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03 avril 2015

Commentaires

Giuseppe

Des mots, toujours des mots, Noël Mamère expliquait son reniement de promesse de laisser son mandat de député : "c'est pour faire barrage à l'UMP". Tous les mêmes, pas un ne veut laisser la gamelle, et la journaliste de lui demander si c'était bien cohérent, et nous de lui répondre que s'ils sont à un niveau si bas c'est justement parce qu'ils ont ce type de comportement, les citoyens ne leur font plus confiance.
Huchon de s'accrocher et sa vice-présidente PS de dire "ça suffit" ; car elle aussi voudrait y aller et le premier de s'accrocher, s'accrocher, s'accrocher... Dehors, un mandat, un seul et surtout plus de mots et de paroles mensongères où ce qui a été dit n'est jamais respecté. Et tant mieux quand ils sont battus, même si cela peut me déplaire.

breizmabro

@Lucile | 05 avril 2015 à 12:40

Merci pour ce moment... de breton :-D

Lucile

@breizmabro

Devezh mat deoc'h !
(J'avoue que je suis allée chercher sur Google pour savoir ce que ça voulait dire, et pour concocter une réponse - pardon pour le tutoiement. Pourtant j'ai vécu un an au pays de Galles, mais c'était il y a longtemps).

Giuseppe

J'ai écouté Mme Pompili à ONPC, à la question d'Aymeric Caron "quel métier avez-vous exercé ?" après un léger moment de flottement elle a répondu, défense de rire : "attachée parlementaire", et de nous expliquer qu'en fait elle avait vécu le travail et les malheurs par... procuration. La vraie vie en somme, sur le terrain comme ils disent.

Et aussi de lui rappeler sournoisement qu'en fait d'ambition, elle et JV Placé, qui crèvent d'envie de rentrer au gouvernement, c'est être ministre. Vaste programme. Je passe sur le carriérisme.

A fuir à grandes enjambées, je n'ai jamais entendu autant de nullité et de vacuité dans des propos, son projet on l'attend encore, ses émoluments, citoyens, par contre nous les payons : vite fuyons ! Je comprends leur score et le reste des résultats électoraux à venir. Désastre d'une politique écologique sans portée, qui ne devrait être ni de droite, ni de gauche, simplement responsable.

breizmabro

@ Lucile | 04 avril 2015 à 17:35
"Les Grecs anciens préféraient l'oral à l'écrit..."

Et les Bretons aussi ;-) Le breton fut parlé du sud de l'Ecosse à l'embouchure de la Loire sous deux formes : le gallois et le breton proprement dit.

Il fut cependant retrouvé fin du 8ème siècle, un manuscrit en langue bretonne, soit près d'un siècle AVANT le plus ancien texte connu en français.
Pourtant ce ne sera qu'à partir de 1951 qu'en vertu de la loi Deixonne, l'enseignement du breton, interdit jusque-là, sera autorisé.

Devezh mat :-D

Aliocha

Et pourtant, histoire, culture et analyse n'ont rien empêché des désastres du XXe siècle, quand l'érudition, s'en tenant à un catalogue des vengeances réciproques, déploie chez les esprits lettrés la boucle éternelle du ressentiment, bibliothèque inutile tant qu'elle n'aura pas trouvé comment briser cette effroyable réaction en chaîne. Tant que les adeptes du juif Yeshua ne tairont pas leur volonté d'imposer ce nouvel ordre qui parle de lui-même, entraînant son Verbe dans un désir de puissance qui enferme sa vérité, il y aura toujours un Daech ou un autre pour pulvériser ce qui n'est plus alors entendu que comme mensonge et hypocrisie. C'est en cela que l'islam garantit la révélation, annoncée par le judaïsme, et révélé par la croix.

Xavier NEBOUT

Dommage pour P. Bilger que son billet n'ait pas les qualités du commentaire de Lucile.
D'autant plus dommage que la différence tient dans l’honnêteté.

L'exactitude des faits n'a jamais été la vérité historique.
L'histoire, c'est une vision des faits jadis chantée par les poètes, et aujourd'hui par les historiens dont beaucoup racontent sous l'emprise d'une idéologie qui est leur vérité, et davantage encore qui sont de sombres canailles.

