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06 mai 2016

Commentaires

J.Marques

"François Hollande aurait pu avoir un destin..."
Dès l'accroche j'ai eu envie de répondre avant de poursuivre la lecture.

Ce genre d'homme se moque d'avoir un destin.
Ils sont formatés pour avoir le pouvoir et rien d'autre.
On en fait des élevages comme des poulets.

Des hommes comme de Gaulle, Mitterrand, Mendès France, Monnet avaient une vision et qu'on la partageât ou non n'avait d'ailleurs aucune importance.

Non, l'homme "au scooter filant dans la nuit" et au sourire béat n'a aucune vision, aucun destin, si ce n'est de passer pour un des plus absurdes présidents que l'on puisse avoir et de nous faire honte.

Tout cela me fait penser à un dessin sarcastique sur le net où l'on voit Hollande sous la pluie s'adressant à Dieu :
"Dieu s'il te plaît, arrête la pluie"
et Dieu de lui répondre :
"Tant que tu feras de la m... je tirerai la chasse".
Ite missa est

Vivement 2017 que nous puissions la tirer nous aussi en attendant de voir qui va s'asseoir sur le trône de France.

Michelle D-LEROY

Pour moi cet homme fait déjà partie du passé, il nous a fait perdre quatre ans, car il n'avait pas, et c'était prévisible, l'envergure pour la fonction. Maire de Tulle lui allait très bien. S'il était vraiment intelligent comme M. Bilger le prétend, François Hollande aurait su s'en rendre compte avant d'être ridiculisé, car il l'est depuis son élection, tant dans son allure que dans ses initiatives malheureuses, n'ayant été élu que sur le rejet de Nicolas Sarkozy. Il a un caractère faible... on le voit même dans sa vie privée.

L'intelligence et l'amour-propre n'étant apparemment pas ses qualités principales, il va se représenter et peut-être même être réélu grâce aux hésitations, au rejet de la politique par les Français.
Le pire qui puisse arriver à la France.

 Achille

@ jlm | 06 mai 2016 à 11:32
« Où FH va-t-il pouvoir aller chercher ses voix au premier tour ? Le rejet dont il fait l'objet est presque aussi fort que celui de NS, on a vu le résultat. Il n'y a donc personne d'autre au PS qui puisse prendre le relais ? »

Non il n’y a personne pour prendre le relais au PS. Certainement pas Manuel Valls et Emmanuel Macron qui ont certes une bonne cote de sympathie dans les sondages, mais ces derniers prennent un panel de population sans considérer la tendance politique des personnes interrogées et donc ce sont essentiellement des électeurs de droite, du centre et de la gauche social-démocrate qui les apprécient. Mais aucun électeur de la gauche « authentique » ne votera pour eux.

Reste Martine Aubry qui représente la gauche traditionnelle et qui peut faire illusion quelque temps, mais vu que les autres partis de gauche se présentent en ordre dispersé, J-L Mélenchon, candidat EELV, sans doute aussi le candidat PCF, Martine Aubry subira mathématiquement le sort de Lionel Jospin en 2002.

Dans tous les cas de figure un candidat de gauche qui remplacerait François Hollande serait battu. Seul ce dernier peut encore sauver les meubles si la croissance repart et que le chômage baisse. Les mois à venir seront déterminants et donc pour le président il est urgent d’attendre.

SERAYE Yves

Monsieur Philippe Bilger,

Voilà une excellente analyse (une fois de plus) de la situation présidentielle !

Mais pour moi, simple citoyen, je me demande comment nous pouvons accepter des êtres (Sarkozy-Hollande) qui ne sont pas nés pour être Président d’un pays comme le nôtre !

Je suis loin des considérations intellectuelles et je m’indigne de ces présidences antinationales, d’un égoïsme débile, et d’un entourage qui accepte cela !

Hollande use du pouvoir et l’utilise pour y rester !

C’est un tartuffe entouré de courtisans et qui est utilisé par d’autres monarques pour profiter de notre pays !

Hollande n’est rien, c’est la fonction présidentielle qui le fait et c’est là notre drame !

Hollande, n’importe lequel des Français aurait pu occuper ce poste et n’aurait pas fait plus mal que lui mais certainement mieux !

