y avoir une erreur mais lorsqu'il s'agit de plusieurs dérives relatées et connues de beaucoup de ses amis, cela devient problématique et inadmissible. Mais dans ce domaine, nous savons aussi, par des ministres eux-mêmes ou autres députés européens qui se sont vantés par écrit de dérives sexuelles véritablement abjectes... des humanistes autoproclamés pourtant. Comme quoi on ferme bien les yeux sur ce qu'on veut.

Alex paulista

@ Lucile | 27 mai 2014 à 12:14

Si vous attendez que tous soient pris pour en prendre un, vous risquez d'attendre longtemps.

Non, ce Lavrilleux fait peine mais doit être puni. Il doit rendre des comptes et on tirera le fil.
Il est touchant mais écoutons ce qu'il dit, ça a le don de me hérisser
- ce ne seraient pas des fausses factures, juste une "ventilation" des comptes de campagne. En somme rien de vraiment malhonnête selon cet homme. Sauf que l'objectif était de se faire rembourser indûment les comptes de campagne, donc de détourner 11 millions d'euros du contribuable. Il aurait ainsi laissé multiplier par quatre le nombre de meetings budgétisés sans crier stop, mais pour lui ce serait juste un "dérapage", pas du faux et usage de faux dans l'objectif de détourner des millions d'euros du contribuable...
- il est fier d'être quelqu'un qui protège ses supérieurs. Sarkozy disait de lui, à l'heure de lui donner une médaille qu'il «a le talent de ne pas embêter les personnes pour qui il travaille avec des problèmes dont elles n'ont pas à connaître». En gros, la culture du "débrouille-toi je veux pas savoir" digne des pires mafias. Il est tout fier de déclarer qu'il n'est pas le genre d'homme à parler de ça avec Copé ou Sarkozy. Mais de quoi parlent-ils quand ils se voient ? Des vacances chez Ziad, de la famille ? Quand je rencontre mon comptable, on évoque le churrasco du week-end pendant une minute, mais après on parle un peu des comptes.
Qu'il s'enorgueillisse de ne pas mouiller ses copains me sidère, on se croirait au parloir d'une prison.

- enfin, son argument suprême est qu'il n'y a pas d'enrichissement personnel. Comme si, en agissant de la sorte, il ne gravissait pas les échelons du parti au point de devenir député européen avec tous les avantages financiers que cela implique. Il ne faut pas accepter cette dialectique, car ce mécanisme implique qu'absolument tous les hommes politiques importants ont dû faire des malversations pour atteindre les sommets. On loue de Gaulle, Pompidou. C'est que l'histoire les a convoqués, pas la magouille politicienne. Aujourd'hui, vouloir un politicien honnête, c'est comme vouloir une pute vierge.

Parigoth

@Paul Duret
les partis républicains

Merci de nous expliquer ce que recouvre cette expression issue de la langue de bois.

les populistes du FN

Rappelons que le populisme est la base même de la démocratie véritable, pas celle revue et corrigée par les oligarques à leur profit.
Par exemple, la démocratie modèle helvétique peut être qualifiée de « populiste ».

Jean le Cauchois

Le pays de Caux s'est retrouvé pour les élections européennes dans la même circonscription que le Nord-Pas-de-Calais, si bien que nous nous retrouvons avec cinq députés européens FN et seulement deux UMP (plus deux PS et un UDI), dont le leader de liste est Jérôme Lavrilleux, dont j'ai découvert le parcours politique avant de voter car il n'était pas connu régionalement... C'est un homme d'appareil, depuis une bonne vingtaine d'années au service de l'UMP... Sauf erreur, il n'est pas haut fonctionnaire, ou même moyen fonctionnaire, contrairement à bon nombre d'apparatchiks du PS qui coûtent zéro dans les finances du parti et qui font surface dans les cabinets ministériels après les élections gagnées, sans que leur coût de participation à la campagne ne soit, et pour cause, pris en compte... Que d'inégalités structurelles dans la vie politique française, rarement mises en évidence et probablement impossibles à corriger...

