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07 novembre 2016

Commentaires

Leroux Alain

M.Bilger, j'ai suivi vendredi sur LCP l'émission relative au cas de J.Sauvage dans laquelle vous étiez "opposé" à trois de ses soutiens féminins, je regrette d'ailleurs et pour une fois, qu'un homme n'ait pas pu vous donner une réplique peut-être plus sentie, tant vos vis-à-vis ont fait preuve d'une retenue éberluée...

J'apprécie d'ordinaire vos analyses et l'éloquence dont vous faites preuve, même avec ce brin de préciosité qui vous caractérise, tant le verbe souffre par ailleurs de pauvreté, mais vous avez exposé lors de ce débat le visage d'une justice sourde et jalouse de ses prérogatives.
A la demande de prise en compte d'une "légitime défense différée" vous avez systématiquement opposé l'assassinat du mari, fait qui n'était pas contesté, refusant ainsi ne serait-ce que d'envisager ce cas de figure où "tant va la cruche à l'eau" et autre goutte qui fait déborder le vase. Vous avez même cru judicieux d'évoquer un battage mondain et médiatique de bien mauvaise foi, et plus pernicieux, un comportement de la condamnée qui ne serait pas irréprochable... Arguments hors de propos et peu dignes de votre réputation.

L'usure, le travail de sape, la lassitude, le ras-le-bol, l'explosion si cela n'est pas encore pris en compte, c'est peut-être une lacune du code pénal ? Ce bouquin n'est pas gravé dans le marbre, et on le modifie à l'envi pour des choses bien moins graves... Alors j'ai eu l'impression qu'on parlait d'eau froide à un qui ne jure que par l'eau chaude si bien inventée, loin de vouloir se mouiller dans des considérations populaires comme la psychologie conjugale, un savoir seulement universellement connu du "je vais craquer". Le sang-froid que tout un chacun devrait posséder, moi j'en ai à revendre, mais je ne m'en targue pas, n'auriez-vous pas tendance à vouloir le rendre obligatoire ?

Nous ne parlons pas d'une légitimité a posteriori qui serait une vengeance recuite, mais d'un phénomène humain bien compréhensible utilisé jusque par la torture, si bien que nier son existence est une négation douteuse... Détrompez-moi, détrompez-vous.

zenblabla

@Mary Preud'homme !
Mary Preud'homme Présidente !
Comment dire mieux ?

Il est vrai... en se touchant... en se demandant... en tentant d'expliquer... tout cela foin d'analyses et sérieuses enquêtes du CNRS, que l'on peut se demander ?... pourquoi ?... un Trump super endetté outre-Atlantique fut repêché outre-Atlantique suivant le biais de la politique pourvu qu'il réglasse ses dettes de quidam ultra-exposé jusqu'à qu'il fusse Président.
On peut même se demander si l'échappement à un Tapie Président franchouillard ne fut pas une erreur franchouillarde !

Quand on voit ce que l'on voit et quand on pense ce que l'on pense... cela laisse rêveur, isn't it ?

zenblabla

@Savonarole

Non, non... vous dites absolument faux !
En visite à Haguenau, nous avons joué pour cet Euro Millions exceptionnel, les numéros suivants :
0116262848, *0304
0509111215, *0810

...et nous jouons trois fois par an, ce qui est un bon score en regard des dons aux œuvres...
Bien à vous, cher parieur !

Valery

@Aliocha
Pierre de Senarclens...

Cet "émérite" monsieur commence son analyse en qualifiant Trump de fasciste et en nous martelant qu'on est de retour aux années 30, la haine, la stigmatisation et tout le bla bla bla qui va avec, et ça dès sa toute première phrase.

Comment voulez-vous qu'on écoute de telles âneries ? Le rôle d'un penseur est d'expliquer, analyser et ensuite prouver une telle conclusion, et non pas de commencer par des slogans - par ailleurs si souvent usités qu'ils ont perdu leur sens - pour alourdir artificiellement le poids de ses arguments.

Ce monde est désolant, et ce n'est pas Trump qui le rend ainsi mais ceux qui ont le plus contribué à le faire élire, c'est-à-dire les bobos aveugles et donneurs de leçons dans le genre de Senarclens. Par leurs discours qui tentent de diviser, de monter les gens les uns contre les autres, de les victimiser pour avoir osé aimer et s’inquiéter du sort de leur pays, et ensuite par un mépris total de la voie démocratique, quand la musique qu'elle porte n'est pas dans leur tonalité.

Aliocha

Pierre de Senarclens (ancien vice-président de la Croix Rouge suisse, ancien directeur de la division des droits de l’homme et de la paix à l’UNESCO et un des fondateurs de l'Organisation mondiale contre la torture) :

http://www.rts.ch/play/radio/le-12h30/audio/pierre-de-senarclens-analyse-la-victoire-de-donald-trump-et-ses-consequences?id=8135360

Tipaza

Ivan Rioufol dans son billet du jour dans Le Figaro écrit :

« Après le mur de Berlin, abattu le 9 novembre 1989, c'est un autre mur symbolique, celui du bienpensisme, qui a été mis à bas ce 9 novembre. »

Oserai-je dire de la chute de ce mur du bienpensisme qu’il s’agit d’un remake des « Trumpettes de Jéricho » ?

Bon d’accord je sors.

@ Trekker 17:06

Je partage tout à fait votre analyse très complète.

La politique étrangère de Barack Obama est un échec total, par manque de vision géostratégique et de capacités décisionnelles.

Trekker

Monsieur Philippe Bilger on ne peut que vous féliciter pour votre honnêteté intellectuelle : reconnaître publiquement par voie de presse votre erreur d’appréciation sur le résultat des présidentielles US. On aurait bien aimé que tous les experts et journalistes sévissant dans nos médias aient la même attitude que vous !

@ Jean-Dominique @ Trekker le 08 novembre 2016 à 23:47

Votre défense sans grande nuance de la politique étrangère de Obama, similaire - certes en moins agressif - à celle de son prédécesseur, relève plus de l’acrobatie intellectuelle que d’une analyse lucide et non passionnée des faits.

En quoi les Printemps arabes, l’instabilité en Egypte, les guerres civiles en Syrie et Irak, empêchaient de couper ou réduire drastiquement les crédits militaires déversés par les USA à Israël, cela pour le contraindre à négocier une solution équitable sur la Palestine ? Israël n’est pas partie prenante dans ces divers conflits, et surtout le règlement définitif - donc équitable - du conflit israélo-palestinien aurait mis à mal un des principaux arguments de toute la nébuleuse salafiste auprès des populations arabes. Ce conflit et vous le savez fort bien, tant qu’il durera sera un facteur de déstabilisation du Moyen-Orient.

