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21 juillet 2015

Commentaires

tilto

Moi, Philippe Bilger, pour être franc (profitez-en, chez moi ce n'est jamais garanti), je vous dirai que...

Tortuga

Les anciens dopés sont particulièrement qualifiés pour parler du dopage. Il semblerait au contraire étrange d'interroger sur le sujet un sportif n'y connaissant rien.

Concernant le cyclisme, il existe une suspicion particulière, car, tout simplement, beaucoup ne croient pas qu'il soit possible de terminer le Tour de France sans dopage tant les épreuves paraissent difficiles, voire infaisables.

Raphael

Un ami a couru quelques années dans la catégorie élite, antichambre des pro. L'équipe dans laquelle il évoluait avait proposé au père de mon ami une prise en charge de ce dernier par un médecin du sport, soi-disant réputé en la matière, et basé sur Bordeaux. Quelques années plus tard, ce "médecin" sera lourdement condamné et radié de l'ordre des médecins. Il était au centre d'un vaste système de dopage. Un grand nombre de champions étaient passés entre ses mains. Ceci n'est qu'une anecdote, mais prouve s’il en fallait encore la preuve, que le dopage, véritable institution, est généralisé dans le vélo professionnel. Il est également très répandu dans les courses amateurs. Le vélo est le sport qui demande le plus d'énergie sur la plus longue durée. C'est le plus fort qui gagne. Les vitesses moyennes (notamment en montagne) sont surhumaines et qui plus est renouvelées quasi quotidiennement. Elles ne peuvent être atteintes sans un dopage préalable mené sur le long terme. A ce titre, il a été mis au point une échelle relative à l’effort maximum qu’un être humain peut développer (mesurée en watts je crois), notamment lors d’une course cycliste. Au-delà d’une certaine énergie, on peut avoir des doutes très sérieux quant à l’aspect « naturel » de la performance.
Les coureurs qui ne se dopent pas n'ont aucune chance et ceux qui refusent sont très mal vus, pour ne pas dire grillés. Les coureurs sont dopés à l'insu de leur plein gré. Cette phrase prononcée par Richard Virenque a fait beaucoup rire, mais elle est en grande partie vraie : les traitements sont injectés par seringues pour la plupart et les sportifs en ignorent le contenu (présenté comme étant des vitamines, cela peut effectivement être le cas, mais bien souvent il y a autre chose). Certains refuseront d’aller plus loin et de tenter une carrière professionnelle parce qu’ils détestent… les piqûres.
C’est la loi du silence qui prévaut et celui qui ose dénoncer le système met sa vie en danger (poussettes par les autres coureurs dans les virages ou les ravins). Les réseaux de trafic de drogue et de trafic de produits dopants sont les mêmes et les connexions multiples. Tout le monde le sait, à commencer par le journal L'Equipe qui ne s’était pourtant pas gêné pour accabler Virenque… alors que ce même journal est sociétaire de la société du Tour du France.
L’idée que le dopage généralisé ne changerait rien dans le classement est une idée fausse depuis une bonne dizaine d’années. Aujourd’hui, le développement du dopage est tel qu’il permet de transformer n’importe quel sportif, même moyen, voire médiocre, en surhomme.
Les fédérations sportives en général sont pyramidales, les sportifs n’ont pas voix au chapitre et leur santé est mise à rude épreuve (déjà par les excès sportifs hautement préjudiciables pour la santé et cancérigènes en soi auxquels s’ajoute le dopage aux conséquences désastreuses à plus ou moins long terme).
Une ancienne gloire du cyclisme de la fin des années 70, début des années 80, ne se gênait pas il y a encore peu, pour dire lors de banquets entre sportifs et anciens coureurs, qu’il faisait partie de ceux qui s’en étaient le plus envoyé.

Les services fiscaux, la police et la justice seraient bien inspirés de s'intéresser davantage à l'origine des revenus gagnés par certains médecins du sport officiant dans les grandes équipes pro du vélo, notamment.

finch

@ gone with the bling & citizen kane

Je suis d'accord avec vous pour constater que le Tour de France est une formidable vitrine pour la promotion touristique de notre pays. C'est tant mieux.

@ gone with the bling

Vous avez bien fait de parler de Jordan Spieth et de Saint-Andrews. Ce qu'a failli réussir ce jeune Américain en Ecosse est inouï. Effectivement, après avoir gagné cette année le Masters (facilement, à Augusta) puis l'U.S. Open (plus difficilement), il était en lice pour gagner le British, et s'aligner sur les traces de la légende Ben Hogan.

Saint-Andrews et son parcours links bord de mer mythique, l'Old Course constitué d'une enfilade d'immenses greens communs à deux trous (l'un sur l'aller, l'autre sur le retour), parsemé d'innombrables bunkers de poche/trous d'obus, a vu se dérouler des exploits mémorables : la victoire en 1970 de Jack Nicklaus sur Doug Sanders sur un putt raté de moins d'un mètre de ce dernier, l'explosion en 1984 de Tom Watson sur le 17ème trou ("the road hole") obligé de concéder - acculé contre un mur - un bogey tandis que dans la partie d'avant, Severiano Ballesteros (disparu tragiquement d'un cancer du cerveau en 2011) signait un birdie, obligeant Watson à l'impossible exploit de réaliser un eagle sur le trou n° 18, par 4 (les connaisseurs apprécieront). Ce qu'il ne fit pas. Le bunker piège du même trou n° 17 vit l'agonie de l'Américain David Duval et d'un anonyme asiatique. La ville de Saint-Andrews dépositaire des règles du golf, entièrement dédiée dans ses échoppes à ce sport, recèle les ruines d'une vieille cathédrale parsemée de tombes et fantômes, ainsi qu'une université ancestrale.

Pour revenir à Jordan Spieth : il a raté l'exploit de peu, comme vous l'avez dit car il a terminé un coup derrière les coleaders partis en play off. En effet, dans sa carte du dimanche 19 juillet 2015, il a commis un double bogey sur le par 3 juste avant le virage du retour, puis un bogey sur le fameux road hole [qui a sa chaîne de télévision dédiée, c'est dire ! ] décidément funeste aux ambitions. Enfin cette édition 2015 était particulière et émouvante car elle rendait hommage au grand champion américain Tom Watson qui exprimait là ses adieux à cette compétition. Cet honorable gentleman senior a gardé très longtemps son swing puisqu'en 2009, à presque 60 ans (!), il avait failli gagner le British (son échec ne se concrétisant que sur l'ultime trou). Quant à Tiger Woods, le "DSK" de la balle à alvéoles, il est passé à la trappe en n'accomplissant même pas le cut. Il a perdu son swing et ses illusions avec ses frasques. En ce qui concerne les Français, engagés à cinq cette année pour la première fois : les quatre pros ont sombré corps et âme en ne franchissant pas le cut, tandis que l'amateur se baladait tranquillement, serein les deux premiers jours, pour décliner ensuite dans les profondeurs du classement à l'occasion des deux derniers tours. Parmi les pros français éjectés, il y avait le très décevant - cette année - Victor Dubuisson (surnommé "dubush" par les Anglo-Saxons pour son patronyme et sa propension à effectuer d'incroyables "recoveries" depuis les cactus), qui après avoir brillé majestueusement à la dernière Ryder Cup (en ramenant pas moins de trois points et demi sur quatre pour le compte de l'Europe qui a écrasé les Américains), n'est plus capable, depuis bientôt un an, de franchir les cuts dans les tournois majeurs. La honte et la déchéance… Il faudrait - peut-être, entre autres… - qu'il perde quelques kilos en s'alimentant mieux.

