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05 mai 2015

Commentaires

Robert Marchenoir

La plupart des commentaires ici justifient involontairement les appels de Philippe Bilger à s'inspirer de la Grande-Bretagne pour atténuer l'arrogance et la haine de tous contre tous qui caractérisent notre pays.

On reste pantois devant la vision qu'ils révèlent des relations entre les Britanniques et leur monarchie, une vision à travers le trou de la serrure, extraordinairement partielle et déformée. On la devine nourrie exclusivement aux gros titres des journaux télévisés français et des journaux de coiffeur - mais je suppose que Le Monde, Le Figaro, l'Obs et L'Express doivent aussi être qualifiés, désormais, de journaux de coiffeur.

Donc, la monarchie britannique serait essentiellement caractérisée par le fait que la reine Elizabeth n'aimait pas Diana (ce qui serait mal, puisque Diana était une gentille fille d'après la presse de coiffeur), et par le fait que le prince Harry a une fois endossé un costume nazi lors d'une fête (ce qui est très mal, naturellement - on se demande bien pourquoi).

Je suppose qu'il a dû aussi arriver au prince Harry de ne pas rabattre le siège des toilettes en sortant - et c'est uniquement parce que la presse parisienne ne nous en a pas informés que nos compatriotes ne s'en sont pas encore indignés.

Les bonnes âmes qui se disent révulsées par le déguisement nazi du prince Harry omettent commodément de prendre en compte le fait qu'il a choisi de faire une longue carrière militaire au service de son pays, et qu'il a risqué sa vie au front en Afghanistan.

Je suis prêt à parier une caisse de Mouton Rothschild contre un chewing-gum usagé que le plus approchant qu'aient jamais fait nos anti-nazis de bal masqué a été de tirer quelques cartons à la foire du Trône.

J'aimerais bien qu'on me dise quel fils de président de la République française, quel fils de Premier ministre ou de ministre, et tant qu'à faire quel président français, quel ministre ou quel député s'est jamais engagé dans l'armée française, et ne parlons pas de risquer sa vie en combattant pour son pays.

En dehors de Jean-Marie Le Pen, je ne vois pas.

Elle est là, la différence, et c'est pour cela que les Britanniques, dans leur grande majorité, aiment et respectent la famille royale et l'institution monarchique.

Contrairement aux Français qui ne ratent pas une occasion de cracher sur leurs politiciens.

L'engouement populaire pour la naissance de la princesse Charlotte n'est pas dû à je ne sais quelle sentimentalité superficielle encouragée par la presse de célébrités. Il est dû au fait que la famille royale britannique s'est donné pour mission de servir sa patrie et ses sujets, contrairement aux politiciens français qui sont là pour se servir.

Vérité qui échappe à l'incroyable provincialisme des "élites" françaises, capables de faire des phrases à perte de vue, toujours les mêmes, avec des mots latins et des concepts savants, sans se donner la peine de mettre le nez à leur fenêtre pour remarquer l'évidence.

Si vous voulez des éléments originaux et pertinents sur le sujet, voyez donc le commentaire de Lucile du 5 mai à 16 h 21.

Et lisez l'article que je vous ai indiqué, où l'on voit la reine-mère Elizabeth à plat ventre sur le pont d'un navire de guerre, en train de s'entraîner au tir entourée de ses filles, avant que celles-ci ne prennent le fusil à leur tour. L'une d'elles deviendra la reine Elizabeth II.

L'article raconte comment, pendant la Seconde Guerre mondiale, la reine-mère a appris à tirer au pistolet sur des rats, dans les jardins de Buckingham Palace, pour protéger sa famille au cas où des parachutistes nazis tenteraient de l'enlever.

Il raconte aussi comment la dame de compagnie de la reine Elizabeth a tiré au fusil sur un avion nazi qui passait en rase-mottes au-dessus de sa propriété, dans l'espoir de faire exploser le réservoir.

Vous imaginez François Hollande avec un fusil dans les mains pour protéger l'Elysée des terroristes musulmans ? S'il apercevait un rat traversant la cour d'honneur, il appellerait une compagnie de CRS pour l'en débarrasser.

http://bit.ly/1OHVz8O

Oui, c'est en anglais, désolé. L'anglais a remplacé le latin comme langue internationale. Si cet article avait paru dans un journal de coiffeur français, je vous aurais dirigé vers un article en français, mais ce n'est pas moi qui fais le sommaire des journaux de coiffeur.

protagoras

Question de panache, tout simplement.

Question aux dandies :

- si l'on vous proposait une décoration qui soit autre chose qu'une ficelle à gâteau au revers de votre veste, que choisiriez-vous : une Légion d'honneur ou l'ordre de l'empire britannique ?

- Les héros mythiques : Rouletabille ou Sherlock Holmes ?

Parigoth

@calamity jane
Il faut cependant regretter chez lui l'incompréhension du sens du mot fraternité.

Mais en quoi Robert Ménard aurait-il porté atteinte à une fraternité que ce régime est le premier à mettre à mal depuis toujours, en s’abritant derrière de grandes formules aussi ronflantes que creuses ?
Essayez d'écouter la conférence de presse qu'il a donnée sur la question des prétendus « fichages » qu'on lui reproche à tort, au lieu de reprendre la vulgate diffusée par des journalistes qui se comportent en commissaires politiques.
Robert Ménard a simplement donné un coup de pied dans la fourmilière en ayant dénoncé l'hypocrisie régnant sur la question.

Quand des établissements scolaires modifient par exemple la composition des repas servis dans leur cantine, sur quels éléments se basent-ils, sinon sur des statistiques officieuses ethnico-religieuses ?

Quand une organisation à prétention cultuelle clame haut et fort qu'il faudrait construire des milliers de mosquées, sur quelle bases se fonde-t-elle, sinon statistiques ?

Quand des campagnes de dépistage de la drépanocytose sont organisées, sur quels critères le sont-elles ?

Quand l’Éducation nationale - ou prétendue telle - organise des classes dans la langue d'origine de certains élèves, ne le fait-elle pas en fonction de statistiques ethniques, en infraction à la loi ?

Comment le ministère de la Justice fait-il quand il doit prévoir la manière de traiter au mieux les contraintes liées à l'évolution de la composition de la population carcérale ?

Gouverner, c'est prévoir.
C'est vrai aussi bien à l'échelon d'une municipalité que d'un pays, encore faut-il pouvoir disposer de toutes les données nécessaires.
Est-il normal que des données de base aussi importantes que des statistiques démographiques soient interdites de publication hormis en direction d'un petit nombre de chercheurs (et pourquoi seuls les chercheurs pourraient-ils y avoir accès ?), les élus eux-mêmes étant dans l'impossibilité de s'y référer, du moins officiellement car là aussi l'hypocrisie la plus totale règne.

