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20 janvier 2017

Commentaires

fugace

@ Giuseppe | 23 janvier 2017 à 16:05
"Il faut dénoncer ces hold-up..."

...et surtout y mettre fin tellement ils sont sans doute nombreux. Celui des attachés parlementaires resurgissant avec la femme de Fillon, même si c'est légal.

J'avais relevé ceci en son temps :
"...Or, si de telles primes, en liquide et non déclarées, ont bien été versées dans le passé dans les cabinets ministériels, elles ont été supprimées, par un décret de Lionel Jospin, le 31 décembre 2001.
Le décret prévoyait toutefois comment requalifier ces primes occultes en versements officiels. Depuis, en plus de leur salaire, les membres de cabinet peuvent toucher une «indemnité de sujétion particulière» (ISP). En clair, une prime" (source Le Fig 2013).

Donc si les ISP sont encore légales ça à forcément concerné d'autres personnes sous le précédent et le présent quinquennat.

Alors pour Guéant, je cherche encore à comprendre pourquoi il se retrouve seul dans les filets tendus.

Tomas

@ Exilé
"Quant à votre vision de l'Histoire, elle est particulièrement caricaturale.
Vous êtes manifestement un exemple de ces personnes dépourvues d'esprit critique, formatées par le Régime selon une histoire frelatée, et conditionnées pour le reste par des slogans reposant sur des idées reçues."

Je ne demande qu'a m'instruire. Demontrez-moi en quoi l'ordre immuable de l'Ancien Regime etait juste. Demontrez-moi en quoi il etait juste que les nobles ne payent pas d'impots. Demontrez-moi qu'il n'y avait pas de disettes, famines et epidemies durant la periode benie de la royaute. Et ne repondez pas en me citant la Terreur ou le genocide vendeen s'il vous plait, je suis au courant. Citez-moi plutot des historiens, des vrais, pas des theoriciens de l'Action francaise, a l'appui de vos croyances medievales.

Pour parler comme vous car j'en suis capable aussi, vous etes un exemple de ces reactionnaires conserves dans le formol de la paranoia de l'autre. Un exemplaire rare de la France moisie qui ne veut pas disparaitre. Tant qu'il y aura des chiffons rouges comme vous on trouvera des brutes epaisses pretes a tout casser au nom des ideaux de justice et d'egalite alors que la simple persuasion devrait suffire pour changer l'injustice de l'ordre des choses.

Exilé

@Tomas
Je suppose qu'avant 1789 mes ancêtres trimaient au bénéfice d'un seigneur qui les payait en poignées de fèves tout en violant leurs filles quand elles avaient l'heur de leur plaire. Merci à tous ceux qui se sont sacrifiés pour qu'il n'en soit plus ainsi.

Ceux qui se seraient « sacrifiés » étaient plutôt des gens qui massacraient les autres avec cruauté.
Vous reprenez là le comportement de ces mouvements totalitaires qui transforment les victimes en bourreaux et réciproquement.

Quant à votre vision de l'Histoire, elle est particulièrement caricaturale.
Vous êtes manifestement un exemple de ces personnes dépourvues d'esprit critique, formatées par le Régime selon une histoire frelatée, et conditionnées pour le reste par des slogans reposant sur des idées reçues.

Giuseppe

"Claude Guéant a été condamné, lundi 23 janvier, par la cour d'appel de Paris à deux ans de prison dont un ferme dans l’affaire des primes en liquide du ministère de l’intérieur. Une peine d’amende de 75 000 euros, assortie de l’interdiction d’exercer toute fonction publique pendant cinq ans, est confirmée." M.Deléan, Mediapart.

Lui aussi voulait notre bonheur.

Il faut dénoncer ces hold-up, très fort, cette morgue sans vergogne qui se croit au-dessus des lois, j'espère que les médias sauront agiter les bons réflexes pour éviter ces pillages constitutionnels de l'Etat.
Il serait si facile d'y mettre bon ordre.

Le pire à venir bien sûr, ce personnage va se déclarer innocent, un livre à la clef sans doute... pour notre bonheur.

Giuseppe


Pour les pointilleux, les minutieux, les qui comptent et les autres.

Giuseppe

Le pouvoir est exsangue, trituré depuis des décennies pour le confort inavoué de beaucoup.
Que vient faire un Peillon depuis la Suisse, profitant d'un mandat européen lui assurant sans aucun doute une vie confortable pour une présence transparente.
On n'en finira jamais avec ces prébendes, pour lesquelles tous ces pirates de mandats s'accrochent.
Le pire de nos maux sont tous ces margoulins qui lutteraient pour nous et qui ne pensent qu'à eux.
Dufflot discuterait déjà avec Benoît pour une circonscription facile, c'est tellement plus agréable que de toucher le RSA ou le revenu universel.
Elle pense à sauver les meubles et son estomac, le reste c'est du vent.

Personne ne veut remettre en cause ces avantages colossaux, le nombre d'élus, et pour cause !
Tous ces goinfres déstabilisent une démocratie, nous avons 9% de plus dépenses publiques que les autres pays de notre niveau.
Qu'ils aillent donc se retrousser les manches dans une entreprise, lutter, ensuite ils pourront être élus mais sans contrat à vie, renouvelable une fois, une seule fois.

Catherine JACOB

@Achille | 22 janvier 2017 à 21:08

Impressionnant et aussi 'élémentaire mon cher Watson'.

Achille

@ duvent | 22 janvier 2017 à 20:25

S’il plaît à Aliocha de nous débiter ses citations à longueur de commentaires, grand bien lui fasse. Tout comme à Catherine JACOB de nous faire des copier-coller de Wikipédia sur des thèmes qui n’ont plus rien à voir avec le billet.

Je constate toutefois que certains ici ont tendance à oublier que nous ne sommes pas sur un forum où l’on parle de tout et de n’importe quoi, un peu comme on le ferait au café du commerce, mais sur un blog et qu’il convient de respecter les règles de ce genre de site d’échange, à savoir s’exprimer sur le thème qui est proposé.

La meilleure façon d’aborder une question est encore d’y répondre sans se perdre dans des développements abscons à grand renfort de références littéraires et philosophiques plus ou moins bien maîtrisées.

Puisque vous semblez aimer les citations, je terminerai sur celle de Rabelais dans Gargantua : "Science sans conscience n’est que ruine de l’âme" ce qui plus prosaïquement peut se traduire par "Mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine."

Aliocha

Merci aux soutiens. Je promets de tenter de ne plus répondre à la méchanceté ad hominem.

