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06 octobre 2014

Commentaires

Giuseppe

La critique du film, la plus juste - c'est mon opinion -, c'est celle publiée par le journal Le Monde.
Bon, disons plutôt, c'est celle qui me correspond le plus.

Garry Gaspary

@ Parigoth

En parlant de monde d'incultes, je pense que vous n'avez même pas conscience que reprocher à Jules Ferry son colonialisme alors que c'était un républicain, disons, comme moi, est aussi stupide que de reprocher à un homme préhistorique de ne pas utiliser un iPhone alors que c'était un homme, disons, comme vous...

On n'arrête pas le progrès, paraît-il. Vous nous démontrez que l'esprit christianisé est capable toutefois de l'anéantir.

Franck Boizard

@ breizmabro

Vous voudrez bien m'accorder qu'un film autobiographique opère toujours une mise à distance entre la personne et le personnage, ne serait-ce que pour une question de dramatisation et de gestion du temps.

Giuseppe

Sylvain bonsoir,

Allons ! Ne soyez pas restrictif, vous avez oublié le rugby... C'est votre sport il me semble. Décidément, vous allez, en plus, vous sentir persécuté.

breizmabro

@ Franck Boizard | 07 octobre 2014 à 18:21
(...)"Je parle évidemment du personnage du film"

Oui mais le film est la vie de Pozzo di Borgo, co-scénarisée par lui. Se serait-il rendu ridicule dans son propre rôle ?

Perso je n'ai pas trouvé ce film comique mais bien interprété par de bons acteurs.

Ce qu'on demande à un film, n'est-ce pas de nous faire passer un bon moment ?

Sans doute que tous les critiques cinématographiques révélés dans ce blog attendent autre chose de plus... intelligent. A leur image en somme :-D

kalanchoe

Voir Intouchables comme un film raciste parce qu'un noir distrait un blanc n'est qu'une des lectures possibles de ce film. Une autre autoriserait à dire que le personnage d'Omar Sy voit en celui de François Cluzet un être humain plutôt qu'un tétraplégique et partage avec lui, comme il le ferait avec ses amis, les petits bonheurs de la vie. La couleur d'Omar Sy paraît ainsi secondaire, de la même manière que son personnage ne réduit pas celui de François Cluzet à son handicap. On pourrait donc au contraire voir dans ce film un hymne à l'humanité des êtres.

Alex paulista

@[email protected] marson | 07 octobre 2014 à 18:47

Quand on prend le plus grand commun diviseur d'un maximum de personnes, on obtient un beauf. C'est la limite d'un médium comme la télévision.

Rien de choquant ni de surprenant là-dedans.

Parigoth

@Mary Preud'homme
pour avoir le dernier mot

Je ne cherche pas à avoir le dernier mot, je suis seulement consterné de voir que nous vivons dans un monde d'incultes, y compris et surtout chez de prétendues élites, qui reprennent des éléments de langage comme s'ils étaient anodins sans savoir d'où ils viennent.

Carl+Larmonier@anne-marie marson

C'est drôle mais je trouve que tous les films comiques d'une beaufitude absolue se retrouvent réalisés tous sur le même schéma actuellement, ainsi que les films à l'eau de rose teintés d'une pointe de drame et, de même, les films d'action... Cela voudrait dire que ce nous sommes est construit sur le même schéma pour tous, tel les personnages de Magritte vus de dos qui se répètent inlassablement sur ses toiles. Nous nous schématisons comme Jean Dutourd qui dit :
"Périodiquement je me perds de vue, comme une personne qu'on n'a pas rencontrée depuis longtemps. Je me schématise".
On est schématisés tous sur un même format, bien rangés dans les rangs sans une tête qui dépasse.

Mary Preud'homme

"...que cette publicité qui datait de l'ère colonialiste"

Attribuer aux marxistes cette expression qui figurait dans le jugement rendu en 2006 au sujet de la publicité Banania, n'est-ce pas leur faire beaucoup d'honneur et leur supposer des mérites qu'ils n'ont pas loin s'en faut.
Parigoth encore une fois vous vous trompez de combat comme lorsque vous nous citez le dictionnaire de l'Académie à tort et à travers pour avoir le dernier mot.

Franck Boizard

@ breizmabro

Philippe Pozzo di Borgo, je ne sais pas, je n'ai pas l'honneur de le connaître.