JMLP a traîtreusement été interrogé sur ce qui est devenu une vérité historique du moment, c'est-à-dire une vérité politique, et qui est contraire à l'exactitude des faits.
Alors, malheur à celui qui met une vérité politique en péril au nom de l'exactitude des faits.

fugace

Bonjour,

En un mot, que de "maux" !

Mensonge, et vérité : il devient urgent de lever le voile des mensonges, des omissions et des demi-vérités, car seule la vérité permet l'action. Jamais la paix ne s’est construite sur des mensonges. Plus que jamais ceux qui nous gouvernent ont un crucial devoir de vérité, face à une communication où chaque mot est piégé, où l’instrumentalisation quand ce n’est pas la propagande sont devenues les pires manipulations conduisant au chaos. Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire.

Comment ? On sait.
Mais avec qui ? On cherche encore.

En attendant, à quand l'invitation de M. de Villepin sur votre chaîne YouTube ?
Les mots, lui il connaît et saura j'en suis persuadé nous donner un bon éclairage sur l'état des lieux de la France, mais plus largement du Moyen-Orient et du monde.

Giuseppe

Jaquatali, interview accordée au Monde magazine, vendredi 3 avril : "Je rêve d' une société où il n' y aurait pas la retraite, où travailler serait naturel..."
Je pense que ce personnage aurait dû connaître le béton qui se coule sous 35°C à l'ombre, du haut de banches métalliques brûlantes pendant 40 années... euh, 42 années aujourd'hui.

Il ne perd jamais une occasion de se taire et d'aligner des mots, toujours plus de mots pour autant de vide, sidéral et sidérant à la fois ! Péremptoire sur tout, utile en quoi ?

Giuseppe

Je viens de tomber sur un état exhaustif de tout ce qui gravite autour des sénateurs français, je suis resté sans voix, sans mots, tout y était relevé de Mediapart, le JDD et les détournements légaux, leurs carrosses, les ors, plus un son ne sortait de ma bouche.
Terribles mots cités d'un sénateur "on ne publie pas le détail car les Français n'y comprendraient pas grand-chose...", mots impudiques, condescendants, un autre de dire "qu'il faudrait être plus transparent, sinon ce serait notre mort"... Et si on prenait ce dernier définitivement aux mots ! Vite et sans délai !

RAY CAR

Question : 25 millions de morts en Russie pendant la guerre c'est aussi un détail, mais l'anniversaire de ce détail-là sera snobé par les USA, notre capitaine de pédalo et combien d'autres...
Mais ce détail est-il important quand un pays expansionniste veut mettre des missiles à la porte des "autres" ?
Que gagnent la presse et ses journalistes à ne savoir rien faire sinon mettre de l'huile sur le feu ?

Giuseppe

"Les prendre aux mots"
Le problème c'est qu'ils n'ont rien à offrir. Jamais il ne faut croire aux promesses de campagne électorale, jamais il ne faut croire à ces discours creux et vains, à chaque fois qu'ils annoncent une mesure il faudrait se rappeler les paroles de Winston Churchill, "Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur."
Les discours de maintenant s'apparentent plus à ceux des bateleurs de foire qui vendent un produit, qu'à ceux des personnages animés d'un vrai projet, eux n'ont jamais de projet. Alors les prendre aux mots c'est les faire mentir, tant il est sûr qu'ils ne sont pas dans la dimension de Churchill, qui lui n'avait rien à vendre, seulement la belle victoire et la cohésion.
Pour nos politiques aujourd'hui c'est au-dessus de leur entendement, on fait carrière, seule la réélection compte, la conquête seule des appareils du pouvoir compte, pour le peuple et les citoyens, on verra plus tard.

Aliocha

Je n'ai aucune haine pour l'Europe, et pense même qu'elle est la seule chance pour le monde, dans la mesure où elle saura tirer les enseignements de ses errances, dont le texte de Césaire est un des nombreux témoignages, et enfin accomplir son destin :
http://www.dailymotion.com/video/x10h4s2_michel-rocard-l-europeen-dechaine-l-integrale_news

Lucile

Je trouve le petit jeu de Bourdin particulièrement pervers. Il fait dire à ses "invités" des mots mal formulés ou insensés en les pressant de questions et en ne leur laissant pas le temps de peser leurs paroles, pour se faire de la publicité. De toutes façons, piéger les gens avec leurs propres paroles, même la police judiciaire américaine ne le fait pas en prévenant : attention, "tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous. Vous avez le droit de garder le silence". Je considère Bourdin comme le complice de Le Pen ; ce qu'il fait est minable, et ne rime à rien. Ce sont les faits et les chiffres qu'il faut faire parler quand on est journaliste.

