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25 janvier 2015

Commentaires

Mulet

Cher Philippe, je suis ce blog régulièrement depuis des années déjà, et je pense que j'aurais beaucoup perdu s'il n'existait pas. Je vis loin de Paris, suis une personne lambda, mais depuis internet (je n'aime pas trop lire) je peux accéder à vos commentaires et aux réactions des lecteurs. Merci (vous devriez à mon avis recevoir des subventions publiques !).
Je vais me permettre moi aussi une observation : je comprends que l'essentiel de l'actualité se passe à Paris, mais je ressens que vous délaissez un peu la justice courante des petites affaires, des petits tribunaux, des petits avocats...
Un exemple qui me tient à cœur, que pensez-vous de l'AVFT (association contre les violences faites aux femmes au travail), association parisienne qui reçoit des subventions publiques, qui possède une équipe d'avocats spécialisés et qui traite les affaires dont elle est saisie en préjugeant de manière systématiquement partiale, me semble-t-il, face souvent à de petites gens ?

Marc Ghinsberg

Etrange exercice d'autojustification. Il faut être un esprit bien tourmenté pour douter que vous soyez un homme de droite, ce qui, au passage, n'a rien de déshonorant, dans mon esprit en tout cas.
Toujours est-il que désormais chacun peut être rassuré, vous jouez cartes sur table, en 2017 votre suffrage ira à une "droite honorable", sans être toutefois assuré qu'elle sera bien représentée au deuxième tour de la présidentielle, si je vous comprends bien.
Mais au fait qu'est-ce qu'être de droite ou de gauche ? Gilles Deleuze faisait la distinction suivante : "Être de gauche c’est d’abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi ; être de droite c’est l’inverse."
André Comte-Sponville propose une distinction plus fine, plus fouillée, plus analytique :

http://www.philomag.com/les-idees/droitegauche-par-andre-comte-sponville-8203

Pour ma part, aujourd'hui, et schématiquement, l'élément distinctif essentiel entre droite et gauche est relatif à la conception qu'on se fait du passé et de l'avenir. Pour ceux qui se reconnaissent de droite, avant c'était mieux, pour ceux qui se disent de gauche, la possibilité du progrès existe et demain peut être meilleur qu'hier.
Vous vous dites de droite, mais disant cela vous ne nous dites rien si vous ne nous expliquez pas ce qu'est être de droite pour vous, puisque vous ne voulez pas vous laisser enfermer par un qualificatif sommaire.
On attend donc une suite à votre billet.

Parigoth

Je ne suis pas une girouette puisque Bilger, lui, - tant pis, une seconde je tombe en Alain Delon - se reconnaît dans ce qu'il dit et écrit, dans ses doutes et ses affirmations.

Un certain Caius Julius César - un gars qui est né un peu avant Alain Delon - adoptait également cette façon de parler de lui.

eileen

"Ce ne sont pas les girouettes qui tournent mais le vent" formule attribuée à Edgar Faure, trublion politique des années 1960 et aussi "Les girouettes politiques" ouvrage écrit par le Comte d'Hérisson publié chez Paul Ollendorff au tout début du XXe siècle (date illisible tant le livre est vieux, trop lu/feuilleté peut-être LOL)
Nous connaissons tous la versatilité des politiques LOL Une nouvelle preuve récente : la très verte Duflot est (re)devenue rouge, comme quoi la nature reprend toujours ses droits LOL

Seuls les imbéciles ne changent pas d'avis, adage populaire et plein de bon sens comme l'est tout adage populaire.

Il me semble que c'est le signe d'un esprit sain et qui fonctionne parfaitement que d'améliorer, revoir, peaufiner, modérer toujours son point de vue sur tous les sujets ; seuls les imbéciles et les bornés restent sur un point de vue à jamais bloqué sur tous les sujets.

Comment peut-on ne pas bouger ses lignes, ses réflexions dans un monde qui bouge régulièrement et sans arrêt, à l'aune de nouvelles découvertes, de nouvelles révélations, en écoutant et en échangeant avec d'autres, en réfléchissant. Même le Pape François sans jamais trop déroger aux dogmes de l'Eglise, s'adapte et parle désormais lapin/lapine LOL

Seules les traditions ne devraient pas changer, et tous ceux qui "revisitent" tout au nom d'une modernité m'agacent...