Je parle évidemment du personnage du film.

eileen

Pour participer aux regrets, nostalgie d'enfance, je regrette "la tête de nègre" que l'on appelle désormais "truffe au chocolat"... même pas vrai MDR puisque la tête de nègre est une grosse meringue avec un peu de crème au beurre pour coller les "vermicelles de chocolat" qui figuraient les cheveux....et que la truffe c'est tout autre chose... mais bon il faut céder aux outrances des uns et des autres !

Que dire du "financier" et du "congolais" qui eux existent toujours sous le même nom ! MDR

sylvain

@ breizmabro | 07 octobre 2014 à 17:09

Merci ma chère d'alimenter mon argumentaire ; en effet nous avons émancipé nos amis de couleur différente en leur demandant de courir vite sur une piste d'athlétisme ou en lançant une baballe sur un cercle à deux mètres de hauteur, ainsi qu'en étant figurants dans des séries policières ; on a même élu une potiche colorisée à la Maison Blanche pour faire bonne impression et calmer nos bobos multiculturalistes melting-polpotistes paranoïaques tendance gauchistes.

A ce rythme, nos amis de SOS Racisme vont se retrouver au chomdu !

Parigoth

@Mary Preud'homme
l'ère colonialiste

Les termes colonialiste et colonialisme font partie du jargon de combat des idéologues marxistes-léninistes de sinistre mémoire.

En revanche je rappelle que le système colonial a été inventé et appliqué par des républicains certifiés conformes à grands coups de tampons sous toutes les coutures comme Jules Ferry, dont je me garderai cependant de citer ici certains de ses propos plus que politiquement non conformes de nos jours.

breizmabro

@ sylvain | 07 octobre 2014 à 11:48
""Intouchables" on atteint des sommets dans la caricature humiliante, avec Omar Sy en bouffon-clown mentalement retardé qui nous rappelle les foires des siècles derniers où on exposait des noirs dans des cages pour le bon plaisir des foules de blancs venues se divertir"

Je suppose que vous ne voulez pas croire qu'il existe aujourd'hui, en Amérique, plein de Omar Sy bouffons-clowns mentalement attardés, qui s'exposent sur des terrains de basket, dans des tenues ridicules, pour le bon plaisir de blancs venus se divertir assis dans des fauteuils en pariant sur eux comme sur des chevaux ?

Madjic !

Ce ne serait pas ce qu'ils appellent la NBA par hasard vos héros abolitionnistes ?

eileen

Omar Sy n'est pas le problème, il n'est même pas le symptôme...

"France's problem is its politicians, not its people !
Des décennies de lâcheté et de populisme ont conduit le pays à un immense malaise."

La suite est à lire dans The Telegraph de samedi sous la plume de mon ami, Félix Marquardt, lobbyiste français, mais d'origine multiple !

sylvain

Oh mon dieu ! Ce matin je suis passé devant le rayon pâtes riz de ma supérette et que découvris-je ? qu'aperçus-je ? que vis-je ? Un paquet de riz "Uncle Ben's" avec la photo d'un vieux monsieur de couleur noire et cheveux blancs rappelant les heures les plus sombres de la colonisation, les rizières où ces pôv' hommes courbés sous les coups de fouet des blancs du Mississipi chantaient du gospel avant d'être lynchés et pendus le soir même par les affreux racistes du Ku Klux Klan. Comment peut-on encore de nos jours collaborer à cette idéologie raciste nauséabonde en achetant un paquet de riz "Uncle Ben's" ? Le gérant du magasin est-il raciste ? les clients, par leur silence coupable, le sont-ils eux aussi ? que fait SOS Racisme ?
J'vous l'dis Mère Michu, tout fout l'camp !

Achille

@ Catherine JACOB | 07 octobre 2014 à 11:30
"Le 30 décembre 2012, Omar Sy est élu personnalité préférée des Français, selon un classement établi par le Journal du Dimanche. Il devance un autre acteur, Gad Elmaleh. Yannick Noah, précédemment en tête du classement, arrive cette fois en 3ème position"

Eh oui, dame Catherine, les temps ont bien changé. Il est bien loin le temps où le commandant Cousteau et l'abbé Pierre se partageaient le titre envié de personnalité préférée des Français.

calamity jane

Beppe Grillo ne fait plus que de la politique maintenant ?
Je le pensais acteur, humoriste !
Michel Colucci n'était-il pas agitateur d'idées ? Pour le moins faiseur de constats dans une société déjà en décomposition ?
Ah, mais non très vénérable vous faites erreur. Il était comédien, humoriste et accessoirement acteur.
Allons-y enfermons dans des tiroirs à double tour les nécessités et continuons à parler de liberté d'expression...!