@breizmabro

Je croyais que c'était un dicton breton... J'ai un peu l'esprit de l'escalier, mais je voulais rappeler, au sujet de la parole, que les Grecs anciens préféraient l'oral à l'écrit, justement à cause du côté spontané, et aussi de l'aspect éphémère de la parole. Mais de nos jours où on peut l'enregistrer et la réécouter tant que l'on veut, elle a perdu cet aspect vivant, transitoire, et soumis à l'instant. Cette parole durable est à mi-chemin entre l'écrit et l'oral. Au sujet de la vérité de la parole, je pense que l'interlocuteur (ou l'auditeur) a son rôle à jouer. Pour que la parole soit vraie, celui qui la reçoit doit être aussi sincère que celui qui l'émet. Me semble-t-il !

breizmabro

@ Lucile | 04 avril 2015 à 16:34
"On juge l'arbre à ses fruits, vérité d'évangile que je fais mienne"

... et : "c'est au pied du mur qu'on voit le maçon". Citation portugaise que je fais mienne.

A chacun sa formule. ;))

 Lucile

Surtout ne pas les prendre aux mots. À la rigueur, les prendre aux maux (qu'ils nous infligent). On juge l'arbre à ses fruits, vérité d'évangile que je fais mienne.

calamity jane

..."l'impossibilité qu'a l'Occident à entendre les cris du ressentiment qu'ont engendré des siècles de domination, au nom - christianisme et humanisme
l'un comme l'autre dévoyés d'idéologie prétendant à l'égalité" et ensuite :
"le sens s'est échappé des mots pervertis par le mensonge, leur vérité enfermée comme à jamais dans les comportements contredisant leur réalité :
le silence est donc une vertu" ?! ?! donc l'esclavage serait perverti dans son sens premier ?!

Sinon, il existe quatre vertus cardinales : la prudence, la tempérance, la force d'âme, la justice, et sont humaines.
Les vertus théologales cad celles ayant dieu pour objet sont infuses (mais sur terre on doit pouvoir cultiver le capital infus).

Les artistes ont souvent représenté certaines de ces vertus avec des attributs accompagnant des femmes comme le miroir pour la prudence (ou regarde-toi avant de juger autrui) et le glaive pour la force (que les conquérants du
nouveau monde utilisaient pensant qu'il s'agissait du capital théologal infus).

Je n'ai encore rencontré personne qui m'ait dit : je me dissocie humainement des horreurs perpétrés par mes ancêtres par ignorance ou croyances débiles.
Il me semble que l'Occident est assez généreux (hors cas particuliers) pour ne pas se reprendre à filer du mauvais coton (sans jeu de mots).

Aliocha

Le texte en dessous du lien du discours sur le colonialisme d'Aimé Césaire en est l'introduction. Pardonnez la mauvaise présentation.
Et pour en rajouter une couche, je cite, toujours le même texte :

"Mais précisément, si je détourne les yeux de l'homme pour regarder les nations, je constate qu'ici encore, le péril est grand ; que l'entreprise coloniale est, au monde moderne, ce que l'impérialisme romain fut au monde antique : préparateur du Désastre et fourrier de la Catastrophe :
Eh quoi ? les Indiens massacrés, le monde musulman vidé de lui-même, le monde chinois pendant un bon siècle souillé et dénaturé; le monde nègre disqualifié; d'immenses voix à tout jamais éteintes; des foyers dispersés au vent; tout ce bousillage, tout ce gaspillage, l'humanité réduite au monologue et vous croyez que tout cela ne se paie pas ? La
vérité est que, dans cette politique, la perte de l'Europe elle-même est inscrite, et, que l'Europe, si elle n'y prend garde, périra du vide qu'elle a fait autour d'elle."

