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17 avril 2017

Commentaires

genau

Autant que je le sache, l'inaction est le propre des présidents. Un Roi pouvait être mauvais ou incapable, mais inactif, jamais. A telle enseigne que l'Histoire conserve le souvenir des rois fainéants.
On a raconté, calembredaine sans doute, que son élection fut pour Hollande un moment extatique, mais sans épectase.
Il faut dire aussi que l'habitude française de tout dénigrer, de ne faire confiance à personne, et de s'emballer pour l'escroc Macron ou pour le Vojd Mélenchon incline à se moquer de l'opinion d'un peuple aussi inconstant et à conduire son attelage à trot assis.

Tout dépend du personnage. Giscard d'Estaing avait trop de distinction pour les Français qui lui ont réservé une sortie insultante qu'il raconte très bien. Chirac était bien trop madré pour choquer, quant à Mitterrand, il était limité à son esprit retors et a trompé son monde perinde ac cadaver. Les deux derniers sont les preuves que la goujaterie peut revêtir le vote populaire comme un manteau de Déjanire ; impossible de s'en défaire.
Mais ces deux-là, je suis plutôt d'accord avec Ghinsberg, ont fait plus que ce qu'on pense, dans un manteau qui était trop grand pour eux, alors, évidemment, ça flotte et ça cache la silhouette.

Je ne vais pas verser dans mon obsession anti-islamiste, mais il faut constater que le délire de consensus autre que politique français, paralyse le sens commun, rend aveugle, assimile vessies et lanternes et tend un cou virginal aux barbares tueurs de chrétiens (de musulmans aussi, mais ça ne devrait pas nous concerner). La France s'en moque, la France a besoin de vacances, même s'il s'agit de celle du pouvoir.

citizen kane

Philippe Bilger dit : "Comment ne pas cibler le président Hollande qui connaît le plus faible taux de popularité à la fin d'un mandat…?". Philippe Bilger a raison.

Or Macron est bien un bébé Hollande.

On ne peut pas faire l'impasse sur ce constat. Etudions l'attitude à adopter pour l'imminente élection présidentielle. Onze candidats. Neuf passent d'emblée à la trappe… par définition (Mélenchon et Le Pen inclus). Critères de sélection : la plausibilité, le bon sens économique, l'importance de ne pas bousculer la place de la France en Europe. Le Frexit est une hérésie, une abomination. La sortie de l'euro est un non sens.

Que reste-t-il ? Fillon le balafré et Macron la créature Hollande, l'OPNI (objet politique non identifié, absent du paysage politique il y a encore deux ans et demi, dont la colonne vertébrale du projet—si tant est qu'il y en ait une—se réduit à ratisser large en dispensant prébendes et avantages de toutes natures pour satisfaire la foule courtisée, lorgnée de façon mercantile comme de vulgaires containers à bulletins de vote, à la mode trophée de chasse. C'est Monsieur OuiMaisNonMaisPeutEtreMaisUnPeu, indécis chronique et inventeur à foison de l'eau tiède sous l'égide du célèbre Maître Yoda Bayrou).

Il y a très longtemps une banque disait avec franchise dans une publicité : "Votre argent nous intéresse." Macron n'avouera jamais : "Mais enfin !… il n'y a que votre bulletin de vote qui m'intéresse."

Fillon le balafré a un projet de désendettement pour la France, et HollandeBis racole sans vergogne façon cigale-papillon (d'accord avec tout le monde, sourire touches de piano). Fillon ne cherche pas à plaire. Il pense à l'intérêt général, rien que l'intérêt général… celui du pays. Macron nous la joue séduction, accomplissant force parades à tendance hystérique, publicité dentifrice à la clé. Avoir les dents propres et pousser des cris d'orfraie n'augure pas obligatoirement favorablement des capacités à gouverner. Par contre, l'immaturité et l'inexpérience globale n'en finissent pas d'inquiéter le commun des électeurs dans l'hypothèse de l'accomplissement d'un scénario funeste. Mettre un jeunot, jamais élu, novice, à la tête de l'Etat… quelle aberration !

