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12 avril 2015

Commentaires

Sandrine

@Trekker

Je comprends que garder l'enfant d'un viol doit être très dur pour la mère. Je ne sais pas quelle serait ma réaction.
Néanmoins ma curiosité a été interpellée par la fin du livre "La vingt-cinquième heure" de Virgil Gheorghiu, et la voici : Suzanna est violée par les Russes en 1944. Elle retrouve son mari, Roumain qui a été obligé de faire la guerre avec les Allemands, quelques années plus tard, à sa sortie de camp de prisonnier. Elle a avec elle les enfants qu'elle a eus de lui et l'enfant né du viol. Elle aime cet enfant malgré tout, et on sent que son mari, qui n'en est pas le père, va quand même se comporter en père.
Je ne commente pas, je vous donne juste à réfléchir... Il ne faut jamais jurer de rien.

Sandrine

@Garry Gaspary
"...que des gens tels que vous se permettent de définir, voire d'employer le mot "liberté" est pire qu'une caricature, c'est positivement une insulte à la pensée."

Ah ah ! Voyez-vous, je suis philosophe et juriste : c'est pour cela que je m'occupe de la liberté. Vous tombez donc mal. Que vous soyez partisan du redondant "pas de liberté pour certains" montre que c'est bien vous le fasciste.

Moi, je reconnais la possibilité d'usage de la liberté à tous, je déplore juste que certains ne sachent pas s'en servir et la dévoient.

Jean MORLAND

@ Lucile

La formule "avortement de convenance" vous choque. Mais de quelle autre manière désigner un acte auquel on ne demande plus aucune justification, ni même réflexion préalable ? La convenance l'a bien définitivement emporté sur les convenances...

Charlie

Excellent billet M. Bilger. Délicatesse et intelligence comme d'habitude.

Cirsedal

Apprécié les rétablissements apportés par Alex paulista | 15 avril 2015 à 23:24.

La construction de représentations fallacieuses par réduction à UNE moyenne est un procédé classique quand on veut imposer une vision idéologique rampante. Par exemple si on prend le couple parental mère-père où les deux exercent un même horaire professionnel (avec les mêmes contraintes), on obtient évidemment une répartition des temps sensiblement égalitaire. Mais l'idéologie préfère occulter cette belle réalité en mélangeant celles et ceux-là avec les couples où madame exerce peu ou pas à l'extérieur, ou encore monsieur a des contraintes de sorties professionnelles très lourdes par exemple routier, VRP à large secteur, roulant SNCF, etc. Sans compter les parts de populations où pour des raisons de contraintes religieuses ou "traditionnelles" le père ne DOIT PAS exister dans la proximité des jeunes enfants et la mère DOIT SE CANTONNER à l'élevage domestique...

Au risque d'insister, lisez la très grande Evelyne Sullerot et vous comprendrez mieux les dessous post-féministes.

Xavier NEBOUT

hameau dans les nuages

Bienvenue dans le club des pseudos antisémites.

Cette interview est très intéressante.
Nous y voyons en effet une célébrité juive, apparemment pacifiste, outrepasser ostensiblement sa fonction en tançant publiquement une jeune femme juive convertie au christianisme et manifestement forte d'une expérience mystique, en allant même lui dire implicitement, entre autres insinuations immondes, qu'elle est la complice de la Shoah.

Les chrétiens remercieront JP Elkabbach de nous montrer ce qui le lie à G. Gaspary, et de mettre ainsi en lumière la réalité du judaïsme.
Ils auront la force de Véronique Lévy pour retenir toute haine ou mépris envers les individus (encore qu'avec GG, il faut vraiment être très fort) dans leur prière pour leur conversion.

sylvain

C'est bien Gaspinou, en forme de bon matin ; bon toutou, sussucre !
Il est content notre Gaspinet, le cimetière de Castres a été "déchristianisé".
Une ola pour ces bienfaiteurs de l'humanité !

Mary Preud'homme (sage femme)

8ème semaine

A la fin de la 8ème semaine :
◦ La période embryonnaire est terminée et la période fœtale débute : elle se caractérise par la croissance rapide du fœtus (surtout entre la 9e et la 20e semaine de gestation) et par la plus grande différenciation des organes et des tissus déjà ébauchés à la période embryonnaire.
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9ème à 12ème semaine

A la 9ème semaine :

◦ La tête représente presque la moitié du fœtus.
La longueur du corps aura doublé à la 12e semaine de gestation mais le développement de la tête est plus lent.

◦ Le cou s'allonge et se défléchit et le menton n'est plus au contact du corps.

◦ Les paupières se rejoignent, se soudent et les yeux restent fermés jusqu'à la 25ème semaine de gestation.

◦ Les ongles se forment sur les doigts.

◦ Le membre supérieur grandit de façon disproportionnée.

◦ L'intestin moyen, qui avait fait procidence dans le cordon ombilical rentre dans la cavité abdominale qui a augmenté de volume (l0ème semaine de gestation).

◦ La sécrétion biliaire a commencé.