La Russie et Poutine, vous en convenez d’ailleurs, ne constituent pas un danger militaire, tant pour les USA que pour ses voisins. Hormis en Syrie à Tartous, elle n’a aucune base militaire dans le monde et cela contrairement aux USA. Son influence en Europe se limite à défendre la minorité russophone du Donbass en Ukraine, et contenir les velléités agressives de la Géorgie. Certes son rattachement de la Crimée était pour le moins cavalier, mais sur le fond et historiquement, elle faisait bien partie de la Russie : dans les années 50 son détachement au profit de l’Ukraine, sans aucune consultation électorale, par un décret de Khrouchtchev, n’a alors provoqué aucune réaction occidentale.

Contrairement aux engagements pris par les USA et l’OTAN avec Gorbatchev, les USA ont intégré rapidement à l'OTAN Pologne, Pays Baltes, Hongrie et ex-Tchécoslovaquie. Alors si cela n’est pas une provocation délibérée ! De plus non contents de cela, l’OTAN à partir de ceux-ci a conduit sans cesse des manoeuvres militaires visant expressément la Russie, et cela sans même parler de son projet en cours de bulle anti-missiles qui ne vise que la Russie.

A ce que je sache Poutine, personnage aux méthodes fort expéditives, n’a pas fait de même en s’appuyant sur Cuba, le Mexique et les pays d’Amérique centrale ! Ce qui n’aurait été alors - j’entends déjà les hurlements de Robert Marchenoir - qu’une réponse justifiée aux menées de l’OTAN.

Vous reconnaissez vous-même que le seul ennemi véritable des USA, c’est la Chine : s’appuyant sur sa réussite économique, elle développe à marche forcée ses capacités militaires. Alors quelle est l’utilité géostratégique pour les USA de constituer un glacis en Europe de l’Est ? Vous dites d’ailleurs qu’ils n’ont plus les moyens d’avoir deux ennemis conjointement, la politique étrangère - sans parler du Moyen-Orient - d'Obama a donc été pour le moins guère cohérente : dure et intransigeante avec un pays, la Russie, qui n’est plus une menace, et pusillanime vis-à-vis de la Chine qui elle en est déjà une.

Résultat, des alliés traditionnels des USA dans le Pacifique sont en cours de rapprochement avec la Chine, et la Russie fait de même ! Bien sûr tout cela ne résulte certainement pas d’une volonté d'Obama, mais de sa capitulation face aux doctrines du Pentagone et du secrétariat aux Affaires étrangères : Hillary Clinton en fut un des plus beaux fleurons, digne successeur de la bien oubliée Madeleine Albright !

Mon cher Jean-Dominique Reffait je crains que dans votre analyse sur les sujets évoqués, vous succombiez au même tropisme ultra pro-américain que les brillants caciques de la SFIO du milieu des années 50.

Mary Preud'homme

@sylvain VIVE TRUMP ! | 09 novembre 2016 à 14:33

Eh bien moi en tant qu'ex-femme d'un vétéran du Vietnam engagé en 1965 et qui a servi quatre ans à Qui Nhon en qualité de radiologiste dans un hôpital militaire, je n'admire pas votre Trump qui a réussi à échapper à la conscription en 1968/69 par toutes sortes de manœuvres frauduleuses et manifestement en utilisant la pompe à fric et les relations de son père. Et qui en outre a menti quand on l'a interrogé sur le sujet en affirmant avoir été exempté à la suite d'un tirage au sort. Et nombreux sont ceux qui ayant vécu cette époque douloureuse voire tragique pensent de même et haussent les épaules (résignés ou indignés) en entendant le nouveau président clamer sans vergogne son amour pour l'Amérique.

Bien que pour d'autres raisons, je n'apprécie pas davantage Hillary Clinton et me serais tout autant interrogée sur la suite si elle avait été élue. Comme première femme présidente, on devrait pouvoir trouver beaucoup mieux !

Robert

Une réflexion plus générale qui ne manquera pas d'être contestée. Et pourtant que de vérités ne sont-elles énoncées dans cet article d'Elisabeth Lévy :

http://www.causeur.fr/trump-lepen-populisme-medias-brexit-40999.html

Peut-être, Monsieur Bilger, à votre corps défendant, avez-vous aussi été victime de ce tropisme médiatique très parisien...

Florence

Il faut reconnaître que ceux qui battent leur coulpe pour leur erreur de pronostic ne sont pas légion. Et c'est tout à votre honneur cher Philippe Bilger. L'honnêteté intellectuelle ne court pas les rues.

GLW

Après l'élection américaine, ce matin, c'est brainstorming chez nos sondeurs français qui se demandent comment remplacer le concept "échantillon représentatif de la population" pour nous pondre le nom du futur gagnant de 2017. Et notre "bien heureux" Juppé qui doit se demander si les abstentionnistes ne vont pas se réveiller pour aller dire leur ras-le-bol du système comme l'ont fait les Yankees.

calamity jane

Une claque magistrale aux sondeurs, aux journalistes !
Et je ne parlerai même pas des politiques...
Une seule nuance pour l'élu étatsunien : il prend aussi son peuple pour une bille puisqu'il se vengerait de son propre père...
Les ados qui veulent tuer leur père aux dépens des peuples : non merci !

Deviro

@Savonarole | 09 novembre 2016 à 13:01
"Pour la cagnotte de l'EuroMillions de vendredi prochain, des experts comme Ulysse Gosset, Christine Ockrent, Ginette de Malherbe, Laurence Haïm, David Pujadas, France Inter, les Inrockuptibles, Patrick Cohen, Anne-Sophie Lapix, Libération, Anne Sinclair, le Grand Journal, le Petit Journal, vous suggèrent de jouer le 4-9-7-32-42 et deux étoiles, le 7 et le 9.
Prévenez-moi si vous gagnez."
-----------
Vous avez oublié Elisabeth Quin, Claude Askolovitch... et Luc Ferry => là, vous diminuez fortement vos chances !!

Robert Marchenoir

Cher Monsieur Bilger,

Il est méritoire de votre part de publier une tribune entière pour regretter que vous vous soyez "planté", mais regardez Georges Ugeux : il écrivait, lui, pas plus tard que le 11 octobre :

"Maintenant qu’il est clair qu’Hillary Clinton gagnera haut la main les élections présidentielles, il peut être utile de se demander quels sont les principaux défis auxquels la Présidente des Etats-Unis sera confrontée au cours des prochaines quatre années."

La Présidente des Etats-Unis, carrément...

http://georgesugeux.com/les-principaux-defis-de-la-presidence-dhillary-clinton/

Et qu'écrit-il, aujourd'hui même ?

"Je me sens blessé par ce qui vient de se passer."

http://finance.blog.lemonde.fr/2016/11/09/elections-americaines-entre-la-blessure-et-linquietude-les-questions-ne-peuvent-etre-eludees/

Où voyez-vous des excuses, un rétro-pédalage, une analyse de ses erreurs ? Ce n'est pas lui qui nous a trompés : c'est à lui qu'on a fait une crasse. Et attention ! C'est un "financier", un "communicator and author", un "global thought leader" et un "humanist". Avec des sous-rubriques "citizen of the global village", "philanthropy" et "philosophy".