Paul Duret

Le problème des hommes politiques, c'est que le mensonge est chez eux une seconde nature.
Et celui des électeurs, c'est qu'ils aiment bien les bonnes nouvelles (le chômage va baisser, le pouvoir d'achat va augmenter, les impôts vont baisser...)
Comment remettre un semblant de démocratie véritable dans ce "merdier" (et je pèse mes mots) qu'est devenue la vie politique française, c'est bien là toute la question.
Il faudrait que dans tous les partis républicains, tout le monde s'y mette, à droite comme à gauche car l'avenir de notre pays est en jeu.
Et ne comptons surtout pas sur les populistes du FN ou les extrémistes de gauche pour trouver de bonnes solutions.

Jabiru

@Parigoth

Mon propos visait surtout ceux qui se lamentent de ce résultat des urnes en poussant des cris d'orfraie. Et ceux-là ne doivent pas se tromper de cible. La progression spectaculaire du FN étant bien la résultante de la faillite, des incompétences et des dénis de ceux relégués en deuxième et troisième position.

Michelle D-LEROY

JF Copé a démissionné, c'est une bonne décision pour l'UMP.
Il ne fait pas bon dire les choses inavouables, il vaut mieux les pousser sous le tapis et laisser monter les extrêmes.

Nous attendons maintenant celle du président de la République, le pire que nous ayons eu depuis des décennies, il n'est plus crédible auprès des Français et continuer à gouverner avec 13 %, c'est anormal pour un Président normal.
Sa démission serait une preuve qu'il aime la France... Sa seule échappatoire : faire mettre le feu à l'UMP dès le lendemain de sa débâcle, autant dire qu'il avoue n'avoir rien à proposer aux Français.

Mary Preud'homme (taïaut taïaut ! Sarkozy répondit l'écho)

JDR en vaillant petit soldat de la Hollandie en déroute nous fait un numéro d'embabouineur absolument bluffant.
Et que je te leurre, et que t'embrouille, et que je te mystifie.
A gauche ils osent tout, même le nez dans leur caca, ils continuent de nier tout en se défaussant sur un bouc émissaire opportunément sorti de leur innombrables cartons à malices. Tonton mythe errant, pourquoi tu tousses ?

Christian C

@Xavier NEBOUT

Casserole ou chaudron, la différence ne souligne qu'un éventuel degré de votre appréciation.

Cette mansuétude systématiquement réclamée pour qualifier les turpitudes de votre camp en disent assez sur la coquetterie qui trouble la rectitude de votre regard.

De gauche ou de droite, une saloperie est une saloperie.

Quant à DSK, que diable la vie sexuelle d'un homme fini pour la politique vient-elle interférer dans l'appréciation des faits reprochés à Jérôme Lavrilleux... et peut-être à d'autres ?

Lucile

On en prit un la main dans le sac, et tout le monde
"cria haro sur le baudet... Il fallait dévouer ce maudit animal, ce pelé ce galeux d'où venait tout le mal". Cependant, "on n'osa trop approfondir de XXX, ni de XXX, ni des autres puissances, les moins pardonnables offenses. Tous les gens querelleurs jusqu'aux simples mâtins au dire de chacun étaient de petits saints". "Ainsi dit XXX, et flatteurs d'applaudir".
(Les Animaux Malades de la Peste)

Tout à fait d'accord pour que les partis politiques, syndicats, associations, présidents, ministres, sous-fifres bien placés aient à rendre des comptes et ne puissent plus espérer enfreindre la loi impunément, d'accord pour désigner les tricheurs et m'en indigner, oui, bien d'accord, mais de grâce, TOUS les tricheurs, et pas spécialement au moment où ça arrange bien le parti adverse.

Jabiru

Tant qu'une campagne présidentielle coûtera au bas mot un peu plus de 20 millions d'euros, il faudra bien trouver des sources de financement autres que la vente de tee-shirts et de brins de muguet. Certains sont manifestement plus habiles que d'autres pour trouver le filon sans se faire prendre. Une pensée émue pour ce pauvre directeur de campagne qui va servir de fusible et payer l'addition plein pot. Encore un qui a dû passer une mauvaise nuit !