◦ A la 9ème semaine de gestation, les organes génitaux externes montrent des traits distinctifs qui seront complètement différenciés en caractères masculins ou féminins à la 12ème semaine de gestation.

hameau dans les nuages

@ Garry Gaspary

Taisez-vous Elkabbach ! On vous a reconnu !

http://www.bvoltaire.fr/videos/jean-pierre-elkabbach-se-moque-avec-cynisme-de-la-conversion-catholique-de-veronique-levy,171279

Garry Gaspary

@ Mary Preud'homme

Vous êtes sans aucun doute une nouvelle victime de ce bouillon d'inculture qu'est Wikipédia : le stade fœtal commençant, contrairement à ce que vous avancez, à douze semaines, je maintiens donc qu'on avorte toujours d'un embryon.

Sur le reste, je partage votre analyse : "attendre un enfant ou un bébé" est typiquement une expression christianisée que nous devrions bannir de notre langage puisque le fait d'être enceinte n'aboutit pas systématiquement à un enfantement. Remarquez que ce n'est pas la seule pression sociale complètement débile dans notre langue issue de la christianisation puisque nous lui devons aussi toutes les insultes à caractères sexistes et homophobes qui sont aujourd'hui condamnables lorsqu'elles sont publiques.

@ Xavier Nebout

Après l'antisémitisme, la diffamation publique... Vous ne savez décidément que pourrir l'espace d'expression de ce blog en le mettant en danger.

@ Tipaza

Ma foi, considérer que je sois le meilleur argument pour une mesure aussi intelligente et aussi progressiste est un joli compliment que vous me faites.

J'espère sincèrement pouvoir vous le retourner un jour.

Même si, intuitivement, je pense que ce n'est pas gagné...

@ Franck Boizard

La lutte des classes est un faux problème dans un monde communiste.

De même, l'égalité homme-femme est effectivement un faux problème dans un monde où tout individu est totalement libre de ses choix.

Un monde totalement déchristianisé, donc.

@ Sandrine

Vous êtes donc totalement christianisée. Le seul diktat dans ce débat est le catéchisme délirant que vous nous débitez tel un automate bien programmé.
Que des gens tels que vous se permettent de définir, voire d'employer le mot "liberté" est pire qu'une caricature, c'est positivement une insulte à la pensée.

Sandrine

@Alex paulista

Vous aussi vous êtes caricatural : voilà le mot "certitude" transformé en gros mot, car à notre époque on ne doit pas avoir de certitudes, c'est mal vu.

Non effectivement Bergson n'était pas très catholique, il ne l'était même pas du tout.

Ramon

Les hommes ont-ils quelque légitimité à disserter sur l'avortement ?
A quoi pourrait leur servir leur "science", quand ils ne pourront jamais en avoir la moindre connaissance ?

Alex paulista

@ Sandrine | 15 avril 2015 à 21:49

Avec vos certitudes définitives et votre concept de libre arbitre pas très catholique, vous vous montrez assez caricaturale également.

@ Lucile | 15 avril 2015 à 19:19

Vos principes fondamentaux basés sur les statistiques ne me rassurent pas non plus.
En plus vos statistiques sont biaisées : l'homme laisse l'éducation à la femme parce que la société est organisée comme ça, pas par choix. Pour autant, si la femme décède ou est empêchée par un accident de la vie, l'homme assume totalement la responsabilité. Lors de divorces, de plus en plus la garde est alternée. Et si les enfants passent plus de temps avec la mère les premières années, le rôle du père est souvent prédominant de l'adolescence jusqu'à la fin des études. En cas de décès ou de séparation, la capacité du père à refaire sa vie et à proposer un foyer équilibré est également supérieure. Sa capacité à gagner de l'argent aussi. D'ailleurs l'argent du beurre est souvent pompé par l'ex-crémière...
Bref, on fait dire ce qu'on veut car les deux parents ont une responsabilité égale, et se substituent l'un l'autre si la vie les y oblige.

Non, la seule chose qui justifie l'avortement légal c'est qu'il est un moindre mal par rapport à l'avortement sauvage.
Il faut donc faire le maximum pour éviter le nombre d'IVGs en améliorant l'offre de contraception, en sortant du tout-pilule, et quand on doit le faire il faut opérer le plus vite possible, sans délai.

Mais, par pitié, pas de grands principes pour légitimer cet acte affligeant.

Sandrine

@Garry Gaspary

Vous êtes vraiment de plus en plus caricatural.

NON : un embryon est un enfant.
Une femme qui avorte ne fait pas usage de sa liberté, mais suit une pente politiquement correcte, obéit à un diktat. La liberté, ce n'est pas ça, ce n'est pas avorter.
La femme qui avorte ne fait pas le meilleur. Je connais des femmes qui ont avorté, et qui disent que c'est le pire, et qu'elles ne l'ont pas fait de gaieté de coeur. Or l'acte libre apporte de la joie, un sentiment de plénitude, de certitude de ne pas se tromper (Bergson dixit). Mais les femmes qui avortent ont souvent par la suite de gros problèmes psychologiques, preuve qu'elles n'ont pas agi librement.

Bref, vos écrits reflètent une idéologie, or on sait que l'idéologie est aveugle, n'est pas libre...

Lucile

@Franck Boizard

Une fois encore, vous déviez le problème et me prêtez des propos simplistes que je n'ai pas tenus, en me parlant de ma "prétendue égalité". Partant des faits, je dis simplement que puisque ce sont principalement les femmes qui s'occupent des enfants, et dont la vie professionnelle est bouleversée par leur venue, il faut leur laisser sans chipoter le droit d'avoir, si elles le désirent, recours sans danger à un moyen de régulation des naissances auquel elles ont depuis toujours eu recours, ne serait-ce que pour les enfants qu'elles ont déjà, et qui ont besoin d'elles. Est-ce vraiment trop demander ? Est-ce vraiment ce que vous appelez le beurre, l'argent du beurre et le... de la crémière ?