Noblejoué

@ calamity jane
"Pour bien des choses on peut se dire "à quoi bon" !
Ceci est non seulement exact mais même souhaitable SAUF pour les attaques gratuites ad hominem !"

Pas faux.
Et remarque qui prouve que vous êtes chevaleresque, ce qui n'est pas interdit par principe aux femmes, sans compter que des femmes ont été chevaleresses.
Je crois que ceci pourrait vous intéresser :

http://www.editions-perrin.fr/livre/chevaleresses/9782262036416

duvent

@ M. Luçon
"J'aurais grand plaisir à vous offrir un verre, pourquoi ne serait-ce pas un peu de bonheur, nous aurions sans doute des tas de choses à nous dire pour notre bonheur réciproque ?"

Je n'en espérais pas moins de vous !

@ Achille / Aliocha

Je ne vous trouve pas très aimable Achille, et je trouve Aliocha très patient avec vous. Pourquoi le tenez-vous responsable de ce que vous ne comprenez pas ? Cherchez et vous trouverez certainement ce qu'il y a d'intéressant dans la façon singulière qu'il a d'aborder les questions.
Obiter dictum, il a raison sur bien des points.

calamity jane

Pour bien des choses on peut se dire "à quoi bon" !
Ceci est non seulement exact mais même souhaitable SAUF pour les attaques gratuites ad hominem ! où cela devient de la rabaisse pour pouvoir y ajouter l'épate...
Les blogs de La Croix sont particulièrement fournis pour des citations de textes bibliques notamment ; et il en existe d'autres plus sectaires.

Noblejoué

@ Aliocha

Continuez vos citations. Elles sont intéressantes, et ne le seraient-elles pas, vous auriez tout autant le droit de les faire. Il est normal qu'on vous soupçonne de vouloir épater la galerie : il faut bien avouer qu'un certain nombre de gens font des citations comme argument d'autorité auquel on ne devrait pas répliquer. Mais je ne crois pas que ce soit votre cas. Je comprends donc votre sentiment d'injustice, et aussi, sachant ce que vous savez, votre peur de devenir un bouc émissaire. La peur qu'on surmonte est du courage, le fait de ne pas sombrer dans le ressentiment est aussi surmonter un obstacle, non de peur, mais de mépris. C'est remarquable.

Pour les citations, il faudrait que nous ayons la même énergie, les approuver, si possible en disant pourquoi, ou les désapprouver, tout aussi en raison, en disant pourquoi.
Dans un cas comme dans l'autre, cela serait souvent bien du travail. Remarquez, pour vous aussi : vous devriez représenter l'auteur. Enfin, vous ne courez pas trop de risques, bien des gens pensent souvent comme moi "à quoi bon ?" même s'ils ne le disent pas.

@ Achille

Je crois que vous n'êtes pas le seul à croire Aliocha désireux d'épater la galerie. En le lui disant, vous lui avez donné l'occasion de mettre les choses au point comme à moi d'avouer que je n'ai pas le courage de répondre point par point à tout cela voire de le lire.
Vous ne trouvez pas que pour bien des choses, on peut se dire "à quoi bon ?"

Noblejoué

@ Catherine JACOB
"« Quoi qu'il en soit, la fascination pour la brièveté de la vie célébrée par les cerisiers en fleurs, le hara-kiri, l'arrangement des fleurs, un art éphémère, comme la cérémonie du thé, tout cela peut donner l'impression d'une fascination pour la mort. »
Le sentiment d’impermanence, le « MUJOKAN(無常観), le se savoir en transit dans cette vie», la brièveté de la vie, le pathos et l’empathie envers les choses, le « Mono no Aware, (物の哀れ) », la sensibilité à l’éphémère n’est pas propre aux Japonais."

Oui, bien sûr, ceci dit ce sentiment m'a l'air bien plus développé qu'en Chine voire que chez les anciens Romains. Aussi développé que chez les chrétiens. J'ai d'ailleurs l'impression que les chrétiens sont plus morbides que les Juifs. Si c'est vrai, pourquoi cette dérive ?

Clafoutis

« Juste une petite pensée pour Louis XVI aujourd'hui. Chaque 21 janvier, je ne suis pas fière de mes aïeux qui l'ont condamné à mort et exécuté. Nos voisins européens ont encore leurs rois et reines »
Rédigé par : Michelle D-LEROY | 21 janvier 2017 à 15:20

« @Michelle D-LEROY | 21 janvier 2017 à 15:20
Merci pour cette pensée. »
Rédigé par : Savonarole | 21 janvier 2017 à 16:19

Gardez une larmichette pour le 30 janvier.
En effet, d’après Wiki, « Charles Ier fut de nouveau battu, puis arrêté, jugé et exécuté pour haute trahison. La monarchie fut alors abolie et une république appelée Commonwealth d'Angleterre fut instaurée… Charles Ier fut décapité le 30 janvier 1649. »

Ils ont fait la course en tête - si j’ose - les Grands-Bretons.

Claude Luçon

@ Tipaza | 22 janvier 2017 à 10:11

Merci !
J'oubliais la chanson préférée de mes parents : "Plaisir d'amour !"
C'est vrai, comme le plaisir, le bonheur ne dure qu'un moment.

 Lucile

@ Patrice Charoulet | 21 janvier 2017 à 14:34

Vous m'en voyez un peu confuse et très touchée.

Catherine JACOB

@Wik ips | 21 janvier 2017 à 13:52

Toutes les images du post Catherine JACOB | 20 janvier 2017 à 08:57 sont des réductions de clichés dont je suis l'auteur (sans e car je déteste la féminisation arbitraire à outrance).

Je ne suis pas l'auteur des images du post Catherine JACOB | 19 janvier 2017 à 18:22 à l'exception d'un travail sur une seule (le col de l'urne hongroise) :
le cliché original a été repris du blog d'un visiteur britannique du musée de Vienne en Autriche, puis nettoyé, puis utilisé dans un fichier perso d'étude perso de l'objet en parallèle avec des clichés communiqués directement par un gradé d'une DRAC bavaroise ou encore d'Arte etc., puis repris dudit fichier et découpé pour n'en garder ici que le col.

Les autres sont des clichés pris et repris par divers auteurs sur le web au point qu'il est difficile d'en retrouver l'auteur. Ceci étant, avec google images vous pouvez au besoin retrouver tous les sites qui les utilisent, s'agissant des images de l'Antiquité, statuettes et fresques.

S'agissant des dieux du vent japonais, les images viennent effectivement de Wikipédia.

