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17 juillet 2015

Commentaires

Roland Gérard

J'ai transmis à un juriste de mes connaissances les deux commentaires de Robert Marchenoir. Voilà sa réaction que je trouve assez intéressante :

Un crime de guerre se définit par rapport « aux lois de la guerre » (qui repose en fait sur la coutume et des traités). Exterminer les juifs, les tziganes, les homosexuels etc. n’a rien à voir avec un acte de guerre et peut être accompli sans guerre. Il faut donc trouver une autre catégorie. Le seul point sur lequel je rejoins l’auteur est la réflexion sur le nom donné à la chose « Crime de masse contre civils » aurait été plus sobre et plus exact.
D'accord aussi sur le fait que cette poursuite est ridicule.

Achille

@ Robert Marchenoir | 19 juillet 2015 à 18:21

"Non seulement il est méprisable, de votre part, de m'attribuer sans la moindre preuve des pratiques déloyales auxquelles je ne me livre jamais, mais c'est assez insultant envers Madame Bilger, qui relit soigneusement chaque commentaire dont elle autorise la publication, sachant que rien n'est plus facile, pour un administrateur de blog, que de détecter un commentateur qui s'amuserait à poster sous des pseudonymes multiples."


Cher Bob,

Non seulement mon intention n'était pas d'insulter notre modératrice et correctrice Pascale Bilger pour qui j'ai le plus grand respect, mais je ne mets nullement en doute votre honnêteté intellectuelle, même s'il est vrai que vos circonlocutions hyper-alambiquées me laissent perplexe.

En fait je voulais juste vous titiller un peu, bousculer un peu votre susceptibilité à fleur de peau et je dois dire que le résultat dépasse mes espérances.

Essayez de prendre les petites piques que l'on vous envoie avec un peu plus de sérénité et prenez le temps de répondre avec un peu d'humour . Ainsi tout le monde pourra en profiter, vous le premier. Cool ! Cool !

Savonarole

Allons, allons, cessez de vous disputer les uns les autres, prenez exemple sur moi : tact et discrétion, propos mesurés et d'une incommensurable modestie.

Denis Monod-Broca

La condamnation de Maurice Papon fut un déni de justice.
Il n'a pas été condamné pour les crimes dont il était accusé (jeune fonctionnaire, il n'avait à la préfecture de Bordeaux pendant la guerre qu'un rôle subalterne comme bien d'autres qui n'ont été en aucune façon inquiétés), il a été condamné pour son action en 62 à Paris sous de Gaulle, ce qui en faisait un coupable parfait.
Il faut s'en souvenir : il était (est encore ?!...) l'objet d'une telle haine collective qu'au moment du procès les hôteliers de Bordeaux, tous, unanimes, n'ont pas voulu, ou pas osé, le recevoir ! Il était pestiféré ! Il était condamné d'avance ! Ce ne fut pas un procès, ce fut un rituel expiatoire...

Parigoth

@Trekker
Bien que le maréchal Pétain fut très américanophile, et a contrario fort anglophobe, l’ambassade US délivra au compte-gouttes des passeports pour les USA aux juifs résidant en France : seuls ceux « utiles » tels les scientifiques ou artistes de renom en bénéficièrent.

Voir :
En effet, lors d’une conversation avec Pinckney Tuck à Vichy, le collaborationniste [Pierre Laval] va reprocher aux Américains un manque de volonté de la part d’un État qui refusait d’accueillir des juifs, et en particulier des enfants de cette communauté. Dans un message du 11 septembre 1942, l’ambassadeur américain va rendre compte de cette conversation tendue : « Dans la conversation, il a, par deux fois, ironisé sur le "ton de haute moralité" adopté par certains gouvernements au sujet du traitement en France des juifs étrangers, en soulignant que lesdits gouvernements refusaient en même temps d'admettre des réfugiés juifs à l'intérieur de leurs propres frontières. Il mentionne à ce sujet que les seules offres concrètes qu'il avait reçues à ce jour provenaient de la République dominicaine qui avait donné son consentement à l'admission de 3 000 enfants juifs » (Foreign relations of United States, volume 2, p. 712).

Il faut également savoir que les États-Unis d'Amérique ont aussi pratiqué chez eux une ségrégation raciale antisémite :
Par ailleurs, depuis les années 1920, des quartiers résidentiels avaient été interdits aux juifs et de nombreux collèges et universités privées les refusèrent (Yves-Henri Nouailhat, Les États-Unis 1898-1933 : L'avènement d'une puissance mondiale, Richelieu, 1973, p. 338). Cette ségrégation continua durant la Seconde Guerre mondiale. Gaston Henry-Haye, ambassadeur de France à Washington de 1940 à 1942, fut choqué du traitement des juifs aux États-Unis et déclara que « lors d'un passage à Atlantic City, je fus stupéfait de remarquer que la grande plage était réservée aux blancs, la suivante aux juifs, et la troisième aux Africains » (Gaston Henry-Haye, La grande éclipse franco-américaine, Plon, 1972).

http://realite-histoire.over-blog.com/article-28035539.html

Robert Marchenoir

Merci à herman, Roland Gérard et David Teypoche (qui porte un nom grandiose, il faut bien le reconnaître).

Quant à Achille qui prétend....

Tiens Marchenoir qui a un admirateur. Sans doute un de ses proches ... très très proche. Peut-être même lui tout simplement ! :-)

...encore une mesquinerie bien caractéristique d'un gauchiste, qui s'imagine que tout le monde pense comme lui, et que seuls lisent un blog ceux qui le commentent.

Quand le gauchiste n'a plus d'arguments (c'est-à-dire souvent), le gauchiste calomnie. Mais à part ça, Achille, vous n'avez pas de "certitudes", vous...

http://www.philippebilger.com/blog/2015/07/hélas-je-ne-suis-pas-antoine-blondin-.html?cid=6a00d8341c86dd53ef01b7c7b0ca98970b#comment-6a00d8341c86dd53ef01b7c7b0ca98970b

Non seulement il est méprisable, de votre part, de m'attribuer sans la moindre preuve des pratiques déloyales auxquelles je ne me livre jamais, mais c'est assez insultant envers Madame Bilger, qui relit soigneusement chaque commentaire dont elle autorise la publication, sachant que rien n'est plus facile, pour un administrateur de blog, que de détecter un commentateur qui s'amuserait à poster sous des pseudonymes multiples.

Trekker

@ Achille | 19 juillet 2015 à 08:34
"…Maurice Papon à qui le Général avait remis la croix de commandeur de la Légion d'honneur en juillet 1961 (…… ) Connaissait-il alors le passé trouble de son préfet de Police ? Les uns prétendent que non, d'autres disent qu'il l'aurait volontairement "oublié" au motif qu'il avait besoin de hauts fonctionnaires compétents et efficaces dans un pays où tout était à reconstruire…"

Le général n’était pas sans connaître le passé trouble de Papon car en 1944 il figurait dans l’annuaire du BCRA diffusé auprès de tous ses agents et qui dressait la liste des collaborateurs. Pour Papon il était mentionné qu’on devait le relever immédiatement de sa fonction de Préfet, l’interner en attendant de le déférer devant la juridiction qui serait amenée à juger les fonctionnaires comme lui.