Mary Preud'homme

M. Trekker

Je ne vois pas en quoi le fait de rappeler deux évidences, à savoir que toute femme enceinte dit qu'elle attend un enfant (et non un embryon ou un fœtus) et rappeler ensuite au même ignare borné (relisez la prose de Gaspary) que l'embryon devient fœtus à partir de la 9ème semaine, ce qu'il ne sait manifestement pas, constituerait une position de principe. A vous lire n'importe quel médecin ou sage-femme vous rirait au nez, de même qu'à celui du quidam déchristianisé dont vous vous faites le champion.
Apprenez enfin que les femmes violentées ou violées qui se retrouvent enceintes et ont recours à l'IVG (victimes qu'il ne me viendrait pas à l'idée de juger et encore moins de condamner) sont une infime minorité dans notre pays. Je suis certainement mieux placée que vous pour le savoir. Ne mélangez donc pas tout. Je m'étonne enfin que vous rapprochiez mes propos de ceux de Nebout. Auriez-vous si peu d'arguments que vous en soyez réduit à ce genre de procédé malhonnête et falsificateur ?

Franck Boizard

"sous nos contrées" => "sous nos cieux" ou "dans nos contrées", il faut choisir. C'est pas beau de vieillir !

Franck Boizard

@ Lucile

L'égalité hommes-femmes est un faux problème.

Cela fait des siècles que, sous nos contrées, les femmes savaient fort bien se débrouiller avec les hommes et si elles leur laissaient l'espace public et la force physique, c'est parce qu'elles savaient maîtriser le pouvoir domestique et la force psychologique.

Votre prétendue égalité, c'est vouloir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière. Pas étonnant que cela ne rende pas les hommes heureux et, par ricochet, les femmes non plus.

Trekker

@ Xavier Nebout & Mary Preud’homme

Sur l’IVG vos positions de principes sont hautement respectables, mais hélas il y a la réalité la plus sordide : les viols de masse commis sciemment en temps de guerre.

Pour ne prendre que les cas les les plus récents, ceux que les milices serbes ont infligés à des milliers de femmes Bosniaques, et les ~ 250 lycéennes enlevées pas la secte Boko Haram il y a un an, dont une bonne part ont été mariées de force ou vendues comme esclaves sexuelles.

Pour toutes ces femmes dont une bonne partie sont tombées enceintes, c’était un des buts recherchés par leurs violeurs ou leurs “maris“, que doivent-elles faire : porter à son terme le fruit de ces viols et donc accoucher ? Dans ce cas se pose le problème de l’abandon ou pas du nouveau-né ? Recourir à l’IVG me semble personnellement la solution la moins traumatisante, dans le premier cas on leur inflige une double peine et dans le deuxième une triple.

Tipaza

À la lecture des commentaires, on peut en déduire que Garry Gaspary est encore, et pour longtemps, le meilleur argument pour l’avortement sans délai de réflexion.

N’accablons pas sa mère, il y a des enfants qui échappent à leur éducation, et cela est imprévisible.

D’où l’intérêt d’anticiper sans délai.

Lucile

Franck Boizard, pour vous citer : "Misère de l'époque", comme vous dites.

Pour vous montrer que j'appuie mes arguments sur autre chose que des impressions, voici quelques statistiques actuelles, trouvées sur internet.

"La répartition femmes-hommes des tâches domestiques demeure notoirement inégalitaire.

Les enquêtes dites « emploi du temps » réalisées périodiquement par l’Insee (Institut national des statistiques et des études économiques, pilier de la statistique publique en France) sont particulièrement éclairantes et fournissent les données de référence en la matière. Leurs résultats sont sans appel.

Pour ne citer qu’une référence synthétique et éviter d’en paraphraser le contenu, voici la sélection de deux courts passages très éclairant : "L’emploi du temps reste très sexué, malgré de lentes convergences. Entre 1986 et 1999, les emplois du temps des hommes et des femmes se sont légèrement rapprochés, bien qu’ils restent fortement différenciés (…).Au total, en un peu plus de trente ans, de 1966 à 1999, la part des hommes a progressé de 19 % à 31 % pour l’ensemble des tâches domestiques, et de 8 % à 17 %, si l’on exclut le jardinage et le bricolage [nb : le « noyau dur » des tâches domestiques est constitué de la cuisine, de la vaisselle, du ménage et de l’entretien du linge]. Mais la réduction de l’écart hommes-femmes est due à une baisse du temps domestique total, qui bénéficie aux femmes, davantage qu’à une augmentation du temps consacré à ces tâches par les hommes." (cf. Delphine Roy , « L'évolution des temps sociaux à travers les enquêtes « Emploi du temps » », Informations sociales 3/2009 (n° 153), p. 8-11 ; URL : www.cairn.info/revue-informations-sociales-2009-3-page-8.htm.).

La répartition femmes-hommes des tâches parentales reste largement inégalitaire.

