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12 octobre 2014

Commentaires

Parigoth

D'autant plus qu'il a écrit un livre ayant pour titre : "Je ne me tairai plus".

Ouvrage qui s'est vendu selon Edistat à 268 exemplaires deux semaines plus tard voire seulement à 200 exemplaires selon une autre source...

Ne tirons pas sur l'ambulance.

Xavier NEBOUT

@JDR

Extrait de la mise au point de l'Académie en date du 10 octobre 2014 :

"Il convient par ailleurs de distinguer des noms de métiers les termes désignant des fonctions officielles et les titres correspondants. Dans ce cas, les particularités de la personne ne doivent pas empiéter sur le caractère abstrait de la fonction dont elle est investie, mais au contraire s’effacer derrière lui : c’est ce que mettait en lumière un rapport remis, à sa demande, au Premier ministre en octobre 1998 par la Commission générale de terminologie et de néologie, qui déconseillait formellement la féminisation des noms de titres, grades et fonctions officielles, par distinction avec les noms de métiers, dont le féminin s’impose naturellement dans l’usage. Ce texte marquait une grande convergence de vues avec l’Académie française et complétait utilement les déclarations sur cette question que la Compagnie avait elle-même rendues publiques. En 2002, l’Académie française constate que, « de ce rapport, le gouvernement n’a pas plus tenu compte » que de l’« analyse scientifique irréfutable » des Professeurs Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss."

http://www.academie-francaise.fr/actualites/la-feminisation-des-noms-de-metiers-fonctions-grades-ou-titres-mise-au-point-de-lacademie

Hum...

Catherine A. un exemple tout bête

Entendu hier au 13h de RTL le présentateur parler DU maire de Lille (plusieurs fois). Tout étranger comprendra évidemment qu'il s'agit d'un homme. Exemple tout bête de ce que peut donner l'obstination à ne pas féminiser professions et fonctions.

Tortuga

Maintenant nous avons les commentaires des néo-fascistes qui, à l'instar de Parigoth amalgament "liberté d'expression" et "absence de principe".

Mais qu'ils aillent vivre dans une dictature et on en reparlera.

Franck Boizard

@ Tortuga
"Chacun est libre de s'exprimer comme il l'entend avec les mots qu'il veut. Nul n'est obligé d'utilisé le vocabulaire donné par tel ou tel organisme."

Je vous rappelle une chose élémentaire que vous semblez avoir oubliée : on parle non seulement pour s'écouter parler, cas très fréquent mais aussi, ô surprise, pour se faire comprendre.

Pour atteindre ce dernier but, il est préférable de respecter au maximum le vocabulaire et la syntaxe.

Parigoth

@Tortuga
Chacun est libre de s'exprimer comme il l'entend avec les mots qu'il veut. Nul n'est obligé d'utilisé le vocabulaire donné par tel ou tel organisme.

C'est cela, je fais ce que je veux...
Tiens, si j'étais épicier, et en suivant vos principes - ou absence de principes - j'ai l'impression que je serais tenté de rebaptiser un poids de 500g en 1kg en passant par dessus les Poids et Mesures...

Eh bien, c'est pareil pour le vocabulaire.

Tortuga

Pourquoi toutes ces digressions sur l'Académie française ou autre ?

Chacun est libre de s'exprimer comme il l'entend avec les mots qu'il veut. Nul n'est obligé d'utilisé le vocabulaire donné par tel ou tel organisme.

Il n'appartient pas à une antidémocrate comme Mazetier d'imposer un vocabulaire. C'est une atteinte à la liberté d'expression. Mais cette dernière est coutumière du fait : elle a déjà voulu interdire le nom "école maternelle" et a déjà triché en comptant les voix lors du vote d'un amendement (loi sur le non-cumul des mandats le jeudi 4 juillet 2013, le compte rendu des débats est en ligne sur le site de l'Assemblée nationale).

Parigoth

@moncreiffe
Soyons honnêtes ! Qui se soucie vraiment des recommandations de l’Académie française ? Qui possède un exemplaire de son célèbre dictionnaire dans sa bibliothèque ? Qui le consulte régulièrement ?

Eh bien, je dois avouer que je suis de ceux qui consultent régulièrement sa version en ligne :
http://atilf.atilf.fr/academie9.htm

Je me fais parfois brocarder pour ma manie de ne pas employer à tort et à travers de ces néologismes qui, ne correspondant à rien de précis ou n'ayant pas été définis, permettent de dire n'importe quoi dont d'innombrables sophismes.

