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16 mai 2016

Commentaires

Mary Preud'homme

@Giuseppe | 19 mai 2016 à 11:40

On m'a souvent dit (en réel) que j'étais irrésistible ! En virtuel c'est plus rare et d'autant plus appréciable... Merci !

Giuseppe

@ Mary Preud'homme | 17 mai 2016 à 21:39

Euh... Vous avez l'air bien au fait de ce que vous dites... Hééé... Je taquine, je n'ai pu résister.

breizmabro

@ Mary Preud'homme | 17 mai 2016 à 21:39
"Les véritables entraîneuses (rétribuées au bouchon) font boire leurs victimes jusqu'à plus soif et les plument"

Ceci dit les victimes en question ne sont pas entrées dans ces lieux à l'insu de leur plein gré !

Mary Preud'homme

@Yves | 17 mai 2016 à 19:41

Mon cher vous n'avez pas dû fréquenter beaucoup de ces lieux de débauche qui emploient ces filles à pousser à la consommation sinon sauriez que :
Les véritables entraîneuses (rétribuées au bouchon) font boire leurs victimes jusqu'à plus soif et les plument sans jamais s'enivrer et encore moins passer à la casserole tant elles sont expertes à vider verres sur verres en douce et à s'éclipser au moment crucial de l'addition pour appâter d'autres pigeons !

aliocha

https://www.youtube.com/watch?v=1iQdMBIVjsY

Ou les forces telluriques de la foi sont les piliers de l'indépendance et de la liberté !

Yves

Encore un cas de discrimination entre le genre masculin et le féminin.
Pour une remontada, on pense à un entraîneur.
Et à une entraîneuse pour une montada.

semtob

Cher Philippe,

Recuerdo, quand tu nous tiens...
françoise et karell Semtob

Savonarole

Claude Nougaro se retournerait dans sa tombe s'il voyait Toulouse aujourd'hui.
Une ville sale, plombée par la diversité, je m'y suis perdu en regagnant la Catalogne, un samedi soir...
Des pochtrons à tous les carrefours. J'ai eu peur avec mon cabriolet de ne pas atteindre la sortie.
C'est plutôt d'une "Reconquista" que cette ville a besoin et non de foot.

breizmabro

Eh ! Oh ! les filles ! rien à dire sur ce billet footeux de Bilger ?

Siou plaît, ne m'abandonnez pas en rase pelouse ! ;-))

Giuseppe

@ Savonarole | 17 mai 2016 à 13:09

Vous ne pensez tout de même pas qu'à l'instant où je réponds elle est en train de déchausser des pavés ? Il faut une barre à mine à portée de mains, le clavier n'est pas très utile dans ce cas. Bizarre.

Savonarole

Pascale Bilger doit être en grève avec la CGT car depuis 00h24 Giuseppe, on n'a plus rien.

breizmabro

@ Paul Duret | 16 mai 2016 à 18:37
"...faut-il avoir simplement de la chance en profitant de vents favorables ?"

Cette fois nous quittons la version épique du billet de M. Bilger pour entrer dans la navigation à vue, et à voile(s), tout en précisant qu'un pédalo n'a jamais été muni de voile ;-)

Du coup, pour les vents favorables... j'ai des doutes :-D

Giuseppe

Pour notre Réjoui national cela sent plutôt la "retirada", les dernières nominations des copains et de copines se font, bien sûr, à des postes privilégiés.
Tout cela respire la fin de règne, le bois brûlé et les cendres d'un pouvoir à l'agonie.

Il va falloir être patient il reste de longs mois à supporter une déroute annoncée, même J-L Mélenchon est censé faire autant que notre Président...
Juppé se contente de gérer les retraités futurs pour les nouvelles embauches de fonctionnaires, il gèrera un quinquennat qui lui aura permis d'arborer un bâton de maréchal tant attendu.

Les médias vont s'ennuyer, mais je leur fais confiance pour égayer les unes à la recherche de pépites du style Macron qui dans tous les cas astique plus les cuivres que ses ambitions véritables.

scoubab00

Un mélange qu'on ne sait plus composer a suscité le miracle.