De grands pays démocratiques ne font pas tant de manières et publient ces statistiques.
Mais en France, ou règne une démocratie assez particulière, des gens qui ne sont en définitive que nos larbins ont décidé que le Peuple Souverain, leur maître, n'avait pas le droit de savoir ce qui le concernait directement...

sylvain

La HAINE française est passée à la vitesse supérieure :
Après l'épisode Le Pen orchestré de main de maître par la propagande gouvernementale, j'apporte mon soutien à Ménard. Les réactions de pucelles effarouchées des ligues démagos de l'inquisition anti FN font apparaître le vrai visage de tous ces faux derches anti-Ménard qui pensent comme lui mais n'ont pas son courage et même le jalousent secrètement. Ménard ne fait qu'enfoncer des portes déjà ouvertes depuis longtemps ; dans d'autres pays civilisés, le comptage des communautés se pratique sans soulever tant d'hypocrisie, de haine, de violence contre un élu qui fait son travail. Les vrais fascistes sont ceux qui ont fomenté et orchestré tout ce charivari moyenâgeux contre Ménard.
J'avais déjà apporté mon soutien à M. Bourdouleix, maire de Cholet, victime des Torquemada socialistes, j'apporte aussi mon soutien à Ménard, livré en pâture à cette meute de chiens assoiffés de haine, malades paranoïaques psychotiques !

hameau dans les nuages

Une princesse fraîche comme une rose cinq heures après le travail de l'accouchement (le deuxième étant souvent plus pénible), souriante et visiblement sans aucune contraction post partum... Un nouveau-né de 3,7 kg raide comme la justice tenu sans fléchir dans le creux de l'avant-bras...

Dieu sauve la reine, ou au moins l'aide visiblement.

breizmabro

@ Frank THOMAS | 06 mai 2015 à 08:04
(...) "comme cet inénarrable Hollande hier soir au journal de 20 h de TF1, après qu'on l'eut vu successivement arpenter les tapis rouges du Qatar et de l'Arabie Saoudite tout environné de sultans et de princes, puis entrant en majesté dans le salon Murat de l'Elysée (...)

N’est-ce pas ce même inénarrable Hollande qui disait en octobre 2011 vouloir "réenchanter le rêve français" ?
Pour le sien c’est réussi il est de plain-pied dans les « Mille et une nuit » des palais orientaux, tout entouré d’or et de dictateurs sanguinaires MAIS princiers. Gageons que ces derniers lui auront confié la fameuse lampe d’Aladin, celle du magicien, qui ne saurait être de trop pour la fin de son quinquennat.

Mais pour ceux qui l'ont cru ce mois d’octobre 2011 il a transformé leur songe d’un soir d’automne en un cauchemar de longue durée...

Achille

@Trekker | 05 mai 2015 à 20:46
"La principale cause du climat d’affrontement droite contre gauche et quasiment dans tous les domaines, avec en premier un président partisan pendant tout son mandat, vient de la réduction de sept à cinq ans de son mandat et des élections législatives suivant son élection. Le Président une fois élu, et même pendant sa campagne électorale, est surtout préoccupé de s’assurer une majorité à sa dévotion, et cela quelles que soient son orientation politique et sa qualité."

Je pense, effectivement, que cette disposition a été très préjudiciable à la bonne marche de notre République. Ajoutons à cela la série d'élections qui s'échelonnent au cours des cinq années de mandat : municipales, départementales, régionales, européennes. Nos politiques sont en campagne électorale en permanence, y compris les ministres qui préfèrent aller sur les estrades pour soutenir les candidats de leur parti plutôt que de s'atteler à la mission qui est la leur.

Il arrive un moment où trop de démocratie tue la démocratie.

duvent

Ridicule ! Les saillies et rodomontades pour nous inviter à nous délecter d'un événement trivial est simplement désarmant de vacuité...
Quant à l'assommant procès de la France et des Français, il est lui indigent !
La France est un grand pays, qui à cette heure fatidique d'un changement à trop grande vitesse tient bon la barre, la France tangue à cause du temps qu'il fait, le capitaine est mauvais, la mer est remplie de corps et on voudrait dégoiser sur une princesse qui est encore dans les limbes.
De grâce M. Bilger laissez cette enfant profiter de son berceau et venez donc nous dire combien il est inconcevable de croire que le si beau pays de France ne soit charmé par autre chose que "Nec pluribus impar" ! La perfide Albion demeure et la France marche !

calamity jane

D'après ce qui se voit, Monsieur le Maire de Béziers a dit "je sais, je n'ai pas le droit de le faire"... Voilà, le débat est clos et les suites le concernant logiquement républicaines.
Il faut cependant regretter chez lui, l'incompréhension du sens du mot fraternité.
Eh non, tous les Français ne sont pas haineux. Comme nombre ne peuvent comprendre ce sentiment excessif et extrémiste aux dégâts considérables même dans les familles sans exposition médiatique.
Sinon, tous mes voeux à la petite Charlotte "cor day".

Archibald

20.000 morts tous les ans dus au chômage, une tentative de suicide par jour de chômeur depuis la crise de 2008 : à part l'Inserm et le professeur de médecine légale Debout, ces révélations n'ont fait que d'épisodiques mentions dans la presse. On leur préfère les morts en Méditerranée (20.000 morts en quinze ans), le sort des Roms, un débat théorique sur le genre, une soi-disant résurgence de l'enfer fasciste des années 30 et d'autres sujets qui, au regard de l'urgence de l'emploi, sont peu de choses. Les habitants de ce pays ont perdu le sens des proportions. Aidés en cela par les journalistes et les soi-disant intellectuels. La réalité n'a jamais été inutile et on se souvient davantage de Tocqueville et d'Orwell que d'Adam Smith ou de Keynes. D'ailleurs, les victimes de régimes totalitaires ont énormément souffert de la cécité des intellectuels occidentaux qui promouvaient les merveilles intellectuelles de réalités affreuses (d'ailleurs, continuer à accepter d'entendre des communistes régulièrement prouve que nous sommes toujours des imbéciles à ce sujet) : au lieu de chercher et de diffuser l'essence et la réalité des événements, ils se sont toujours égarés dans le superflu et ont ignoré le peuple. Il me semble que tout ça continue.

Garry Gaspary

@Marc GHINSBERG

Ce billet est effectivement un tissu d'erreurs mais en cherchant à le corriger, votre commentaire en commet d'autres.
L'égalité républicaine n'est pas l'égalité des chances, qui est une valeur de gauche, mais l'égalité devant la loi. Dès lors, la liberté républicaine n'est en rien antinomique avec l'égalité républicaine puisque la première implique la pleine conscience des motifs de l'action individuelle et que la seconde définit un même cadre légal pour le jugement public de cette action. La liberté républicaine n'est ainsi pas entamée par l'égalité puisque nul n'est censé ignorer la loi et que chacun a la possibilité d'abandonner la nation française s'il juge ses lois en opposition totale avec sa volonté d'agir. Etant bien entendu que l'action politique permettant à chacun de tenter de faire évoluer ces lois a pour motif l'intérêt général et non le simple intérêt individuel.

Guzet

Reste à savoir si la France n'est pas en guerre civile permanente depuis la Révolution, avec des accalmies et des exacerbations (la Révolution elle-même, 1848, la Commune, 1940-1945)...?

Frank THOMAS

"Nos monarques européens ne règnent sur rien d'autre que sur une famille enrubannée qui concède quelques photos lénifiantes à la vie de jet-set que le contribuable veut bien financer" écrivez-vous, Jean-Dominique Reffait.