Rappeler ce texte, écrit en 1962, met à mon sens en lumière l'impossibilité qu'a l'Occident à entendre les cris du ressentiment qu'ont engendré des siècles de domination, au nom -christianisme et humanisme l'un comme l'autre dévoyés - d'idéologies prétendant à l'égalité. Le communisme prôné par Césaire, lui aussi est un échec, le sens s'est échappé des mots pervertis par le mensonge, leur vérité enfermée comme à jamais dans les comportements contredisant leur réalité : le silence est donc vertu.

genau

@Aliocha

Votre exécration de l'Europe occidentale est très documentée, en aval. En amont, c'est autre chose : l'esclavage, tous les peuples et surtout les arabes l'ont pratiqué. L'Islam l'adore. La colonisation ? Partie de la vallée de Olduvaï, elle est la base de l'humanité. Quand aurions-nous dû arrêter les compteurs ? L'extermination ? Pol Pot n'est pas européen que je sache, Staline, oui, pas occidental et tous les Kim II quelque chose assurément pas.
En Indo vous n'y étiez pas, vous n'avez pas vu les soldats vietminhs enchaînés à leurs armes lourdes, et lorsque Staden, au XVII° siècle a écrit "Nus, féroces et anthropophages", les Européens n'avaient rien à voir avec les festins humains qui se déroulaient en Amérique du Sud, deux mille ans après qu'ils eurent cessé dans cette Europe indéfendable. Le dernier connu, c'est celui de Léningrad, affamé par les soins de Staline jusqu'à cette extrémité.
Oui, faute d'histoire, de culture et d'analyse, le monde moderne a réussi ce tour de force de rendre les Européens haineux d'eux-mêmes. Etant désormais entendu que seul l'Islam est bon, généreux et compatissant, avec Daech en fer de lance.
Joyeuses Pâques, au nom du juif Yeshua.

Savonarole

"Les pendre aux mots", voilà la solution !

breizmabro

Qu’est-ce qu’il disait déjà Mitterrand via le Verbatim 1 d’Attali ? ah oui : "François Mitterrand fasciné par le destin du peuple juif, furieusement anti-hitlérien, il ne porte sur le génocide qu'un regard distant, ce n'est pour lui qu'un fait de guerre, pas une monstruosité de la nature humaine".

Dommage que Bourdin n’ait jamais demandé à Attali de clarifier la pensée (écrite) de Mitterrand à ce sujet.

Il faut dire aussi que Tonton et Pépé avaient "fait la guerre" et qu’un des deux avait été déporté... tellement à droite qu’il en avait été décoré. Plus tard ils passeront ensemble un deal anti-droite :-D

Ainsi vont les mots, les bons et les moins bons, les acceptables et les condamnables, au gré du vent du politiquement correct car, si j’ai bien compris, la liberté d’expression est mieux défendue par des dessins que par des mots. S’ils sont signés Charlie naturellement.

Je ne sais pas dessiner ! crie Jean-Marie à Saint-Exupéry…

calamity jane

..."Ils savent que leurs maîtres provisoires mentent".

J'ai pas tout compris ; rapport aux lois mémorielles !
Mais mdr quand même cf lois mémorielles pour des menteurs ?
Faibles ? Forts ? Encore un choix manichéen ?
J'explique et pas en style télégraphique : si l'esclavage est au départ le fruit d'une déportation émanant de leur propre continent, où, quand et comment la mémoire (lois mémorielles) devient-elle sélective ?
Ras le castafiore d'exceptions alambiquées ! Vous me comprenez !?
J'ai du mal à comprendre que l'on ait encore le culot de considérer ces personnes que vous citez Aliocha comme des êtres vivant sur notre planète mais supposément à nous inférieurs ?
Le silence en tant que vertu a des limites et A. Césaire le savait.

Ellen

Bonjour,

En moins de deux semaines, le coquin Jean-Jacques Bourdin RMC/BFMTV (fait-il exprès) a réussi à faire sortir des mots et propos outranciers et infâmes enfouis dans la pensée profonde de ces deux personnages politiques JMLP et RD. Tous les deux respectivement âgés entre 85 et 92 ans. Est-ce dû à leur grand âge ou à une provocation malsaine ? C'est triste et ça vole très bas.

Marine Le Pen et sa nièce Marion auront de nouveau du fil à retordre pour redresser la barre que le patriarche a abîmée une fois de plus.