Vous rigolez ou quoi Philippe ? des "remontadas", il y en a partout tous les jours : une PME qui trouve enfin des dirigeants compétents ou courageux ; un couple de jeunes qui reprend un restaurant à la réputation dégradée ; des gens malmenés par leur vie et qui s'accrochent pour trouver des solutions, même provisoires. Il faut reconnaître que Pascal Dupraz a de beaux antécédents. Ce catholique pratiquant a hissé du niveau amateur au monde pro un petit club haut-savoyard - sa région d'origine - à cheval sur plusieurs communes : Evian/Thonon/Gaillard/Croix de Savoie. L'appellation varie selon les époques. Il fut viré du club qui depuis quelques jours est redescendu au niveau 3, amateur. Une souffrance pour lui.

Une joie pour lui, Toulouse, à laquelle il ne croyait pas tant que ça. Mais il a su convaincre, fédérer et trancher. Ainsi, le prometteur Zinédine Machach, jugé indolent, a été mis de côté. Et d'autres joueurs. Je suis allé voir le dernier match à Angers, guichets fermés, je n'y croyais pas. Un match à l'image de leur saison avec une happy end fracassante. LE but malin marqué par un joueur de 21 ans formé au club.

Il en est des destins des nations comme de ceux des individus qui les composent. Déclins et réussites, déréliction et joie s'entremêlent. Nous à Rennes pour l'équipe de foot locale, c'est le néologisme de "degonflada" qui s'applique. Pas grave, on est habitués, ça cessera forcément un jour ;)

Denis Monod-Broca

@ Jean le Cauchois

Oui, c'est vrai, la France Libre toute seule n'aurait pas vaincu l'Allemagne.
Cependant, sans la victoire contre l'Allemagne nazie, la vérité historique oblige à ne pas oublier le rôle de l'URSS.
Sans l'opération Bagration, le débarquement allié n'aurait pas été le succès que l'on sait.
Le paradoxe de l'affaire étant que le véritable ennemi des USA n'était pas l'Allemagne mais l'URSS...

Frank THOMAS

"Onze joueurs, un esprit". Coluche avait-il tort ?
Quel rapport entre un groupe de professionnels tenus à la discipline et à l'obéissance à son entraîneur, et un peuple de citoyens, hommes, FEMMES et VIEILLARDS ? Bizarre conception de la République, vraiment.
Le monsieur dont vous parlez et dont je crois volontiers qu'il a toutes les vertus pour être un bon coach serait sans doute bien incapable d'appliquer ses méthodes au peuple français qui, heureusement, ne marche pas à la baguette.
Ce genre de rapprochement auquel il faut ajouter ceux, traditionnels, avec l'entreprise, l'orchestre ou l'équipage d'un navire, n'est que leurre.
Bref, vous vous faites plaisir - et c'est bien votre droit - en traçant ce parallèle, mais il n'a ni queue ni tête.

Giuseppe

@ Trekker | 16 mai 2016 à 22:38

Je vais m' y pencher... en essayant de ne pas succomber.

Trekker

@ Giuseppe | 16 mai 2016 à 21:24
"Mais sa conception n'en nécessite pas moins autant d'énergie, de calculs, d'inventivité que pour construire un véhicule." 

Bien d’accord avec vous, j’ai utilisé abusivement le mot basique pour définir les productions d’échafaudages de Mohed Altrad, car je suis bien conscient de tout ce qui est en amont de ce type de produit qui n’a de basique que son aspect visuel pour le commun des mortels.

Mais avouez quand même qu’une voiture Tesla est un concentré de technologie que n'ont pas encore atteint les grands constructeurs automobile, et qu’une fusée Space capable de ravitailler la station spatiale - une première avec son premier étage récupérable - relève de l’exploit. Qui imaginait qu’un nouvel entrant, et sans expérience spatiale, réussirait cela, et pas qu’une fois !

Vu que vous semblez versé dans la technologie, je me permets de vous conseiller de vous pencher sur les process de production auto et fusée d'Elon Musk. Là le mot innovation n’est pas galvaudé !

Giuseppe

@ Trekker | 16 mai 2016 à 17:23

Je vous reprendrai juste sur le mot "basique", sans polémique aucune.
Effectivement le rendu technologique visuel d'un échafaudage, de tours étais, ainsi que tout ce qui gravite autour est certainement moins prestigieux que l'apparence et le rêve que suscite le véhicule automobile, pour prendre cet exemple, c'est vrai je vous l'accorde. Un tube cela ne fait pas rêver.

