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10 février 2016

Commentaires

protagoras

Pour "rebondir" sur Franck Boizard | 10 février 2016 à 10:12

Désolé, je n'ai pas trouvé la source orwellienne précise.

Je rajouterai que quitte à proposer que Juppé soit le nom de Pétain, la technocratie sous et surtout sus-jacente est tout à fait représentable par les clones de Jean Bichelonne

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bichelonne)

jack

Oui Alain Juppé a la hauteur de vue et le comportement dignes d'un homme d'Etat. Dans le paysage politique actuel, c'est celui qui conviendrait le mieux. Quant à ceux qui se gaussent de son âge on rappellera que Mitterrand a entamé son deuxième mandat à 71 ans, de Gaulle à 75 ans. Par ailleurs, on ne peut pas soupçonner la gauche de jeunisme dans la mesure où elle fait appel à Badinter (87 ans) pour une fulgurante révision du code du travail à droit constant !

Bernard LATREILLE

J'ai été choqué de la légèreté avec laquelle vous balayez François Fillon. J'espère que vous avez tort. Cet homme est tombé, alors qu'il avait quitté son poste avec une cote de popularité étonnamment élevée, dans deux pièges tendus successivement par des voyous : l'élection du président de l'UMP et le déjeuner avec Jouyet. Pour ma part, j'apprécie l'énorme travail qu'il a entrepris avec des hommes de qualité. Certes, il ne va pas faire danser les vieilles dames dans leur maison de retraite, ni jouer au bière-pong, en chemise à carreaux et col ouvert au milieu de ses "jeunes supporters". Pour moi, vous avez là commis un faux pas. Dommage, je vous aimais bien.

Xavier NEBOUT

Manque juste ce qui pourrait relever notre pays :

1/ sur le modèle danois, d'une part partir du principe que le patron est le mieux placé pour savoir si licencier un salarié est souhaitable ou pas pour l'entreprise, et donc le laisser licencier librement ; d'autre part prendre les licenciés totalement en charge.

2/ Le larguage de notre système judiciaire complètement pourri, irrécupérable, source d'une instabilité du droit dont il se nourrit, aussi ruineux pour la collectivité que pour les individus, qui comme au mois de septembre dernier, est capable d’un trait de plume de vouer les géomètres topographes à la disparition du jour au lendemain pour la plus grande joie des géomètres experts.
Plus de justice administrative qui ne poursuit quasiment jamais les délits commis par les élus et les fonctionnaires.
Un système inspiré de l'américain, vite !

Deux mesures qui ne coûteraient rien, adoptables sur référendum populaire, et qui ressusciteraient notre pays.
Qui en a entendu parler ?

@Franck Boizard

Pourquoi être si peu attaché à la vérité concernant P. Pétain ? Il n’y a pourtant pas grand effort à faire pour sortir de la doxa du temps. Il vous suffirait par exemple de lire Henri Amouroux dont l’intégrité n’a été soupçonnée par personne.
Or, non seulement le traitement que l’on fait à la mémoire d’"un Monsieur trop grand pour les Français qui ne le méritaient pas" selon de Gaulle lui-même, est une honte, mais nous aurions aujourd’hui bien besoin de nous repencher vers la révolution nationale.

sylvain

En tout cas, s'il y en a un qui n'est pas prêt de se suicider c'est bien lui ! Record de ventes, foules immenses dans tout le pays pour l'approcher, dédicaces, selfies, malgré l'émission DPDA et les débats en boucle pour dire que c'est un loser, la rue a son dernier mot ; un beau tacle à tous les intellos bobos antisarko.

"Bordeaux : Nicolas Sarkozy déplace les foules pour dédicacer son livre.
Ils étaient près d'un millier cet après-midi, patientant calmement sous la pluie pour recevoir la dédicace de l'ancien chef de l'État. Dans la cité d'Alain Juppé *,Nicolas Sarkozy a attiré la foule bordelaise (france3-regions.francetvinfo.fr)"

Et désolé chers collabos, tout sauf Juppé !
Le diable, la peste, le choléra, tout ce que vous voulez mais de grâce, si c'est pour nous refaire un quinquennat hollandien en pire, non merci !