A côté de ça, notre Béchamel national est un petit garçon. Quant à vous, vous vous mettez martel en tête pour pas grand'chose... Franchement... êtes-vous un citizeunne of ze global village ? non ? alors vous voyez bien... même quand on l'est, on n'a pas besoin de se battre la poitrine pour si peu...

Notez que tout "humaniste" qu'il soit, Ugeux réclamait, le 13 octobre, l'interdiction du troisième débat de la campagne... au motif que Trump pourrait le gagner. Pour être tout à fait honnête, je n'ai pas trouvé de rubrique "démocrate" sur son CV.

http://www.huffingtonpost.com/georges-ugeux/the-federal-commission-sh_b_12480604.html

Lucile

@ Robert Marchenoir | 09 novembre 2016 à 22:34

Dans le même genre, Christine Ockrent, hors d'elle, et pontifiante, s'en prend cet après-midi à l'Internet, je ne sais plus sur quelle chaîne : Trump a pu tweeter tant qu'il voulait, dit-elle en substance, il s'en est même vanté, il n'a plus besoin de journaux, ni de journalistes, il a eu directement accès aux "consommateurs".

Pour elle les utilisateurs d'Internet, ou les électeurs, sont des consommateurs. No comment.

La nomenklatura s'affole.

Robert Marchenoir

Fabuleux lapsus, tout à l'heure, sur BFM, de Georges Ugeux, patron belge, naturalisé américain, de la banque d'affaires Galileo de New York, ancien vice-président du New York Stock Exchange, etc.

Sur son blog, il se présente comme "Financier, global thought leader, internationalist and humanist".

http://georgesugeux.com/news-announcements/

La classe... Quand je serai grand, je serai "global thought leader" ; ça a l'air assez sympa, comme job.

Et donc, lors de l'émission consacrée à l'élection américaine, il a fait partie des gens qui se sont déclarés positivement, personnellement insultés par l'élection de Trump : on leur avait volé leur jouet, ils n'étaient plus seuls à faire les règles du jeu, ce n'était pas juste.

"Je suis blessé", a dit Ugeux, qui est, rappelons-le, "financier, global thought leader", etc. Pauvre chochotte.

Et donc, dans une extraordinaire erreur freudienne que le marxiste le plus enragé n'aurait jamais osé imaginer dans la parodie la plus déjantée, il se met à parler des "actionnaires". Puis il prend conscience de son lapsus, et corrige : "la population". Il voulait parler de la population américaine. Des électeurs, quoi.

Vers la fin de l'émission, ça le reprend : "l'actionnariat", dit-il clairement, distinctement et en articulant. Là encore, aucune ambiguïté possible dans le contexte : il parlait de la population américaine.

Et cette fois-ci, il n'a pas corrigé.

Savonarole

Notre Juppé semble bien mal en point.
Son "identité heureuse" face au Caterpillar à chenilles de Trump, au Brexit, bras d'honneur à la technoculture, puis l'annonce de la candidature du jeune Macron renvoient Juppé au Couvent des Oiseaux.

sylvain  VIVE TRUMP !

Vivement le billet de M. Bilger sur cette victoire éclatante de Trump qui restera dans les annales politiques comme le plus beau bras d'honneur à tous les establishments et leurs valets serviles propagandistes.
Quelle belle revanche pour tous ceux qui se sont fait insulter, ostraciser, discriminer pour crime de soutien à Trump !
Aujourd'hui, je suis fier de dire : "JE SUIS TRUMP" !

JMT

Excellent votre mea culpa "Je me suis planté" !

Achille

@Philippe Bilger | 09 novembre 2016 à 13:31

Si ça peut vous rassurer même le grand BHL que le monde entier nous envie a donné lui aussi Donald Trump battu à plate couture par Hillary Clinton. Quelque mois auparavant il avait annoncé une défaite des tenants du Brexit.

Pour le coup personne n’a osé lui demandé s’il pensait à une victoire du FN en mai 2017.

Franck Boizard

Je pars pour un commentaire un peu long. Vous voudrez bien m'excuser.

J'ai cru en la victoire de Trump, puis le matraquage médiatique pro-Clinton m'a paru assez puissant pour l'empêcher. Je ne cherche pas d'excuses, mais l'ampleur et la férocité de celui-ci furent inédites. Il y avait 200 journaux de grande diffusion qui soutenaient Clinton contre 6 pour Trump.

Trois liens :

D'abord, le blog de Scott Adams, à qui il faut rendre un hommage particulier. Ces analyses tout au long de la campagne furent remarquables :

Scott Adam's blog

Charles Gave :



« Les crétins surdiplômés, c’est toute cette classe politique qui a un mépris profond pour le peuple. »

Nassim Taleb :

Nassim Taleb Explains Who Just Got Buried

IYI : Intellectual Yet Idiot. Intellectuel mais idiot.

Contrairement à l'homme de la rue, qui confronte idées et réalités, l'intellectuel confronte ses idées à d'autres idées et à d'autres intellectuels. C'est ainsi que peuvent se constituer des ensembles d'idées cohérents qui n'ont plus aucun rapport avec les réalités. On appelle cela des idéologies, par exemple, l'idéologie multiculturaliste, qui n'a plus aucun rapport avec la réalité des sociétés humaines (car elle néglige cette réalité toute bête « qui se ressemble s'assemble »).

Bien sûr, les intellectuels véritablement intelligents confrontent leurs idées à la réalité, mais ils sont rares et, me semble-t-il, de plus en plus rares. Nous avons plutôt affaire à des bataillons d'ânes diplômés, des demi-intellectuels qui bavassent beaucoup, savent des choses, mais ne comprennent rien (dont certains sont ministres ou plus).

Le phénomène n'est pas nouveau, il y avait les demi-habiles de Blaise Pascal et, a contrario, les paysans de Montesquieu (« J'aime les paysans. Ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers »).

Là où notre époque est franchement différente, c'est en quantité : les ânes diplômés, les demi-intellectuels, sont des millions, ils envahissent et pourrissent tout. Ils sont favorisés par l'extension permanente de la sphère étatique.

************
Un billet du 22 octobre où je citais votre nom au passage :

La trajectoire de Donald Trump nous oblige à poser une question : les politiciens anti-Système sont-ils condamnés à la vulgarité et à la provocation ?

Je pense que, sauf dans les quelques rares pays de l'Est où le politiquement correct ne règne pas aussi fort que chez nous, la réponse est, hélas, positive.

En effet, la provocation remplit deux fonctions :

1) Une fonction médiatique : elle assure la visibilité. Les opposants vulgaires sont tels que le Système les désire, les fantasme, il leur laisse donc la parole.

2) Une fonction politique. Celle-ci me paraît la plus importante. La provocation brûle les vaisseaux, coupe les ponts, lève le doute. Les anti-Système, qui ont été trompés tant de fois par des faux durs à la Sarkozy, ont besoin de cette garantie. Si tu es vraiment anti-Système, ne parle pas avec les mots du Système, ne te comporte pas comme quelqu'un du Système.