Quel est le rapport de ce qui précède avec Chris Froome et le dopage dans le cyclisme ? Si l'on se réfère au British Open de golf 2014 et à la récente coupe Davis, on peut retenir, avec tristesse, que, ces derniers temps, les rosbifs ont la fâcheuse tendance à nous infliger la raclée. On en est presque revenu à l'époque des "limeys" dopés aux vitamines à bord des galions antiques longs courriers. Trafalgar s'en souvient sans doute.

Enfin, on ne peut conclure cette incartade sur le golf sans rendre hommage à André-Jean Lafaurie, le pape de l'histoire du golf, disparu récemment.

caroff

@Michelle D-LEROY
"Par exemple "C dans l'air" a pour habitude de traiter de l'actualité parfois brûlante, eh bien depuis deux jours, des sujets sans intérêt particulier sont traités, comme le retour d'un DSK usé jusqu'à la corde mais le malaise agricole, que nenni, rien"

Oh que oui, je pense de plus en plus, sans y voir néanmoins un complot, que les émissions du service public (?) évitent les sujets qui pourraient gratter, irriter, inciter à réfléchir...
Et quand ils s'en présentent, ce sont toujours les mêmes habitués du "bistrot" qui palabrent à longueur de temps en enfilant des perles peu raffinées : Barbier, Thréard, Cayrol qui traitent de domaines qu'ils ne maîtrisent visiblement pas... mais qui "soporifisent" le téléspectateur !!
Vive internet décidément !!

Giuseppe

DSK, non non, ce n'est pas un coureur du Tour, hier j'ai manqué sauter au plafond : un groupe de journalistes de discuter de ses dernières paroles, en complète contradiction avec ce qu'il disait au FMI.

Mais quand donc les médias vont-ils nous sortir des roues ce piètre leader qui ne sait plus à quelle équipe il appartient ?
Petite échappée du peloton, mais cela m'a tellement agacé qu'il y ait encore des personnages pour commenter ses paroles, comme s'il pouvait encore être le messie, pardon, maillot jaune pour la France.

Allez, Paris n'est pas loin, le Mont Ventoux se profile à l'horizon, C. Froome ne déçoit pas, imperturbable jusqu'au bout.

Giuseppe

Gégé aura survécu à Charles Biétry qui l'avait écarté, Jean-René Godart et son "vilain Tour" comme le titre L'Equipe en ligne. Et pourtant il était dans les bagages du second.

Eh oui y compris le dernier n'aura pas survécu à notre Zampano du sport, trop fort sans doute et ceux qui devaient le penser gentil en sont pour leur frais. Ahhhhh le bivouac du Dakar, qui n'a pas rêvé d'y aller avec l'écharpe du baroudeur des sables, et le Tour avec le tee-shirt qui fleure bon l'effort devant le micro... Un mesquin comme moi sans doute, dans le fond je n'avais rien à y faire, sans doute pas assez cruel.

Achille

@ Savonarole | 23 juillet 2015 à 09:18

Ce n'est pas tant le fait que cet intervenant (dont je ne me souviens pas avoir lu le moindre commentaire depuis que je viens sur ce blog) menace de quitter ce blog qui pose problème. En fait ici tout le monde s'en fiche comme de sa première layette. Mais plutôt cette façon péremptoire d'imposer les thèmes à débattre.
Sur les réseaux sociaux on appelle ça un troll.

Jabiru

@Achille

Ce qui va être intéressant est de savoir jusqu'où "Yra Julo" dans son délire !

Michelle D-LEROY

@ Christian C

J'avoue que je préférerais de vrais arguments à votre irrespect.

Malheureusement je n'y peux rien, le ras-le-bol des Français est à son comble. Le Président s'est investi dans la crise grecque alors que le feu couve chez lui et au lieu de rester modeste, il s'en fait la gorge chaude. Forcément ceux qui sont au bout du rouleau le prennent mal.
Les députés débattent d'une nouvelle loi sur les étrangers coûteuse et qui va encore faire l'effet d'une pompe aspirante. Tandis que nous avons un grave problème identitaire, on a l'impression qu'on cherche à l'amplifier comme un pied de nez à ceux qui voient bien la gravité du problème et osent le dire.
Pendant que les Français apprennent que les pays étrangers doivent 120 millions à la France de frais de santé, l'Assemblée nationale vote une plus grande ouverture aux soins aux étrangers. Pendant que l'hôpital se délite et que les personnels de santé sont à cran, Mme la Ministre se préoccupe du design du paquet de cigarettes.
Ce dernier exemple est exactement la représentation de l'ensemble de la marche actuelle de cette gouvernance : s'occuper de broutilles pour jeter de la poudre aux yeux pendant que le fonds périclite. Hélas pour eux les Français ne sont pas dupes.

Je n'y peux rien, c'est ainsi. La réalité rattrape l'entourloupe.
La seule excuse de ces élus en place aujourd'hui, c'est qu'ils héritent en partie du résultat de quarante ans de gestion idéaliste dispendieuse et désastreuse... Mais depuis trois ans, au lieu d'essayer de redresser la situation, ils précipitent les choses par leur idéologie indécrottable. Au lieu de réfléchir à des alternatives à une mondialisation insensée, ils précipitent leur pays vers une catastrophe au nom de l'universalisme et de la globalisation, forcément il existe des pistes pour calmer cette folie mondialiste. A chacun son métier, la politique en est un.

Même si cela est difficile à admettre, c'est la réalité, même si c'est trop dur pour vous.
Et la presse amplifie les choses en les cachant... ce que l'opinion constate et cela a un effet désastreux. Par exemple "C dans l'air" a pour habitude de traiter de l'actualité parfois brûlante, eh bien depuis deux jours, des sujets sans intérêt particulier sont traités, comme le retour d'un DSK usé jusqu'à la corde mais le malaise agricole, que nenni, rien ; ce mépris ne passe pas inaperçu. Les "paysans", définis comme des rustres par certains, sont aujourd'hui bien souvent tout aussi diplômés que leurs homologues citadins et cela associé à leur bon sens séculaire, ils constatent.

sylvain @ Yrajulo

Athée ? Ben c'est aussi de l'intégrisme laïcard chez certains, l'athéisme. Leur parano : "le retour de la Bête immonde, la résurgence du nazisme, la déchristianisation de l'humanité" et d'autres lubies selon leur humeur du moment choisi et le catalogue du bon résistant à toutes ces horreurs qui nous guettent.
Bonne tonte de nonnes à la libération cher Yrajulo !

Giuseppe

Pour compléter le portrait supposé du "vrai faux gentil", croyez-vous sincèrement que l'on puisse durer autant à un poste si envié : être payé grassement pour commenter des événements sportifs, voyager au frais de la princesse à travers le monde ? la lutte doit être au couteau.

Je serais le premier à le faire gratuitement, boutade sans doute, mais ils ont été nombreux à se morfondre et à ronger leur frein. Ne vous y trompez pas on ne dure pas si on est un vrai gentil. Ce milieu est cruel, combien de jeunes aspirants journalistes sportifs doivent se morfondre. Regardez tous ceux qui ont disparu alors qu'ils avaient été recrutés par la chaîne publique.