S'agissant du premier , comme vous pourrez le constater, l'auteur n'est pas indiqué mais seulement le 'user' et les autres pages de Wikipédia qui l'utilisent. S'agissant du second, gomen nasai, mea culpa, l'auteur en est Takehara Shunsen (竹原春泉) - ISBN 4-0438-3001-7 Kaze-no-kami (風の神, Fūjin) from the Ehon Hyaku monogatari (絵本百物語) qui est un livre de cent contes en images.

S'agissant du joueur de flûte dont il existe moult représentations et interprétations, l'image sélectionnée parmi elles vient du "Deutsches Heft = cahier allemand" du Blog de alemán de Antonio qui ne me paraît pas indiquer de quel ouvrage il l'a récupéré.

Maintenant si je voulais établir un parallèle entre cet objet crétois et cette gravure murale, tombe du clan Wu 武, Shandong, Han orientaux utilisée sur wikipedia par un contributeur nommé Miuki ainsi qu'avec cette lithographie , l'intéressant ce ne serait pas les auteurs initiaux des clichés dont l'un est le propriétaire de la litho, mais l'auteur du parallèle qui les enrichit d'un sens établi en tant qu'il peut de plus être justifié dans le cadre d'une étude iconographique perso, à savoir "Je". Comme par ex. celle-ci ou le 'Elles' initial renvoie aux banshees: et qui fut initiée par cette remarque de l’auteur japonais d’un article en français sur le cycle de "Tristan et Iseut au Japon" dont j’ai assuré la correction :
« Dans "Momotarō no tanjō: La naissance de Momotarō" du folkloriste japonais Yanagita Kunio, il y a un court article intitulé "Kamininaga-himé : La princesse aux longs cheveux" où il est indiqué que les femmes dont les cheveux sont transportés par des oiseaux sont des chamanes. »

Ce qui est remarquable est en effet ce détail significatif que sont les oiseaux dans les chevelures des trois représentations, la plus ancienne comme la plus moderne étant occidentales. Conclusion, dans la mesure où on peut rattacher les oiseaux dans les cheveux au Sidh, soit à l'Autre monde de la mythologie celtique, sans doute peut-on envisager également pour les Poppy goddess crétoises.

Satisfait ?

Tipaza

@ Claude Luçon | 22 janvier 2017 à 03:59
«C'est quoi au fond le bonheur ? »

Mais vous avez très bien répondu !
Il n’y a pas de bonheur, il n’y a que des instants de bonheur que le temps s’empresse de nous dérober dès qu’ils apparaissent.

Aliocha

@Achille

Épater la galerie !
Si c'était mon dessein, il y a bien longtemps que je me serais drapé dans l'orgueil du rejet que j'engendre ici, pour partager ce que je ressens comme essentiel sous d'autre cieux, et ma tendance à la citation est bien loin d'un désir de me faire mousser, mais plutôt la reconnaissance, peut-être étayée par une certaine paresse et un manque de temps, que quand une idée est bien formulée, il n'est pas nécessaire de la reformuler.

Sans doute cela donne-t-il à mes productions un côté péremptoire qui en irrite plus d'un dont vous, ce qui ne justifie en rien certaines réactions stupéfiantes qui confirment ce que j'essaie, sans relâche et certainement maladroitement, d'exprimer, et que Marie-Louise Martinez formule, à mon sens et apparemment contre le vôtre, si bien, il ne me paraît alors pas inutile de la reciter :

"La culture caïnique est fondée sur le déni de la faiblesse, elle se perpétue par le mensonge, la rivalité, l'exclusion et l'irresponsabilité vis à vis de l'autre "suis-je le gardien de mon frère ?" (Gen, 4, 9). La relation personnelle répond à l'appel adressé à l'homme dès l'origine. On peut s'élever à la protection et à la responsabilité devant la faiblesse en soi et en l'autre. Véritable source d'énergie et de force puisée dans une solidarité nouvelle. Pacte d'inventivité où tous rivaliseraient, mais dans une saine émulation et s'uniraient dans une union sacrée, non pas contre le tiers exclu mais pour son accueil, afin que "pas un seul ne se perde" (Jean, 18, 9). Les fondements du sacré ne changent pas, le désir mimétique et l'union sont là mais leur sens change radicalement, on est passé du sacré violent au sacré renouvelé et non-violent."

Toute la littérature, des textes religieux aux romans, décrypte cette incapacité qu'a l'être humain à passer d'un mode de fonctionnement à l'autre, et les chasses ici à certains commentateurs n'en sont qu'une démonstration supplémentaire, où de petits clans, pour mieux celer leur union, s'inventent leur Saniette (tête de Turc du clan Verdurin chez Proust).
Je vous sais gré de me laisser le loisir et la liberté de continuer à dénoncer cette incapacité et, sans violence ni ressentiment, permettez-moi de vous le déclarer : Je ne serai pas votre Saniette !

Achille

@ Catherine JACOB | 21 janvier 2017 à 19:54
« Au contraire, en Europe, vieux continent, c'est la diversité des langues et des cultures qui fonde la cohésion. »

Oserai-je vous dire que je ne suis pas du tout de cet avis. La diversité des langues et des dialectes ne peut apporter que confusion et esprit cocardier voire indépendantiste ainsi qu'on peut le constater avec le « peuple corse », les autonomistes bretons et basques qui se glorifient de leur différence à la moindre occasion.

Il est clair que s’il y avait une langue unique en Europe les choses se passeraient bien mieux. Cela aurait déjà le mérite de faire communiquer directement entre eux les dirigeants des pays européens sans passer par un interprète avec toutes les approximations que peut apporter un intermédiaire. On a pu le constater dernièrement sur ce blog avec les différentes interprétations du mot « Quiet ! » prononcé par Donald Trump à l’encontre d’un journaliste de CNN.

Certes les Chinois et les Indiens ont de multiples dialectes, mais ces peuples arrivent malgré tout à communiquer entre eux, parce qu’ils utilisent les mêmes pictogrammes permettant ainsi à toutes les régions de Chine de lire les mêmes informations malgré le fait qu'ils ne se comprennent pas sur le plan oral.

Claude Luçon

@ duvent | 20 janvier 2017 à 19:58

J'aurais grand plaisir à vous offrir un verre, pourquoi ne serait-ce pas un peu de bonheur, nous aurions sans doute des tas de choses à nous dire pour notre bonheur réciproque ?