Les études existantes sur le sujet sont là aussi sans appel, qu’il s’agisse des études dites « emploi du temps de l’Insee » citées plus haut ou de l’enquête dite « Erfi » (Enquête sur les relations familiales et intergénérationnelles) pilotée par l’Ined (Institut national des études démographiques) ou encore de celles menées par des laboratoires universitaires (souvent à partir d’exploitations secondaires des enquêtes susmentionnées).

Toutes ces études distinguent désormais le temps domestique du temps parental, lequel était jusqu’ici dilué au sein des occupations domestiques et de loisirs. Le temps parental regroupe toutes les activités effectuées avec et pour les enfants (habillement, toilette, nourriture, conduite à l'école, aide aux devoirs, promenade, jeu, etc.). Cette approche a précisément l'intérêt de souligner les rôles distincts des hommes et des femmes en la matière.

Toutes mettent en évidence que « les mères restent, au sein du ménage, les principales pourvoyeuses de temps parental, fournissant plus du double de celui des pères » (cf. Christine Barnet-Verzat « Focus - Le temps des mères, le temps des pères », Informations sociales 3/2009 (n° 153), p. 108-111 ; URL : www.cairn.info/revue-informations-sociales-2009-3-page-108.htm.)".

Par ailleurs, les soins aux parents âgés incombent principalement aux femmes.

lucile

@Franck Boizard

Vous caricaturez mes propos, pour mieux démolir mon argumentation !

ll y a bien sûr des femmes "gentilles" et des femmes "méchantes", des hommes "gentils" et des hommes "méchants", là n'est pas la question. Vous ne pouvez nier que les lois ont surtout été faites par les hommes jusqu'ici, ni que la répartition des rôles fasse que statistiquement, les femmes travaillent plus que les hommes (il y a quelques années, c'était au moins une heure par jour à peu près je crois), et que ce soit elles qui s'occupent principalement dans les familles des personnes âgées, des malades et des enfants. Je n'ai rien inventé, il existe des statistiques éloquentes à ce sujet, ce qui ne veut nullement dire que les hommes passent leur vie à ne rien faire. J'ai remarqué que certains hommes sur ce site ne faisaient pas le procès de l'avortement, ni des femmes qui le pratiquent, au contraire, et je leur en sais gré. Mais les mots "avortement de convenance", "génocide" etc. me heurtent. J'ai passé l'âge de faire des enfants et ne risque pas d'être confrontée à ce problème, mais je trouve injuste et biaisé de se fonder sur les exemples de femmes sans cervelle qui recourent à l'avortement pour passer de bonnes vacances. Si vous avez eu le sentiment que j'accusais les hommes, je me suis peut-être mal exprimée. Je ne fais de reproches qu'aux tentatives de criminalisation de ce qui est pourtant reconnu comme un droit par toutes les sociétés soucieuses des droits des femmes.

sylvain  ex-embryon christianisé

Arrêtez d'embêter Gaspacho, il a eu des problèmes de "soutanes" dans son enfance, depuis il a des séquelles irréversibles et en plus il y a prescription, le pauvre !

Franck Boizard

@ Lucile

Effectivement, tout le monde sait ça : en France, les femmes sont les gentilles victimes des méchants hommes.

Misère de l'époque !

Lucile

Curieux comment nous avons changé de sujet et en sommes venus à refaire le procès de l'avortement.

Il me semble que les plus réticents sont masculins. Les femmes servent à tout : elles font les enfants, et statistiquement, sur le plan professionnel et surtout dans les familles, ce sont en grande majorité celles qui élèvent les enfants, celles qui soignent les malades, leur rendent visite à l'hôpital, font les courses pour les personnes âgées et accompagnent les mourants, celles-là même qui dans leur grande majorité demandent le droit à l'avortement. Les lois étant faites majoritairement par les hommes, ils s'estiment sans doute généreux de leur accorder pareille permission.

La possibilité d'avorter rend les femmes détentrices du pouvoir de refuser de faire des enfants quand ce n'est pas le moment, quand on ne peut pas l'accueillir comme il le faut, et ce sont elles les mieux à même de juger la qualité des soins qu'elles pourront leur donner, une fois qu'elles l'auront fait. Le corps des femmes et leur jugement leur disent à la fois la cruauté et la fécondité de la nature, et le hasard de la naissance des être humains. Il y a toujours eu de nombreux avortements, qui ont causé de grandes souffrances, mais qui ont été jugés par les femmes qui les ont pratiqués préférables malgré tout à une maternité inassumable.

Il me semble vraiment que le mot "génocide" est un grand mot, particulièrement inapproprié, et particulièrement traumatisant pour celles qui en font beaucoup plus pour les enfants, les malades, les vieux que n'en font les hommes. Eux, ils voient forcément les choses autrement. Sans parler de Napoléon qui escomptait compenser ses pertes militaires par une nuit d'amour à Paris, on peut comprendre qu'ils soient dans la théorie et que leur éthique soit moins près des réalités quotidiennes. Mais quelle misère de penser qu'après tant d'années, on accuse encore les femmes de songer à leur convenance personnelle, quand on sait malgré tout que ce sont elles qui en font le plus !

Giuseppe

Mais comment donc en 2015 peut-on tomber enceinte sans le désirer ?