Camille

Les inconditionnels de Sarkozy, ceux qui ont mis la main à la poche pour combler les onze millions de déficit de l'UMP, ceux qui croient encore en l'armure de chevalier blanc de leur héros, sont de plus en plus mis à rude épreuve, à mesure qu'au passage du temps se découvre une série de magouilles présumées, disons présumées puisqu'il faut bien respecter la présomption d'innocence, mais néanmoins dans une accumulation qui donne le vertige.
Face au séisme, la riposte des partisans, nombreux sur ce blog, se limitant faute de mieux à la traditionnelle victimisation, aux accusations non moins traditionnelles d'antisarkozysme, aux attaques contre Hollande et le pouvoir en place, est d'une faiblesse argumentaire rédhibitoire au regard de la gravité des faits.

La défense de Sarkozy relève maintenant de la méthode Coué. Elle est tout à l'honneur de ses partisans, fidèles par tradition, ou par conviction, par passion, par attachement sentimental, de même que la mère d'un délinquant présumé continuera à le soutenir jusqu'au bout. Une défense respectable, compréhensible, mais si vaine, et qui finira dans la douleur.

Depuis des années, Philippe Bilger n'est pas dupe, et a maintenu sa position en toute indépendance malgré les grincements, les sarcasmes, les accusations.
Le présent vous donne raison, monsieur Bilger.

Le peuple français dans son ensemble n'est pas dupe non plus, et cela s'est traduit dans les urnes par un verdict très sévère, qui ne me réjouit pas, bien au contraire. Non pas à cause de la défaite socialiste, méritée, et dont je n'ai rien à faire, mais de la montée du Front National, du racisme et du populisme contre lesquels je n'ai cessé de mettre en garde dans mes commentaires.

Catherine A Vous avez la mémoire courte

Rappel : Benamou fut un très proche de Mitterrand, toujours près de Dieu sur la photo à Solutré comme à Latche ; ajoutez le fils, Urba, Carrefour du développement, Mellick, la Mnef... n'en jetons plus. Voici comment le FN qui n'a jamais été aux affaires peut jouer les chevaliers blancs. Ajoutez à ça des listes avec des candidats indignes d'y être : une ancienne ministre qui fut filmée en train de dire à une copine qu'elle s'emmerdait à Strasbourg, une autre qui ministre des Affaires étrangères se bronzait dans une Tunisie qui flambait...
Sans une opération mains propres de grande ampleur qui aura en outre l'avantage de permettre un renouvellement d'une classe politique exsangue en qui plus personne n'a confiance (l'UMP à 10% des suffrages des inscrits et le PS, parti du Président, à même pas 7 % , sans une inéligibilité définitive de tous ceux qui sont condamnés pour avoir mis les mains dans la confiture, les populistes continueront de prospérer ; malheureusement c'est demander à nos élus de se faire hara-kiri et le hara-kiri n'est pas une tradition française.
PS : seule bonne nouvelle de ces élections, Boutin battue.

breizmabro

@ Tipaza 27 mai 2014 à 09:40

Bravo ! Librement inspiré d'Horace certes MAIS animé par notre ami Bilger dès qu'il le peut ;-)

Parigoth

@SR
"Car un homme seul ne peut pas tout, il est entouré de gens plus ou moins fiables dont certains sont prêts à tout (...)"

Mais ces gens "plus ou moins fiables", c'est lui qui les a choisis en connaissance de cause. Qui se ressemble s'assemble.

@Mary Preud'homme
De même que les commentaires de certains sur ce blog qui continuent de ressasser leurs rancoeurs, de s'acharner stupidement contre la droite en général et l'UMP en particulier.

Tout simplement parce que cette "droite", dont l'UMP en particulier, n'est pas à droite et trompe ses électeurs.