Certes, certes.
Mais ne croyez-vous pas que la présence quotidienne et souvent biquotidienne de nos présidents de la République - l'actuel comme son prédécesseur - sur nos écrans de télévision, ces ors étrangers où français où l'on se complaît à nous les montrer, ces émissions-people où l'on fait rêver la populace en pénétrant dans les "coulisses" du pouvoir sont une manière d'"enrubanner" aussi les princes républicains qui nous gouvernent ?
Et n'est-ce pas une circonstance encore aggravante lorsqu'on se prête complaisamment à cet exercice tout en affirmant, comme cet inénarrable Hollande hier soir au journal de 20 h de TF1, après qu'on l'eut vu successivement arpenter les tapis rouges du Qatar et de l'Arabie Saoudite tout environné de sultans et de princes, puis entrant en majesté dans le salon Murat de l'Elysée :
"Chuis pas en campagne" ?

Frank THOMAS

"Le général de Gaulle qui avait une certaine idée de la France avait avant tout le souci de la servir. C'est la raison pour laquelle il se méfiait du régime des partis" écrit Jabiru.

Il s'agit là de la vulgate répétée jusqu'à l'ivresse par le ban et l'arrière-ban du gaullisme partisan.
Et le RPF, l'UNR, l'UDR, oubliés ? En réalité de Gaulle était contre les partis qui ne lui faisaient pas allégeance pleine et inconditionnelle.
Bien des hommes qui croyaient dans cette geste, dans cette légende savamment entretenue, l'ont appris à leurs dépens.
On entend quelques gaullistes attardés nous expliquer encore que tout le mal vient des partis (à l'exception, bien sûr, du leur) et que c'est trahir la pensée et l'action du général que de s'enfermer ainsi au lieu de ne se préoccuper que de la "grandeur" de la France.
Soit ils sont amnésiques, soit ils se moquent du monde.
Il n'y a pas eu d'esprit plus étroitement partisan que celui des dix premières années de la Ve République.

France Danba

La télévision a montré également les paris "autorisés" sur le prénom de la nouvelle-née, et il me semble qu'il faut être très armé psychiquement pour encaisser un truc pareil : cette enfant dont le prénom fait l'objet de paris (money money money) démarre dans la vie sous des auspices vraiment marqués par une idéologie particulière !

George Sandan

"On peut se moquer autant qu'on voudra du formidable consensus heureux autour de la naissance de la petite Charlotte et de ses parents Kate et William qui avaient suscité la même joie collective avec l'arrivée de leur premier enfant George."

Je ne suis pas si sûre que cela que le pays entier soit à genoux devant cette princesse. Je crois que la famille héritière a verrouillé la communication TV et "marchandisé" comme disent les anglophones ses membres, comme des produits qui rapportent gros. Cela crée un effet grossissant qui doit passablement déformer la réalité. Le fait que beaucoup d'Anglais soient attachés à leur historique famille n'implique pas que tous les Anglais le soient... mais les télévisions, françaises y compris, ont passé deux jours à nous montrer ces images des fans devant la clinique (certains quelque peu clownesques) en parlant des Anglais comme si toute l'Angleterre ne pensait plus qu'à ça et avait oublié ce business familial.

Alex paulista

Les particularités culturelles françaises sont un sens critique exacerbé et valorisé, associé à un universalisme.
Par exemple un Français ne vous expliquera jamais qu'il vote pour tel ou tel programme parce que cela est dans son intérêt. Il développera toujours son point de vue au niveau général.
C'est pourquoi un joli poupon ne peut pas nous rassembler, alors que des concepts de liberté mettent quatre millions de gens dans la rue.
Ailleurs dans le monde, on ne comprend ni notre concept de laïcité, ni ce que signifie être Charlie : aux USA, les gens qui publient des caricatures de Mahomet sont tous dans une logique islamophobe.
La logique de service public est réduite à une aide aux pauvres dans la plupart des pays, alors qu'en France on met en place des systèmes globaux en s'autorisant à interdire toute alternative.

Les Britanniques sont différents des Français, mais ne sont pas à l'opposé non plus. D'ailleurs les Français et les Anglais se détestent (mais se respectent) probablement plus à cause de leur points communs que de leurs différences.

En tout cas je persiste : je me sens plus Cabu que Charlotte.

Jean-Dominique Reffait

Une hirondelle, même appelée Charlotte, ne fait pas le printemps et la société britannique, très morcelée, recèle une violence intercommunautaire considérable. Il n'y a pas si longtemps qu'une moitié d'Ecossais votaient pour sortir du Royaume-Uni. Si nous n'avons guère de leçons à donner aux Anglais, je ne suis pas certain que nous en ayons beaucoup à recevoir.
Certes, l'attendrissement général - entendre : celui de la population blanche dans un pays qui se vante d'être multiculturel - est toujours agréable : lorsque l'enfant paraît... Mais quand il a disparu, le cercle de famille se disloque très vite.

Je n'ai pas l'ombre d'une nostalgie pour la monarchie, régime d'autant plus anachronique que ce système fort coûteux n'offre, dans nos démocraties, aucune contrepartie : nos monarques européens ne règnent sur rien d'autre que sur une famille enrubannée qui concède quelques photos lénifiantes à la vie de jet-set que le contribuable veut bien financer. La monarchie n'engage pas tous les peuples à s'émouvoir tendrement, notamment en Espagne où la famille royale tient désormais plus du boulet que du bouquet de fleurs.

Je ne suis pas pour autant fanatique de la République et si le concept monarchique réunit la gentille reine des Pays-Bas et le roi arriéré d'Arabie Saoudite, la République désigne aussi bien la France que la Tchétchénie. Ce sont des mots qui n'ont plus guère de contenu.

Nos institutions républicaines sont elles-même directement issues du centralisme autoritaire capétien transformé en jacobinisme par la Révolution : alors que les provinces d'Ancien Régime tentaient de s'émanciper de la tutelle royale sans y parvenir, la Révolution a imposé la dictature jacobine (à toutes les élections durant la Révolution, les jacobins ont été minoritaires et le pouvoir confisqué par les sections jacobines parisiennes). Dernier avatar en date : la funeste réforme territoriale qui a accouché d'une carte parisienne des régions en désaccord absolu avec les aspirations populaires. Le roi n'aurait pas fait mieux.

Marc GHINSBERG

@Savonarole

Merci mon cher courageux anonyme de continuer à me lire et à me commenter si délicatement, mais ne comptez pas sur moi pour jouer au plus con avec vous, vous êtes bien trop fort. Je n’ai aucune chance.

Achille

Bonjour Philippe,

"On peut se moquer autant qu'on voudra du formidable consensus heureux autour de la naissance de la petite Charlotte et de ses parents Kate et William qui avaient suscité la même joie collective avec l'arrivée de leur premier enfant George."

La famille royale de Grande-Bretagne s'est un peu assagie après le décès tragique de la princesse Diana, mais les relations de cette dernière avec la reine Elisabeth était détestables. Ne parlons pas également des frasques du prince Harry et notamment cette soirée costumée où il était déguisé en officier nazi et qui lui valut de faire des excuses publiques.

Mais il est vrai que le prince William et son épouse Kate Middleton forment un bien joli couple. Jeunes, beaux, sympathiques, ils ont su se faire aimer du peuple britannique.

Leur vie semble tirée d'un roman de Barbara Cartland. Rien à voir en tout cas avec la vie amoureuse quelque peu agitée de notre président de la République faite de scènes de ménages dans les appartements de l'Elysée et de petites sorties discrètes en scooter.

Et dire qu'il s'en est fallu d'une voix pour que Louis XVI ne soit pas décapité. Peut-être que sans cette voix nous aussi nous pourrions nous extasier lors de la naissance d'une petite princesse. Le destin est parfois bien cruel.