Cette mesure ne lui fut jamais appliquée, car il bénéficia entre autres de la protection, non des gaullistes d’alors, mais d’au moins deux commissaires régionaux de la République successifs dans l’été 1944 : Gaston Cusin et Bourgès-Maunoury. Ceux-ci étaient des socialistes et semble-t-il des F.M. comme Papon !…

De Gaulle entérina ultérieurement cette décision car il cherchait avant tout à rassembler la Résistance non communiste derrière lui (Gaston Cusin et Bourgès-Maunoury en étaient des figures politiques), et aussi, comme vous le dites, il avait besoin de hauts fonctionnaires compétents et efficaces dans un pays où tout était à reconstruire.

@ Parigoth | 18 juillet 2015 à 14:15

Vous faites bien de rappeler que les alliés ignoraient l’ampleur du fait concentrationnaire et plus encore les exterminations qui se déroulaient en leur sein. Certes dès 1942 et 1943 Londres et Washington avaient reçu plusieurs rapports sur ces faits, et notamment celui très précis de Jan Karski résistant Polonais non juif. Churchill fut dubitatif face à ces informations, et Roosevelt avec les principaux membres de son gouvernement ne les crurent pas. Ils pensèrent que les faits étaient largement exagérés car ils étaient totalement hors norme, de plus le MI6, SOE et OSS disposaient de très peu d’agents en Pologne et Allemagne pouvant valider ces informations.

Même Morgenthau qui était juif et principal conseiller de Roosevelt, eut la même incrédulité ainsi que les responsables des grandes organisations juives - congrès juif mondial entre autres. La grande presse US traita ces informations sous forme d’encarts succincts et assortis de grandes réserves. Londres et Washington ne doutaient pas des massacres des juifs à l’Est par les einsatzgruppen, ce dont les soviétiques les avaient informés, mais de là à croire des rapports tels ceux de Jan Karski !

Bravo pour votre rappel judicieux de la conférence de Wannsee le 20 janvier 1942, où fut décidée dans le plus grand secret la solution finale, il permet de bien contextualiser les rafles des juifs avant et surtout après celle-ci. En France lors de la rafle du Vel' d’Hiv' en juillet 1942 et de même en province, policiers et gendarmes requis pour cela savaient seulement que ces juifs devaient être internés dans des camps français. Seule la haute hiérarchie de la police et gendarmerie avait été informée que cet internement était provisoire, et que tous les juifs raflés seraient transférés dans les pays à l’est de l’Allemagne dans des colonies agricoles. Les nazis étaient suffisamment roués pour ne pas leur révéler leur véritable sort final, l'extermination dans des camps.

Il en fut de même pour la SNCF et ses conducteurs de train, qui étaient ne l’oublions pas placés sous tutelle militaire allemande, on leur avait seulement dit qu’ils transféraient ces juifs au camp de Drancy. Puis lors de leur déportation vers l’univers concentrationnaire, on leur avait servi la même fable qu’aux dirigeants de la police et gendarmerie. De plus les cheminots français s’arrêtaient à la frontière allemande et étaient remplacés par leurs homologues allemands, ils étaient bien loin de pouvoir constater de visu la destination réelle des juifs transportés.

Alors tous ces procès intentés par des organisations sionistes américaines à la SNCF, gouvernement français, etc. pour complicité de génocide sont d’une monstrueuse hypocrisie. Au plus on pourrait les taxer de complicité de génocide par ignorance de celui-ci, mais cette incrimination tient-elle en droit ? Notre hôte pourrait nous apporter ses lumières sur ce point.

Ces organisations sionistes américaines feraient mieux de se retourner sur le gouvernement US de l’époque, car jusqu’en novembre 1942 il eut une représentation diplomatique à Vichy. Bien que le maréchal Pétain fut très américanophile, et a contrario fort anglophobe, l’ambassade US délivra au compte-gouttes des passeports pour les USA aux juifs résidant en France : seuls ceux « utiles » tels les scientifiques ou artistes de renom en bénéficièrent. La grande masse des juifs surtout étrangers résidant alors en France voulaient émigrer, le gouvernement de Vichy et de même l’occupant allemand voulaient se débarrasser d’eux. Il aurait donc été aisé pour les USA de les faire émigrer en masse, cela avec la bénédiction de Pétain et la neutralité allemande. Car il ne faut pas oublier que ces juifs étrangers résidant en France constituèrent près des trois quarts de ceux envoyés dans les camps d’extermination.

herman

@Achille

Il y a des commentateurs qui réveillent et d'autres qui endorment...

Jabiru

@Achille

Pour compléter votre billet de 08:49 j'ajouterai deux commentaires :
De Gaulle a missionné Chaban en Aquitaine pour y remettre de l'ordre à la Libération afin d'éviter à quelques négociants en vins de très gros soucis allant jusqu'à la peine de mort parce que certains d'entre eux avaient fait des affaires avec les nazis. S'agissant de Papon, j'ai eu l'occasion d'assister à une partie de son procès à Bordeaux, il y a lieu de relever que ses trois avocats dont l'avocat personnel de Chaban ont plaidé l'acquittement de leur client, ce qui signifie que Papon a longtemps été protégé car considéré par certains résistants comme l'un des leurs. Ce qui explique l'enlisement de ce dossier pendant de nombreuses années. C'était l'union sacrée des ombres et des lumières pour étouffer des dérapages qui étaient loin d'être glorieux.
Cordialement

Garry Gaspary

@ Achille

Le succès de Marchenoir sur ce blog n'est-il pas aussi un peu lié à ceux qui le moquent sans être capables de montrer qu'il raconte des énormités ?

Mais vous êtes décidément un petit veinard : les crimes contre l'humanité existent autant que les races humaines n'existent pas, et la Shoah est bien un crime contre l'humanité.

Passons maintenant à la démonstration...

@ Robert Marchenoir

Votre héroïsation (ou érotisation...) de la soldatesque nuit gravement à votre raisonnement, si ce n'est à votre santé mentale. Vous partez d'une hypothèse qui est complètement fausse, à savoir que tout crime contre l'humanité doit être commis par une armée et peut donc être ainsi réduit à un crime de guerre. Or, un Etat qui, pour l'exemple, organise volontairement la famine de sa population, faisant ainsi des milliers de mort en son sein, commet de fait un crime contre l'humanité sans être en état de guerre et sans même avoir besoin de son armée. Le grand pourfendeur du communisme et du stalinisme que vous êtes a parfois des omissions bien utiles pour mieux placer sa propagande inepte.

Mais, à votre décharge, le régime stalinien ne fut pas le premier à affamer volontairement sa population...

@ Parigoth, Trekker

Durant la décennie qui précéda la Convention, l'Etat français, soit l'Ancien Régime, s'est livré à une mesure politique aussi curieuse que désastreuse : la libéralisation du prix du blé qui a entraîné une spéculation sur cette denrée essentielle qui fut vite transformée en marchandise, destinée entre autres à l'exportation.
Durant ce temps béni pour les riches tenanciers, le peuple a connu une remarquable famine due à l'envolée du prix du pain et mourait sous les yeux de la Cour et des seigneurs qui continuaient à s'en mettre plein les fouilles.