Hollande, c’est l’indigence de l’esprit !

Choubidou

"Conception banale du pouvoir : on l'a et on cherche à le garder"

Je m'étais fait la réflexion que si notre pays marche si mal, c'est qu'à tous les niveaux de notre société, des individus occupent des places qu'ils ne méritent pas (incompétence + idéologie + carriérisme) et font passer leur intérêt personnel avant toute chose.

François Hollande, président, résume bien la situation !

France pays médiocre, dirigé par des médiocres !

Marc GHINSBERG

@Exilé
"Pour le reste, vous contentez-vous de gober les fables débitées par les services de propagande audiovisuelle du Régime ?"

Je suis un lecteur assidu des notes de l'INSEE que vous considérez peut-être comme faisant partie des "services de propagande du Régime" ?

@Franck THOMAS
"Je désespèrerais pour de bon de l'intelligence de mes concitoyens."

Logique implacable (voir billet précédent).

Seraye Yves

Comment ne pas remiser sur l’ouvrage lorsque nous vivons des invraisemblances destructrices !

Aujourd'hui un article courageux de Florence Aubenas paru dans le journal Le Monde en page 12 et intitulé « La Bande de Molenbeek », nous dévoile ce qui se passe derrière ce rideau que nous ne devons pas lever sous peine d’être taxés de raciste !

Combien y a-t-il de Molenbeek en France et depuis combien de temps ? Pourquoi le cache-t-on ?
Pourquoi nous interdit-on donc d’en parler ?

Pour avoir vécu de nombreuses années dans différents pays du Maghreb et de l’Afrique noire occidentale, j’ai toujours une larme à l’œil quand je vois ce qui se passe !

Autre sujet actuel, « Le Pape », ils viennent de lui donner « une médaille Charlemagne » et nos grands Européens s’apitoient sur leur sort en allant le voir et lui demander de les aider à éliminer les nationalistes qui vont leur faire perdre leurs postes en OR !

La déclaration de Donald Tusk qui a eu des mots très forts, jeudi soir, lors d’une table ronde avec MM. Juncker et Schulz organisée au Musée du Capitole. « Aujourd’hui, nous devons admettre que le rêve d’un Etat européen avec un seul intérêt commun, une seule vision, une seule nation européenne était une illusion ».

Nous devons donc nous poser la question :

- pour qui travaillent les technocrates et élus européens ?

La réponse nous la connaissons :

- ce n’est pas pour les peuples qui forment aujourd’hui l’Europe !

Le lien de cause à effet avec Hollande c’est qu’il est l’homme, du fait de ses pouvoirs exorbitants, qui nous impose d’une manière indigne le silence sur tout !

Le silence qui nous castre en pensée, en parole et en action !

« L’Œil est dans la tombe mais Caïn-Hollande n’y est pas encore » !

Jabiru

Quand on n'a pas la stature, que l'on slalome en permanence entre les difficultés sans jamais les régler, on finit par se vautrer. Un an encore... mais pour quoi faire ? Alors un destin, mais lequel, les oubliettes !

Denis Monod-Broca

@ PhD

2000 réfugiés syriens, vous trouvez que ça, c'est ouvrir généreusement nos portes ?!?...

On tape sur le xénophobe FN pour mieux faire, l'âme en paix (?), une politique xénophobe que le FN ne renierait pas.

Giuseppe

"...recherche désespérée et à la fois superficiellement placide de résultats (Le Monde)."

Terriblement assassin et tellement vrai. Il a eu toutes les clefs, la majorité au Sénat, à l'Assemblée, tout pouvait être tenté pour s'inscrire dans le futur... Et il avait le temps devant lui.

Un énarque vous n'en ferez jamais un cheval de course, élevé au tout aliment, quand vous le découpez comme un poulet de batterie il se défait tout seul. Vous levez la cuisse, la viande tombe toute seule.

Il est temps de passer à autre chose, le mercure est en bas dans la zone de froid dont on ne sort jamais. FH aura été insignifiant, avoir eu ainsi tous les pouvoirs et les planètes alignées, il n'y a que lui pour faire un bilan à son image de Réjoui. Jamais pire gestion du pays n'a été faite avec des circonstances aussi favorables, les citoyens ont tiré le trait de l'addition finale, 16 % de popularité et ce ne sont pas des degrés Fahrenheit !