Si un certain petit marquis de l'Elysée faisait venir un limpiabotas (j'aime la consonance du mot), ceux qui ont voyagé reconnaîtront le son, lui, Gégé comme ils disent, se déplace toujours avec sa brosse à reluire, gentil je ne suis pas sûr, servile j'en suis certain.

Je crois me souvenir qu'il avait fait un peu de placard en tant que présentateur de journal télévisé, le but non avoué était qu'il parte, mais il a su naviguer, lui est un pilote hauturier des mers.

@ Yrajulo

Sainte-Marie, les bras m'en tombent ! Interpeller les gens avec les trop fumeux arguments "mon papa etc. Mon grand-père etc.", diantre ! Surtout quand il y a opposition de vue, heureusement que vous n'êtes pas juriste ou plutôt avez failli, sinon ce serait la réouverture de Guantanamo aussi sec. Ressaisissez-vous, parlez-nous du pédalier ovoïde de C. Froome, peut-être votre pédalée sera-t-elle plus souple.

Savonarole

@ Catherine JACOB

Édifiant. Ces censeurs incompétents sont de surcroît des sycophantes, la fonction publique en est saturée, voir l'exemple d'Olivier Py, qui lui au théâtre, enquille les bides avec nos impôts. Il se croit obligé de fustiger Marine Le Pen pour faire reconduire son budget annuel.

Savonarole

@ breizmabro

En effet, on ne compte plus ici le nombre d"athées" tombés du bénitier.

breizmabro

@ Achille | 23 juillet 2015 à 08:08

Et toc ! Bien dit.

Si à chaque fois que l'on n'est pas d'accord avec M. Bilger, et réciproquement, on boycottait, ou il nous chassait, de son blog, ce serait la mort, cette fois, de la liberté d'expression.

Yrajulos ne peut faire avancer ses idées, derrière un anonymat protecteur, au moyen d'injonctions. En procédant de la sorte non seulement il nous dévoile son intolérance mais son argumentation de défense, en convoquant "la résurgence du nazisme dans ce qu'il a eu de pire", est particulièrement choquante lorsque l'on sait ce qu'a fait le nazi Josef Mengele sur des hommes, femmes et enfants qui n'étaient pas dans un état végétatif...

hameau dans les nuages

@Achille | 23 juillet 2015 à 08:08

Pour en rester sur le fond du problème évoqué et sur la vie en général, savez-vous que maintenant les foetus de 12 semaines, les moins abîmés possible, sont l'objet d'un commerce ? Il existe même une grille des prix suivant l'état.

Vous trouvez ça exaltant ?

https://www.youtube.com/watch?v=MjCs_gvImyw

Une vieille dame indigne comptable de chair humaine ?

Que Monsieur Bilger ne prenne pas ombrage des propos de Yrajulo. Son chantage, si chantage il y a, a bien peu d'importance devant les crimes que l'on commet.

L'anthropomorphisme nous fait préférer les chiens.

http://www.24matins.fr/etats-unis-deux-chiens-sauves-de-leuthanasie-grace-a-une-photo-211728

Catherine JACOB@Savonarole

@Savonarole | 22 juillet 2015 à 23:45

Je viens de lire l'article de Claire Fleury sur lequel ouvre le lien hypertexte que vous avez posté.

Effectivement !! ça m'a rappelé une anecdote.
Ayant réussi à décrocher, à défaut d'un rendez-vous avec le ministre de la Culture de l'époque lui-même, personnage auquel on doit en 1985, la création de l'agrégation de langue et culture japonaises, un rendez-vous avec l'un de ses conseillers, député au parlement européen et qui donc connaissait bien Strasbourg et sa vie culturelle, j'ai commencé par poireauter, comme on dit familièrement, un temps suffisamment long dans un couloir du ministère de la rue de Valois, pour finir, pour tromper mon stress, par sortir de mon sac une pelote de laine, des aiguilles et le cache-nez dont j'avais commencé la confection dans le train, et me suis mise à tricoter.
La personne japonaise qui m'accompagnait m'a fait cette réflexion : "Décidément, qui à part KATORINU_SAN (= mon prénom prononcé à la mode japonaise), peut avoir l'idée de se mettre à tricoter dans le couloir d'un ministère." A suivi un commentaire sur mon moche cache-nez etc.

Bref, j'ai fini par être reçue par le personnage.
A peine avais-je eu le temps de lui exposer la situation de la première institution culturelle franco-japonaise de Strasbourg, création d'une association loi 1901 Alsace-Moselle dont les membres fondateurs sont responsables de leurs activités sur leurs biens propres...!! et dont le bureau comptait des membres japonais qui résidaient hors de France, ce qui, à l'époque n'était pas si commun, situation à laquelle il paraissait prêter une oreille favorable, qu'il recevait, curieux hasard, un appel téléphonique destiné à lui rappeler un projet de création de centre franco-japonais, par tel et tel ayant le soutien de tel et tel et bla bla bla et bla bla bla.
A quoi, je l'entends encore, il a répondu : "Peut-être, mais il existe celui-là." Autrement dit, le nôtre représentait une création existante qui recherchait simplement un soutien significatif mais éphémère le temps d'être complétement autosuffisant et, manifestement, le projet en question se voulait, hors de toute responsabilité personnelle, une création 100% cadeau de l’État, mais, avec quels illustres participations et soutiens.

J'ai donc été avertie que nous gênions 'des gens' mais nous avons néanmoins obtenu une promesse écrite d'un montant intéressant de subventions pour des postes de dépenses pas encore engagées.
J'ai également eu droit oralement à cette remarque : "Vu, les 100 millions de dettes dont telle association théâtrale a obtenu le remboursement à sa place !"
Sur ces bonnes paroles, et ce bon écrit où fut apposée une signature prestigieuse, les dépenses prévues ont été engagées pour finir par devoir être assumées par les membres fondateurs eux-mêmes de leur propre petite poche, y compris la mienne bien sûr, qui n'était déjà pas bien pleine...!
Pourquoi, eh bien parce qu'entre la promesse et sa concrétisation s'est écoulé un temps suffisant au projet d'un soit-disant 'vrai' centre que feraient tourner des gens qui l'auraient mérité par leurs insignes compétences, pour faire valoir que des activités culturelles qui visaient à être autosuffisantes, ne pouvaient être que 'commerciales'. Crime, à l'époque, de lèse socialo-communisme. Sans compter que des gens qui sont en autosuffisance sont plus libres...!!

De nos jours où les organismes sont plutôt invités à ne pas compter d'abord sur un financement d'argent public mais avant tout sur la viabilité du projet, on aurait plutôt tendance à dire 'responsables'.

Voilà ! J'en ai subi personnellement longtemps les conséquences, mes relations familiales également, et encore maintenant.
En contrepartie, j'ai acquis un sixième sens qui me dit : "Attention, danger." Ce qui ne veut pas dire que je l'écoute toujours, malheureusement pour moi. Mais, bon.

Vous pouvez dès lors imaginer avec quel intérêt j'ai pu lire l'article du Monde signé de C. Fleury que vous nous avez indiqué.