Parigoth

@breizmabro
Ou, comme disait Coluche : "Les socialistes aiment tellement les pauvres qu'ils en fabriquent" ;-)

Et quand il n'y en a pas assez, ils en importent...

breizmabro

genau :26 mai 2014 à 21:08
"Faut avant tout sauver le défavorisé, ou le généraliser"

Ou, comme disait Coluche : "Les socialistes aiment tellement les pauvres qu'ils en fabriquent" ;-)

Tipaza

Sarko, l’unique objet de mon ressentiment !
Sarko enfin que je hais !
Puissent tous ses juges ensemble conjurés
Saper ses fondements encor mal assurés !
Et si ce n’est assez de toute la socialie,
Que l’Orient contre lui à l’Occident s’allie ;
Que cent juges unis des bouts de l’univers
Passent pour le détruire et les monts et les mers !
Que lui-même sur soi renverse ses racailles,
Et de ses propres mains déchire ses entrailles !
Que le courroux du ciel allumé par mes vœux
Fasse pleuvoir sur lui un déluge de feux !
Puissé-je de mes yeux y voir tomber ce foudre,
Voir ses illusions en cendre, et ses lauriers en poudre,
Voir le dernier soutien à son dernier soupir,
Moi seul en être cause, et mourir de plaisir !

pcc : Corneille, Horace Acte IV, Scène 5

Xavier NEBOUT

Le problème ne porte pas tant sur Sarkozy que sur l'UMP aux lointaines racines plus ou moins mafieuses avec Pasqua et compagnie.
Mais le PS ne vaut pas mieux, et peut-être ne faudrait-il pas oublier qu'avec DSK et Cahuzac, si l'UMP a des casseroles, les autres ont des chaudrons.
De plus, là où le financement occulte du PS est à base de milliers d'associations bidons, l'UMP doit mettre les mains dans le cambouis des affaires.

A côté de cela, le discours de Marine Le Pen, quel panache !

duvent

Cinq minutes, cinq minutes de trop pour se moquer du monde ! C'est qu'il lui vient de l'audace !
Monsieur tout le monde aurait dit en deux secondes "je m'en fiche !"
Les Shadoks pendant ce temps pompaient...
Le Français moyen pendant ce temps payait, et il payait, et il payait !!
L'inspecteur pendant ce temps s'occupait du contribuable délinquant qui avait trop déclaré de charges et oublié de dire qu'il ne versait plus la pension alimentaire de sa vieille mère marchande des quatre saisons, et qui le quittait avant la date fatidique que les impôts avaient fixée...
Le juge poursuivait de sa hargne le père qui voulait s'occuper de son enfant et son collègue se chargeait de son côté du monstre qui refusait de payait ses amendes pour un excès de vitesse scandaleux de 8 km au-dessus de cette belle norme, l'imbécile qu'un poids lourd collait au train voulait ne plus se sentir oppressé et il ne remarquait pas qu'il était sur une pente au bout de laquelle un radar sans a priori avait été judicieusement installé.
Pendant ce temps les professeurs voulaient apprendre à cette classe les valeurs qu'ils voyaient tous les jours foulées aux pieds.
Pendant ce temps les infirmières de nuits se tuaient à sauver les malades pour des clopinettes... ETC. !! Monsieur le président je n'ai même pas envie de vous écrire une lettre.
Quant à ceux que l'argent a rendu fous, que le pouvoir a dévorés, qu'ils ne s'inquiètent pas, tout va redevenir comme avant et tranquillement ils reprendront leur petite besogne. Dommage que le duel soit interdit ! Dommage que les gens ne se suicident plus pour cause de déshonneur ! Oui c'est un grand dommage !

SR

P. Bilger devrait aller en immersion dans un parti politique pour observer de près les moeurs, il parviendrait - peut-être - à se dégager de sa haine viscérale à l'endroit de N. Sarkozy. Car un homme seul ne peut pas tout, il est entouré de gens plus ou moins fiables dont certains sont prêts à tout, qui pensent bien faire en anticipant les désirs de leur patron, quitte à flirter avec les limites de la légalité. La délégation de tâches entraîne une concurrence violente entre collaborateurs, cumulée à la conquête parallèle de mandats électoraux. Un vase clos où la séduction amène les faux pas qui finissent par trouver une issue judiciaire.