Claude Luçon

Peut-être que Hollande se prend pour Samson et que trahi par Dalila, sans cheveux mais aveuglé par son impopularité, il a décidé de mourir avec tous les Philistins.
On voit clairement les socialistes dans le rôle des Philistins.
Mais quid de Dalila ?
Ségolène ? Pas la mère de ses enfants tout de même.
Valérie ? Il l'a cocufiée, certes, mais maintenant riche et célèbre pourquoi s'en débarrasser.
Julie ? Elle n'a pas le profil.
Peut-être vaut-il mieux regarder sous un autre angle, genre Martine, vexée de n'avoir pas eu sa chance elle aussi.

breizmabro

"Le président de la République, quasiment au terme de son mandat, aurait pu manifester enfin, de manière éclatante, qu'il n'était pas Nicolas Sarkozy"

Vous avez mille fois raison car Nicolas Sarkozy n'a jamais été aussi bas dans les sondages que Hollande, du temps de sa présidentielle (Hollande = 16% d'opinions favorables quand même..:-(

"...quelle allure aurait, à la fin de cette année, l'annonce de son retrait"

Déjà qu'il n'a aucune allure pourquoi parier sur celle-ci.  

Les paris sont ouverts.

Trekker

M. Philippe Bilger, vous avez fort bien analysé et résumé la situation de François Hollande, un suicide dans lequel il va entraîner toute la gauche. Un seul qualificatif me vient : pitoyable !…

A contrario ce soir sur BFM j’ai « découvert » une candidate à la présidentielle, que jusqu’alors je ne prenais pas au sérieux : Rama Yade. J’ai été bluffé par son discours - non sur la forme mais sur le fond - qui renvoyait à leurs archaïsmes et au cruel manque de vision de tous les Hollande, Sarkozy, Juppé, etc. Seul bémol, son passé plus qu’ondoyant en politique, mais elle semble en avoir tiré les leçons.

Elle m’a fait penser à un nouveau J-F Kennedy - en version féminine, modèle XXIe siècle, tant par sa vision des enjeux à venir et solutions proposées. Même Macron par rapport à elle fait vieux politicien sans grande imagination !

Certes à ce stade ses chances de figurer au deuxième tour sont minimes, car elle ne dispose pas de la machinerie d’un grand politique. Mais dans l’actuel climat généralisé de rejet de nos politiciens et de leurs partis, on ne peut exclure un mouvement de fond - tel en Grèce ou Espagne - qui bousculera les lignes. L’histoire en politique est loin d’être linéaire, et a déjà réservé bien des surprises.

PhD

Bonjour Monsieur Bilger

Vous écrivez :
"Le président de la République avait cette opportunité rare dans une vie politique de susciter le respect de tous les citoyens"

Quelles que soient les décisions de Hollande, il ne suscitera chez moi que du dégoût et je ne pense pas être le seul à éprouver ce sentiment.

"...engendreront une défaite sans lien avec les insuccès classiques. Une déroute, un bouleversement qui, avec lui obstiné au milieu, constitueront un déluge pour la gauche."

Eh bien tant mieux. Que ces idéologues sectaires, haineux et incompétents retournent dans les poubelles de l'histoire (vous allez dire que je radote, mais j'assume).

"Nicolas Sarkozy qui, d'ailleurs, pourrait jeter l'éponge"
Je suis d'accord, que ce traître (traité de Lisbonne) dégage !

"Benoît XVI... qui a ainsi permis à un pape fantastique de prendre sa relève"

Benoît XVI, revenez ! Vous avez été remplacé par une calamité, habité par la haine de l'Europe et de l'Occident, un type qui est en train de me dégoûter de l'Eglise catholique, avec l'aide de 90 % des évêques de France.

@ Denis Monod-Broca | 06 mai 2016 à 08:22
"S'il avait ouvert la France généreusement aux migrants cherchant un refuge."

Euh non, il a déjà trop largement ouvert la porte.

Exilé

@Marc Ghinsberg
Certes une série de bonnes nouvelles sont tombées : contrat historique avec l’Australie, confirmation de la reprise de la croissance, baisse des déficits, rebond des taux de marge pour les entreprises, augmentation du pouvoir d'achat des salariés et même un début de baisse du chômage. Tout bon patriote devrait s’en réjouir.

