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25 juillet 2016

Commentaires

Églantine

La situation que vous décrivez est solidement ancrée dans notre société.
Elle constitue le quotidien de l'école dont les acteurs dépensent l'essentiel de leur énergie à se justifier (par des écrits pour avoir des traces) face à des familles à qui personne ne demande de comptes, qui nient l'évidence avec une conviction déstabilisante, qui ignorent les rendez-vous, les délais, les lettres recommandées...
Après avoir expérimenté cette méthode avec succès pendant toute la scolarité, pourquoi changeraient-ils devenus adultes ?

jack

Le battage autour de la solidarité communautariste donne la plus grande place à l'émotionnel et relègue l'analyse rationnelle d'une situation. Merci d'avoir remis l'équité au centre du débat. Manifestement certains médias n'ont pas cette intelligence. Quant à Monsieur Toubon, saisi par le CRAN, il lui est fortement recommandé de ne surtout rien faire. L'enquête se poursuit et on n'a pas besoin de lui en ce moment.

caroff

Quel réconfort de lire votre billet Philippe Bilger !
Tous les médias, sans exception, se sont évertués à présenter ce fait divers de façon tendancieuse, voire mensongère. Il est par exemple particulièrement stupéfiant qu'à aucun moment la parole n'ait été donnée à un représentant de la chose publique (ou à un expert éclairé de la délinquance) pour présenter les faits et rien que les faits en rappelant, comme vous l'écrivez, que le passé des Traoré ne les rangeait pas dans la catégorie des gentils petits saints !
Ce traitement médiatique ne me surprend pourtant pas. Il y a bien longtemps que les lignes éditoriales sont conçues pour tordre la réalité jusqu'à ce qu'elle rejoigne l'idéologie de leurs responsables.

Et puisqu'on en est au chapitre "déontologie ? je ne trouve pas ce mot dans le dictionnaire", je voudrais faire partager mon agacement au sujet des préposés à la revue de presse de la matinale de France Inter qui font systématiquement référence aux analyses des plumitifs du journal "L'Humanité", vous savez l'organe de presse qui fut le seul à publier les salades de M.Martinez, le journal diffusé à 37 000 exemplaires et subventionné à hauteur de 5,98 millions € dont l'Etat socialiste a effacé une dette de 4 millions en 2013 !

Martial Watrin

Je conseille à tous la lecture de l'ouvrage d'Ingrid Riocreux "La Langue des médias" qui met en lumière l'idéologie qui sous-tend l'information des différentes chaînes radio et TV.
Avec force exemples, elle y démontre que, sous le couvert d'une apparente neutralité, le choix des sujets, l'angle sous lequel ils sont abordés, le vocabulaire employé, le traitement contrasté des invités selon leur appartenance politique, diffusent dans le public un point de vue orienté qui fait passer une simple opinion jamais démontrée pour une évidence incontestable.

Michel Deluré

Une fois de plus, l'attitude de certains médias est scandaleuse et irresponsable. Ils ne sont plus dans la relation et l'analyse objectives des faits mais ils les interprètent, les façonnent pour qu'il en jaillisse une vérité qui serve uniquement leur intérêt quitte à prendre le risque d'attiser les braises qui entretiendront le feu.
La recherche effrénée du sensationnel, du scoop, de l'exclusivité fait trop souvent désormais oublier au journaliste les responsabilités qui lui incombent dans notre société.

charles

@ Philippe Dubois

Les médias ne sont pas les seuls "coupables". Je me souviens d'un ministre qui refusait de communiquer les chiffres des voitures brûlées du Nouvel An, son but était alors de limiter l'émulation potentielle entre quartiers.

Garry Gaspary

Je vois mal comment votre postulat "La police est toujours respectable", voire "et ne ment jamais", va résister à la guerre éhontée que se livrent la police nationale et la police municipale à Nice.

Et nous avons quand même un Mur des cons qui témoigne que, pour certains, la Justice, c'est moins faire régner le droit que collaborer avec la police.

Le premier des communautarismes en France et le plus dangereux a toujours été celui qui gangrène l'Etat.