Xavier NEBOUT

Garry Gaspary, un artiste de l'affirmation gratuite et de la pétition de principe assénées avec aplomb, nous propose une société "rationalisée" dans laquelle un enfant n'est qu'un embryon tant qu'il n'est pas né, et dont on doit pouvoir être libre d'avorter.
Si on ajoute à cela que selon lui, le christianisme détruit l'individu en le rendant faible, se profile sous un masque de détraqué se croyant génial, une véritable caricature de nazi.

Dans le blog de P. Bilger, nous avons depuis peu et étrangement, trois types bien marqués : le type partisan de l'élimination des Palestiniens avec Garry Gaspary, l'éternelle victime agressive de la Shoah avec Robert Marchenoir, et Lucie la théologienne qui nous sort que le christ est mort pour que nous soyons tous juifs, avec un point commun pour les trois, qui est de traiter d'antisémite tout ce qui bouge dans l'espoir de faire taire.

Oui, mais voilà : on n'a pas encore osé censurer Saint Paul, et il va leur en faire voir.

Mary Preud'homme

Garry Gaspary a écrit :
"...Donc, non, une femme n'avorte jamais d'un enfant mais toujours d'un embryon..."
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Faux, plus de la moitié des IVG se font entre la 9ème et la 12ème semaine, voire jusqu'à la 14ème pour les IMG. Faut-il rappeler à ce monsieur que l'embryon devient fœtus à partir de la 9ème semaine de grossesse.
---
Et en rajouté une couche (culotte) un peu plus loin :
"...les abrutis par la christianisation qui pensent qu'un embryon est un enfant..."
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Cela fait beaucoup d'abrutis ou d'abruties christianisés futurs mères ou pères qui disent attendre un enfant ou un bébé. Personnellement, je n'ai jamais entendu une femme en état de grossesse dire : j'attends un embryon... Pas plus qu'un homme annoncer que sa femme enceinte attendait un fœtus.
Etonnant non !

Garry Gaspary

@ Sandrine

Caricaturer, c'est déjà prétendre que toute femme enceinte aura in fine un enfant et oublier que les fausses couches chez les femmes sont bien plus fréquentes que les avortements. Donc, non, une femme n'avorte jamais d'un enfant mais toujours d'un embryon.

Ensuite, la christianisation de la société n'a effectivement rien à voir avec la chrétienté, dans le sens qu'il n'est pas nécessaire et qu'il ne suffit pas non plus d'être chrétien pour être christianisé. Etre christianisé, c'est penser, et je dirai même plutôt fantasmer le monde dans le délire qu'a imposé pendant près de mille ans l'Eglise à notre civilisation et qui y a laissé des traces morbides dont nous devons impérativement nous débarrasser.
On peut donc tout à fait être athée et être totalement christianisé, l'exemple le plus médiatique de cela étant saint Michel Onfray qui se prétend athée mais dont la "pensée philosophique" est totalement christianisée.

Enfin, je ne propose pas une société qui fasse la chasse aux chrétiens, mais une société rationalisée où la liberté individuelle est totalement respectée. Autrement dit, les abrutis par la christianisation qui pensent qu'un embryon est un enfant ou l'avortement un génocide auront toujours le droit de cité, l'important étant que ce discours délirant ne soit radicalement plus porté par l'Etat. Sortir notre société de cette christianisation qui la tue parce qu'elle tue l'individu a donc un but éminemment politique.

J'ajouterai concernant votre dernière remarque qu'une femme qui avorte considère qu'elle fait ce qu'il y a de meilleur pour elle et qu'elle a tout à fait raison de se ficher totalement de ce qu'il y a de meilleur uniquement pour vous ou pour qui que ce soit d'autre.

@ Xavier NEBOUT

La civilisation chrétienne n'existe pas et n'a jamais existé. Le christianisme est une décivilisation, il est par sa définition même contraire à tout sens politique, et vous le savez très bien.

Et la seule et unique responsable de votre antisémitisme est votre foi qui vous abrutit complètement.

@ Denis Monod-Broca

Naître ou ne pas naître ? Mais la femme qui avorte n'a pas à faire ce choix puisqu'elle est déjà née.

La boutade est moins légère qu'elle n'y paraît et elle ne cherche qu'à démontrer que cet enfant que vous fantasmez puisqu'il n'existe pas vous aveugle à un tel point que vous êtes complètement incapable de concevoir la réalité de la femme.

CQFD, donc : tous ceux qui lient avortement et enfant sont christianisés.

Giuseppe

Et pendant ce temps-là avec Seroplex tout fonctionnait à merveille, pas pour les intéressées, mais encore et surtout pour une bande organisée qui fait merveille dans l'entre-soi du médicament et du mélange des genres.
Et quels sont les protagonistes à la barre ? Euh... le mot est mal choisi. Qui retrouve-t-on dans cette affaire trouble ? Je vous le donne en mille ? Allez un effort ce sont presque toujours les mêmes (Mediapart).
Finalement je me prends à aimer de plus en plus l'expression de N. Sarkozy et son nettoyage avec un appareil haute pression, je crois même que ce type d'engin n'est pas à la hauteur du défi représenté par toutes ces perversions.

Cirsedal

Dans l'ordre vivipare mammifère, règne une illusion phénoménologique, celle qui provient trop visiblement de l'inclusion matricielle, ou plutôt pardon : utérine.
Chez nos ami(e)s les Colombes de la Paix, si politiquement correctes, le process ovipare permet "visiblement" une meilleure approche de la parité en somme grâce à l'oviparité plutôt que la viviparité. Le père en couple durable (comme le développement durable) avec la mère couve nourrit et élève à parité. Il n'y a pas d'avocats chez les pigeons... mais beaucoup de pigeons chez les humains non-avocats...