Comme l'a dit Philippe Bilger dans le précédent billet : il s'agit de savoir si on privilégie l'image du candidat ou la validité du projet. Philippe Bilger a préféré le Fillon-projet au Fillon-personnage et Macron est alors resté sur la touche.

Nul ne doit être dupe d'une luciole démagogue.

Fillon dit : je ne vous demande pas de m'aimer… je vous demande, en me désignant, d'aimer la France.

Donc si vous aimez Fillon… votez pour lui, et si vous n'aimez pas Fillon… votez encore pour lui mais en pensant, cette fois, à la France.

Seul Fillon désendette le pays. Macron est aux abonnés absents.

Ainsi, ne succombons pas au beau parleur, bien poudré, présentant clean, issu de la caste bourgeoise choyée, promu par d'importants intérêts financiers, ayant dilapidé - comme par hasard - sa fortune juste avant l'élection en l'espace d'un instant, et ayant contracté un prêt sans intérêt de 550 000€ de particulier à particulier, sans jamais daigner fournir d'explications.

Privilégions le candidat qui connaît sur le bout des doigts—après 36 ans d'expérience et de dur labeur sur le terrain—la France profonde, la France rurale, la France universelle, la subtilité des rouages d'appareil d'Etat et la difficile lutte diplomatique—au plus haut niveau—face aux plus puissants de ce monde (importance de l'expérience d'un quinquennat en qualité de Premier ministre). François Fillon est le seul à pouvoir se prévaloir, une fois élu, de disposer d'emblée d'une majorité à l'Assemblée nationale lui permettant de gouverner instantanément.

Ne refaisons pas l'erreur du choix de 2012 du candidat Hollande, jamais ministre avant d'accéder à la fonction. Fi des amateurs ! Fi des touristes ! Fi des incompétents ! Fi de la sauce doucereuse et dangereuse à la socialiste !

La France mérite mieux que le Canada Dry de François Hollande que représente Macron. Restons pragmatiques, restons raisonnables, restons responsables et ne confions cette lourde tâche de diriger le pays qu'au seul capable de l'assumer convenablement : François Fillon. Balafré certes, mais disponible.

Noblejoué

"Comment ne pas cibler le président Hollande qui connaît le plus faible taux de popularité à la fin d'un mandat et à qui pourtant on ne peut pas reprocher d'avoir trop agi. Il y a là un paradoxe qui fait se rejoindre le discrédit avec le peu d'efficience"

Rien à voir.

D'abord, Sarkozy a été très impopulaire. Problème, on a pris l'habitude d'avoir un Président impopulaire, certains l'auraient voulu aussi bon que l'autre était mauvais, ou le croyant moindre mal, ont fini par le dire mauvais, nul, et à force de dénigrer et mépriser quelqu'un, on le déteste.
Ensuite, il y a eu le mariage pour tous, ce qu'on fait encore payer à son successeur présumé, Macron, présumé homosexuel ou du moins critiqué pour sa prise en compte des diversités des familles.

Si c'était possible, il faudrait faire abstraction du prédécesseur et d'une mesure symboliquement forte, et regarder s'il n'y pas eu des mesures passées inaperçues et évaluer.

breizmabro

@ Régis ANTOINE | 17 avril 2017 à 10:03

Jusqu'alors je n'avais pas trop bien compris vos interventions :(

Là, ce 17 avril 2017 à 10:03 j'ai compris que vous êtes plutôt "rigolo/ rigolette s'exprime".

Si rigolette tombe à l'eau qu'est-ce qu'il reste ?

Ceci dit c'est bien aussi que vous nous fassiez rire, même avec les éternelles vieilles blagues en boucle.
Hollande nous fait le même coup avec la commémoration du Chemin des Dames :-(

Oh là là, que les méchants sont méchants et que les menteurs sont menteurs !

Du coup je n'ose plus parler de "Notre ennemie c'est la finance" ça va faire redite :-D

Trekker

@ Philippe Bilger
"...Ainsi le septennat de Valéry Giscard d'Estaing, président qu'on réhabilite maintenant, qui avait pour ambition de favoriser le rassemblement d'au moins deux Français sur trois, n'a pas été un long fleuve tranquille."

