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08 août 2015

Commentaires

caroff

@ Gérard Lenne
"Ce qui vous choque, vous perturbe et vous empêche de dormir, militants et sympathisants de "Promouvoir", ce n’est pas que LOVE soit le ramassis d'horreurs, de perversités et d'atrocités que vous imaginez, c'est que le sexe y soit si simple, si naturel, si déculpabilisé, bref qu'il fasse partie de la vie."

Imaginez-vous seulement une minute que vous vous adressez à des internautes aux opinions très contrastées, et c'est ce qui fait la richesse de ce blog, et non à une secte qui voudrait pourfendre la pornographie !

Que le sexe "fasse partie de la vie" comme vous dites est pour le moins nouveau (!!) et cela mérite certainement une subvention substantielle de 350 000 € de la part du CNC, ce qui peut interroger sur ses priorités !!

mariane

Vous êtes un comique monsieur Lenne : vous osez dire que le sexe est naturel, simple, déculpabilisé. Vous devriez relire vos classiques ; je parle de littérature bien entendu. Aucun naturel, aucune simplicité, et la culpabilité, compagne de toujours, que vous croyez pouvoir chasser en deux mouvements de caméra.

Mary Preud'homme

"...ce n’est pas que LOVE soit le ramassis d'horreurs, de perversités et d'atrocités que vous imaginez, c'est que le sexe y soit si simple, si naturel, si déculpabilisé, bref qu'il fasse partie de la vie.
Rédigé par : Gérard Lenne | 09 août 2015 à 13:35"
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Dites-nous pourquoi dans ce cas intituler LOVE (en majuscules s'il vous plaît) un film qui ne parle que de sexe sinon pour abuser, tromper et travestir ? Là est toute la question...

 genau

Bon, le sexe fait partie de la vie, mais ça, on le sait depuis longtemps et comme le persifle Luchini "Qui n'a jamais tiré sur la tige ?"
Que sa représentation soit obligatoirement ambiguë, on le sait aussi. Le caméra vers la fenêtre ouverte disait assez bien dans le cinéma puritain des années 50 que les partenaires allaient vers le septième ciel.
En quoi la vue de la "charcuterie" du sexe est-elle utile autrement que dans la pornographie, à cela dédiée ?
Un être humain nu, s'il est beau, est une vision agréable, le secret féminin est un délicieux mystère, de Praxitèle à Klimt personne n'en a jamais douté.
Maurois a écrit : "la position est ridicule et le plaisir est fugitif" ce qui ne le rattache pas aux rangs des hardeurs (individu qui porte des hardes en permanence) mais dénote un humour cynique, à la façon de Diogène qui se masturbait en public.
Tout a été vu, tout a été dit, on est bien d'accord, c'est comme ça que ça se passe, simplement. M. Lenne a raison.
En revanche, si la simplicité est le gage de la démonstration, pourquoi les gouvernements s'acharnent-ils à masquer ou minimiser des faits qui reflètent la simplicité de certaines opinions ? Le départ de Besson, par exemple, juste un entrefilet, bon, allez, on passe. L'ignorance de tout ce qui n'est pas conforme à la pensée unique, pourtant, le peuple, simplement aime qu'on lui raconte des histoires simples, reflétant la vie. Sans doute, la CCF n'y trouverait rien à redire, mais le pouvoir, qui en est l'observateur, sait où appuyer pour faire disparaître certains spectacles. On change de domaine, mais on travaille sur la même matière. Je pense que M. Lenne est conscient de cette distorsion du traitement des idées et des modes de démonstration. Paraisse un film sur la gloire algérienne et l'ignominie française, diffusion majeure, louanges partout, comme pour le film de Pontecorvo, audience nulle, mais tant pis, on loue en haut lieu, mais je peux vous dire que la bataille d'Alger le FLN l'a perdue, perdue et reperdue. Opinion réac donc indémontrable puisque réac, peu important qu'elle soit le reflet de la réalité. L'opinion de Larminat sur Vichy, aux oubliettes, bien qu'elle ait été entérinée par l'attitude de Mitterrand, au trou d'oubli.
Et c'est tout de même plus important pour la sérénité des Français qu'une démonstration onaniste, Zola ayant conclu cela d'un trait de plume (La Terre).

Trekker

Chose fort plaisante, les producteurs de films X, et les plus hard, sont depuis des décennies en grande majorité des sympathisants voire des suppôts de l’extrême droite. Une seule exception historique : José Bénazéraf le précurseur du genre dans les années 60, qui se revendiquait communiste.

A contrario les cinéastes actuels et reconnus comme tels par la critique, qui produisent des films style « Love », appartiennent tous à la gauche bobo. La seule différence entre leurs productions et celles du X, c’est un plus grand esthétisme et leur habillage par un médiocre scénario à prétention intellectuelle. Tout cela ne résultant guère d’un talent supérieur aux producteurs de X, mais dû aux moyens financiers importants dont ils disposent.

@ Robert Marchenoir | 09 août 2015 à 12:00

Certes au bout d’un certain nombre de commentaires sur un billet de notre hôte, on dérive souvent peu ou prou du sujet initial qu’il traitait. Mais vous, quasi systématiquement, vous en venez à la politique de Poutine, aux Russes et au communisme. Désolé de vous le redire, ce thème tourne chez vous à l’obsession, et vous me rappelez fâcheusement dans son inverse la presse communiste française des années 50 à 70.

Pour cette dernière, quel que soit le sujet traité, même culturel ou / et bien éloigné de toute connotation politique, elle en revenait immanquablement à sa doxa lénino-stalinienne teintée d’un marxisme fort superficiel. Un exemple parmi des milliers : le film « The Rose » fortement inspiré de la vie de la chanteuse pop Janis Joplin et à mon sens excellent, fut démoli par ladite presse. Il était pour elle le symbole le plus achevé de la décadence générée par le capitalisme !…

Les défroqués ayant toujours été les plus grands contempteurs de leurs religions ou idéologies originelles, les exemples en la matière sont légion. Je me demande fortement si vous n’êtes pas un de ces défroqués du parti communiste, qui tente de manière caricaturale d’expier son péché originel * au travers de ses multiples et récurrents posts anti-Poutine.