En effet, il y a des mots réconfortants et rassurants puis des mots humiliants et dévastateurs. Depuis quelques années on n'assiste plus à une guerre des mots chez les politiques devenus de plus en plus virulents, blessants, mais à des insultes inouïes de toutes espèces. On en est dégoûté, on ne sait plus pour qui voter. Les mots, toujours des mots, rien que des mots, et ensuite on tourne sa veste pour faire le contraire.
Bien à vous

Aliocha

Le silence est vertu

Aimé Césaire : Discours sur le colonialisme
http://archive.org/stream/DiscoursSurLeColonialisme/CESAIRE_djvu.txt

Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.

Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte.

Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.

Le fait est que la civilisation dite européenne, la civilisation
«occidentale», telle que l'ont façonnée deux siècles de régime bourgeois, est incapable de résoudre les deux problèmes majeurs auxquels son existence a donné naissance : le problème du prolétariat et le problème
colonial ; que, déférée à la barre de la « raison » comme à la barre de la « conscience », cette Europe-là est impuissante à se justifier ; et que, de plus en plus, elle se réfugie dans une hypocrisie d'autant plus odieuse
qu'elle a de moins en moins chance de tromper.

L 'Europe est indéfendable.

Il paraît que c'est la constatation que se confient tout bas les stratèges américains.

En soi cela n'est pas grave.
Le grave est que «l'Europe» est moralement, spirituellement
indéfendable.

Et aujourd'hui il se trouve que ce ne sont pas seulement les masses européennes qui incriminent, mais que l'acte d'accusation est proféré sur le plan mondial par des dizaines et des dizaines de millions d'hommes qui, du fond de l'esclavage, s'érigent en juges.

On peut tuer en Indochine, torturer à Madagascar, emprisonner en Afrique Noire, sévir aux Antilles. Les colonisés savent désormais qu'ils ont sur les colonialistes un avantage. Ils savent que leurs « maîtres» provisoires mentent.

Donc que leurs maîtres sont faibles.

Parigoth

C'est Jean-Marie Le Pen, pathétique et malfaisant, faisant dès que possible rentrer le diable par la fenêtre quand sa fille a réussi à le faire sortir par la porte. C'est une histoire d'affection et de jalousie qui va mal finir pour le FN ou pour eux. Un tel don pour les mots, mais gouverné non par l'exigence de vérité mais par le seul souci de faire trembler, de faire frémir.

Comment dans la France actuelle, dernier pays soviétique de l'avis des peuples ayant eu le triste privilège de vivre dans l'orbite de l'URSS, dans cette France où des lois liberticides sont votées en catimini par une nuit sans lune à l'instigation de gens qui se réclament sans vergogne d'idéologies totalitaires, dans cette France schizophrène qui prétend que les mouvements de foules du 11 janvier étaient avant tout une défense de la liberté d'expression mais qui est la première à fouler hargneusement cette liberté aux pieds quand ça l'arrange, dans cette France qui pratique l'inversion des valeurs, dans cette France qui a abandonné la pratique du français classique pour la langue de bois marxiste-léniniste (ou trotskiste le cas échéant), dans cette France du deux poids deux mesures et des procès ad hominem, dans cette France qui brûlerait Descartes et son sens logique, qui enverrait Voltaire devant la XVIIe chambre pour une partie de son œuvre et peut-être même le républicain patenté Jules Ferry pour certains de ses propos, comment dans cette France tombée si bas pouvons-nous encore commenter sereinement ces propos conformistes de Philippe Bilger qui sont pourtant très loin de ce qui se fait de pire dans le genre ?

Pouvons-nous encore faire appel à des mots précis pour démonter l'usage frelaté que certains en font ?

Le mieux est de citer cet extrait du célèbre poème If de Rudyard Kipling adapté par André Maurois :

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot (...)

calamity jane

Des mots d'un patriarche qui en tenant de tels propos annihile le fonds même de l'esprit français de résistance ainsi que celui de révolte contre l'injustice. La guerre d'Algérie ne devrait donc même pas bénéficier d'une
ligne dans les livres d'Histoire !

Nous en profitons largement sur le blog, des mots jetés à tort et à travers pour défaut de lecture attentive ! avec forcément l'étiquette qui va avec.
Pour tirer la couverture à soi comme celle qui prétend que "la gauche c'est le débat". Débat de soie ?

Achille

@ Jabiru | 03 avril 2015 à 19:42

"Mais peut-être que l'Institut de la parole de notre hôte pourrait conseiller utilement certains besogneux."

