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25 août 2015

Commentaires

Mary Preud'homme

Rédigé par : sylvain | 26 août 2015 à 14:35
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J'apprécie généralement l'humour, sauf s'il contribue à véhiculer des idées fausses ou des préjugés sans aucun fondement...
Or, ce que vous rapportez concernant un policier qui se promènerait avec sa petite famille (par conséquent n'étant pas en service) ne reflète en rien la réalité. Et prouve en outre une méconnaissance totale des obligations qui sont faites, respectivement, aux policiers américains et français, en dehors de l'exercice de leurs fonctions, les premiers étant dispensés d'agir ès qualités et les seconds y étant tenus, non seulement par la loi, mais aussi par la déontologie propre à leur métier, et pouvant même être poursuivis - dans le cas où ils manqueraient à cette obligation - pour non assistance à personne en danger, faute grave, etc. Idem pour nos gendarmes.
Quant au véritable héroïsme, cela n'a vraiment rien à voir avec les agissements d'une tête brûlée ou d'un bourrin aviné qui aurait la gâchette facile ! C'est même tout l'opposé, le métier de policier demandant beaucoup de courage et de sang-froid.
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Nota : je connais fort bien la police américaine et française ayant parmi mes très proches, des deux côtés, des personnes qui en font partie.

caroff

@ JML

Oui l'Université est payante (en grande majorité) aux Etats-Unis et par exemple au Liban. Les parents se saignent, ou bien les étudiants empruntent.
Comme ils veulent rentabiliser cet argent, ils évitent de se fourvoyer dans des filières qui les conduiraient dans des impasses comme en France : sociologie, STAPS, j'en passe et des plus tristes...

On est en effet beaucoup plus rationnel dans ces pays parce qu'on ne se paye pas de mots comme chez nous !

vamonos

"Sans soutenir absurdement que l’imprévisibilité terroriste pourrait être à tout coup entravée, les carences répétées des services de renseignements obligent à questionner leur fiabilité. Comme si, dans les dispositifs prétendument serrés mis en place, il y avait en permanence des failles, des lacunes, des trous et des défaillances, explicables par le défaut de coordination, la rétention d’information, le laxisme professionnel et l’incurie humaine."

Vu de ma fenêtre, dans l'affaire qui nous préoccupe actuellement, le terroriste avait été signalé par les autorités espagnoles, les services de renseignements ont fait leur travail, si bien que l'homme a été signalé comme présent à l'intérieur de l'espace Schengen.
Un ressortissant marocain ou d'une autre nationalité, muni d'un titre de séjour, peut se déplacer librement et traverser les frontières sans que la force publique puisse s'y opposer. Tant qu'un guerrier extrémiste ne se fait pas remarquer et qu'il ne commet pas d'actes répréhensibles, il est libre de ses mouvements, ainsi en a voulu le Législateur. La liberté de circulation des biens, des personnes et des services est un dogme mis en pratique par la quasi totalité des Etats membres de l'Union européenne, sauf par la Grande-Bretagne et l'Irlande qui se distinguent, mais ce n'est pas le sujet du billet.

Robert Marchenoir

@ sylvain | 26 août 2015 à 14:35

Votre historiette est un peu caricaturale... mais juste.

Comparons deux faits récents de terrorisme musulman, très similaires : l'un en France, l'autre aux Etats-Unis.

En mai dernier, se tenait à Garland, au Texas, une exposition de caricatures de Mahomet, à laquelle assistait Geert Wilders : ce député et chef de parti hollandais est l'une des cibles les plus proéminentes des assassins du mouvement islamiste international. Pionnier de la résistance européenne à l'islam, il ne se déplace que muni d'un gilet pare-balles, protégé par des gardes du corps fournis par les autorités de son pays, et dort souvent dans des casernes, voire en prison. Pour tenter de rester en vie.

Les autorités avaient été prévenues de la manifestation, en connaissaient les dangers et avaient mis en place un dispositif de protection.

Deux terroristes musulmans, munis de gilets pare-balles et de fusils-mitrailleurs, ont attaqué par surprise l'une des voitures de police qui gardait l'exposition. A l'intérieur se trouvait un vigile non armé, et un... policier de la circulation du bled local.

Il a tué les deux terroristes. Il n'était muni que d'un pistolet. Selon les premières dépêches, deux ou trois balles lui ont suffi. Grâce à lui, cet attentat n'a fait aucun mort parmi les personnes visées.

http://www.wptv.com/news/national/overmatched-officer-stops-2-heavily-armed-men-at-the-curtis-culwell-center-in-garland-texas

En janvier dernier, à Paris, se tenait la conférence de rédaction de Charlie Hebdo, journal explicitement visé par le mouvement djihadiste international pour ses caricatures de Mahomet, et déjà victime d'un attentat.

Charb, le directeur de la publication, était naturellement présent. Particulièrement menacé, il était protégé en permanence par un ou plusieurs policiers fournis par les autorités de son pays. Il dormait aussi avec un couteau sous son oreiller.

Deux terroristes musulmans, munis de gilets pare-balles et de fusils-mitrailleurs, ont attaqué le journal. Mais auparavant, ils se sont trompés d'adresse et ont dû demander leur chemin. Ils ont tiré des coups de feu dans les locaux d'une autre entreprise, située plus loin dans la rue. Ils ont à nouveau tiré des coups de feu au rez-de-chaussée de l'immeuble de Charlie, tuant une personne. Ils ont ensuite pris une employée en otage, l'obligeant à donner le code des locaux du journal.

Ce n'est qu'après ces longs préliminaires qu'ils ont pénétré dans la rédaction et tué une grande partie des personnes présentes. Dont le policier chargé de la protection de Charb, qui, faisant partie d'un service spécialement chargé de la protection des hautes personnalités, était, sur le papier, infiniment plus entraîné à cette tâche que le flic du Texas chargé des excès de vitesse.

De surcroît, certaines informations ont évoqué un second policier chargé de la protection de Charb, qui se serait, à ce moment-là, absenté pour aller chercher des sandwiches, ou quelque chose de ce genre.

Au milieu du déluge "Je suis Charlie" qui a suivi, je n'ai pas le souvenir d'avoir lu d'autocritiques du dispositif de protection policier mis en place. Certes, il est facile de jouer les colonels d'opérette après-coup, et le hasard joue toujours un rôle. De plus, on conçoit bien que personne n'ait eu envie de mettre en cause, sur le moment, le rôle de Franck Brinsolaro, le policier qui a failli à sa mission et qui en est mort.

Mais enfin, le déroulement de cette attaque, joint à ce que tout un chacun peut constater à travers le pays, obligent à se poser des questions. Concernant aussi bien les forces de l'ordre que la population en général, la France vit sous le règne de la soumission, de la non-violence, de l'interdiction de la légitime défense, de l'abdication des droits des citoyens au profit de l'autorité (absente) de l'Etat, et aussi, il faut le dire, d'un je-m'en-foutisme, d'une culture de l'approximation et du travail mal fait, dont on voit les résultats écrits en flaques de sang sur le terrain.

Le moindre "redneck américain adepte des méthodes du Far-West", pour reprendre ce stéréotype bien franchouille, autrement dit le moindre civil anonyme et paisible, normalement détenteur d'une arme à feu légale n'ayant jamais tué personne (et il y en a des millions), a infiniment plus d'entraînement au tir, à la légitime défense et à l'usage en toute sécurité de son arme dans un lieu public pour sauver la vie d'autrui et la sienne propre, que le policier moyen français.

Et il est soutenu par une idéologie nationale appelée le libéralisme, qui tend à le féliciter de prendre en mains la défense de sa vie et de celle des autres face aux criminels, alors que le policier français (pour ne pas parler des civils...) est étouffé sous une idéologie qui le menace des pires ennuis professionnels, judiciaires et sociaux, s'il ose ne serait-ce que péter au nez d'un délinquant - j'ai nommé le socialisme.