Mais, au fond, lorsque le peuple manque de pain, ne peut-il pas tout simplement se nourrir de brioches ?

C'est ce crime contre l'humanité qui a été l'élément déclencheur des révoltes qui établirent la Convention. Et les massacres des Vendéens ne sont "que" des crimes d'une guerre alors civile.

Et ce qui fait que la Shoah n'est pas un crime de guerre, c'est spécifiquement l'extermination de Juifs allemands n'ayant jamais été en révolte contre le Reich, et donc ne pouvant être définis en aucune manière comme des ennemis de la Nation comme ce fut le cas pour les Vendéens.

Cette extermination volontaire et organisée par l'Etat d'une partie de sa population pour des raisons purement idéologiques ne peut donc être justifiée par la guerre. Ce n'est donc pas un crime de guerre. Mais bien un crime contre l'humanité.

Fin de la démonstration...

Laurent Dingli

Encore une fois, la relecture borgne de l'Histoire consiste à ne voir l'impunité que chez le voisin allemand, sans mentionner celle dont les pires criminels nazis ont bénéficié en France, à commencer par les responsables de la SS et du SD - rien que cela !
Achille a tout à fait raison de rappeler en outre la clémence dont certains collaborateurs ont bénéficié bien que l'épuration ne fût pas un vain mot à la Libération (à ce sujet la général de Gaulle ne pouvait ignorer le passé de son préfet pour la simple raison que tous les fonctionnaires avaient dû passer par le filtre de l'épuration administrative). On pourrait ajouter, en matière d'impunité, le cas de René Bousquet, l'excellent ami du "prince" Mitterrand. En d'autres termes, les trois responsables ou complices du génocide en France ont été graciés (Oberg, par René Coty et libéré par de Gaulle après 18 ans de prison ; Knochen, par Vincent Auriol et libéré par de Gaulle au cours de la même période) ou tout simplement acquittés (Bousquet). On notera que dans la qualification des faits concernant ce dernier, on n'a même pas songé à la complicité de crimes contre l'humanité.

Xavier NEBOUT

@Trekker

Si on se met à compter les crimes de guerre, on n'en finira pas.

Il n'est d'ailleurs pas certain que les Allemands aient la palme car le bombardement de Dresde sans autre but stratégique que terroriser la population en espérant une pression politique est un crime de guerre, absurde de surcroît.
De même les bombardements d'Hiroshima et Nagasaki, car le blocus maritime aurait eu les mêmes effets en quelques mois.

Leclerc donnant l'ordre de déblayer une route en balançant un convoi de civils fuyant les combats dans le ravin avec leurs charrettes et leur chevaux est un très beau crime de guerre uniquement pour la gloriole d'arriver le premier au Berghof.

La taux de mortalité des camps de prisonniers de guerre allemands à la libération a dû être du même ordre que celui des prisonniers russes à ceci près que les Allemands ont été débordés par le nombre de prisonniers alors que pour les FTP, c'était volontaire.

David Teypoche

Merci à toi Robert Marchenoir.
Merci pour ta lucidité.
Merci pour tes interventions incisives et documentées.
Digne héritier de Léon Bloy, grâce à Google ta plume me réjouit depuis l'époque du Pélicastre.

Fais gaffe quand même, la justice ne sera peut-être pas aussi clémente la prochaine fois :
C'est stupéfiant mais tu conserves ton permis, alors roule ma poule !

Parigoth

@Achille
La France aussi a maintenu dans son administration d'après-guerre des individus au lourd passé de collaborateur. Le plus célèbre est Maurice Papon qui a occupé de hautes fonctions au sein du ministère de l'Intérieur alors que le Général était président de la République.

Attention, évitons de tordre le sens des mots.
Les gens qui ont servi dès le début l’État français n'étaient pas des « collaborateurs », c'étaient la plupart du temps des gens qui ont estimé à tort ou à raison qu'il représentait la légalité.
Ce que l'on appelle des « collaborateurs » étaient des gens qui par idéologie ou par intérêt traitaient avec l'Occupant.
Bien des fonctionnaires ont souvent cherché en restant à leur place à œuvrer pour le bien des Français de façon discrète.
Le père d'un ancien Premier ministre socialiste a été de ceux-là...
Des officiers supérieurs qui ont obéi dans un premier temps au régime de Vichy sont ensuite entrés dans la résistance ou bien ont été les cadres de l'Armée d'Afrique.

Papon - qui à l'époque n'occupait pas un poste très important - était l'archétype de ces fonctionnaires zélés toujours placés du côté du manche et capables de servir le régime en place, quel qu'il soit.
De tels profils ont été légion dans la période s'étant étendue de la révolution dite française à la Restauration, les serviteurs d'un régime pouvaient très bien servir le suivant, souvent au bénéfice de leur carrière.

Achille

@ herman | 19 juillet 2015 à 00:28
"Je partage sans réserve les observations de Robert Marchenoir et j'ajoute que la lecture de ses deux derniers commentaires est jouissive et libératoire...
Quel talent ! Du JF.Revel plus le punching-ball...
Merci pour cela cher Robert. Décidément vous ne cessez de m'épater !"

Tiens Marchenoir qui a un admirateur. Sans doute un de ses proches ... très très proche. Peut-être même lui tout simplement ! :-)

Achille

@Tendance | 18 juillet 2015 à 20:49
"Dégoût aussi d'une Allemagne qui oublie qu'elle a maintenu sans vergogne dans son administration d'après-guerre des individus bien plus responsables que le bouc émissaire que l'on vient de condamner à 94 ans..."

La France aussi a maintenu dans son administration d'après-guerre des individus au lourd passé de collaborateur. Le plus célèbre est Maurice Papon qui a occupé de hautes fonctions au sein du ministère de l'Intérieur alors que le Général était président de la République.
Maurice Papon à qui le Général avait remis la croix de commandeur de la Légion d'honneur en juillet 1961, quand il était préfet de police de Paris, poste qu'il a occupé de 1958 à 1967.
Connaissait-il alors le passé trouble de son préfet de Police ? Les uns prétendent que non, d'autres disent qu'il l'aurait volontairement "oublié" au motif qu'il avait besoin de hauts fonctionnaires compétents et efficaces dans un pays où tout était à reconstruire.

Personnellement je pencherais pour la seconde hypothèse...

Roland Gérard

Je partage sans réserve les observations de Robert Marchenoir et j'ajoute que la lecture de ses deux derniers commentaires est jouissive et libératoire...
Quel talent ! Du JF.Revel plus le punching-ball...
Merci pour cela cher Robert. Décidément vous ne cessez de m'épater !