C'est ce qu'ont du mal à comprendre les bourgeois et les intellectuels à la Sowell, à la Hitchens ou à la Bilger. Ils voudraient des anti-Système qui aient un discours posé, cohérent, poli. C'est possible dans les pays où le peuple n'est pas trahi à chaque seconde. Mais, dans nos pays, le peuple est comme une femme battue, pour qu'il ait de nouveau confiance, il faut que le sauveur soit vraiment différent des bourreaux qu'il a connus, dans ses idées, mais aussi dans ses mots, dans son comportement et même dans son physique. Les technocrates chauves à costume sombre, chemise blanche, cravate bleue et discours soporifique c'est bon, on connaît. Et on connaît les dégâts qu'ils ont faits.

anne-marie marson

@Robert Marchenoir

J'ai vu aussi passer sur BBC World News un panneau qui disait : "Même en cas de victoire de D.Trump, la France continuera à travailler avec les Etats-Unis".

@sylvain

Il faudra ajouter Elisabeth Quin, N.Damm, Laure Adler qui sévit tous les jours sur France Inter...

Alex paulista

La morale à tirer de cette élection, c'est que les médias et les célébrités ne font pas l'opinion.
Au mieux, ils l'accompagnent.

On l'a vu avec le référendum de 1995 contre la Constitution européenne, le FN au second tour en 2001, le Brexit et maintenant Trump en 2016.

Exilé

A la suite de mon erreur totale, de ma prévision démentie sur la victoire d'Hillary Clinton, je bats ma coulpe. Puis-je vous recommander ma vidéo sur Le Point et mon texte sur le Figaro Vox, l'une et l'autre pour vous convaincre que je ne fuis pas mes responsabilités ?

Cher monsieur Bilger, votre humilité et votre honnêteté vous honorent.

Comme vous l'avez compris, ce que d'aucuns ont pu vous reprocher (amicalement) était moins le pronostic, d'ailleurs difficile, mais le fait d'avoir été peut-être trop sensible au chant de certaines sirènes politico-médiatiques.

« Je me suis planté. Le fait de n'être pas le seul ne me console pas. Mais à l'avenir je ferai attention. »
http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/11/09/31002-20161109ARTFIG00272-philippe-bilgera-propos-de-donald-trump-je-me-suis-plante.php

Nous apprécierions que bien des faiseurs d'opinions et bien des prétendus hommes politiques adoptent la même attitude que vous, alors que leur responsabilité est beaucoup plus lourde.
Mais c'est peut-être trop leur demander.

Solon

On ne peut éviter de citer Montesquieu : "Le peuple est admirable pour choisir ceux à qui il doit confier quelque partie de son autorité. Il n'a à se déterminer que par des choses qu'il ne peut ignorer et des faits qui tombent sous le sens" (L'Esprit des Lois, Livre Deuxième, chapitre II).

Autrement dit, les ratiocinations intellectuelles (de gauche ou de droite, des philosophes ou des journalistes, des progressistes ou des réacs), les anathèmes, les louanges vaseuses, tout cela cède devant ce que veut profondément le peuple.

Lequel contrairement à ce que dit le Baron de Secondat se met parfois le doigt dans l’œil très profondément (voir le Président français actuel). Ce en quoi il n'est pas le seul...

bernard

D'après un sondage réalisé ce matin après l'annonce de la victoire de Trump, seulement 27,794 % des Américains et 26,541 % des Français pensent que les sondages sont manipulés par leurs auteurs et utilisés par les médias militants complices pour influencer le citoyen en faveur des idées et des candidats du Camp du Bien. Environ deux personnes sur trois croiraient donc aux sondages si l'on en croit ce sondage ?
Vous en êtes ?

Florence

Cher Philippe Bilger,

Bien sûr que l'on vous pardonne cette erreur de pronostic, d'autant plus volontiers qu'on l'avait faite aussi.

Robert

@ Philippe Bilger | 09 novembre 2016 à 13:31

Pourquoi, Monsieur Bilger, battre votre coulpe ? Vous n’êtes coupable de rien sauf d'avoir trop écouté les augures médiatiques de France qui prennent trop souvent leurs pseudo-analyses pour des réalités concrètes. Et d'écouter le discours de nombre de sondeurs qui tendent à orienter ainsi les électeurs vers un vote qui leur convienne. Les sondeurs sérieux ont laissé entendre que l'on se trouvait dans la fourchette d'incertitude et indiquaient que la victoire d'Hillary Clinton était tout sauf certaine.

Ces mauvais augures n'ont effectivement pas pris en compte le paramètre des abstentionnistes qui se sont cette fois mobilisés parce que, constitués de beaucoup de déclassés d'abord du petit peuple puis des classes moyennes, ils ont entendu de la part de M. Trump un discours qui enfin n'en faisait pas des losers honteux et qui leur a laissé à entendre qu'enfin il ferait le maximum pour les sortir de l'ornière et du dénuement dans lequel la mondialisation, vendue comme heureuse, les a placés.

A présent nos politiciens français commencent à s'agiter et à prendre peur d'une contagion en France de ce "populisme" si honteux qu'il pourrait bien aider la carrière de Marine Le Pen ! A commencer par le parti socialiste qui a suivi les directives de Terra Nova d'abandonner ces classes populaires et ouvrières, souvent rejetées dans le rural de la France profonde, au profit des Français issus de l'immigration. C'est le sens de la politique initiée par MM. Hollande et Ayrault, celle qui à présent peut leur exploser à la face.
En face, M. Sarkozy est en train de prendre le train en marche pour tenter de récupérer cet électorat à son propre profit, sachant que c'est celui qui rejette M. Juppé. Il suffit d'écouter l'évolution du discours de notre actuel Premier ministre pour s'apercevoir qu'il tente de ramer dans le sens inverse de celui pris depuis tant d'années par le PS. Avec quelles chance d'être cru ?

Il me semble que nous sommes en train d'assister au réveil des Peuples en Europe et que nos dirigeants ne sont pas prêts à changer leur registre de réflexion pour l'intégrer. Leur retard à le comprendre pourra leur être fatal.

Trekker

@ Frank THOMAS |e 09 novembre 2016 à 12:42
"...ce personnage atypique et largement imprévisible pourrait bien surprendre là encore. Il se peut tout à fait - et c'est même une intuition que j'ai - qu'il endosse à ce point les habits du président rassembleur qu'il veuille faire entrer ses idées dans les faits sans démolir l'oeuvre de son prédécesseur…"

Entièrement d’accord avec votre propos, sachons raison garder, Donald Trump n’est pas un idéologue borné imprégné de messianisme sudiste, tel que l’était le duo GW Bush junior et Rumsfeld. Ce que vous décrivez est loin d’être irréaliste car au cours des vingt-cinq dernières années, il a sans cesse oscillé du parti Républicain au Démocrate et son attitude a toujours été marquée par l’opportunisme.

Son programme fort irréaliste sur de nombreux points ainsi que ses multiples saillies verbales des plus douteuses, qui ont été son fonds de commerce dans sa campagne électorale, me font penser à une forme de marketing électoral attrape-tout, destiné à séduire l’Amérique profonde, et lui permettre d’être élu. L’homme est suffisamment expert en démagogie électoraliste et opportunisme, pour une fois au pouvoir ne pas provoquer de crises graves pouvant remettre en cause son accession à celui-ci.