C'est ainsi, il y a plusieurs années, que je me suis aperçu qu'alors que l'on ne pouvait pas lire un texte de plus de dix ligne sans y trouver le terme de racisme ce dernier ne figurait même pas dans le dictionnaire de l'Académie...
Depuis, cette lacune a été réparée, semble-t-il en catastrophe, manifestement à partir de la définition reprise sur des dictionnaires commerciaux et dont nous ne savons pas si elle a été validée par les académiciens lors de leurs fameuses séances du Dictionnaire.

calamity jane

Alex paulista, reçu 5/5 et encore merci.
Moncreiffe, vous pouvez consulter l'Académie lorsque vous le souhaitez. Les réponses sont rapides et évidemment complètes.

Garry Gaspary

@ G Roche

C'est l'Académie qui ici se ridiculise.

Je retiens de votre commentaire qu'un individu peut totalement incarner une profession mais pas une fonction (bien entendu, l'Académie s'abstient d'expliquer les raisons de cette différenciation, si ce n'est par une pétition de principe, genre "c'est différent parce que c'est différent"), que le substantif "citoyenne" désignant un sujet de droit est un affreux barbarisme qu'il faudra désormais proscrire de notre vocabulaire, que, comme je l'expliquais à Catherine JACOB, le français ne disposant pas de neutre, il faut (c'est moi qui souligne) se résoudre à utiliser le masculin pour désigner des femmes d'autorité, plutôt que de féminiser des termes qui s'y prêtent pourtant très bien.

J'ajoute que la féminisation ne nuit en rien à la pérennité de la fonction dans l'écriture, étant donné qu'elle est assurée par la présence du syntagme "président-" dans les termes "président" et "présidente", pérennité qui serait effectivement préoccupante si l'on signait "Monsieur le président X" au masculin et "L'autre-là Y" au féminin, mais l'Académie n'en est pas encore à préconiser ce genre de pratiques...

Alex paulista

@ calamity jane | 15 octobre 2014 à 09:23

paulista signifie habitant/natif de l'État de São Paulo :
http://www.dicio.com.br/paulista/
Pour la ville on dit plutôt "paulistano" même si en langage courant les deux s'utilisent à São Paulo.

C'est mon cas, j'habite dans la capitale (donc je suis "paulista" et "paulistano").
Le terme "paulista" est utilisé comme adjectif ou substantif.

On note qu'en ce cas précis l'adjectif finit en "a" mais couvre les deux genres, comme pour le substantif (ce qui est plus classique).

Le français est plus systématique, même si on a un peu la même situation avec les adjectifs comme "candide" ou "tranquille", dont le genre est transparent à l'oral et à l'écrit.

moncreiffe

Soyons honnêtes ! Qui se soucie vraiment des recommandations de l’Académie française ? Qui possède un exemplaire de son célèbre dictionnaire dans sa bibliothèque ? Qui le consulte régulièrement ?

C’est tout ce que j’avais à dire. C’était juste pour essayer d’être le cent-quarante-deuxième.

gabbrielle

@ anne-marie marson 13h45

Sur sa Une, le volatile a, lui aussi, décerné son prix Nobel de l'économie.

http://lecanardenchaine.fr/wp-content/uploads/2014/10/une_canard_15102014-S.png

G Roche

Information de l'Académie française, qui ridiculise madame Mazetier.

"Il convient par ailleurs de distinguer des noms de métiers les termes désignant des fonctions officielles et les titres correspondants. Dans ce cas, les particularités de la personne ne doivent pas empiéter sur le caractère abstrait de la fonction dont elle est investie, mais au contraire s’effacer derrière lui : c’est ce que mettait en lumière un rapport remis, à sa demande, au Premier ministre en octobre 1998 par la Commission générale de terminologie et de néologie, qui déconseillait formellement la féminisation des noms de titres, grades et fonctions officielles, par distinction avec les noms de métiers, dont le féminin s’impose naturellement dans l’usage. Ce texte marquait une grande convergence de vues avec l’Académie française et complétait utilement les déclarations sur cette question que la Compagnie avait elle-même rendues publiques.