Certes ce genre de formation peut être très profitable quand notre activité nous amène régulièrement à nous exprimer oralement que ce soit au cours d'un entretien, d'un débat ou encore d'une conférence (la série des questions réponses étant le moment le plus redoutable).
Mais le sens de la répartie, le mot d'esprit qui fait mouche et désarçonne son adversaire, cela ne s'apprend pas. C'est un don : on l'a ou on ne l'a pas. Et en politique rares sont ceux qui le possède.

zenblabla

Oups !
Je pensais du genre pour illustrer sur le billet précédent.
Je me disais même, mais où sont passés les "mots d'amour", ceux que l'on croyait tellement savoir... tandis que c'est juste tentative de les réunir... et jamais pour suivre un pouvoir.
Fichez-nous donc "la plus grande possible" paix avec le pouvoir sans leurs mots...!

Je prendrai la défense des mots :
Avec eux, ce n'est jamais pouvoir quand c'est sinon devoir, et ce n'est pas encore valoir, mais c'est toujours vouloir.
Les mots riment mal avec le pouvoir, ils décrivent juste, heureusement on a le Droit !

Barbara !, ne chante plus, laisse-nous ton chant sur les paroles !
Dalida !, rechante et fais-nous oublier d'où tu es, toutes les paroles !

Le Pen père devrait danser et Le Pen fille chanter, à moins que ce ne soit l'inverse !
Hitler aurait mieux fait de continuer à peindre, Staline mieux fait de continuer à trier ses idées, et d'avance on les aurait publiés mieux qu'oubliés.
D'où sortent ces gens déraisonnables ?

genau

Cher M.Bilger, que veut dire prendre les imprécateurs aux mots, ou au mot, pire encore.
Cela n'a pas de portée, tant le sens des mots n'échappe pas aux bouches fleuries qui n'y pensent que le temps d'un mot qui n'a aucune sanction. Alors, prendre au mot, c'est faire sourire les politiques qui savent bien qu'au bas mot, ils sont imbattables.

Le mot n'est dangereux que pour l'innocent, ou l'imprudent qui l'écrit et tombe sous l'épée de la Loi et la faux à face de cadavre des tribunaux avides de mots écrits.
Il est préférable de prendre les poètes aux mots et de laisser les gros mots aux ministres ; pour le peuple, laissons-lui l'illusion du mot à mot.

Ou alors, entamez la reviviscence des langues mortes pour les ministres étrangers avec qui elle nous fut pourtant commune. Sans mot français dire, dites votre opinion en latin, je vous y convie, nous rirons bien.

Tipaza

« Les prendre aux mots, alors ?
Oui, car on n'a pas le choix ».

Moi je veux bien, mais lesquels ?
Ceux qui sont vides de sens
Ou ceux à double sens.

Dans le sud-ouest il y a un proverbe qui dit :
« Il est bien pauvre celui qui ne peut pas promettre ».
Nos politiques sont tous immensément riches !!

Des mots de reîtres, j’ai bien aimé la formule, moi qui suis amateur d’Alexandre Dumas et de Paul Féval.
Et dans leurs romans il n’y a pas que des reîtres, il y a aussi des traîtres, comme en politique.
Et des mots de traîtres en politique c’est courant.

Vous savez certainement que Pierre Moscovici était au Portugal, il y a deux ou trois jours, pour surveiller l’évolution des réformes que le Portugal doit mettre en œuvre à la demande la Commission*
Pour ceux qui lisent le portugais, voici un article d’un journal portugais :
opeia/detalhe/moscovici_portugal_esta_a_meio_caminho_das_reformas.html

Et pour ceux qui ne lisent pas le portugais, voici brièvement la traduction résumée de ce que dit Moscovici :

« Le Portugal est à mi-chemin de son effort de réformes, a averti le Commissaire devant le Parlement portugais. L'élan de réforme doit se poursuivre car certaines mesures clés n’ont pas assez progressé, comme celles sur les pensions, les retraites, et la réforme de l'administration publique. »

Comme mots de traîtres, je trouve que c’est assez sublime.
Des mots de socialiste à d’autres socialistes.
Faites ce que je dis, mais ne suivez pas mon exemple car je n’ai rien fait. C’était probablement le sens caché ou le double sens de ces mots ?