Ceux restés coincés sur l'éternel "c'était mieux avant" sont ennuyeux, ils participent à la morosité ambiante mais malgré tout ils avancent aussi sans s'en rendre compte...

Monsieur Bilger vous n'êtes pas une girouette, vous êtes un homme de votre temps, quand bien même seriez-vous une girouette, ce serait votre droit le plus strict...

Quant à Delon le bellâtre, celui des années 60 avec Gabin... celui du XXIe siècle tient toujours les mêmes propos effrayants, en cela il n'est pas une girouette, il pense que son âge l'autorise à dire n'importe quoi, il ne s'en prive pas, et somme toute, il a raison, il en a le droit, nous pouvons le mettre sur OFF.

Monsieur Bilger, vous n'êtes pas une girouette, vous ne pouvez pas l'être vous avez prévenu en publiant un bouquin "J'ai le droit de tout dire" le sous-titre subliminal que j'avais cru lire était "J'ai aussi le droit de changer d'avis" LOL

Jabiru

Cher Philippe Bilger,

Ce n'est que la rançon de votre popularité et de la bonne renommée de votre blog. Gardez le cap malgré quelques vents contraires.

breizmabro

Contrairement à ce que vous pensez je ne vous trouve pas du tout girouette. Bien au contraire je vous trouve constant. Constant dans votre détestation de Nicolas Sarkozy et Taubira, et dans votre admiration pour Plenel, ce faussaire charmeur et manipulateur sorti meilleur élève de l'école trotskiste.

Pour le reste vous avez raison : si Bilger se reconnaît dans ce qu'il dit et écrit, dans ses doutes et ses affirmations, n'est-ce pas le principal, pour lui... ;-)

Guzet

Cette auto-interrogation est sans doute un signe des temps. Il semble que nous entrons dans un climat de confusion intellectuelle totale, dans la vie sociale comme dans la vie personnelle. Comment, de manière générale, qualifier autrement cette célébration aveugle de Charlie Hebdo qui conduit à promouvoir ce que Charlie Hebdo vomissait : la confiance dans la police, la discipline à l'école, l'exaltation de la nation, l'apprentissage de La Marseillaise, etc., etc. Ce qui était erreur pernicieuse hier devient vérité d'aujourd'hui. Tout paraît exploser dans un entrechoc d'opinions qui partent dans tous les sens, avec des remises en cause d'opinions qui paraissaient jusque-là intouchables chez les uns ou chez les autres et avec de surprenants renversements d'attitude à quelques semaines de distance...

Franck Boizard

Attention. Vous nous dites que vous n'êtes pas une girouette parce que vous restez vous-même. Mais une girouette aussi, en tournant, reste elle-même.

Achille

Bonjour Philippe Bilger
"Suis-je une girouette?"

C'est Edgar Faure qui a dit "Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent."

Rien n'est pire que ces gens enfermés dans leurs certitudes et qui, obstinément, refusent d'en sortir. Le monde change en permanence et de plus en plus vite. Ce qui était valable il y a vingt ans ne l'est plus aujourd'hui. Une crise économique qui perdure, un conflit qui éclate à l'autre bout du monde, un attentat, la mort d'un dirigeant et aussitôt la bourse est chamboulée, les prix des matières premières sont affectés.

Il n'est pas rare que certains événements nous obligent à faire un choix cornélien. Si l'on se réfère à l'histoire récente, deux cas viennent en mémoire.
Le coup de tonnerre du 21 avril 2002, avec Lionel Jospin recalé pour le second tour.
La plupart des socialistes ont voté pour Jacques Chirac alors que cette idée ne leur avait même pas effleuré l'esprit quinze jours auparavant. Il fallait alors choisir le moindre mal et là il n'y avait pas à hésiter.

De même en mai 2012 des électeurs de droite ont voté pour François Hollande, parce qu'ils ne supportaient plus le comportement un peu trop exalté à leur goût de Nicolas Sarkozy.

François Hollande qui a vu la faille a parfaitement utilisé le défaut de la cuirasse de son adversaire en se présentant comme un président "normal".