Robert

Je retiendrai, Monsieur Bilger, cet alinéa : "La France est orpheline parce que son système politique et ceux qu'elle a placés, un temps, au premier plan, ne nous offrent plus la soupape de sûreté, le havre d'estime et de considération, la certitude de l'exemplarité dont les citoyens ont besoin".

Oui les Français en arrivent à mépriser une classe politique à l'esprit étroit et obscurci par l'accès à certaines fonctions régaliennes. Regardons MM. Hollande et Sarkozy dans leur future candidature aux prochaines élections présidentielles : qui peut penser que seul l'intérêt général de la France est leur souci premier ? En réalité seule la satisfaction d'un ego démesuré reste leur principal moteur. Tous le reste n'est que cynisme et mensonges permanents.

Pour le reste de votre billet, pour une fois je rejoins en grande partie l'avis de Marc GHINSBERG et celui de Frank THOMAS.
Quant aux réactions de la population britannique à la naissance de Charlotte, cela n'a que peu d'importance à mon sens. La dynastie britannique a été il y a peu vilipendée par un grande partie des Britanniques qui commençaient à songer à supprimer eux aussi leur royauté qui coûte si cher... Il est évident que l'attitude de la reine Elizabeth II a en grande partie modifié la perspective et la perception dans la population, notamment après le décès de son ex-bru.
Quant aux institutions, on oublie sans doute un peu vite que la société britannique a adopté un fonctionnement démocratique quelques siècles avant la France et que notre Ancien Régime, qui n'a pas su évoluer à temps, a entraîné une bascule par la Révolution de 1789 dans les excès que l'on sait. Mais Louis XVI lui-même n'a pas voulu se laisser imposer le principe d'une monarchie constitutionnelle. Mais encore, la comparaison Royaume-Uni - France est souvent déformée. On veut trop souvent oublier les guerres intestines qui ont secoué cette nation qui, bien avant la France, a décolleté son roi ! Que dire enfin de la manière dont la Couronne britannique a mis au pas l’Irlande ?

Lorsque vous écrivez, Monsieur Bilger : "Si des Français, comme par exemple Eric Naulleau, considèrent avec nostalgie une IVe République, c'est probablement parce que les présidents d'alors bénéficiaient, grâce à leur statut et à leur rôle, d'une sympathie et d'une bienveillance qu'un engagement suspect et partisan ne mettait jamais à mal ", je pense que vous oubliez certaines affaires qui ont éclaboussé l'entourage de certains, comme le trafic des piastres, en marge de la guerre d'Indochine.
Il me semble simplement que la société française, dans la logique des principes de la Révolution, s'inscrit dans le droit fil des Lumières avec comme objectif de faire de chaque Français un "citoyen politique" avec ce que cela peut comporter d'oppositions politiques, rôle dévolu à l'instruction publique. Et que la République, sur ses principes si difficiles à mettre en œuvre, est toujours en construction, jamais terminée parce qu'elle s'oppose dans ses fondements au système anglo-saxon qui est loin d'avoir fait la preuve de sa supériorité. A présent, la seule ambition de l’Éducation nationale à la mode actuelle pour les Français est de n'en plus faire que des consommateurs de biens et de services...

Raphael

Une certaine gauche très politiquement correcte incitera le concitoyen d'origine maghrébine à se conduire en bon musulman et faire ses cinq prières par jour, car si bien sûr la religion, ce n'est pas pour nous occidentaux, elle représente en revanche une béquille très acceptable pour ces grands enfants issus des contrées bigarrées et sympathiques, là-bas, de l'autre côté de la Méditerranée.
Alors que les conservateurs bien de chez nous, coincés comme jamais, mais plus tendance que les joggeurs fluo, affichent aujourd’hui sans complexe (comme quoi les deux sont possible) leur mépris pour les laïcards.

Quant aux nouveaux seigneurs appartenant au cercle restreint de cette nouvelle aristocratie d'"élus" non élus, s’estimant parfois au-dessus des lois, qu’ils soient dirigeants d'entreprises, grands directeurs ou directrices d'institutions publiques ou privées (pléonasme), hommes ou femmes d'influence dans le monde politique, de la presse et des médias, ou du pouvoir judiciaire, estiment que, tout bien réfléchi, l'aristocratie constitue le régime idéal, puisque par définition le pouvoir y est exercé par les meilleurs. Et comme les meilleurs c'est nous, c'est donc bien la preuve que, youpi tralala, l'aristocratie et son corollaire la monarchie, représentent le mode d’exercice du pouvoir idéal pour tous (et quelques-uns en particulier). Le grand chic !

Avec la monarchie, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Prouvons-le cette fois, grâce à un micro-trottoir :

« Dites-moi, brave ménagère, hésiteriez-vous un instant à échanger votre baril de démocratie qui sent quelque peu sous les bras, surtout aux heures de pointe dans le métro, contre ce beau flacon de monarchie de droit divin qui fleure bon la fleur de lys et le Stéphane Bern à la perruque naturelle au sortir du bain ? »

« Ben… évidemment que non Monsieur, car chacun sait que la monarchie lave plus blanc que blanc ! » Et même je vais vous dire, nous, ce qui nous redonnerait une raison de vivre, c’est une bonne famille royale à aimer, à admirer, des mariages princiers, des photos partout et surtout… une société pyramidale où chacun serait bien à sa place ! »

Vive les béquilles ! Le XXIe siècle sera claudicant ou ne sera pas.

breizmabro

"La haine française surgit parce que nous ne savons plus faire que cela et que personne n'a plus le moindre crédit pour que s'interrompe cette machine à diatribes et à sectarisme"

Cette "affaire" du pseudo-listage par Ménard en est une preuve caractérisée. Voilà que ce Monsieur Ménard, après s’être fait copieusement invectivé en direct live par Madame Rama Yade revenue pour un soir du diable vauvert, et par Madame Autain porte-parole d’un Mélenchon dont on connaît les exacerbations verbales, dit ce que tout un chacun sait ou suppose, qu’il détient dans sa mairie des statistiques sur les enfants d’immigrés fréquentant les écoles laïques de Béziers dont il est le maire (maternelles et écoles primaires) afin, ajoute-t-il dans le brouhaha provoqué par cette "révélation", de connaître les besoins de cette population enfantine et de leurs parents.

Tollé général. Quoi ! Monsieur Ménard, ce suppôt du FN dresse des listes et fiche les enfants de sa ville ! Méthode de nazis disent certains, et Mme Belkacem plus rapide que pour dénombrer les pédophiles sévissant dans l’Education nationale communiquera illico "qu’elle a demandé à la rectrice de Montpellier de saisir le procureur de la République sur la base de l'article 40 du code de procédure pénale pour protéger les élèves de cette commune et mettre un terme à ces pratiques qui déshonorent leurs auteurs"… Fichtre !

Valls pas en reste a tweeté "Honte au maire de Béziers" tandis que le député PS de l'Hérault a invité les parents d'élèves à porter plainte disant : "Robert Ménard renoue ici avec les pires pratiques de Vichy et du pétainisme", puis ni une ni deux une perquisition dans la mairie de Béziers a été ordonnée et réalisée dans la foulée (comme quoi quand on veut on peut… aller vite).