* Il est bien connu que l’adhésion quasi mystique au communisme était presque du même ordre que celle relevant de la foi religieuse la plus intransigeante. Lire ou relire Philippe Robrieux sur ce sujet, au début des années 80 son parallèle avec la foi catholique fit un immense tollé chez les « camarades » et leurs compagnons de route : il portait à la connaissance du grand public le secret du "tabernacle". En plus ancien les propos de Clemenceau sur le communisme : une nouvelle église certes athée, mais avec sa bible (Marx et Lénine), sa hiérarchie similaire, son Rome (Moscou) et son pape (Lénine). Le « Tigre » avait bien vu dès les années 20 la véritable nature du communisme, cela était probablement dû à sa méfiance à l’encontre de toute idéologie et religion.

Mary Preud'homme

@ Gérard Lenne

Que je fasse rire ou sourire Philippe Bilger avec mes réactions spontanées et parfois décalées, c'est possible, et tant mieux ! Comme il m'arrive sans doute, hélas, de l'agacer...
Néanmoins, sur ce sujet précis, il semblerait que nous soyons assez proches, contrairement à vous qui cherchez à le rallier à votre cause par des manœuvres pas très ragoutantes.
Par ailleurs, point n'est besoin d'avoir vu ce film sachant que l'on peut être rebuté d'emblée par les premières images - bande-annonce et affichages - visibles sur internet, notamment celle représentant deux bouches offertes devant un sexe masculin dégoulinant de sperme. Excusez-moi, mais ça donne envie de vomir et je ne suis pas du genre maso !

Giuseppe

D'abord réac je ne sais pas ce que cela veut dire pour la cuisine. Ensuite le film a le droit d'exister, chacun y verra ce qu'il voudra y voir, il est sûr qu' avec un scénario indigent et des images dont la surprise peut émaner seulement d'intellectuels à la bouche en cul-de-poule, et de nous expliquer que c'est nouveau, conceptuel et tout, et tout, donc jusque-là rien de nouveau.

Par contre pour ce type de film mille fois recuit, les ingrédients sont réunis pour cuisiner une daube, ni plus ni moins. Que du réchauffé, le cuistot s'est assoupi sur une marmite que lui seul pensait extraordinaire. Je pense qu'il devrait revisiter les cinémathèques, et de fait, en courant, il fuirait un style qu'il ne maîtrise pas du tout, encore moins que la cuisson de la daube qu'il a laissé cramer.

Allez, passons à autre chose, beaucoup de sauce pour un plat qui ne casse pas trois pattes à un canard. Alors, aller chercher à tout prix une corrélation politique à un repas où les invités ne peuvent goûter que la saveur du brûlé, représente un grand écart que je ne me risquerai pas de tenter sous peine de déchirure et là ce serait plutôt grotesque, pour moi.

Mary Preud'homme (pique nique douille c'est toi l'andouille !)

@Marc GHINSBERG | 09 août 2015 à 11:43

Merci. C'est bien ce que je pensais, rien que parmi les professionnels titulaires je constate 8 hommes pour 1 femme et pour l'ensemble (suppléants compris) 21 contre 6.
Ou quand l'éternel féminin est réduit à un sexe béant et à une bouche monstrueuse... par des maniaques du sexe qui à l'égal des souteneurs font leur beurre avec de pauvres filles dépravées qui font honte à la gent féminine.
Quant à ceux qui cautionnent ce genre décadent et obscène, ils sont encore plus méprisables !

Gérard Lenne

Ciel ! Heureusement que ce blog est "modéré", car que serait-ce s'il ne l'était pas !
Je voudrais répondre à Mary Preud'homme, qui pense que j'ai peur de Philippe Bilger. Je le connais assez pour savoir qu'il a souri, autant que moi, d'une telle hypothèse. Combien de femmes, donc, dans la CCF ? Je n'avais jamais eu la curiosité de compter, je viens de le faire : 12 sur 28. Vous aimeriez sans doute une "parité" plus exigeante ? Soyez rassurée : il y en a autant, sinon plus, parmi les 56 suppléants, si bien que d'une manière générale, par le jeu des remplacements, je peux en attester, il y a souvent davantage de femmes que d'hommes présents en séance. J'espère que vous en êtes satisfaite.

On me demande par ailleurs sur un ton comminatoire quels sont les "arguments" de la CCF. Le terme n’est pas approprié. Le rôle de la Commission est de classer. En l'occurrence, dire si LOVE peut être vu à partir de 16 ans ou s'il faut attendre d'en avoir 18. Elle en juge selon un certain nombre de critères. Par exemple, elle se demande si les jeunes de cette tranche d'âge ont le droit de voir sur un écran ce que la plupart fait déjà dans la vie. Ou bien ce que quasiment tous ont déjà pu observer sur l'Internet, d'un point de vue beaucoup plus cru et violent. Ensuite, nous en jugeons en conscience. La plupart d'entre nous ont ou ont eu des enfants, croyez bien que nous les imaginons découvrant les images qu'on nous propose.

Mais je comprends bien que ce sont là des subtilités pour la majorité des lecteurs de ce blog, qui seraient sans doute ravis d'en revenir à une censure pure et dure. Par exemple, à une interdiction totale d'un film comme LOVE.

Malheureusement pour eux, nous sommes (encore) en démocratie. Mais pourquoi s'attarder autant sur un film plutôt gentillet ? Pourquoi tant de contributeurs s'acharnent-ils sur un film qu'ils n'ont pas vu (voire qu'ils refusent de voir, ce qui est leur droit mais leur ôte la faculté d'en parler clairement), ou bien sur des livres qu'ils n'ont pas lus (j'ai vu que l'un des miens était cité pour, sans doute, me diaboliser). Pour une raison bien simple, c’est qu'il s'agit de sexe, et qu'on sent planer dans ces contributions une immense peur de la sexualité.

Une peur mêlée de dégoût et d'indignation, qui émerge au fil de clichés éculés (la femme qui serait "un morceau de viande", etc.). Le représentant de Promouvoir (M.Bonnet) en est un exemple parfait, qui colporte des légendes grotesques (vous me demandiez pourquoi "grotesques" !) sur un supposé complot trotskiste visant à la "dissolution sociale" par le biais de la pornographie ! Quand on connaît les différentes branches du trotskisme en France aujourd'hui, on sait pourtant qu'elles sont aussi puritaines et "coincées" sur la question que le PCF !

Ce qui vous choque, vous perturbe et vous empêche de dormir, militants et sympathisants de "Promouvoir", ce n’est pas que LOVE soit le ramassis d'horreurs, de perversités et d'atrocités que vous imaginez, c'est que le sexe y soit si simple, si naturel, si déculpabilisé, bref qu'il fasse partie de la vie.