Cela étant rappelé, on en vient à souligner que l'embryon in utero a au regard des paramètres vitaux objectifs un statut de GREFFON. C'est si vrai que la nature a prévu un mécanisme de sécrétion d'hormones anti-rejet, et quand cet effet est parfois insuffisant ou absent alors la sanction naturelle est l'avortement dit spontané.

L'embryon in utero n'est PAS UN PROLONGEMENT PARANOIAQUE DE LA GESTATRICE. Pour autant il ne saurait redevenir en Occident un prolongement du patriarcat car ce dernier interdisait a priori la parité et fut lourdement coupable de bellicisme machiste.

Tout a été découvert, l'ADN constitue une référence absolument positive dans les "éléments de langage" des publicitaires, mais l'ADN a des ennemis puissants et intéressés à ce nouvel obscurantisme que constitue son déni social officiel et médiatique. Les jours de la camarilla sont comptés, numérotons leurs abattis.

Alex paulista

Juste pour raconter une anecdote sur le sujet.
Une femme célibataire avec un enfant sur les bras - d'un homme ayant une famille légitime qu'il ne souhaite pas quitter mais qui aujourd'hui l'aide financièrement - me disait qu'elle faisait très attention pour ne pas retomber enceinte.
Je lui ai dit que je comprenais, histoire de ne pas répéter la mésaventure. Mais elle m'a répondu que déjà à l'époque elle avait fait très attention, qu'elle était tombée enceinte en ayant pris toutes les précautions, que c'était vraiment parce que Dieu l'avait voulu.
Je lui ai alors demandé sa méthode de contraception.
Elle m'a répondu "la pilule du lendemain".
J'allais lui expliquer que c'était plus à utiliser en cas d'urgence, mais pour ne pas être moraliste j'ai préféré élargir le sujet. Comme je ne savais pas si cette pilule était autorisée au Brésil, je lui ai demandé si elle pouvait se trouver en pharmacie.
Elle n'a pas trop compris ma question, et pour cause : elle avait juste pris la pilule normale... le lendemain !
Mais bon, l'enfant est adorable, aimé par les deux parents malgré la situation compliquée, tout finit plutôt bien.
Les voies du Seigneur sont impénétrables.

En fait, je me suis renseigné, et une version (à < 72h) est facilement accessible en pharmacie. Encore faut-il comprendre ce que c'est !

Giuseppe

@Sandrine

200% d'accord avec vous ! "Il n'y a que la misère morale...", et G.Gaspary de pondre les habituelles bulles aussi vides et creuses qui ne veulent strictement rien dire comme "la liberté de ne pas avorter, etc."
Vous avez raison de répondre "NON".
Il faut quand même être un peu secoué pour associer des mots comme liberté et avortement avec cette espèce de balancement entre deux ensembles comme si c'était mathématique.
Raisonnement digne de l'ensemble vide, remarquez, là par contre il sait de quoi il parle.

Sandrine

@Garry Gaspary
"La liberté de ne pas avorter est aussi importante que celle d'avorter"

NON.

La vraie liberté consiste à faire le meilleur pour soi et pour les autres. Or pour le foetus à l'évidence le meilleur, c'est de vivre. Et pour la mère, eh bien c'est de devenir mère, c'est-à-dire responsable. C'est l'enfant qui la rend mère.

Il n'y a pas de liberté d'avorter, il n'y a que la misère morale et matérielle, et cela, même les féministes vous le disent.

hameau dans les nuages

@ Xavier NEBOUT

Vous êtes étonné ?

http://www.cheela.org/cheela.php?id=74822

Ou alors ses propos relèvent de la pure et simple provocation.
Pauvre Simone dépassée par le monstre qu'elle a créé.

http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/6561358188121.jpg

Comment s'appelle le repentir dans la loi juive ?

Giuseppe

Dire qu'il existe des tas de procédés contraceptifs c'est vrai, dire que l'information est faite et diffusée est aussi vrai, et pourtant...
Et les MST de prospérer et les IVG d'exister, je serais bien curieux de savoir si parmi tous les intervenants tous respectent sans défaut la vitesse ?

Et sans vouloir imaginer un écran de brouillard, la personne confrontée à l'IVG doit avoir sans doute d'autres soucis que ceux relatifs à des préoccupations confessionnelles. Cela est sans doute bon pour les exégètes philosophes, mais dans le cas de la concernée certainement les réflexions doivent être sans doute plus pragmatiques que philosophico-religieuses.

Smop

Monsieur Bilger, bien que cela fasse des années que je lis en diagonale bon nombre de vos interventions ici et ailleurs, je suis de plus en plus sidéré de voir à quel point vous dérivez vers le conservatisme le plus réac. Cela va de vos attaques permanentes contre la politique pénale de Christiane Taubira à votre complaisance de plus en plus en manifeste envers le Front National et ses satellites. Voilà maintenant que vous vous offusquez que l'on puisse faire un pas de plus en faveur de la liberté des femmes. Oui, ce délai de réflexion imposé est évidemment infantilisant car il nie la notion de responsabilité individuelle !