Yrajulo

@Achille

Sachez que je ne risque pas d'être intégriste, étant athée, rigoureusement athée. Essayer de décrédibiliser son adversaire en le diffamant, comme vous le faites, n'est pas un argument, ce n'est que l'aveu de l'inconsistance des siens. D'ailleurs, puisqu'on parle "curaille", il y a dans le clergé autant de lâches qui se taisent et de courageux qui clament leur juste indignation (les évêques de la région Rhône-Alpes), qu'il y en a dans la magistrature (les juges "dissidents" de la CEDH qui ont hurlé contre l'arrêt assassin de celle-ci), qu'il y en a dans le corps médical, il suffit d'écouter autour de soi, comme dans les sommités médicales du pays, le clivage qu'il y a entre les partisans du meurtre de VL et ceux qui moralement au moins s'y opposent farouchement.
Odieux je suis ? Mais je vous remercie du compliment. Mes parents, mes grand-parents ont combattu le nazisme les armes à la main quand tant d'autres se compromettaient avec lui, et moi aujourd'hui, je suis pire qu'odieux, je suis combatif, sans pitié, face au nazisme résurgent.

Savonarole

@Achille

Doux Jésus ! On risque de perdre Yrajulo ?
C'est la fuite des cerveaux musclés, la chute de l'empire romain, la destruction de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, on ne s'en relèvera pas !

sylvain@Yrajulo

Cher Yrajulo,

Continuez à vouloir partir tout en restant quand même pour nous dire que vous allez partir, je connais quelqu'un atteint de ce syndrome : Snoopy ! Il est vrai qu'il nous manque beaucoup ce gentil toutou depuis qu'il est revenu nous dire qu'en définitive il ne partirait pas du toit de sa niche qui est si confortable et bonne même pour des goujats.

Achille

@ Yrajulo | 23 juillet 2015 à 06:36

Ce qui est excessif est dérisoire et le chantage que vous faites à Philippe Bilger en le menaçant de quitter son blog s'il ne défend pas vos théories intégristes est tout simplement odieux.
Le propriétaire de ce blog est libre des thèmes de ses billets.

Si vous voulez défendre votre conception de la fin de vie, au demeurant fort discutable, vous pouvez toujours créer un blog dans lequel vous pourrez donner libre cours à vos propos d'exalté.

Yrajulo

Le dopage on s'en fiche après tout. Personne n'est obligé de s'intéresser au Tour de France sans quoi le dopage n'existerait pas. Il y a beaucoup plus grave dans l'actualité d'aujourd'hui. Aujourd'hui on va nous annoncer l'assassinat légal de Vincent Lambert. Ce n'est pas seulement un crime contre une personne, mais c'est également un crime contre l'humanité car des milliers de personnes dans la même situation vont suivre. Ce n'est même pas un "retour à la barbarie", car humainement la barbarie n'a jamais existé à l'origine de l'humanité, mais la résurgence du nazisme dans ce qu'il a eu de pire : la prétention à décider, à justifier que d'autres vies ne méritent pas d'être vécues et se croire en droit d'y mettre un terme. En violation flagrante de milliers d'années de construction des règles morales qui ont fait notre civilisation, à commencer par le serment d'Hippocrate. Où êtes-vous, cher Monsieur Bilger en qui nous avons reconnu jusqu'à ce jour une certaine conscience morale ? On ne vous entend pas. Que dites-vous ?
Je suis intervenu de nombreuses fois sur votre blog et vous en remercie. Vous m'avez même remercié un jour d'un mail personnel (que j'ai gardé) pour avoir pris votre défense alors que vous étiez injustement attaqué par la "bien-pensance". Mais là, cher Monsieur l'ancien magistrat, que j'ai failli être un jour, si vous ne dites rien, si vous ne joignez pas clairement votre voix à celles trop peu nombreuses qui s'élèvent dans notre pays contre ce crime abominable annoncé, alors je ne vous reconnais plus, je ne vous connais plus, et je fermerai définitivement l'accès à votre blog.
Très cordialement.

citizen kane

@gone with the bling

Et je dirai même plus : heureusement que depuis quelques éditions, lors de l'ultime étape, les organisateurs ont fait suivre au tracé du Tour le tour de l'Arc de Triomphe (alors qu'auparavant l'itinéraire empruntait ridiculement une épingle à cheveu, un peu avant le sommet de l'avenue des Champs-Élysées), car sinon, pour le coup, on ne reconnaissait plus Paris dans sa plénitude. Yves Mourousi aurait dû imposer cela dès la première fois, l'année où - sur son initiative, parmi d'autres - le finish de la grande boucle fut définitivement décidé sur les Champs, comme une forme de parade majestueuse, bouquet final, terme d'un long périple.

L'arrivée du Tour 1989 sur les Champs n'était pas une épreuve en ligne mais un contre-la-montre individuel historique de 25 km partant de Versailles, qui s'est joué à huit secondes près et a vu feu Laurent Fignon se faire chiper la victoire finale par Greg Lemond qui disposait d'un vélo futuriste exploitant au maximum les données de l'aérodynamisme (guidon trafiqué, ayant depuis fait école dans les contre-la-montre, pour rassembler les avant-bras en ligne, en recherche de vitesse pure).

Vous avez oublié de dire que cette dernière étape répétitive annuelle sur les Champs est la plus fantastique vitrine publicitaire pour la capitale mondiale du tourisme.

Sans plaisanter, le tour de l'Arc de Triomphe dans la dernière étape, a sublimé - s'il en était encore besoin - la vision de Paris, car on y découvre, autour du monument majestueux et solennel, sous l'angle des coureurs, le carrefour magique de l'ancienne place de L'Étoile et l'embranchement de ses larges avenues rayonnantes, prestigieuses et luxuriantes.

Giuseppe

@anne-marie marson

Un coureur cycliste gagne des cacahuètes, les meilleurs sont en salaires à des années lumière de leurs homologues footballeurs.

Ceci étant, attendre au bord de la route un passage à toute allure d'une caravane publicitaire ne sert plus à rien, quant aux coureurs même en montagne, à part si vous partez la veille pour faire la fête entre copains, la magie n'opère plus. Le festayre du col est remplacé par le camping-car-tout-équipé-télé-incorporée-qui-ne-quitte-même-plus-son-siège-pliant. Ceux que vous voyez très nombreux, sur le bord, sont arrivés au dernier moment et repartent aussitôt que les routes sont ouvertes, sans s'attarder.

Et pourtant, j'ai attendu E.Merckx en 1969 au Soulor avec quelques valeureux, animations et casse-croûte compris. Ambiance bal populaire le soir dans les villes et villages environnants.

Désormais, sitôt la voiture balai passée sur la ligne d'arrivée, une vraie fourmilière de s'activer, le public dans l'heure qui suit a complètement disparu. Je suis resté longuement à observer ce qui était en fait le nouveau show, l'entreprise de démontage, remontage, transport. Un vrai spectacle.

Même les plus mordus d'entre nous ne se déplacent plus depuis longtemps, la télé a changé la scène de place, et puis il faut reconnaître c'est tellement bien filmé...

Savonarole

@anne-marie marson

Voici le "gentil" Gérard Holtz... il adore la pédale mais aussi la Villa Médicis pour son épouse.

http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20150707.OBS2260/beaux-arts-un-vaudeville-ou-l-on-croise-gayet-holtz-pellerin-et-bien-d-autres.html

Jean-Paul Ledun

@anne-marie marson | 22 juillet 2015 à 15:43
"...quand même toujours des forçats."