Je plussoie !

calamity jane

Crime de guerre ! Crime contre l'humanité !
Qui faisait la guerre ? Le malade mental du IIIe Reich ?
Il occupait. Ce qui le soustrayait aux règles des conflits guerriers.
Et les sous-fifres pouvaient donc agir en toute quiétude avec une forme de créativité dans l'horreur...
Assez d'explications ! Les faits sont là et les ruines de certaines exactions également.

herman

Je partage sans réserve les observations de Robert Marchenoir et j'ajoute que la lecture de ses deux derniers commentaires est jouissive et libératoire...
Quel talent ! Du JF.Revel plus le punching-ball...
Merci pour cela cher Robert. Décidément vous ne cessez de m'épater !

Trekker

@ Robert Marchenoir | 18 juillet 2015 à 16:28
"Un crime de guerre est une chose relativement précise, qui peut être jugée devant les tribunaux : cela consiste à dépasser la cruauté communément jugée comme admissible au cours d'une guerre (y compris et surtout contre les civils, cher Monsieur)…"

Vous prenez allègrement quelques libertés avec la convention de Genève et ses additifs, car elle stipule clairement que les armées dans un conflit doivent protéger les civils tant que faire se peu, et prohibe toutes exactions ou violences à leur encontre. Hormis si lesdits civils portent des armes ils sont alors considérés comme des franc-tireurs, et si ces derniers sont munis d’un signe distinctif bien visible (ex : brassard), ils doivent être traités comme des soldats d’une puissance adverse.

Quant aux soldats adverses ont est en droit bien évidemment de les tuer, mais pas s'ils se rendent, les prisonniers ne doivent pas faire l’objet de traitements même dégradants, et ceux blessés doivent bénéficier des mêmes soins que les combattants adverses. Les nazis furent entre autres condamnés à Nuremberg pour avoir exécuté des prisonniers de guerre tout au long de la guerre (tirailleurs sénégalais y compris leurs officiers en 40, unités type commandos opérant dans la profondeur, etc.), et infligé des traitements inhumains et souvent barbares aux prisonniers soviétiques (internement dans des camps de concentration dont la mortalité avoisinait les 70 %).

Votre notion de la cruauté communément jugée comme admissible notamment contre les civils, primo en « droit de la guerre » n’existe pas, et secondo elle est effarante dans ses conséquences pratiques. Sa définition des plus vagues est la porte ouverte à toutes les exactions, chacun des belligérants ayant alors sa propre conception de la cruauté admissible.

Mais peut-être prenez-vous comme exemple et modèle les méthodes employées par certains chef de corps et officiers pendant la « bataille d’Alger » ? Certes celles-ci étaient même encouragées par une infime minorité des serviteurs de l’église, ils parlaient de la rédemption du prisonnier au travers de ses souffrances !…

Pour conclure, après pareils propos vous êtes fort mal placé pour instruire à longueur de commentaires les horreurs commises par le stalinisme et les exactions de l’armée russe de Poutine en Tchétchénie.

Giuseppe

C'est le type même de billet qui met mal à l'aise, des personnages pris dans une idéologie destructrice, des rouages certes sans valeur, mais comment l'inculpé a-t-il pu vivre cette promiscuité terrifiante, comptabiliser, compter du vivant, de l'animé, comme un magasinier compte des boulons, et ne pas devenir fou... A sa place personne ne peut se mettre sans aucun doute, un obscur, un sans-grade des besognes les plus horribles, et pourtant il a survécu. Alors si vous dites que le jugement est logique, comme je suis respectueux de l' Etat de droit, je vous fais donc confiance.

MS

@Robert Marchenoir

J'ai opéré une distinction entre crime de guerre et crime contre l'humanité sans en déduire l'inéluctable caractère imprescriptible de ce dernier. Ce principe vous dérange, je suis nettement plus réservé, mais il n'y a aucunement lieu de tout confondre pour en contester le bien-fondé.
Un crime de guerre, quels que soient ses horreurs et son abjection, vise à gagner la guerre.
La Solution finale ne participait en rien à un tel objectif. Il s'agissait d'éradiquer de la surface de la planète des êtres au seul motif qu'ils étaient nés, en niant de facto leur appartenance à l'espèce humaine. C'est cela précisément qui constitue le crime contre l'humanité.

Votre référence aux valeurs chrétiennes ne devrait enfin pas ignorer qu'il faut un repentir pour un pardon. Que le procès de Gröning ait pu servir à cela lui donnerait tout son sens.

Tendance

Si le prévenu se trouve en définitive condamné, c'est qu'il y a une dizaine d'années, il s'était élevé contre le négationnisme en révélant du même coup sa présence et son rôle, mais sans être poursuivi à l'époque, ni quand en 2005 il a tout relaté dans un article du Spiegel.

Cette condamnation pose le problème de la portée que l'on doit donner à l'imprescriptibilité.
Qu'elle s'applique au cas d'un prévenu qui se serait caché ou dont les actes ont été dissimulés est indiscutable.
Elle ne devrait s'appliquer que dans un tel cas. Il devrait par contre exister un délai de forclusion pour poursuivre à partir du moment où les faits sont connus à l'image des "latches" en droit américain.

Quand elle sert à jouer au chat et à la souris en différant indéfiniment les poursuites contre un prévenu qui était connu et identifié, mais qui n'a pas été poursuivi à une certaine époque qui prônait l'oubli mais qui est mis en cause ensuite par simple opportunité politique, comme c'est le cas ici, il en ressort une impression de dégoût. Dégoût aussi d'une Allemagne qui oublie qu'elle a maintenu sans vergogne dans son administration d'après-guerre des individus bien plus responsables que le bouc émissaire que l'on vient de condamner à 94 ans au terme d'un procès que l'on ne saurait de toutes façons considérer comme équitable, l'ancienneté des faits et son âge avancé privant le condamné de presque tout moyen de défense.

Savonarole

L'Allemagne n'en finit pas de s'excuser pour son passé.
Les Allemands sont un tantinet sado-maso, s'ils en sont encore à poursuivre un obscur comptable que ne dira-t-on pas lorsqu'ils trouveront une allumeuse de réverbères de 99 ans ayant sévi à Auschwitz.
Des "Lucien Lacombe" nous en avons un stock en France. Suffit de chercher.
Lorsqu'on ouvrira les archives on y trouvera même un "Compagnon de la Libération".
Attendez encore 60 ans et vous saurez.

Robert Marchenoir

@ MS | 18 juillet 2015 à 06:33

-- L'extermination des Juifs était un crime de guerre.

-- Non. Enfourner des enfants dans des wagons à bestiaux pour leur faire traverser l'Europe centrale avant de les envoyer en fumée au seul motif de leur acte de naissance n'est pas un crime de guerre, c'est un crime contre l'humanité. Il n'y a pas d'anciens combattants d'Izieu.

Je l'attendais, celle-là. Ca n'existe pas, les crimes contre l'humanité. L'imprescriptibilité des prétendus crimes contre l'humanité est une scélératesse et une folie. Cette loi ne devrait pas exister.

Un crime de guerre est une chose relativement précise, qui peut être jugée devant les tribunaux : cela consiste à dépasser la cruauté communément jugée comme admissible au cours d'une guerre (y compris et surtout contre les civils, cher Monsieur).

Et même cela est éminemment subjectif et fortement soumis aux aléas de la politique et de l'idéologie, comme cette formulation le met en évidence.