Savonarole

Un tel film n'aurait jamais vu le jour en Russie, notre immense Poutine ne l'aurait jamais toléré.
Doux démocrate, notre bien-aimé Poutine n'aurait jamais accepté de faire payer aux contribuables russes un tel étron.
La France est le dernier pays à produire des films crades et dégoûtants, "kitchen sink cinema", "cinéma d'évier de cuisine", pour ceux qui causent pas anglais ici.
Porno ou pas, ce qui choque c'est la bassesse du scénario, le profil du réalisateur sur son Wiki est consternant, sa tronche de même, de bi.. en bi.. il a construit une carrière, grâce à une France, exception culturelle, qui aime l'andouillette et son odeur.

Claggart

@ Garry Gaspary

Qousque tandem, Garrius Gasparius, abutere patientia nostra.

Mais à la fin il nous les casse avec ces rabâchages ennuyeux anti-chrétiens !
A ce stade il s'agit sûrement d'une pathologie grave.

Robert Marchenoir

Une fois de plus, la démonstration se fait toute seule, je n'ai même pas besoin de pousser : la mauvaise foi se porte à merveille à droite comme à gauche.

Lorsqu'on n'aime pas les opinions d'autrui mais qu'on est trop fatigué, ou trop malhonnête, pour tenter de les réfuter, on les traite d'obsessions.

C'est ainsi que critiquer Poutine est une obsession, mais prendre sa défense est la marque d'un esprit profond et indépendant.

Esprit profond et indépendant : Franck Boizard, qui écrit des billets lucides et cultivés sur son blog pour déplorer la non-livraison des Mistral à la Russie.

Esprit malade et obsessionnel : votre serviteur, qui se félicite que la France ait refusé de céder aux intimidations russes dans cette affaire.

Cela venant, non seulement de la gauche qui ne nous a pas habitués à mieux, mais de l'extrême droite qui passe son temps à se plaindre, à juste titre, d'être la victime de tels procédés d'origine marxiste.

Des gens qui se disent exaspérés d'être traités de racistes parce qu'ils s'opposent à l'immigration de masse traitent d'obsédés ceux qui ont le front de critiquer la Russie de Poutine.

Des gens qui se plaignent de vivre sous la botte du politiquement correct de gauche (qui fait régner le terrorisme intellectuel contre quiconque parle de délinquance ou de races) s'emploient à faire régner le politiquement correct de droite (qui tente de faire passer pour un déséquilibré mental quiconque ne chante pas à l'unisson du choeur poutinophile).

Des gens qui prétendent être plus patriotes que tout le monde affectent d'être scandalisés que l'on défende l'indépendance de la France contre les menées impérialistes russes.

Je ne pensais pas recueillir une confirmation aussi rapide de mon analyse : oui, décidément, les Russes et les Français se ressemblent, et pas en bien. J'ai mentionné la propension à l'irresponsabilité. Le goût du mensonge est un autre trait qui les rapproche. Une certaine grandiloquence basée sur une opinion très surévaluée de soi-même en est un autre.

Ce n'est pas un hasard si Depardieu a pris la nationalité russe. C'était un petit voyou durant son adolescence. Devenu vieux, il a réalisé son rêve : devenir l'ami d'un vrai voyou, faire allégeance à un chef mafieux qui en impose au monde entier.

On m'excusera d'ambitionner un autre destin pour mon pays.

Marc GHINSBERG

@Mary Preud'homme

Composition de la CNC
http://www.cnc.fr/c/document_library/get_file?uuid=987a69a0-f7d8-4412-a001-85cc561b37e4&groupId=18

hameau dans les nuages

"On aimerait bien en savoir plus sur les pseudo-arguments de cette grosse commission (d'experts ?)"
Rédigé par : mariane | 09 août 2015 à 09:31

C'est clair, il suffit de parcourir la biographie de cet expert en BTP ( b..., turlutte et pénis).

Pour lui au début était la fellation... S'ils sont tous du même acabit je reconnais que je ne mangerai plus jamais de la même façon un éclair au chocolat.

Un peu d'air marin de la côte basque chassant les esprits embrumés... Le fils attendant le retour de son père parti à la pêche...

http://www.deezer.com/track/12967972?utm_source=deezer&utm_content=track-12967972&utm_term=17530908_1439109411&utm_medium=web

Garry Gaspary

On ne le répétera jamais assez : il n'y a pas de valeurs judéo-chrétiennes.

D'abord, parce que le christianisme s'est historiquement posé comme l'antithèse du judaïsme. Ensuite, parce qu'une valeur est toujours une notion humaine positive alors que le christianisme est une négation complète de ce qui peut valoir humainement.

Que ce film vous semble culturellement pauvre, je peux facilement l'entendre.

Que vous ayez besoin de déterrer Bruno Mégret pour appuyer votre opinion, voilà ce qui, pour moi, relève du mystère chrétien.

Dit autrement, les seuls réacs qui auront à jamais mauvaise presse seront toujours ceux qui critiquent au nom du christianisme sans jamais s'être donné la peine de critiquer le christianisme.

La foi chrétienne reste donc essentiellement de la mauvaise foi.

JLM

Je ne comprends pas la mobilisation de la ministre de la Culture, peut-être son aventure aux Molières, où elle fut interpellée par un intermittent nu, l'a-t-elle inspirée ? Elle ferait mieux de mobiliser son énergie dans la recherche de solutions efficaces afin de ne pas laisser l'accès au porno quasiment libre aux enfants et ados sur internet. Puisqu'elle est capable d'utiliser la Justice française pour défendre un film - dont le message n'est pas particulièrement intéressant si j'ai bien compris - pourquoi n'attaque-t-elle pas les diffuseurs qui facilitent l'accès à ces films abrutissants et réduisant la gent féminine à un tas de viande ?

Achille

@ mariane | 09 août 2015 à 09:31

De tout temps le sexe a inspiré les arts, voir à ce sujet les magnifiques statues grecques de l'Antiquité montrant des dieux en pleine érection, ou encore les peintures de femmes nues de l'époque romantique, sans oublier la littérature coquine très appréciée au siècle des Lumières.

Le cinéma, il est vrai, apporte une dimension particulière avec le mouvement et l'acte sexuel qui apparaît dans beaucoup de bons films ne nuit en rien à leur qualité. Nombre d'entre eux ont reçu des distinctions prestigieuses : Palme d'or du Festival de Cannes et autres oscars hollywoodiens.

Mais il est vrai qu'il est loin désormais le temps des grands films d'amour, genre "Autant en emporte le vent" avec un ténébreux Clark Gable tout en délicatesse et une Vivien Leigh en sainte-nitouche.