Faux ! Un forçat est forcé. Eux, ils sont là par passion.

breizmabro

@Achille | 22 juillet 2015 à 09:50
"Si je suis bien votre raisonnement cela fait plus d'un demi-siècle que les coureurs sont dopés, ce qui les met tous au même niveau lors d'une course, si l'on excepte leur spécialité (sprinter, rouleur, grimpeur)"

Cela fait plus d'un demi-siècle en effet puisque l'on raconte (je fais confiance ;)) que les gladiateurs déjà, ne gladiataient pas qu'à l'eau du puits. Bref vous comprendrez qu'il n'y a que les poètes pour chanter que les grandes douleurs sont muettes*, en réalité ceux qui souffrent ont envie de crier et pour ne pas le faire ils font appel aux petits chimistes.
Ceci dit, comme vous dites, "tant que le public y trouve son compte..."

(*) eux ne parlent que de douleurs psychologiques - mais qui se soignent, aussi, par de petites pilules bleues et/ou roses ;)

Christian C

@Michelle D-LEROY

Faites donc au "gentil" Gérard Holtz une proposition indécente, il l'acceptera et vous ferez avec lui des tas de petits révolutionnaires dopés.

Vous avez tout compris comme d'habitude.

Michelle D-LEROY

Pour le Tour de France, c'est comme en politique, à force d'être surinformés, nous sommes désinformés pour ne pas dire manipulés.

Ce qui est pathétique, c'est de voir les journalistes et présentateurs essayer d'utiliser la méthode Coué dans de nombreux domaines, cachant au maximum des faits divers graves (des commissariats sont attaqués depuis deux semaines) pour ne pas gêner leurs amis politiques, faisant des reportages dithyrambiques sur l'économie avec le "tout va très bien Madame la Marquise" tandis que le mécontentement des gens modestes et moyens est à son comble, et que profession après profession, c'est l'explosion du ras-le-bol. Les taxis, les paysans, les buralistes, d'affreux populistes ? D'autres gardent leur mécontentement mais sont aussi énervés : médecins, notaires, commerçants, artisans et petits patrons...

En ce qui concerne Christopher Froome, ce soir le gentil Gérard Holtz a l'air d'avoir mis tout le monde d'accord. Heureusement nous avons encore des gens gentils, de vrais gentils qui ne cherchent pas à faire le buzz à tout prix.

Trekker

Certes le tour de France est une belle et grande épreuve, en outre ses participants sont de véritables forçats de la route. Mais ce qui me choque, c'est que les médias ne s'intéressent qu'à quelques sports vedettes pratiqués par des professionnels : Tour de France, football, tennis, natation, rugby et grandes courses maritimes.

Nombre de sports pratiqués presque seulement par des amateurs sont aussi exigeants que ceux cités ci-dessus : escrime, voltige aérienne, vol à voile, parachutisme, etc. Certes ils drainent un faible public, ne bénéficient que d'un sponsoring fort réduit voire d'aucun, et sont ignorés des grands médias nationaux ce qui ne contribue guère à la notoriété. Ah j'oubliais le point central, ils sont pratiqués en majorité par des amateurs, les rares pros gagnent en moyenne ~1,5 le smic, et l'argent est loin d'y couler à flot !...

A quand un direct de France 2 ou TF1 à l'occasion du championnat de France ou même mondial quand il se déroule dans notre pays, de voltige aérienne, parachutisme, etc. ?

gone with the bling

Il ne faut jamais oublier d'où on vient dès qu'on se met à parler du dopage dans le Tour de France.

Tout d'abord, cette compétition de vélo est chaque année comme un championnat du monde du cyclisme par son ancienneté (plus de cent éditions, et on n'a pas oublié l'extraordinaire édition du centenaire avec un trajet sur l'Île de Beauté, et deux fois L'Alpe d'Huez à grimper dans la même étape) et par ses caractéristiques. C'est la compétition numéro un du cyclisme, comme un tournoi majeur, sauf que c'est le premier et le seul par son importance et qu'il n'y a rien derrière qui l'approche. C'est dû, bien sûr, à l'extrême beauté des paysages traversés ainsi qu'à l'impressionnant patrimoine culturel de notre pays, où la part non sportive des commentaires confère un atout de charme aux retransmissions télévisées. C'est dû bien sûr aussi au double relief montagneux torturé de la France (Alpes et Pyrénées) qui offre variété et ampleur aux tracés montagneux.

En golf, il y a quatre tournois majeurs dont trois aux États-Unis et un sur les îles britanniques (cette année en Écosse, à la Mecque du golf, Saint Andrews, qui vient de voir la victoire sur le fil d'un Américain, au détriment d'un Sud-Africain et d'un Australien. Elle a enregistré aussi l'échec - de peu - d'un Américain, Jordan Spieth (22 ans), qui tentait - pas moins - de remporter le troisième tournoi majeur de l'année, ce qui ne s'était pas vu depuis le début des années cinquante avec un certain Ben Hogan).

En tennis, la France avec Roland-Garros dispose d'un des quatre tournois majeurs. C'est une chance et un privilège inouïs.

Mais si en tennis, les retransmissions télévisées se contentent de projeter statiquement une arène de combat, le court de tennis, si en golf, le spectacle se limite à la verdure d'un parcours de 18 trous situé dans un bourg donné, il n'en va pas de même pour le Tour de France, qui balaie l'ensemble de notre territoire national (et souvent les pays limitrophes : se souvenir notamment du Tour de France récent ayant débuté par plusieurs étapes sur le sol britannique). C'est une formidable promotion annuelle à l'attention des touristes potentiels de toute la planète pour notre magnifique contrée, étant donné l'immense public mondial (plusieurs millions) scotché devant ces magnifiques images, en sus du spectacle purement sportif des forçats de la route. Là se situe la différence : en tennis et en golf, on ne fait pas ou très peu la promotion du pays hôte de la compétition, en vélo - avec le Tour de France - on est ouvertement dans le prosélytisme touristique tous azimuts.

Donc cessons de geindre, comme à l'accoutumée. Quand on aura un pouvoir politique digne de ce nom et à la hauteur de nos aspirations, tout ira mieux.

En cyclisme, le scandale du dopage aura explosé en 1998, avec un Tour malmené, menacé même de disparition pure et simple en cette année lugubre. On se souvient du "à l'insu de mon plein gré" de Richard Virenque, actuellement consultant cyclisme pour Europe 1, toujours aussi candide dans sa manière de s'exprimer mais qui, lui, s'est abstenu de s'épancher sur le compte de Chris Froome, à l'inverse de Laurent Jalabert, ancien dopé estampillé, le plus mal placé pour donner des leçons, de surcroît sans preuve, juste sur une simple impression d'aisance lors d'une étape. Cédric Vasseur - un inexistant du palmarès - y est allé aussi de son petit couplet acerbe, provoquant une réaction justifiée du mis en cause, qui n'a pas hésité à contester les insultes intolérables non étayées de ces deux journalistes français décidément bien culottés.

"Je suis persuadé qu'il aurait été facile d'engager un ancien coureur, même accompli, mais qui n'aurait pas naturellement risqué d'être mis en porte-à-faux pour le dopage [sous-entendu : Laurent Jalabert]. Un homme ou une femme formellement irréprochables." nous dit Philippe Bilger. Mais il ne faut pas oublier que Jalabert a été privé d'antenne l'année où le scandale le concernant a éclaté.

