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10 octobre 2014

Commentaires

duvent

Il semblerait plutôt que FH ne sache pas s'entourer... Cela étant peu probable, FH utilise ce qui peut l'être, ayant la vue courte il doit se soucier de la suite comme d'une guigne.
Susciter le mépris n'est pas exactement la même chose que susciter la haine. Cela repose sur d'autres effets indésirables de la relation haine en général et de la relation politique en particulier...
Bref, dans cette liste pitoyable de forfaitures, il peut se vanter que la mère de ses enfants l'épargne. Ce n'est pas de la grandeur mais de la lucidité.
Quand donc aurons-nous le loisir de contempler un homme d'Etat, cum onore et honere ? Celui-ci n'inspire plus rien à personne...

Rousselot Jean-Paul

Bonjour,

Je me souviens de l'époque 2007-2012 avec N. Sarkozy. Des propos outranciers, des calomnies, des premières pages de journaux, d'hebdomadaires, dont Marianne ; on avait touché le fond. Sarkozy n'a pas été épargné.

F.Hollande a encore de la marge, malgré les écrits d'une bagasse, les abjections et l'avilissement d'Aquilino Morelle.
Mais attendons. Soyons patients, peut-être que… encore des surprises !

Au premier tour, si un (ou une) candidat peut rassembler l'ensemble de la gauche, alors il est possible qu'il (ou elle) soit présent au second tour - miracle - mais il ne sera pas locataire de l'Elysée.

Pour moi c'est non en 2017. FH est coulé.

sbriglia

« Je crois que profondément le premier fait moins peur que le second et qu'on prête à Sarkozy un pouvoir de nuisance et un avenir susceptible encore de bousculer des plans. »

Quel aveuglement, Philippe, quelle fumeuse construction de votre esprit obnubilé depuis trop longtemps par une haine inexpiable à l’encontre du Caligula qui hante vos écrits à défaut de vos nuits !
Et si ces tombereaux de mépris n’étaient déversés que par des courtisans médiocres, honteux d’avoir été distingués par un homme qu’ils n’ont jamais cessé de mépriser bien avant qu’il ne soit oint ? Ces laquais du pouvoir qui s’ils n’ont pas toujours l’habit en ont néanmoins l’âme ?
« Il n’y a pas d’autorité sans prestige, et pas de prestige sans éloignement » disait de Gaulle…
Louis XIV fut craint et respecté, Louis XVI, homme profondément bon et simple, fut méprisé et jeté aux chiens…
Je crains que Hollande ne soit sur une pente…horlogère…

Bruno

"On est presque tenté, dans cette débâcle, d'admirer un Thomas Thévenoud qui, avec son épouse, s'est au moins tu et n'a pas cherché à masquer leur singulière pathologie sous des torrents de boue destinés au président."

…Honnêtement, il est difficile de comparer le cas Thévenoud aux rapaces mercantiles (droits d'auteur) et vengeurs anti-Hollande (Duflot, Trierweiler, Morelle, Batho et consorts).
Thévenoud, honte de la République au même titre que Cahuzac, est blacklisté par la foule immense des petits contribuables récemment vampirisés par les hausses du fisc.

Ce pauvre Thévenoud, ridiculisé par son comportement et ses arguments en défense (phobie des obligations administratives : on croit rêver lorsque l'argument émane d'un député), n'a pas d'autre solution que de se recroqueviller dans sa coquille et de surtout de pas poindre le nez dehors.
Il ne risque pas de se fendre du moindre livre.

Quant aux vautours vengeurs, ce sont de petites gens, qui ne prennent absolument pas en considération le fait qu'en s'attaquant à François Hollande, ils s'attaquent à la fonction de Président de la République, et qu'ainsi ils contribuent à affaiblir cette dernière.