Mais sa conception n'en nécessite pas moins autant d'énergie, de calculs, d'inventivité que pour construire un véhicule. Pour le commun des personnes je comprends que la technicité n'apparaisse pas immédiatement, mais pour ceux qui auront visité la Sagrada Familia en Espagne, peut-être auront-ils touché le fait de la performance, d'ailleurs pour tous les grands ouvrages de la planète, sans eux vous reviendriez à l'âge de pie... du bambou, et du risque qui va avec.
Il est vrai que quand l'ouvrage est terminé comme le rideau du théâtre que l'on tire, il n'en reste plus rien.
Bon, là j'éclairais un petit coin de ma vie passée active avec un brin de nostalgie.

vamonos

L'entraîneur de football Pascal Dupraz a réussi de justesse à obtenir que son équipe devance le club de Reims dans la lutte au sommet des clubs expulsables dans la division inférieure. Les jeux sont faits, les équipes de Reims, Ajaccio et Troyes joueront en ligue 2 la saison prochaine tandis que Toulouse a réussi son maintien dans l'élite des clubs français qui vivent pour et par le ballon rond. Toulouse, Montpellier, Marseille et Nice fourniront des terrains d'entraînement dans le sud de la France pour le meilleur club actuel de ligue 1. PSG a fini la saison avec 31 points d'avance sur Lyon (Ibracadabra), ça fait plaisir ! L'an prochain, j'aurai la possibilité d'aller au Parc pour tout oublier pendant 90 minutes. J'espère que les places ne seront pas trop chères et que je pourrai me payer occasionnellement ce divertissement.

Ce qui a marché pour le club de Toulouse pourrait-il être envisageable au niveau de la France ? Un homme politique providentiel aurait-il le courage, l'abnégation et surtout les moyens de sortir la France de l'ornière dans laquelle elle se trouve ? Lorsque Pascal Dupraz a décrété la fin des téléphones et des écouteurs pendant les entraînements, la décision a semblé incongrue à certains joueurs et spectateurs alors qu'il s'agissait d'une mesure de bon sens. Les joueurs sont revenus dans le jeu, leur pouvoir de concentration a été amélioré, ils étaient là de nouveau, tout simplement. Une mesure équivalente à l'échelle de la France serait de cesser de subventionner les associations et dans le même temps de baisser les impôts directs et indirects. Les entreprises pourraient alors embaucher. Certes, la tâche semble insurmontable ; mais il faut toujours espérer. Alors que l'état d'urgence a été proclamé et prolongé depuis de longs mois, les forces de l'ordre sont très régulièrement attaquées par des forces hostiles qui se plaignent de subir des violences. Ce monde est complètement bipolaire, complètement fou. Le président actuel et son gouvernement continuent de faire des cadeaux à ceux-là même qui s'acharnent à freiner les forces vives du pays.

Noblejoué

@ Jean le Cauchois
"Ne jamais oublier que le salut de la France, en 1918 comme en 1944, est bien plus la conséquence de l'engagement militaire des Etats-Unis que de l'action nationale, nécessaire mais non suffisante, menée par Clemenceau ou de Gaulle."

Exact, nous avons plus eu, nous qui sommes accro aux hommes providentiels, un peuple qu'un homme providentiel pour nous sortir de nos bourbiers... Je pense qu'en plus de remplacer le roi, en plus d'incarner le panache français, l'homme providentiel sert à masquer que nous dépendons d'un peuple, pour nous providentiel, que nous abreuvons d'ingratitude.
Arrêtons de nous croire malin : nous ne le sommes pas. La Constitution française nous entretient dans l'attente d'un homme providentiel et n'institue pas un véritable équilibre des pouvoirs. L'Union européenne n'est que très imparfaitement démocratique et solidaire. Il faut l'avouer, et réformer l'une et l'autre mais le diable est dans les détails et je vais arrêter là, non par la peur de cette fable mais parce que je ne les ai pas tous en tête, évidemment, et parce que ce serait aussi fastidieux à écrire qu'à lire sans compter que le mieux serait que chacun apporte sa pierre à l'édifice.

Tipaza

La comparaison entre l’entraîneur de foot et un président de la République est curieuse.

L’entraîneur gère des hommes dans un face-à-face direct, les yeux dans les yeux si je puis dire.