Après 1998, on a donc eu l'épisode [dévoilé après-coup, un peu à distance] de la dope à la Armstrong de 1999 à 2005, vainqueur d'affilée à sept reprises du Tour, chez un ancien miraculé ayant survécu à la confrontation avec un cancer du testicule métastasé au poumon (!). Le dopage dans le cyclisme a été et demeure un traumatisme horrible pour cette compétition emblématique qu'est le Tour de France. Dès lors, lorsqu'un coureur joue les mobylettes ascensionnelles par forte déclivité, semblant se jouer des lois basiques de la gravité et du fonctionnement élémentaire musculaire et cardio-vasculaire, tandis que - simultanément - la concurrence patine dangereusement à l'occasion du même périple, il est tentant pour tout un chacun (commentateurs de retransmissions télévisées au premier rang) de vouloir évoquer certains moyens illicites pouvant expliquer un tel différentiel de performances (dopage ? vélo truqué ?).

L'inclinaison à déblatérer en vain est dans la nature humaine, mais les procureurs [pour reprendre le mot de Philippe Bilger], ici en l'occurrence les commentateurs qui imprègnent la pensée des téléspectateurs qui boivent leurs paroles, ont un devoir d'exemplarité et de prudence dans la chose dite, comprenant une interdiction tacite de persifler ou bavasser. C'est bien le minimum qu'on attende d'eux en sus d'un supposé professionnalisme neutre et pondéré (et non pas franco-franchouillard jaloux…). Cette modération, cette lucidité, cette sagesse des consultants permettent d'éviter notamment les gestes humiliants et inqualifiables de spectateurs de bords de route à l'encontre de champions étrangers, valeureux dans l'effort, et innocents de tout jusqu'à preuve circonstanciée du contraire.

anne-marie marson

Sur ce blog, je sais que certains sont des fans du Tour de France.
Les cyclistes, je les admire : pas de cellulite, pas de graisse superflue, que des muscles, dus aux heures et aux heures d'entraînement, à traquer le moindre millimètre et la moindre seconde d'amélioration.
Et si certains se dopent, c'est pour pouvoir supporter la vulgarité de certains de leurs supporters, sur le bord de la route.
Les cyclistes je les admire, j'espère qu'ils sont bien payés parce que ce sont quand même toujours des forçats.

Alex paulista

Vous dites qu'il ne faut pas accuser Froome sans preuve puis déclarez juste après que FM serait pédophile, alors qu'il a seulement reconnu avoir eu des relations homosexuelles avec des hommes jeunes.
Vous avez des preuves ? Dans le cas contraire ce serait assez répugnant : imaginez, si cet homme n'a jamais été pédophile, se voir accuser à longueur d'internet par des procureurs du dimanche...

Christian C

@Philippe Bilger

Vous avez raison : la présomption d'innocence de Chris Froome doit rester intangible.

Cela n'empêche nullement de s'interroger sur le laxisme de l'organisateur du tour (ASO), entreprise liée au Parisien et à l'Equipe, très impliqués dans les retombées financières médiatiques du Tour, au même titre que France Télévisions.

Il convient de rappeler qu'en septembre 2008, Marie-Odile Amaury mettait fin aux fonctions de Patrice Clerc, Directeur général d'ASO après huit années de services surtout consacrés à la lutte contre le dopage, notamment en menaçant l'UCI, grande complice de Lance Armstrong, de faire sécession entre le Tour de France et l'organisation de la Fédération mondiale de cyclisme.

Si aujourd'hui Christian Prudhomme se fait l'avocat de Froome face à un public haineux et prompt à s'enflammer, c'est au nom de la préservation des intérêts financiers de son employeur avant toute autre motivation.

Les soupçons soulevés par les commentateurs de France 2 ne portaient pas exclusivement sur le dopage, mais sur les qualités de nervosité en côte du vélo de Froome, dont le démarrage a été admirable dans l'une des premières étapes de montagne : de 19 à 31 km/h en côte en 4 secondes.

Aussi longtemps que l'UCI protègera les grosses équipes avec le soutien d'ASO en évitant les contrôles inopinés du matériel et des coureurs, ce sport prêtera le flanc à la suspicion.

Quant à Laurent Jalabert, qui s'est autosuspendu de commentaire du Tour en 2013 suite au constat de ses dopages lorsqu'il était professionnel, son jugement en la matière est totalement discrédité, sauf aux yeux de son patron, Daniel Bilalian.

@Catherine JACOB

Vous soulignez vous-même dans votre commentaire le dopage avéré et reconnu par Jalabert en 1998. Il n'a rien reconnu sur les autres années ; sans doute le fait que l'on n'ait retrouvé d'échantillons de ses urines que sur l'année 98 explique-t-il sa pudeur.

Laurent Jalabert a commenté dans des rôles divers les étapes du Tour à partir de 2003. En tant que commentateur, il n'a eu de cesse de fustiger les journalistes abrutis qui évoquaient le dopage depuis vingt ou trente ans. A l'époque, Monsieur Jalabert trouvait scandaleux de laisser planer la suspicion sur les seuls cyclistes, au nom de quoi une seule attitude lui paraissait respectable : NE PAS EN PARLER.

Il me semble, quel que soit le sujet, intéressant de savoir d'où nous parle le commentateur en tant qu'expert reconnu du sujet commenté. Le commentaire d'un coureur "propre" peut, me semble-t-il, être différent de celui d'un coureur qui a triché avec les règles et avec sa santé. La seconde le regarde, les premières regardent le téléspectateur ou l'auditeur.

Si une chaîne privée souhaite confier les commentaires sportifs, y compris leur environnement de tricherie, à des tricheurs, elle fait ce qu'elle veut.

S'agissant d'une chaîne de service public, qui a notamment une responsabilité vis-à-vis des jeunes pratiquants, je trouve cela inopportun.

Je n'aimerais pas qu'un Jalabert explique à mon petit-fils la bonne manière de gagner des courses.

Garry Gaspary

Si on parle compétence, force est de constater que c'est celui qui a été dopé qui est le mieux placé pour reconnaître les effets du dopage et que des escapades thaïlandaises ne nuisent en rien à la compétence de ministre de la Culture.

L'éthique sportive n'a donc rien à voir avec l'éthique journalistique, ni l'éthique sexuelle avec celle de ministre.

Mais vous parlez Morale et quand on parle Morale, on dit au mieux rien ou au pire n'importe quoi...

breizmabro

@Catherine JACOB le 22 juillet 2015 à 00:22

"Les autorités françaises ont donné leur accord au souverain saoudien qui viendra passer ses vacances dans une villa du bord de mer et qui a prévu la réalisation d'un ascenseur et d'un escalier pour relier et faciliter l'accès à la plage (publique). Il a aussi été autorisé à construire une structure en bois au sol pour circuler, ainsi que la réfection d'un ponton" (Le Figaro)

Bon, ça c'est fait...

Madame le maire de Vallauris prend-elle de l'EPO pour gonfler ses pouvoirs ? Mais pour lutter contre Dassault aviation et armements il faut plus que de l'EPO pour gagner et madame le maire n'a pas trouvé la chimie capable de faire plier le pouvoir de l'argent.

A quand une équipe saoudienne de la p'tite reine ? (vous remarquerez que je n'ai pas dit... "de la pédale" ;)

Giuseppe

Info du matin pour chasser les mauvaises images d'un sport qui est sans conteste le plus contrôlé de tous, et de loin : en fait c'est le... rugby qui porte en valeur absolue (au nombre de licenciés) le plus de dopage. La troisième mi-temps y est sans doute pour quelque chose, là je plaisante, quoique...

Se rappeler la sombre affaire d'un club italien de foot, où une de nos vedettes nationales avait reçu des piqûres de fortifiant "à l'insu de son plein gré." Alors sus aux tartuffes et qu'ils soient traînés dans des bains d'urine et de ballons.