Le temps où le vaillant héros et la frêle héroïne s'embrassaient juste avant que n'apparaisse "The end" en fond d'écran, c'est terminé. Que de temps perdu en préliminaires. Aujourd'hui on rentre tout de suite dans le vif du sujet (si j'ose dire).

Autre époque, autres mœurs. Ceci étant il est clair que je n'irai pas voir Love et l'avis de Philippe Bilger n'y est strictement pour rien.

Je préfère les vieux films romantiques et pudibonds des années 50. On ne se refait pas.

Franck Boizard

Je vais défendre Bob sur deux points :

> ceux qu'ils traitent de gauchistes sont effectivement des gauchistes. Et c'est à juste raison une insulte.

> la licence généralisée (pornographie, sexualité désordonnée, etc.) est un facteur de dissolution de la société (ceux qui en furent les théoriciens il y a un siècle étaient moins hypocrites que leurs héritiers actuels, ils ne cachaient pas leur but destructeur) et les gauchistes sont bien les porteurs de ce nihilisme politique.

mariane

Si, comme l'écrit Gérard Lenne, Philippe Bilger ne semble pas familier des films pornographiques, que cela ne l'empêche pas d'émettre des jugements précieux au sujet de la vulgarité et de l'inculture actuelles. Pour ma part, je veux bien à mon tour être réac quand je vois par exemple le numéro d'été du magazine les Inrocks Sexe 2015. On peut, sans être bégueule, juger de la vulgarité qui accompagne aujourd'hui la mise en scène de la sexualité. Dans ce domaine, le cinéma, de plus en plus indigent intellectuellement, est largement complice. On aimerait bien en savoir plus sur les pseudo-arguments de cette grosse commission (d'experts ?).

Achille

@ Gérard Lenne | 09 août 2015 à 00:19
"Très amusante, votre citation de "Tintin chez les Soviets", après quoi vous me qualifiez de "gauchiste", un terme et un concept inventés par Lénine qui les condamnait au nom du bolchevisme."

Ne vous inquiétez pas si vous avez été traité de gauchiste par "Bob" (oui, ici on l'appelle Bob). Nous y avons tous eu droit même si à l'exception de Christian C et de Marc Ghinsberg qui sont effectivement des "gauchistes avérés" (et moi-même mais à un degré moindre), la grande majorité des habitués de ce blog sont tous résolument à droite et même un peu plus pour certains irréductibles.

Quant à la fixette de ce bon "Bob" envers Poutine, quelle que soit la nature du billet, et qui se traduit par des commentaires interminables bourrés de liens que tout le monde ici a renoncé à aller voir, elle est devenue l'objet de joyeux quolibets.

Alors pas de panique, vous êtes un gauchiste, comme tout le monde ici ! :-)

Trekker

@ Robert Marchenoir | 08 août 2015 à 19:18
"Incidemment, c'est le même vice qui ravage la Russie. Les défenseurs français du régime rejoignent ses opposants pour tout ramener à "Poutine". Mais ce n'est pas Poutine, le problème..."

Tout est prétexte, même un très médiocre film français version hard du porno chic, pour que vous nous ressassiez vos obsessions russophobes et anti-Poutine. Avant de vous glisser sous votre couette, vous devez certainement vérifier sous votre lit que deux agents du FSB n'y sont pas cachés ! :) :)

Mary Preud'homme (attention ça mord !)

Rédigé par : Gérard Lenne | 08 août 2015 à 17:59

Vous fatiguez pas M. Lenne. On a compris que Philippe avec sa façon de dire la vérité sans mâcher ses mots vous faisait très très peur et surtout effrayait les membres (virils je présume) de la grosse commission (mer.. alors) qui vous aurait envoyé (lâchement) au contact pour promouvoir ce film bestial... lape suce... (je voulais dire génial).
Question : combien de femmes parmi les 28 membres de votre si distinguée commission ?

Franck Boizard

Dans les années 30, les Polonais ramenaient tout à la question polonaise au point qu'on disait que si on leur demandait d'écrire un rapport sur la protection des éléphants, les Polonais écriraient "L'éléphant et la question polonaise".

Robert Marchenoir, lui, écrirait "L'éléphant et Poutine".

Les obsédés ne sont pas dangereux, il suffit de ne pas les prendre au sérieux.

Au fait, oui, je crois qu'il y a dans le peuple français des réserves de décence qu'il n'y a plus à sa tête. Mais quand on passe son temps à critiquer le pays qui vous accueille et ses habitants, on ne peut pas le comprendre.

Gérard Lenne

@Robert Marchenoir | 08 août 2015 à 22:57

Seulement de rapides observations, car on n'en finirait pas à commenter les commentaires...

* Je n'interviens pas du tout ici ès-qualité, je n'ai aucune mission en ce sens, j'interviens à titre purement personnel, et mes propos n'engagent que moi.

* Si vous savez que la Commission de classification n'est plus une commission de censure, pourquoi l'appeler ainsi, d'autant que vous déplorez manifestement qu'elle ne le soit plus ?

* Pour la majuscule à Commission, j'ai suivi l'usage en cours, mais faites comme vous l'entendez.

* Pourquoi vouloir à tout prix politiser cette affaire ? Parce que le mouvement "Promouvoir" est notoirement d'extrême droite ? Je n'ai fait qu'expliquer le fonctionnement de notre Commission, dont les membres sont nommés en fonction de leur (supposée) compétence, mais certainement pas selon des critères politiques.

* Très amusante, votre citation de "Tintin chez les Soviets", après quoi vous me qualifiez de "gauchiste", un terme et un concept inventés par Lénine qui les condamnait au nom du bolchevisme.

* Il faudrait une analyse réellement sérieuse des recours déposés par M.Bonnet et Promouvoir pour bien montrer en quoi, sous une apparence "raisonnable", ils sont obsessionnels et grotesques. Cela prendrait du temps et de l'espace, et ce blog n'en est pas le lieu idéal - d'autant que je pressens qu'une telle étude n'a aucune chance de vous convaincre.

Robert Marchenoir

Gérard Lenne | 08 août 2015 à 17:59

Ah, ça c'est formidable, c'est un petit bijou de collection.

Nous avons donc, ici, un membre de la commission de censure des films qui intervient es-qualités - on va lui faire crédit de son identité. (Merci de ne pas m'objecter que ce n'est pas le nom officiel de cet organisme, tout le monde aura compris ; c'est ce qui compte, il me semble)

Bien sûr, il nous affirme, la main sur le coeur :

La Commission se compose de 28 membres qui ont chacun deux suppléants. Toutes les tendances y sont représentées et tous les jugements peuvent s'y exprimer au sein de débats parfaitement et démocratiquement menés.

