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27 février 2015

Commentaires

zefir

Assad a plus de sang sur les mains que l'EI. Il a détruit son pays : 300.000 morts et des millions de réfugiés. Juste pour s'accrocher au pouvoir. Les chiites de la région ont désespéré les sunnites et le désespoir parfois conduit au fanatisme. Ils ont semé la haine.

Vous êtes souvent du mauvais côté M. Bilger.

hameau dans les nuages

@Laurent Dingli

Assad a gazé son peuple. Je vois qu'il reste encore des scories dans l'esprit des gens sur le massacre de la Ghouta. Il faut dire que l'on a été bombardé d'informations pour nous faire croire à cette version à laquelle peu de services de renseignements ont cru, ou seulement sur une courte période.
Il faut dire que cette tragédie servait nos intérêts ou plus exactement les intérêts politiciens. Une récupération comme celle aussi de l'attentat à Charlie Hebdo est toujours bonne à prendre. Un ciment sociétal basé sur l'horreur est un grand classique pour annihiler toute réflexion et esprit critique des Charlie bobos.

Mais voilà... Une fois les vapeurs émotionnelles "plus jamais ça cestrophorrible" dissipées...

http://globalepresse.com/2014/01/19/une-etude-de-lattaque-chimique-de-la-ghouta-en-syrie-defie-la-version-occidentale/

Qui veut faire l'ange fait la bête.

Catherine JACOB

"C'est seulement prendre acte du fait que nous n'avons plus droit à l'irresponsabilité magnifique d'Antigone - en Syrie ou dans d'autres pays troublés - mais que nous avons absolument besoin d'un Créon intelligent, constant et pragmatique pour nous diriger.

Dans un monde qui n'autorise plus la facilité du Tout ou Rien."

Justement. On n'a pas davantage besoin de Créon que selon vous on n'aurait besoin d'Antigone.

Antigone, ou Ἀντιγονίς : la coupe (du sacrifice / de la libation purificatrice ) est aussi nécessaire à Apollon que le corbeau, ce mangeur de chair (vers laquelle elle s'écoule, pour la lui rapporter !! ou encore ne lui offre l'espace de l'accomplissement: cf: et

Voir encore :
κροαίνω 1) frapper de κρούω: heurter (un vase avec le doigt pour le faire résonner), choquer 2) faire retentir un chant sur la lyre.
Or donc, il faut que la navette reparte dans l'autre sens, sinon point de tissu et il faut aussi que la vague se retire et que le chant de la lyre résonne...

Rapport entre le corbeau (κόραξ = korax) et Créon (Κρέων = Kréôn, de κρέας = kréas : I- 1) chair - en particulier 'à manger', 2) corps, lat. cruor ou se retrouve 'cru', *krew-), II 1) constellation du corbeau, 2) cormoran - domestiqué pour la pêche -, harpon):
"envoyer aux corbeaux", "chasser quelqu'un de la maison", comme ses neveux par ex., les frères d'Antigone, et l'envoyer, ou les abandonner, aux corbeaux = ne pas accomplir de rite funéraire.

Antigone a donc sa place partout où sans elle, les corbeaux, sur alimentés, pulluleraient. Donc particulièrement dans ces contrées.

Laurent Dingli

Faut-il choisir entre la peste (Assad) et le choléra (islamiste) ? Vous répondez par l'affirmative, précisant que le premier serait moins pire que le second et critiquant, avec raison, les indignations à géométrie variable du président de la République.
Si j'approuve votre réalisme, je ne crois pas cependant qu'il faille s'allier avec le dictateur sanguinaire Assad lequel a, entre autres, gazé sa population et torturé des enfants (comme le font d'ailleurs régulièrement les islamistes), sans parler des massacres de masse perpétrés par son père.
Vous semblez par ailleurs céder au lieu commun suivant lequel "on", c'est-à-dire l'Occident, aurait malheureusement déstabilisé ces pauvres dictateurs sanguinaires qui nous protégeaient si bien du cancer islamiste. Cette croyance, très répandue, est largement fausse dans la mesure où les occidentaux ne sont pas à l'origine des révolutions arabes et, s'ils ont en effet déstabilisé l'Irak de Saddam Hussein (contre l'avis de la France, je vous le rappelle), si la gestion de la crise libyenne par Nicolas Sarkozy s'est révélée irresponsable et catastrophique comme vous l'aviez souligné ailleurs, si encore la France et les Etats-Unis ont financé les rebelles syriens (très loin cependant derrière le Qatar, dont on estime l'aide à plusieurs milliards, et l'Arabie saoudite), les Occidentaux ne sont pas à l'origine des explosions populaires qui ont secoué la plupart de ces régimes criminels. Cette auto-flagellation permanente tourne au ridicule.

Marc GHINSBERG

Philippe Bilger considère qu'il ne faut pas mélanger géopolitique et morale. Ce n'est pas mon point de vue, ce n'est pas non plus celui d'Alain Juppé.
http://www.al1jup.com/bachar-el-assad-responsable/

Franck Boizard

La realpolitik est souvent à courte vue mais le droit-de-l'hommisme sélectif (nous sommes les fidèles alliés de l'Arabie Saoudite et du Qatar) est ridicule et tout juste bon pour les gogos (il y en a au sommet de l'Etat).

Nos alliés possibles sont la Syrie, la Russie, l'Egypte si elle reste nationaliste, l'Iran, Israël et la voiture électrique. Autrement dit, un axe anti-pétromonarchies sunnites. Nous sommes très loin de la politique arabophile de Sarkozy-Hollande et anti-juive du quai d'Orsay.

Ne vous étonnez pas que je mette Israël et l'Iran dans la même ligue : au-delà des rodomontades de façade, ces deux pays, malgré des conflits bien réels, savent qu'ils ont des ennemis communs.