Denis Monod-Broca

@ Garry Gaspary

Permettez une critique de votre propos :

"La liberté de ne pas avorter est aussi importante que celle d'avorter"

Fausse symétrie, avorter et ne pas avorter ne sont pas les deux termes équivalents d'une banale alternative. Naître ou ne pas naître, ce n'est pas pareil.

"Nous devons vivre dans une société où tout individu est libre et donc responsable de ses choix."

Certes. Responsabilité et liberté vont de pair. Mais il ne s'agit pas seulement ici des individus, il s'agit de la loi, et donc d'une décision collective. Il s'agit de déterminer où est, aux yeux de la collectivité nationale, le bien commun : dans le respect dû à un être à naître ou dans son assimilation à un objet à éliminer ? dans un choix clair entre ces deux options ou dans l'absence de choix c'est-à-dire dans l'arbitraire laissé à chacun ?

"S'il existe un traumatisme de l'avortement, s'il existe un traumatisme d'être mère, ils se situent uniquement dans une pression sociale qui a abouti à un choix qui ne peut être assumé en conscience par l'individu."

Mais non, pas uniquement. La société joue son rôle évidemment, comment pourrait-il en être autrement ? nous sommes des animaux sociaux, mais il y a aussi la nature, l'instinct, les sentiments, la vie et son mystère...

Xavier NEBOUT

@Garry Gasparry
"Cette décision de supprimer le délai de réflexion concernant l'avortement est excellente et elle fait partie du processus de déchristianisation de notre société entamé courageusement par la gauche au pouvoir."

Vos propos relèvent en permanence et de toute évidence de la volonté de détruire une civilisation qui n'est pas juive.
Vous êtes-vous demandé quelle est la dose d'antisémitisme que vous instillez dans les esprits au fil de vos commentaires immondes ?

Parigoth

@Franck Boizard
"Tu sais, avec nos histoires d'avortement remboursé et encouragé, nous pourrions bien être considérés dans quelques générations comme des génocidaires".

Eh bien, cet homme avait tout compris.

Oui, un génocide sans nom, non reconnu, a lieu depuis 1975, il manque plus de huit millions de Français à l'appel, sans compter ceux qui auraient pu en descendre...
Même ceux qui nient ce génocide le reconnaissent indirectement quand avec des arguments fallacieux ils prétextent du déficit des naissances pour justifier une immigration de substitution au peuple français manquant qui est très loin d'être une immigration de travail et qui crée plus de problèmes qu'elle n'en résout.

Cette folle politique d'avortement de masse, industriel, va nous coûter très cher et nous voyons à la lumière des diverses menaces qui noircissent l'horizon tels des nuages noirs annonçant un orage que nous aurons à payer ces pratiques imaginées par des apprentis-sorciers au prix du sang et des larmes.

Sandrine

@Garry Gasparry
"Tous ceux qui lient avortement et enfant sont christianisés."

Vous êtes une caricature ! Si enfant et avortement ne sont pas liés, à quoi est lié l'avortement selon vous ? La femme qui avorte, avorte de quoi si ce n'est d'un enfant ?...

Christianisés, ceux qui sont contre ? Méfiez-vous des clichés, je connais des athées qui sont bien plus contre l'avortement que moi qui suis catho.

"Aucune personne autre que nous-même ne peut avoir un quelconque droit de regard sur ce qu'il y a de plus intime en nous : notre relation avec notre propre corps."

Mais la relation avec le corps de l'autre dans l'acte sexuel, engage, que ça vous plaise ou non. Si on ne veut pas d'enfant, "la contraception pour les nuls" vous expliquera tout, à lire d'urgence. Oui, il fallait "y" penser "avant" !

Ellen a raison sur la responsabilité de l'homme : cet enfant attendu n'est pas conçu du Saint Esprit il me semble.

Il faudra bien qu'un jour on revienne à ce que devait être la loi Veil au départ : une exception. Et qu'on comprenne qu'une société qui tue le plus fragile, le tout petit, dans le sein de sa mère, est en danger, que cela vous plaise ou non.

Maintenant sachez que je ne jette pas la pierre aux femmes qui se font avorter (sauf à celles qui le font par pur égoïsme, et il y en a, et que le corps médical encourage parfois, par pure idéologie !!), c'est à la société suicidaire qui veut cela que je jette la pierre.

Comme le prof de gauche, je pense qu'on regrettera un jour l'avortement massif et déresponsabilisé, mais... trop tard.

Garry Gaspary

@ Denis Monod-Broca

La liberté de ne pas avorter est aussi importante que celle d'avorter. Nous devons vivre dans une société où tout individu est libre et donc responsable de ses choix. S'il existe un traumatisme de l'avortement, s'il existe un traumatisme d'être mère, ils se situent uniquement dans une pression sociale qui a abouti à un choix qui ne peut être assumé en conscience par l'individu. Même si avorter ou mener une grossesse à terme constitue a posteriori pour elle une erreur, une femme qui a fait ce choix librement sera prête à en assumer les conséquences.

L'erreur est humaine, la pression sur l'individu est inhumaine parce qu'elle mène à l'irresponsabilité.

Sur le reste, l'origine de l'être n'est pas l'être. De la même façon, la fin de l'être n'est pas l'être. Un embryon n'est pas encore un enfant, un cadavre n'est déjà plus un être humain. Mais il est, disons, naturel de montrer un certain respect pour un fœtus qui se rapproche de plus en plus d'un enfant et pour un cadavre qui est encore très proche de l'humain.