Mais un crime contre l'humanité, ça ne veut rien dire. C'est une tentative d'exploiter le massacre des Juifs à des fins politiques, certes partant d'une bonne intention au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, mais qui a conduit aux inévitables dérives que l'on constate aujourd'hui : bien entendu, tout pet de travers à l'encontre de n'importe quelle communauté est aujourd'hui revendiqué par ses victimes comme un "crime contre l'humanité", et comment s'en étonner vu les bénéfices de la manip ?

C'est comme la course au "génocide". Ca devient très smart, aujourd'hui, d'avoir été génocidé. Tout le monde réclame sa médaille de génocidé : les Arméniens, les Ukrainiens exterminés par l'Holodomor, les Srebreniciotes (on me pardonnera de ne pas chercher le terme exact), les Vendéens (ou du moins leurs défenseurs)...

Avoir été massacré ne suffit pas. Ce n'est pas suffisamment horrible. On n'est pas encore assez "victime". Il faut encore que "la communauté internationale" vous décerne un certificat honorifique de génocidé, ou de victime de crime contre l'humanité.

Il n'appartient pas plus aux hommes de désigner, sous l'égide de la loi, les victimes de "crimes contre l'humanité", que l'homme ne peut prendre la place de Dieu.

Le mal existe, et il est dans une certaine mesure chez tout un chacun. C'est la force du message chrétien que de le rappeler. C'est aussi sa grandeur que de dire que tout homme est accessible au pardon. Même les nazis.

La notion de crime contre l'humanité est une tentative de séparer le monde entre races supérieures et races inférieures, entre hommes d'essence divine et sous-hommes : les seconds sont des "criminels contre l'humanité", et doivent être poursuivis même lorsqu'ils ont atteint l'âge de 94 ans et ont simplement, jadis, compté les morts. Les premiers sont par essence exempts du mal, la preuve : ils passent leur temps à crier vengeance contre les "criminels contre l'humanité".

Les Grecs anciens appelaient ça de l'hubris, pour un chrétien c'est un scandale car cela consiste à usurper la place de Dieu, pour un sage c'est une pure folie, et cela ne peut conduire qu'à la guerre inexpiable de tous contre tous.

La notion de "crime contre l'humanité" n'est qu'une manifestation de plus des dégâts considérables provoqués par la déchristianisation de la société. Lorsque Dieu disparaît, les "Républiques" se mettent à singer la religion et bricolent leur sacré civique toutes seules dans leur coin.

Mais ça ne peut pas marcher. Là où la lutte contre le mal trouve ses limites naturelles lorsqu'elle est conduite par la religion, elle ne rencontre aucun obstacle lorsqu'elle devient temporelle. Alors, la lutte contre le mal se transforme inéluctablement, un jour ou l'autre, en son contraire.

Parigoth

...Contrairement à tant d'autres qui, sur ce plan exceptionnel comme sur d'autres relatives à une criminalité plus ordinaire, prétendent avoir ignoré l'issue finale, Gröning, pour sa part, n'a jamais contesté avoir su quel était l'aboutissement ultime du processus dans lequel il intervenait à l'origine.

Compte tenu de sa présence dans le camp d'Auschwitz, il ne pouvait pas exciper de son ignorance de ce qui s'y passait, même s'il n'occupait qu'une fonction à caractère administratif, mais tout le monde ne le savait pas.
Il faut rappeler que quand les Alliés ont découvert les camps d'extermination, ils n'en ont pas cru leurs yeux (je me souviens avoir entendu un ancien de l'OSS, l'ancêtre de la CIA, raconter que ses services ne savaient pas ce qui se passait dans les camps, alors que les moyens de reconnaissance aérienne étaient assez performants) et que dans certains cas il ont forcé les habitants des villes allemandes des alentours de constater sur place les restes des horreurs qui s'y étaient passées.

De nos jours, l'histoire de l'Allemagne des années 33 à 45 est résumée de façon parfois simpliste et anachronique sans tenir compte de l'évolution des situations, tout étant axé sur la seule extermination des Juifs alors que cette décision a été relativement tardive.

Il est clair que le parti social-national allemand avait dès les origines affiché ses prises de position antisémites, les persécutions ont commencé très tôt, mais jusqu'à la fin des années trente la position des autorités allemandes à l'encontre des Juifs vivant en Allemagne n'était pas figée ou uniforme.
Par exemple, alors que l'antisémitisme battait son plein, des organisations sionistes comme le Bétar étaient autorisées, les dirigeants allemands qui ont un temps envisagé de chasser les Juifs d'Allemagne voyaient alors d'un bon œil les mouvements juifs qui prônaient la reconstitution d'un Foyer Juif en Palestine.

Lorsque la guerre a été déclarée, les choses ont changé et des atrocités ont été commises en particulier sur le front russe, mais ont-elles pu être assimilées alors aux crimes contre l'humanité ou bien aux crimes de guerre ?

Il faut se souvenir que la décision de recourir au plan de la solution finale a été prise en grand secret le 20 janvier 1942 lors de la conférence de Wannsee dans une villa de Berlin par de hauts dignitaires nazis.
L'acte de naissance du crime d’État ayant consisté à mettre en œuvre de façon froide et systématique l'extermination d'un peuple, crime qui a ensuite été qualifié de crime contre l'humanité, remonte à cette date.

Le fait que ce plan n'ait pas été divulgué, y compris dans les instance nazies de base, explique probablement pourquoi plusieurs rouages du régime nazi ont pu prétendre qu'ils ne savaient pas, bien que certains indices voire faits concrets aient pu leur laisser entrevoir qu'il se passait parfois des choses anormales qui auraient dû les alerter.

Ceci dit, le fait d'examiner à la loupe le passé de quasi centenaires qui n'ont souvent été que des exécutants de seconde zone alors que des responsables de haut rang ayant eu des choses plus que graves à se reprocher ont fini tranquillement leurs jours sans avoir été inquiétés est un peu dérisoire.

Jean-Paul Ledun

Il n'y a pas d'âge pour être un salaud, donc il n'y a pas d'âge pour aller en prison.
Et tant pis pour lui.
Il a quand même eu une longue et jolie vie pépère monsieur Gröning.
Pas ses victimes.

Trekker

@ Parigoth | 18 juillet 2015 à 09:49
"…Or voici qu'en 1945 on invente de toutes pièces un concept de crime contre l'humanité que l'on applique de façon rétroactive (……) Cependant, si ces crimes anciens ont le plus souvent été commis de manière instinctive et non codifiée, leur systématisation technocratique et planifiée par le sommet de l’État est relativement récente. Avant les nazis, les Conventionnels de 1793 n'ont-ils pas été les pionniers en la matière de l’époque…" 

Je partage totalement votre analyse car le génocide des Vendéens fut le premier d’une longue liste de crimes contre l’Humanité, cela de par sa planification technocratique au sommet de l’Etat.

Le XIXe siècle et le début du XXe ne furent pas avare de génocides similaires, cela entre autres lors de certaines colonisations : Indiens en Amérique (marche de la mort et parcage des survivants furent inventés à cette occasion), éradication de la très grande majorité des autochtones en Australie, Tasmanie et Nouvelle-Zélande par les Britanniques, et de même pour les Héréros de Namibie dans les années 1900 par le général allemand Lothar von Trotha qui a cette occasion expérimenta les camps de concentration… conçus et appliqués par les Britanniques lors de de la seconde guerre des Boers en Afrique du Sud.