* Juppé ? C'est qui ?? le futur président socialiste ? ne serait-ce pas celui qui a condamné les gendarmes à Sivens et rien sur les casseurs ?? celui qui est pour le voile islamique ? me trompé-je ?

protagoras

Les "programmes", les "séries de mesures" etc., censés éclairer des lendemains chantant plus ou moins juste, ne sont jamais que des techniques purement économico-utilitaristes.
Outre le fait que, de tout temps, les peuples ont demandé à leurs gouvernants de les protéger (les gouvernants modernes, Français ou non, agissant ou plutôt non à gissant exactement à rebours, toujours au nom de l'"utilitarisme"... quoi est utile à qui, d'ailleurs ?), je constate qu'aucun ne propose, je dirais même n'impose, un projet et des directions symboliques claires (même "fétiches", certains fétiches sont symboliquement utiles).

Pour ne donner que quelques exemples français de gouvernants symboliquement et concrètement "porteurs" - et sans aucune, mais vraiment aucune, approbation ou improbation, je le précise -, je citerai Henri IV, Louis XIV, Robespierre, Bonaparte, Pétain, De Gaulle, Pompidou, Giscard partiellement.
A contrario, les indécisions de "non gouvernants" (exemple, Louis XV par mélancolie et Louis XVI par désintérêt) ont conduit à la Révolution française.
Aujourd'hui, la non mise en avant de directions peut-être "mythiques" voire grandiloquentes (cf "le grand Charles") mais profondément "culturelles", ne peut que susciter un enthousiasme pour le moins... mitigé. Regardons le lamentable président actuel face à la très "bismarckienne" chancelière allemande.

Quel intérêt, donc, à préférer Machin ou Truc, comme une sorte de moindre mal, dans la vacuité symbolique actuelle ?

Giuseppe

"L'élévation d'Alain Juppé" (PB)

Je pense que j' y reviendrai, mais alors, "La bassesse de Cahuzac" ?
Ce dernier risque (Orange) la prison et un million d'euros ; à priori c'est bien parti pour qu'il concède quelques poches de pistaches seulement.
Le premier, difficile à cerner, me fait toujours penser à des amandes qui pour certaines ont un goût détestable, pouvant être très amères.

hameau dans les nuages

@Exilé | 10 février 2016 à 10:01
"Alain Juppé pour quoi faire au juste ?
Pour nous asservir encore un peu plus à l'étranger, comme sa visite plus que symbolique en Algérie dans le cadre de sa pré-campagne électorale nous le fait craindre ?"

Ou il y est allé pour reconnaître que l'intervention en Libye avait été un fiasco.

http://www.algerie1.com/actualite/lintervention-miliaire-en-libye-un-fiasco-selon-juppe/

Et je ne vais pas l'enfoncer sur l'épisode de l'attaque au gaz de la Goutha avec l'aventure militaire cataclysmique où il aurait aimé nous entraîner...

Alors l'élévation de Monsieur Juppé... Je n'ai nulle envie de boire de son calice. Pour moi la messe est dite.

Franck Boizard

Je ne peux que recopier un de mes propres billets :

************
Après les attentats du 11 janvier, un bon bourgeois, gentil, propre sur lui, « bien comme il faut » est presque un euphémisme le concernant tellement il est conformiste, m’avait expliqué que ces tristes événements n’étaient pas significatifs parce que les terroristes étaient « isolés » (ce n’est pas vrai, mais c’est l’argument qui m’intéresse, pas la réalité). Aujourd’hui, j’entends que le terroriste marocain du Thalys était si maladroit que ce n’était pas un « vrai » terroriste.

Cela m’a rappelé un texte de George Orwell (un lecteur érudit m’en indiquera peut-être la source).