Le sunnisme et son ambition de constituer une mondialisation concurrente de la mondialisation occidentale sont aujourd'hui les plus gros facteurs de trouble de la paix dans le monde.

Christian C

Monsieur Bilger, tel Lucky Luke, tire plus vite que son ombre.

Le sémillant Jacques Myard, qui ne perd pas une occasion de parader sur les estrades médiatiques (faut-il voir là l’explication de la solidarité manifestée par Philippe Bilger ?), a refusé, à chaque sollicitation des journalistes qui l’interrogeaient, de révéler ce qui s’est dit lors de l’entretien avec Bachar. Il réserve, dit-il, la primeur de ses révélations au président de la République.

Nul doute que M. Myard détaillera en cette occasion les motifs de la présence de trois porte-valises dont Le Monde nous révèle les identités : Stéphane Ravion, Patrick Barraquand et Jérôme Toussaint, apparemment plus attirés par le business que par la diplomatie. (http://www.lemonde.fr/international/article/2015/02/26/les-zones-d-ombre-d-un-voyage-prive-a-damas_4583575_3210.html)

Philippe Bilger, sans connaître les raisons de ce déplacement subreptice de quatre parlementaires français dans les salons du pouvoir syrien, semble déterminé à soutenir une initiative dont personne ne connaît rien.

Philippe Bilger a bien le droit de critiquer la politique menée par François Hollande et son gouvernement vis-à-vis du dictateur syrien. On comprend juste qu’il faudrait parler à ce dictateur, mais pour lui dire quoi ?

Nul doute qu’un prochain billet nous éclairera.

Achille

Bonjour Philippe Bilger,

"L'initiative de ce quatuor a été, à quelques exceptions près, vivement critiquée en France. Le PS, jamais en reste d'une bêtise, promet des sanctions. Le président de la République - on ne rencontre pas "un dictateur" ! - et le Premier ministre l'ont condamnée et le pouvoir a regretté une brèche dans la cohérence de sa politique internationale (Le Monde)."

Entièrement d'accord avec votre position sur cette démarche des quatre élus de la République qui sont allés rendre visite au dictateur syrien.

Comme vous je ne leur en fais pas grief dans la mesure où notre ennemi le plus dangereux ce n'est certainement pas Bachar el-Assad, même si celui-ci peut-être accusé de dictature. Le vrai danger aujourd'hui, c'est l'islamisme.

L'islamisme ce courant idéologique pseudo-religieux qui a détourné l'esprit du Coran pour en faire une arme de conquête, ces fous furieux qui brûlent les livres rares, détruisent des monuments qui datent de plusieurs millénaires, enlèvent des enfants et des femmes pour les traiter en esclaves, qui égorgent des otages et envoient les vidéos de leurs crimes atroces au monde entier. Bref ce fanatisme hystérique qui ne respectent aucun des principes de la démocratie, voilà le danger à combattre avant tous les autres.

Au nom des Droits de l'Homme, les Etats-Unis et l'Union européenne ont participé activement au renversement de certains dictateurs comme Saddam Hussein, Kadhafi et maintenant veulent s'en prendre à Bachar el-Assad, sans même tenir compte du désastre qui a suivi ces opérations destinées à "imposer" la démocratie.

Il est des dictatures qui sont certes critiquables car par nature anti-démocratiques, mais qui ont au moins le mérite de protéger leur peuple d'un régime bien pire encore, le régime islamique qui empêche les hommes et surtout les femmes de s'épanouir intellectuellement en leur imposant une vision du monde et de la religion totalement archaïque.

Ne faisons pas avec Bachar el-Assad la même erreur qu'avec Kadhafi.

Jean-Marc

Deux vidéos pour comprendre l'hypocrisie de nos frères au pouvoir
http://www.agenceinfolibre.fr/bassam-tahhan-reaction-aux-propos-de-clark-et-revelations-sur-le-voyage-des-deputes-a-damas/

calamity jane

Les Dalton en Syrie "pour combler les lacunes d'une mission internationale illisible".
Papili aux charbons de la séduction ; Marion Cotillard se tenait sur des béquilles... car Papili sait choisir des femmes et les mettre en valeur.

Assad morceau autrement plus coriace que les anciens de l'Irak ou de la Libye ! Et il doit bien y avoir une anguille quelque part, pas forcément sous roche.

SR

J'ai vécu en Syrie. C'était un pays magnifique et profond.

ucelli

Quand on ne connaît pas les détails de l'Orient compliqué comme dit Antoine Sfeir, que ceux qui connaissent sont biaisés, ne faut-il pas se guider en fonction des vents bien connus ?

Le vent russe et le chinois soutiennent el-Assad : je raye el-Assad. J'ai rarement vu les Russes et les Chinois aller dans un sens moral ou favorable à nos intérêts à part la coïncidence obligatoire (je ne me résous pas à écrire "obligée", du front anti-guerre de l'Irak de Bush le petit, où ils rejoignirent l'arrogante France et l'égarée Allemagne par réflexe anti-yankee. Ce qui n'a sûrement pas servi la juste cause de l'opposition à cette guerre stupide. Le shoot dans le nid de frelons.

Mais el-Assad combat ou plutôt est attaqué par "Daesh" : ah merde ! Que faire ?

Et il en fut de même lorsqu'on détrônait l'ignoble Kadhafi.

Parfois on se demande si les fous qui réclament la vitrification de cette vaste région n'ont pas raison, enfin, l'espace d'un instant, le temps qu'un ange passe...

La façon de massacrer de Daesh est plus visible par besoin propagandiste que les records des tyrans syriens.

Soutenir el-Assad ?
Damned if you do, damned if you don't !

Avec un pince-nez en titane et une longue longue cuiller.

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