Ce qui explique l’invention en 1945 de la notion de crime contre l’Humanité, c’est qu’avec les camps de concentration et d’extermination (à mon sens la différence entre les deux est plus d’ordre sémantique que reflétant une réalité) les nazis avaient atteint un degré de rationalisation digne d’une grande entreprise industrielle en matière génocidaire. Les Einsatzgruppen bien qu’auteurs de plus d’un million de morts essentiellement juifs, mais pas qu’eux (cadres soviétiques), employaient des méthodes que l’on pourrait qualifier de classiques.

La découverte de ces camps et leur horreurs indicibles - même le général Patton qui était un « dur à cuire » s’effondra en visitant Buchenwald - ainsi que toutes les transgressions fréquentes des conventions de Genève par les nazis, entre autres les prisonniers fusillés de nombreuses fois, provoquèrent une telle indignation chez les alliés qu’ils voulurent créer une incrimination juridique spécifique pour qualifier ces génocides, dont après coup on peut discuter du bien-fondé. En quelque sorte les nazis furent "victimes" de leur remarquable capacité d'organisation en tous domaines...

Mais prenons bien garde de ne pas tomber dans l’anachronisme, car le contexte en 1945 était celui évoqué ci-dessus. Quant à y voir l’influence à cette époque d’un lobby juif, thèse amplement développée par les négationnistes, c'est ridicule : les juifs européens survivants de cet enfer ou lui ayant échappé s’efforçaient avant tout de se réinsérer, et ceux activistes aux USA et en Palestine se préoccupaient surtout de profiter des événements pour créer le futur Etat d’Israël.

Laurent Dingli

Cet homme a été condamné à une peine méritée, bien que tardive, et vous avez dit l'essentiel sur le sujet, me semble-t-il.
Vous auriez pu cependant évoquer la question majeure du "deux poids deux mesures" en matière de crimes contre l'Humanité. Les crimes du stalinisme n'ont jamais été jugés, non seulement en raison de l'habileté diabolique du petit père des peuples, mais aussi de la sordide complaisance dont lui et son régime odieux ont fait l'objet en Europe de l'Ouest et particulièrement en France. Le génie du Mal, c'est de réussir à faire en sorte que toute la représentation nationale d'un pays démocratique (à part deux députés d'extrême droite) se lève pour honorer la mémoire de l'un des plus grands criminels de l'humanité. Le génie du Mal, c'est d'avoir tellement pérennisé la terreur que même lorsque l'on conduit son propre pays au désastre militaire (été 1941), personne ne songe à vous renverser ; le génie du mal c'est d'avoir su berner presque tous les pitres d'intellectuels bien-pensants, les Malraux, les Aragon, et tant d'autres, en les conduisant à excuser, à nier ou à justifier tous vos crimes (heureusement, pour l'honneur de la France, il existait aussi des Gide et des Bernanos). Et nul n'ignore le cas plus récent du journaliste Jean Lacouture, décédé hier, qui avait voué une véritable admiration aux criminels Khmers rouges....
Dans un monde idéal, la justice devrait être égale pour tous. Aujourd'hui encore le TPI n'a jugé que des criminels africains, comme s'il n'y avait qu'en Afrique que l'on perpétrait des crimes de guerre ou des crimes contre l'Humanité. Certes, il y a eu un tribunal pour juger les crimes commis dans l'ex-Yougoslavie, mais les autres ?

Jabiru

@Achille

Tout à fait en phase avec votre billet 09:17
Il y a lieu de s'inquiéter de l'avenir que nous promettent ces illuminés qui sont prêts à tout, quitte à se sacrifier pour se venger de l'Occident "impur".

sylvain

Rédigé par : MS | 18 juillet 2015 à 06:33

Ni crime de guerre ni crime contre l'humanité !
C'est un crime contre une communauté juive, le restant de l'humanité a fait la guerre contre les nazis.
L'humanité est elle aussi coupable de générer de telles horreurs : holocauste, génocides à grandes échelles, temporaires, ponctuels mais éphémères ; pendant que le monde est aux abois, la caravane de l'humanité passe.
C'est bon, je sors !

Parigoth

@Marc Ghinsberg
Derrière le cas de ce « vieil homme indigne » se profile la question de l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité. Je dois dire que cette notion m’a toujours gêné. La prescription est un principe inscrit dans notre droit.

Il existe un autre principe qui est inscrit dans notre droit qui est la non rétroactivité des lois.

Or voici qu'en 1945 on invente de toutes pièces un concept de crime contre l'humanité que l'on applique de façon rétroactive à des gens qui ont certes commis un certain nombre de choses condamnables mais qui n'avaient pas conscience de se livrer à des crimes contre l'humanité, du moins selon la forme juridique qui a été développée ultérieurement.

Connaissant la nature profonde de l'homme, qui n'est pas bon par nature mais habité par le mal même s'il est capable de rédemption, nous pouvons nous douter que les crimes contre l'humanité, c'est-à-dire pour simplifier non seulement le fait de commettre des crimes, mais encore de les commettre en négation de l'humanité de l'autre, sont aussi anciens que l'humanité elle-même.
Cependant, si ces crimes anciens ont le plus souvent été commis de manière instinctive et non codifiée, leur systématisation technocratique et planifiée par le sommet de l’État est relativement récente.

Avant les nazis, les Conventionnels de 1793 n'ont-ils pas été les pionniers en la matière de l'époque pré-moderne à avoir institutionnalisé le crime contre l'humanité quand ils ont décrété l'extermination des Vendéens ?
Et comment pouvons-nous porter un jugement sur ce que les Allemands ont commis alors que le décret du 1er octobre 1793 mettant en place le principe du génocide n'est toujours pas abrogé ?

Michel Deluré

S'il n'y avait derrière cette décision de justice l'horrible réalité des camps de la mort, celle-ci serait jugée grotesque. Certes, la fonction de cet accusé était morbide mais s'il devait être condamné seulement parce qu'il savait, alors combien d'autres allemands, présents à Auschwitz ou ailleurs, et qui savaient tous parfaitement à quelle oeuvre de destruction organisée, massive et inhumaine ils participaient auraient dû être arrêtés, jugés et condamnés ?

Achille

Ah les grands moralisateurs de ce blog qui que laissent rien passer, qu'ils sont émouvants avec leur doigt vengeur pointé vers ce vieillard de 94 ans.
Ils me font penser à ces résistants de la dernière heure qui, au jour de la libération, tondaient les femmes qui avaient eu le malheur d'avoir une histoire d'amour avec un soldat allemand, sans doute histoire de faire oublier que lorsqu'il fallait vraiment faire preuve de courage ils étaient aux abonnés absents.