Le Président gère un pays.
C’est-à-dire qu’il gère des hommes à travers des institutions, et donc avec un code de fonctionnement et des intermédiaires qui lui sont imposés.
Et c’est toute la différence !

Et c’est pourquoi le général de Gaulle a eu comme première urgence de changer de Constitution pour se donner un code de fonctionnement qui lui convienne.
Le face-à-face avec les hommes étant le référendum qui révèle parfois la versatilité des hommes et donc du Peuple.

Reste évidemment l’aspect charismatique que doit avoir un chef dans des circonstances difficiles, ce qui effectivement peut expliquer le rapprochement entre entraîneurs d’hommes, que ceux-ci soient "footeux" ou citoyens.

Paul Duret

@breizmabro
"Qui va être notre Zlatan et qui sera son Dupraz ?!"

Certains arrivent à se sublimer dans l'adversité en fédérant et en donnant de l'espoir à leur troupes (encore un mot guerrier). Mais je ne vois vraiment pas comment dénicher cet oiseau rare.
Faut-il avoir de bonnes idées et ne pas arriver à les faire appliquer par manque de consensus ou faut-il avoir simplement de la chance en profitant de vents favorables ?
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi autant de candidats (bidons) pour un poste aussi exposé où il n'y a que des coups à prendre.

Jean le Cauchois

Cher PB

Merci de nous avoir fait part de votre admiration pour l'action (réussie) de l'entraîneur du Téfécé samedi soir. Toulouse reste, Reims descend : l'inverse était possible. Mais l'analogie que vous tentez avec la situation de la France me surprend. Rien de comparable. Les commentateurs mentionnent de nombreuses différences, concernant l'entraîneur ou la composition de l'équipe. Pour moi, je me contenterai de citer les fonctionnaires de niveau supérieur, dans au moins trois ministères : la Justice (vous pourriez nous en parler plus souvent ?), l'Education nationale (avec ses environ 240 inspecteurs généraux), les Finances (voir les confidences de Jean-Louis Debré sur Bercy). Ne jamais oublier que le salut de la France, en 1918 comme en 1944, est bien plus la conséquence de l'engagement militaire des Etats-Unis que de l'action nationale, nécessaire mais non suffisante, menée par Clemenceau ou de Gaulle.

Trekker

@ Giuseppe |e 16 mai 2016 à 14:01
"Mohed Altrad montre tous les jours le chemin de la reconstruction, du souffle, du talent et de l'expertise. Il a su se séparer d'un entraîneur, on peut faire fausse route, mais avec humilité et vision on reconstruit, il a sublimé le club de rugby de Montpellier. Pour lui c'est un engagement moral aussi, le financier sans l'humain est voué à l'échec. Ecoutez-le quand il parle de l'entreprise..."

Totalement d’accord avec vous sur cette personnalité hors du commun et d’une grande discrétion qu’est Monsieur Altrad. Encore merci à notre hôte de me l’avoir fait découvrir, et je ne dois pas être le seul dans ce cas.

Dans un genre fort différent, en tant que chef d’entreprise, il me fait penser à Elon Musk aux USA. Certes, lui donne dans des produits technologiques autrement plus complexes - fusée Space et auto électrique Tesla - mais sa démarche de fond me semble être similaire. Ce n’est pas un inventeur au sens strict mais un innovateur génial, il a révolutionné aussi bien la conception et la fabrication des fusées spatiales que la construction automobile et c’est un succès.

Il a fait table rase de tous les process industriels en vigueur chez tous les grands de ces secteurs, il a construit ex nihilo ses produits et usines en s’entourant des ingénieurs les plus compétents et innovateurs. Qui sait en France que son directeur de fabrication des voitures Tesla est un jeune ingénieur français issu d’un de nos deux grands groupes automobiles !… Dans celui-ci, bridé par la hiérarchie et la technostructure il était condamné à végéter, Elon Musk via Tesla lui a remis de donner libre cours à ses talents.