Je vois que vous êtes un pince-sans-rire.
Ce contrat « historique » avec l'Australie est surtout à l'avantage des Australiens, qui se sont assis provisoirement sur leur attitude anti-française traditionnelle pour pouvoir bénéficier de transferts de technologie à des prix de braderie, sur le dos du cochon de payant français.
J'ai l'impression que vous ignorez la façon lamentable dont se comportent généralement dans ce genre d'affaire les négociateurs français, qui sont la risée de leurs homologues étrangers, souvent très durs et opiniâtres en affaires pour leur part.
Pour le reste, vous contentez-vous de gober les fables débitées par les services de propagande audiovisuelle du Régime ?

Lucile

D'accord avec Achille (06 mai 2016 à 09:08).

Le simple fait que Hollande fasse comme s'il allait présenter sa candidature redonne une sorte de liant à son écurie et lui permet d'organiser ses efforts pour gagner. C'est presque magique : en une semaine, les socialistes commencent même à y croire et à dresser un bilan positif de ces quatre années passées au pouvoir. Les journalistes tiennent pour acquis dans leur grande majorité que les principaux voyants économiques se mettent pour de bon au vert. Les petits cadeaux entretenant l'amitié, on verra peut-être se rallier peu à peu fonctionnaires, smicards, syndicalistes etc., et le scrutin pourrait être au final plus serré que prévu. Si la campagne de la gauche tourne autour de "C'est la machine à broyer ultra-libérale ou nous", slogan qui est en train d'émerger en ce moment-même, et si la droite se justifie bêtement au lieu de contre-attaquer dans le même style (c'est le collectivisme, la faillite comme en Grèce - ou nous), la gauche peut l'emporter. Un épouvantail contre l'autre. Ça promet.

Si Hollande ne se présente pas, il devra le dire le plus tard possible pour éviter l'explosion de son parti. Je crois deviner qu'il y a trop d'intérêts en jeu pour que ce soit seulement une question de beau geste. L'église n'a pas les mêmes problèmes. De toutes façons, Valls ne me dit rien qui vaille, je le perçois comme tyrannique, intolérant et susceptible. Macron me paraît un peu gamin pour qu'on lui confie les clefs de la maison, d'ailleurs je ne vois ni les électeurs de gauche ni ceux de droite le plébisciter.

Conclusion : ce n'est pas le moment de rêver. Le prochain président, de gauche ou de droite, aura une tâche très ingrate.

Giuseppe

"François Hollande aurait pu avoir un destin..." (PB)

Ouais, ouais, ouais... Aurait pu. Si ma... euh... je m'égare.
Le bilan et celui de NS est désastreux, les chiffres parlent tout seuls, arrêtons de vouloir juger là où il n'y a rien à juger.
Mettons au pouvoir une association d'épiciers au moins les comptes devraient être tenus.

2200 milliards de dettes, le pays est en faillite, le reste n'est qu'illusions et impôts à venir pour sauver ce qu'il reste d'un pays exsangue.
Fillon a raison sur un point c'est la banqueroute, et notre notable de province gère comme dans le Cantal. Je dépense, je dépense, je dépense.

La liberté est dans notre capacité à réduire la dette, à force de dire qu'elle ne pèse pas tant que cela, on finira par astiquer les bottines des pays du Nord qui l'ont bien compris.
Si léguer de la dette à nos enfants c'est de la gestion de bon père de famille, FH et tous les autres ne doivent pas avoir de descendance, ou plutôt si, l'a mise au chaud comme tout grand bourgeois qui se respecte.

vamonos

Selon ce qu'a écrit une de ses ex-concubines, M. Hollande ne mange des fraises que s'il s'agit de guariguettes. Aujourd'hui, elles sont à 2,95 euros la barquette de 250 grammes. M. Hollande peut donc se réjouir que les Français puissent acheter un kilogramme de fraises guarigettes pour la modique somme de 11,80 euros.

Encore un effort et je vais voter pour Rama Yade.

Exilé

(...) la démagogie lui fait distribuer une multitude de cadeaux avec une générosité dont les citoyens assumeront les frais.