De plus il a certes la majorité dans les deux chambres du congrès, mais tous les élus Républicains appartiennent en majorité à l’establishment traditionnel de ce parti. Ils sauront bien le freiner - voire faire obstruction - dans le cas ou il voudrait mettre en oeuvre les mesures très contestables qu’il a claironnées au cours de sa campagne. Ne pas oublier qu’aux USA le congrès est loin d’être un chambre d’enregistrement, et que le président a des pouvoirs réels bien inférieurs au nôtre.

Seule probabilité, sa politique étrangère sera fortement teintée d’isolationnisme, ce qui sera loin d’être défavorable à nous Européens, mais quid du reste ? Laissons nos bobos politiciens et les médias jouer à se faire peur, rôle dans lequel ils excellent à défaut de comprendre même la société française !

Robert Marchenoir

Tôt ce matin, l'ambassadeur français à Washington a eu le culot, et l'incroyable incorrection diplomatique, de se déclarer, sur son compte Twitter, consterné par l'élection de Trump, avant d'effacer son message...

http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/presidentielle-americaine-un-monde-s-effondre-reagit-l-ambassadeur-de-france-aux-etats-unis-avant-de-supprimer-son-tweet_1912157.html

Encore un qui n'a pas bien compris : Donald Trump est le nouveau président des "Etatsuniens" (comme disent les communistes honteux), qui prendra ses fonctions d'ici quelques semaines... Et le travail d'un ambassadeur, c'est d'entretenir de bonnes relations avec les gouvernants étrangers, pas de les dénigrer en public à peine élus par leur peuple !

Mais apparemment, Gérard Araud croit que sa fonction lui impose de donner des leçons de gauchisme aux Américains. Examinons un peu les messages qui sont publiés en notre nom, à l'adresse des Américains, sur son compte Twitter. Hier encore, il écrivait :

Refuser à une population un droit non pour ce qu'elle fait mais pour ce qu'elle est, c'est de l'intolérance, de la discrimination.

— Gérard Araud (@GerardAraud) 8 November 2016

Aux femmes de dire le sexisme, aux juifs l'antisémitisme, aux gays l'homophobie etc. Le préjugé est aveugle, la discrimination inconsciente.

— Gérard Araud (@GerardAraud) 8 November 2016

Une bonne partie de son compte Twitter est consacrée à vaporiser la traditionnelle arrogance française au-dessus du territoire des Etats-Unis :

https://twitter.com/GerardAraud/status/795756465856331776

L'ambassadeur de France explique donc aux Américains, en un seul tweet, qu'ils sont racistes, que c'est l'armée française qui donne des ordres aux soldats américains, et suggère subtilement qu'ils ne nous ont pas aidés à remporter la victoire lors de la Première Guerre mondiale, et que ce n'est pas eux qui nous ont libérés lors de la Seconde ! Avec ce message, Gérard Araud est bien placé pour concourir au prix du butor diplomatique de l'année. Il est également prêt à travailler pour la "diplomatie" russe, qui excelle, elle aussi, à insulter ceux dont elle cherche à se rapprocher.

https://twitter.com/GerardAraud/status/795706874771505154

Au lieu de représenter la France dans son ensemble, il se sert de son poste pour régler, de l'étranger, des comptes mesquins de politique intérieure.

https://twitter.com/GerardAraud/status/795623058082041856

Il insulte ses hôtes en se moquant de leurs habitudes alimentaires, et montre que ce qui est important pour lui, c'est ce qui se passe entre sa bouche et un orifice naturel situé un peu plus bas.

May I modestly draw the attention to Canada and Europe which provide affordable health care to their population? No lessons there? https://t.co/kkq8Nxta2W

— Gérard Araud (@GerardAraud) November 2, 2016

La Sécurité sociale est bon marché ? Première nouvelle... La France est le second pays du monde où la santé coûte le plus cher, derrière les Etats-Unis... Quant au Canada, la santé (encore plus étatique que chez nous) y est "bon marché" parce que le patient ne paye rien au moment des soins, mais en contrepartie les gens meurent en faisant la queue pour être soignés. Ceux qui ont les moyens vont dans les hôpitaux américains !

(1) Un migrant est un être humain, (2) il n'est pas migrant par vice mais par obligation, (3) notre réponse doit être le droit et l'humanité

— Gérard Araud (@GerardAraud) November 7, 2016

L'intellectualisme pompeux qui ne veut rien dire, grande spécialité française, en effet. Peut-être pas celle qu'il serait le plus habile de promouvoir à l'étranger...

https://twitter.com/GerardAraud/status/794974810849902597

Quel manque de tact ! Notre ambassadeur se permet de fustiger les "affreux anglicismes" pratiqués en France, alors qu'il est en poste aux Etats-Unis ! En quoi est-ce que cela concerne les Américains ? En quoi est-ce leur faute ? Et quel peut être le résultat, sinon de mal disposer ces derniers à notre égard ? Etc.

Sur un terrain un peu différent, j'attends avec délectation que la "vraie droite" se mette désormais à flatter les Etats-Unis avec la même conviction qu'elle les vouait aux gémonies auparavant, de même qu'elle a subitement découvert des vertus aux Britanniques à partir du moment où ils ont voté contre Bruxelles. Tandis que les mêmes, jadis, n'avaient pas de mots assez méprisants pour qualifier les Anglais, on entend désormais un Eric Zemmour les montrer en exemple, et s'émerveiller des vertus de la démocratie anglo-saxonne.

C'est pourtant le même peuple et le même système dans l'un et l'autre cas : la démocratie libérale... "Boutiquiers" un jour, grands défenseurs des peuples le lendemain... Tout le sectarisme et la versatilité françaises.

Enfin, je signale que pendant que tout le monde a les yeux tournés vers l'Amérique, Vladimir Poutine accentue ses opérations de subversion en fomentant des troubles armés en Europe centrale.

En Hongrie, le chef d'un groupuscule d'extrême droite a tué un policier et en a blessé un autre à l'aide d'un fusil d'assaut. Son groupe s'entraîne au combat dans les bois avec des armes à gaz comprimé... en compagnie d'agents du GRU, les redoutables troupes du renseignement militaire soviétique, puis russe.

http://index.hu/belfold/2016/10/28/russian_diplomats_exercised_with_hungarian_cop_killer_s_far-right_gang/

http://observer.com/2016/10/putins-support-for-europes-far-right-just-turned-lethal/

Au Montenegro, les autorités affirment avoir déjoué une tentative de coup d'Etat organisée par des hommes de main russes et serbes, dont le but était tout simplement de tuer le Premier ministre favorable à l'adhésion à l'OTAN.

https://meduza.io/en/feature/2016/11/07/russians-accused-of-attempting-a-coup-in-montenegro

https://www.courrierdesbalkans.fr/le-fil-de-l-info/sindjelic-a-guerroye-en-ukraine

Pendant ce temps, le bon catholique Jean-Frédéric Poisson fait le boulot de ses maîtres russes en allant jeter de l'huile sur le feu en Bosnie, où il se prononce en faveur de l'indépendance de la Republika Srpska... soutenue par Moscou. Cette coïncidence est tout à fait un hasard, bien entendu.

http://www.lesalonbeige.fr/jean-frederic-poisson-il-me-semble-normal-que-la-republika-srpska-ait-envie-de-prendre-son-independance/

On voudra bien m'expliquer en quoi il rentre dans les attributions constitutionnelles d'un député français d'aller faire de l'agitation dans un pays étranger en incitant à la sécession de l'un de ses territoires, en complète contradiction avec la politique étrangère de son pays ainsi qu'avec les traités en vigueur.

