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21 mai 2017

Commentaires

Savonarole

Ce dimanche est à marquer d'une pierre blanche dans la communication d' Emmanuel Macron.

Bravo, le coup de semonce est très réussi.
Pas un membre du gouvernement des Matines jusqu'aux Vêpres de ce soir.

Toutes les chaînes dites politiques ont dû racler les fonds de tiroirs et ramer pour nous passionner avec Julien Dray, Dupont-Aignan et autres second violons.
Quant à Boutih, à trop vouloir jouer les harkis qui crient "Vive la France" à tout instant, il nous lasse.

Mon baromètre c'est la mine glaciale d'Apolline de Malherbe qui espérait pour son retour une pointure du gouvernement, patatras, elle a sorti les rames pour tenter de nous sauver de la torpeur que nous inspire Boutih.
Peu après, pour le debriefing, comme ils disent, fallait voir avec quel mépris elle passait la parole à Éric Brunet...
Quant à Christophe Jakubyszyn de LCI il s'est pris une volée de Dupont-Aignan qui lui a torpillé le brushing.

C'est très bien joué, ce Sylvain Fort, en charge de la communication d' Emmanuel Macron est épatant, après avoir traité Yann Barthès de "gros connard", il nous a réjouis en mettant au chômage technique tous les éditocrates du dimanche par KO.

Dimanche prochain nous exigeons Robert Hue, Noël Mamère, Cécile Duflot, Francis Lalanne et Dieudonné.

Mary Preud'homme

@ Giuseppe 13:50
"Macron est un guerrier au milieu d'un pack..."

Au milieu d'un pack (de lessive ou de PQ) et en tête de gondole ?
Giuseppe et sa brosse à reluire dans la série tout s'achète et se vend Dugland !

calamity jane

"Le pays va être amené jusqu'à "définition mutuelle de la réalité"... Aliocha
"...opposant, clameur, ruine, atavismes, combat, injonctions, bloque, haine, insultes, hypocrite, ténèbres, pulvérisent fatalement, mensonge, culture du compromis" ! Le guide de l'espoir pour les nuls... Reposez-vous Aliocha !
Il en va de notre avenir.

Claude Luçon : vous voyez bien qu'il ne faut jamais désespérer pour la réalité mutuelle des retraites !

Lucile

@ Aliocha

En complément à ma remarque, j'ai fait une petite recherche sur le thème "une religion d'adultes pour des adultes" de Lévinas. C'est un thème beaucoup plus important que je ne le disais, dans son œuvre. L'article suivant en parle :

https://books.google.fr/books?id=gF9nVT7cVdQC&pg=PA174&lpg=PA174&dq=l%C3%A9vinas+religion+d'adultes+pour+des+adultes&source=bl&ots=13dIy3DEPt&sig=vBVPVWuBVF4pYJBKeLvUQzB5AIY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjsxfCBsoHUAhVHLhoKHY98DVAQ6AEINTAD#v=onepage&q=l%C3%A9vinas%20religion%20d'adultes%20pour%20des%20adultes&f=false

Une citation de Lévinas :
"Les descendants d'Abraham, d'Isaac et de Jacob doivent être compris comme des êtres humains qui ne sont plus enfantins". La maturité consiste en une "autonomie rationnelle", c'est-à-dire soumission libre à la loi (rationnelle, au contraire d'une émotion, d'un enthousiasme ou d'un idéalisme, juvéniles).

L'injonction de sortir de l'enfance ou du manque de maturité se trouve aussi dans Was ist Aufklärung ? (Qu'est-ce que l'éclaircissement ?) de Kant.

« L'Aufklärung (éclaircissement) permet à l'homme de sortir (Ausgang) de l'immaturité dont il est lui-même responsable. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Voilà donc la devise de l'Aufklärung. »

Marc GHINSBERG

@semtob

Voici en résumé l’histoire de cette réforme, par Le Figaro qui n’est pas habituellement tendre avec NVB.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/05/21/97001-20170521FILWWW00062-reforme-de-l-orthographe-najat-vallaud-belkacem-corrige-vanessa-burgraff.php

Voici la belle histoire de nénufar :
http://www.leparisien.fr/societe/orthographe-proust-et-balzac-ecrivaient-nenufar-07-02-2016-5522991.php

Bien à vous.

Giuseppe

AFP, publié le dimanche 21 mai 2017 à 18h30

"Benjamin Griveaux, porte-parole de La République en marche !, a déclaré dimanche que le président Emmanuel Macron avait l'intention de ne pas reproduire "les mauvaises habitudes" de ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande en terme de communication."

Finalement EM n'a rien en commun avec FH.

Exilé

 ...un aréopage de professionnels dont la qualité et l'intelligence seraient garanties. Et dont on serait assuré que rien d'absurde ne sortirait des entretiens, des échanges.
ll pourrait y avoir Caroline Roux, Yves Calvi, Frédéric Taddéï, Serge Moati, Christophe Jakubyszyn, Frédéric Rivière, Audrey Crespo-Mara... Et évidemment Michel Field.