Mais ce n'est qu'après avoir soigneusement délimité le terrain :

Vous avez le droit d'approuver André Bonnet et son mouvement "réac" Promouvoir, mais ne reproduisez pas ses accusations obsessionnelles car elles sont grotesques.

Voilà. C'est la démocratie de gauche. Toutes les tendances sont représentées et tous les jugements peuvent s'exprimer - une fois que l'on a éliminé les tendances et les jugements qui ne collent pas avec le politiquement correct.

http://jaffrenou.free.fr/tintin2.jpg

Ceux-là, non seulement on les qualifiera d'obsessionnels et de grotesques (il va de soi que le combat acharné pour porter les obsessions sexuelles à l'écran n'a rien, lui, d'obsessionnel), mais on déniera à autrui, qui ne fait pas partie de cette Commission (avec un grand C, ça fait plus noble), le droit de les défendre.

Il a le droit "d'approuver André Bonnet et son mouvement réac", mais à condition de "ne pas reproduire ses accusations".

Ces messieurs de la gauche sont bien bons : ils consentent à ce que l'opposition s'oppose, mais à condition que ce soit en silence.

Bien entendu, Monsieur le Gauchiste de Gouvernement ne se sent nullement tenu, lui, d'expliquer pourquoi "les accusations d'André Bonnet" seraient "obsessionnelles et grotesques".

Monsieur le Gauchiste a dit. Cela suffit. Rompez.

Achille

Bonjour Philippe

Le tribunal administratif de Paris, auquel il faut rendre hommage, a visé "la répétition et l'importance des scènes de sexe non simulées de nature à heurter la sensibilité des mineurs" pour prescrire l'interdiction aux mineurs de 18 ans. C'était du droit, du bon sens, absolument pas un cataclysme, mais pourtant c'était intolérable pour la ministre de la Culture et ses services !

Je ne pense pas qu'une interdiction de ce film aux mineurs de moins de 18 ans soit d'une grande efficacité pour préserver la moralité de nos ados, ceci pour plusieurs raisons.

La première est que les billetteries électroniques, pas plus que la personne chargée de vendre les billets au guichet des cinémas ne demandent les cartes d'identité.

La deuxième est que les mineurs de moins de 18 ans ont depuis longtemps vu des films pornographiques sur Internet dont les scènes sont sans doute bien plus hard que celles de ce film et ce n'est pas la protection parentale proposée sur les ordinateurs qui peut les en empêcher.

Pour finir, comme tous les films qui font le buzz, ce dernier ne tardera pas à circuler "sous le manteau" en copies DVD dans les collèges et lycées.

En fait, ce qui interpelle le plus dans cette affaire c'est que la ministre de la Culture ait cru bon d'y mettre son grain de sel.
Pousser la culture jusqu'à ce point témoigne d'une vision assez limitée de sa fonction.

Il est vrai qu'en matière de maladresses elle n'en est pas à son coup d'essai. Il serait temps qu'elle prenne vraiment les dimensions de son poste, celles qui relèvent vraiment de sa "compétence".

hameau dans les nuages

C‘est LOVE. Cela aurait pu être viol au-dessus d’un nid de concombres, poney express ou ma chatte sur un doigt brûlant, ce sont tous les mêmes. On en a vu un, on les a tous vus. Les réalisateurs ou forçats amateurs de ce genre de nanars du cul finissent bouffés par une blennorragie après qu’ils ont, avec leurs dents, fait le même sort à leurs ongles sans avoir jamais aimé d’amour. J’en ai connu un, tuberculeux, crachant le sang, coursant quand même les infirmières du sanatorium. Aimant toutes les femmes sans en aimer une seule. Le mot fin du film de sa vie est apparu à l’écran lorsqu’il s’est tiré une cartouche de 12 lui arrachant la moitié de la tête. Un malheureux. Mais pour lui l’anormalité était notre couple.

calamity jane

Si nous allions (dans un état d'ennui avancé) voir le film et par honnêteté pour pouvoir ensuite écrire un commentaire consistant, et que par un hasard regrettable nous sortions de la salle après cinq minutes, pourrions-nous
demander le remboursement du billet ?
D'ici j'entends la caissière dire : on ne peut pas le faire, il n'y a pas les sept jours de réflexion... et de rétorquer : quoi, les types qui votent à bulletin secret ne les ont pas eus non plus ?
J'rigole ! et kanivo !

Robert Marchenoir

Quand la police française appelle l'armée britannique à son secours... les politiciens français feraient bien de se méfier. Après tout, seule la police les protège. Ils n'ont pas le droit de porter une arme, et le prendraient-ils, qu'ils ne sauraient pas s'en servir.

A noter qu'il s'agit de la police qui protège nos frontières. Autrement dit, non seulement la police se déclare impuissante, mais elle met en évidence l'impuissance de l'armée française à remplir sa mission essentielle : défendre le territoire.

Nous revenons donc à 1940. Comme à l'époque, nous sommes contraints d'appeler les Britanniques à l'aide pour sauver notre peau. A ceci près que depuis, une propagande vicieuse s'est emparée des esprits pour convaincre tout le monde, de l'extrême gauche à l'extrême droite, que les "Anglo-Saxons" sont à la source de tous nos maux... ce qui n'était pas le cas en 1940, ou pas à ce point.

L'éditorial co-signé par les ministres français et britannique de l'Intérieur, dans la presse anglaise, pour affirmer leur résolution conjointe de lutter contre l'immigration illégale à Calais, était fort martial et brassait beaucoup d'air, mais il se contentait d'appeler à l'aide, de façon extrêmement vague... les autres pays d'Europe. C'est toujours la faute des autres, comme d'habitude.

Dans ce texte, pas un seul mot pour annoncer la seule mesure qui serait efficace : donner pour mission à la marine d'interdire l'accès de nos côtes aux immigrés clandestins.

Robert Marchenoir

France has become a giant self-pitying museum

Denis Monod-Broca

Ces fiers progressistes transgresseurs n'ont pas encore compris qu'ils ne transgressaient plus rien, que leur progrès était du surplace...

Quand il y a censure il y a possible transgression.

Mais il n'y a plus de censure et quand il n'y a plus de censure, quand chacun peut faire, filmer, montrer... ce qu'il veut, il n'y a plus ni transgression, ni nouveauté. Mais seulement stérile et répétitive surenchère.