Certes on pourra m’objecter qu'Elon Musk disposait au départ de fonds personnels non négligeables, ceux-ci issus de la vente de Paypal qu’il avait créé. Mais nombre se seraient contentés de placer ce capital dans des fonds financiers, ou des participations dans de grandes entreprises et donc vécu pour le moins fort bien des dividendes perçus. Mais lui a réinvesti dans des activités industrielles fort risquées - dont il était loin d’être un spécialiste - et initialement les grands acteurs de ces secteurs se gaussaient de lui : un amateur et un mégalomane qui voulait s’attaquer à la NASA et aux grands de l’automobile !…

En France - hormis Mohed Altrad dans une activité quasi basique mais à l’échelon mondial - on est loin de trouver son équivalent. Même Bolloré avec son Autolib' et produits dérivés fait pâle figure, des innovations devant plus à un marketing astucieux et qui ne représentent qu’une faible part de ses CA et bénéfices : ces derniers provenant de ses activités « classiques » en Afrique, en grande partie acquises, parfois dans des conditions douteuses, et sujettes à caution au niveau social et environnemental.

Elon Musk et Mohed Altrad me font penser à certains grands ingénieurs ou techniciens visionnaires du début du XXe siècle - tant en Europe qu'aux USA - qui créèrent ex nihilo des empires industriels souvent éponymes : William E. Boeing, Henry Ford, Hugo Junkers, Otto et Rapp (BMW), Daimler et Maybach (Mercedes), Louis Bréguet, Fernand et Marcel Renault, André Citroën, etc. un peu plus récemment Marcel Dassault, et en contemporain feu Steve Jobs. Hélas maintenant on ne jure quasiment plus que par les managers - technocratiques et financiers - ayant peu ou souvent pas de formation-culture industrielle et souvent avec les résultats que l’on connaît.

Alex paulista

Faut aussi voir l'effectif du TFC.
Leur classement de mars est incroyable ! Comment faire aussi mal avec Braithwaite, Ben Yedder ?

Pour la France, vous nous imaginez une remontada avec un chef providentiel qui sait tirer des miracles de ses hommes.
Rêve de bourgeois. Moment d'exception.

S'il faut prendre un modèle footballistique pour la France, je préfère celui de l'Olympique Lyonnais. Un travail de prolétaire qui prend sa source trente ans avant, commence par les structures, croit en la formation, sait importer des talents mais n'oublie jamais sa base. Un travail qui aujourd'hui prépare demain, avec son président qui plante un arbre avec le nouveau stade.
Avec un Jean-Michel Aulas aux commandes, certes il peut y avoir des erreurs de recrutement et de communication, certes le bateau peut tanguer, mais il a les reins solides et aucun rêve ne lui est interdit.
À Lyon, il n'y a pas de pétrole, mais des idées... et un grand président.

caroff

Le problème est que la France ne ressemble pas à une équipe et qu'elle ne fait pas tout bonnement "société" pour parler le jargon sociologique.
Quant à croire aux vertus d'un homme providentiel susceptible de convaincre les différentes tribus gauloises (anciennes ou nouvelles) de se rassembler autour d'un projet, quelle utopie !
Et puis les Français ont-ils besoin de l'Etat pour se forger un destin ?
Je me souviens de l'enseignement de Frédéric Bastiat, le célèbre économiste libéral de la moitié du 19ème décrivant l'Etat :
"L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde".
Il ajoutait :
"Quant à nous, nous pensons que l’État, ce n’est ou ce ne devrait être autre chose que la force commune instituée, non pour être entre tous les citoyens un instrument d’oppression et de spoliation réciproque, mais, au contraire, pour garantir à chacun le sien, et faire régner la justice et la sécurité (Journal des débats du 25 septembre 1848).

Michel Deluré

Je ne suis pas personnellement convaincu que la seule personnalité de celui qui serait en charge du destin de la France, si forte soit-elle, serait suffisante pour assurer le redressement du pays et lui permettre de retrouver la place qui devrait être la sienne dans le concert des nations.
Faudrait-il encore que les citoyens adhèrent pleinement au discours de ce dirigeant et surtout acceptent les conséquences que la mise en oeuvre de sa politique de redressement imposerait ! Et sur ce plan-là, la partie me semble malheureusement loin d'être gagnée, les récentes péripéties survenues récemment à l'occasion du débat sur la loi du travail, sans porter de jugement sur celle-ci, en étant une parfaite illustration.
Tout le monde s'accorde en France pour dénoncer certaines aberrations ou réclamer des réformes radicales mais lorsqu'il s'agit de s'attaquer réellement aux premières ou de mettre en place les secondes, alors ce qui est souvent une minorité descend dans la rue, bloque le pays, provoque des saccages par dommages collatéraux avec pour résultat des modifications profondes apportées aux projets de lois initiaux et qui les dénaturent ou pire, l'abandon pur et simple de ces projets.
Or, que serait-il arrivé du Toulouse FC si les joueurs n'avaient pas adhéré au discours de leur entraîneur, s'ils ne s'étaient pas eux-mêmes, en fonction de ce discours, remis en cause, si certains d'entre eux, même minoritaires, s'étaient désolidarisés du reste de l'équipe, contrariant par là-même les chances d'atteindre l'objectif fixé ?