C'est quoi au fond le bonheur ?
Admirer un tableau de Turner ? Ecouter un gamin de 12 ans sur "Prodiges" jouer le concerto de Mozart pour clarinette ? Aimer une femme et les chansons de Brassens bien qu'il ait chanté "Il n'y a pas d'amour heureux" ? Faire le tour du monde à voile en 74 jours ? Tenir un nouveau-né dans ses bras ? Se pâmer devant la Joconde au Louvre ou la Pieta à Saint-Pierre ? Réussir son bac quand on n'est pas particulièrement brillant ? Aller passer six mois dans l'IFF et regarder la terre sans voir la pollution ? Passer une nuit, ensablé au creux d'une dune, au Sahara et contempler le ciel tout noir plein de petites lumières qui ne sont pas celles d'écrans des téléphones portables ?

C'est sans doute tout cela et beaucoup de choses en plus.
Ce qui est certain, c'est que le bonheur est introuvable dans nos médias où les rabats-joie règnent en maîtres. Eux sont les publicitaires de ces margoulins du bonheur, le bonheur c'est aussi gagner beaucoup d'argent en vendant des illusions aux amateurs de bonheur qui ne savent pas le trouver tout seuls.

Tomas

@ Exilé

Là vous vous surpassez. Savez-vous quelles étaient les conditions de vie de la paysannerie française sous l'Ancien Régime, et celles de la paysannerie russe avant 1917 ? Les supplices de la roue et du knout, ça vous dit quelque chose ?

Ce ne sont pas "les gens" qui font les révolutions, celles-ci surviennent lorsque la structure politique de la société ne correspond plus à l'ordre social, il suffit ensuite d'un simple accident historique (éruption du Laki en 1783 et Première Guerre mondiale, respectivement) pour les déclencher. Si la noblesse qui se gobergeait sur le dos d'une paysannerie quasi esclave en rackettant la bourgeoisie naissante avait lâché le lest nécessaire plus tôt, 1789 et les excès qui suivirent ne seraient jamais arrivés. Idem en 1917, l'autocratie tsariste était vraiment trop anachronique et ne pouvait pas survivre à l'effort de guerre imposé à son peuple par le tsar, les réformes avaient été vraiment trop tardives pour produire leur effet et surtout n'avaient pas remis en cause le rôle dirigeant de la noblesse. En quoi la naissance est-elle un critère de légitimité pour dominer les autres ?

Je suppose qu'avant 1789 mes ancêtres trimaient au bénéfice d'un seigneur qui les payait en poignées de fèves tout en violant leurs filles quand elles avaient l'heur de leur plaire. Merci à tous ceux qui se sont sacrifiés pour qu'il n'en soit plus ainsi. C'est facile de jouer dans la nostalgie réactionnaire quand on n'a pas connu les difficultés de la misère !

vamonos

Le terme "margoulin" accolé au mot bonheur est une composition à la limite de l'oxymore, susceptible de provoquer des commentaires. En tout premier lieu ce terme de margoulin me semble exagéré voire péjoratif pour qualifier dans son ensemble toute une corporation de professionnels qui font du bonheur leur fonds de commerce. Le bonheur ne doit pas être entaché de malhonnêteté, il est pur, conduit à un état extatique que rien ne peut corrompre. Ensuite, permettez-moi de rappeler une évidence, le bonheur ne peut pas être acheté dans la mesure ou pour l'atteindre cet état, il faut se trouver dans un état d'esprit avec des aptitudes correspondantes. En d'autres termes, le bonheur est affaire de circonstances, d'aptitudes et de souplesse intellectuelle. Pour une adolescente, l'écoute d'une musique actuelle procure un "pur bonheur", alors que cette même musique déconcentre un joueur de go qui trouve son bonheur dans l'agencement de pions noirs et blancs.

On ne mesure pas la misère physique et morale dans ce pays. Le nombre de pauvres a encore augmenté. Dans le même temps les sollicitations publicitaires et les contraintes matérielles ont augmenté. La tentation est grande d'écouter des religieux, des psychologues, des professeurs, des écrivains, des journalistes ou des personnels de la santé qui expliquent patiemment que le bonheur n'est pas incompatible avec la pauvreté. Le consommateur se trouve pris dans un système où la dépense de quelques euros est un réel soulagement, il consomme quelques pages, il écoute quelques mots, il pratique quelques gestes et ainsi pendant quelques instants il arrête de souffrir de son état d'insatisfaction chronique. Le don de quelques euros ressemble à une offrande propitiatoire que les anciens faisaient aux dieux pour que les récoltes soient bonnes, que leur prochain enfant soit en bonne santé, que les objectifs de vie soient atteints. Le bonheur sera atteint si les autres membres de la communauté reconnaissent la bonne position sociale de l'individu. Il a atteint le bonheur. Ceci nécessite une éducation, une discipline et beaucoup de travail.

Avec une deuxième grille d'analyse, je serais plutôt de l'avis de M. Bilger en constatant la vacuité des moyens et méthodes proposés dans certains livres pour que le lecteur atteigne le bonheur. Vu de l'extérieur d'une séance de méditation, un novice voit des personnes assises par terre sur leur postérieur. Les vêtements sont minimalistes, les gens sont immobiles, ils ne font rien. Le coach est tellement sûr de lui que son arrogance est palpable, jusqu'au jour où il tombe lui-même malade ou bien, abandonné par ses clients ou suiveurs, il finit par se résigner, il n'a plus qu'à abdiquer.

Exilé

Le doux ou le dur métier de vivre ne regarde que nous.
Qu'on nous laisse tranquilles et que les margoulins du bonheur ne s'occupent que d'eux !

Exactement.
Quelle plaie que ces gens qui veulent faire le bonheur des gens malgré eux, en répandant des flots de sang au besoin : révolution dite française, révolution de 1917, etc.
Nos aïeux ont généralement vécu pendant des siècles dans la religion catholique qui les accompagnait tout le long de leur vie et qui les aidait à mourir paisiblement le moment venu.
Mais en 1789 une poignée d'excités a décrété que cela ne pouvait être le bonheur, qui pour eux ne pouvait se concevoir que dans une série de dépravations.
Leurs successeurs ne peuvent admettre que des gens puissent se satisfaire de la vision simple d'une crèche de Noël et il faut qu'ils rentrent alors en transes pour demander à la justice locale d'interdire ce nouveau type de scandale, comme si la prétendue laïcité était une condition sine qua non du bonheur...