Jean-Dominique Reffait

Concernant N. Sarkozy, la présomption d'innocence se débite à cadence industrielle. Nous sommes priés de présumer chaque jour que sort une nouvelle truanderie. Tu présumes ? Mais bien sûr que je présume, plutôt deux fois qu'une, dix fois, je ne fais que cela, je présume à tour de bras, c'est devenu un job à plein temps, c'est un devoir de présumer. Quant à l'innocence toute nue, il faut prononcer le mot en le murmurant de travers : PRESOMPTION d'innocence, plus bas encore de peur de déclencher l'hilarité générale.
Ça sent le sapin à l'UMP, Copé va connaître le sort de Iago et se retirera à Meaux où il sera réélu jusqu'à sa mort, car on aime les fripouilles dans les villes de province.
Emotion face à ce Jérôme Lavrilleux, le second couteau qui n'en peut plus et qui se fera larguer sur une île déserte sans pain ni eau. Son téléphone ne sonne déjà plus, je présume, les regards se détournent de lui qui n'a pas su tenir plus d'un mois. Il a renoncé à la présomption, il est foutu.
L'affaire est minime. Les comptes de campagne de Sarkozy avaient été invalidés pour 500 000 euros de dépassement. Ecoeurement de Sarkozy, quoi, pour une broutille, invalider mes comptes ? Et voilà qu'on apprend que c'est 10 millions de fausses factures qui ont été détournés : 50% de dépassement ! Bien sûr, Ni Copé ni Sarkozy ne savaient rien : les meetings se succédaient à une cadence infernale dépassant le programme prévu par le budget de campagne, mais ils ne se doutaient de rien ! On fait des meetings et c'est payé par l'opération du Saint Esprit, sans qu'on se pose une seconde la question de savoir d'où provient cette manne. Ben voyons !
Faire reproche à Philippe de traiter ce sujet plutôt que la fausse victoire du FN est évidemment injuste : l'actualité de ce jour, n'en déplaise aux sarkozystes encore sous amphétamines, c'est bien la déclaration de Me Maisonneuve, avocat de Bygmalion, qui balance tout, et l'interview difficile de ce jeune Lavrilleux qui avoue tout ce qu'il peut avouer, laissant aux enquêteurs le soin de boucher les trous de sa déclaration.
Parce qu'au final, un FN à 25% dans un contexte de forte abstention et d'élections européennes dont tout le monde se fiche, c'est quand même en partie le résultat de cette perception désastreuse d'un grand parti de gouvernement mené comme un gang. On a beau dire que l'expression "tous pourris" est excessive, à l'UMP, cette expression prend soudain une épaisseur concrète. Ah on comprend mieux pourquoi Copé a truandé les élections internes de l'UMP : pas question que Fillon découvre les monceaux de cadavres dans les placards ! Et c'est tout de même pas Hollande qui a signé les chèques, non ? C'est pas Hollande qui a usurpé le nom de Pierre Lellouche pour le coller dans une convention UMP qui n'a jamais existé ? Hollande a de grands torts, Taubira reste une guenon antifrançaise, certes, tout cela est admis, mais l'UMP est aujourd'hui l'archétype de tout ce qui dégoûte l'électeur moyen.

Al Capone n'a jamais été coincé pour ses activités criminelles, toujours des alibis en béton, au Cap Nègre ou à Cancun. Mais il est tombé quand même. Sur des présomptions.

Jean-Paul Ledun@Philippe Bilger

Entre la fable Bygmalion et la réalité des résultats des élections de dimanche - PS à 13% !! -, vous n'avez pas hésité longtemps cher Philippe…

Et ça continue sur Mots croisés. Premier tweet : Philippe Bilger se paye Sarko.

C'est la fête ! Pour vous. Mais pas pour tout le monde.

Raphael

La séparation des pouvoirs et la liberté des juges sont bien souvent foulées aux pieds... vérité de La Palice.
Mais que penser face à l'inertie confinant à la lâcheté, voire à la complicité, de ces femmes et hommes de loi qui trahissent leur charge en acceptant de fermer les yeux sur ordre.
Quelques exemples : les disparues de l'Yonne ou plus récemment le procès en cours de M. Bamberski, cet homme contraint d'organiser la capture de l'assassin de sa fille pour qu'enfin un procès ait lieu.
Aussi bizarre que cela puisse paraître, les médias, d'ordinaire si friands de faits divers "croustillants" ne mouftent pas. Silence radio. Idem du côté de la justice.

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