La Commission générale rappelle que, si l’usage féminise aisément les métiers, « il résiste cependant à étendre cette féminisation aux fonctions qui sont des mandats publics ou des rôles sociaux distincts de leurs titulaires et accessibles aux hommes et aux femmes à égalité, sans considération de leur spécificité. […] Pour nommer le sujet de droit, indifférent par nature au sexe de l’individu qu’il désigne, il faut se résoudre à utiliser le masculin, le français ne disposant pas de neutre ». Elle ajoute que « cette indifférence juridique et politique doit être préservée dans la règlementation, dans les statuts et pour la désignation des fonctions ». Elle affirme « son opposition à la féminisation des noms de fonction dans les textes juridiques en général, pour lesquels seule la dénomination statutaire de la personne doit être utilisée. » Elle « estime que les textes règlementaires doivent respecter strictement la règle de neutralité des fonctions. L’usage générique du masculin est une règle simple à laquelle il ne doit pas être dérogé » dans les décrets, les instructions, les arrêtés et les avis de concours. Les fonctions n’appartiennent pas en effet à l’intéressé : elles définissent une charge dont il s’acquitte, un rôle qu’il assume, une mission qu’il accomplit. Ainsi ce n’est pas en effet Madame X qui signe une circulaire, mais le ministre, qui se trouve être pour un temps une personne de sexe féminin ; mais la circulaire restera en vigueur alors que Madame X ne sera plus titulaire de ce portefeuille ministériel.

Cependant, la Commission générale de terminologie et de néologie considère – et l’Académie française a fait siennes ces conclusions – que cette indifférence juridique et politique au sexe des individus « peut s’incliner, toutefois, devant le désir légitime des individus de mettre en accord, pour les communications qui leur sont personnellement destinées, leur appellation avec leur identité propre. » Elle estime que, « s’agissant des appellations utilisées dans la vie courante (entretiens, correspondances, relations personnelles) concernant les fonctions et les grades, rien ne s’oppose, à la demande expresse des individus, à ce qu’elles soient mises en accord avec le sexe de ceux qui les portent et soient féminisées ou maintenues au masculin générique selon le cas »."

francis

La question de la féminisation des fonctions n'est pas close par la seule vertu de l'argument d'autorité.
Je ne trouve pas très heureux pour notre langue, notre oreille, de devoir écrire, entendre : madame le président est intelligente, alors qu'on dira madame la directrice générale est prudente, et pour une PDG, on fait quoi ?
Laissons chacun choisir à sa guise la féminisation des titres qui lui convient, notre langue y gagnera en richesse en s'affranchissant de vieilles querelles.

Cette règle de liberté pourrait d'ailleurs être étendue jusqu'à l'accord libre (oui, comme l'union libre) par exemple à l'accord des adjectifs : des moules, des rochers et des épaves découvert-e-s à marée basse conviendrait alors. Et bien d'autres propositions d'évolution encore !

Parigoth

Voici une mise au point de l'Académie :

«Un catalogue de métiers, titres et fonctions systématiquement et arbitrairement “féminisés” a été publié par la Documentation française, avec une préface du premier ministre. La presse, la télévision ont suivi avec empressement ce qui pouvait passer pour une directive régalienne et légale» (déclaration adoptée à l'unanimité dans la séance du 25 mars 2002). Or aucun texte ne donne au gouvernement «le pouvoir de modifier de sa seule autorité le vocabulaire et la grammaire du français».
http://www.lefigaro.fr/livres/2014/10/15/03005-20141015ARTFIG00163-feminisation-des-noms-la-mise-au-point-de-l-academie-francaise.php

calamity jane

En général, je réserve pov'type à des personnes que je ne connais pas et de préférence s'occupant dans la politique.
Là, je peux enfin élargir mon talent à une personne du blog. Ce qui, vous pouvez consulter tous les sujets et leurs commentaires, ne m'était jamais arrivé.
Où ai-je écrit que l'Académie intervenait au niveau juridique dans les contrats ? Où ?
Quand on ne sait pas, on se tait et on garde son écrit agressif pour une autre occasion de préférence justifiée.
Vous travaillez près les tribunaux ?

Vous auriez envie de taper votre épouse ?
Vous savez que ce n'est pas moi ?
Vous représentez bien cette France qui ne sait pas écrire et qui s'étonne que certains contrats ne soient pas signés par l'étranger parce que mal formulés... Mais bon on ne va
pas en faire une choucroute.
Et vous prétendez me donner des leçons de santé mentale ?? Pire que pire cela existe-t-il ?
A qui m'adressai-je ? J'ai oublié ! Y vaya con Dios !