Deviro

@Denis Ducroz | 16 mai 2016 à 13:55

"Vous êtes gentil(le ?)." => masculin...

Ce n'est pas que de la gentillesse.
Ce que vous avez écrit a tout simplement du contenu, de la tenue, et de la retenue.

"On a le droit d'être optimiste et de croire en les hommes debout, dessus et dessous la terre."

La phrase est belle.

Giuseppe

@ Denis Ducroz

Lors de mon incorporation dans un régiment de Verdun, la première des démarches fut celle de la visite des sites cités par un temps pluvieux et gris, défriché aussi quelques talus.

La vision de Black M en aurait sans doute été changée mais pas que la sienne.

Giuseppe

"Mais la fin haletante du championnat de France démontre d'abord qu'un destin n'est pas figé, que des hommes sont là pour le forcer et qu'une nation ressemble à une équipe et son président à un entraîneur. Si celui-ci n'est pas bon, il n'y a aucune chance." (PB)

En 1940 tout semblait fichu.

Mohed Altrad montre tous les jours le chemin de la reconstruction, du souffle, du talent et de l'expertise. Il a su se séparer d'un entraîneur, on peut faire fausse route, mais avec humilité et vision on reconstruit, il a sublimé le club de rugby de Montpellier.
Pour lui c'est un engagement moral aussi, le financier sans l'humain est voué à l'échec. Ecoutez-le quand il parle de l'entreprise.

Il m'arrive d'employer le mot soldat ou guerrier, on le devient si les chefs sont bons et que la troupe adhère, vous irez au bout, et je pense humblement savoir ce qu'il peut en être.
On adhère toujours à un projet collectif et les talents s'additionnent.

Que voulez-vous, un Président à scooter la nuit comme un voleur, des blagounettes à répétition qui ne font rire que lui et ses courtisans, voyez le chef qui nous dirige !
La crédibilité reléguée au rang de saltimbanque, ou de vaudeville.
Et avec cela il faudrait une reconstruction en marche, sans la confiance inébranlable d'un chef exemplaire pas de mobilisation, les guerriers ont besoin de guerriers pas de chasseurs de midinettes.
Alors que Mongénéral croisait le fer avec W. Churchill, notre capitaine à nous, de pédalo aujourd'hui c'est sûr, est fait pour les mots oiseux et pour la fête de la crêpe et du vin blanc. Quoique... Montebourg lui avait conseillé une meilleure cuvée. Entre vignerons de piquette, il ne devait pas y avoir tout de même un si grand écart, et donc un immense gâchis pour les citoyens. L'un qui va sans doute partir et l'autre qui ne reviendra pas, il peut toujours escalader le bosquet du coin, pour l'Himalaya il n'est pas fait, Louis Lachenal doit bien sourire là où il est : un marin d'eau douce et un alpiniste de sofa.

Denis Ducroz

@Deviro

Merci.
Vous êtes gentil(le ?).

breizmabro

Je ne crois pas que BB Macron qui joue en DRH junior ait suffisamment d'entraînement pour accéder à l'équipe première, pas plus que Le Maire anciennement sélectionné par Juppé mais qui n'a pas réussi à sortir du lot.

Juppé mauvais joueur, mauvais coach, recruté dans l'équipe senior, aura-t-il le souffle pour tenir le temps nécessaire sur le terrain avec des méthodes de jeu qui ont bien changé depuis l'époque où il était capitaine dans l'équipe première (et où il s'était pris déjà quelques avoinées...) ?

Marine se voit-elle jouer dans une équipe masculine ? Je n'en doute pas, mais il faudra qu'elle prouve deux fois plus, or aujourd'hui elle n'a pas prouvé grand-chose à part avoir un pack d'aficionados dans les virages portant banderoles, et elle ne révèle rien sur ses méthodes de jeu. La verra-t-on en attaque ou en défense ? Wait and see...