Il y exposait la thèse suivante. Contrairement au bourgeois, le prolétaire est, dès sa tendre enfance, familier de la violence, la vraie, physique, pas seulement la symbolique, même s’il sait qu’elle peut aussi être sociale ou psychologique. Il en reconnaît la nécessité, ni plus ni moins.

Le bourgeois, lui, n’a pas cette familiarité avec la violence. Il peut en être fasciné, comme beaucoup d’intellectuels, à la Sartre. Il peut aussi refuser d’en admettre la nécessité ou la réalité, comme les pacifistes.

Je colle cette analyse orwellienne sur les bourgeois qui accusent Nicolas Sarkozy d’ « antagoniser » ou d’être un « diviseur » (moi, je lui reproche de mauvaises politiques, et je lui reproche de ne diviser qu'en paroles : il y a des conflits réels en France, il faut les assumer, trier le bon grain de l'ivraie et trancher, quitte ensuite, mais seulement ensuite, à coudre). Non, diviser n'est pas une faute quand c'est une nécessité politique.

Ces mêmes gens ne voient dans les terroristes que des isolés ou des faux terroristes, pour ne pas assumer un conflit qui crève pourtant les yeux. Toujours minimiser, toujours détourner le regard, toujours « un instant monsieur le bourreau ». Tout plutôt que d'assumer la nécessité de se battre (et donc de faire des sacrifices). Refuser le très prolétarien mot de Clemenceau : « Le vainqueur c'est celui qui peut, un quart d'heure de plus que l'adversaire, croire qu'il n'est pas vaincu. »

Bien entendu, ces bourgeois fuyant le conflit sont des admirateurs d'Alain Juppé (« Ah ! Il est brillant », avec des intonations rendues humides par l'amour). Leurs aïeux disaient, « c'est Pétain qu'il nous faut » et pour les mêmes raisons : la promesse illusoire d'une remise en ordre sans remise en cause.

De Gaulle, parlant à Peyrefitte, tapait juste : « Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d’avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d’austérité ni d’effort ! Pétain avait trouvé l’arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre ».

On remplace « Pétain » par « Juppé », on peut garder « les Allemands », et cette phrase correspond à merveille à nos bons bourgeois d'aujourd'hui.

Hélas, il y a un petit hic de rien du tout, un minuscule caillou dans la chaussure : l'histoire est tragique et la vie est violente. Moins dans le XVIe et à Versailles, certes, mais quand même un peu.

************

Maintenant, il se peut que je me trompe sur Alain Juppé. Mais nous le connaissons depuis si longtemps que c'est peu probable.

Marc Ghinsberg

Nul doute que dans mon esprit Alain Juppé ferait un président de la République tout à fait honorable.

C’est un homme vraiment cultivé qui a fait ses humanités : Normale Sup, agrégé de lettres classiques, mais qui connaît aussi l’économie : diplômé de Sciences Po, ancien élève de l’ENA, inspecteur des finances, alors que généralement ceux qui se prétendent cultivés sont très souvent ignares en économie. Certes, cette bardée de diplômes représente un handicap à l’égard de ceux qui savent tout sans jamais rien avoir appris et pour lesquels avoir fait de difficiles études constitue un certificat d’incompétence.
C’est un homme d’expérience qui a exercé les responsabilités les plus hautes à l’exception de la fonction suprême.

Paradoxalement sa condamnation a montré qu’il était un homme d’honneur et de fidélité en acceptant de prendre seul la responsabilité des turpitudes de sa famille politique.
Il n’est toutefois pas inconvenant de poser la question de l’âge sous deux aspects.
Le premier tient directement au vieillissement. A.Juppé aura 72 ans en 2017, 77 à la fin de son éventuel mandat. L’âge ne fait rien à l’affaire nous dit-on, mais enfin personne hélas n’échappe avec le temps à une dégradation de ses facultés physiques et intellectuelles, même si cela se fait à des rythmes qui peuvent être sensiblement différents suivant les individus.
Le second est plus insidieux. A.Juppé a d'ores et déjà annoncé qu’il ne se présenterait pas à un second mandat, précisément en raison de son âge. Or l’histoire de la Ve République enseigne qu’un Président qui n’est pas en situation de se représenter perd en autorité du fait de la guerre de succession que provoque une candidature ouverte. De ce point de vue François Hollande se trouve dans la même situation puisqu’un Président ne peut faire plus de deux mandats consécutifs, ce qui laisse toutes possibilités pour Nicolas Sarkozy, un vrai cauchemar.