Les idées ne valent que si elles sont portées par des leaders qui savent les transcender. Si par malheur ils déçoivent, la sentence est le vote sanction au détriment des convictions.

Dans un autre registre, on peut aussi s'interroger sur cette soudaine embellie de la cote de popularité de François Hollande (+ 21 points en une semaine, du jamais vu) suite à l'attentat contre Charlie Hebdo et à la prise d'otage de l'Hyper Cacher.

Le mérite des opérations est-il à attribuer au président et à son gouvernement ou bien à la compétence et au sang-froid des unités d'élites du GIGN et du RAID ?
Sous un autre gouvernement les choses ne se seraient-elles pas déroulées exactement de la même façon ? Tout laisse à penser que si.

L'opinion est versatile. En politique il suffit de pas grand-chose pour que le destin d'un homme ou d'une femme bascule dans un sens ou dans un autre. Le talent ne suffit pas, la chance y prend aussi sa part.

Quand on lui faisait valoir les mérites d'un officier, Napoléon demandait toujours s'il était chanceux. Signe que l'Empereur ne s'en remettait pas à la seule compétence et au courage pour piloter ses armées. Pour diriger un pays cela n'en est que plus vrai car la chance d'avoir un bon président rejaillit sur le peuple.

pibeste

Encore un petit effort et vous arriverez au seul point de vue acceptable quand on se veut objectif et intègre : l'abstentionnisme !

semtob

Cher Philippe,

L'observation vous donne souvent raison.

Petit quiz : Nicolas Sarkozy a maintenu la France en pleine période de crise économique à la place de cinquième puissance mondiale.

Qui a fait passer la place de la France de la cinquième à la sixième puissance mondiale ?

Les journalistes jouisseurs de storytelling ne s'étendent pas sur le sujet...

De la faute à qui donc ?

De celui qui s'est déclaré l'ennemi de la finance, de celui qui prône le laxisme de la justice, qui a stoppé la croissance, du multiplicateur de chômeurs, qui vend les aéroports, la technologie des tracteurs, qui matraque la langue française avec le doublement du sujet.

"Isabelle a les yeux bleus, bleus les yeux Isabelle a."
Si vous avez écouté la conférence de Davos, vous avez pu vous rendre compte de la faiblesse de l'homme qui fait presque pitié tellement il est limité, récupérateur d'une situation tragique.
Nous avons eu honte de la pauvreté du langage supposé représenter la France. Du fouillis, de l'amateurisme.
Ce type d'individu n'est pas à la hauteur de la situation. Il entrave gravement le développement du pays. Il roule pour lui, tel le glandeur qu'il a toujours été et se complaît dans sa médiocrité.

Notre situation dans le monde se dégrade et selon lui la vie continue.

Etre Président, ce n'est pas faire de la communication et du vent.
C'est anticiper les situations et il ne faudra pas attendre longtemps avant que le flan ne s'étiole à nouveau.

Pour Charlie, nous n'avons pas compris pourquoi un organe de presse menacé et devant sortir un sujet polémique ayant déjà eu des répercussions auparavant, n'était pas l'objet de protection renforcée et pourquoi les forces de l'ordre ont été déplacées dès novembre 2014, alors que de nombreux pays avaient élevé leur niveau d'alerte.
Pourquoi la France prévenue par les Etats-Unis et l'Algérie n'a pas su protéger ses citoyens ?
Y a-t-il une défaillance de l'Etat à interroger ?
Alertée la France n'a pas su ouvrir ses gyrophares au bon moment pour éviter ou limiter les tragédies.

C'était plus fun de s'occuper d'un plug anal, de défendre la tour Triangle, de se faire photographier devant ratatouille et d'interdire les clowns.
Nous ne sommes même pas persuadées que Hollande soit à ce jour conscient de la gravité de la situation.

Hollande devrait prendre conseil auprès de Nicolas Sarkozy tous les mois pour redresser l'économie et la sécurité.
françoise et karell Semtob

adamastor

Je suis entièrement d'accord avec votre position que je comprends parfaitement car on peut - et on doit à mon avis - avoir des convictions fortes sans pour cela les figer "pour l'éternité", dans un monde, une société en permanent mouvement.

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