Denis Monod-Broca

@ Garry Gaspary

Maîtrise de son corps, d'accord, mais quand, dans ce corps, il y en a un autre, dont on observe le développement, dont on va bientôt entendre le cœur, que l'on aime déjà... cette maîtrise ne pose-t-elle pas, pour le moins, un problème ?

sylvain

@Garry Gaspary | 13 avril 2015 à 18:31

Bien Gaspounet t'as pas oublié les chrétiens cette fois, tu as bien suivi mes consignes mais faut pas recommencer sinon on va te tirer les oreilles, garnement !

calamity jane & calamity jane junior excédée

L'expatrié est en manque de notoriété ! Quand va-t-il être soumis à la question : le lâchage de baskets c'est pour quand ?

breizmabro

@ Walt Longmire | 13 avril 2015 à 11:00
"Le délai de sept jours permet à une femme de recevoir conseil et information de son médecin..."

Vous êtes célibataire ? J'ose le croire ;) car la femme a 12 semaines (3 mois) pour recevoir conseils et informations de son médecin, du géniteur, de ses parents ou de ses ami(e)s avant de passer à l'acte (ou pas).

Dites-moi, à quoi servent les 7 jours supplémentaires ?

Michelle D-LEROY

La liberté d'avorter n'était évidemment pas remise en cause aujourd'hui et retoquer cette loi n'était pas une urgence. Le problème des socialistes c'est de s'occuper de tout ce qui fait la vie quotidienne des Français et qui marche bien, au lieu de s'occuper de ce qui ne marche pas. Sans doute plus facile.

A mon avis, il est beaucoup plus difficile d'obtenir un rendez-vous en gynécologie rapidement que d'attendre sept jours supplémentaires après ce rendez-vous. Cette modification de la loi est donc un cache-misère.
Car c'est bien d'une pénurie générale de médecins qu'il s'agit. J'insiste sur les déserts médicaux parce que je viens de déménager dans une grande ville où trouver un médecin, quelle que soit sa spécialité, est un parcours du combattant. Pour trouver un généraliste il nous a fallu être pistonné par une connaissance, rien de moins, mais pour les spécialistes, c'est quasi impossible tant ils sont saturés et plus du tout disposés à faire des efforts. Je savais qu'en milieu rural c'était difficile parce que l'argument principal était que les médecins ne voulaient plus vivre à la campagne mais dans une ville cela interpelle et encore une fois prouve que les vérités toutes faites ne sont que des leurres. La réalité c'est que nous n'avons plus de médecins et ceux qui restent, notre ministre les titille par principe idéologique. Tout le contraire de ce qu'il faudrait.

Alors au lieu de supprimer un délai pré-IVG, Madame la Ministre ferait bien de s'occuper des vrais problèmes.

Et, pour revenir au sujet de l'IVG, je pense en ma qualité de femme que ce délai avait un intérêt. Le recours à l'IVG est parfois une solution de confort, même si cela fait hurler certaines femmes.
Parfois, la grossesse arrive un peu au mauvais moment, parce que cela va interrompre un travail intéressant, parce que cet enfant arrive un peu loin derrière la fratrie et donc que la mère n'a pas envie. Et le refus catégorique des premiers jours passe parfois par différents stades.
Evidemment des cas impératifs sont aussi bien réels et donc sans alternative.

Toutefois, les hommes et les femmes d'aujourd'hui veulent aller vite et ne plus avoir de gêne dans leur décision et un délai d'attente représente une gêne. Pourtant j'entends encore Simone Veil dire : "Une femme ne prend jamais cette décision de grand coeur, c'est toujours un dilemme pour elle"... et cela, en tant que femme, je ne crois pas que cela ait changé.

Finalement nos ministres, quelle que soit leur discipline, ont de beaux jours devant elles car il n'y a plus d'opposition dans ce pays. Nos leaders politiques sont veules et sans programme, les Français, pourtant réputés râleurs, sont en pleine apathie. Seules nos associations défendent les minorités et sont entendues souvent au détriment de la majorité.

breizmabro

@ Giuseppe | 13 avril 2015 à 13:24
"Le délai de réflexion existe largement, il s'exprime en semaines, vouloir se substituer à la personne concernée est dérisoire, inique, personne ne peut se mettre à sa place"

Merci.

Franck Boizard

J'ai déjà raconté cette anecdote.

Un jour, un de mes professeurs, pourtant de gauche, m'a confié : "Tu sais, avec nos histoires d'avortement remboursé et encouragé, nous pourrions bien être considérés dans quelques générations comme des génocidaires". J'avais été très étonné d'un tel propos venant d'un tel homme.

Je ne demande pas à tout le monde de partager ce scrupule, mais, au moins, de le comprendre. Pourtant, ce minimum d'intelligence ne semble pas atteint par beaucoup.

Ellen

La société évolue et les lois suivent avec plus de bon sens pour protéger les hommes et les femmes grâce à la médecine et la responsabilité de chacun.

Je n'aurais jamais voulu vivre en ces époques que voici sous ces deux liens :

http://matricien.org/patriarcat/histoire/napoléon/

http://tempsréel.nouvelobs.com/société/20071127:OBS6977/contraception-et-avortement-les-grandes dates-en-France-htlm

Bonsoir

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