…Hollande, porteur d'une cuirasse de char Tigre, objet d'attaques qui glissent sur lui comme l'eau sur les plumes du canard (sa marque de fabrique) sort paradoxalement grandi de sa réaction pondérée, non dénuée d'un certaine grandeur.
Chacun reconnaît que Hollande n'a pas fait le job correctement en matière intérieure (les électeurs se moquent de la diplomatie et des actions extérieures qui sont à cent lieues de leur quotidien). Donc sa popularité, nichée dans des gouffres abyssaux, est plus due à la médiocrité de son action (absence de redressement et au contraire aggravation de l'état de la France depuis le début de son mandat) qu'à la perception négative de sa personnalité.

Valérie Trierweiler a cru porter un coup de dague fatal à Hollande en disant qu'il se moquait des pauvres (les "sans-dents"). Erreur : surtout s'il n'y avait aucune moquerie de sa part, si la citation était sortie de son contexte, et si la conviction intime de l'intéressé n'était pas celle alléguée.

Hollande est l'inverse de Sarkozy : consensus favorable sur sa personnalité (malgré ses frasques) à la façon de celle d'un Chirac, bilan médiocre à mi-mandat (notamment 160 milliards d'aggravation de la dette de la France en deux ans et demi).
Pour Sarkozy, point cela : rejet massif de sa personnalité qui, de plus, avec les affaires, est ressentie cruellement comme insincère (sondages). Son retour est un four !
Le bilan de Sarkozy (quoi qu'il en dise et quoi qu'en pense la secte de ses aficionados idolâtriques et jusqu'au-boutistes) est dans les pâquerettes. Notamment 200 milliards d'aggravation de la dette de la France en deux ans et demi, chiffre pondéré éliminant les effets de la crise de 2008 : sinon c'est 300 milliards...

Donc, rien n'est dit pour Hollande.
Puisque sa personnalité n'est pas rejetée, il peut reprendre surface d'ici 2017, se refaire la fraise, surtout s'il y a entre-temps un retournement inespéré de la conjoncture économique (circonstance qui, chacun le reconnaîtra, ne sera pas due à sa politique puisqu'il n'a pas fait de réforme de structure).
Non, décidément, Hollande n'est pas cuit pour 2017.
La droite ne sera pas forcément - comme elle l'imagine - présente au second tour de la présidentielle contre Marine Le Pen. Surtout si elle continue de se déchirer et de s'autodétruire.
Un signe qui ne trompe pas : le début de bascule des sondages au profit de Juppé et au détriment de Sarkozy, même au sein de sa famille politique. Selon ces mêmes sondages, pour la première fois Juppé est vainqueur de Sarkozy aux primaires à droite.

Le Sarko Comedy Club, en plein exercice actuellement (comique de troupe sur estrade sous couvert de réunion politique), voit un pitre s'agiter sur scène à la façon d'un Louis de Funès, pour se moquer et se protéger de l'action menaçante de la justice à son encontre.
La fin justifie les moyens, selon l'intéressé…
Mais le spectacle est affligeant. Les politiques n’ont donc jamais fini de se ridiculiser.

Sarkozy l'a dit : il revient pour qu'une armée soit derrière lui dans sa bataille contre les juges qu'il estime injuste et coordonnée. Trop actifs, les juges ? Peut-être…
Le problème c'est qu'ils disposent de la matière que Sarkozy leur a fournie. Le juge Trévidic a dit récemment que, dans leur travail, les juges prenaient en considération le fait indéniable que Sarkozy recherche l'élection à la présidence de la République pour obtenir l'immunité pendant cinq ans, ce qui mettra à bas toutes les velléités guerrières des "méchants" juges.
Un mandat non pour servir la France (intérêt général) mais pour se protéger (intérêt personnel).
Une instrumentalisation IMPENSABLE et INSUPPORTABLE, qui ne peut arriver.

Hollande n'en n'a pas fini avec Sarkozy… et vice versa…
Mais actuellement c’est Hollande qui détient les manettes de l’État. N’en déplaise à Sarkozy.
Sarkozy risque de le payer le prix fort. Aux yeux de tous. Alors qu’il aurait pu se cantonner à une retraite peinarde…

Le spectacle risque d’être délectable (voir l'entretien avec Bastien Millot, gérant de Bygmalion, dans L’Express de cette semaine).