Catherine JACOB

@ Noblejoué | 21 janvier 2017 à 14:08
« "Il dit aussi que plus une langue est complexe, plus elle a des chances de survivre"
Pourquoi ?
»

Je l’ai entendu exposer cette idée à l’occasion d’une interview télévisée mais je ne saurais plus refaire la démonstration. Ceci dit, toute langue est complexe en ce qu’elle charrie toutes sortes d’intentions tant clairement exprimées qu’implicites, toutefois une langue complexe est non seulement une langue à la syntaxe complexe mais également une langue dont le vocabulaire n’est pas excessivement perméable aux simplifications ainsi qu’aux emprunts étrangers au point de tendre vers l’effacement.

« De toute façon, les langues ont toujours évolué en empruntant aux autres : l'anglais emprunte aussi au français, et on ne s'en chagrine pas.
Mais c’est la force économique et politique qui fait le rayonnement d'une langue... »

D’où il est envisageable que le tournant protectionniste américain de Trump devienne le tombeau de l’influence de l’anglais puisqu'on n’en aura plus besoin pour commercer avec un pays qui se renferme sur lui-même. De ce point de vue également, le FN c’est, à terme, la mort du rayonnement culturel du français.

En 1992, Hagège disait que « Dans l'Europe de demain, la langue commune sera peut-être celle des institutions supranationales (qui devrait avoir du mal à se justifier de survivre au Brexit s’agissant de l’anglais), mais il est souhaitable que les trois langues principales, le français, l'anglais, l'allemand, aient chacune une mission commune. Aux Etats-Unis, terre nouvelle, l'adoption d'une langue unique fut, pour les immigrants, un facteur d'identité par-delà la diversité de leurs origines. Au contraire, en Europe, vieux continent, c'est la diversité des langues et des cultures qui fonde la cohésion. »

Il ajoute « le potentiel linguistique de l'Europe n'est pourtant pas aussi riche qu'on le croit : une soixantaine de langues, tout au plus, c'est-à-dire beaucoup moins qu'en Inde.
- L'Europe a beau être l'un des pôles civilisateurs du monde, elle est un petit continent, composé d'un nombre limité d'Etats-nations. La raison pour laquelle le nombre des langues y est restreint, c'est que le nationalisme linguistique et politique s'est toujours voulu normatif et réformateur : les langues régionales y ont été pourchassées sans cesse au profit des nationales. En Inde, en Chine, qui foisonnent de langues extrêmement diverses, cela n'a pas été le cas. Il en est des langues comme des espèces naturelles : elles évoluent en se diversifiant, en se croisant, en produisant des variétés à l'infini. D’où la complexité du tissu linguistique de l’Inde et de la Chine est leur richesse et leur chance de perdurer. »

Ceci étant, je pense qu’il convient de nuancer ce jugement, vu la nette prédominance en Chine d’une ethnie principale et de sa langue tendant à s’imposer dans cet espace comme pensée unique.
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« Quoi qu'il en soit, la fascination pour la brièveté de la vie célébrée par les cerisiers en fleurs, le hara-kiri, l'arrangement des fleurs, un art éphémère, comme la cérémonie du thé, tout cela peut donner l'impression d'une fascination pour la mort. »

Le sentiment d’impermanence, le « MUJOKAN(無常観), le se savoir en transit dans cette vie», la brièveté de la vie, le pathos et l’empathie envers les choses, le « Mono no Aware, (物の哀れ) », la sensibilité à l’éphémère n’est pas propre aux Japonais.

On les rapproche du « lacrimae rerum » ou du « memento mori : ne perds pas de vue que tu vas mourir » injonction qu’on peut rapprocher de l’inscription se donnant à lire au fronton du temple d'Apollon à Delphes et qu’on met au fondement des leçons socratiques : « Connais-toi toi-même, toi qui entre dans mon temple = sais qui tu es devant la divinité que je suis = tu n’es qu’un homme », donc aussi au « carpe diem » du poète latin Horace avec cette différence que dans le « carpe diem » le sujet est actif et non dans le pathos.

Ex. La Madeleine à la veilleuse - 1640-1645- du peintre lorrain du XVIIe, Georges de la Tour commentaire du Louvre où le tableau est conservé: « Madeleine est en pleine méditation, le regard fixé sur la grande flamme qui éclaire son visage. Elle est pieds nus et tient de la main gauche son menton et de la droite, un crâne tourné vers le spectateur et luisant sous l’effet de la lumière. Guérie par le Christ des démons qui l’habitaient, Marie Madeleine médite sur la vie et sa fragilité, évoquée par le crâne et par la petite flamme éphémère et tremblante. »

Ce tableau a inspiré le poème de René Char de même intitulé qu’est celui-ci : « Je voudrais aujourd'hui que l'herbe fût blanche pour fouler l'évidence de vous voir souffrir : je ne regarderais pas sous votre main si jeune la forme dure, sans crépi de la mort. Un jour discrétionnaire, d'autres pourtant moins avides que moi, retireront votre chemise de toile, occuperont vôtre alcôve. Mais ils oublieront en partant de noyer la veilleuse et un peu d'huile se répandra par le poignard de la flamme sur l'impossible solution. »

S’agissant du Carpe diem :
1. « Que Jupiter t’accorde plusieurs hivers, ou que celui-ci soit le dernier, qui heurte maintenant la mer Tyrrhénienne contre les rochers immuables, sois sage, filtre tes vins et mesure tes longues espérances à la brièveté de la vie. Pendant que nous parlons, le temps jaloux s’enfuit.
Cueille le jour, et ne crois pas au lendemain. » Carpe est une forme impérative venant du verbe latin carpo, carpis, carpere, carpsi, carptum. Ce verbe a pour signification primitive « brouter » (de l'herbe), « cueillir » (une fleur) ; puis « déchirer, censurer, trier, choisir, goûter, profiter ».
2. Plus proche de nous, le poème dédié à Cassandre par Pierre de Ronsard :
« Mignonne, allons voir si la rose [.. etc…]
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vôtre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté. » - Ronsard (Odes, I,17) à la différence d’Horace, Ronsard s’en prend à la vanité féminine.

S’agissant du Lacrimae rerum, il vient du vers 462 au Livre I de l’Enéide :
« Énée s'arrête et, tout en pleurs, dit : « Achate, quel lieu désormais,
quel endroit de la terre n'est empli du bruit de notre malheur ?
Voici Priam ! Même ici, la valeur trouve sa récompense ;
les larmes existent, et les malheurs humains touchent les cœurs: sunt lacrimae rerum et mentem mortalia tangunt .
Renonce à tes craintes ! Ce renom nous vaudra peut-être le salut. »

En parlant ainsi, il se repaît l'esprit de ces vaines images,
poussant force gémissements, le visage inondé de larmes. »

Achille

@ Aliocha | 21 janvier 2017 à 15:11

Je ne suis pas contre une petite citation de temps en temps. Moi-même il m’arrive d’en placer une parfois pour étayer un commentaire. Mais nous en balancer toute une palanquée, fussent-elles d’éminents universitaires, ne présente guère d’intérêt si ce n’est d’épater la galerie.