Voilà pourquoi les héros du Thalys sont, quasi-exclusivement, américains et anglais.

Noblejoué

Vive les héros, ceux qui voient qu'ils ne le sont pas, ceux qui voudraient le devenir, ceux qui disent aux autres de ne pas se flageller en avouant leur crainte de se laisser submerger par la peur face à l'agression, ceux qui défendent les Américains d'un anti-américanisme toujours renaissant, ceux qui s'inquiètent de la sécurité et ceux qui s'inquiètent que cette préoccupation n'aille contre les libertés, ceux qui veulent de meilleurs services de renseignements et ceux qui essaient de les défendre.

C'est en mobilisant le meilleur de soi qu'on résiste au pire.

JLM

Ce ne sont pas ces ignares de communistes qui considèrent que l'école anglaise est élitiste mais les Anglais eux-mêmes https://www.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/347915/Elitist_Britain_-_Final.pdf
Avec l'Allemagne comparaison faite, le système français protège mieux les pauvres que le système allemand :https://www.tresor.economie.gouv.fr/File/374396
Salauds de pauvres !

sylvain

J'adore ce texte qui circule depuis des années sur les réseaux sociaux et qui est tellement réaliste et reflète si bien ce qui se passe en Socialie.
Je le remets rien que pour le plaisir :

Selon vous, quelle est la différence entre un policier français et un policier américain ?
Question posée aux policiers...

Mise en situation :
Vous marchez dans une rue déserte avec votre femme et vos deux enfants. Soudainement, un "jeune" (c'est comme ça que les médias les appellent) arrive devant vous avec un énorme couteau et vous regarde droit dans les yeux
en éructant injures et obscénités. Il lève le couteau et charge sur vous.
Vous avez votre arme de service 9 mm sur vous.
Vous n'avez que quelques dixième de secondes pour réagir avant qu'il ne vous atteigne. Que faites-vous ?

LE POLICIER AMÉRICAIN :

« BANG BANG BANG BANG BANG BANG BANG BANG BANG BANG BANG click... reload...!!
- BANG BANG BANG BANG BANG BANG BANG BANG BANG BANG click click click click » !!
.........................

LE POLICIER FRANCAIS :

Analyse de la situation : si je tire :

- Est-ce que je suis en état de légitime défense ?
- Est-ce que le port de ce couteau est autorisé ?
- Est-ce que cela va avoir un impact sur mes chances d'une promotion ?
- Est-ce que les médias vont en faire une victime ?
- Est-il un "jeune" de quartier incompris par la société ?
- Est-il un nouvel individu en probation qui a mal été réinséré dans la société ?
- Est-ce que cela va être vu comme du racisme s'il fait partie de la "diversité" ?
- Est-ce que la ville va être ensuite mise à feu et à sang par les "jeunes" des quartiers ?
- Est-ce que je vais être poursuivi par la Halde, le MRAP, SOS Racisme ?
- Est-ce qu'on va parler de "bavure" dans les médias et me condamner lourdement ?
- Est-ce que je vais perdre mon emploi pour que l''Etat puisse acheter la paix sociale dans les « quartiers » ?

Réponse du policier : "Je vais lui demander gentiment de déposer son arme..."

Réponse du malfrat : "BANG BANG BANG BANG BANG BANG" !!

Alex paulista

@ genau | 26 août 2015 à 12:10

Pour éviter la guerre sainte, mettons tous les 'coreligionnaires' des terroristes dans le même sac.
C'est subtil, il fallait y penser.

Sur l'assassinat du vieux savant de Palmyre, comment être surpris ? Peut-être cet homme a-t-il considéré que 82 ans n'était pas un bon âge pour courber l'échine et voir détruire l'oeuvre d'une vie.

Giuseppe

Mais non, mais non, le courage ne se décrète pas, pas plus que l'héroïsme, pas de signes avant-coureurs, pas de symptômes, rien que de l'instinctif, du sur-le-moment, arrêtez de vous fustiger les uns et les autres c'est usant.
Nous sommes tous des héros en puissance, sans être confrontés à des situations qui font que, vous ne saurez jamais. Heureusement d'ailleurs dans la majorité des cas.

Regardez, notre hôte se flagelle alors qu'il ne sait pas, un héro sommeille peut-être en lui, point besoin de biscotos, il suffit de l'instant, du courage et certainement l'inconsciente fulgurance qui transfigure des personnages sans muscles forcément. Le grain de sable, pas grand-chose en fait, mais là personne ne sait pour soi si on est capable de le semer.

herman

@Achille
"Si l'on ajoute à cela le fait que nos Rambo de circonstance n'ont manifestement pas le triomphe modeste"

L'un des deux militaires a déclaré que c'était l'instinct de suivie qui les avait fait agir, tandis que le second met clairement en avant le Français qui fut en première ligne et sans lequel, précise le soldat, tout se serait déroulé différemment et que c'est ce Français qui méritait tous ces honneurs.
On fait mieux comme n'ayant pas le triomphe modeste, non ?
C'est ce que l'on appelle l'anti-américanisme "primaire"...

sylvain

@ en passant
"La première personne qui est intervenue, le Français Damien A., a retenu l'assaillant pendant une dizaine de secondes. Il a donc joué un rôle prépondérant pour empêcher l'agression. Pourquoi le passer sous silence ?"

Mais cher monsieur vous semblez tomber des nues ; vous ne savez pas qu'en France pays de justice gauchiste, son geste risque de lui coûter beaucoup d'ennuis judiciaires ; nos juges rouges n'aiment pas les têtes qui dépassent !

Robert Marchenoir

Celle-là, elle est très jolie, je pense qu'elle a sa chance au palmarès 2015 des plus grosses sottises issues de la sagesse populaire française :

"C'est bien les pays anglo-saxons, à condition de ne jamais tomber malade et d'avoir les moyens financiers de payer une école privée à ses enfants. En France on fait encore mieux, ce sont les pauvres qui payent les grandes écoles aux riches et qui financent l'université pour tous à laquelle ils n'ont pas accès - pour un tas de raisons qui vous dépassent probablement." -- JLM | 26 août 2015 à 08:22

La Grande-Bretagne, qui est, je crois, ce que vous appelez "un pays anglo-saxon", procure à ses citoyens (et même à ses habitants) un système de santé 100 % gratuit au point d'administration des soins. Il n'y a rien à payer, rien à avancer. 100 % des médecins sont des fonctionnaires.

A côté de ce qui est donc, pour vous, en réalité et si je comprends bien vos conceptions, un paradis communiste, le système français de santé est un enfer ultra-libéral, qui est "bien à condition de ne jamais tomber malade", la Sécurité sociale ne remboursant, en gros, que la moitié des soins courants, après-coup et encore - pour ceux qu'elle rembourse.

Au point que presque 100 % des Français sont contraints de souscrire, en plus (et même pas à la place, car c'est interdit !), une assurance-maladie privée (appelée "mutuelle" pour brouiller les pistes).

Dans les faits, le caractère communiste du National Health Service britannique entraîne toute une série de problèmes graves, comme (au hasard, on pourrait en écrire des pages) le fait que les infirmières-fonctionnaires laissent chaque année mourir de faim et de soif des milliers de vieux dans les hôpitaux, par négligence pure et simple.

Quant au pays qui est "bien à condition d'avoir les moyens financiers de payer une école privée à ses enfants", je pense que vous faites allusion à la France, où les files d'attente s'allongent à la porte des écoles privées payantes, files d'attente dans lesquelles les musulmans se bousculent pour inscrire leurs enfants, bien qu'elles soient pour la plupart catholiques. On se demande pourquoi.

Les "pays anglo-saxons" offrent bien entendu à leurs citoyens et à leurs habitants (y compris immigrés illégaux) d'innombrables écoles gratuites, tout comme la France communiste qui réussit l'exploit d'imposer des professeurs-fonctionnaires aux écoles privées payantes.