Le dopage n'est pas en soi très moral, mais de plus en plus on s'applique à diminuer son importance, comme pour l'alcool en somme. Mais cela n'empêchera sûrement pas que l'on rencontrera toujours des alcooliques.

Mais posons-nous cinq minutes. Et le dopage politique qu'en fait-on ? Claude Guéant et ses primes en liquide SVP, en bon papier sonnant (ce n'est pas le mot) et trébuchant (encore moins). Il pleut de l'argent sur la Corse, des injections de "liquide" pas trop claires, la France croule sous l'argent, la perfusion illicite tout le monde en parle et personne n'en dit rien, le dopage se généralise, tous pourr... euhhh, tous dopés aux primes, aux mandats, non seulement ils tuent le cycl... euhhh la démocratie mais en plus aucun contrôle ! Bien moins que chez les coursiers.

Décidément Jérôme Cahuzac a de belles perspectives, il peut revenir dans le peloton, DSK a ses supporteurs il a encore ses chances, certains aimeraient profiter de son sillage, lui sucer la roue pour ramasser quelques primes de sprints intermédiaires.

La France est riche et sa démocratie devient de plus en plus pauvre ! Des soigneurs véreux qui traînent encore dans les rangs du pelo... ehhh, des couloirs politiques. Il y avait le "pédaleur de charme" Hugo Koblet, nous avons eu droit au petit marquis du cirage, Aquilino Morelle.

Bigre nous sommes cernés ! Et personne pour faire comme le "Blaireau", taper du poing sur la table. Pouvons-nous compter sur "Flanby" comme leader, qualifié ainsi par un journal allemand qui devait se moquer un petit peu sans doute, on le sait bien ils ne connaissent rien au vélo par contre ils sont champions du monde de foot.

Achille

@ breizmabro | 21 juillet 2015 à 18:25

Si je suis bien votre raisonnement cela fait plus d'un demi-siècle que les coureurs sont dopés, ce qui les met tous au même niveau lors d'une course, si l'on excepte leur spécialité (sprinter, rouleur, grimpeur). Au final ce sont quand même les meilleurs qui gagnent.

A noter que depuis quelques années, avec les progrès de la technologie, il semble qu'il faille également mettre en place un contrôle anti-dopage des vélos, certains étant capables de rouler tout seul.

Enfin tant que le public y trouve son compte...

Denis Monod-Broca

"Qui a tué Davy Moore ?
Qui est responsable et pourquoi est-il mort ?

C'n'est pas nous, dit la foule en colère
Nous avons payé assez cher
C'est bien dommage, mais entre nous
Nous aimons un bon match, c'est tout
Et quand ça barde, on trouve ça bien
Mais vous savez, on n'y est pour rien
C'est pas nous qui l'avons fait tomber
Vous n'pouvez pas nous accuser !

Etc."

On pourrait transposer :
"Qui a tué l'esprit sportif ?
Qui est responsable et pourquoi est-il mort ?"

C'est toujours la faute de l'autre...

Savonarole

Catherine [email protected] | 22 juillet 2015 à 00:22

En effet, que de précautions pour notre bon roi...
De surcroît il risque de se retrouver lors de son bain royal face à une chaloupe de migrants, cela ne saurait tarder, et il faut penser à tout.

Véronique Raffeneau

"Pourquoi notre tradition et nos usages n'attachent-ils pas une importance décisive à ce que l'on pourrait qualifier d'éthique journalistique, politique ou autres ?"

Eh bien, je crois que dans tous les cas - journalisme, politique ou autres -, il ne s'agit plus que de fabriquer artificiellement de l'actualité, du feuilleton médiatique, un genre de suspense poussif et sommaire qui se nourrit et se suffit à lui-même, à l'image d'un vaisseau spatial en orbite.

Je suis frappée des ressemblances entre la façon dont est raconté aujourd'hui par les médias le Tour de France et la façon dont hier ou demain, les médias ont rendu compte et rendront compte de la Tournée pour l'élection présidentielle.

Au reste, la Tournée et sa narration sont permanentes.

Dans cet état quasi-permanent de grâce et de plénitude médiatiques, les Jalabert ont été, sont et seront légion.

La catégorie est si prisée : fais ce que je dis, ne fais pas ce que je fais, les allusions sournoises et/ou ricanantes, jamais directes, adultes et assumées, la suprématie de la petite phrase, la parole - au sens haut - dégradée, bref ce qui construit, renoncement après renoncement, la connivence intrinsèque, l'entre-soi enfantin qui caractérise - qui définit - les rapports entre la politique et les médias, le sport et les médias, le cinéma et les médias, etc.

Au fond, L. Jalabert n'a fait que ce pourquoi il a été recruté. C'est sans élégance et sans honneur. C'est dans la norme.

"Comme si, lors de la sélection, dans quelque domaine que ce soit, n'étaient jamais pris en compte des facteurs humains et d'exemplarité prétendument extrinsèques mais en réalité consubstantiels à la qualité et à l'efficacité des pratiques professionnelles."

Je crois que dans ces contrées surfaites - la politique et son incessant commentaire médias, le sport et son incessant commentaire médias, etc. - en réalité, la distinction que vous opérez est devenue hélas un hors sujet.

Car comment, dans la stratosphère, espérer et pourquoi nourrir la plus petite nostalgie ou envie pour quelque chose dont on ignore tout ou presque tout ?

Catherine JACOB@Savonarole

@Savonarole | 21 juillet 2015 à 19:26
"Pendant que les rois de la pédale frétillent du croupion sur leurs selles, le roi d'Arabie annexe la plage de Vallauris.

Effectivement, trouvé ceci :
"Dès que la Garde royale saoudienne nous aura donné le jour d’arrivée de l’avion du roi, avec un délai de prévenance de 24 heures, l’accès au littoral sera interdit par des policiers, pour le temps des vacances du roi", a expliqué le sous-préfet de Grasse, Philippe Castanet, en avançant des raisons de sécurité.

La préfecture maritime a pris de son côté un arrêté similaire qui interdira la navigation dans une bande de 300 mètres en face de cette propriété, qui s’étire sur un kilomètre de littoral à Golfe-Juan, sur la commune de Vallauris, à proximité de Cannes."

Une bande de 300 mètres de large donc et d'un km de long. Est-ce que les requins sont au courant ? Certes, "on ne recense en Méditerranée, depuis le Moyen Âge, qu'une centaine d'attaques de requins contre l'homme et sur ces 100 attaques essentiellement imputables au grand requin blanc, seules 50 % d'entre elles ont été mortelles. Toutefois le dernier drame répertorié remonte au 2 février 1989."
Du coup j'imagine qu'il n'y a pas nécessité de filet anti-requins comme en Australie ou à La Réunion. Mais si pour des raisons de sécurité on en installait également un, j'espère que le Saoudien qui prive les habitants de Vallauris de leur plage publique en la monopolisant, le leur offrirait ensuite à titre de dédommagement.

Gérard B.

"Par tweet, j'avais dénoncé..."
Quelle belle illustration du pouvoir fantasmé prêté au gazouillis !

Giuseppe

Pour les passionnés et mesurer les propos divers : l'histoire de J-C Perrault est bien connue c'est un véritable athlète naturel, 86ml/mn/kg pour sa Vo2 max, un très gros moteur pour son poids. J'ai lu aussi qu'il pouvait développer 450 Watts, d'ailleurs il a raconté qu'il y a une dizaine d'années il a failli être éliminé.