Quand de Gaulle en a fait cent fois moins du haut du balcon de l'hôtel de ville de Montréal, cela a suscité un tollé en France et à travers le monde (et il était, après tout, le chef de l'Etat). Cinquante ans plus tard, une bonne dizaine de députés de base s'éparpillent de leur propre chef à travers le monde (gentiment cornaqués par le Kremlin, tout de même), prétendent faire à eux tout seuls la politique étrangère de la Frônce, et ça n'a l'air de choquer personne, ni à "droite" ni même au gouvernement.

Mary Preud'homme

Malgré une faible avance de 139 050 voix, Hillary Clinton a été largement battue en raison du vote des grands électeurs qui ont consacré Trump à la majorité.
Ce qui ne fera pas que des mécontents, y compris chez les Clinton où Bill va pouvoir ranger sa panoplie "ridiculous" flambant neuve de damoiseau et se consacrer à l'art d'être grand-père, tandis que Madame, bientôt septuagénaire, retournera à la cuisine ou à son tricot !
Ne pas oublier cependant qu'un éléphant républicain ça "trump" énormément comme on dit au Québec ! A suivre mais de loin... Et revenons plutôt à ce qui se passe chez nous...

fugace

Ce matin au réveil, je n'en crois pas mes oreilles tant les signaux et le tintamarre me parvenant dans ma profonde retraite annonçaient le futur comme une évidence.

Quels est donc ce nouvel animal politique qui s'impose avec tambours et trompettes ?

http://actuendessins.fr/

Le regard dominateur d'Obama va vraisemblablement être remplacé par un autre à l'égard de Poutine.

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/video-la-photo-de-poutine-et-obama-qui-resume-la-difficile-negociation-sur-la-syrie_1812381.html

Un mal pour un bien ? Je pense vraiment que nous serons fixés juste avant d'élire le nôtre, de Président. Un bien pour un mal ?

sylvain  VIVE TRUMP !

@Philippe Bilger | 09 novembre 2016 à 13:31

Même les "grands "peuvent se tromper, même ceux qui comme vous sont hermétiques aux décervelages intensifs de la propagande médiatique de gauche mais dans le monde des "insignifiants" dont je fais partie, tout le monde a cru à une blague ce matin : les "degauche" éructent leur haine, les "dedroite" sourient du bon tour que Trump a joué à la face du monde zombi cocufiable et formatable à volonté ; quant à moi, heureusement que les murs font trois mètres de haut sinon j'aurais crevé le plafond, et que j'ai des doubles vitrages sinon j'aurais réveillé et affolé le quartier par mes cris de joie et de bonheur ; aussitôt je suis allé féliciter Trump sur son réseau auquel je suis abonné et aussi celui de Marine Le Pen qui a été la première à féliciter Trump.
Il y a des jours comme ça qui vous reboostent du sol au plafond !

sylvain

TRUMP PRESIDENT ! YES WE CAN ! Hahahahaaaa ! MDR PTDR !

Quel bras d'honneur à tous ces anti-Trump, quel bonheur de les voir tous en deuil, la queue entre les jambes, humiliés, secoués, déprimés, tous ces bobos sachants bien-pensants donneurs de leçons de gauche méprisants narquois arrogants, ont subi une claque magistrale historique qui restera longtemps en travers de leurs gorges gauchistes.
Bravo à tous ceux chez nous qui ne se sont pas laissés enfumer par cette campagne d'inquisition contre Trump : en premier, Marine Le Pen qui l'a félicité, ainsi que d'autres sur les réseaux sociaux, Collard, Ménard, etc. des résistants chez nous à ce système socialiste et droite molle collabo pourrie qui détruit la France.
Pôv' Hollande et sa tête de Flanby adipeux gluant et coulant, pôv' Merkel qui continue à donner des leçons et mises en garde à Trump malgré la raclée, pôv' Obama la potiche, pôv' merdias, pôv' showbiziens, pôv' Zélites autoproclamées, allez vous rhabiller, plus personne ne veut de vous, attendez-vous à d'autres fessées mémorables à venir !

vamonos

Ce matin, quand j'ai pris un "20 minutes", journal gratuit de la gauchosphère, j'ai commencé à me douter de quelque chose... Pas le moindre mot sur les élections américaines. Les sbires de Colombani étaient abasourdis, muets, inexistants alors que depuis des mois ils rabâchaient les sempiternelles blagounettes défavorables à M. Trump.

Quand je suis arrivé au bureau, j'ai ouvert un navigateur et là, stupéfaction, j'apprends que, selon BFM, les Américains ont voté pour la libéralisation du cannabis. Je cherche encore et découvre le pot aux roses (pas socialistes).

Aux USA, les Républicains ont raflé tous les pouvoirs pendant la nuit.

Et là, je me suis dit que Trump il a ri (Hillary Clinton bien sûr).

Philippe Bilger

A la suite de mon erreur totale, de ma prévision démentie sur la victoire d'Hillary Clinton, je bats ma coulpe. Puis-je vous recommander ma vidéo sur Le Point et mon texte sur le Figaro Vox, l'une et l'autre pour vous convaincre que je ne fuis pas mes responsabilités ?

Savonarole

Pour la cagnotte de l'EuroMillions de vendredi prochain, des experts comme Ulysse Gosset, Christine Ockrent, Ginette de Malherbe, Laurence Haïm, David Pujadas, France Inter, les Inrockuptibles, Patrick Cohen, Anne-Sophie Lapix, Libération, Anne Sinclair, le Grand Journal, le Petit Journal, vous suggèrent de jouer le 4-9-7-32-42 et deux étoiles, le 7 et le 9.

Prévenez-moi si vous gagnez.

Frank THOMAS

L'écrasante victoire de Donald Trump est un soufflet dans le visage de tous ceux qui n'avaient jusqu'à hier soir pas de mots assez durs pour stigmatiser les électeurs décérébrés qui osaient avouer qu'ils allaient voter pour Trump.