Mais la France non plus ne vous satisfait pas, puisque "ce sont les pauvres qui payent les grandes écoles aux riches et qui financent l'université pour tous à laquelle ils n'ont pas accès - pour un tas de raisons qui vous dépassent probablement".

En somme, si je vous comprends bien, il faudrait interdire l'université et les grandes écoles aux riches, tout en les taxant pour permettre aux pauvres d'y aller. Un peu comme en URSS, quoi.

J'aimerais bien savoir où vous avez trouvé que les pauvres n'ont pas accès à l'université en France. Les pauvres y ont beaucoup trop accès, s'il fallait trancher sur la question. J'aimerais bien savoir pourquoi, si ce n'est pas le cas, les médias nous servent chaque année des marronniers pleurnichards sur "la vie qui est tellement chère pour les étudiants, que les garçons sont obligés de travailler chez McDo et les filles de se prostituer pour financer leurs études".

Si vous voulez mon avis, il y a beaucoup trop de pauvres (et de riches aussi) qui suivent chaque année des "licences en arts du clown" ou des doctorats sur la psychologie de l'escargot bas-breton - et c'est d'ailleurs aussi le cas dans "les pays anglo-saxons" - la bulle universitaire est mondiale.

En revanche, ce qui est spécifiquement français, c'est l'arrogance couplée à l'ignorance. Ordinairement, on a plutôt l'un ou plutôt l'autre, mais chez nous c'est les deux.

genau

C'est tout de même impressionnant cette héromania. Elle semble démontrer que les Français sont tellement stupéfaits que quelqu'un ait du courage qu'il leur faut un superlatif immédiat. Et on décortique les effets du stress, le volcan de l'instinct de survie, pour, ailleurs, avancer qu'une bonne négociation aurait permis de ne pas mettre la tête au carré au saint-islamique et que peut-être, les boys y sont allés un peu fort. Fantastique démonstration de l'état de mollusque que cinquante ans de lâcheté ont imposé à la France, avec ses corollaires ; interdiction de se défendre, de défendre son bien.
Dans ces conditions, pourquoi défendre la France ? Et c'est là, sans doute, les prémisses de la conclusion : puisque la défense individuelle est interdite et que le secours des autorités n'est plus à attendre, il faut tout accepter, notamment l'invasion du pays.
L'ONU, soi-même, analyse les chiffres de démographie en fonction d'un ratio d'occupation équilibrant les excès et les carences et trouve naturel le remplacement d'une population vieillissante par une plus jeune, venue d'ailleurs. Tous les gouvernants sont acquis à ce principe qui trouve sa justification dans la croissance économique.
Les populations sont alors traitées comme des objets consommateurs, créateurs de richesse, donc de progrès.
Les facteurs particuliers, les préférences et les civilisations sont sans intérêt pour les tenants de cette théorie qui puise d'ailleurs ses forces dans un passé réputé constant mais en oubliant complètement la réalité du surnombre qui, aujourd'hui, ronge la planète toute entière.
On déplace les populations en fonction des besoins de la répartition égalitaire des risques.
Il n'est pas exclu que de façon très indirecte, les gouvernements chapeautés par l'ONU, ne favorisent les migrations actuelles qui contribuent au remplacement du déficit démographique européen.
Naturellement, l'argument selon lequel nous vivions très bien quand nous étions 30 millions est considéré comme une absurdité puisqu'il a été admis, une fois pour toutes, que la croissance universelle était indéfinie.
Il ne reste plus qu'à attendre l'inéluctable : le degré insupportable de population, à l'égal de la surpopulation carcérale ou l'élément négligé par les experts : l'incompatibilité.
Chez nous, c'est l'Islam qui crée ce qu'aucune population n'est arrivée à créer, ni aucune religion, hormis les réactions épidermiques : l'intolérance absolue. Mais pour cela, il faut encore beaucoup, beaucoup de morts, beaucoup d'humiliations, beaucoup de l'arrogance des musulmans et la découverte progressive de leur unité conquérante.
Toutes les solutions tièdes de nos gouvernements émasculés sont inefficaces. Qui envisage de parler avec des gens qui ne protestent pas quand leurs coreligionnaires immolent un savant de 82 ans, le dépècent en public parce que sa science le mettait en contact avec des infidèles. Je n'ai pas entendu une seule parole d'horreur et de condamnation absolue dans le monde musulman, sauf quelques écrivains courageux, bien isolés alors que l'ignominie, la lâcheté et la bestialité de ces musulmans aurait dû se faire lever au moins quelques religieux sincères.
Nos gouvernants eux-mêmes ne se sont fendus que de quelques mots de réprobation, soigneusement choisis dans le florilège diplomatique.
La jonction de ces éléments peut faire espérer une guerre vraie, sainte, juste qui nous fera régresser de 1500 ans, téléphone portable en plus, tout de même.

calamity jane

@Catherine JACOB

Avis aux amatrices : j'ai graissé mes rangers, briqué mon Beretta-pocket et vive l'aventure... :-)
Qui céty qui va passer inaperçue ?

Catherine JACOB@semtob

@ semtob | 25 août 2015 à 21:39
"Et si ces quinze mille personnes sur les routes des vacances avaient cherché les pains de plastique, nous ne serions pas en train de nous demander sous quel train, dans quelle valise ou dans quel lieu aura lieu l'attaque fatale. françoise et karell Semtob"

J'ai bien peur que vous n'ayez une idée très idéalisée de nos concitoyens dont les comportements ont nécessité la réintroduction de cours de morale du primaire à la terminale et pour ma part, je ne souhaite pas me retrouver au Far West ou plus précisément encore au Wild West, l'Est sauvage du 19ème, par le biais d'une monstrueuse chasse au trésor et sa dérive prévisible en chasse aux sorcières qui ne manquerait pas de susciter des scènes de liesse telles celles où des enfants dansent comme à un mariage lors de l'exécution des gays par l'EI, pour la bonne et simple raison que l'archipallium ou cortex olfactif est chez Homo sapiens pas sage du tout, d'un bout à l'autre de notre pourtant si romantique planète bleue. Comme le dit l'Ogre du Petit Poucet : "ça sent la chair fraîche".

JLM

@caroff

C'est bien les pays anglo-saxons, à condition de ne jamais tomber malade et d'avoir les moyens financiers de payer une école privée à ses enfants. En France on fait encore mieux, ce sont les pauvres qui payent les grandes écoles aux riches et qui financent l'université pour tous à laquelle ils n'ont pas accès - pour un tas de raisons qui vous dépassent probablement.

@Achille

Vous vous étonnez de découvrir que les avocats sont des vendeurs de salades, mais si vous aviez été une victime vous sauriez que les avocats ne sont que les porte-parole de leurs clients.

@Charles

Je vous recommande la lecture du livre "La France en miettes" de Philippe Bilger, vous y apprendrez que le sot ce n'est pas forcément Monsieur Bilger.

Achille

Loin de moi l'idée de minimiser l'acte héroïque des militaires américains qui ont maîtrisé le terroriste. S'il est une Légion d'honneur qui a été méritée c'est bien la leur. Ça nous change de la traditionnelle promotion du mois de juillet composée essentiellement de peoples pistonnés. Mais je trouve que sur ce coup-là les médias nous l'ont joué un peu trop "Si les Ricains n'étaient pas là" (chanson très pro-Américains de Michel Sardou).

Si l'on ajoute à cela le fait que nos Rambo de circonstance n'ont manifestement pas le triomphe modeste, cela gâche un peu l'admiration que l'on a spontanément éprouvée suite à leur acte de bravoure.

C'est un peu dommage.