Encore et toujours des gens nageant dans le formol du bocal télévisuel, dont la fonction est d’endoctriner le peuple, de l'anesthésier pour qu'il ne se révolte pas au cas où il découvrirait que toutes les billevesées intelligentes mais maléfiques qu'on lui fait ingurgiter en boucle n'ont pour objet que de le transformer en esclave heureux de son sort, et surtout, surtout, de l'empêcher de recouvrer sa liberté, à commencer par celle de penser...

Tipaza

Évidemment que Macron a raison de tenir les journalistes à distance et en laisse, mais c’est, en même temps, une superbe ingratitude à leur égard.

Ils l’ont porté, sublimé, mythifié, fait sa campagne, il leur doit une grande part de sa « success story ».
Bien sûr ils l’ont fait suivant les ordres des patrons de presse, tous industriels ou alliés à la haute finance, mais enfin ils y ont mis un zèle exceptionnel qui méritait mieux que cette ingratitude brutale si peu de temps après son élection.

S’il est vrai qu’un grand chef se doit d’être d’autant plus ingrat qu’il est grand, alors Macron est déjà un grand chef, par le caractère tout au moins, pour les réalisations nous verrons plus tard.

Valls, Hollande, mais aussi Attali peuvent tous témoigner de cette ingratitude, une ingratitude de grand chef à moins que ce ne soit celle d’un immature à l’ego démesuré, qui trouve normale son ascension fulgurante, fruit de sa seule valeur.

À présent il ne faut pas que Macron s’arrête, il faut qu’il continue, en marche, sur le chemin d’ingratitude.

Deux institutions étaient intouchables en France, l’une vient d’être ébranlée, la presse par journalistes interposés, reste l’autre à secouer, la magistrature par magistrats interposés.

Des magistrats pleins de zèle eux aussi pour débusquer des affaires qui lui ont permis de vaincre sans combat, et qu’il faudrait remettre au pas, sinon ces magistrats vont considérer qu’ils sont au-dessus du nouveau Jupiter annoncé.

S'il est vrai que dans aucune démocratie occidentale, Fillon n’aurait pu se présenter, son affaire dévoilée, il est également vrai qu’aucune magistrature ne serait sortie indemne de l’affaire du Mur des Cons, ou de l’affaire d’Outreau.

Alors un bon mouvement Emmanuel, ne soyez pas avare de votre ingratitude.

Et je ne parle pas de vos électeurs, à ce niveau l’ingratitude est une ardente obligation depuis si longtemps de la part de nos dirigeants, que vous ne seriez pas original.

J’aime bien les ingrats, ils nous libèrent d’obligations morales à leur égard, et je suis heureux chaque fois que je peux gagner quelques degrés de liberté.

genau

Sur ce sujet, souvenons-nous de la scène du film "Kagemusha", où, devant l'ennemi en agitation de bataille, le général donne l'ordre : "Ne bougez pas".
L'adversaire parade, cabre ses chevaux, déploie ses étendards : "Ne bougez pas".
Pas de haine, pas d'hostilité, pas d'agressivité, pas de critique autre que formelle : "Ne bougez pas".

Pourquoi adversaire ? Parce que, jusqu'à ce qu'il bouge, celui qui est en face, au sommet, avec le pouvoir de contrainte, est un adversaire, i.e. celui vers lequel on doit se tourner. Jusqu'à ce qu'il manoeuvre, il s'agit de l'observer et pour cela, rester immobile. S'il se met en marche, toutes les forces seront disponibles pour alors manoeuvrer. Si vous bougez, il s'infiltrera dans vos mouvements et vous paralysera.
"Ne bougez pas".

Marcel P.

@Robert
"Quelle aberration que de voir des journalistes précéder une unité d'intervention de police approchant un lieu occupé par un délinquant ou un assassin ou auteur d'un attentat, au risque d'être pris sous le feu, voire interdisant aux policiers toute riposte efficace.
Il est temps que soit mis bon ordre à ces comportements. Et, dans ce domaine aussi, le nouveau président de la République change leurs habitudes : ce n'en est que mieux ! 'Pourvou que ça doure' !!"

A quoi faites-vous référence ? Quel rapport avec l'agitation présidentielle ?

Et surtout : qui ne voit donc pas qu'on nous sert du Sun Tzu ? N'est-il pas évident que Macron a donné aux journalistes un os à ronger, parler d'eux-mêmes, plutôt que de parler de l'actualité politique (les retournés, les retourneurs, la farce d'un renouveau construit par les artisans d'hier, d'une manière générale les législatives) ?

Marcel P.

La seule lecture que je puis faire de ce blog depuis quelques semaines est la suivante : l'hôte espère, d'une manière ou d'une autre, obtenir un poste, une fonction, où il pourrait contribuer à la mise en oeuvre d'une politique pénale éclairée, puisque sous l'égide d'un président ni de gauche, ni de droite. C'est ainsi seulement que je peux comprendre cette insistance à la béatitude.