Vous n'avez même pas compris ce qu'est la liberté d'expression à écrire "ch..ttes" qui est une autocensure pour être gratifié de non vulgaire par qui vous lirait...
Aviez-vous remarqué qu'avec "intimités" chacun, chacune avait compris ?
Le style "lâcher une caisse" qui est rendu public (entendre certaines émissions de tévé) quand les images ne l'illustrent
est à féliciter et peut-être faut-il souhaiter que cela passe dans les mœurs pour s'esclaffer de rire... même les animaux
n'en font pas une caisse.
Je vous renouvelle mes vœux "vaya con Dios, hijo".

anne-marie marson

La France a cette année deux prix Nobel.
Cela sent le sapin.
Quand un arbre fruitier se met brusquement à faire plus de fruits que d'habitude, c'est que sa fin est proche !
Tout ceci pour arriver à 142 commentaires.
Compter jusqu'à 142, cela ne devrait pas être difficile pour notre ministre de l'Enseignement supérieur, dont on verra le bilan dans deux ans.

gabbrielle

Les Immortels mettent les choses au point et rappellent quelques règles simples :
http://www.lefigaro.fr/livres/2014/10/15/03005-20141015ARTFIG00163-feminisation-des-noms-la-mise-au-point-de-l-academie-francaise.php
[...]
"L'usage générique du masculin est une règle simple à laquelle il ne doit pas être dérogé dans les décrets, les instructions, les arrêtés et les avis de concours. Les fonctions n'appartiennent pas en effet à l'intéressé : elles définissent une charge dont il s'acquitte, un rôle qu'il assume, une mission qu'il accomplit. Ainsi ce n'est pas Madame X qui signe une circulaire, mais le ministre, qui se trouve être pour un temps une personne de sexe féminin ; mais la circulaire restera en vigueur alors que Madame X ne sera plus titulaire de ce portefeuille ministériel. La dénomination de la fonction s'entend donc comme un neutre et, logiquement, ne se conforme pas au sexe de l'individu qui l'incarne à un moment donné.

Il en va de même pour les grades de la fonction publique, distincts de leur détenteur et définis dans un statut, et ceux qui sont des désignations honorifiques exprimant une distinction de rang ou une dignité. Comme le soutient la Commission générale, «pour que la continuité des fonctions à laquelle renvoient ces appellations soit assurée par delà la singularité des personnes, il ne faut pas que la terminologie signale l'individu qui occupe ces fonctions. La neutralité doit souligner l'identité du rôle et du titre indépendamment du sexe de son titulaire.» [...]

Madame LE vice-président momentané de l'AN estime sans doute que sa formation, hypokhâgne, khâgne, licence de lettres classiques, la met au-dessus des recommandations de l'Académie.

Achille


"Je voudrais être le 142ème !"

On en est à 134. Le 142ème c'est pour bientôt !

calamity jane

Alex paulista, pourriez-vous me donner une signification la plus approchante possible du mot "paulista" dans votre contexte ?
Merci.

Garry Gaspary

@ calamity jane

Mes propensions sont beaucoup moins préoccupantes que votre obsession googlienne qui menace sérieusement votre santé mentale en vous forçant maintenant à être d'accord avec Xavier NEBOUT !

Le seul avantage "juridique" de l'Académie sur les éditions Larousse, c'est qu'il est fortement probable, étant donné leur caractère non institutionnel, que ces dernières vont se reconvertir dans la vente de couscoussières (mots-clés : "Renaud Camus", "grand remplacement", "Oh ! Bonne Mère ! Mais qu'est-ce qu'on va devenir ?", et promettez-moi qu'après celle-là, vous décrochez !) bien avant la première.

anne-marie marson

En ce qui concerne C.Bartolone, les rares fois où je l'ai vu prendre la parole sur son perchoir, il n'avait pas l'air d'être conscient de la respectabilité de l'Assemblée nationale.
Au contraire, il semblait heureux d'être au cirque et d'y participer.

Alex paulista

@ Mary Preud'homme, Catherine A, Parigoth

L'âge a du fou joyeux fait un sage fort rude...

breizmabro

@ Jean-Dominique @ breizmabro | 14 octobre 2014 à 00:52

OUF ! Bon, j'ai un peu botté en touche. Je suis entrée dans le bureau et j'ai dit, à l'envolée : "Bonjour !" avec un grand sourire. Elle m'a répondu par un "Bonjour !" avec un gentil sourire.

Finalement, avec courtoisie et sourire, les "accords" de langage sont superflus...

Décommandez votre avocat(e) :-D

calamity jane

@Garry Gaspary

Mais pas du tout ! Je me demandais si vous pourriez nous expliquer cette propension à tout vouloir ramener au siège ?
En psychiatrie clinique ça aide en effet.
Sinon, d'accord avec X. Nebout pour la référence juridique de l'Académie pour les contrats contractés sur le territoire et avec d'autres pays francophones...
Avec des contrats commerciaux et/ou industriels nous ne sommes pas en littérature.