Le mieux est encore de penser par soi-même en exprimant ses idées avec ses propres mots. Certes cela fait moins savant, mais souvent la simplicité permet de mieux transmettre le message que l’on veut adresser à ses interlocuteurs.

Mais bien sûr vous faites comme vous voulez.

anne-marie marson

Je ne parlerai pas de la troisième et dernière joute médiatique de la primaire de gauche parce que je la regarderai en replay, comme l'a fait pour le deuxième débat le président de la République qui a préféré aller applaudir la dernière représentation de la pièce de Michel Drucker.

Entre F.Hollande qui préfère aller voir du boulevard avec M.Drucker, et A.Merkel qui préfère aller voir une exposition de peintures pendant l'investiture de D.Trump, on ne se demande plus pourquoi on a besoin de gourous.
Face au vide de la pensée et de l'argumentation, en l'absence de toute explication, c'est un boulevard pour les margoulins du bonheur.
En voyant les soi-disant milliers de personnes qui défilent à Washington contre leur Président élu, je me dis que ni Obama, ni Merkel, ni Hollande n'ont laissé leur pays en état de démocratie, et pour Obama, tout démocrate qu'il soit.
J'ai zappé BFM.
Seul H.Védrine a eu une attitude cohérente en disant qu'il était inutile de protester contre l'élection de D.Trump, mais qu'il fallait s'organiser contre.
Ce n'est pas l'attitude des milliers de décérébrés qui défilent à Washington et pire encore à Paris (de quoi je me mêle).
Et ce n'est pas fini. On attend les commentaires de C.Fleury, E.Quin, N.Daam... les mêmes salades que les gourous du bonheur.

Noblejoué

@ épilogue
"Etes-vous allé voir au moins une fois le "pavillon d'or" pour en parler si bien, connaissez-vous Nara, Himeji, Kyoto ?"

Parlez de vos voyages, lectures, idées... Je ne sais que très peu de choses et ai une curiosité insatiable.
Ah, Le Pavillon d'Or de Mishima ! Un peu avant de brûler le temple, le moine en vient à comprendre que l'acte est inutile car il en a compris l'essence mais il le fait quand même car...
Tout cela donne à penser sur la nature du bouddhisme, de l'enseignement, de l'action, tout.

Le personnage principal, a vrai dire les autres aussi, est désagréable, mais sa quête et ses souffrances le rendent attachant... A force d'en écrire, j'aurais envie de le relire alors que je l'ai déjà fait plusieurs fois, mais...

Lab2

Les Démocrates au tapis.
Voilà ce qui arrive quand on refuse d'agir selon les conseils de Labocca.

Patrice Charoulet

En attendant l'avis de notre hôte sur le débat de la primaire de la gauche, je lis Le Figaro (21/01). Longue interview de Jean d'Ormesson, interrogé sur tous les sujets politiques du moment, dont Macron. Il compare, très justement, ce monsieur (qui ne m'éblouit nullement) à la "chauve-souris de la fable" (II, 5).
"Moi, souris !(...)Je suis oiseau : voyez mes ailes." Et, plus tard : "Qui fait l'oiseau ? C'est le plumage./Je suis souris : vivent les rats !"

On me permettra de ne parler ni du Japon, ni du japonais. Je fuis cette lice.

Giuseppe

Margoulins et effets d'annonce, celle de M. Sapin "Hollande le seul capable de rassembler la gauche et les Français".

Chiche !!

Savonarole

De passage à Paris, je vais aller voter à la primaire de la gauche.
La gauche nous a enfumés avec Juppé qui ne pesait pas plus de 20%, ils y ont rajouté 10% en allant voter aux primaires de la droite.
Je vais voter Peillon, histoire de couler Valls.
Ça lui fera une claque de plus.
C'est Jésus ce benêt, il tend toujours la fesse droite pour qu'on lui botte le fondement.

Savonarole

@Michelle D-LEROY | 21 janvier 2017 à 15:20

Merci pour cette pensée.

calamity jane

@Tipaza
"Je vous conseille l'herbe du lac Titicaca"

Bon ! Voilà une nouveauté : l'herbe du lac !
Ben ! en France on n'a pas de pétrole mais on a l'herbe du lac ! Youpi.
Je l'avais bien prédit en début d'année : 2017 quel régal d'inepties et autres couleuvres... Réjouissant.

@Achille

Enfin, vous compris-je cher Achille !
Normal dans la sérénité comme Papili cad sans aucune responsabilité... En fait, le propre des grands esprits esthètes et/ou ermites parce que les tribulations de la vie n'ont plus prise sur eux.
Sauf que ces esprits ne se hasardent pas à se faire élire connaissant leurs limites... C'est votre cas...!?
Caramba ! et devant le plus beau panorama du plus haut sommet d'Europe, j'ai cité le Mont-Blanc, café-genépi pour tous et toutes (ceux, celles qui veulent évidemment). Bonne sieste.

Michelle D-LEROY

Juste une petite pensée pour Louis XVI aujourd'hui.

Chaque 21 janvier, je ne suis pas fière de mes aïeux qui l'ont condamné à mort et exécuté.
Nos voisins européens ont encore leurs rois et reines, avec des monarchies constitutionnelles et aucune différence avec nous dans leur vie quotidienne. Parfois même la démocratie fonctionne mieux chez eux que chez nous. Au moins les peuples ont un pilier qui reste une référence et un repère que nous n'avons pas et ne semblent pas plus pauvres pour autant. Ils gardent aussi une part de rêve en regardant princes et princesses dont la plupart se conduisent parfaitement et souvent mieux que certains de nos politiques décadents ou dévoyés.

Une nostalgie comme une autre devant le spectacle affligeant d'une campagne aux multiples candidats amnésiques ou jeune prestidigitateur.

Aliocha

@ Achille

Vous ne lisez pas car, en commentaire de ce billet, je n'ai fait que citer des textes dont j'indique, de surcroît, la source. Donc ce n'est pas moi que vous ne comprenez pas mais d'éminents universitaires dont je doute, Tipaza, qu'ils aient goûté aucun psychotrope, quoique... Non, moi j'ai juste affirmé, en commentaire du texte cité :
Aussi, par la relation juste, accédons-nous au statut de personne (sans l'autre, tu n'es personne !).