Jean MORLAND

Et si l'explication ne tenait pas plutôt à l'intéressé lui-même, qui semble peu porté à la reconnaissance envers son entourage, voire à la simple délicatesse ?

Achille

Bonjour Philippe Bilger,

"François Hollande, par les affronts qu'il a subis et qu'il subira sans doute encore, sort totalement de l'ordinaire."

Eh oui, François Hollande sort de l'ordinaire dans la mesure où, contrairement à tous ses prédécesseurs, y compris Nicolas Sarkozy, il n'a pas l'étoffe d'un chef. Cela est dû sans doute à son allure plutôt banale, sa bonhomie naturelle et son goût prononcé pour les blagounettes qui en font un parfait compagnon de banquet. Qualités certes sympathiques mais qui ne siéent pas vraiment avec celles que l'on est en droit d'attendre d'un chef d'Etat.

Déjà avant d'être élu, certains de ses "amis" politiques s'étaient laissés aller à quelques petites phrases pas très gentilles laissant entendre qu'il n'avait pas du tout le profil que l'on est en droit d'attendre d'un président de la République. Ceci ne l'a pas empêché de nommer ministres certains d'entre eux, ce qui démontre que si le président possède une qualité c'est sa largesse d'esprit.

En fait François Hollande me fait un peu penser à Colombo, cet anti-héros d'une série américaine.

Cet inspecteur ne paie pas de mine et ses enquêtes l'emmènent à fréquenter les milieux huppés où les assassins sont des gens très intelligents qui ne manquent pas de considérer Colombo comme un personnage inoffensif, se fiant à sa seule allure un peu gauche et empruntée. Et pourtant à la fin de l'histoire c'est lui, le petit inspecteur, qui parvient à venir à bout de ses adversaires.

Bon la seule différence, et elle est de taille, contrairement à Colombo, François Hollande ne fait jamais référence à sa femme...

Guzet

Vous dites, en évoquant le déchaînement haineux et public contre Hollande des personnages qui ont été un temps ses collaborateurs ou ses obligés : "les affronts qu'il a subis et qu'il subira sans doute encore, sortent totalement de l'ordinaire". On peut discuter le fait que Sarkozy ait été, selon vous, mieux traité que Hollande mais l'essentiel n'est pas là. L'essentiel est que le phénomène évoqué décrit, dans un domaine particulier, l'état d'une société où l'hyperindividualisme a fait exploser toutes les digues qui maintenaient un semblant d'ordre - mot honni - dans la société en général, mais aussi dans les comportements individuels et interindividuels. Comme le disait il y a quelques années une actrice à succès, en reflétant l'air du temps : "Je n'ai aucune inhibition. Je me moque de ce que les gens pensent de moi". Il va maintenant falloir vivre avec les conséquences de cette absence générale "d'inhibition", dont on commence à peine à prendre la mesure...

Ribus

"Je songe plutôt à ces graves offenses, causées en toute impunité, à la réputation de François Hollande..."

Lesquelles viennent de gens de gauche. On peut de là en conclure que la pratique "coup de couteau dans le dos" est une spécialité de la gauche et non de la droite.

"Pourquoi François Hollande est-il ainsi traité, de manière honteuse, quand Nicolas Sarkozy demeure protégé par une sorte de barrière et une inconditionnalité..."

Vous me faites doucement rire. Certes, Sarkozy a sans doute moins subi de traîtrise de la part de son propre camp (mais pas de beaucoup) mais il a en plus été l'objet d'attaques permanentes et outrancières de la part de la presse de gauche (pléonasme).

Ce que vous évitez de dire c'est que Hollande est vu comme un traître à sa propre cause par son propre camp car il a contribué par maladresse et calcul au réveil patriotique en France.