JLM

Monsieur Vidalies a été maladroit dans son expression disant préférer un mal plutôt qu'un autre, signifiant par là-même les capacités limitées de notre défense intérieure ; on a du mal à imaginer nos soldats sur les terrains extérieurs demandant aux populations : s'il vous plaît, voulez-vous bien avoir l'obligeance de me montrer vos papiers si cela ne vous dérange pas trop et si vous en avez le temps ? J'exagère le trait mais au final c'est un peu l'impression que l'on peut avoir, à tort ou à raison : la France est moins bien défendue que les pays où elle intervient.
Le courage : selon les jeunes héros c'est l'instinct de survie qui les a fait réagir. Personnellement mon instinct de survie m'aurait commandé d'aller sous le siège me cacher de cette horreur. Mais je sais que si j'avais eu à protéger un enfant je l'aurais fait au risque de ma vie. Il y a des ordres de priorité que l'on a déjà en soi et qui nous dirigent dans les situations exceptionnelles.
Le courage cela s'apprend peut-être en partie. Mais le courage n'est-ce pas aussi agir malgré la peur plutôt que de ne pas avoir peur ? comme nos héros qui ont vu leur mort arriver sur eux ?
Nous sommes tous comme les Israéliens maintenant : nous avons à apprendre à nous défendre contre le terrorisme au quotidien. J'avais des camarades lycéens, deux frères, qui m'avaient expliqué qu'ils ne montaient jamais dans la même voiture (lors de sorties entre camarades) au cas où ils y a aurait un accident et pour ne pas que leur mère les perde tous les deux. Ceci dans le souvenir de la perte familiale immense qu'avaient causée les nazis. C'est aussi cela le courage : savoir faire attention à ne pas exposer les siens autant que possible. On aimerait que nos gouvernants aient la même attention à notre égard et ne s'en remettent pas à la fatalité.

sylvain

Une distinction bien supérieure en symbole à toutes les autres serait que les noms des héros du Thalys soient inscrits en lettres d'or sur le mur des cons des juges rouges du SM ; la Légion d'honneur ferait figure de médaille en chocolat en la circonstance.

coucouismi

"Je me sens infiniment humble face à ces comportements, moi qui n’ai jamais eu du courage physique – je déteste recevoir des coups autant qu’en porter – ni pris le courage intellectuel pour un exploit mais comme une évidence."

Là j'avoue que je n'ai rien compris... trop intellectuel pour moi...

Ce que je sais c'est que de quel droit certains à l'avance devraient-ils être plus courageux que d'autres pour sauver la vie de ces autres ?
Il n'y a aucune justification à cela... Et on finit par vouloir le justifier en fait, en inversant les valeurs (les courageux, des fous ; de la même trempe que les agresseurs en définitive... Mon dieu !!).

Monsieur, cette personne même armée était toute seule. Contenue dans un lieu exigu qu'était le train, trois personnes courageuses sur 500 s'engageant ensemble pour stopper cet individu allant faire des dégâts énormes n'est pas une sottise ou un courage inférieur à celui de l’intellect (je vois pas la différence entre les deux personnellement). C'est précisément intelligent d'intervenir là (même à plusieurs ; donc la force personnelle n'est pas forcément le sujet principal) pour éviter un massacre et sa propre mort... A moins que considérant certains comme moins dignes (et pensant que dieu pense pareil !), on pense que le destin utilisera les plus vils d'entre nous pour nous sauver nous les plus humbles, civilisés (car intellectuels) et honorables...

en passant

"Pour ces quatre héros décorés, ces trois Américains et cet Anglais, sans oublier le professeur franco-américain qui le sera également et qui pour l’instant est hospitalisé dans un état préoccupant"

D'après le point presse du procureur :

https://www.rtbf.be/video/detail_thalys-point-de-presse-de-francois-molins-procureur-de-la-republique-de-paris?id=2038304

La première personne qui est intervenue, le Français Damien A., a retenu l'assaillant pendant une dizaine de secondes. Il a donc joué un rôle prépondérant pour empêcher l'agression. Pourquoi le passer sous silence ?

De même, l'Anglais faisait mention dans son témoignage d'un autre passager, conducteur SNCF hors service, qui a joué le même rôle que lui pour ligoter l'assaillant.

herman

@Laurent Dingli

Certes, certes... Nous ne ne pouvons tout au plus qu'espérer avoir dans pareil cas une grande santé et la possibilité d'agir. Avec tous ces attentats j'avoue que souvent je tente d'imaginer comment je pourrais m'en tirer si je me trouvais au mauvais endroit au mauvais moment, et dans mon esprit je gagne toujours à la fin ! Faut dire que c'est moi qui "écris" le scénario...

Trekker

@ Alex paulista | 25 août 2015 à 23:56
"…L'islam intégriste n'a pas le monopole du carnage. Je note une constante : qu'ils soient musulmans, hindous, chrétiens, les terroristes ont rarement une très haute idée de la place réservée aux femmes…"

Exact, cette propension au carnage on la trouve chez tous les intégristes religieux, actuellement c’est l’Islam qui en détient le record mais dans le passé les autres intégrismes ont de beaux scores : catholiques lors des croisades et des dragonnades, hindous lors de la partition de l’Inde et encore récemment au Sri Lanka, etc.

Pour ce qui est de la place des femmes dans leurs sociétés, reléguées bien souvent au rang d’objet utilitaires, là encore tout les intégrismes religieux hélas se valent. Chez tous cela masque certainement une angoisse face à la sexualité féminine, une sorte de peur panique vis-à-vis de celle-ci d’où leur volonté de les asservir.

@ Robert | 25 août 2015 à 22:21
"…Merci à Trekker pour le lien vers le billet du colonel Michel Goya dont l'esprit d'analyse est remarquable…"

Merci pour votre appréciation du billet du colonel Michel Goya, celui-ci tient un blog de très grande qualité. Dans un genre différent il est d’un niveau similaire à celui de notre hôte, mais fréquenté presque seulement par des militaires ou ex-militaires. Mais c’est un colonel, alors instinctivement nombre de personnes, probablement par antimilitarisme, ne le lisent pas, même quand il traite avec le même brio de sujets économiques.

"…Il me paraît non moins évident que la formation militaire a pour fonction d'apprendre à l'individu à surmonter ses peurs, à faire preuve de courage et d'abnégation dans des circonstances mettant sa propre vie en péril, notamment pour protéger celle des autres. C'est la fonction même de la camaraderie des militaires..."

Parfaitement exact mais c’est avant tout le propre des troupes dites de mêlée et de la minorité appartenant aux forces spéciales, mais beaucoup moins prégnantes dans les unités vouées au soutien, ce qui est logique. Mais les valeurs et vertus que vous évoquez ci-dessus sont certes un socle et ciment indispensable, mais là on revient aux propos du colonel Goya. Dans une bulle de violence imprévue et instantanée ce sont les fondamentaux psychiques de l’individu qui priment, et dans ce domaine aucune armée au monde n’a réussi à trouver le « drill » et le mode de sélection le plus pertinent.

C'est la fois inquiétant quant à l’efficacité totale et constante notamment du fantassin, mais rassurant car au final c’est l’homme avec ses forces et faiblesses psychiques qui fait la décision. De plus c’est un démenti à toutes les velléités des apprentis sorciers, qui veulent créer un surhomme ou robot sans émotions ni âme.

Savonarole

@ Alex paulista | 25 août 2015 à 23:56

Rien à redire à ce que vous dites.
J'ai peut-être globalisé un peu rapidement.
Mais je pense que les Français ne trient plus les Coulibaly et autres, Français ou non, il y a comme le dit Cambadélis, un fumet de guerre civile en France. "There will be blood", ça va saigner.
Dieu reconnaîtra les siens, et même lui ne pourra pas faire de distinguos subtils sur les cartes d'identité.

Alex paulista

@ Savonarole | 25 août 2015 à 19:08

Pourtant les Kouachi et Amedy Coulibaly étaient français, Lassana Bathily malien, et les héros du Thalys ne sont pas exactement tous français.