Mary Preud'homme (rendez à Sedar ce qui est à Sedar)

"...avant que SOS Racisme en fasse une horrible insulte à la race noire" (sylvain)
---
Y'a pas bon Sylvain et son SOS (à retardement) à toutes les sauces !
C'est Léopold Sedar Senghor qui a protesté le premier en écrivant dans un célèbre recueil daté des années 1930 intitulé "Chants d'ombre" : "je déchirerai les rires banania de tous les murs de France."
Et ce n'est qu'en 2006 à la suite d'une plainte de Collectifdom (association regroupant des Antillais, Guyanais et Réunionnais) que cette publicité qui datait de l'ère colonialiste fut retirée.

Lucile

Omar Sy, s'il répondait à une telle question, ne resterait pas populaire auprès de tout son public. Si ne pas répondre à ces inévitables questions journalistiques oiseuses par d'inévitables professions de foi tout aussi oiseuses commence à entrer dans les moeurs chez les célébrités, on ne peut que s'en féliciter.

Tendance

Oh ! Merci, merci !
It's bilger than life, mais si, mais si !

Mary Preud'homme (blanche de Castille ou presque !)

"Obama est président des Etats-Unis" (Lacroix)

Sauf qu'Obama est métis, une réalité qui ne plaît pas aux adversaires obsessionnels (ici comme ailleurs) du multiculturalisme ou du métissage. En effet, je ne vois pas pourquoi on ferait l'impasse (coloriste) sur sa mère et ses grands-parents qui l'ont élevé, pour nous gaver à longueur de temps sur la couleur de peau d'Obama. Une mère blanche dont le mérite n'est pas moins grand que celui d'un père noir qui ne fut (semble-t-il) que son géniteur. On sait que les mariages interraciaux étaient encore interdits aux USA dans les années soixante dans 34 états du Sud des USA, loi scélérate et ségrégationniste parmi tant d'autres, qui ne fut abolie qu'en 1967. Et ne me dites pas le contraire je l'ai vécu et, lynchée en 1965 le jour de mes fiançailles, j'en porte encore les stigmates. Quant à mes enfants et petits-enfants, ils descendent autant de blancs que d'Indiens et de noirs, ils sont donc métis pour ceux qui voudraient (encore) les désigner par leur apparence et non leurs origines. Car comme je l'ai écrit plus avant, chez nous la couleur de peau n'est qu'anecdotique.
Fermez le ban !

Camille

@ Parigoth

Ce que vient faire Marine Le Pen ici ?
Vous n'avez pas vu le film, et votre critique avec son "discours plus ou moins subliminal" reprend mot pour mot les termes employés par la presse ou les sites dédiés au Front National au sujet de ce film. D'où l'intérêt de voir les choses par soi-même, car c'est périlleux d'en passer par la parole d'un autre.
Cela dit, je n'intente de procès à personne, étant bien mal placée pour le faire. Je pointe juste cette tendance militante de faire flèche de tout bois, d'écrire sans idées propres ni vérification pour faire passer ses théories coûte que coûte.
Et en réponse au post précédent, si l'indiscrétion est un vilain défaut, au contraire la curiosité est le moteur de tout être vivant, homme, animal.
Sans la curiosité, nous ne serions pas sortis de nos cavernes préhistoriques, nous y serions encore.

sylvain

Je regrette beaucoup l'époque du petit déj' de ma jeunesse, la bonne odeur du chocolat fumant dans mon bol devant la boîte de Banania et sa tête de nèg... heu pardon, d'homme de couleur souriant et sympathique, avant que SOS Racisme en fasse une horrible insulte à la race noire, euh pardon !! à la gent colorée.
En outre j'ai retenu sur l'historique des peuples africains cette image d'Epinal où l'on voyait une tribu de Pygmées danser autour d'une énorme marmite dans laquelle bouillait un missionnaire bien blanc.
Avec "Intouchables" on atteint des sommets dans la caricature humiliante, avec Omar Sy en bouffon-clown mentalement retardé qui nous rappelle les foires des siècles derniers où on exposait des noirs dans des cages pour le bon plaisir des foules de blancs venues se divertir ; les nazis aussi avec leur propagande filmaient des soldats noirs hilares pour ridiculiser la France.
Rien de nouveau au rayon racisme ; alors les cris d'orfraie de certains ici me paraissent bien hypocrites !

breizmabro

Franck Boizard | 07 octobre 2014 à 10:34
"un blanc, vieux, riche, hargneux, impotent, aigri et cultivé."