Nemosus

En la matière, seule la courtoisie doit l'emporter. Si cette ministre veut qu'on la désigne par "Madame la Ministre", pourquoi ne pas lui faire ce plaisir ?
Mais nos politiques pensent qu'il faut toujours humilier par tous les moyens ses adversaires, surtout quand ce sont des femmes...

Tipaza

"Pourquoi dès lors qu'il s'agit de l'espèce administrative fait-on un tel plat du genre de la fonction ?"
Rédigé par : Catherine [email protected] | 14 octobre 2014 à 10:01

Peut-être parce que l’espèce administrative est plus sensible que d’autres à la cuisine électorale, et que bien souvent, pour ne pas dire toujours, l’espèce administrative se sert la première et dans les meilleurs plats.

Vous qui êtes férue de citations, souvenez-vous de Ruy Blas :

"Bon appétit Messieurs,
Ô ministres intègres…"

que l’on pourrait reprendre intégralement à n’importe quelle époque, la nôtre étant sur ce sujet hors concours.

PS : ma remarque sur «les organes par destination » était une boutade.

J’ai beau me forcer à être sérieux, je n’y arrive pas toujours.

Mary Preud'homme

Merci Parigoth.
Sauf que l'expérience (comme les allumettes) ne sert qu'une fois. C'est pourquoi il est plus pédagogique (voire moins barbant) lorsque l'on s'adresse à des plus jeunes de parler de son vécu plutôt que de "son" expérience qui fleure trop souvent (pour eux) le radotage. Tandis que le vécu contient toute la force du témoignage.

Mary Preud'homme @ catherine A

Certes le temps ne fait rien à l'affaire, etc. etc. Sachez, chère Catherine A que tant j'aime Georges Brassens et, étant moi-même (modestement) musicienne, il m'arrive souvent de fredonner cette chanson en m'accompagnant à la guitare. C'est dire si je me les sers moi-même avec assez de verve... mais, vous connaissez la suite...
Par ailleurs, puisque vous abordez le sujet, il ne me semble pas que le droit à l'avortement soit une conquête de la femme. Bien au contraire, c'est une terrible régression. D'autant que la contraception qui elle, figurait parmi les grandes conquêtes des femmes, à condition de ne pas la dissocier de la responsabilité conjointe du couple, est de plus en plus reléguée. Trop difficile sans doute pour des hommes et femmes avant tout consommateurs et jouisseurs dans l'instant. On voit ce qu'il en reste à en juger par les chiffres effarants d'IVG par an en France, 220 000, plus les 50 à 80 000 hors délai qui vont se faire avorter à l'étranger.
Quant à mon âge (entre parenthèses) c'était une réponse en forme de clin d'œil à certains qui n'ont pour seul argument, à défaut de réponse construite ou argumentée que de vous renvoyer à votre âge, à votre sexe, ou à votre famille politique présumée...
"Pas de quoi fouetter une chatte !"

Parigoth

@catherine A
Cela dit Mary que vous ayez 70 ans ne donne pas plus de poids à vos arguments ; le temps, pas plus que le genre, ne fait rien à l'affaire...

Si, le poids de l'expérience, faisant qu'une personne plus âgée est habilitée à parler avec pertinence de situations que les plus jeunes n'ont pas connues.
Les Chinois ont compris le trésor que représente l'expérience des aînés, alors que chez nous les plus jeunes, persuadés d'être plus malins que tout le monde, ont parfois à rééditer par ignorance des erreurs passées.

Xavier NEBOUT

JDR

Le problème supplémentaire de la confrérie des bouchés à l'émeri, c'est qu'ils ne savent pas lire.
J'ai dit la seule compétente au sens juridique.

Alors qui d'autre est compétent en ce sens pour déterminer notre vocabulaire ?

N'est-ce pas au seul dictionnaire de l'Académie que le juge peut se référer ?

catherine A.  le diable et les détails

Mary, certes le combat pour le droit à l'avortement qui n'est, contrairement à ce que pensent certains, ni une facilité ni une partie de plaisir était un combat essentiel mais il n'empêche que cette histoire de mauvais genre est révélatrice et entre nous je ne comprends pas, mais alors pas du tout, qu'il puisse y avoir la moindre réticence à dire la ministre, la présidente ou la générale comme tenait à ce qu'on l'appelle Valérie André.
Yvette Chassagne, lassée d'être saluée par un M. le président, lorsqu'elle étrenna la présidence de l'UAP répondait à ses interlocuteurs "Bonjour madame".
Il faut vraiment être bouché à l'émeri pour ne pas comprendre cette évidence.
Cela dit Mary que vous ayez 70 ans ne donne pas plus de poids à vos arguments ; le temps, pas plus que le genre, ne fait rien à l'affaire...