Mais alors comment saura-t-on dorénavant s’il y a plus d’Asiatiques que de Polonais dans les écoles primaires du 13ème arrondissement de Paris ? je vous le demande !
Quand mettra-t-on au poteau les maires qui publient les naissances dans leur bulletin mensuel d'information sur lequel figurent les noms et prénoms des nouveaux arrivés ?

Vous avez raison M. Bilger la haine française surgit parce que nous ne savons plus faire que cela et que personne n'a plus le moindre crédit pour que s'interrompe cette machine à diatribes et à sectarisme.

Et que la bêtise n’est pas en reste.

Jean le Cauchois

"Cette haine française, j'en ai perçu la figure hideuse dans l'émission d'Eric Zemmour et d'Eric Naulleau..."

Je suis allé voir le replay. Si j'ai bien compris, Robert Ménard remplaçait au pied levé Marion Maréchal-Le Pen. Un festival de haine et de bêtise, cadencé par Anne-Sophie Lapix, à la fois scolaire et militante. Et peu de temps auparavant, un discours de Manuel Valls plaçant ses éléments de langage, "rance" et "nauséabond", comme s'il était un collègue d'Aymeric Caron. Et tout récemment, le président de la République, dans un pays étranger pas très républicain, condamnant le maire de Béziers pour s'être préoccupé de connaître les origines variées des élèves de sa ville ! Concours de bêtise et de méchanceté. J'étais hors de France ces derniers temps. Quel retour ! Le pire c'est que tout me paraît juste dans les commentaires déjà publiés. Et ce ne sont pas les 37.000 journalistes (titulaires d'une carte de presse) qui vont nous aider à discerner l'essentiel pour un avenir meilleur. Pourquoi nous punissons-nous de la sorte ? Il y a tant d'explications proposées !

Trekker

Désolé M. Philippe Bilger mais je ne partage pas votre avis sur l’élection présidentielle au suffrage universel dont viendrait quasiment tous les maux, que ce soit de notre classe politique et de nos rapports sociaux.

En préambule il est bon de rappeler que quel que soit le système électif, quand il est entre les mains de médiocres préoccupés avant tout par leurs intérêts (partisans et/ou personnels), le résultat est similaire : feu la IVe République ne compte pas que des épisodes glorieux (armistice de 40, régime de Vichy, guerres de décolonisation d’Indochine et d’Algérie, etc.)

La principale cause du climat d’affrontement droite contre gauche et quasiment dans tous les domaines, avec en premier un président partisan pendant tout son mandat, vient de la réduction de sept à cinq ans de son mandat et des élections législatives suivant son élection. Le Président une fois élu, et même pendant sa campagne électorale, est surtout préoccupé de s’assurer une majorité à sa dévotion, et cela quelles que soient son orientation politique et sa qualité.

Le général de Gaulle dans sa grande sagesse avait institué le septennat conjointement à l’élection présidentielle, et de plus celle-ci n’était pas concomitante avec les législatives. Ce qui de fait plaçait le Président dans une position bien moins dépendante des partis politiques, et même de celui et ceux qui le soutenaient. Certes le général avait une conception autoritariste de sa fonction et ce système permettait de la satisfaire, mais dès qu’il a été désavoué il n’a pas hésité à démissionner.

Cette réduction du mandat présidentiel au quinquennat et de plus suivi par les législatives, a mis à bas les fondamentaux de la Ve République. De fait on est arrivé à un système pire que la IVe République, et de plus on a une caste politique majoritairement médiocre, et préoccupée uniquement par sa réélection.

Denis Monod-Broca

Les "Royals", dont la petite Charlotte fait déjà partie, qu'elle le veuille ou non, sont autant aimés que détestés, autant admirés que dénigrés... Ils sont des idoles, survivance d'un lointain passé, qu'on brûle volontiers après les avoir vénérées.

C'est tout à fait contraire à notre prétention à la rationalité comme à notre croyance en l'égalité.

Les Britanniques ont un talent extraordinaire pour conserver en modernisant. Cette royauté sacrée est certainement pour eux une grande force. Mais elle suppose qu'une famille soit sacrifiée, pas physiquement éliminée certes mais prisonnière de son statut, sans appel ni pitié.

Que nous ne soyons pas dignes du régime que nous nous sommes donné est sans doute vrai. En effet c'est plus fort que nous : nous considérons le président de la République comme s'il était roi. C'est absurde.

L'une des manifestations de la force des Britanniques est leur conviction qu'ils sont une nation souveraine, avec le monarque pour incarnation et le Parlement pour représentation. D'où leur fuite peut-être prochaine hors de l'UE. Son mépris de la souveraineté des nations est quelque chose qu'ils ne peuvent pas admettre.

En négatif, on voit là l'une des principales causes de la faiblesse française : nous sommes partagés entre les tenants de la souveraineté française et les tenants d'une fusion de la France dans un ensemble européen en cours d'élaboration. Les deux conceptions sont strictement incompatibles. Un pays ainsi déchiré, comment pourrait-il avancer, survivre même ?

Nous n'avons pas de famille royale, mais nous avions, selon le mot de de Gaulle, "la pensée française". Elle se cache bien...

MS

"Oui tout cela est difficile à réaliser. Souffrez que d’aucun n’y renonce."
Rédigé par : Marc GHINSBERG | 05 mai 2015 à 17:16

Difficile encore à réaliser le renoncement de la gauche à son antinomique humanisme de suffisance.

Parigoth

Excellente réflexion à caractère philosophique de Philippe Bilger.

L'antagonisme fort, voire insurmontable entre liberté et égalité. L'élan des personnalités avec le surgissement d'inévitables disparités ou la médiocre mais rassurante exigence du nivellement pour tous.

Oui cette devise, concoctée à l'origine par des officines, repose sur une contradiction des trois principes entre eux et équivaut à vouloir résoudre la quadrature du cercle, mais cela nous obligerait à entreprendre une longue dissertation.

Et effectivement, comment ne pas remarquer que derrière les discours aussi prétentieux que pompeux et le rabâchage de prétendues valeurs, cette invocation depuis deux siècles du terme galvaudé de fraternité n'a fait que recouvrir en pratique une haine française continue, sourde ou violente à la manière d'un volcan en activité, à l'encontre de tout ce qui pourrait constituer de près ou de loin une opposition au Régime, et ce dès 1789, dès ce sinistre 14 juillet que l'on nous oblige par cynisme à célébrer pour nous rendre complices des crimes commis alors.

1789, 1793, 1871, 1905, 1936, 1945, 1968, aujourd'hui : ces périodes ont un point commun qui est la haine de tout ce qui est traditions, religion, amour de la France, bon sens, vertus familiales, recherche de l'excellence, élitisme, libertés individuelles et collectives, liberté d'entreprendre, liberté pratique de penser et de s'exprimer, liberté d'enseigner, refus de l'embrigadement étatique et du nivellement par le bas...

Eh non, nous ne pouvons même pas écrire que « Cette révolution française, même dans sa belle phase initiale riche d'universalité et non meurtrière (...) » car dès le début le sang a été au rendez-vous, pour ne pas parler des violences verbales ou polémiques de l'époque pré-révolutionnaire.