Si Philippe Pozzo di Borgo a toujours été riche et cultivé il n'a pas toujours été vieux, ni tétraplégique, et jamais aigri et hargneux.

Vous êtes sur la bonne voie pour "faire" critique de cinéma dans Libé ;-))

Catherine JACOB

"Sy seulement ils étaient comme lui !

"Le 30 décembre 2012, Omar Sy est élu personnalité préférée des Français, selon un classement établi par le Journal du Dimanche. Il devance un autre acteur, Gad Elmaleh. Yannick Noah, précédemment en tête du classement, arrive cette fois en 3ème position" nous apprend sa fiche Wikipédia.

Ceci démontre à tout le moins que la diversité a sa place en France, et qu'il s'agit manifestement de la première. Mais bon, une hirondelle et sans doute même trois, ne font pas le printemps du showbiz. Maintenant, il ne faut pas méconnaître non plus le caractère majoritairement agricole du terroir français où les paysans qui se suicident ne sont majoritairement pas issus de la diversité et le showman qui a compris que c'est le paysan qui le nourrit et qui s'abstient de critiquer le pays où peine ce dernier, n'est manifestement pas un imbécile.

J'ai écouté Régis Debray sous le feu des questions de la sympathique Elisabeth Quin qui n'est cependant pas toujours bien inspirée, en particulier quand elle se lance dans l'étymologie. Il était question du déclin de l’Occident. L'Occident est-il condamné ?

« Que reste-il de l’Occident ? » est la question que posent Régis Debray et Renaud Girard avec leur dernier livre qui se présente à la manière d’un conte philosophique qui manifeste les points de vues parfois concordants, parfois divergents, de ces deux auteurs qui seraient censés nous faire la synthèse du vaste et crucial sujet qu’est le déclin présumé de l’Occident, mais nous servent, du moins pour ce qui en a été présenté à 28' une vieille soupe des années hippies remixée au goût du jour.

On va dire que, vu le phénomène de rotation de notre Terre à tous - bleue comme une orange si l'on en croit le poète Eluard, en tout cas, ronde et à l'axe de rotation incliné - dans notre système solaire, correctement taillé l'arbre du soleil couchant repartira de plus belle, correctement planté l'arbre du soleil levant - qui évoque ce moment à propos duquel il nous a fallu rien moins qu'un astrophysicien pour mener une enquête sur le mystère du moment de la journée représenté par le tableau peint au Havre en 1872 par Claude Monet, Impression, soleil levant, enquête qui a conclu qu'il avait bien été peint le matin et non le soir, vu que la chambre d'hôtel depuis la fenêtre de laquelle il a été peint donnait vers l'est, qui est l'endroit de l'horizon où le soleil se lève le matin, merci monsieur l'astrophysicien des Amériques -, se développera au mieux de sa nature d'arbre, correctement arrosé l'arbre de l'oasis sur le chemin de « celui qui a de vieux chameaux » le nourrira de savoureuses dates tandis que se dressera longtemps encore dans le soleil de minuit le vieil arbre de la taïga dont on aura préservé l'écosystème.

« — "O Zarathoustra, dirent alors les animaux, pour ceux qui pensent comme nous, ce sont les choses elles-mêmes qui dansent : tout vient et se tend la main, et rit, et s'enfuit — et revient.
Tout va, tout revient, la roue de l'existence tourne éternellement. Tout meurt, tout refleurit, le cycle de l'existence se poursuit éternellement.
Tout se brise, tout s'assemble à nouveau ; éternellement se bâtit la même maison de l'être. Tout se sépare, tout se salue de nouveau ; l'anneau de l'existence se reste éternellement fidèle à lui-même. » - « Ainsi — finit le déclin de Zarathoustra. »

Franck Boizard

Intouchables ? Ce n'est pas ce film où on voit un noir inculte, pauvre, jeune, dynamique et sympathique pousser un blanc, vieux, riche, hargneux, impotent, aigri et cultivé ?