Catherine JACOB@Tipaza

@Tipaza | 13 octobre 2014 à 21:22
"Pourquoi les seins sont-ils masculins et les c...lles féminines ?"
Rédigé par : Yves | 13 octobre 2014 à 17:51
Élémentaire mon cher Watson, ce sont des organes par destination !!

On dit aussi : la main - le pied ; le bras - la jambe ; le torse - la poitrine ; le cheveu - la chevelure ; le muscle - la peau ; le doigt - la dent ; le menton - la joue ; le nez - la bouche ; le sexe - la fesse ; le cou - la tête ; le crâne - la plante des pieds, etc. soient toutes parties du corps cependant communes aux deux sexes.

Cependant on dit le bébé, qu'il s'agisse d'un bébé fille ou non. Il me semble que c'est parce que ce que le vocable 'bébé' désigne, de quelque sexe qu'il soit, le petit d'une espèce par opposition à l'adulte.
On dira ainsi un bébé requin, un bébé singe quand il n'y a pas de dénomination spécifique comme pour le petit du cheval, le poulain, ou le petit de la vache, le veau ; et on constatera accessoirement que dans le cas de l'espèce chevaline, le générique est comme pour les félins notamment avec le chat, le lion etc., l'individu mâle de l'espèce et que dans le cas des bovins ou de certains oiseaux comme l'alouette au miroir, le générique est l'individu femelle de l'espèce, ce qui varie également selon les langues et est également créateur de sens.

Pourquoi dès lors qu'il s'agit de l'espèce administrative fait-on un tel plat du genre de la fonction ?

Garry Gaspary

@ Catherine JACOB

On monte en épingle parce que "neutre" provient étymologiquement du latin "ne uter", soit "aucun des deux", et donc en l'occurrence ce qui n'est ni masculin, ni féminin.

Assimiler le neutre au masculin est ainsi tout sauf neutre.

@ ceux qui ont encore besoin de croire en une infaillibilité pontificale pour donner un sens à leur piètre vie

L'Académie est au service de la langue française, et non l'inverse. Dit autrement, le français est une langue vivante, mais j'aurais bien du mal à expliquer ce qu'est être vivant à ceux dont l'esprit est totalement mort.

@ calamity jane

Je reconnais bien votre délicate fragilité dans l'utilisation du précieux "intimités" à la place du familier "toilettes" présent dans mon commentaire.
Vous reconnaîtrez sans aucun doute ma puissante férocité dans le fait que j'avais pour ma part écrit "ch...tes".

Du coup,

@ modérateur (sur l'emploi du masculin ici, cf. J.-D. Reffait)

Vu les tombereaux de vilaine vulgarité que vous permettez à certains commentateurs de déverser sur ce blog, ne trouvez-vous pas qu'il est légèrement exagéré de considérer qu'une toute petite, petite grossièreté puisse nuire à sa qualité ?

breizmabro

@ Claggart | 14 octobre 2014 à 01:14

Si si je dis la vérité ! L'équipage répondait aux ordres en disant "oui mon Capitaine" alors que lorsqu'elle montait à bord ou entrait au mess on (sauf moi naturellement) lui disait "bonjour Capitaine".

Vous dire pourquoi... ?

sylvain

Bravo à Mr Aubert pour sa provoc voulue ou feinte ; en définitive il a révélé le niveau minable de cette femme: Mazetier qui ne laissera qu ' une trace dans l ' histoire : celle de ses saletés verbales reflétant son QI féministe revanchard !

calamity jane

Monsieur,

Toutes les femmes font du ménage.
Après, dans les familles autrement éduquées, on fait son lit, on nettoie ses intimités avant l'arrivée de la personne qui vient aider à l'entretien de l'intérieur.
Vous fréquentez Madame Badinter ??
Vous me cassez les bombes à toujours vouloir qu'une femme soit féministe parce qu'elle fait certains constats !
C'est indélicat, grossier et méprisant de faire nettoyer ses intimités par quelqu'un d'autre que soi-même !

Quand Madame là gêne et râle s'inquiète auprès de Madame la soup' est près faite que Madame Dia connaisse Madame l'entre mets ose qui s'en réfère à Madame la Ministrône dans l'affaire qui vous occupe !
Ces sous-titres de Mesdames à la manque ce sera sans moi. Bien le bonsoir.