D'autres pays que le nôtre ont adopté un régime de type républicain, citons par exemple la République d'Irlande, qui après la phase de lutte contre la puissance britannique a adopté un mode de vie beaucoup plus pacifique que le nôtre en cette matière.
Voir ici le préambule de la Constitution de la République d'Irlande :
http://mjp.univ-perp.fr/constit/ie1937.htm

Le principe républicain n'est pas nécessairement mauvais en soi, tout dépend des hommes et de ce qu'ils en font.
Mais chez nous, ce principe n'aurait-il pas été dévoyé de façon diabolique ?

Savonarole

Si le poisson pourrit par la tête il est palpable que les Français pourrissent par le coeur.
"Les Français ne s'aiment pas" avait dit Giscard et à chaque passage de la gauche socialiste au sommet de notre République les divisions redoublent, la haine de l'autre est leur carburant.
Depuis le 10 mai 1981 on n'a cessé à gauche de "rabaisser le caquet du coq gaulois", comme le réclamait BHL à l'époque.
La haine de l'école privée avec Tonton, la haine des professions médicales avec Marisol Touraine, la haine des entrepreneurs et des notaires, la haine de nos petites têtes blondes qui pour échapper au bambara à l'école se ruent sur le latin, l'allemand ou le grec, la haine des "Enfoirés" de JJ Goldman et Marylise Lebranchu en pompom girl pour embaucher 87.000 fonctionnaires de plus depuis 2012 (remarquez que ça nous fait 87.000 chômeurs de moins, vu les bras cassés embauchés avec vos impôts).
On perçoit bien ici que pour contrer l'excellent billet de Philippe Bilger on nous ressort déjà l'Algérie française, le félon de Gaulle, Jules Grévy, l'OAS, Félix Faure, c'est à cela qu'on reconnaît tout de suite Marc Ghinsberg, comme dirait Audiard... Il ose tout Marc...

finch

On a beaucoup écrit et jasé sur le mal français. S'il y avait encore la royauté en France, les choses ne seraient pas différentes de ce qu'elles sont maintenant. Le rôle de la haine sur la révolution française ? Nul. Les moteurs ont été la jalousie et la misère. Le rôle de la révolution française sur la haine ? Anecdotique, car si la haine s'assouvit, la jalousie ne s'assoupit.

Philippe Bilger nous parle de haine. Mais quelle haine ? La haine contre des individus ? La haine au sein de corporations ? Dans ces dernières où règnent concurrence et lutte pour le pouvoir, la haine - statutaire - fait partie du décor. De façon cosmopolite.

En politique, la haine est plus marquée, car pour l'emporter, il faut tuer l'adversaire. La haine y est une seconde nature, comme une obligée se fondant dans le paysage. Chirac n'a-t-il pas tué Chaban-Delmas puis Giscard d'Estaing ? Ambition personnelle? Assurément. Chirac n'a-t-il pas tué Balladur en 1995, avec Sarkozy en victime collatérale ? Mais culbuto-sarko n'en est pas moins ensuite retombé sur ses pieds pour venir parasiter la France en 2007. Sarkozy n'a-t-il pas tué à cette occasion Villepin et peut-être antérieurement Juppé au début des années 2000 (de mauvais esprits lui attribuent les ennuis judiciaires de ce dernier, mais nul n'en a la preuve formelle : cela tombait à pic, car Juppé était trop intelligent et trop dangereux, en plus dauphin désigné de Chirac) ? Hollande n'a-t-il pas tué Sarkozy en 2012 ? Par excès de confiance du sortant qui claironnait laminer son adversaire au débat de l'entre-deux tours alors que c'est l'inverse qui se produisit.
Les haines entre Chirac et Giscard d'un côté, entre Chirac et le duo Balladur/Sarkozy de l'autre ? Légendaires. Pas éteintes tant que l'étincelle de vie animera les protagonistes. Celle entre Hollande et Sarkozy ? Toujours en vigueur. Il n'y a jamais eu de vraie haine entre de Charles de Gaulle et Georges Pompidou sauf quand le premier n'a pas soutenu la femme du second dans le scandale Markovic.
La France serait mieux pourvue si, au niveau du pouvoir politique, il s'agissait d'une haine entre opposants talentueux. On peut rêver ou espérer. Mais hélas, depuis quarante ans, rien n'est venu : la haine n'a fait s'affronter que des médiocres luttant pour brandir le spectre, puis l'ayant une fois en main, ne sachant plus quoi en faire.

Les syndicats haïssent les patrons. C'est leur raison d'exister. Les patrons le leur rendent bien.

Charlotte et la royauté britannique synonymes d'absence de haine en Grande-Bretagne? Vous plaisantez, mon colonel ? Quel raccourci miraculeux et osé ! Les hommes politiques et journalistes anglais se détestent aussi cordialement que les Français, mais nous le savons un peu moins, nous autres Français et gens de la capitale pour qui Paris est le nombril de la planète.

Il y a de la haine et de la corruption partout. Il suffit de savoir les chercher. Ou tout simplement de les observer.

Il y a aussi de belles âmes en France et des talents nobles qui n'ont que faire des haines recuites et autres stupidités du genre. Pourquoi pleurer sur la haine française ? C'est un faux et non-problème. La haine est à intégrer et accepter comme essence même de la nature humaine. Elle donne même une certaine forme de piment à la vie. Car on n'apprécie bien les ennuis que de ceux qu'on hait vraiment. Jubilation, quand tu nous tiens…

La vraie haine qui pose problème ? Celle entre religions. Une haine de civilisation où l'intégrisme islamiste, stupide, fascisant et destructeur nuit ouvertement à la planète entière. Le nuit et brouillard du XXIe siècle…

Le mal français n'est pas la haine, mais la jalousie et l'éternelle insatisfaction. Pour l'étranger, le Français se dépeint comme le râleur invétéré, jamais content de son sort.

mariane

Il y a aussi la jolie frimousse de Dupond-Moretti qui veut interdire le FN !!

kalanchoe

La raison tient peut-être à ce que les Français ont coupé la tête d'un roi héréditaire pour le remplacer par un monarque élu alors que les Anglais ont gardé leur roi mais en le dépouillant de ses pouvoirs. La révolution a finalement plutôt eu lieu outre-Manche.
De plus, en Europe les régimes ont progressivement évolué de la monarchie au régime parlementaire moniste (responsabilité du gouvernement uniquement devant le parlement), mais la France a stoppé son évolution au régime parlementaire dualiste (double responsabilité (de fait ou de droit) du gouvernement devant le chef de l'Etat et le parlement). Il faut croire que le peuple français ne s'est en réalité jamais résolu à abandonner l'idée d'un chef providentiel doté de grands pouvoirs mais même pas encadré par un mécanisme de responsabilité politique.
On a peut-être fait la révolution mais il y a encore des progrès à faire en termes démocratiques.

Jean-Paul Ledun

Merci, cher Philippe de nous avoir signalé cette émission.
Effectivement M. Le Guen est une fois de plus hideux.
Il pensait faire un numéro spectaculaire de résistance au Front National. C'est exactement le contraire qui se passe.
On a de plus en plus envie d'essayer ces "horreurs" où effectivement (bravo Ménard) gauche et droite se sont montrés incapable de résoudre les problèmes posés.
Et encore un bravo à Robert pour sa présence hier dans Mots croisés. Rama Yade était aussi hideuse que le père Le Guen (qui n'en finit pas de finir).
On peut être imbécile, si on est un homme, une femme ou même heureux !
Il fallait le dire. Il l'a dit.