Il faut vraiment avoir l'esprit mal tourné pour voir dans ce synopsis si fin, si nuancé, si léger, une affreuse propagande vivrensembliste ethnomasochiste.

Lacroix

Elle est maline cette journaliste parce que sa question elle ne la pose pas d'emblée, bille en tête, elle la fait précéder par : Suivez-vous l'actualité française depuis Los Angeles ? puis elle dit : qu'avez-vous "ressenti" ? Quand on ressent, quand on dit j'ai mal, personne ne peut dire : je ne suis pas d'accord avec toi, notre affirmation est inattaquable car le ressenti ne se contrôle pas et est attaché à la personne. La question de la journaliste est une question liée à la corporéité qui fait forcément référence à la couleur de peau d'Omar Sy. Rama Yade dans une interview a bien fait comprendre à un journaliste que la définir par sa couleur de peau était un peu dépassé, qu'il fallait parler d'autre chose, que c'était bien français comme question à l'heure où Obama est président des Etats-Unis. Décidément en France on a vraiment un problème avec les noirs, la couleur du diable. Est-ce que les journalistes sont bien différents du Français moyen ?

Parigoth

@Camille

Je ne vois pas ce que vient faire Marine Le Pen ici.
Peut-on encore critiquer un certain nombre de choses anormales sans se voir cataloguer d'office à « l'extrême droite » ou comme roulant pour un parti y étant assimilé ?
Devant le matraquage actuel de propagande médiatique et autre, pouvons-nous encore lever timidement le doigt pour soulever une objection?

Et où voyez-vous un « lobbying » forcené et brutal dans mes propos ?
Je suis encore capable de recevoir une argumentation posée sans qu'il soit nécessaire de m'agresser pour un oui ou pour un non.

Notre époque a des exigences croissantes de liberté et de vérité

Oui, et c'est aussi pourquoi j'interviens ici, sous un régime qui réduit ces deux notions comme une peau de chagrin, pour tenter de sauver à mon humble niveau ce qui peut encore l'être.

semtob

Cher Philippe,

Delphine Batho se trompe en expliquant qu'au sujet de l'environnement le mot programmation a disparu.

C'est tout à fait inexact car des conseillers sont rémunérés pour effectuer un choix pour que le président tranche.

Ainsi chaque premier dimanche du mois, une programmation spéciale doit avoir lieu à l'Elysée, avec projection d'un film en avant-première et visite guidée de l'Elysée par le guide Hollande en personne.

Que Delphine Batho soit rassurée, il existe tout de même des programmations spéciales, des invitations particulières de comédiens et comédiennes à l'heure de la panthère rose.
Il n'y a plus que l'embarras du choix.

Moi, président j'emballe pendant que mon pays est en guerre. Ne croyez pas que je me tape les rapports le dimanche, je suis toujours le meilleur des guignols.
Que l'Elysée devienne mythique, c'est presque splendide.
Que la fête commence ! Que le champagne coule à flot, pour irriter Madame Duflot. Que les soirées soient royales, pour toaster dans la soie.
Pour les économies d'énergie de l'Elysée, je préconise la chandelle. Pour les économies de santé, pas besoin de regarder Hippocrate, je diminue les rations des plateaux-repas des hôpitaux, comme je l'avais expliqué, je supprime les parts des veuves, je serre la ceinture des familles et des retraités, les loisirs de la jeunesse et moi je m'éclate avec tous mes boute-en-train.
françoise et karell Semtob

Jean-Paul Ledun

Enfin !
Michel Piccoli, que j'appréciais beaucoup comme acteur - depuis qu'il est venu sur la Freiheitplatz à Vienne pour faire son mauvais cinéma contre l'entrée du FPÖ (FN en plus intelligent) au gouvernement de coalition je ne peux plus le voir en peinture.
Quel dommage.
Il y en a un paquet comme cela qui se croient obligés de donner leur opinion sur tout et publiquement.
Qu'ils aient une opinion, on ne va pas leur en vouloir.
Qu'ils la rendent publique, je ne vois pas l'intérêt.
Qu'ils restent dans leur rôle, ce sera déjà pas mal.
Leurs passion première, c'est bien de jouer, chanter et nous amuser ?
Ben alors ?
Bis pour Sy et rideau pour les autres bavards !