Heureux de voir que vous contribuez à cette réhabilitation du septennat de VGE, objet de nombre de procès fort injustes sur ses actions et sa personne. Cette dernière et quels que soient nos divers présidents, a toujours eu immanquablement des travers désagréables certes propres à chacun, et de Gaulle n’en fut pas exempt. Une seule divergence avec votre appréciation sur le rôle de Chirac lors de la deuxième partie du septennat de VGE, la guérilla incessante et les coups bas à son encontre eurent pour conséquence qu’il dut avant tout se consacrer à parer ceux-ci !

Avec le recul de l’Histoire on doit constater que VGE fut un bon président, cela dans une période difficile : les deux chocs pétroliers successifs, les menées souvent violentes d’une extrême gauche, etc. Malgré cela il modernisa la France notamment au niveau sociétal, après l’incroyable immobilisme pompidolien, cela sans provoquer de fractures irrémédiables et avec un assez large consensus. Au niveau économique, compte tenu de la situation du moment, entre autres obstruction du RPR à compter de 98, il ne démérita pas et ce fut de même en matière de politique étrangère. Bien sûr on peut lui reprocher son interventionnisme en Afrique, mais celui-ci n’était ni pire ou meilleur que ceux de ses prédécesseurs et successeurs.

Comparativement, la présidence de Pompidou fut sans grand relief voire terne, hormis en économie où il ne commit pas de bévue, il était resté de fait le Premier ministre qu’il avait été. Bien trop à la remorque de ses deux conseillers, Marie-France Garaud et Pierre Juillet, qui profitèrent certes de sa maladie pour renforcer et amplifier son immobilisme et son conservatisme naturel. L’obtention par eux du renvoi de Chaban-Delmas signa la fin du gaullisme social et non partisan.

Mitterrand et Chirac furent chacun avec leur style propre le symbole de l’inertie habillée en consensus, certes le premier entre 81 et 83 donna l’impression du volontarisme. Mais à ce dernier cyniquement il ne croyait guère, il lui permit de liquider en deux ans le PCF, et volontarisme en économie afin de laisser libre cours à son tropisme européen. Chirac tenta entre 75 et 78, sans grande conviction, une politique marquée elle aussi par le volontarisme, mais après l’intermède de la cohabitation il se complut dans une posture similaire à Mitterrand. D’ailleurs Eric Zemmour ne s’était pas trompé sur Chirac : pur produit rad-soc, doublé d’un Mitterrand non achevé !

Ces digressions sur nos Présidents sont certes sans rapport apparent avec la papauté objet du début de votre billet, mais nous y ramènent. Le pape actuel sous un discours souvent apaisé dans la forme, est profondément réformiste et constant. Non pas sur les fondamentaux du catholicisme, mais sur les multiples dérives du Vatican et de la hiérarchie catholique qui se sont accumulées avec le temps. Une des grandes erreurs du concile Vatican II en 60 fut de ne pas procéder à une sérieuse réforme des instances dirigeantes de l’Église. Faire évoluer le dogme et le rituel c’était bien, mais en gardant les mêmes structures de pouvoir (notamment les hommes) cela ne pouvait que conduire à la désaffection progressive de l’Église. Même si dans une partie de l’Occident nos sociétés sont toujours imprégnées par le message christique, les croyants et agnostiques ont déserté en masse les églises. Cela à mon sens non pas tellement par rejet de ce message christique, mais à cause de l’abîme existant entre la population et le Vatican ainsi que tous ses hiérarques : scandales financiers, sexuels, etc. pieusement occultés pendant des décennies, ainsi que déconnexion du réel.

caroff

"Aspirer au consensus revient inévitablement à privilégier une forme d'immobilisme".

Peut-être, mais dans le domaine religieux il faut tenir compte du message des Ecritures et les appliquer si on est croyant.
Est-ce alors être immobile de rappeler inlassablement, comme le fait l'Eglise (catholique ou protestante) à chacun des offices les préceptes de la foi ?
Je crains pour ma part que le pape François oublie trop souvent cette ligne directrice et néglige le fait qu'il soit chef d'Etat.
A ce titre, ne pourrait-il pas emprunter une voie moins singulière en s'escrimant par exemple à défendre ses frères en chrétienté, ceux d'Orient, tout en étant à l'écoute des misères de ses prochains "autres" en religion ?