Certes, la cote des musulmans n'a pas grimpé, mais les Tamouls ça n'effraie personne.
Pourtant ça devrait. J'avais prévu de visiter le marché de Colombo mais la veille, il a explosé. Cet attentat était en février 98, et suivait celui perpétré dans le temple de la dent de Bouddha en janvier. On n'y est pas allé parce que c'était encore rempli de flaques de sang, il y avait eu beaucoup de morts (plusieurs dizaines je crois), des gens dépecés par l'explosion. La même semaine, un (le) bateau de la marine sri-lankaise sautait après avoir été attaqué par des zodiacs kamikazes, avec à bord de jeunes marins avec qui j'avais joué au volley et partagé une troisième mi-temps la semaine antérieure. Partis en morceaux.
L'islam intégriste n'a pas le monopole du carnage.
Je note une constante : qu'ils soient musulmans, hindous, chrétiens, les terroristes ont rarement une très haute idée de la place réservée aux femmes, même si la discrimination dont se plaignent les Tamouls touche indistinctement les garçons et les filles, notamment pour l'accès à l'enseignement.

Robert

Il me semble qu'en premier lieu il convienne de féliciter Monsieur Bilger pour sa lucidité et son humilité qui me paraît foncière. Sa définition entre courage et héroïsme me semble cependant peu réaliste. Car le courageux peut effectivement avoir peur. Le courage est alors de surmonter sa peur pour, au lieu de rester transi d'effroi ou d'être sujet à la panique, contrôler ses pulsions et ses gestes et garder assez de lucidité pour raisonner intelligemment en vue d'adopter une attitude efficace en fonction des circonstances. Ce n'est qu'après que l'on pourra juger si le comportement a été adapté, courageux ou héroïque.

Il me paraît non moins évident que la formation militaire a pour fonction d'apprendre à l'individu à surmonter ses peurs, à faire preuve de courage et d'abnégation dans des circonstances mettant sa propre vie en péril, notamment pour protéger celle des autres. C'est la fonction même de la camaraderie des militaires. Merci à Trekker pour le lien vers le billet du colonel Michel Goya dont l'esprit d'analyse est remarquable.

Je retiens surtout la conclusion de Philippe Bilger : "Mieux vaudrait une politique enfin vigoureuse et fiable, une démocratie armée et sans naïveté, que des héros dont l’humanité ne regorge pas".
Le problème est que le système en place, tant en France que dans l'Union européenne, nous fait vivre et nous élève dans une idéologie du coton, de la ouate et de l'absence de courage, intellectuel tout autant que physique. Ce qui n'empêche nullement ceux qui en sont les tenants de "faire la morale" à ceux qui ne pensent pas comme eux.
Le plus navrant est le spectacle étalé par nos médias qui donnent en permanence dans la pseudo-analyse et se livrent systématiquement à une glose des plus glauques. Ces journalistes en cabine n'ont aucune notion des contraintes d'une situation opérationnelle, ce qui ne les empêche pas de livrer leurs points de vue avec le sérieux des médecins de Molière...
Mais nous avons une classe politique et une technocratie européenne que je qualifierais d'eunuque du courage, intellectuel comme physique : c'est pourquoi, en l'état actuel il me semble assez vain d'en appeler à l'adoption d'une "politique enfin vigoureuse et fiable, une démocratie armée et sans naïveté"... Il suffit d'analyser la manière dont l'UE s'unit pour traiter le problème de l'immigration à ses frontières. Dans une société où la publicité entendue cette semaine a pour cœur : "comment gagner de l'argent sans travailler", on peut toujours rêver au vœu formulé par Monsieur Bilger !

Jabiru

@ Achille

Les avocats créent un scénario qui bien souvent est très diffèrent des faits.
C'est leur façon de trouver des circonstances très atténuantes pour leurs clients.
Combien de fois en entendant les plaidoiries des défendeurs et des demandeurs me suis-je demandé s'il s'agissait de la même affaire. Et dans ces conditions la solution pour statuer est de s'en tenir aux faits et aux pièces. Cordialement.

semtob

Cher Philippe,

Nous venons d'écouter la déclaration du procureur qui ne met en lumière rien de nouveau de ce qui pouvait se lire dans la presse internationale quelques heures après la sauvagerie du Thalys.
Ce gouvernement est visiblement dépassé par les mesures d'urgence à prendre pour protéger l'ordre public.
La proposition d'un numéro vert élargi ne peut constituer une réponse suffisante.
Que pouvons-nous faire en dehors de s'armer d'un marteau de spéléologue pour pouvoir activer l'alarme d'un train en marche en cas de menace imminente ?

Bernard Cazeneuve a fait le choix de placer un dispositif de 15 000 hommes sur le parcours des vacanciers pour faire verbaliser les conducteurs de voitures non conformes et pour objectif sécurité routière, non pour excès de vitesse car la France entière subissait les traditionnels embouteillages.

Faire le choix de priorité de sécurité doit être une analyse à développer.
Paris a vu ses effectifs de sécurité diminuer de 40% et le plan Vigipirate parisien était fantomatique pendant les vacances.
Il faudrait savoir si la sécurité qui rapporte à l'Etat est prioritaire par rapport à la sécurité qui protège la population.
Ce que demande l'Etat, de faire justice soi-même puisque la justice a des consignes de vider les prisons, est de la folie et risque d'aboutir à des drames.
Sur ces consignes non encadrées de milices improvisées ou de justiciers du dimanche, nous allons vers des agressions pseudo-autorisées par l'Etat et vers le chaos.

Des militaires rejetés par l'Etat pour des questions d'âge et ce qui vient de se passer montre bien qu'il est possible d'avoir dépassé la quarantaine et de pouvoir apporter toute son expérience et ses compétences au service de la sécurité de la France et des autres, partent en groupe pour affronter des terroristes sur le terrain. Faut-il pour intégrer l'armée avoir des aptitudes sportives hors du commun, alors qu'une partie du travail s'effectue par l'observation et la recherche informatique. Les règlements datent d'avant l'arrivée du net et nécessitent une mise à jour rapide. De nombreux handicapés et des non sportifs devraient intégrer l'ordre militaire. Cela permettrait à des militaires d'être sur le terrain et de ne pas se retrouver en nombre insuffisant sur les opérations comme le drame de la Somme. Deux intervenants pour maîtriser un forcené armé, c'est difficile à comprendre.
Il est fréquent que des gares soient totalement dépourvues de service de sécurité, dépourvues de défibrillateur, ou de personnel.
A titre d'exemple, entre Alma et Musée d'Orsay, des groupes rançonnent les touristes en les endormant avec des bombes lacrymogènes en plein visage et les systèmes d'alerte sont en panne. La gare suivante renseigne que c'est habituel et que le personnel ne peut rien faire.
Le problème est que la volonté d'améliorer les conditions de sécurité n'est pas là. C'est la banalisation de la violence.
"Même pas peur" avec des gardes et des milliers de policiers, c'est une provocation.
Que le risque zéro n'existe pas, c'est une évidence. Mais que le minimum ne soit pas mis en place, c'est intolérable.
Et si ces quinze mille personnes sur les routes des vacances avaient cherché les pains de plastique, nous ne serions pas en train de nous demander sous quel train, dans quelle valise ou dans quel lieu aura lieu l'attaque fatale.
françoise et karell Semtob

Franck Boizard

Intéressant (et désolant) point de vue sur l'évolution des mentalités.

Je parle autour de moi du fait que j'estime que la détention d'armes devrait être rendue plus facile, arguant que, de toute façon, les voyous se procurent très facilement des armes et qu'il serait temps de permettre aux honnêtes citoyens de rattraper le niveau des malfaisants.

Je récolte des réactions scandalisées : "Tu n'y penses pas, ça tirerait dans tous les coins, ça serait le Far West."

A cela, j'ai deux objections :

> le taux de mortalité par armes à feu au Far West était très bas (la vraie vie ce n'est pas Hollywood).

> et, surtout, jusqu'à la loi de 1939, il était très facile de se procurer une arme en France. Chaque foyer rural avait un fusil de chasse (dans la limite de ses moyens financiers) et les armes de poing n'étaient pas rares dans les foyers urbains. J'ai une tendresse particulière pour le Browning Baby nacré spécialement conçu pour les dames.