Mary Preud'homme

Intouchables est un très beau film qui touche à l'humain parce qu'inspiré d'une histoire authentique, renseignez-vous avant d'écrire des âneries ou mieux lisez le livre ; pour y voir un quelconque racisme, il faut vraiment avoir l'esprit tordu ou des clichés comme nos amis américains qui, après la ségrégation extrêmement dure qui a perduré chez eux jusque dans les années 80 (j'en sais quelque chose) se sont reconvertis opportunément dans le "politiquement correct" en se focalisant sur des apparences, qu'il s'agisse de la couleur de peau ou du handicap. En quoi la couleur de peau de l'un des protagonistes aurait-elle de l'importance dans Intouchables, alors que le rôle d'Omar, celui d'un petit gars des quartiers un peu loubard aurait pu tout aussi bien être tenu par un arabe, un blanc, un jaune ou un métis. Ce qui n'aurait absolument rien changé au fond de l'histoire. Vision que partagent tous ceux qui justement n'ont pas de préjugé de couleur ou vivent comme moi dans des familles où ce genre de détail n'est qu'anecdotique.
Et que tous ceux qui nous bassinent avec leurs sempiternelles histoires d'arabes, de noirs, de métis et autres antillais se mettent dans la tête une fois pour toutes que la plupart de ceux qu'ils ostracisent ainsi bêtement sont Français, bien intégrés et parfois de plus ancienne souche qu'eux-mêmes.

Giuseppe

Bon, j'ai lu le même article de TV Magazine, même punition à la question idiote de Nathalie Chuc.
Pour répondre à ceux qui n'ont pas vu "Intouchables", allez le voir, c'est par moment jubilatoire, et joué dans la bonne tonalité.
J'ai vu "Bienvenue chez les Ch'tis", rien à voir avec "Intouchables", j'ai rarement souri aux pitreries éculées (le type bourré...), en plus c'est mièvre et pas très enlevé.

Autant Omar Sy est acteur, autant Dany Boon est sur scène en train de délivrer des sketchs.
L'humilité et l'humour facétieux du premier, en toutes circonstances, est un vrai plaisir d'écoute.
Je passerai sur la daube de "Rien à déclarer" du second, qui ne fait que me conforter dans mon jugement.

anne-marie marson

@Carl+Larmonier
Je n'ai pas vu Intouchables sûrement à cause de Bienvenue chez les ch'tis. J'ai développé un syndrome de rejet.

Moi aussi, à cause de la beaufitude sous-jacente de ces deux films, et en plus pas vraiment drôles.

@SR
Emmanuelle Béart s'est fracassée en vol après son irruption dans l'église Saint Bernard pour soutenir les sans papiers

Mais aussi et surtout à cause d'une chirurgie esthétique ratée, vraiment idiot depuis Photoshop.

Camille

@ Parigoth
"en me gardant de répéter comme un perroquet les slogans à la mode..."

Et pourtant, vous répétez comme un perroquet les slogans qui foisonnent sur tous les sites des partisans de Marine Le Pen, puisque vous parlez exactement dans les mêmes termes d'un film que vous n'avez pas vu. Je cite votre post de 11h12 :

"le caractère propagandiste du film « Intouchables » (comme d'autres de la même veine) qui sous couvert de vendre un film de divertissement, cherche à nous imposer un discours plus ou moins subliminal chargé de rééduquer les sans dents exposés à certaines réalités éloignées des images d’Épinal diffusées par la propagande vivre ensembliste, qui seraient tentés de penser et de voter de plus en plus mal."

Le film "Intouchables" retrace l'histoire vraie de Philippe Pozzo di Borgo et Abdel Sellou, et la photo des deux complices, stationnant hilares avec le fauteuil roulant au milieu du flot de voitures des Champs-Elysées, a paru dans Paris Match bien des années avant l'idée même du film.

Je n'ai pas aimé le film, mais la récupération idéologique que vous en faites est grotesque. A trop vouloir tordre tout et n'importe quoi pour des leçons d'une morale à droite toute, en exerçant un genre de terrorisme, on finit par se saborder, car, plus que jamais après le désastreux épisode Hollande et compagnie, notre époque a des exigences croissantes de liberté et de vérité.