Même s'il ne faut surtout pas oublier les horreurs qui se sont déroulés dans ces camps de concentration voici maintenant plus de 70 ans, il me semble que ce qui importe aujourd'hui, ce sont les atrocités tout autant insoutenables qui sont perpétrés aujourd'hui par des illuminés qui se réclament de la même folie mystique d'autant moins pardonnable qu'ils prétendent d'être investis par une mission divine.

MS

"L'extermination des Juifs était un crime de guerre."
Rédigé par : Robert Marchenoir | 17 juillet 2015 à 21:52

Non. Enfourner des enfants dans des wagons à bestiaux pour leur faire traverser l'Europe centrale avant de les envoyer en fumée au seul motif de leur acte de naissance n'est pas un crime de guerre, c'est un crime contre l'humanité. Il n'y a pas d'anciens combattants d'Izieu.

Véronique Raffeneau

"Reste, cependant, qu'il faut approuver la décision du tribunal ayant appréhendé le comportement de Gröning comme partie indissociable d'un tout, par une sorte de solidarité de l'horreur et de cohérence de l'entreprise mortifère en ses diverses étapes et séquences..."

Oui.

Grand billet, Philippe, tant il ouvre à chaque phrase, dans l'esprit et le coeur, les précipices de la monstruosité humaine qui est à la portée de tous, tant il me permet de m'interroger sur la séparation si floue entre la responsabilité et la culpabilité. C'est ce que me dit le terrifiant parcours d'Oskar Gröning et ce verdict.

"Je ne veux pas m'imaginer la g... du rouage quand il assistait à la détresse des déportés." (Jean-Paul Ledun)

Moi non plus.

Merci, Jean-Paul, pour votre intervention.

"Oskar Gröning, âgé de 94 ans, a été condamné le 15 juillet, par un tribunal de Lunebourg, dans le nord de l'Allemagne, à quatre ans d'emprisonnement pour "complicité" dans l'assassinat de 300 000 Juifs dans le camp d'extermination d'Auschwitz entre 1942 et 1944."

"Il leur a dit, par écrit : taisez-vous, j'y étais, je sais de quoi je parle, j'en ai été témoin." (Robert Marchenoir)

C'est ce que normalement une notion universelle de justice, acceptée par tous, définit comme la complicité.

Oskar Gröning n'a pas été un témoin accidentel et de hasard de l'extermination.

Il a prêté l'esprit et la main à une entreprise d'extermination qui se renouvelait chaque jour, chaque heure, chaque seconde où il s'est trouvé sur la rampe d'Auschwitz.

Xavier NEBOUT

M. Bilger nous dit :

"...condamné(...)pour complicité dans l'assassinat de 300 000 Juifs dans le camp d'extermination d'Auschwitz entre 1942 et 1944"

puis

"...sa mission est de trier drachmes, zlotys, florins et lires pendant que leurs propriétaires - 425 000 personnes, à majorité juive - sont exterminés dans les chambres à gaz."

Et voilà comment on passe en quelques lignes de 300 000 à 425 000, en admettant qu'aucun ne soit mort d'autre chose que du gaz...

Vous avez dit révisionnisme ?

Trekker

@ Alex paulista | 17 juillet 2015 à 22:52
« …À son âge, le procureur devra évaluer s'il est apte à purger sa peine en détention. Probablement non, puisqu'il a besoin de l'aide d'infirmiers pour marcher. »

En conséquence sa condamnation sera de fait uniquement symbolique, et ne justifie donc pas les cris d’orfraie poussés par certains commentateurs.

@ Jean-Paul Ledun | 17 juillet 2015 à 22:05
« …Ce monsieur devait être jugé. Il n'y a aucune larme à verser. On peut quand même se poser des questions sur la justice allemande et sur la protection bienveillante des politiques allemands envers "les petits rouages" du système… »

Entièrement d’accord avec vous sur votre première phrase, par contre je serai autrement plus réservé que vous sur la justice allemande et les politiques au pouvoir dans ce pays jusqu’à la fin des années 80. Ils ne limitèrent pas leur protection bienveillante aux « petits rouages » du système, mais aussi à d’authentiques criminels de guerre : le général Heinz Lammerding n’en est que l’exemple le plus connu.

Nombre de généraux et colonels de la SS mais aussi de la Wehrmacht (cette dernière fut aussi mêlée à nombre d’atrocités sur le front de l’Est) coulèrent des jours paisibles après 1945 en Allemagne. Leurs atrocités ils les avaient commises en grande majorité sur le front de l’Est, en Europe centrale et dans les Balkans. Ils étaient donc parfaitement « excusables », car ils avaient combattu contre les soviétiques et les communistes ou supposés tels : 16 à 18 millions de civils sont morts du fait de l’armée allemande dans la seule URSS. En comparaison Klaus Barbie que nous avons jugé et condamné à Lyon n’était qu’un modeste artisan de la répression.

A Nuremberg ne furent jugés et condamnés que les dirigeants les plus emblématiques et connus du régime nazi : douze condamnations à mort et sept à des peines d’emprisonnement. Certes la justice allemande entre 1946 et 1955 condamna à des peines d’emprisonnement modérées quelques dizaines d’officiers supérieurs car elle ne pouvait faire moins. Mais bien plus nombreux furent les criminels de guerre, je ne parle que des officiers supérieurs ou subalternes, objet d’aucune poursuite et même une minorité provenant des services secrets de la SS fut intégrée dans le BND. Logique si je puis dire, son directeur jusqu’en 1968, Reinhard Gehlen, était un ancien colonel du SD-SS, et avait opéré pendant toute la guerre sur le front de l’Est.

semtob

Cher Philippe,

Que certains de vos commentateurs prônent l'oubli de génocides est encore plus indigne que le rôle de cet individu qui demande pardon.
Aujourd'hui, nous avons des individus qui filment leurs crimes et en font le but de leur vie.
Aujourd'hui, nous avons des individus qui gouvernent et qui ont fait le choix de donner des milliards à ceux qui prônent la destruction de l'Etat d'Israël.
Comment doit-on comprendre que Hollande ait fait le choix d'enrichir l'Iran, qui parraine le hezbollah, le hamas ? Comment comprendre le silence des chambres de France ?
Est-ce que 80 000 missiles dirigés contre Tel Aviv et Haïfa n'empêchent pas Hollande d'aller parader sur le Tour de France, de se rendre en surprise à des concerts pour midinettes ?
Est-ce qu'un journaliste va sortir un papier, un seul papier sur la vie quotidienne des enfants d'Israël qui doivent se réfugier dans des abris à chaque alerte ?
Hollande est-il fier de financer le creusement des souterrains du hamas, de financer les ogives nucléaires ?
Signer un accord neuf mois avant les législatives iraniennes, c'est irresponsable.
Des contrats et des vies dans la balance de l'engrenage du pire.
Derrière le masque de Hollande, il y a une gargouille égoïste et assassine qui fait mal.
françoise et karell Semtob

Alex paulista

"Et maintenant, on le condamne à mourir en prison ?"
Rédigé par : Robert Marchenoir | 17 juillet 2015 à 21:52

À son âge, le procureur devra évaluer s'il est apte à purger sa peine en détention. Probablement non, puisqu'il a besoin de l'aide d'infirmiers pour marcher.