En tout premier lieu cette victoire "inattendue" est une catastrophe pour Barack Obama.
Jamais depuis le début de l'histoire américaine un président en exercice n'avait à ce point pris parti contre un candidat. Obama, en effet, ne s'est pas contenté de soutenir - ce qui était son droit - Mme Clinton ; il a renversé tous les usages en insultant son concurrent et en essayant d'apeurer les électeurs américains.
Par crainte de voir son oeuvre ténue et fragile mise à bas par l'accession de Trump à la Maison Blanche, il s'est engagé contre lui au-delà de ce que la décence et l'usage démocratique pouvaient tolérer.

La cinglante défaite de son ancienne Secrétaire d'Etat - contre laquelle lui-même, quelques années plus tôt soit dit en passant, avait eu des mots très durs - est sa défaite.
Car il est à présent possible que Donald Trump, disposant de la totalité des pouvoirs présidentiels grâce à la majorité républicaine au Sénat et à la Chambre des Représentants, revienne sur ce qu'Obama a fini par obtenir avec les plus grandes difficultés face à un Parlement hostile.

Encore n'est-ce pas certain. Car ce personnage atypique et largement imprévisible pourrait bien surprendre là encore. Il se peut tout à fait - et c'est même une intuition que j'ai - qu'il endosse à ce point les habits du président rassembleur qu'il veuille faire entrer ses idées dans les faits sans démolir l'oeuvre de son prédécesseur.
Assurément il gagnerait par là le coeur de millions d'Américains et, de grand diviseur qu'on craint qu'il ne soit, il pourrait bien devenir un président consensuel et très populaire.

En même temps que la déroute d'Hillary Clinton, c'est tout le lobby politico-médiatique qui sombre.
Depuis des mois l'immense majorité des médias, des sondeurs et des vedettes du showbiz nous annoncent que Trump ne peut être choisi comme candidat par les Républicains. Une fois la chose acquise, ils annoncent sa défaite après chacun de ses "dérapages" et chacune de ses incartades.

En France la quasi-totalité du monde politique - de droite comme de gauche - ainsi que les médias unanimes, se déclarent horrifiés à l'idée d'un victoire de Trump.
Dès ce matin certains - à commencer par M. Cambadélis - nous mettent en garde contre un phénomène Le Pen sur le modèle de celui de Trump. Gageons que cette petite musique va gagner en intensité durant les six mois qui nous séparent de notre élection présidentielle.
Mais s'il est vrai que les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets, soyons sûrs que tous ces prophètes risquent bien, une fois encore, de se fourvoyer tant il est vrai qu'ils sont aveuglés par leurs préjugés et par le confort de la pensée unique qui leur tient lieu de réflexion.

La déroute d'Obama ne suffira sans doute pas à les rendre moins présomptueux et plus lucides.

Jean-Paul Ledun

Faites-moi plaisir Philippe, annoncez-moi que Sarko ne va pas remporter la primaire des Républicains...

Claggart

J'ai pu voir le mois dernier dans les rues de New York des ouvriers sur les chantiers de travaux publics arborer le drapeau américain sur leur casque et sur la cabine de leur pelleteuse.

Hispaniques, noirs, caucasiens, ils sont tous fiers d'être Américains, et même les voitures du métro sont ornées du "stars and stripes".

Donc pas étonnant que le peuple des travailleurs se soit tourné vers celui qui leur a promis de redonner sa grandeur à l'Amérique, issu de l’entreprise et non de la caste politicienne.

Je ne suis pas convaincu que chez nous en France les politiciens de métier, c'est-à-dire en fait ceux qui n'ont jamais travaillé, passés du stade d'étudiant attardé à celui d'assistant parlementaire puis de suppléant puis de député puis de ministre, ou bien projetés de l'ENA aux sinécures de la haute administration, soient conscients de la colère du peuple qui bientôt les renverra comme des bouffons incapables.

Jean le Cauchois

Cher PB,

"Hillary Clinton, si bien soutenue par Barack et Michelle, ne peut pas perdre"

Mais comme elle a perdu, et de beaucoup (c'est impressionnant), il vous faudra changer de fournisseurs de sources d'information, surtout les images ou les vidéos. Cela ne vous sera pas facile.

breizmabro

"Je prends des risques. Pas beaucoup. Hillary Clinton sera la prochaine présidente des Etats-Unis"

Encore trompé. Comme pour Hollande...

Savonarole

À peine élu, Trump provoque déjà deux morts en France : Christine Ockrent et Anne Sinclair.
Trop tôt arrachées à notre affection elles avaient en 2008 prévu la victoire d'Hillary sur Obama, puis la victoire d'Hillary sur Trump.
Pôle Emploi devrait pouvoir leur trouver une reconversion à la hauteur de leurs compétences.

Charles

"Je prends des risques. Pas beaucoup. Hillary Clinton sera la prochaine présidente des Etats-Unis."
"Hillary Clinton, si bien soutenue par Barack et Michelle, ne peut pas perdre. "

Petite erreur de pronostic
Peu dans la sphère politico-médiatico-commentaire ont vu la colère monter de la rust belt et de beaucoup de citoyens américains. Certains commentateurs comme François Durpaire le soulignent depuis les primaires.

Pour la primaire de la droite et pour l'élection j'ai peur que vos pronostics se révèlent aussi erronés.
Cette victoire va encourager certains discours énoncés comme "de vérité" ou "décomplexés".

Bref pour reprendre une expression de tous les jours "ça va secouer".

Exilé

Mais Hillary Clinton va gagner parce qu'elle aura eu en face d'elle un être intelligent mais trop souvent histrion et approximatif.

Mais c'est Donald Trump qui a remporté l'élection...
Cher monsieur Bilger, une fois de plus vous devriez éviter de reprendre tels quels les slogans diffusés en boucle par la Grosse Presse et par le microcosme afin de formater l'opinion.
Donald Trump est un personnage beaucoup plus complexe que la caricature qui en a été donnée de façon complaisante.

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/11/09/31002-20161109ARTFIG00029-trump-en-tete-l-interview-de-laure-mandeville-qui-annoncait-l-ouragan.php

Jabiru

La victoire de Trump vient de contredire les sondages.
Ce qui vient de se passer aux States peut se passer chez nous, attention aux bulles de popularité qui pourraient bien se dégonfler et d'autres se regonfler. Comme quoi rien n'est gagné, restons vigilants dans ce monde qui évolue. La prise de possession de Trump va manifestement changer certaines orientations avec des conséquences sur l'économie européenne et également rebattre les cartes sur l'engagement militaire des US au Proche et Moyen-Orient. Poutine doit jubiler !

JMT

Et voilà, Donald Trump est élu président de la République.
Les risques que vous aviez pris, M. Bilger, n'avaient pas été suffisamment mesurés.
Le candidat des élites et des médias français n'était pas celui du peuple américain.
Vont-ils tenir compte de cette leçon de démocratie pour notre élection présidentielle en 2017 ? Je n'en suis pas sûr !