Ce contraste entre hier et aujourd'hui me désole à cause de ce qu'il révèle : alors qu'il y a moins d'un siècle, cela paraissait naturel de permettre à un adulte de détenir une arme, certains voient maintenant cela comme une pure folie. Le Français de 2015 est-il moins adulte ? Moins responsable ? Moins libre ? Pourquoi la manière de voir les choses a-t-elle changé à ce point ?

scoubab00

Je repense à tous ces grands-bretons, normands, bretons urbains qui, pendant la Deuxième Guerre mondiale, recevaient bombes nazies et alliées sur la g... avec flegme et endurance. Au nombre de leurs morts éclatés. Que nos événements terroristes sont statistiquement ridicules à côté. A moins que nos craintes ne nous fassent chevaucher les grands chevaux de l'irrationnel ?

Ces Anglo-Saxons intercepteurs ne sont pas des héros. Ils ont agi selon leur conscience, leur forme du jour, ce qu'ils ont appris de leur vie. Pour une fois, je me réjouis de l'existence de la Légion d'honneur. Sa distribution à ces fiers étrangers raffermit, durant un laps de temps que j'espère le plus long possible, la fraternité entre nos peuples. Les héros, ce sont plutôt tous ces réfugiés économiques qui tentent de se faire un trou dans le béton de nos certitudes. Sans tapis rouge par-dessus.

Savonarole

Il aura fallu attendre la déclaration du Procureur de la République pour entendre enfin le mot "terrorisme".
Depuis le début de cette affaire ni Hollande, ni Valls, toujours sur ses étriers, n'ont osé le dire.
"Fusillade ferroviaire" disaient-ils...

Savonarole

C'est dans ce contexte ferroviaire que sort enfin le film d'Audiard "Dheepan", enguirlandé de lauriers au festival de Cannes.
La critique ne l'épargne pas et ce film aura du mal à dépasser le million d'entrées, qui permet généralement de rentrer dans les frais de production.
Pendant qu'Audiard tournait ce film sur la détresse des clandestins il nous en est arrivé des vertes et des pas mûres entre Charlie et l'épicerie casher et le quincailler du Thalys, le public français ne risque pas de sortir ses Kleenex pour aller pleurer chez Audiard.

genau

Tout le monde a remarqué le silence aigre de Mme Taubira. Un islamiste au tapis, c'est pas bon pour sa haine antifrançaise, et pas de possibilité de poursuivre ceux que Hollande s'est empressé de mettre à l'abri en leur conférant le ruban rouge.

Achille

Bonjour Philippe

Dans cette affaire de l'attaque du Thalys par Ayoub El-Khazzani, le système de défense de son avocate est tout simplement hallucinant. Elle le décrit comme un SDF un peu paumé mû par aucun radicalisme islamiste et qui n'avait d'autre but que de détrousser les passagers du wagon "pour avoir de quoi manger".
Peu de temps auparavant ce "miséreux" avait opportunément découvert une kalachnikov et ses chargeurs dans un sac abandonné dans un jardin public.

Ajoutons à cela que son père le décrit comme un bon garçon, travailleur, poli avec ses voisins, qui a commis certes quelques menus larcins et fait un peu de trafic de stupéfiants pour assurer ses fins de mois, mais rien de bien grave en somme.
Bref c'est un bon petit gars comme on en trouve dans les familles sans histoires, tout surpris par l'émotion qu'a suscitée sa tentative manquée de braquage.

On en arriverait même à se demander si cette affaire n'a pas été montée de toutes pièces par des médias toujours avides de sensations fortes et qui ne ratent pas une occasion de dramatiser une situation quitte pour cela à ne pas lésiner sur les amalgames.

Je doute toutefois que cette version des faits parvienne à convaincre les enquêteurs. Depuis les attentats de janvier 2015, les choses ont bien changé...

finch

@Yves

Mon pauvre ami. Vous ignorez ce qu'est le second degré. Chacun sait que sur ce blog on aime Philippe Bilger ou on décampe. Philippe Bilger aime la contradiction et une certaine forme de dérision voire d'insolence polie et mesurée, pourvu qu'elle soit justifiée car étayée par une argumentation suffisamment solide.

Philippe Bilger connaît ses personnages. Il les apprécie plus ou moins. Il n'a pas obligatoirement la même lecture que vous. Là où vous voyez une critique en règle, il ne faut ressentir qu'hommage au maître des lieux dont chacun admire l'intelligence et le dynamisme d'esprit. D'ailleurs, il le sait bien, vu l'abondance du contenu qu'ont produit par le passé les blogueurs historiques et constants.

Vous préférez l'argumentaire falot et niais, au relent de préciosité ridicule et lourdaud. Vous vous y complaisez goulûment, et osez attaquer ensuite les autres blogueurs dont vous n'avez même pas effectué une ébauche de suivi. C'est votre choix et votre droit.

Beaucoup de blogueurs ici lisent et mémorisent les commentaires des autres, parfois n'adhèrent pas aux idées exprimées mais ne délivrent pas pour autant d'attaques "ad hominem" comme vous le faites. Ce genre de scrupule ne semble pas vous effleurer. Ils représentent la majorité noble de ce blog, car ils connaissent bien les gugusses en jeu et leurs travers qu'ils pondèrent souvent. C'est une petite famille plus ou moins solidaire.

Ne soyez pas étonné qu'après, au vu et au su de vos prestations, vous soyez ressenti au point de n'être plus lu comme avant, si tant est que vous l'ayez déjà été une fois ou que vous le soyez encore.

Vous croyez flatter Philippe Bilger, mais sachez bien qu'en vous lisant, après dix années d'expérience, il a, à chaque fois, le sourire en coin, car il aime bien les joutes entre blogueurs pour observer qui va moucher l'autre et de quelle façon.

Je me fiche de vous piétiner. Ce n'est pas l'objectif qui est tout en indifférence.

calamity jane

Le jeune policier devant le siège de Charlie Hebdo qui, avant de mourir, eut une réaction héroïque.
L'employé de l'Hyper Cacher qui, sans perdre son sang-chaud, planque quatre personnes dans les frigos.
Le jeune employé de l'imprimerie sous l'évier...
pour rester dans l'ambiance du billet.

Cette histoire du Thalys pour laquelle on sait et on ignore -puisque les informations ne viennent semble-t-il que de l'intérieur - ne nous permet même pas d'avoir une notion précise de l'attitude de vigilance...

Lucile

D'accord avec Strapu sur la marge de manœuvre réduite laissée aux citoyens pour se défendre, et même à ceux qui sont chargés de défendre les autres. Ils sont tellement encadrés qu'ils ne peuvent rien faire, sinon se faire canarder comme les cibles du stand de tir. L'éducation et l'encadrement à la française ont certainement des qualités, mais ne favorisent ni l'indépendance, ni l'initiative, ni la prise de risque, ni le travail d'équipe. Que d'ennuis en prévision pour qui essaye de se défendre, même attaqué à son propre domicile.

Les Autorités en France aiment que les citoyens adoptent un profil bas, et subissent. Nos élus estiment juste et nécessaire de "faire de la pédagogie" (du grec "pais, paidos"- "enfant"), ce qui montre dans quel type de relation ils se situent inconsciemment vis-à-vis des électeurs. Quand ils parlent de pédagogie c'est d'ailleurs fréquemment pour déplorer ne pas en faire assez. Les héros du Thalys auraient été Français, il se serait trouvé pas mal d'esprits malveillants pour se demander de quel droit ils se rendaient intéressants. Est-ce pour cette raison que le Français blessé dans l'affaire ne veut pas que son nom soit divulgué ? Se sentirait-il menacé par la notoriété ? Craint-il de voir la PJ débarquer à son chevet pour s'assurer qu'il est bien resté dans les limites de ses droits ? Toute personne qui se défend d'une agression devient immédiatement suspecte.