Franck Boizard

@ Alex paulista | 05 mai 2015 à 15:34

11 janvier, dernière communion française ? Laissez-moi rire. La communion de rien du tout, la communion du vide.

Si on a bien compris, des gens ont défilé pour dire que "le terrorisme, c'est mal". Un peu comme des gens défilent, avec l'efficacité que l'on sait, pour dire "la pédophilie, c'est mal".

Votre communion des naïfs (et des cyniques, en tête de défilé), je vous la laisse.

Jabiru

@Frank THOMAS

Le général de Gaulle qui avait une certaine idée de la France avait avant tout le souci de la servir. C'est la raison pour laquelle il se méfiait du régime des partis, des formations destinées à conquérir le pouvoir et responsables de l'impuissance du régime. Certains de ses successeurs ont pratiqué et pratiquent une autre politique, celle de servir d'abord leur parti pour favoriser leur réélection. Il y a des grands qui laissent une trace et des petits qui seront vite oubliés.

genau

Mais enfin, bien sûr, la haine, sécrétée par la Résistance, institutionnalisée par le mensonge historique, entretenue par le Parti communiste, la CGT, enflammée par les résidus de l'extrême droite qui n'a jamais compris la mentalité française, contenue grâce à l'armée trahie par de Gaulle et enfin constitutionnalisée par des présidents post pompidoliens sans lien autre que le bulletin de vote et la démolition systématique de l'idée de Nation, voulue par l'Europe, avalée sans piper par ce qui fut le peuple de France, malgré ses protestations légales.
La France des partis sans cesse renommés à droite parce qu'inconsistants, sans cesse écoeurants à gauche, sans assise politique, arc-boutés sur un seul cordage : la haine du possédant, de l'entrepreneur et des élites, l'adoration de l'égalité, qui n'existe pas au point de vite oublier l'égalité des chances, il vaut mieux tout médiocriser, c'est plus commode pour gouverner.
Cela dit, le climat actuel n'était pas obligatoire, des faits adventices sont venus s'ajouter, des personnalités horribles comme Belkacem ou Taubira, ou encore Sarkozy dans son orgueil sans fondement, des peigne-chose dont la liste serait trop longue et surtout cette infection électorale qui est la mangeoire principale où tout le monde vient meugler pour avoir du son.
Les Français l'ont bien voulue cette jalousie, cette joie sordide de la faillite du patron ; bouffer du riche, de l'entrepreneur, du moins, ce qu'en disent les médias aux ordres.
Oubliée la France des ruisseaux et des artisans, c'est le temps des fleuves de boue et des affairistes gorgés d'argent. Méprisées, la mesure et la modestie, l'avenir est à ce qui brille. Bon, voilà, sauf que les hommes politiques, haineux à l'idée de perdre leur "POSTE", sont de vagues et ternes chefs de bande sans honneur et sans scrupules, maintenus par des mendiants sans cesse plus nombreux, pour le "poste" à la Mairie, au Conseil Général, sans cesse décidés à travailler le moins possible pour se lover dans les draps rouges du Code du Travail et bénéficier de droits acquis, surtout quand ils sont exorbitants, des patrons rompus à l'exercice de souplesse fiscale car on ne contribue pas à un pays qui ne cherche qu'à ruser, avec le fisc pour bâton de majesté.

S'ajoutent les forgeries humanitaires, l'illusion de la générosité envers les réfugiés qui n'en finissent plus de nous reprocher de ne pas être en guerre et inondent l'Europe d'une main-d'oeuvre sans avenir, sans savoir faire et sans rien à elle que nos subsides.

La magnification de l'Islam qui n'a jamais eu de prix Nobel (6 quand même, je crois) qui n'a aucune technique, aucune littérature, seulement de la religion, de la religion, encore de la religion, jusqu'à la nausée et qui gère notre Education nationale. Faut-il espérer dans le pronostic de Gilles Kepel de sa fusion dans une démocratie intelligente ? On aimerait y croire, mais, pour l'instant, nous n'avons que des représentants ambigus. Ceux qui ne sont jamais venus en Europe que par la violence y sont accueillis en amis, en maîtres bientôt.

Point n'est besoin de souhaiter le retour d'une monarchie, rêve vain, à ranger aux accessoires détériorés ; l'essentiel est de voir ce pays s'enfoncer et de parier sur son futur conquérant.
La haine en France, c'est la haine des Français contre eux-mêmes.
Vae victis.

Marc GHINSBERG

Il y aurait beaucoup à dire sur votre billet tant il comporte d’inexactitudes voire de contre-vérités de mon point de vue, à commencer par cette idéalisation de la monarchie britannique. Sans remonter à l’exécution de Marie Stuart, on se rappellera l’enfer que vécut Diana à la cour ou la réprobation unanime provoquée par les frasques sinistres de certains membres de la famille royale.
Il faut avoir la mémoire courte pour dire à propos de de Gaulle « il est clair que le fondateur de la Ve République a été le seul, grâce à son passé de résistance, à être accepté à peu près comme une incarnation plausible de la totalité de la communauté nationale » alors que l’OAS avait mis sa tête à prix et a failli l’exécuter, qu’en 1968 les étudiants et les ouvriers défilaient en scandant : « Dix ans ça suffit !» et qu’il fut congédié sur un référendum dont personne ne se souciait de la question posée !
Il faut être oublieux de l’histoire pour écrire que « les présidents de la République, avec une dégradation nette au fil de notre Histoire... », oublié Jules Grévy et le scandale des décorations, oublié Félix Faure dont on disait : « Il voulait être César, il ne fut que Pompée » (allusion aux circonstances de son décès), oublié Paul Deschanel en pyjama, tombant de son train. Ou encore laisser entendre que le brave Président Coty suscitait l’estime générale.
Vous regrettez la devise de la République Française : Liberté, Egalité, Fraternité au motif que liberté et égalité seraient antinomiques. C’est précisément l’honneur de la République de vouloir concilier ces termes, en militant pour la liberté réelle, nécessaire pour que chacun puisse s’épanouir, celle qui consiste à maîtriser les multiples déterministes qui pèsent sur nos vies et non pas pour la pseudo-liberté qui impose la violence du fort au faible : le renard libre dans le poulailler libre. En œuvrant pour établir l’égalité des chances qui permet à chacun quelles que soient ses origines de faire prospérer ses talents. En prônant la fraternité pour permettre à tous, même à ceux qui ont peu reçu de l’hérédité, de l’héritage ou des cieux la possibilité d’une vie digne.
Oui tout cela est difficile à réaliser. Souffrez que d’aucun n’y renonce.
Quant à mettre tous les maux qui frappent la vie politique française sur le compte de l’élection du président de la République au suffrage universel comme c’est actuellement la mode, voir "Poison présidentiel" de Ghislaine Ottenheimer, c’est une plaisanterie de garçon de bains. S’il est bien un héritage du Général que l’on se doit de conserver, c’est bien ce qui a trait à nos institutions. Longtemps la France fut un pays ingouvernable du fait de ses multiples divisions dues à son histoire. De Gaulle a sorti la France du régime des partis et de toutes les turpitudes qui en découlaient, de grâce n’y retournons pas.
Que ceux qui pensent que c’était mieux avant arrêtent de lire l’histoire avec des lunettes roses.