(*) Cette appellation de la Commission qui revient en boucle me fait penser au nom que les Khmers rouges donnaient à leur structure de pouvoir : l’Angkar, c’est-à-dire l’Organisation.
Il y a là un côté mystérieux, qui accentue la force du pouvoir.
Des mots, encore des mots, mais des mots terribles par un mélange d’insignifiance explicite et de pouvoir absolu implicite.

Parigoth

Des mots auxquels on croit, des mots qu'on jette, des mots qui blessent, des mots qui se moquent, des mots sans retenue qui s'égarent, des mots qui fustigent des apparences contre lesquelles nul ne peut rien.

Et hélas aussi de plus en plus de mots qui sont détournés de leur sens pour parfois leur faire dire le contraire de leur sens premier...

C'est ainsi qu'au siècle de la communication nous assistons à la multiplication des dialogues de sourds, des malentendus, des incompréhensions et des procès en sorcellerie qui découlent de cette confusion généralisée des esprits.

Les mots sont, de plus, souvent employés généralement par des gens qui se font passer pour des humanistes, pour blesser, calomnier, condamner, interdire, exclure, ostraciser et même tuer.

Le meilleur des mondes.

Jabiru

@Achille

Vous avez raison, il n'y a plus guère de grands orateurs mais de plus en plus de récitants de textes écrits par des collaborateurs. Un Villepin à l'ONU ça avait quand même de la gueule !
Mais peut-être que l'Institut de la parole de notre hôte pourrait conseiller utilement certains besogneux.

Jean-Paul Ledun

Manolo n'en a cure de ses échecs. Il fait comme si de rien n'était. A l'AN il ne répond plus aux questions de l'opposition, il arrange le reste de ses troupes en inventant un scandale par question. Quand ce n'est pas "honteux" c'est une "infamie". Sans compter "les partis républicains"
dont je n'ai toujours pas compris la subtilité. Comment un parti autorisé par la loi peut-il être déclaré non républicain ? "FG" pas républicain ? "LO" pas républicain? "FN" pas républicain?
Mais dites-moi donc vous vivez dans un drôle de pays messieurs dames.

Quant au père Le Pen, et pour une fois je ne suis pas d'accord avec Savonarole, ce monsieur a bien toute sa tête,
il regarde avec envie son bébé de 0,06% devenir un bon gros père de 24 %. Il est aigri Jean-Marie, il a décidé de s'enfermer seul dans le cockpit. Suicide familial.

Achille

Bonjour Philippe Bilger,

« Faut-il prendre les politiciens aux mots ? »

Raymond Devos lui au moins savait jouer avec les mots, un peu comme un jongleur avec des balles. Il maniait l’absurde avec une virtuosité déconcertante. L’humour peut parfois servir magnifiquement la langue française. Il en est le parfait exemple.

Il fut une époque où certains politiques se distinguaient par de belles formules. Georges Clemenceau, Edgar Faure, le Général faisaient partie de ces gens dont ont guettait les mots d’esprit.

Mais depuis quelques années, mis à part quelques fulgurances de-ci de-là, plus ou moins volontaires, les petites formules percutantes ont quasiment disparu du débat politique.

Au lendemain d’une élection, d’un discours présidentiel, d’une affaire politico-financière qui surgit dans la presse, il nous faut supporter encore et toujours les mêmes arguments éculés, sur fond d’éléments de langage maintes fois ressortis au point de ne plus vouloir rien dire.

Les formules se banalisent, les querelles sont d’une médiocrité affligeante. Chaque parti s’obstinant à se rejeter la responsabilité de la situation du pays qui ne cesse de se dégrader d’année en année.

Le fait que désormais les ministres et partis politiques fassent appel à des conseillers en communication n’arrange pas les choses. Ceux-ci permettent certes d’éviter une disparité des arguments mais au détriment d’une spontanéité des intervenants avec pour conséquence une banalisation du discours politique.

Gérard B.

Que de mots pour tant de maux et quelques Mo sur le réseau.