Alors qui ? J'ai beau chercher, monter sur mon balcon comme ma soeur Anne, je ne vois rien venir, ni Mélenchon, ni Montebourg, ni...

Qui va être notre Zlatan et qui sera son Dupraz ?!

Jean-Marc

@PhD

Ses déclarations sur les fonctionnaires, entrepreneurs, travail, ISF, etc. qui vont à l'encontre de ce qui a été fait depuis 1981 prouvent qu'il comprend le problème.

Qu'il soit le pantin d'une gouvernance mondiale peut-être, mas cela ne change rien aux problèmes de l'économie française.

Marc-Antoine

Les "recettes" d'une telle réussite sont applicables bien au-delà d'un vestiaire.(PB).

Certes, mais cela relève malheureusement de l'utopie car dans ce pays, à la différence des vestiaires, sont des syndicats, des casseurs gauchistes, des politiciens, des fonctionnaires etc. qui tous, au nom d'une idéologie et d'un dogmatisme rétrogrades, ont la main sur "le frein à main" afin de préserver leurs intérêts particuliers au détriment de l'intérêt du pays quel qu'en soit, d'ailleurs, le prix à payer (par les autres bien sûr). Le quotidien nous montre, hélas, la reculada bien installée quel que soit le domaine observé.

PhD

@ Jean-Marc | 16 mai 2016 à 09:22
"Pour une remontada il faut écouter Macron"

Non, c'est une pure créature médiatique qui n'a rien prouvé et qui n'a strictement aucune idée sur les maux principaux qui rongent notre pays
Il est européiste, atlantiste, immigrationniste, libréchangiste, bref, en faveur de toutes les causes de notre déclin, et certains souhaiteraient qu'on l'appelle pour essayer de soigner les conséquences !
Relisez Bossuet : "Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes".

Denis Monod-Broca

Remontada

Il n'y a rien de choquant à comparer les qualités d'un bon entraîneur d'équipe de foot et celles d'un bon chef de gouvernement.

Mais la vie n'est pas - pas seulement - une compétition, une nation n'est pas une équipe sportive, un citoyen n'est pas un joueur de foot.

On naît français, on ne naît pas footballeur.
Une nation naît de l'histoire, pas de la volonté d'un maire ou d'un président de club, ni même de celle d'un monarque ou d'un peuple.
Quant à la vie, elle est un insondable mystère, sans début ni fin, au moins à vues humaines, la réduire à une compétition qui, elle, s'achève et recommence chaque année n'a littéralement aucun sens.

L'humanité et la planète se porteraient mieux si cette idéologie mensongère de la compétition était abandonnée...

Jacques

Pourquoi vouloir que les dirigeants actuels s'approprient des qualités intellectuelles et morales pour remonter la France ?
Se sont-ils fait élire pour cela ?
Non, ils ont poursuivi le but qui a toujours été le leur, faire disparaître toute notion de nation et transformer notre société selon le dogme habituel de la gauche. Et là, il faut dire qu'ils réussissent assez bien... Lentement, nous ne parlons plus français, ce n'est plus des principes démocratiques qui nous régissent, mais la loi du plus violent. Le gouvernement condamne verbalement mais n'agit pas.
Nous commémorons le sacrifice de centaines de milliers de victimes à Verdun par une grande fête de rap. Toute critique est le fait d'une morale nauséabonde.
Aussi arrêtons de rêver s'il vous plaît !

Achille

Bonjour,

« Pour l'instant, la France est partie pour la deuxième division. Qui sera le président qui la sauvera à la façon de Pascal Dupraz pour Toulouse ? »

Le problème c’est qu’on ne dirige un club de foot comme un pays de 65 millions d’habitants. L’entraîneur dispose d’une marge d’initiative totale. Il prend les décisions qui lui paraissent les meilleures sans en rendre compte à personne, pouvoir que n’a pas un président de la République qui est tenu d’en référer au Parlement, avec toutes les tergiversations et contestations qui en résultent. Mais c'est aussi ça les vertus de la démocratie.