Pour le dire autrement, n'y a-t-il pas une contradiction à défendre les musulmans du Proche-Orient et passer à côté de la détresse des chrétiens de cette région ?

Le Christ s'est permis d'aller contre la religion dominante d'alors pour permettre au christianisme d'éclore et de finalement prospérer : pourquoi François n'affirme-t-il pas sa foi de la même manière ?

Jabiru

@Achille 9:19

Leur premier souci c'est effectivement de renouveler le mandat au détriment de l'efficacité. Et pour se faire réélire, pas de vagues, des renvois d'ascenseur, des médailles à tout-va et entre amis. L'intérêt général relégué au vestiaire et vogue la galère. Peu importe le peuple ils ne vivent pas dans le même monde.

Claude Luçon

@Régis ANTOINE | 17 avril 2017 à 10:03
"En tout cas, François Fillon aime sa femme bien qu’elle n’ait rien fait de tangible en contrepartie des rémunérations élevées qu’elle a perçues".

On peut aimer sa femme, surtout quand elle vous a donné cinq enfants, sans qu'un seul sou soit concerné.
Vous avez une curieuse conception de l'amour !

Lucile

L'amour que porte le peuple à ceux qui le gouvernent est nécessaire, mais versatile ; un changement d'humeur en son contraire est toujours à craindre.

C'est un amour aussi irrationnel qu'intéressé, l'élu devra s'en convaincre sitôt les noces passées s'il ne veut pas en faire les frais. Le mariage quoique de raison devra revêtir toutes les allures du coup de foudre, sans quoi les foules avides de spectacle et de sentiments purs se plaindront de leur déconvenue, et les magazines amplifieront leur frustration. La lune de miel une fois expédiée, les difficultés commenceront. Face à son amant content de lui malgré son impuissance, la jeune mariée, après avoir consenti à faire semblant d'être comblée un moment, entamera la litanie cinglante de ses reproches en prenant les autres à témoin ; l'amant se fendra alors de cadeaux onéreux pour calmer la mégère. Il y aura quelques trêves, puis de nouvelles altercations, puis ils s'ignoreront, en attendant le divorce. Et quand ils seront très vieux, ils se souviendront qu'ils s'aimaient assez bien, après tout.

Du temps de Machiavel, on n'élisait pas le prince. Pas de divorce possible en vue. Ça change tout. Que conseillerait-il maintenant ?

Pierre

Je me demande parfois dans les silences de méditation qui parsèment les cérémonies religieuses, à quoi peuvent penser ceux qui m'entourent. Voilà une fenêtre qui s'ouvre avec votre sujet. Alors en marche, terre à terre ou en vol ?

Régis ANTOINE

« Faut-il ne rien faire pour être aimé ? »

En tout cas, François Fillon aime sa femme bien qu’elle n’ait rien fait de tangible en contrepartie des rémunérations élevées qu’elle a perçues.

Exilé

Un parfait exemple de cette tendance a été illustré, si je puis dire, par Jacques Chirac dont le second quinquennat a été un miracle d'abstention et donc a suscité une adhésion pour sa personne d'autant plus intense que se plaçant au-dessus ou en dessous de l'action, il ne désobligeait jamais personne.

Donc vive les présidents potiches !

Achille

Bonjour,

« Faut-il ne rien faire pour être aimé ? »

Le rôle d’un président consiste d'abord à se situer au-dessus de la mêlée. Nous sommes toujours restés dans un régime monarchique, même si nous en sommes déjà à notre cinquième république avec même une sixième qui se profile à l’horizon.

C’est le Premier ministre qui est au front et qui prend tous les coups, sauf peut-être en ce qui concerne la politique étrangère, domaine réservé du président.

Je pense toutefois que le mandat présidentiel devrait être limité à un seul. Les derniers présidents nous ont largement montré qu’à peine élus, ils ne pensent plus qu’à préparer leur prochain mandat et d’une façon générale ne réalisent que partiellement le programme pour lequel ils ont été élus.

Le second mandat de Mitterrand a été dépourvu de toutes réformes fondamentales, mais il était déjà très diminué par la maladie. Il n’aurait jamais dû se représenter.