Ah, ces gens généreux avec l'argent des autres, quelle plaie !
Quand pourrons-nous enfin dénoncer ce genre d'escroqueries ainsi que ceux qui se livrent pour l'instant impunément à cet exercice malhonnête ?

De toute manière, l'argent ne pousse pas sur les arbres et la dette publique abyssale finira bien par exploser un jour ou l'autre.
Que se passera-t-il quand la prétendue politique de la ville (en français achat de la paix sociale) dont le montant est supérieur aux rentrées de l'impôt sur le revenu -eh oui, rien que ça - ne pourra plus être poursuivie quand ce qui reste de contribuables exsangues ne pourra plus suivre ?
http://www.observatoiredesgaspillages.com/2010/04/le-cout-de-la-politique-de-la-ville/

Jean-Pierre CASSAGNE

Il se dit que l’histoire fait les hommes plus que l’homme fait l’histoire, avec François Hollande, l’homme fait ce qu’il peut, il suit les événements au fil de l’eau avec sa légendaire bonhomie et les aléas du quotidien. En somme, son histoire politique de toujours mise en perspective à l’échelle nationale. Il s’avère que le costume est bien trop grand pour le candidat de l’incantation anaphorique. Il lui reste l’élégance de savoir quitter la scène, en a-t-il la volonté ? L’intérêt supérieur de l’Etat sera-t-il sacrifié sur l’hôtel de l’ambition personnelle ? N’est pas Charles de Gaulle qui veut !

Jean-Dominique Reffait

Au-delà de la personne de F. Hollande, c'est la gauche elle-même qui n'a plus de contenu. La droite n'a pas besoin de contenu, le conservatisme se suffit à lui-même et consiste à bien gérer voire à faire prospérer une situation existante. Une bonne politique de droite est une politique sans invention : a-t-on besoin d'invention en politique ? La gauche, c'est le mouvement, c'est forcer les situations pour en faire advenir de nouvelles et implique un projet, une utopie sociale. Or notre société limite aujourd'hui la gauche à des postures : le vieux fonds marxiste ou la social-démocratie nordique. Ce ne sont que des mots désormais vides de contenu. La gauche, en tant que courant de pensée du mouvement, n'a plus de projet de société et n'offre qu'une panoplie de rustines. La gauche radicale, contrairement à ce qu'on peut en penser, est dans une situation idéologique encore pire que la gauche social-démocrate : pas l'ombre d'une idée novatrice, un conservatisme pétrifié.

François Hollande n'a jamais été un théoricien, sa réflexion politique n'a jamais dépassé le cadre enseigné à l'ENA, les catégories de René Rémond. Cela n'aurait pas été trop grave si, du moins, il s'était fait l’exécutant d'un modèle social-démocrate français, mâtiné d'une vision de la France à long terme. Mais il n'a jamais été rocardien non plus. C'est juste un énarque, un homme de pouvoir et rien d'autre. M. Valls était rocardien mais n'a jamais dépassé, dans ce cercle, le statut de communicant. Comme beaucoup de communicants, il est autoritaire mais cela ne constitue pas une doctrine. Reste Macron. Son histoire intellectuelle plaide pour lui. Je doute qu'il renverse un jour la table, son mouvement En Marche ! tend à piétiner pour le moment, mais c'est ce qui nous est proposé de plus novateur. Au royaume des aveugles...

François Hollande sera candidat, le fait qu'il annoncera sa décision en novembre, bloquant le processus de primaires, le confirme. À cette fin, il est donc décrété que "ça va mieux" sans qu'il soit fourni la moindre évaluation de l'influence des politiques publiques sur cette amélioration proclamée. Tout acteur économique sait qu'une longue période de restriction de la consommation doit un jour déboucher sur une reprise technique ponctuelle : quand vous repoussez d'année en année le renouvellement de votre voiture, vient un moment où ce n'est plus tenable et où il faut la remplacer, même si ça ne va pas mieux pour autant. La politique économique est inopérante sur de tels mécanismes. Elle pourrait en amplifier les effets et ce n'est pas ce qu'on observe en France, comparativement à nos voisins.