Jean-Paul Ledun

A qui la faute s'il n'est jugé que maintenant ?
Ce monsieur devait être jugé avec les autres au moment de Nuremberg.
Mais les critères d'accusation d'alors n'étaient pas ceux de 2011.

En 1985 toutes les poursuites contre Gröning avaient été arrêtées.
En 2011, la justice allemande a changé les règles.

Ce monsieur devait être jugé. Il n'y a aucune larme à verser.

On peut quand même se poser des questions sur la justice allemande et sur la protection bienveillante des politiques allemands envers "les petits rouages" du système.

Je ne veux pas m'imaginer la g... du rouage quand il assistait à la détresse des déportés.

Robert Marchenoir

Cette condamnation est franchement dégu.... Ce n'est même pas la condamnation qui est condamnable, ce sont les poursuites.

Aller chercher, soixante-dix ans après les faits, un vieillard de quatre-vingt-quatorze ans qui a été... comptable à Auschwitz, c'est d'une scélératesse difficile à supporter et bien digne de notre époque.

Tant qu'à faire, on pourrait aussi poursuivre le menuisier qui a construit les fenêtres du bureau du comptable qui comptait les chaussures des Juifs à Auschwitz, le paysan qui a vendu la vache qui a nourri le commandant d'Auschwitz, et j'en passe.

L'extermination des Juifs était un crime de guerre. Les crimes de guerre se punissent au lendemain de la guerre, après on les oublie. Soixante-dix ans après, ce n'est plus de la justice, c'est de la vengeance.

Même au lendemain d'une guerre, on ne punit pas tous les criminels de guerre, on choisit quelques responsables, pour faire un exemple. Sinon, à quoi bon avoir fait la paix ?

Mettre fin à une guerre, cela veut dire reconnaître que tous comptes faits, il vaut mieux pour tout le monde arrêter de se massacrer et considérer l'autre comme un ennemi. Ça veut dire tourner la page. Ça veut dire recommencer à vivre normalement.

Ça vaut aussi pour les "nazis". Je mets des guillemets, parce qu'en 2015, je vois mal en quoi on pourrait considérer cet homme comme étant encore un nazi.

On a attendu qu'il soit faible, âgé et avec un pied dans la tombe, pour jouer les justiciers et donner bonne conscience à des téléspectateurs incultes qui sont nés des décennies après les faits.

Cette résurgence d'un "anti-nazisme" frelaté et vociférant est plus que suspecte. En 1950, en 1960, vous auriez dit qu'il fallait traîner en justice un obscur comptable d'Auschwitz, on vous aurait pris pour un fou dangereux.

Et ce brave homme donne raison à ses bourreaux ! Il s'excuse ! Il se prête de bonne grâce à cette comédie répugnante...

On aurait dû lui donner une médaille, à cet homme-là. Bien avant d'être inquiété par la justice, il est rentré dans le lard des négationnistes qui prétendaient mettre en doute la Shoah. Il leur a dit, par écrit : taisez-vous, j'y étais, je sais de quoi je parle, j'en ai été témoin.

Et maintenant, on le condamne à mourir en prison ? Hitler est mort, bande d'abrutis ! Comme si on n'avait pas d'autres menaces à affronter, autrement plus actuelles, autrement plus réelles !

Mais qu'est-ce que c'est que cette époque méprisable ? Qu'est-ce que c'est que cette bassesse généralisée qui flatte le confort moral des foules en faisant un enfer des dernières journées de vie d'un homme qui, même pendant la Seconde Guerre mondiale, n'a eu strictement aucune responsabilité dans le massacre ?

sylvain

Quel exploit ! Mettre en prison un petit rond-de-cuir binoclard grabataire de 94 ans ancien comptable à Auschwitz, c'est hallucinant !
Finalement si mes comptes sont bons, le ridicule a tué et continuera à tuer plus de monde que les nazis !

breizmabro

Je suis un peu comme Achille, je me demande jusqu'où ces chassés devenus chasseurs vont aller. C'est un peu pitoyable de condamner un homme de 94 ans parce qu'il a été comptable, il y a 75 ans, au sein d'une organisation, criminelle certes, mais sur laquelle il n'avait ni contrôle, ni moyen d'intervention.
Cet acharnement m'indispose mais fort heureusement ces chasseurs entêtés tirent leurs dernière cartouches médiatiques et vont devoir mettre fin à leur vindicte faute d'adversaires, condamnés, par l'âge, à une mort programmée.
Leur mort fera-t-elle avancer leur cause ?

@ Savonarole | 17 juillet 2015 à 12:59
"En France on avait Georges Boudarel, il a bénéficié d'un non lieu"

Comme Bousquet ;-))

Jabiru

Sur le fond, bien sûr, il a servi sur ordre au sein d'une organisation criminelle. Mais pourquoi lui et pourquoi si tard ?

Savonarole

@ protagoras

"L'averse culturelle", trouvaille de Patrick Rambaud dans son pamphlet "Le Roland-Barthes sans peine".
C'est un effet oratoire qui consiste à noyer son interlocuteur sous les citations obscures et autres métaphores boiteuses, Hannah Arendt en est le plus bel exemple, il semblerait que cette dame ait tout dit et qu'après elle on n'ait que le droit de se taire.
Le prochain qui nous cite Hannah Arendt ira au piquet avec un bonnet d'âne.

MS

@Achille | 17 juillet 2015 à 13:18
"Cette chasse aux sous-fifres qui ont eu un rôle purement administratif dans les camps de concentration finit par être indécente."

"Purement" ! Il y a également, Achille, une possible indécence a minima dans certains choix d'adverbe.

On n'a pas comptabilisé en ces années-là le moindre jour de grève sur la ligne Mérignac-Drancy mais beaucoup observé depuis des cheminots plus zélés.

Mais ne vous emballez pas, tout comme vous je me demande ce que j'aurais fait à leur place et ne suis sûr de rien, pas même de n'avoir pas été un Gröning parmi d'autres.

Trekker

@Savonarole | 17 juillet 2015 à 12:59
"En France on avait Georges Boudarel, il a bénéficié d'un non lieu."

Qui de plus a bénéficié d’une mesure rarissime : la validation pour sa retraite de professeur universitaire des 18 ans qu’il a passés comme tortionnaire puis apparatchik du Viet-Minh, et après comme fonctionnaire de la FSM (succursale communiste) à Prague.

Xavier NEBOUT

Heureusement surpris par les commentaires tous beaucoup plus justifiés que celui de notre hôte, et notamment celui de M. Ghinsberg.

En outre on s'interrogera sur le fait de n'être qu'un petit rouage dans l'infamie de l'interdiction de ce qu'on appelle le révisionnisme et qui n'est autre que le droit de parler d'histoire au risque de contrarier l'Etat d'Israël.
Nous devrions tous être révisionnistes par principe ; il y a assurément beaucoup de choses à réviser, et quand le courage manque, autant s'abstenir de parler de sujets "révisables".

jack

Ainsi que vous l'indiquez, c'est une bonne décision de justice. A comparer à la peine infligée à Madoff : 150 ans de prison. Madoff est né en 1938, les juges américains sont optimistes !

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