Et si à droite on regardait un peu plus du côté de François Fillon qui a un réel programme de droite cohérent et non démagogique ?

Exilé

Alain Juppé pour quoi faire au juste ?

Pour nous asservir encore un peu plus à l'étranger, comme sa visite plus que symbolique en Algérie dans le cadre de sa pré-campagne électorale nous le fait craindre ?

yoananda

Le Français, en dehors des salons mondains, se moque totalement des "primaires" et d'Ali Juppé le rassureur...
Ce qu'ils veulent c'est tout l'inverse : la fin du joug étatique, la fin de l'islamisation.
Juppé n'est qu'un édredon de plus. Lui ou Hollande, ce sera exactement la même politique de soumission et d'enterrement de la France, alors que dans nos tripes on sait qu'il y a le potentiel en France pour tellement plus...

Frank THOMAS

"Au-delà de ces chiffres qui traduisent l'avance d'Alain Juppé sur ses concurrents et semblent manifester une adhésion nette au programme annoncé par étapes par le maire de Bordeaux..."

Comme vous y allez ! Vous liez un peu vite le succès de M. Juppé dans les sondages aux thèmes des deux livres qu'il a jusqu'à présent publiés. Etes-vous seulement sûr que nos concitoyens les aient lus ? Personnellement j'en doute.
Je croirais bien plutôt que Juppé bénéficie du rejet de M. Sarkozy ou, pour ceux qui restent attachés à l'ancien président mais qui veulent à tout prix voir les talons de M. Hollande, de la crainte de le voir perdre au second tour derrière le président sortant. J'ai même plusieurs amis de gauche qui s'apprêtent à participer aux primaires de la droite en faveur de Juppé pour éviter tout risque Le Pen...
La majorité de nos concitoyens - et j'en fais partie - pense que Hollande sera inévitablement battu par Juppé s'il lui est confronté, et que Juppé écrasera Mme Le Pen si tel devait être le cas de figure. De là, me semble-t-il, ce succès de sondage, entretenu par les sondages, avec ou sans livre.

Achille

Bonjour,

Pas d’Alain Juppé pour moi en 2017 et bien sûr surtout pas de Nicolas Sarkozy.
Le premier a déjà beaucoup servi et le second a beaucoup déçu.

A LR il y a des hommes et de femmes politiques qui me paraissent plus en mesure de représenter une droite qui a du mal à trouver sa voie. Entre la droite humaniste et la droite forte le fossé est aussi large et profond qu’entre la gauche « historique » et les sociaux-démocrates.

Ceci étant, j’ai bien aimé la prestation de François Fillon dans C politique dimanche dernier. Son erreur est de n’avoir pas claqué la porte ainsi que l’a fait Jacques Chirac en 1976 quand il s’est rendu compte qu’il ne disposait d’aucune marge de manœuvre et que son rôle se limitait à appliquer les directives du président.
La polémique avec J-F Copé pour la présidence de l’UMP lui a également fait beaucoup de tort. Il est clair que cette élection digne des pires républiques bananières a fortement discrédité les deux hommes.

Mais si je pense que J-F Copé ne pourra plus revenir dans le marigot politique, malgré sa repentance affichée et quelque peu hypocrite, François Fillon a encore ses chances lors de la primaire car il a gardé nombre de sympathisants dans la population, qui préfèrent sa nature calme et posée à la froideur hautaine d’un Alain Juppé ou au tempérament un peu trop enflammé de Nicolas Sarkozy.

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