Jean-Paul Ledun

En France, il nous faut douze morts pour "faire" l'union.
Les Anglais n'ont besoin que d'une naissance...
Cherchez l’erreur M. le philosophe brésilien (puni à vie par Sarko).

Lucile

J'ai eu récemment à la maison deux amies anglaises pendant quelques jours. Elles m'ont déclaré que ce n'était pas la peine de les emmener partout ni de faire du tourisme, tout ce qu'elles voulaient c'était se retrouver et bavarder. "Small-talk". Un vrai bonheur, je retrouve à chaque fois avec délice leur imbattable "sense of fun" et leur bonne humeur qui n'a rien à voir avec un manque de profondeur ou de lucidité, mais qui est un parti pris pour ainsi dire éthique. Soit dit en passant, elles ont aperçu Manuel Valls à la télévision, c'était sa période colérique, elles m'ont demandé s'il était fou, j'ai dit "non, c'est notre Premier ministre", "il se prend très au sérieux", "ah bon ça se voit", et puis on a parlé d'autre chose.

J'éprouve le même choc de civilisation avec les petites Américaines que je reçois chaque été. Mes deux petites-filles américaines arrivent chacune nantie d'une amie de leur âge, et je suis frappée de leur enthousiasme. Tout les enchante, un repas de pâtes en Italie sur le bord de l'autoroute (en route pour Venise), Paris, la plage, la France en général qu'elles trouvent si jolie. Elles râlent, elles se disputent, elles manquent parfois de manières, mais elles ne dénigrent pas, et elles sont sans ironie, ce qui ne les empêche pas d'avoir un sens aiguisé de la drôlerie et des idées parfois biscornues.

Plutôt que de haine, je parlerais d'amertume chez les Français ; nombre de personnes détenant un brin d'autorité développent un esprit d'inquisition exacerbé assorti d'une tendance administrative et punitive. C'est cela qui rend les gens méfiants. Les Anglais et les Américains ont une théorie, c'est que nos élites nous ont souvent trahis. Le pouvoir royal absolu a été remplacé par un pouvoir républicain tenté par l'absolutisme.

Il suffit de regarder de temps en temps un épisode de "Chers Voisins" pour être effaré que l'on puisse nous faire trouver amusantes tant de méchanceté gratuite, tant de tricherie, tant de muflerie. Mais que de gentillesse aussi parfois chez certaines personnes, dans tous les milieux, quelle délicatesse dans l'accueil ! Les Français polis et amicaux sont merveilleux. Leur savoir-vivre rend la France bien douce à ceux qui ont la chance d'en bénéficier.

Alex paulista

Gérard B. m'a devancé : la plus récente communion française est celle des manifestations après le 7 janvier.
Cela vaut bien l'émotion devant un poupon royal !

Michelle D-LEROY

Trop bien !

Notre beau pays devient chaque jour un peu plus triste avec une ambiance glauque et délétère.
Ce magnifique pays avec sa diversité de paysages, ses traditions et sa gastronomie, une Histoire riche avec ses grands hommes et la patrie des droits de l'homme... qu'est-il en train de devenir ? entre polémiques stériles et politiques qui ne correspondent plus aux réalités. Certes de tous temps il y a eu des luttes et des dissensions entre gens de pouvoir, cela n'est pas nouveau. Au moins ils ne s'entre-tuent plus qu'en paroles, c'est déjà cela.
Mais ce ne sont pas juste ces querelles au sein des partis qui rendent les choses sordides, l'horizon gris et flou, c'est un ensemble de choses, indéfinissable et déstabilisant.

Bien sûr les dirigeants actuels et le Président profitent du "diviser pour mieux régner" et donc au lieu de rassembler, ils divisent par des prises de position et par des leçons à l'égard du peuple, des leçons qui plombent encore plus l'atmosphère.

Les Anglais mais aussi les monarchies voisines, avec pourtant des problèmes économiques et sociétaux similaires, ont des événements heureux qui les rassemblent et leur laissent une part de rêve. Même si nous autres Français trouvons cela désuet ou suranné, c'est une réalité. Nous n'avons même pas une première dame qui nous ferait rêver, puisque de Dame en Dame nous ne voyons rien.

Frank THOMAS

La IVye République a été vilipendée par de Gaulle et ses partisans à cause de son instabilité politique et de sa prétendue impuissance.
Quand on considère pourtant les défis intérieurs et coloniaux que ce régime a dû affronter après le désastre de la défaite et de Vichy, quand on se souvient du rôle que les gaullistes eux-mêmes ont joué dans le renversement de nombre de gouvernements de l'époque, on est un peu plus circonspect sur leur sincérité et sur la véracité de leurs affirmations.
Le coup d'Etat du 13 mai 58 a débouché sur une nouvelle République.
Celle-ci, entre 58 et 62, taillée, comme vous le dites, à la mesure du personnage de Gaulle conciliait encore les avantages d'un régime plus stable avec les acquis démocratiques de la République parlementaire.
Hélas la révision constitutionnelle de 1962 et l'élection du président de la République au suffrage universel a tout détraqué.
D'un coup la France, jusque-là accoutumée aux compromis politiques et à la modération qui en est la conséquence, dut choisir au second tour un camp contre un autre, la division étant consommée et irréparable durant les 7 années qui suivaient.
On vit, chose inouïe et grotesque, des gens que tout rapprochait (je pense notamment aux radicaux) irrémédiablement déchirés par une frontière absurde, sauf au Sénat. Sans doute faut-il chercher là l'hostilité de de Gaulle à l'endroit de la Haute Assemblée, et celle de Monerville, en retour.
Désormais, entre ceux qui au second tour de la présidentielle avaient choisi X et ceux qui s'étaient rangés derrière Y, la guerre de tranchées commença : elle continue plus d'un demi-siècle plus tard !
L'esprit de parti, le manichéisme politique, si directement opposés au sens de la nuance et à l'intelligence des Français, brisa tragiquement l'unité nationale, et les présidents de plus en plus médiocres qui se succédèrent ne parvinrent plus jamais à recoudre le tissu déchiré en 62.
Hélas le repli des camps politiques sur eux-mêmes et l'organisation de "primaires" partisanes sont en train d'approfondir encore plus gravement la coupure entre les Français.
Alors, oui, dans ces conditions, une institution fédératrice comme la couronne britannique est un ciment dont, peut-être, notre démocratie pourrait avoir besoin.
Après tout, c'était le projet des Mirabeau et des La Fayette.

Robert Marchenoir

Le socialisme, c'est la lutte de tous contre tous.

Pourquoi les Britanniques respectent-ils, pour la plupart, leur monarchie, alors que les Français méprisent leurs dirigeants ? La réponse dans ces quelques images, plus parlantes que n'importe quel discours :

La reine Elizabeth en 1947 :

http://bit.ly/1OHVz8O

Margaret Thatcher en 1976 :

http://bit.ly/1EtVBt3

Le prince Harry en 2008 :

http://bit.ly/1QO1ibR

Le maire de Londres en 2015 :

http://bit.ly/15vLcQm

François Hollande en 2012 :

http://bit.ly/1HTYndq

Gérard B.

Si l'on résume, vous n'êtes pas Charlie mais résolument Charlotte...

Franck Boizard

Ce texte date de 2005, il n'a pas pris une ride :

http://fboizard.blogspot.fr/2005/12/en-lisant-commentaire-pourquoi-les.html

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