Pendant les deux ans qui lui restent, il va pratiquer ce qu'il sait faire le mieux : laisser pourrir la situation avec le soutien des médias, d'une partie de la magistrature et des quelques amis qui lui restent.

eileen

"Le niveau des politiques baisse", il est urgent que quelques normaliens s'investissent et reviennent au pouvoir, pour notre plus grand bonheur, et ce dans toute l'acception du terme "bonheur" MDR

Aurélie Filippetti est normalienne mais pas de la bonne cuvée LOL LOL

semtob

Cher Philippe,

Dans cette liste de compliments adressés au président, vous oubliez ceux de Fabius, de Martine Aubry, de quelques syndicalistes qui trouvent que le dialogue social s'effectuait mieux et était plus clair avec Nicolas Sarkozy.
Vous oubliez les éloges de Montebourg. Ceux des frondeurs et même Barbara Pompili y va pour avoir un minimum de chance de ne pas sombrer dans le désastre socialiste.
Nous observons les derniers soubresauts d'une lente agonie de ce personnage qui est devenu président par erreur.
Tout de même, contacter quelques amis pour faire semblant de faire des bains de foule, c'est presque de la brasse coulée.
Ce gouvernement est paralysé, soumis, non crédible.
Il y a eu trop de mensonges, trop de trahisons.
Trop de blabla, de promesses, de situations grotesques.
C'est difficile de regarder dans la presse internationale la représentation de celui qui se voudrait être président, sans souhaiter qu'un président intérimaire soit nommé rapidement, qu'une autre majorité se dessine et que la compétence, la confiance reprennent corps.
La chute de ce commentaire, c'est Hollande qui voulant se montrer cool finit par boire la tasse.
françoise et karell Semtob

Jean-Dominique Reffait

Oh, si F. Hollande n'était pas aussi bas dans les sondages, tout ce petit monde ne broncherait pas en attendant que la soupe repasse sous leur nez. Cette curée tient moins à la personnalité de F. Hollande qu'à son statut actuel d'ambulance sur qui il est aisé de tirer sans risque, croit-on.

Mettons à part V. Trierweiler qui n'a jamais été à la hauteur de l'enjeu. Elle s'est plantée dès le départ, n'a pas compris qu'au-delà de tout, un homme politique aime la politique bien plus qu'il n'aimera jamais une femme. Elle est hors concours à tous égards.

Autre chose sont les écologistes ou anciens écologistes (telle A. Filippetti) dont la culture politique est immature, à quelques rares exceptions près (Cohn-Bendit, Voynet). Ils pensent qu'en flinguant Hollande, ils pourront se refaire avec son successeur éventuel : c'est d'une bêtise crasse car qui voudrait, dans le futur, dans son gouvernement, de personnalités aussi peu fiables et capables de dénigrer une action politique par dépit individuel ? Ils se persuadent que le rapport de force électoral, et lui seul, peut leur permettre de s'imposer. Pour cela, ils cultivent l'anarchisme congénital des Verts qui consiste à démolir l'autorité établie. Ils le font avec la même légèreté au gouvernement que quotidiennement au sein de leur parti, en évacuant consciencieusement toutes les têtes un peu robustes qui dépassent du lot.

Et il y a ceux qui font le pari de 2017 sans Hollande et qui tiennent à ne pas être plombés par le bilan de l'actuel président. Entre le Front de Gauche et les sociaux-démocrates, il y a une place à prendre. Montebourg veut s'y installer. C'est jouable mais risqué : une élection présidentielle se gagne au centre, du moins était-ce le modèle jusqu'à ces dernières années. Montebourg peut être pour Hollande ce que Chirac fut pour Giscard, mais on connaît le résultat : la mise est empochée par le camp adverse.

Et vous avez raison : chacun a sans doute le sentiment qu'il a fait Hollande. Mélenchon l'a assez répété. Hamon et Montebourg n'ont pas tardé à rappeler leur soutien lors de la primaire socialiste. Ce serait leur créature, le pantin qu'ils se sont choisis par défaut pour accéder au pouvoir. Mais c'est assez vite oublier que Hollande avait été meilleur qu'eux tous, tant aux primaires qu'au premier tour de la présidentielle. Il a été meilleur en stratégie politique, meilleur en capacité de rassemblement, meilleur en campagne et ces qualités n'ont pas disparu, quoi qu'on pense par ailleurs de la personne et de sa politique.

Tirer sur une ambulance, facile. Encore faut-il qu'il y ait un malade dedans.

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