Tomas

@ jack

Hélas oui les socialistes comme les autres nous font croire que la croissance pourra continuer indéfiniment. C'est bien ça le problème avec les hommes politiques, ils essayent de nous vendre du bonheur en nous faisant croire que tout pourra continuer comme avant, alors que l'on sait depuis le rapport du club de Rome de 1971 que ce n'est pas possible.

Vous avez aussi raison sur le sentiment d'utilité aux autres qui est une des conditions du bonheur, l'homme étant altruiste par nature. Le revenu universel (qu'il est complètement irréaliste de promettre à un montant de 700 euros d'ici 2022, Hamon que j'aime bien m'a beaucoup déçu en faisant croire cela) permettrait des activités associatives ou sociales permettant d'être utile ou de travailler gratuitement pour le bien commun.

Enfin, les Américains comprendront tôt ou tard que leur mode de vie non négociable comme disait Reagan est intenable. Quant aux Chinois ils ont déjà compris qu'il leur fallait être plus sobre en émissions de CO2 et de particules fines, la pollution des grandes villes atteignant désormais chez eux des niveaux insupportables. Bien sûr que la France ne règlera pas les problèmes mondiaux à elle toute seule mais nous avons encore assez d'influence pour montrer l'exemple, ce que nous sommes loin de faire pour l'instant.

Patrice Charoulet

@Lucile

Vous avez la gentillesse de me remercier pour mes citations. Ce qui me donne l'occasion de vous remercier pour vos textes sur ce blog.

Noblejoué

@ Catherine JACOB
"Il dit aussi que plus une langue est complexe, plus elle a des chances de survivre"

Pourquoi ?

"Enfin, la passion des Occidentaux pour ce pyromane suicidaire homosexuel qu'a été Michima n'a d'égal que leur intérêt pour la romanisation du japonais qui leur paraît d'une façon tout à fait fallacieuse, contourner la difficulté, à leurs yeux inutile, que représente le système des sinogrammes et des Kanji japonais.
Or, il semble qu'il y ait beaucoup plus de Japonais amoureux de la vie et des fêtes, que fascinés par la mort.
Maintenant, cela fait très longtemps que j'ai lu "Le Pavillon d'Or" et ne l'ai plus précisément en mémoire."

Eh bien, les gens veulent ramener l'autre à soi. C'est quelque peu inévitable, tyrannique et irréaliste, et me rappelle cette personne disant que son chat essayait de l'amener à elle, bon courage ! De ma part, cette histoire de romanisation n'est qu'un avatar de la manie de vouloir faire passer les autres par un moule, un cas intéressant.

Mishima me semble attirant, et pas seulement parce que théâtral, comme dans son suicide médiatique. Dans Le Pavillon d'Or, il ne s'attaque pas à moins que le problème de la beauté, et reprend mais en l'en ennoblissant, un fait divers où un bonze avait incendié le pavillon d'or en parlant de haine de la beauté, avant de se rabattre sur des explications plus banales.

Dans ses livres, il me semble qu'il y a un heurt fécond entre un désir de pureté et la corruption, parfois du personnage, parfois du monde, amour de la vie et mouvement, soit des personnages, soit du monde extérieur, vers la mort. Tout cela est bien évidemment dur à tenir, mais à mon avis, maîtrisé, enfin, je n'ai lu que le Pavillon, La Mer de la fertilité, Confession d'un masque, deux autres histoires, une d'enfants assassins et l'autre idylle genre Daphnis et Chloé et une ou deux nouvelles moins marquantes.

"Or, il semble qu'il y ait beaucoup plus de Japonais amoureux de la vie et des fêtes, que fascinés par la mort."

Vous connaissez les Japonais actuels. Mais aussi leur culture ancienne, avec les samouraïs et leur fameux seppuku. Peut-être l'arbre qui cache la forêt ? Quoi qu'il en soit, la fascination pour la brièveté de la vie célébrée par les cerisiers en fleurs, le hara-kiri, l'arrangement des fleurs, un art éphémère, comme la cérémonie du thé, tout cela peut donner l'impression d'une fascination pour la mort.
D'un autre côté, on sait bien que le Japon doit une très grande part de sa culture à la Chine, fascinée, elle, par la vie.

Alors la culture japonaise est-elle fascinée par la vie comme la chinoise ou, disons beaucoup moins, peut-être à cause des tremblements de terre et des samouraïs, d'où qui sait une tension qui serait alors exprimée par les manières que j'ai cru percevoir et serait aussi l'inspiration et la raison du succès de Mishima ?

Giuseppe

@Achille | 20 janvier 2017 à 19:53

Et encore, d'une époque je subis quelques contraintes de toitures.
PLU aujourd'hui plus rigoureux mais sans doute pas assez pour certains environnements.
La hauteur des faîtages devrait être encore revue plus drastiquement.

Achille

@ calamity jane | 21 janvier 2017 à 11:25
« Je comprends combien il doit vous être difficile de lire certains commentaires et revenir prestement ouvrir la porte de la normalité dont vous pourriez également me donner la définition Achille ! pour un bilan de compétences complet. MDR ! »

Je vous sens un brin moqueuse sur ce coup-là. Mais ce n’est pas moi qui vous le reprocherai vu que je ne dédaigne pas, moi aussi, manier l’ironie.

Concernant la normalité, ma définition est exactement la même que celle qu’avait donnée François Hollande lors de la campagne électorale de 2012, ni plus ni moins. Sauf qu’un président, lui, doit se situer au-dessus de la normalité pour exercer sa charge. Il ne semble pas l’avoir compris et il en paie aujourd’hui les conséquences.

Giuseppe

@Frank THOMAS | 21 janvier 2017 à 11:10

En allant voir une pièce de médiocre il signifiait par là le manque de valeur encore plus grand de la primaire PS, il la réduisait à moins que rien.
Mélenchon trahi par FH après son dernier congrès ne lui a jamais pardonné, et chaque jour écrase un peu plus un marin d'eau douce qui n'était surtout pas fait pour la France.
Et ce n'est pas fini.

Jabiru

Il est où le bonheur, il est où ?
On peut le trouver partout et c'est en général une somme de petits riens qui rendent heureux tout simplement.

Achille

@ Tipaza | 21 janvier 2017 à 10:53
« Je vous conseille l’herbe du lac Titicaca, elle pousse dans les hauteurs. »

C’est, en effet, une solution qu’il va me falloir envisager. Reste à trouver le fournisseur. Peut-être que Jean-Luc Bennahmias pourrait me rencarder. J’avais essayé de reprendre les commentaires d'Aliocha après avoir bu deux verres de whisky pur malt 18 ans d’âge. Mais l’effet, bien que positif, ne donne pas entièrement satisfaction.