La gauche va donc perdre électoralement mais ce n'est pas bien grave : elle est inexistante sur le terrain des idées, à quoi bon la maintenir en survie politiquement, ce serait une escroquerie. Il faut repenser la notion de progrès et lui donner un squelette politique. D'ici là, on perdra son temps avec F. Hollande. Tant pis.

PS. J'avoue que j'ai du mal avec le format vidéo du "Décryptage". Je préfère lire, je peux revenir sur une phrase dans le cours de ma lecture, m'interrompre un instant pour bien comprendre, bref tout ce que ne permet pas le format vidéo.

jlm

@Achille

Où FH va-t-il pouvoir aller chercher ses voix au premier tour ? Le rejet dont il fait l'objet est presque aussi fort que celui de NS, on a vu le résultat. Il n'y a donc personne d'autre au PS qui puisse prendre le relais ? C'est peut-être là qu'est le problème en réalité, la reproduction des élites a touché sa limite. Les caciques de la gauche n'ont pas compris que les militants de droite et les militants de gauche ce n'est pas la même chose : à droite on a des intérêts à défendre encore, à gauche les militants n'ont plus grand-chose à défendre, alors pour les mobiliser il va falloir trouver autre chose que des incantations ou des calculs minables.

Garry Gaspary

Commencer avec la Manif pour tous pour finir avec Nuit Debout, c'est peut-être avoir un destin.

F. Hollande pourrait très bien entrer dans l'Histoire comme étant le dernier président de la Ve République, comme étant le dernier chef de l'Etat de droit qu'il nous faut aujourd'hui dépasser.

Et dépasser, c'est aller au-delà, pas en deçà. C'est passer de l'égalité de droit à l'égalité réelle, et non revenir à l'inégalité absolue chère aux régimes tyranniques, à la dictature. C'est passer du droit à la sécurité à la sécurité réelle par la création d'une société vraiment apaisée, en rejetant le droit accordé aux uns et aux autres de se cracher dessus. Etc., etc.

C'est finalement passer du droit spéculatif, de la théorie à la pratique réelle et concrète.

F. Hollande est peut-être et malgré lui en train de réinventer la gauche en l'universalisant. Car, finalement, force est de constater avec le hollandisme que l'état de droit n'est in fine rien d'autre que l'universalisation de la droite.

Frank THOMAS

Selon Monsieur Hollande, donc, nous en serions à la phase "redistribution". Mais redistribution de quoi ? Les caisses sont vides, les affaires sont atones, et le léger frémissement dû à l'embellie mondiale ne permet sûrement pas quelque largesse que ce soit.

Ainsi, non content de se moquer de nous, il nous ment éfrontément en mettant, comme vous dites, la charrue avant les boeufs et en faisant mine de suivre un plan élaboré de longue main alors qu'il flotte à la surface des flots comme un bouchon à la dérive.
François Hollande et ses ministres-courtisans se multiplient sur tous les théâtres pour entonner ce péan de victoire, ils courent dans toutes les entreprises bien portantes pour leur apporter leur soutien, semblables à des médecins qui se rendraient au chevet de personnes en bonne santé pour recueillir leurs remerciements.

Mais soyons sérieux, de deux choses l'une : ou bien, effectivement, la situation du pays et la nôtre en particulier s'améliore, et la chansonnette batave est au mieux inutile et mensongère en s'attribuant un mérite qui n'est pas le sien ; ou bien les choses ne vont pas mieux, et ce n'est pas ce petit air mille fois répété qui nous convaincra du contraire.
Par-delà la grossièreté du procédé emprunté à ce que la répétition publicitaire peut avoir de plus irritant, nous ressentons très fort le sentiment d'être pris pour des imbéciles qu'il suffirait de saoûler de mots pour les anesthésier et les faire marcher au son de la flûte vers la rivière de Hamelin.

J'ai toujours été d'un grand scepticisme au sujet de la lucidité de la foule, mais si d'aventure la stratégie du "ça va mieux" produisait l'effet que Hollande en escompte, je désespèrerais pour de bon de l'intelligence de mes concitoyens.

jlm

@Marc Ghinsberg
"Le seul qui ait une chance d’y figurer [au second tour] c’est François Hollande"

Ne tentez pas trop le diable avec ce genre de pronostic, oh hé hein bon !