À quoi bon se choquer ?!... Il n'y a que ça qui les intéresse...

Il restera toujours l'amour.

Pas le sexe, pas la possession, l'amour.

Pas l'amour pour son propre bénéfice, l'amour véritable, l'amour pour le bien de celui ou de celle qu'on aime.

"Lève-toi vers toi-même, ma compagne, ma belle, et va vers toi-même !" Ct 2.

JM Achéritéguy

Bonjour M. Bilger,

Il faut regarder la réalité. La société est devenue obsédée de sexe, et l'amour ne se conçoit plus en dehors du plaisir immédiat, qui est placé au-dessus de tout. Noé ne fait que suivre l'idée moderne et totalement usurpée de transgression, qui enjoint de choquer et de déconstruire pour se penser dans le sens de l'Histoire.
Il y ajoute juste une prétentieuse touche esthétique pour que les critiques boboïsés puissent s'exciter tout en se (nous) convainquant qu'il s'agit là d'une création proprement subversive : pas assez pour la plupart cependant... Les critiques, loin d'être choqués, se déclarent déçus. Mme Pellerin, se faisant sans doute leur porte-parole, réagit par-là compulsivement et mécaniquement en libertaire progressiste qui ne s'en laisse pas conter par une association de cathos intégristes nécessairement poussiéreux (que disent les évêques de France ?) et qui servent merveilleusement la cause des humanistes autoproclamés.
Nous sommes clairement entrés dans l'ère de l'amoralité, c'est un simple constat. Le relativisme a eu raison de la conscience ; dès lors tout est permis, et au nom de quoi fixer des limites ? Car il en sera demandé toujours plus. Beaucoup plus.

Et, plus gravement, un grand film d'amour au souffle poétique et puissant, dont Love est l'obscène négation, ne doit pas avoir besoin de cette génitalité oppressante et régressive. Qui croit libérer l'homme de ses déterminismes alors qu'elle l'enferme dans une convoitise et une appétence insatiables, tout en s'alarmant par ailleurs de la préoccupante montée des agressions sexuelles. "Dieu s'attriste que les hommes déplorent des effets dont ils chérissent les causes" (Bossuet).

Robert Marchenoir

@ Franck Boizard | 08 août 2015 à 16:47
Les principaux facteurs de dissolution de notre société sont ses gouvernants. Le poisson pourrit par la tête.

Encore une belle illusion. C'est tellement confortable, de se dire que si seulement on pouvait se débarrasser de nos gouvernants, alors tout irait tellement mieux ! D'où viennent les gouvernants, sinon de la société ? Soixante millions de Français vertueux n'attendraient que d'être libérés de quelques milliers de personnes, pour qu'enfin les maux collectifs disparaissent ? Cette fable n'est destinée qu'à protéger notre confort moral.

C'est le mythe du Chef Providentiel, mais à l'envers. Un vice bien français, comme chacun sait... Lorsqu'on attend la venue du Messie, personne n'est contraint de prendre ses responsabilités.

Incidemment, c'est le même vice qui ravage la Russie. Les défenseurs français du régime rejoignent ses opposants pour tout ramener à "Poutine". Mais ce n'est pas Poutine, le problème. Ce sont les Russes. Ce sont eux qui créent leur propre malheur, en cultivant et en défendant les mêmes moeurs qui se pratiquent au sommet. Ce n'est pas qu'une question de sondages, à la crédibilité toujours douteuse en régime autocratique à propagande d'Etat. C'est une question de comportement et de philosophie de vie.

Pas étonnant que la poutinophilie rentre comme dans du beurre en France. Entre vicieux, on se comprend.

semtob

Cher Philippe,

Les parties fines n'ont pas de lien avec l'innovation. Elles existent depuis la nuit des temps.
Si le CNC a participé au financement d'un film à l'aide des impôts, c'est son choix.
De jeunes personnes se retrouvent avec des dermatoses incurables pour avoir pratiqué des fellations avec des partenaires qui s'essayent à des pratiques nécrophiles pour innover.
Nous ne savons pas si le film pornographique 3D permet à l'acteur de gicler le matériel de sa masturbation sur les visages des spectateurs, mais qu'attend le cinéma pour placer des perches dans les toilettes pour que personne ne perde une miette des retombées économiques. Ces selfies ont de l'avenir.
A quand la projection en 3D de compétition de sodomie au masculin et au féminin ? C'est sans doute ce projet de sculpture géante de l'Hôtel de ville prévu pour les fêtes de fin d'année après le plug enchanteur.
A quand la création d'un ministère du Cul ?
La priorité de ce gouvernement serait-il la création d'école de massage de la prostate ou des sages des states ?
Au cinéma, ce qui est suggéré est beaucoup plus excitant. C'est l'aliment du fantasme.
françoise et karell Semtob

finch

Je ne vois effectivement pas l'intérêt de se revendiquer réac par esprit de système et une forme d'effronterie ostentatoire face aux anti-réacs et consorts de tous poils, quand on peut détester le film - que vous nous avez convaincus de fuir, ce dont nous vous remercions - sans supporter cette qualité terrible et ringarde, synonyme assassin d'ankylose de la pensée.

Par contre, il faudrait vous décerner une médaille pour fait de bravoure au champ d'honneur devant l'ennemi :

    - aller assister à un spectacle, un film en l'occurrence, dont on pouvait pressentir, avant même l'amorce de la bobine, qu'il serait tranché dans le lard et le cochon
    - ne pas être sorti de salle avant le terme ultime du supplice

Cet acte de courage et d'abnégation indubitable a été effectué non dans une démarche masochiste, mais dans l'esprit d'aller porter le fer là où il faut et comme il faut, en étant légitime car argumentant en connaissance de cause. Vous avez infligé l'estocade à une baudruche de vulgarité et d'insignifiance, du moins si l'on se réfère à votre verdict sentencieux et sans ambiguïté.
Quant aux goûts de Fleur Pellerin - à géométrie variable - sur ce film, chacun imagine sans difficulté qu'ils ne relèvent pas du soi mais du diktat imposé par la teinte rattachée à la fonction.
Quand on fuit l'art, on sait à quoi on s'expose potentiellement.