Ajoutons à cela que contrairement au brillant club de Reims et ses joueurs mythiques Albert Batteux, Raymond Kopa ou Roger Piantoni (sans oublier Just Fontaine) que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître, le président de la République, tout comme un entraîneur fût-il de la qualité de Pascal Dupraz ou encore de Laurent Blanc, ne peut avoir de bons résultats s’il ne dispose pas de joueurs d’exception, car ce sont quand même eux qui sont sur le terrain.
Il doit faire avec ce dont il dispose et les surdoués de la politique ne se bousculent pas au portillon en ce moment. Impossible pour lui de s’offrir un Zlatan Ibrahimović de la Finance, un Lionel Messi des Affaires étrangères ou encore un Cristiano Ronaldo de l’Education nationale.

Le président ne peut s’offrir les apports financiers d’un Qatar aux ressources inépuisables. Il doit opérer avec son budget, et on connaît l’état de celui-ci et notamment de sa dette abyssale.

Alors pour 2017, je crains fort que l’entraîneur qui sera retenu ne puisse faire de miracles. Les petits trublions qui pourraient faire bouger les lignes, comme Emmanuel Macron à gauche ou Bruno Le Maire à droite, resteront sur le banc de touche. Les Français devront encore se taper un duel de deux vétérans de la politique, à savoir François Hollande et sans doute Alain Juppé avec Marine Le Pen en juge de paix. Cinq années de tergiversations sur fond de manifestations et de grèves.
Bref, rien de bien folichon.

Deviro

@Denis Ducroz | 16 mai 2016 à 09:57

Il est au poil, votre commentaire !
Je l'ai lu, relu, et fait lire.
Merci !

Denis Ducroz

Du foot, je ne connais que les beaux gestes sportifs et la pourriture de la FIFA. Mais je veux bien retenir la proposition de Monsieur Bilger qui y voit un foyer métaphorique.
Alors comme je pense savoir distinguer un meneur d'hommes d'un idéologue planqué, je me dis que ce Monsieur Dupraz qui sait parler à ses joueurs dans les vestiaires, aurait su aussi régler l'affaire du concert de rap à Verdun. Il aurait peut-être proposé à Black M de visiter avec lui le cimetière militaire, le fort de Douaumont par un après-midi pluvieux, et la tranchée des baïonnettes à la tombée du soir.
En échangeant trois mots sur l'école où il avait été malheureux et en lui demandant en quoi les gars là-dessous y étaient pour quoi que ce soit, peut-être aurait-il obtenu d'un jeune gars intelligent et révolté qu'il se positionne lui-même sur la proposition qui lui avait été faite et sur l'attente de son public dans de telles circonstances.

On a le droit d'être optimiste et de croire en les hommes debout, dessus et dessous la terre.

Jean-Pierre CASSAGNE

"Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait".
D'une équipe en jachère, perdue dans des doutes abyssaux, un homme est venu, porteur de convictions, sinon de certitudes, pour redonner à des hommes la confiance. Cette confiance, fût-elle relative, est indispensable à toute entreprise quelle qu'elle soit. Bien évidemment il sera toujours plus commode de mobiliser trente bonshommes "les yeux dans les yeux" plutôt qu'un pays tout entier, mais l'exemple spécifique et singulier de l'équipe de Toulouse et de son guide Dupraz, ne fait que nous faire transposer cette aventure à celle de la France dont le futur reste à écrire.

Je ne peux que reprendre l'idée d'Alain Juppé qui, s'adressant aux jeunes, martèle toute la confiance qu'il leur accorde et tous les atouts dont ils disposent pour faire la France de demain. Alors, au diable le défaitisme, plutôt que de voir la bouteille à moitié vide voyons-la à moitié pleine et défaisons-nous des lourdes protections du passé, libérons-nous de nos préjugés, et Dieu sait qu'ils sont nombreux, pour voir dans l'avenir, le positif des hommes. Et si, aux yeux de certains, elle n'est qu'une douce utopie, sans la confiance rien n'est possible !

Jean-Marc

La baisse du pétrole, la baisse de l'euro, la création de monnaie de la BCE ont mis en marche un tapis roulant à 10 km/h.
La France va à 5 km/h , les cancres n'ont pas compris qu'on allait à contresens, "ça va mieux"...
Jusqu'en 1980 la France était la première destination des investissements mondiaux en Europe, aujourd'hui la quatrième.
Jusqu'en 1981, pour 100 de croissance en Europe, la France faisait 110, aujourd'hui nous sommes dans les quatre pires de l'Europe.
Pour une remontada il faut écouter Macron et supprimer le socialisme français.

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