Concernant Jacques Chirac, son second mandat a quand même été marqué par son refus de s’engouffrer dans la guerre d’Irak fomentée par les Américains, avec les arguments discutables que l’on sait. On peut lui savoir gré d’avoir épargné la vie de nombre de nos soldats français qui seraient morts en pure perte, si ce n’est pour défendre les intérêts pétrolifères de grosses compagnies américaines.

Je crains fort que désormais les prochains présidents ne soient plus en mesure de se faire réélire. Nicolas Sarkozy a été battu en 2012 et rebattu à la primaire de la droite et du centre de 2016. François Hollande a dû renoncer à se représenter au dernier moment au vu de sa cote de popularité désastreuse. Vu la conjoncture présente je doute que le prochain président puisse rempiler.

Le mieux serait donc de leur éviter une sortie peu glorieuse. Par ailleurs cela leur permettrait de vraiment se consacrer à leur mandat, un mandat unique de sept ans vu que cinq c’est un peu court pour accomplir un travail en profondeur.

Robert Marchenoir

Et maintenant, Marine Le Pen nous apprend que l'esprit de Pâques, l'essence de la foi chrétienne, c'est la Sécurité sociale :

https://www.marine2017.fr/carnets/paques-message-faisons-renaitre-solidarite-fraternite-peuple-francais/

Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise...

Robert Marchenoir

Le dérangement n'est pas un bienfait par lui-même. La question est : à quel nouveau de rangement veut-on parvenir ?

Si déranger, c'est détruire l'ordre pour tout laisser en vrac, alors le dérangement est nocif. Il en va de même s'il s'agit d'instaurer un ordre préjudiciable.

Faire l'éloge d'un homme ou d'une oeuvre simplement parce qu'ils seraient dérangeants, c'est très politiquement correct depuis 1968, mais cela procède de l'inversion des valeurs.

S'employer à être dérangeant, le revendiquer, s'en faire gloire, c'est supposer que tous ceux qui vous ont précédé valent moins que vous. C'est d'une présomption rare.

Plus encore dans l'hypothèse où il s'agirait d'un pape, qui a déjà une lourde tâche pour transmettre la tradition, avant de penser à la changer.

Marc GHINSBERG

« Faut-il ne rien faire pour être aimé ? »

Intéressante question que vous posez là cher Philippe. Elle ouvre des perspectives stimulantes dans le domaine politique. Elle se trouve confirmée par les analyses que vous faites des mandats de François Mitterrand, de Valéry Giscard d’Estaing, de Jacques Chirac, de Nicolas Sarkozy.
Vous relevez cependant une exception qui échapperait à cette brillante théorie : le quinquennat de François Hollande. Permettez-moi de vous rassurer, votre thèse s’applique aussi parfaitement à ce président. Votre partialité excessive à son égard, comme celle que vous reconnaissez avoir eue à l’égard de Nicolas Sarkozy, vous aveugle sur l’action qu’il a menée.

- En instaurant le mariage pour tous, François Hollande a heurté tout ce que le pays compte comme conservateurs sur les questions sociétales ; et ça fait du monde.

- En choisissant de pratiquer une politique de l’offre, par l’institution du CICE, pour redresser la compétitivité des entreprises qui s'était dégradée au cours des dix dernières années, il s’est aliéné une large partie de ceux qui avaient voté pour lui et qui n’ont tiré aucun enseignement de l’expérience de 1981 ; et ça fait du monde.

- En décidant en urgence et sans trembler l’intervention militaire au Mali il a pris à contre-pied ceux qui prétendent qu’il est incapable de prendre des décisions ; et ça fait du monde.

- En proposant la déchéance de la nationalité, ce qu’il a reconnu être une erreur, il s’est mis à dos son propre camp qui n’y était pas favorable et l’opposition qui était pour mais qui ne pouvait accepter que cette mesure soit prise par quelqu’un qui avait nommé Christiane Taubira garde des Sceaux ; et ça fait beaucoup de monde.

Non, mon cher Philippe, je vous trouve trop modeste, votre intuition est géniale, elle ne souffre pas d’exception.

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