Votre lobbying forcené, brutal et sans discernement, va finir par desservir votre cause.

Noblejoué

Un artiste peut, par conviction et/ou par goût, livrer ses opinions au public.

Par intérêt ?
Dur de savoir s'il vaut mieux parler ou non. Parler aide à être bien vu des médias, donc invité et évoqué, ce qui amène de la publicité. Mais on clive.
Se taire n'exclut aucune partie de son public mais on sera sans doute sanctionné pour ne pas alimenter suffisamment la machine médiatique.

Marc GHINSBERG

@Surcouf

Cher monsieur Surcouf,
Ne soyez pas triste. Ne confondez pas énervement et passion du débat. Ramenons les choses à leurs justes proportions. Au fond, tout cela est assez futile.

MS

""Aujourd'hui, on me tend le micro sur n'importe quel sujet. Mon métier est d'être acteur. J'ai mon opinion, bien sûr, mais je la garde pour moi. Ce n'est pas mon métier de commenter l'actualité".
La classe !
Sy seulement tous étaient comme lui !"


N'est-ce pas la position de JJGoldman, que vous regrettez pourtant ?!

breizmabro

@ sylvain | 06 octobre 2014 à 12:57
"les Américains, qui voient juste..."

...ont dit que c'était un film raciste parce qu'un noir dansait devant un blanc assis pour le distraire. C'est dire s'ils voient juste...!

En même temps chez eux cela s'appelle la NBA non ? :-D

Surcouf

L'effet que me fait ce monsieur est celui d'un homme conscient de ce qu'il est vraiment, un saltimbanque dont la parole n'a pas plus de valeur que celle d'un autre individu ni moins d'ailleurs.
J'apprécie tout comme vous cet état de chose de plus en plus rare chez nos "vedettes".

Je suis tout de même étonné qu'un billet somme toute classique puisse énerver tant de personnes comme par exemple monsieur Ghinsberg.
Amusant et triste à la fois.

Carl+Larmonier

Je n'ai pas vu Intouchables sûrement à cause de Bienvenue chez les ch'tis. J'ai développé un syndrome de rejet. Je dois être un spécimen rare ou un extra-terrestre provenant de la planète Oxo, mais je fuis, depuis, des quatre sabots devant tout film susceptible de se trouver dans la catégorie grand comique et donc d'avoir un énorme potentiel au box-office comme pour le tout-venant populaire.
En parlant de la planète Oxo je chéris tous les films de l'époque du tandem Louis de Funès et Bourvil et je faisais allusion à La soupe aux choux avec Jean Carmet et Jacques Villeret.
Ou alors la grande époque des Tontons flingueurs : "Mais moi les dingues, j'les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Raoul. Aux quatre coins d'Paris qu'on va l’retrouver, éparpillé par petits bouts façon puzzle... Moi, quand on m’en fait trop j'correctionne plus, j'dynamite, j'disperse, et j'ventile."
Je trouve que cela avait une autre classe et une très grande.

SR

Il a quand même tout dit dans le SAV sur Canal + pendant des années. Après, tout acteur ou actrice qui prétend approcher le cercle fermé du marché américain est dûment coaché par un agent qui le verrouille. Jean Dujardin depuis son Oscar est muet, c'est le cas de le dire après le succès de The Artist, film muet. Omar Sy emprunte la trajectoire de l'acteur qui veut s'internationaliser. Emmanuelle Béart s'est fracassée en vol après son irruption dans l'église Saint Bernard pour soutenir les sans papiers, son contrat rompu avec Dior et ses propositions à Hollywood terminées. Il reste le cas Gérard Depardieu, qui peut tout se permettre car sa carrière est solide, et c'est un monstre sacré. Un acteur comme Omar Sy n'est pas à proprement parler un grand acteur, c'est un comique qui fait des mimiques, son registre est limité.

Parigoth

@Camille
quand on ne va pas au cinéma depuis plus de quarante ans (ce qui en dit long sur votre ouverture et curiosité intellectuelle), on n'écrit pas de billet sur le "caractère propagandiste" d'un film que l'on n'a pas vu. Si je comprends bien, vous ne pensez donc jamais par vous-même ?

Chère Camille, n'avez-vous jamais entendu parler des chroniqueurs de spectacle dont c'est le métier et à qui je ne vais pas ôter le pain de la bouche ?