Claggart

@breizmabro

Un lieutenant de vaisseau, homme ou femme, ne sera jamais appelé "mon Capitaine" mais "Capitaine" ; s'il commande un bâtiment il se fera appeler "Commandant".

N'eo ket gwir genoc'h, Breizmabro !

Jean-Dominique @ breizmabro

Je vous préviens, si elle me met en GAV je vous dénonce. :-D

C'est un défi : dénicher un officier de police ayant des notions sommaires de philologie. Ne me dénoncez pas, j'ai une avocate catastrophique, je finirais au gnouf avec peine-plancher.

Jean-Dominique @ Xavier Nebout

Xavier Nebout, le bouché à l'émeri vous apprendra que l'Académie française n'a aucun statut juridique pour imposer un usage de la langue française et dès sa fondation, elle est un organisme normatif consultatif dont les conclusions n'ont aucun caractère impératif, dans aucun texte. Tant et si bien que, devant l'incurie - déjà - de l'Académie à accoucher d'un dictionnaire, Antoine Furetière obtint de Louis XIV l'autorisation de réaliser son propre dictionnaire plus complet paru quatre ans plus tôt que celui de l'Académie. Malgré la rage de l'Académie, qui vira Furetière de ses rangs, le Grand Roi le soutint jusqu'au bout et interdit qu'on désignât un successeur au fauteuil de Furetière du vivant de celui-ci. Preuve, s'il en fut, que, dès l'origine, le pouvoir de l'Académie en matière de langage n'avait rien de juridiquement contraignant.

Le bouché à l'émeri vous convie à lire la notice du dictionnaire de l'Académie (9ème édition) où vous découvrirez ébahi que le mot "Président" est immédiatement suivi de son féminin "-ente", qu'il est qualifié comme nom sans genre. En poussant votre lecture, vous serez émerveillé de lire, sous la plume de nos académiciens :
"Celui ou celle qui est à la tête d'une institution, d'une collectivité, d'une société pour en assurer la direction, pour la gouverner. Nommer, élire un président. Vice-président, voir ce mot. Un président honoraire, qui n'exerce plus sa fonction mais en conserve le titre. Président d'honneur, qui n'exerce sa fonction qu'à titre honorifique. Président à vie. Le président, la présidente d'une association, d'un club, d'une fédération."
Oui, oui, vous avez bien lu, c'est atroce : "Présidente d'une association, d'un club, d'une association", c'est écrit : celui ou celle qui est à la tête d'une institution avec un exemple au féminin. J'en tremble pour vous.
Que nos académiciens, dans leurs recommandations farfelues sur l'usage exclusif du masculin pour le terme de président, aient oublié ce qu'ils avaient écrit ne s'explique guère autrement que par le profond sommeil dans lequel ils plongent lors des séances du dictionnaire conjugué, hélas, à un Alzheimer qui n'épargne personne car, comme vous ne l'ignorez pas, nous sommes peu de choses !

Je vous rappelle, cher collègue de la Confrérie des Bouchés à l'Emeri, que les premiers académiciens savaient tous le latin et le grec, compétence minimale requise pour prétendre à un labeur lexicographique. Ils ne sont plus guère que trois ou quatre aujourd'hui sur quarante membres. Il n'y a pas qu'à l'école primaire que le niveau baisse.

Jean le Cauchois

Le nombre des commentaires est arrivé à 112 ! c'est bien : j'attends les 30 suivants pour donner ma place à Philippe. Dépêchez-vous !!

Parigoth

Au fait, il paraît que certains gendres osent parler de leur belle-mère comme d'un vrai chameau (il faut croire qu'il existe des contrefaçons de chameaux), mais dans ce cas pourquoi ne disent-ils pas plutôt vraie chamelle ?

breizmabro

@ Jean-Dominique @ breizmabro | 13 octobre 2014 à 21:40

Merci. Donc je rentre et je dis "Bonjour lieutenante" ?

Je vous préviens, si elle me met en GAV je vous dénonce. :-D

Mary Preud'homme (70 ans)

Il faut savoir terminer une guerre. C'est aussi valable pour la plupart des pseudo-féministes "actuelles" dont les combats ridicules et sexistes pour des broutilles n'ont plus rien à voir avec ceux que durent mener leurs aînées aux fins de conquérir, elles, de vrais droits (avec le soutien d'ailleurs de nombre d'hommes). Combats qu'elles menèrent avec courage et honneur, sans pour autant renier leur féminité et leur droit à la différence. Alors que les suffragettes actuelles nous couvrent de ridicule avec leurs doléances à la noix, quand elles ne nous font pas honte et ne rejettent pas le discrédit sur toute la gent féminine qui ne leur a rien demandé.

caroff

@ Xavier NEBOUT

Vous avez raison sur le rôle de l'Académie.
Je suis très étonné que de bons esprits ergotent en ce blog sans rien en connaître...