Les chaînes d'info nous montrent, de manière parfaitement indécente, mais répétée, les avocates de l'excité à la Kalachnikoff commencer à relayer les directives de Daesh en nous serinant que ce pauvre hère barbu sans ressources et sans travail ne voulait "que" rançonner les voyageurs. Ce bourrage de crâne destiné à semer le doute, à nous égarer, à nous priver de nos moyens de défense et presque à nous rendre complices de ceux qui veulent être nos bourreaux, est répugnant.

Enfin, je me pose une question : si on faisait un référendum, les Français seraient-ils d'accord pour qu'on ferme les yeux sur une arrivée plus que massive et incontrôlée de clandestins, la plupart sans aucune formation professionnelle adaptée à nos besoins, la plupart musulmans - parmi lesquels certains seront nécessairement sensibles aux sirènes de l'extrémisme -, dans un pays vivant sous la menace du terrorisme, en proie à une augmentation incoercible du chomage, écrasé d'impôts, endetté, fragilisé, inquiet pour l'avenir de ses enfants, et gouverné par des gens qui n'ont pas une grande conscience ni des priorités, ni des dangers ? Bien sûr que non. Alors, sommes-nous en vraiment en démocratie quand le gouvernement applique une politique contraire à ce que la majorité des électeurs estime conforme aux intérêts du pays ?

Pour l'instant, on se félicite qu'il n'y ait pas eu de morts dans le Thalys, on remet des médailles aux héros, et la SNCF nous offre un nouveau numéro d'appel (pour une fois gratuit). Autre message plein d'optimisme et particulièrement dynamique : il faut se résigner, on ne peut pas se protéger davantage.

Robert Marchenoir

V'là aut'chose... Pour une fois que j'écris un commentaire en rapport avec le sujet (l'attentat du Thalys), je me trompe et je le publie sur le fil de la promotion Voltaire ! Et en plus, il n'y avait pas un mot sur la Russie !

Jabiru

Il est très difficile de savoir comment on peut réagir dans une telle situation. Les mains nues face à un homme armé, on pense à quoi ? A se protéger, à intervenir mais comment. A moins d'être un surentraîné aux sports de combat je ne vois pas bien ce que l'on peut entreprendre sauf à pouvoir profiter d'un moment d'inattention de l'adversaire. Et pourtant j'ai eu l'occasion de participer à des engagements armés lors de mon service militaire mais rien à voir entre une situation seul face à un tueur et une situation en groupe organisé. J'avoue ne pas savoir quelle aurait été ma réaction en situation dans ce train sous l'emprise de la peur. Coup de chapeau à ceux qui ont osé et réussi, nous leur devons notre respect pour leur courage. S'agissant du Marocain à la Kalachnikov on va en faire quoi ? Prison à nos frais, libre dans quelques mois ou quelques années et retour dans la nature ?

Mary Preud'homme

O. P. E. X. Lettre à mon fils
Voir et surtout "écouter" cette vidéo sur YouTube.

Laurent Dingli

Nous sommes d'accord, Marc Ghinsberg, c'est en effet une bonne définition.

Giuseppe

J'ai fait un raccourci entre l'évidence supposée du courage et de la folie de l'agresseur, c'est pour cela que j'ai transposé sur l'assaillant.
Quant à la position de chacun, nul besoin de s'évaluer à l'avance, le courage ne se calcule pas et en la matière pas d'échelle de valeur avérée. Le plus mièvre peut se transformer en loup et les exemples en la matière ne manquent pas. Se sous-estimer a priori est sans valeur, les ressources morales sont immenses, à chacun de découvrir son potentiel.

Trekker

Je me permets de remettre le lien d’un article, que j’avais déjà mentionné dans le sujet "La Promotion Voltaire est-elle inépuisable ?"

Cet article du colonel Michel Goya pose fort bien la problématique de cet attentat, et notamment pourquoi certains agissent et d’autres pas dans ces circonstances. Il explique fort bien que cela résulte pour un grande part de ressorts psycho-biologiques, ceux-ci générant une variété d’attitude chez les acteurs placés face à de telles circonstances.

http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2015/08/la-litanie-de-la-peur-un-inconnu-vous.html

Strapu

Quelques remarques

1°) "...Je sais que nombreux auraient été ceux qui avec moi se seraient abstenus"

Qu'est-ce que vous en savez, cher Monsieur Bilger ? Personne ne sait ce qu'en situation d'extrême danger ou de péril, pour lui ou quelqu'un d'autre, il aurait fait ou pas fait. Ne vous diminuez pas a priori, au moins pour vos lecteurs. Humilité ne veut pas dire présomption de couardise.

2°) Là c'est l'ancien militaire qui parle. Tout de suite je me suis demandé "est-ce que des soldats français en permission auraient fait la même chose, en auraient été capables ?". Là encore il faudrait faire quelques remarques préliminaires sur des informations à peine révélées par la presse, comme le chiffre de 160 cartouches que P.B. nous apprend, sur ces militaires américains. Il s'agissait de "réservistes" américains, type d'institution qui n'existe chez nous qu'à l'état embryonnaire. Aux Etats-Unis le "réserviste" est un citoyen comme un autre, qui exerce une activité "normale" mais qui consacre une partie de son temps, ce qui peut aller jusqu'à plusieurs mois, dans l'unité de réserve à laquelle il est affecté. Les "gardes nationales" sont toutes des unités de réserve. La "garde nationale" d'un Etat peut être envoyée en corps constitué sur une opération extérieure. L'un des deux "militaires" américains était en réalité un étudiant, réserviste de la garde nationale de l'Oregon (on ne connaît pas l'antimilitarisme chez eux). L'autre, on ne dit pas ce qu'il fait dans la vie "normale". Aux Etats-Unis on peut être agent d'assurance, et pilote de chasse. Lors d'une opération extérieure, j'avais comme collègue et collaborateur un lieutenant-colonel américain de réserve, qui dans la "vie normale" était directeur des Douanes de l'Etat de Californie. Un très haut fonctionnaire, donc. Sur le terrain, conditions de vie et de travail "à la dure" comme tout le monde. On n'imagine pas en France un haut fonctionnaire (ou un magistrat...) mettre ses rangers pour aller servir son pays, le temps d'une mission, au Mali ou ailleurs...
Le militaire français n'est certainement pas moins costaud, pas moins formé, pas moins courageux, pas moins intelligent et capable de réaction rapide, pas moins moralement structuré que son homologue américain, mais, en raison de l'effroyable gangue de plomb qui pèse sur chacun de ses comportements dès qu'il bouge un peu, de sa responsabilité que l'on met tout de suite en cause, il n'est pas certain, malheureusement, qu'il aurait aussi bien et efficacement réagi.
Quelques exemples. Il y a très longtemps, dans l'exercice des responsabilités qui étaient les miennes, je me suis penché sur la marge de manoeuvre, en termes d'instruction réglementaire, d'ordre en vigueur, de possible reconnaissance de la légitime défense, dont dispose un factionnaire en armes chargé de garder une unité militaire. Tout le monde en a vu un, au moins une fois dans la vie. Manifestement très peu de monde, y compris dans l'armée, s'était posé des questions "à fond", comme je me les étais posées. Il s'avérait que dans pratiquement tous les cas de figures, le pauvre gars, même s'il était attaqué par plusieurs avec armes à feu, n'avait pas le droit de se servir de la sienne. S'il tuait ou blessait son assaillant, il était à peu près sûr de se faire condamner, ne serait-ce qu'au regard des textes qui lui étaient applicables. Certaines unités résolvaient le problème, dont tout le monde était plus ou moins conscient, en ne donnant pas de munitions à leur "factionnaire", ou en en leur donnant, enveloppées de telle sorte qu'il n'avait pas le temps de les disposer pour pouvoir s'en servir. C'est du reste ce qui était le cas dans le premier temps des patrouilles Vigipirate dans les gares. Les militaires pouvaient se faire attaquer et prendre leurs armes sans pouvoir réagir. Il ne servaient donc strictement à rien. Il semble que cela ait changé depuis.
Autre exemple, l'affaire du Ponant, ce navire à passagers pris en otage par des pirates en océan Indien. Les militaires français ont pris des risques considérables, pour eux et pour les otages, avant de les faire libérer et de prendre les pirates. Un travail remarquable. Des petits juges français pourris ont trouvé le moyen de libérer ces pirates, et de les faire "indemniser" par l'Etat français. Alors que de tous temps, depuis que les hommes vont sur la mer, la piraterie a toujours été sévèremment punie. C'est tout juste si on n'a pas poursuivi les courageux militaires français. Comment voulez-vous après cela, qu'on puisse attendre d'eux, en toute sérénité, et de façon certaine, un comportement digne et courageux ?