Marc GHINSBERG

Les mêmes qui traitent leurs contradicteurs de bobos, de biens-pensants, d’humanistes naïfs, s’offusquent de se faire traiter de « réacs » . Disputes de niveau de cour de récréation de maternelle. En fait, mon cher Philippe, contrairement à ce que vous disiez dans votre dernier billet, il y a beaucoup d’enfants... surtout parmi les adultes (je me mets évidemment dans le lot).
Pour en venir au billet du jour consacré au cul(turel), je pense que le débat entre une interdiction au moins de 16 ans et au moins de 18 ans est assez vain. Sur le plan de la protection de l’enfance, puisque nous sommes d’accord pour dire qu’il n’y a plus d’enfants sauf chez les adultes, le sujet est sans objet.
Plus sérieusement je ne pense pas que les mineurs iront voir ce film qui a l’air fort ennuyeux, trouvant tout ce qu’ils peuvent chercher sur internet. S’agissant de pornographie je vous trouve plus puritain que dans votre denier livre « Ordre et désordres », chapitre « Sexe » où vous me paraissiez nettement plus ouvert sur cette question.

Jabiru

@Joséphyne

Quant aux commentaires de Jack Lang.......
Vos points de suspension mettent en haleine et en disent certainement long sur le personnage !

Gérard Lenne

"Pour elle qui ne s'effarouche de rien de peur de manquer le train de la bienfaisante libération artistique des moeurs, une telle rigueur est quasiment une censure !" écrivez-vous, Philippe, à propos de la Commission de classification.

Etant membre de cette Commission, et par conséquent astreint au devoir de réserve, je ne peux violer le secret des débats.
Mais a priori, vous ne pouvez évoquer la Commission comme s'il s'agissait d'une personne "qui ne s'effarouche de rien", etc. Vous avez le droit d'approuver André Bonnet et son mouvement "réac" Promouvoir, mais ne reproduisez pas ses accusations obsessionnelles car elles sont grotesques.

La Commission se compose de 28 membres qui ont chacun deux suppléants. Toutes les tendances y sont représentées et tous les jugements peuvent s'y exprimer au sein de débats parfaitement et démocratiquement menés. Ceux qui ont des doutes en font part et peuvent être (ou non) convaincus par leurs collègues. Il s'ensuit un vote A BULLETIN SECRET. Le verdict de l'urne peut se jouer à deux ou trois voix près. En l'occurrence, la Commission était partagée entre le -16 et le -18. Par deux fois (Fleur Pellerin ayant demandé un deuxième examen en espérant peut-être un changement de cap), la Commission a voté pour le -16.
Que vous accusiez cette Commission, qui a fait son travail avec sérieux, de ne pas vouloir manquer tel ou tel train, relève de la méconnaissance de son activité et de son fonctionnement. J'espère vous avoir quelque peu éclairé...

Autre point : vous estimez que le rôle du ministre (et donc de la Commission qui oeuvre pour le conseiller) est "de préserver, autant que possible, tous les mineurs de l'absence de culture et de la vulgarité intéressée de salacités offensantes." Mais ce n'est pas le cas ! Combien de fois, en Commission, soupirons-nous de ne pouvoir interdire tel ou tel film pour sa bêtise. Souvent, ressort la légende de ce film qui, dans les années 40, fut "interdit pour cause d'imbécillité". Notre seul devoir est de protéger la jeunesse, selon des tranches d'âge précises, contre un certain nombre d'images qui peuvent être troublantes ou traumatisantes. L'inculture et la vulgarité n'entrent pas vraiment dans cette catégorie. J'entends que vous le déploriez, mais nous appliquons la loi sans extrapoler...

Enfin, quelque chose me dit, lorsque vous jugez "Love" comme n'importe quel film "bassement" porno, que vous n'êtes plus très familier de ceux-ci. Si c'était le cas, vous auriez vu la différence, car elle saute aux yeux. Gaspar Noé a signé un film qu'on peut apprécier ou non, qu'on peut estimer longuet, ennuyeux, prétentieux, que sais-je ! Mais il n'a rien d'un film porno.

dosimi

@Franck Boizard
« Les principaux facteurs de dissolution de notre société sont ses gouvernants. Le poisson pourrit par la tête. »

Ce n’est pas vrai pour tous, certains sont comme les champignons, c’est par la queue qu’ils pourrissent.

sylvain

Bravo M. Bilger pour votre texte que je me délecte à lire et relire étant donné qu'il doit provoquer de l'urticaire et des acidités gastriques à vos détracteurs ; que du bonheur ! Face à leur idéologie nauséabonde, vos paroles embaument délicieusement cette atmosphère putride sociale et sociétale dans laquelle ils semblent s'ébattre.
Vous êtes réac ? Moi aussi et je suis fier d'être des vôtres ; mais je ne suis pas sûr que vous soyez plus réac que moi ; pour une fois je me permets de vous surpasser ; encore bravo !

Franck Boizard

Les principaux facteurs de dissolution de notre société sont ses gouvernants. Le poisson pourrit par la tête.

Cactus le rouge gorge

Normes mâles, Philippe, vous êtes comme moi un Humoureux Amoureux pas un spermatozoïde en 3D... Ce Gaspard trop noué n'arrive pas au dénouement, nous ment, entre à l'eau et Allo c'est Nabilla les gros nichons sur son arbre perché... Triste inculture, non ? Cancannes était fait pour lui, ce Gaspard-là... Gaz parti on a froid... notre époque c'est tout... Je retourne déshabiller ma Belle moi le Bête, en prenant mon temps qui refuse de tuer le taon puisque moi cigale à Saint-Rémy-de-Provence, refusant de descendre au village en débattre avec pharisiens voire Lyonniais... Bien à vous et à votre Dame qui, comme la mienne, est comblée et pas qu'au quotidien... Bien à vous ! Sissi !

Michelle D-LEROY

"Mais qu'importe puisque n'être pas dupe, c'est être "réac"! Mais, de grâce, qu'ils se taisent puisqu'ils sont "réacs" ! Mais l'avis des "réacs" ne compte pas."

Bonne définition du réac vu par les anti-réacs.

Mais est-il besoin de vulgarité pour paraître moderne et progressiste ? L'empressement de nos ministres et particulièrement nos femmes-ministres à vouloir paraître évolués nous confirme que plus rien n'a d'importance pour elles à part montrer qu'elles existent. Et je ne donne pas cher d'une société où tout se vaut.

Une société où on prône les bons sentiments à longueur de temps tandis qu'on voudrait montrer aux jeunes, déjà en manque de repères, que le sentiment amoureux est dépassé, que seul le plaisir sans limite est heureux.

Merci pour le tuyau, voilà un film que je n'irai pas voir.