Robert

La lecture des commentaires est enrichissante à plus d'un titre. Et je fais mien le commentaire de Jean-Dominique Reffait | 13 octobre 2014 à 02:20.

L"opposition Mazetier/Aubert n'est qu'un épiphénomène propre à l'Assemblée nationale : à mes yeux il ne consacre que la vacuité de nos élus nationaux quand tant de difficultés accablent la France.

A titre personnel je continue d'utiliser l'orthographe d'avant la réforme, sauf en ce qui concerne la féminisation. Si je rejette les finales en "-eure" qui ne sont que de grossiers barbarismes, pour les autres je me contente de m'informer pour savoir si la détentrice d'un titre préfère la forme académique ou l'autre.
De fait, lorsque j'ai à parler à une "préfète", il me semble inutile de la heurter stérilement avec la forme académique. Si elle souhaite la forme féminisée, il ne me gêne guère de l'appeler "Madame la préfète". Et si une présidente de tribunal administratif préfère être appelée "Madame le président", c'est son choix et il me paraît, par simple correction, politesse et galanterie (mais celle-ci doit-elle avoir encore cours ?), nécessaire de le respecter.

En l'espèce Monsieur Aubert a tout faux, mais un rappel au règlement assorti de pénalités financières me semble excessif quand le président de l'Assemblée nationale ne semble pas disposer dans ses prérogatives le pouvoir d'imposer à un député de son camp de payer ses impôts sur le revenu...

Jean-Dominique @ breizmabro

@breizmabro

Vous ne direz pas Mon lieutenant à un officier de police puisque personne ne le dit, c'est réservé à l'armée. Les grades de ce type sont récents dans la police et n'ont pas hérité de la tradition du "Mon = Monsieur le". D'autre part, un civil ne doit s'adresser à un officier militaire avec le "Mon" que :
1. S'il a servi dans l'armée
2. S'il est ou a été de grade inférieur.
Lieutenant étant un participe présent (un lieutenant est quelqu'un qui "tient lieu" de capitaine, un lieutenant-colonel tient lieu de colonel), cela s'accorde évidemment en lieutenante. Le terme existe d'ailleurs mais pour désigner une moitié de régiment : la lieutenante-colonelle est la partie du régiment commandée par un lieutenant-colonel. Donc "Lieutenante" n'est pas une invention, c'est un terme ancien qu'il convient que vous ressuscitiez à l'occasion de votre visite de courtoisie chez ces braves gens.

Alex paulista

"La "présidente" désigne l'épouse du président"

Si vous voulez rester crédible, évitez de reprendre ce type d'argument...

Sinon, comment va-t-on nommer l'époux du président (femme) ? Le président ?
Et si le président est marié à un homme ?

Autant je peux concevoir qu'on préfère le masculin pour souligner la neutralité de la fonction, autant l'usage de "présidente" uniquement pour désigner l'épouse du président est une pratique totalement dépassée.

A vouloir donner trop d'arguments vous détruisez la force des arguments principaux :
- c'est lié à la fonction donc l'usage du masculin est correct
- il est ridicule d'en faire un motif d'amende

Après, l'attitude de ce député UMP est également pitoyable : il l'a fait sciemment pour offenser cette femme.
Il mérite juste d'être ignoré, laissé à son néant du Vaucluse.

Xavier NEBOUT

Beaucoup ici ne tournent pas rond.

Il faut d'abord être bouché à l'émeri pour ignorer obstinément que l'Académie est seule compétente (au sens juridique) pour déterminer notre vocabulaire.

Ensuite, à supposer même que l'Académie ne soit pas composée que d'éminents linguistes, on peut être éberlué de voir n'importe qui prétendre sur ce blog la reléguer au café du commerce, voire même à la dame pipi de ce célèbre établissement.

D'ailleurs, quant à P. Bilger lui-même, comme il ne sait notoirement pas aligner deux mots, il peut aller se rhabiller.
N'en a-t-on pas vu ici lui donner des leçons de procédure pénale ?
Ce doit être les mêmes ; ils devraient consulter...

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