Jean-Marc

Bien qu'il soit entré en campagne électorale je ne suis pas certain qu'il sera candidat.
Son modèle Mitterrand avait déclaré sa candidature au dernier moment parce que les sondages lui permettaient de gagner.
S'il ne se représente pas je ne pense pas que Macron ou Valls se sacrifient pour une cause perdue, il restera donc les autres qui s'allieront avec l'extrême gauche comme depuis cinquante ans.

aliocha

Mêler le profane au religieux semblerait confondre les ordres, si la science du deuxième ne s'affirmait pas comme le dernier moyen de comprendre le premier.
La relation extraordinaire qu'entretiennent les deux papes vivants est l'exemple édifiant de la conversion qu'appelle le christianisme, passer du même à l'autre, de la compétition à l'émulation, puis à la relation, où l'on peut enfin quitter l'enfer de la réciprocité, qui nous maintient dans les catégories du même.
On ne peut devenir autre, se convertir, qu'au moment même où l'être ou la chose que je vise deviennent autre à leur tour, définissant dans la relation entretenue avec cet être ou cette chose une réciprocité positive qui, à défaut de rendre le désir autonome, le préserve de sa finalité strictement concurrentielle, sortant à deux de l'enfer du même.
Notre président a témoigné, autant dans sa campagne électorale que dans l'exercice de son pouvoir, de l'ignorance totale de cette perspective de l'idéologie chrétienne.
Le tout sauf Sarkozy contenait en germe la chute de sa propre courbe de popularité. La gestion du mariage pour tous, masque sociétal de choix économique en contradiction avec sa campagne, a mis la communauté homosexuelle en danger. Le discours diplomatique de faucon néo-libéral, un comble pour un social-démocrate français, nous entraîne dans une montée aux extrêmes irresponsable vis-à-vis des mondes musulmans, comme le démontre si bien Guy Sorman dans Le Point cette semaine.
Bref, une confusion entre le profane et le religieux empêchant d'accéder à l'offre du royaume, envers de l'offre économique, dont le point fixe endogène fait penser à la dissuasion nucléaire, une transcendance du marché ne pouvant trouver en lui-même que ce point aléatoire, à la merci de la folie des hommes en conflit ne pouvant imaginer autre chose qu'un équilibre de la terreur, qui frôle toujours la catastrophe.
Fasse le pape François, lors de la remise du prix Charlemagne, entendre à notre ministre de l'Education la question essentielle qu'avait posée Jean-Paul II à Reims, lui suggérant qu'il n'y a d'autre alternative, et que c'est cela que doit incarner l'Europe avec courage, à ce point fixe de la terreur, qu'un autre point fixe, seul à même de stabiliser l'humanité à l'heure des dérapages paniques qui la menacent : le point indivisible de la charité.
Elle pourra dire à ce président, ou aux autres candidats potentiels, que s’ils n'entendent pas l’extrême urgence de tirer les conclusions qui s'imposent, renoncer à notre propre violence à tous, renoncer à cette transcendance négative et endogène dont l'amour est la révélation, il n'est pas nécessaire qu'ils se présentent.

Caroff

Épitaphe :
Hollande, premier secrétaire du PS pendant dix ans, élu par défaut, battu par sa faute.

 Achille

Bonjour,


Votre billet fait un peu doublon avec votre Décryptage #06 et on ne voit pas trop ce que l’on peut dire que l’on n’ait déjà dit concernant ce dernier.

Je redis donc que, pour ma part, le fait que François Hollande se représente est encore la moins mauvaise solution, vu que le PS, quel que soit son éventuel candidat de substitution, ne pourra pas gagner en mai 2017. La machine est cassée et la gauche va devoir faire un petit passage au purgatoire de l’opposition pendant cinq ou dix ans avant de prétendre revenir « aux affaires ».

En renonçant à se représenter le président risque tout juste de provoquer une guerre des prétendants telle qu’elle existe à L.R. où pas moins de onze candidats déclarés sont prêts à en découdre.

Quand il n’y a pas de chef reconnu et respecté dans un parti, les seconds couteaux se sentent pousser des ailes et cela donne le spectacle pathétique que nous observons actuellement à droite.