Aliocha

Puisqu'il semblerait que l'Occident perde la raison, que les peuples s'offrent à la revanche des blondes malades de narcissisme, il est urgent d'ouvrir la parenthèse enchantée des poètes, la seule à même de fendre les ténèbres sinistres de la répétition des horreurs revanchardes qui s'annoncent, d'éclairer du rayon du doux amour comme dernière résistance le chemin escarpé qui nous attend :

"- Assieds-toi sous l'ombrage, dans la fraîcheur et le frémissement de toutes les feuilles ensemble et dispose les plis de ta robe. Tu mêleras tes pensées au murmure de ta voix, comme on voit dans un ruisseau passer des pétales d'églantines".
- Mon ami, c'est l'été qui m'accable. Tu sais combien je suis silencieuse et comme une source tarie. Mes inspirations me viennent de l'ombre, le soleil les dissipe. J'aime la ligne imprécise des pensées nocturnes. A cette heure, le parfum des roses est trop violent. Et vois pencher toutes ces têtes languissantes."
- Mon amie, mon amie, tu es trop taciturne.
Tu as les yeux comme des croisées closes avec les lampes qui s’éteignent. J'aimerais à te voir sourire. Ou jouer avec mes doigts.
- Connais-tu ma tristesse ? Elle n'est plus de ce monde. Elle s'est haussée sur des vapeurs ; elle a gagné la cime ; elle s'y est posée. Oh ! Pourquoi la rappelles-tu ? J'étais faible, j'étais trop faible, j'étais trop faible pour ici. Mon corps plie comme les branches d'un saule. Mon cœur se donne comme un fruit. Et je me suis réfugiée."
- Petite, car tu portes ce nom comme un ornement, as-tu songé que j’étais près de toi ? Ces mains c'est pour te soutenir, et compte mes désirs qui t'entourent ; ils sont comme une garde fidèle ; fais un signe de tête : ils se prosterneront. Tu serais restée sans avoir à craindre ; mon amour a doublé mes forces. Tu serais restée à l'ombre pendant l'été ; tu aurais vu venir l'automne ; tu aurais attendu la nuit. Et puisque les ténèbres te sont nécessaires, j'aurais mis tant de baisers sur tes yeux que tu n'aurais plus vu le jour.
- Mon ami, j'ai atteint de plus hautes ténèbres ; elles sont éternelles et elles resplendissent. Elles sont ardentes d'odeurs et parfumées de fontaines. Elles sont comme de grandes chevelures enroulées. Elles sont si profondes qu'elles sont comme un feu. Je ne participe plus aux formes transitoires, mais tout le temps m'emporte d'une manière indiscontinue et grave. C'est mon esprit qui voit ; c'est mon esprit qui sent ; et il est submergé de puissances nouvelles, d’où il s’accroît vers l’éblouissement sans fin.
- Mon amie, regarde les roses et l’ombre qu’elles font sur le mur. Regarde l’oiseau qui s’envole. Les abeilles rentrent à la ruche ; les moutons suivent leurs bergers ; un nuage monte des prairies.
- Un soleil s’est formé d’une ombre concentrée et il tourne sur lui-même avec impétuosité. De grandes vagues de nuit bruissent parallèlement. Nous sommes en voyage dans la musique. Et la nuit même est mélodieuse où je m’élève, comme un rythme sort de la plus douce des cordes de la harpe."

C.F.Ramuz, Les pénates d’argile.

Ô France, souviens-toi de ton indocile résistance:

"...Ô reine qui lisez dans le secret du cœur.
Vous savez ce que c’est que la vie ou la mort,
Et vous savez ainsi dans quel secret du sort
Se coud et se découd la ruse du traqueur.

Et vous savez ainsi sur quel accent du chœur
Se noue et se dénoue un accompagnement,
Et ce qu’il faut d’espace et de déboisement
Pour laisser débouler la meute du piqueur.

Et vous savez ainsi dans quel recreux du port
Se prépare et s’achève un noble enlèvement,
Et par quel jeu d’adresse et de gouvernement
Se dérobe ou se fixe un illustre support.

Et vous savez ainsi sur quel tranchant du glaive
Se joue et se déjoue un épouvantement.
Et par quel coup de pouce et quel balancement
L’un des plateaux descend pour que l’autre s’élève.

Et ce que peut coûter la lèvre du moqueur,
Et ce qu’il faut de force et de recroisement
Pour faire par le coup d’un seul retournement
D’un vaincu malheureux un malheureux vainqueur.

Mère le voici donc, il était notre race,
Et vingt ans après nous notre redoublement.
Reine recevez-le dans votre amendement.
Où la mort a passé, passera bien la grâce.

Nous, nous retournerons par ce même chemin.
Ce sera de nouveau la terre sans cachette,
Le château sans un coin et sans une oubliette,
Et ce sol mieux gravé qu’un parfait parchemin.

Et nunc et in hora, nous vous prions pour nous
Qui sommes plus grands sots que ce pauvre gamin,
Et sans doute moins purs et moins dans votre main,
Et moins acheminés vers vos sacrés genoux.

Quand nous aurons joué nos derniers personnages,
Quand nous aurons posé la cape et le manteau.
Quand nous aurons jeté le masque et le couteau,
Veuillez vous rappeler nos longs pèlerinages.

Quand nous retournerons en cette froide terre.
Ainsi qu’il fut prescrit pour le premier Adam,
Reine de Saint-Chéron, Saint-Arnould et Dourdan,
Veuillez vous rappeler ce chemin solitaire.

Quand on nous aura mis dans une étroite fosse,
Quand on aura sur nous dit l’absoute et la messe.
Veuillez vous rappeler, reine de la promesse,
Le long cheminement que nous faisons en Beauce.

Quand nous aurons quitté ce sac et cette corde,
Quand nous aurons tremblé nos derniers tremblements.
Quand nous aurons râlé nos derniers raclements,
Veuillez vous rappeler votre miséricorde.

Nous ne demandons rien, refuge du pécheur,
Que la dernière place en votre Purgatoire,
Pour pleurer longuement notre tragique histoire.
Et contempler de loin votre jeune splendeur."

https://fr.wikisource.org/wiki/Pr%C3%A9sentation_de_la_Beauce_%C3%A0_Notre-Dame_de_Chartres

Achille

« Je prends des risques. Pas beaucoup. Hillary Clinton sera la prochaine présidente des Etats-Unis. »

Perdu ! Encore une fois les sondages se sont lourdement trompés.
Ceci étant, pas de panique. Les Américains avaient le choix entre la peste et le choléra. Ils ont choisi le choléra.

La déception que dis-je la sidération des démocrates me renvoie quatorze ans en arrière, au 21 avril 2002, lorsque les résultats du premier tour donnaient Lionel Jospin battu par J-M Le Pen pour quelques dixièmes. Sauf que chez les Américains c’est le Le Pen local qui l’a emporté.

Wait and see !

Tipaza

@ Jean-Dominique
«La Russie dépense près de dix fois moins pour son armée que les USA. Ils n'ont qu'un seul porte-avion, pas même nucléaire donc peu autonome. »

Ni les Vietnamiens, ni les Afghans, ni les Irakiens, n’avaient de porte-avions nucléaires.
On connaît le résultat des guerres menées par les USA dans ces pays.

« L’épaisseur du rempart compte moins que la détermination à le prendre » Thucydide

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