Oui, il a des spectacles douteux y compris scatologiques que je n'ai pas vus, et dont je m'honore de ne pas les avoir vus et de ne pas les avoir encouragés par mon obole !
Ne vous a-t-on jamais appris que la curiosité n'est pas une qualité mais un vilain défaut ?

Enfin, justement, si me tiens volontairement à l'écart des moyens de propagande divers, qu'ils soient de type médiatique ou de type pseudo-culturel, c'est justement parce que je pense par moi-même, en me gardant de répéter comme un perroquet les slogans à la mode...

Marc GHINSBERG

@Xavier NEBOUT

Je me garderai bien de m'aventurer dans un cours de phénoménologie.
Mais vous-même, qui j'ai cru comprendre, êtes un tenant de la Vérité révélée qu'en pensez-vous ?

cactus maître-chanteur

Guère mieux ou alors : "si Omar Sy, si Omar Sy..."

Xavier NEBOUT

M. Ghinsberg

Vous nous expliquerez comment exposer un fait sans que le seul choix des mots n'exprime nécessairement une vérité qui ne peut être autrement que subjective.

Camille

@ Parigoth

Juste une remarque en passant, car je n'ai pas le temps de développer, quand on ne va pas au cinéma depuis plus de quarante ans (ce qui en dit long sur votre ouverture et curiosité intellectuelle), on n'écrit pas de billet sur le "caractère propagandiste" d'un film que l'on n'a pas vu. Si je comprends bien, vous ne pensez donc jamais par vous-même ? Tout s'explique ! Vous relayez les yeux fermés les absurdités de votre presse favorite, orientée vers un trollisme d'extrême droite. Et vous en rajoutez une couche dans les leçons de morale, avec une outrance qui vous décrédibilise, puisque fondée sur du néant.

moncreiffe

Garder ses opinions politiques pour soi quand on est un artiste à la notoriété récente et encore mal assurée, relève de la prudence la plus élémentaire. Il ne faudrait surtout pas fâcher ses employeurs, ses confrères ou une partie de son public. Il en va de son image, de ses relations, de sa carrière, de ses revenus et donc de son train de vie. Ça n’a rien d’admirable.

Comme le disait si bien François Cluzet, peu après un déjeuner à l’Elysée, le 14.11.2011, à l’occasion de la sortie du film « Intouchables » : Pour garder sa liberté de parole, un artiste ne doit pas s'engager. Un acteur mange forcément à tous les râteliers : ai-je le droit de refuser que des spectateurs d'extrême droite viennent me voir ? Pas d'hypocrisie !

On ne saurait mieux dire.

sylvain

A propos d'Intouchables :
Film démago caricatural, à l’image de la gauche française et sa niaiserie indécrottable, où l’on donne au black de service le rôle que veulent lui faire jouer les bobos comme Jack Lang : "y a bon banania"
Voici les métiers hautement "valorisés" par le PS pour leurs ouailles issues de la diversité (comme on dit dans les salons de thé bobos de gauche) et qui voteront comme ils l’espèrent pour remercier leurs généreux donateurs socialistes :
Assistant de vie, humoriste, musicien rappeur, graffeur, danseur hip hop, faire-valoir de comédien, présentateur, humaniste droit de l'hommiste à Calais Sangatte, chef d’entreprise en création de tee-shirt, chauffeur de salles staliniennes styles ONPC de Ruquier, pancartiers sloganiers de manifs anti FN et bien entendu le top : SOS antiracistes et SOS homophobie, au four et au moulin depuis Mai 2012 !

Rappelons aux mous du bulbe qui ont cru voir un beau film rédempteur, que les Américains, qui voient juste, le voient eux comme un film crypto-raciste.
En fait, le public d'"Intouchables" est, à peu de choses près, le même que "Bienvenue chez les Ch’tis" : une belle daube médiatique dégoulinante de débilité !
On a même vu des enseignants syndiqués de gauche passer le DVD à l’école pour faire une animation participative sur le handicap et la diversité.
Nouvelle vague, cinoche winner pour ceux qui ont trouvé le bon filon pour faire pleurnicher les losers : le misérabilisme, le compassionnisme, le crétinisme beauf de la populaille gauchiste qui se reconnaît dans ces clichés ringards recuits et ressassés à l'ultime du ridicule et de la caricature.
Un bon ciné pour ras du front de gauche, indignés, associatistes bobos.

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