François Hollande dispose encore de l’autorité que lui confère sa fonction de chef de l’Etat. Ceci présente au moins l’avantage de calmer les ardeurs de ceux qui voudraient devenir calife à la place du calife. Si l’on ajoute à cela une certaine embellie sur le plan économique apportée par de gros marchés, la situation début 2017 peut s’avérer bien plus favorable qu’elle ne l'est actuellement pour François Hollande.

Dans une course, et en particulier une course à la présidence, la victoire n’est acquise qu’une fois passée la ligne d’arrivée. On a pu le constater avec les défaites d’Edouard Balladur ou encore de Lionel Jospin que tous les sondages s’accordaient à donner vainqueur à quelques semaines de l’élection présidentielle.

En un an bien des choses peuvent se produire et les favoris du moment peuvent connaître des petites défaillances, bien souvent provoquées par le manque de conviction, voire la négligence coupable de leurs propres coéquipiers.

Tipaza

Et si Hollande ne faisait que suivre l’exemple de son ancêtre putatif, Guillaume I d’Orange-Nassau, prince d’Orange, comte de Nassau, gouverneur de Hollande et de Zélande, qui avait pour devise : « Je maintiendrai » ?
Il est l’auteur d’une phrase célèbre que Hollande ne manquera pas de citer lors de la campagne électorale :
« Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ».
Avouez que cette phrase convient parfaitement à Hollande.

L’Histoire a parfois de ces réminiscences surprenantes, et sa façon de réécrire les événements une seconde fois est bien curieuse.

Faut-il souhaiter à Hollande d’avoir une autre fin que celle de son putatif ancêtre ?
Ce serait une vraiment triste fin pour un clown qui déride ses courtisans par des blagues qui resteront dans la petite, la toute petite histoire.

Heureusement que le printemps arrive, la perspective de voir un clown triste, A. Juppé, succéder à ce clown jovial me déprimerait.

Marc GHINSBERG

Eh oh Philippe, qu’est-ce qui vous arrive ? Depuis que François Hollande a dit que ça allait mieux, vous multipliez les billets, les chroniques, les vidéos, les tweets contre le président de la République.
Certes une série de bonnes nouvelles sont tombées : contrat historique avec l’Australie, confirmation de la reprise de la croissance, baisse des déficits, rebond des taux de marge pour les entreprises, augmentation du pouvoir d'achat des salariés et même un début de baisse du chômage. Tout bon patriote devrait s’en réjouir. Je n’ai pas souvenir que vous ayez relevé un de ces éléments. Non, à la place vous vous souciez du sort de la gauche aux prochaines présidentielles et lui prodiguez vos conseils.
Il faudrait que F.Hollande laisse sa place à Manuel Valls ou à Emmanuel Macron qui sont encore plus détestés que lui par une partie de la gauche et qui ne recueilleront pas les voix de la droite.
Peut-être que pour la troisième fois sous la Cinquième République la gauche ne sera pas présente au second tour (en 1969 duel G.Pompidou, A.Poher), mais le seul qui ait une chance d’y figurer c’est François Hollande.
Son destin c’est d’assumer son bilan et de présenter une alternative au programme démagogique de Nicolas Sarkozy, et à la purge mortifère proposée par F.Fillon. On attend A.Juppé bien silencieux sur le plan économique, ce qui explique sans doute pour partie ses excellents sondages. Encore un an cher Philippe pour déjouer votre pronostic...

Denis Monod-Broca

Francois Hollande aurait pu en effet, les circonstances étant ce qu'elles sont, avoir un destin. S'il avait affronté la crise économique et financière comme elle méritait, comme elle mérite, de l'être. S'il avait réagi aux attentats avec plus de sagesse et d'intelligence. S'il avait entrepris de nous débarrasser de cette dette qui nous paralyse. S'il avait dégagé la France de l'organisation militaire de l'OTAN. S'il avait fait sortir la France de cette monnaie idéologique, deutsche mark déguisé, qu'est l'euro. S'il avait ouvert la France généreusement aux migrants cherchant un refuge. Etc. Ce n'était pas facile. Sarkozy ne l'avait pas fait. Aucun des candidats déclarés pour 2017 ne propose de le faire. Mais il aurait pu... Il ne l'a pas fait, il ne lui reste qu'à récidiver...

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