Robert Marchenoir

@ Giuseppe | 25 août 2015 à 13:45
Au pays de Poutine ce serait un fait divers réglé (pour l'agresseur) sans tout ce tintamarre.

Réglé pour l'agresseur, peut-être. Mais "réglé" aussi pour les otages, qui auraient été massacrés par l'intervention indiscriminée de la police...

Etudiez donc un peu ce qui s'est passé lors de la prise d'otages de Beslan, ou lors de celle du théâtre de la Doubrokva à Moscou. Demandez donc aux familles des victimes ce qu'elles en pensent ! Demandez-leur comment elles ont été humiliées et méprisées lors de leur combat judiciaire, par la suite, pour tenter de connaître la vérité !

Et c'est sans compter avec les attentats organisés par le Kremlin dans des immeubles de Moscou, et attribués aux terroristes tchétchènes...

La police française est l'une des meilleures du monde pour la riposte aux prises d'otages. Il n'y a pas photo avec les forces de sécurité russes. Si vous voulez massacrer tout le monde, appelez les Russes !

Il faut savoir rendre hommage aux réussites françaises quand elles existent. Voyez cette reconstitution de la libération du Boeing d'Air France à Marignane, en 1994 :

http://www.lefigaro.fr/assets/marignane/

Mission impossible. Mille coups de feu tirés. Zéro mort parmi les otages et les gendarmes. Tous les terroristes liquidés.

Je serais curieux de connaître une opération des forces spéciales russes avec un bilan similaire...

Laurent Dingli

Vous avez raison, herman, mais n'oubliez pas aussi que l'on peut être paralysé par la peur, même devant la mort imminente. Voyez les différentes réactions des juifs pendant le génocide : beaucoup ne se sont pas révoltés et se sont rendus dans la fosse commune avant de recevoir le "genickschuss" (balle dans la nuque), spécialité commune des SS et du NKVD soviétique (comme quoi les grands esprits se rencontrent) ; d'autres se sont révoltés à mains nues : un épisode très poignant est ainsi relaté dans l'excellent roman de Robert Merle, La mort est mon métier, qui reprend sous forme de fiction les Mémoires du commandant du camp d'Auschwitz. Les uns étaient-ils plus courageux que les autres ? Je l'ignore. Devant la quasi-certitude de la mort, toutes les options sont possibles : la résignation - non pas évidemment parce que l'on ne veut plus vivre, mais parce que l'on veut se donner quelques minutes ou secondes de paix avant de disparaître pour toujours - et la révolte - parce que, même si c'est insensé, on se dit qu'il faut se battre jusqu'au bout et peut-être partir en blessant ses assassins. C'est ce qu'ont fait des hommes et des femmes nus dans la rampe qui les menaient jusqu'à la chambre à gaz : un grain de sable dans la mécanique d'extermination SS.
Qui, à part Trekker, peut dire avec certitude ce qu'il ferait dans ces moments-là ?

Marc GHINSBERG

@Laurent Dingli

J’accepte tout à fait votre remarque sur mon commentaire. Je comprends votre souci de ne pas galvauder le terme de héros et de le réserver à ceux qui ont accompli des actes exceptionnels, et de ce point de vue l’héroïsme au quotidien apparaît comme un oxymore.
Pour ma part je suis plus sensible au caractère conscient et délibéré de l’acte héroïque. Ce qui distingue le héros de l’intrépide. Donc pour moi le héros est celui (celle) qui met, consciemment et délibérément, sa vie en risque réel pour servir une cause ou sauver autrui.

Savonarole

J'espère que Courteline vous mettra tous d'accord, relisez "La peur des coups", pièce en un acte.
J'avais été la voir à la première au Théâtre d'Application le 14 décembre 1894, formidable Krauss en mari jaloux
(le théâtre a aujourd'hui disparu).

http://www.courteline.org/la_peur_des_coups/

Yves

L'expérience du vrai danger, brutal, soudain, révèle les personnalités : telle grande gueule s'effondrera, tel timide n'aura jamais été aussi lucide et actif que dans cette occasion. Tous assaillis par la peur, bien sûr, mais deux camps apparaissent vite, ceux qui la domestiquent pour réaliser les actes les plus efficaces au bon moment, et les autres.

Je dois ici saluer la grande culture de
Charles 25 août 9.37 ("texte sot")
et
finch 10.07 ("...nul n'aurait souhaité... vivre cette expérience... dramatique, abominable...")

Ils ont bien digéré celui des stratagèmes de Schopenhauer, dans "La dialectique éristique" qui conseille si on ne dispose pas d'éléments rationnels pour s'opposer à la thèse d'un adversaire, de tenir des propos désobligeants, blessants et grossiers.

Finch fait même mieux.
Tous les lecteurs de Philippe Bilger ont compris que s'il avait été voyageur du célèbre Thalys, il aurait aimé être aux côtés de (parmi) ceux qui ont maîtrisé le terroriste. Finch, lui, fait semblant de voir chez notre hôte le morbide regret d'avoir été absent de ce train où les voyageurs risquaient leur vie. Stratagème n° 8 : mettre l'adversaire en colère... hors d'état de porter un jugement correct et de voir son intérêt... en étant ouvertement injuste avec lui, en le provoquant et, d'une façon générale, en faisant preuve d'impudence.
Conclusion : les manipulations sont trop grosses, vos petites méchancetés ont fait long feu.

Giuseppe

Au pays de Poutine ce serait un fait divers réglé (pour l'agresseur) sans tout ce tintamarre. Mesurons ici la valeur d'un état de droit, ce n'est même pas le fait que l'on discute de chétif, pas chétif, cela est d'un dérisoire minuscule qui ne sert à rien. Mais comment se débarrasser de ce type de personnage plutôt encombrant ?

Et là-dessus tous les pays démocratiques butent (euh... le mot est malvenu, tant pis), sur la façon d'aborder ces éléments isolés mais pour le moins dangereux, des assassins sans doute et en puissance, vu l'attirail qu'il portait il est sûr qu'il n'allait pas au bureau.

Ses armes ne sont pas en plastique et il s'est promené à travers toute l'Europe dans un milieu dont il se sait en villégiature, malgré toutes les surveillances et suivi, mais à quoi bon ? La preuve.
"Folie" n' est pas le terme approprié, ce genre d'agresseur ne connaît pas le droit et il s'en moque éperdument, quant à son canif il était plutôt du genre lourd. La vraie question, que faire de type de personnage, on va l'enfermer et alors ? S'il était fou comment peut-on se promener aussi facilement et avec quoi peut-il subvenir à ses besoins ?

En fait nous sommes des métronomes démocrates, allocution du procureur, définition de l' enquête, discussions, palabres sémantiques diverses et variées, et pendant ce temps-là on visite l'Europe avec un appareil à pho... euh avec des armes dont au vu des images et du nombre il faut avoir une sacré intendance pour les transbahuter.

A tous les passeurs consommateurs de cigarettes de l'Espagne voisine, apparemment il est plus facile de porter une Kalach' et ses chargeurs qu'une simple cartouche de tabac blond ou brun d'ailleurs. Drôle d'époque.

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  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
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