Autre aspect de tous ceux qui touchent au vélo et qui continuent à un bon niveau, ils ont tous des qualités physiologiques exceptionnelles.
Un jour en discussion avec une personne qui avait passé un test à l'effort, celui-ci de me dire que le cardiologue reconnaissait le pratiquant cycliste car il était systématiquement au plafond des compteurs.
Alors pour les jugements à venir et à entendre, comparaison n'est pas forcément raison.

semtob

Cher Philippe,

Des nouveaux usages de bénédictions par l'urine en compétitions sportives, nous ne nous sentons pas expertes.
Cependant il semblerait que l'urine puisse prolonger de quelques jours un déplacement dans le désert, lors d'une avalanche ou d'un tremblement de terre.
Les futurs astronautes devront s'hydrater de cette manière en utilisant leurs urines recyclées.
Le Dalaï Lama préconise les soins par l'urine dont il se désaltère régulièrement.
Les agriculteurs arrosent les lieux publics de lisiers, conférant à cette fertilité la vertu de se faire entendre du gouvernement et cela fonctionne.
L'entraînement en zone climatique élevée comme nous l'avions expliqué l'été précédent assure à l'organisme l'équivalent d'injection d'EPO fabriqué par l'organisme du sportif lui-même mais de courte durée. D'une durée non négligeable puisque cette durée égale la durée du Tour de France.
Les nageurs connaissent bien ces propriétés physiologiques et rapportent des médailles à la France.
Combien de temps faudra-t-il à nos entraîneurs pour mettre en application les connaissances actuelles de physiologie ?
Confondre le mot puéril et le mot pré-adulte à des fins que nous ne qualifierons pas est singulier dans votre texte et non argumenté.
Mais vous nous apportez tant de bonheur intellectuel que notre déception dans l'usage de pratique d'amalgame est bien compréhensible.
françoise et karell Semtob

Giuseppe

http://www.cyclisme-dopage.com/puissances/p138-141-cestquoileswatts.pdf

Déjà pour éviter les errements, bêtises ou malentendus, s'approprier les mots et la physique et chacun de se faire son opinion.

Ceci étant dit, se pose toujours le problème du dopage, il est présent partout dans tous les sports c'est connu, le sport est business, et des fortunes attendent les meilleurs, alors... Alors que faire ? Pas grand-chose, des contrôles qui s'opèrent, quelques-uns pris par la patrouille de temps à autre. Mais rien ni personne n'y fera, c'est ainsi.

J'aime le cyclisme parce qu'il m'a fait rêver gamin. A notre époque ce n'était pas la tablette que l'on offrait pour la communion solennelle pour ceux qui la faisaient, c'était le demi-course, ou la montre, vous vous rappelez ? Tout le monde rêvait de liberté, on pouvait aller à la ville à côté "à bicyclette...", eh oui inoubliable chanson d'Yves Montand, on était jeunes.

De Gaulle a remis la Légion d'honneur à Jacques Anquetil parce qu'il avait fait jouer La Marseillaise dans le monde, à ceux qui voulaient lui faire entendre qu'il y avait suspicion de dopage sur le cycliste, il avait fait la sourde oreille. Je crois que l'on est tous un peu comme cela.

Alors le cas C. Froome rien à dire pour l'instant, même si les performances sont exceptionnelles, et elles le sont, le lynchage sournois dont il est victime le condamne avant d'avoir été coupable et cela n'est pas admissible ou alors que ce soit prouvé sur-le-champ.

Quant à tous ces procureurs ou autres ils pourraient prendre n'importe quoi rassurez-vous, pour la plupart vous n'en ferez jamais des chevaux de course.

Alex paulista

@ breizmabro | 21 juillet 2015 à 18:25

On parle beaucoup du dopage, mais le sport à outrance crée parfois plus de dégâts que le dopage lui-même. En volley, sport que je connais bien, le dopage n'aide pas directement. On peut le voir aux différences physiques entre nos deux centraux Le Roux et Le Goff. Mais il permet de maintenir une musculature au niveau des articulations, qui n'apporte pas de performance mais permet d'encaisser un rythme effréné de matches, en particulier dans le championnat italien.
Et que voit-on à la ligue mondiale ? Un match par jour et un million de prime.
Ils vont nous massacrer ce sport qui est encore globalement épargné par le dopage.

Savonarole

Pendant que les rois de la pédale frétillent du croupion sur leurs selles, le roi d'Arabie annexe la plage de Vallauris.

breizmabro

@Achille | 21 juillet 2015 à 13:30
"Christopher Froome est sans doute un grand champion, disposant de qualités physiques hors du commun, comme le fut Eddy Merckx dans les années 70"

Sans doute, pour les qualités physiques, mais pour le reste Eddy Merckx (entre autres) prenait de l'EPO. Maintenant nos petits chimistes ont fait de GRANDS progrès l'EPO étant trop détectable par nos labos en retard d'un train.

Ceci dit que boivent certains tennismen durant les poses ? et certains footballeurs à la mi-temps, volleyeurs, basketteurs ? etc. etc. tant qu'il y aura de l'argent au bout du bout de l'exploit et des sponsors pour en vouloir plus (il faut voir les "flash" à chaque compète...).

Mais nous avons les mêmes dans le ski, la natation (des mecs qui prennent 8 kg de muscles en une saison :-( , la gymnastique, la course (de grandes histoires de dopage aussi). Bref dès que, seul, l'humain est au contrôle (et contrôlé) le dopage n'est pas loin.

Là où c'est un peu plus compliqué ce sont dans les sports de voiles (tous genres), d'équitation, d'automobile ou de moto, car là, le moindre "moins bien" peut entraîner la mort. Alors là : pouce !

Ceci dit dans le sport automobile il y a eu quelques tentatives de dopage, dans le ski aussi, mais dans l'un ou l'autre des cas, ils (elles) ne sont pas devenus champion(ne)s.

breizmabro

"Les procureurs sont légion"

...et vous vous avez vécu de cette fonction, contrairement aux "procs" amateurs. Alors, s'il vous plaît, pas de couplets moralistes.

Tous les cyclistes se dopent pour supporter la douleur de l’effort à l’instant "T", et ce depuis Robic qui buvait du vin rouge avant les ascensions, et tous les autres avant, et après (dixit mon oncle of corse, qui en connaissait un rayon, si j’ose dire).

"Il s'est élevé (Froome) avec force contre les insinuations constantes, voire les accusations formulées à son encontre, aussi bien pour son ascension très rapide du Mont Ventoux en 2013 que pour ses prestations d'aujourd'hui".

Vu d’un hélicoptère sans doute ya doute.

"Christopher Froome non seulement bénéficie de la présomption d'innocence…"

...un peu comme en a bénéficié Lance Armstrong en son temps vous voulez dire ?

Tout un chacun sait ce dont sont capables de petits chimistes pour produire la drogue de nos ados, des musiciens, chanteurs, médias et autres, mais vous êtes à une année lumière de ce que de VRAIS chimistes sont capables de faire pour doper des sportifs (cyclistes inclus) sans que nos labos le détectent avant… car ils ont LE coup d'avance, la date de l'épreuve.

Et je sais de quoi je parle.

Alors, être un lambda naïf c’est bien, mais être un procureur naïf, même à la retraite, et ne pas en être conscient, c’est trop.

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