Alex paulista

C'est toute la différence entre les mots et la parole.

lefort

Le commerçant massacrant un cambrioleur : ce n'était que "deux pauvres jeunes gens inoffensifs"... Mais il ne le savait pas ! Il s'était préparé à une éventuelle agression, pas le droit !...
Moi j'ai une dague de chasse à portée de la main. On peut lui reprocher de ne pas avoir tiré dans les jambes ce qui aurait servi de leçon pour la vie à ces deux crapules. Une attaque avec effraction, de nuit, cagoulés et à deux quand même... ça peut faire peur. Selon le jury "la riposte n'était pas proportionnée à l'atteinte à ses "biens" dit naïvement Stéphane Durand-Souffland, voir ! Deux grands gaillards pouvaient fort bien trucider le commerçant même à main nue. Jugement inique. Qu'en pense M. Bilger ma référence en Justice ?

marie

Exactement comme ce post, en somme.

breizmabro

"Des mots auxquels on croit, des mots qu'on jette, des mots qui blessent, des mots qui se moquent, des mots sans retenue qui s'égarent, des mots qui fustigent des apparences contre lesquelles nul ne peut rien".

Des mots qui clouent (au pilori), des mots qui vilipendent, des mots accusateurs, des mots fouineurs, des mots sans retenue, des mots en envolée, "des mots grandiloquents, des mots comme un couperet", qui condamnent et qui tuent.

Des mots, toujours des mots, encore des mots, les mêmes mots (chantait Dalida).

Michelle D-LEROY

Des mots et encore des mots, nous écoutons les uns ou les autres et nous trouvons des mots justes ou des mots faux parce que cela nous conforte dans notre opinion ou pas. Il faut tout de même dire qu'aujourd'hui les mêmes mots provocateurs prononcés par un humoriste de gauche ou tout autre personnage de gauche n'ont pas de retentissement ou si peu tandis que l'inverse est tout de suite présenté comme horrifiant, incorrect, incongru ou raciste.

Pour pouvoir jouer avec les mots et parler à son aise, il vaut mieux annoncer sa préférence à gauche d'abord... même si on vit comme un grand bourgeois et qu'on méprise les Français d'en bas. Les belles idées on peut les dire et pas les mettre en application. Avoir l'air, c'est bien ce qui importe en premier lieu car il est plus facile de s'indigner de l'attitude du voisin que de mettre en application ses idées humanistes dans la vraie vie.

Ce qui est choquant aujourd'hui le sera-t-il dans 20 ans ? Les choses et les mentalités évoluent et les mots n'ont plus la même valeur au cours des âges. Les mots honneur, respect, admiration, mérite, amour-propre ont de moins en moins de sens et sont remplacés progressivement par les expressions : "j'ai bien le droit", "c'est dans l'air du temps", "valeurs républicaines", "humour". Car maintenant très souvent lorsqu'on souhaite mieux connaître la personnalité de quelqu'un on s'entend répondre, "en tout cas il a beaucoup d'humour"... comme si c'était la qualité optimum d'un individu, alors que souvent c'est un masque pour cacher beaucoup de défauts.

Question d'époque, une époque favorisée par le carcan bien-pensant, maître et guide suprême.

Joyeuses Pâques à tous, une fête chrétienne marquante de nos traditions d'autant que cette année elle coïncide avec la Pâque juive.

sbriglia, alas, poor Yorick !

"...des mots de reître avec l'imparfait du subjonctif..."

Aussi beau qu'Hamlet !

Les Rosencrantz et Guildenstern de ce blog vont se sentir visés...

Denis Monod-Broca

Au commencement était le Verbe...
Si nous n'y croyons plus, que reste-t-il ? les faits, les actes, la violence...

"C'est une étrange et longue guerre que celle où la violence essaie d'opprimer la vérité. Tous les efforts de la violence ne peuvent affaiblir la vérité, et ne servent qu'à la relever davantage. Toutes les lumières de la vérité ne peuvent rien pour arrêter la violence, et ne font que l'irriter encore plus. Quand la force combat la force, la plus puissante détruit la moindre ; quand l'on oppose les discours aux discours, ceux qui sont véritables et convaincants confondent et dissipent ceux qui n'ont que la vanité et le mensonge ; mais la violence et la vérité ne peuvent rien l'une sur l'autre. Qu'on ne prétende pas de là néanmoins que les choses soient égales : car il y a cette extrême différence que la violence n'a qu'un cours borné par l'ordre de Dieu qui en conduit les effets à la gloire de la vérité qu'elle attaque, au lieu que la vérité subsiste éternellement et triomphe enfin de ses ennemis ; parce qu'elle est éternelle et puissante comme Dieu même." Pascal

L'enjeu n'est pas mince mais il est celui-ci. Ce n'est faire injure à personne que de constater que le discours politique contemporain n'est pas à la hauteur.

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