@ Catherine JACOB | 21 janvier 2017 à 10:43
« De deux choses l’une, ou c’est lui ou c’est vous le problème… »

Je me suis déjà posé la question. Ce qui me rassure c’est que je comprends parfaitement vos commentaires, même si le plus souvent, je fais des pauses en cours de route, histoire de faire « refroidir la machine ».
Mais je reconnais que j’ai toujours eu beaucoup du mal avec les mystiques. Ce qui n’est pas votre cas avec vos démonstrations abondamment documentées (et avec des images) qui correspondent mieux à mon mode d’interprétation cartésien.

Lucile

@ Mary Preud'homme | 20 janvier 2017 à 19:53
"Comme vous, j'ai été choquée"

Bien d'accord avec vous, il y avait une sorte de férocité dans cette injonction. Même si le conseil n'est pas sans fondement pour réussir à la télévision, le moins que l'on puisse dire c'est que la diva qui conseillait à cette jeune fille d'avoir l'air heureux l'a fait de façon tellement négative qu'elle a obtenu l'effet inverse.

Une amie m'a rapporté avoir été reçue à New Delhi par une personne qui avait à son service un personnel assez nombreux. Cette dame lui a expliqué qu'elle aimait que ses domestiques aient l'air content, sans quoi elle s'en séparait.

Le spectacle de la douleur est bouleversant, son étalage pénible, mais celui du bonheur peut l'être tout autant, et il est souvent suspect.

Comme le fait remarquer Noblejoué en citant Churchill, nous sommes surtout faits de telle sorte que nous agissons pour que la vie continue. Nous sommes aussi programmés biologiquement pour éviter la douleur, mais cela vient en second, car nous acceptons malgré tout de souffrir pour vivre, survivre, ou donner la vie. Et enfin, il semble que nous soyons programmés non pas tant pour le bonheur, que pour la recherche du bonheur, d'ailleurs reconnue comme un droit par la constitution américaine ! Cela nous rend fous ou raisonnables, selon l'idée que nous nous en faisons.

Je sais bien, "il faut imaginer Sisyphe heureux", mais tout de même pas du matin jusqu'au soir.

@Patrice Charoulet

Merci pour vos citations, ma préférée étant peut-être celle de Yourcenar (le bonheur vu comme un chef-d'œuvre). J'en aime aussi une autre, qui dit à peu près "épargnez-moi la douleur, le bonheur je m'en occupe", mais je ne sais plus de qui elle est.

calamity jane

Les Maristes doivent être contents d'eux pour avoir formé des gens "normaux" qui savent mieux que les margoulins où est le bonheur cad dans la normalité.
Je comprends combien il doit vous être difficile de lire certains commentaires et revenir prestement ouvrir la porte
de la normalité dont vous pourriez également me donner la définition Achille ! pour un bilan de compétences complet. MDR !

"L'autre jour j'ai vu écrit sur un mur "faites l'amour ne faites pas la guerre" ! On vous met devant un choix ! Y en a p'têt qui voudraient faire aut' choz' ?" R. Devos.

Jusque-là vous me comprenez ? Sinon, voyez le commentaire de Tipaza !
Relativisons nos intentions : on est toujours l'a-normal de quelqu'un, quelqu'une... :-)

jack

@ Tomas

Rester à la maison et percevoir un revenu universel n’est pas la panacée. La dignité humaine est aussi fondée sur le sentiment d’être utile et d’être ‘sociabilisé’. Voyez par exemple ces jeunes de banlieue qui conduisent des VTC. Certes, c’est encore une forme de précarité, mais peu à peu s’instaure une représentativité des salariés et une revendication pour un minimum de droits qui va prospérer. Il existe encore de multiples niches de création d’emplois en raison du vieillissement de la population par exemple, et bien d’autres pistes. En ce sens, un ‘revenu décent’, en accompagnement d’un revenu salarial faible est une hypothèse plus crédible. Et Monsieur Valls a raison sur ce point.

Je suis d’accord sur le fait qu’il faudrait passer à un autre mode de consommation et j’admire le travail de Pierre Rabhi. J’attends les solutions pour y parvenir alors que sévissent des voraces économiques chinois à gouvernement communiste, ou bien américains républicains ultralibéraux. Et vous voyez bien en France que les socialos comme la droite n’ont qu’un mot à la bouche : la croissance.

Frank THOMAS

François Hollande nous a habitués, depuis sa triste comédie du "président normal", à la médiocrité de la parole et de l'action.
Point n'est besoin, je pense, de développer davantage cette évidence.
La présidence de la République qui, dans la tradition républicaine française - singulièrement depuis l'avènement de la Ve République en 1958 - est largement héritière de la monarchie, est une fonction qui, outre une compétence et une autorité indiscutables, exige une retenue, une dignité, voire une élégance dont nous sommes, hélas, fort éloignés depuis les deux derniers titulaires de la fonction.

Ce qui m'a décidé à revenir sur ce thème du respect dû à la fonction présidentielle et surtout aux Français, c'est Hollande se rendant à la dernière de la pièce de Michel Drucker, "Seul avec vous" que vous évoquez en passant, Philippe, mais qui me semble plus que significative.

Passe encore qu'il ait, en sortant ce soir-là au spectacle, gravement insulté les candidats à la primaire de gauche, c'est-à-dire ses anciens ministres et le premier d'entre eux. Cela est une petitesse mesquine de plus à son palmarès, à peu près équivalente à la façon dont il tourna les talons devant le président sortant le jour de son entrée à l'Elysée, qui augurait mal de la suite de son mandat et qui témoigne d'une nature mesquine, aigrie et vindicative.

Mais que dans une ville comme Paris, où tant de spectacles de grande qualité sont donnés tous les jours, où tant de créateurs attendent d'être soutenus, le premier des Français n'ait pas d'autre envie que de se rendre chez Drucker, témoigne de son niveau d'inculture et de sa médiocrité.

Il y a là, j'avoue, de quoi être quelque peu désespéré.

Garry Gaspary

Etre, c'est vivre une histoire avec l'autre.

Avoir, c'est nier l'être parce que l'on n'est rien.

Pour l'exemple, je suis Français alors qu'un beauf christianisé n'a que la nationalité française.

D'ailleurs, être, c'est pouvoir dire je, alors que le beauf ne sait dire que nous ou on...

"On est chez nous", telle est la devise du beauf.

"Je suis qui je suis", telle est la devise du déchristianisé.

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