Exilé

Depuis le 19 juillet, quatre nuits de violences et de dégradations et un dispositif de taille pour en empêcher une cinquième (Le Parisien).

De toute manière, de nos jours, dans certains quartiers, tout est prétexte à des nuits de violence.
- Fête du Nouvel An ou du 14 juillet : violences accompagnées d'incendies et d'agressions des pompiers et des forces de police.
- Foute : idem.
- Interpellations de voyous : idem.

Encore heureux que l’état d'urgence ait été proclamé, qu'est-ce que ce serait sinon...

Et puis que penser d'un pouvoir (?) qui prétend éradiquer l’État islamique et qui n'est même pas fichu de faire régner un ordre élémentaire chez lui ?

Olivier Cam

Bravo M. Bilger pour ce billet. Si seulement les médias pouvaient avoir votre sagesse... Cela fait du bien de vous lire mais vous êtes malheureusement bien seul.

Philippe Dubois

Adama Traoré a été arrêté après plusieurs jours "d'incivilités"

Samedi soir, quatre policiers sont tombés dans une véritable embuscade à La Courneuve

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/07/24/97001-20160724FILWWW00080-seine-saint-denis-4-policiers-blesses-apres-une-embuscade.php

Combien de commmissariats ou de gendarmeries attaqués, de voitures brûlées dans les nuits des 13 et 14 juillet ?
Tous ces "incidents" dans les quartiers dits sensibles, éclipsés par la tragédie de Nice, et de toute façon soigneusement cachés par les médias, relèvent d'un djihad soft, à savoir la prise du pouvoir par un islam politique qui profite de la démission de l'Etat et de la complicité de nombre de politiciens.

Marc GHINSBERG

D’accord avec vous cher Philippe. Deux affaires dénotent un traitement de l’actualité inacceptable.
L’affaire qui fait l’objet de votre billet où les conclusions semblent acquises avant toute enquête.
L’affaire Cazeneuve qui prend l’allure d’une chasse à l’homme où l’on accumule approximations, exagérations, mensonges.

Les difficultés financières de la presse écrite, la concurrence acharnée des stations de radio et des chaînes de télévision ne peuvent justifier ce manque de déontologie.
Il est temps de revenir aux fondamentaux du journalisme : rapporter l’ensemble des faits et ne pas sélectionner uniquement ceux qui servent une thèse ou une idéologie, vérifier les faits, les témoignages, ne pas se laisser manipuler plus ou moins complaisamment, ne pas tomber dans le sensationnalisme, distinguer clairement ce qui relève des faits établis des hypothèses et des opinions. Susciter la réflexion plutôt qu’encourager la polémique.
Les journalistes ont un rôle essentiel dans le fonctionnement d’une démocratie. Cela leur confère une responsabilité particulière.
Il est temps qu’ils s’en souviennent.

charles

Bonjour

"Cette mécanique irrésistible de la présomption de culpabilité à l'encontre d'autorités que l'état de droit légitime"

C'est sans doute ceci qu'il convient aujourd'hui et depuis plusieurs années de vaincre, et il me semble que là est sans doute la solution à beaucoup de nos problèmes, refaire de l'Etat "une maison commune", pour énoncer ceci trivialement.
Aujourd'hui l'état de droit est nécessaire mais non suffisant. Je suis de la vieille école qui fait confiance a priori mais il faut convenir que la multiplication des révélations sur les affaires ou des situations a priori anormales pour le citoyen, le rapprochement désormais avec des situations d'autres pays, par exemple le développement de "Black Lives Matter", induit un phénomène généralisé de défiance tant pour les politiques que les experts, les médias, en résumé toutes les institutions.

Les politiques qui se présentent à l'élection présidentielle devraient, il me semble, nous expliquer comment ils comptent recréer une société de confiance.

JML

Bravo pour ce courage face à l'endoctrinement des consciences par des médias gravement pollués. La déontologie journalistique n'est plus qu'un leurre pour de nombreux médiocres dont la carte de presse donne l'illusion d'impartialité, de compétence, d'honnêteté et surtout une caution morale inattaquable et bien au-dessus du civis vulgaris. Heureusement il reste quelques brillants esprits.

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