Joséphyne

Bonjour Monsieur Bilger,

J'ai dû rater un épisode car, si ma mémoire est bonne, Fleur Pellerin, fin juin, avait demandé l'interdiction aux moins de 18 ans de Love et le réalisateur de ce film l'avait brocardée pour son initiative.
Elle a donc changé d'avis, mais pour quel motif ? Elle est ministre ou aux ordres de je ne sais qui ?
Etre traité de réac va devenir un must, rien que voir l'oeil mauvais de ces petits prétentieux qui pensent vous injurier me remplit de joie. Et à mon âge, je n'imaginais pas en arriver là, mais je constate qu'entrant dans la catégorie de vieille réac, je serais aussi affublée de lunettes frontistes.
Quelle pauvreté d'arguments, mais quand on n'en a pas, on espère vous clouer le bec avec ce pauvre mot de réac.
Je n'irai certainement pas voir ce film. Deux heures et demie de porno, Monsieur Bilger je vous plains.
Et à propos de ces films soi-disant érotiques ou d'oeuvres d'art sulfureuses à Versailles ou place Vendôme, je me demande pourquoi ces gens en 2015 ont tant l'air obsédés par le sexe. Tout de même, 1968 est très loin et la transgression a eu lieu. Au milieu de quel gué sont-ils restés ?
Ou alors l'hystérie théâtrale dont la plupart des psychanalystes se demande où elle serait passée, s'est-elle réfugiée dans ces pauvres oeuvres, encore que pour certains, ils en seraient restés au stade caca-boudin.
Quant aux commentaires de Jack Lang............

dosimi

Encore un film qui va recevoir moult récompenses et faire un minimum d’entrées. Heureusement l’Exception Culturelle Française aura fait en sorte que, tous ou presque, nous aurons participé à son financement. Quelle joie de financer tous ces navets qui font vibrer l’élite ! Ces pépites cinématographiques imbuvables qui passent directement de la palme à l’oubli.

Pour rester dans le monde du cinéma, une actualité « survolée à haute altitude » par les médias de poids, le départ outre-Atlantique de Besson a fait moins de bruit que celui de Depardieu. Il faut dire que Besson a fait tourner un acteur condamné plusieurs fois à de lourdes peines de réhabilitation et ça entre sûrement en ligne de compte.
« Réactionnaire » est devenu un gros mot, l’insulte suprême pour celui qui voit que le mur ou le gouffre s’approche à grand pas. Je suis réactionnaire et j’en suis fier.

MS

En art comme ailleurs, mais particulièrement dans le domaine artistique, le faux transgresse, le vrai transcende.
En l'absence de fond et d'idées à creuser, on surdimensionne la forme, on exploite un filon qui consiste généralement à faire parler à défaut d'avoir véritablement quelque chose à dire.
"L'homme - artiste ou pas - s'empêche" ; le mufle se lâche, et l'avant-gardiste institutionnel vole par (dé)nature à son secours. On notera à ce propos le choix du mot titre, Love, dont on espère peut-être pouvoir dénaturer et reformuler la sémantique en le gonflant telle une baudruche d'attributs qu'il n'a pas. Mais, heureusement, telle une baudruche...
De cochon, indéniablement, et de lard.

herman

Quoi ? Une longue scène de masturbation en ouverture du film? Quel génie !
Des acteurs qui rentrent pour de vrai dans leur rôle ? Ça c'est du cinéma !
Le monde entier doit nous envier l'imagination sans borne de nos créateurs !
Toutefois, une oeuvre conseillée seulement à ceux qui ne rêvent déjà plus...

Trekker

Tout ceci n'est que l'appropriation par les cinéastes de la vague dite du porno chic chère aux publicitaires, ils ne font qu'y adjoindre du charnel non simulé et cela dure 2h30, au lieu de trente secondes à une minute pour un spot. Le résultat est quasi le même, l'esthétisme de mise en scène ne fait que masquer l'insignifiance des dialogues, mais le but est le même : faire de l'argent. Les publicitaires en faisant vendre des objets dont on est en mal de trouver le rapport avec le sexualité féminine, et Gaspar Noé en faisant le buzz pour faire un maximum d'entrées.

Bien évidemment les critiques et autres journaleux sont quasi en transe, on est monté d'un cran dans la transgression et ce ne peut être que génial !...

PS : Savonarole quand vous aviez 17 ans et étiez un scout voyeur - de plage -, quel dommage, ce genre de film n'existait pas :) :)

calamity jane

Le temps des voyeurs.
Qui va pouvoir m'expliquer le pourquoi du : comment se fait-il que la chose la plus naturelle au monde cad le partage du sentiment amoureux ait à ce point besoin d'être montrée ?
En amour, dans le partage idéal de la satisfaction réciproque il n'y a aucun interdit.
C'est dire comment certaines (le masculin est compris) sont coincés pour souhaiter montrer "le cochon" en action...

Mais j'y pense Monsieur Bilger, peut-être n'avons-nous pas compris votre billet : Un homme, une femme et un futur bébé, s'agissant du "droit à l'image" ?
Pour la prépuberté républicaine il nous manquerait également les images ?
Et, "Il n'y a plus d'enfants" dans l'art ? Ben non ma brave dame, c'est du cochon.
Laissez-les vivre leurs expériences en temps voulu et c'est presque un viol institutionnalisé que de s'aventurer à vouloir imposer des images qui au fur et à mesure emporteront la sensibilité à l'égard de l'autre.

Sinon, je n'ai pas entendu Monsieur Maraval s'exprimer sur les milliers d'hommes, enfants, femmes qui disparaissent dans les eaux de la Méditerranée et qui ne pourront plus partager des moments d'intimité pour rendre hommage à
la vie !

Mary Preud'homme (de la lumière fut à la lumière fuit !)

Nous sommes gavés par les scènes de sexe porno à deux balles, y compris à la télé sur certains chaînes. Des scènes répétitives avec toujours les mêmes bruitages frisant le ridicule à force de ressasser les mêmes clichés, les mêmes fantasmes à connotations bestiales. Des scènes pour queutards misogynes et femelles en chaleur simulant l'extase sur fond de musiques geignardes et stéréotypées qui loin d'exciter provoquent ennui et dégoût.
En tout cas, merci pour cette brillante critique, précise, argumentée, sans complaisance ni langue de bois. C'est ainsi que l'on vous aime le plus. Nombreux sont ceux qui n'iront pas voir ce film injurieux pour l'authentique culture cinématographique, sinon sortiront avant la fin. En ce qui me concerne, après votre réquisitoire, j'aurai une raison de plus de ne pas y aller. Et, avec les quelques euros économisés, j'irai brûler un gros cierge en l'honneur de saint Amour dont c'est la fête demain.

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