Je crains néanmoins que monsieur Bilger ne s'égare ; j'espère me tromper, mais je doute que Macron goûte les réactionnaires dans son genre. Celui qui est capable de qualifier la colonisation de crime contre l'humanité (faut-il rappeler que le concept a été inventé pour désigner l'extermination en masse et systématique de population, ce de manière contemporaine à un tel génocide, et non pas de fourre-tout péjoratif pour désigner des faits passés), de s'annoncer en faveur de la discrimination positive, je doute qu'il soit porteur d'une réflexion à long terme sur les questions de Justice ou d'égalité.

Il y a mille façon d'être ni de gauche, ni de droite, dont certaines sont foncièrement incompatibles.

Une fois encore, j'aimerais me tromper. On sera tôt fixé.

calamity jane

Peu à voir avec le sujet du jour, quoique !
Les djeuns m'apprennent qu'il y aurait eu de la "baston" hier soir à ONPC avec l'invitée politique, en fin de mandat, Madame N. Vallaud-Belkacem, s'agissant de faque-nious !
Alors me suis-je mise en quête de visionnage ! Madame Burggraf (donc deux g puisque presque nulle part son patronyme n'est orthographié correctement : premier constat).
Deuxième constat, ladite ministrelle pour justifier une fausse-vraie-réforme demande comment la journaliste-snippeuse peut se fier à des "faque-nious" ?
Ou Fac-nious ?!
Et là, faut se retenir d'éclater de rire, car qu'est-ce qu'une "faque-nious" ?
Ah ! mais c'est bien sûr ministrelle de l'Education nationale aux USA...

N. Vallaud-Belkacem et V. Burggraf sont sur un bateau. La première tombe à l'eau. Qui reste-t-il ?
Et ensuite j'apprends qu'il s'agirait d'hoax !
Au secours Victor Iougo !

calamity jane

Il y a des espaces tout dévoués à E. Macron, Aliocha !
Les intellos ne sont pas devenus c... parce qu'ils ne pensent pas comme vous ! Je vous constatais jésuite, vous voici devenu totalitaire...
J'aurais insinué "qui se ressemblent s'assemblent" ? Parbleu !

D'accord avec les soeurs Semtob.

semtob

Cher Philippe,

Depuis quand les journalistes peuvent-ils couvrir les mensonges d'une ancienne ministre de l'Education et prétendre qu'il n'y a pas eu de réforme de l'orthographe et que ce n'est qu'une rumeur des journalistes ?

Dix règles d'orthographe appelées la nouvelle orthographe ont intégré les manuels scolaires et de concours à la rentrée 2016.

- introduction du prédicat pour la grammaire qui néglige la place du COD pour l'accord du participe passé dans l'enseignement en primaire.
- orthographe des numéraux composés
- orthographe des noms composés
- emploi de l'accent grave à la place de l'accent aigu
- disparition de l'accent circonflexe sur i et u sauf exception
- transformation de la conjugaison des verbes en -eler et en -eter sur le modèle de peler et d'acheter sauf appeler et jeter
- transformation des pluriels des mots empruntés
- soudure de certains mots composés
- transformation des mots en -olle et des verbes en -otter
- déplacement du tréma sur la lettre u
- suppression de certaines anomalies non précisées.

Même si cela ne fait pas le relai sans s des ognons sans i et reste dans l'ambigüité avec un tréma sur le u, les petits éléfants n'ont qu'à marcher sur les nénufars roses après un gros régime. Ils savent qu'ils ne sont pas sortis de la cuisse de Jupiter.
Le devoir des journalistes est celui de vérifier les informations. A ce jour, seul le journal Marianne relève le mensonge de l'ancienne ministre de l'Education. Les autres médias la défendent dans ce mensonge !
françoise et karell Semtob

Trekker

@ Popol | 21 mai 2017 à 04:58
"Je ne sais pas si le problème ne se situe pas à un autre niveau : celui de la convergence objective entre le pouvoir actuel et celui des propriétaires des médias".

@ boureau | 21 mai 2017 à 10:29
"Le quatrième pouvoir n'est plus celui des journalistes. Il est entre les mains de quelques personnes (une dizaine) propriétaires de quasiment tous les médias. Tout le reste est littérature pour amuser le bon peuple."

Vous avez tous les deux fort bien résumé le problème, notre nouveau Président ne fait et ne fera que changer sur la forme le rôle des journalistes politiques. Il ne faut pas s’illusionner, ceux-ci sont recrutés et promus par leurs employeurs, et ces derniers ne feront que conformer l’attitude de leurs journalistes à la nouvelle donne : communication présidentielle et gouvernementale fort encadrée et restreinte.

Les propriétaires des médias sont quasiment tous des groupes économico-financiers, ils n’ont pas investi dans ceux-ci pour leur rentabilité, mais pour l’influence politico-économique qu’ils exercent auprès du grand public. Vu que ces propriétaires, via leurs médias, sont ceux qui en grande partie ont fait Macron roi, leurs serviteurs appelés journalistes politiques ne risquent guère d’être trop critiques vis-à-vis du nouveau pouvoir. Bien sûr pour donner l’illusion de leur objectivité et de leur indépendance, ils se livreront à quelques commentaires critiques sur des thèmes secondaires et pas trop dérangeants.

Au final le changement ne sera que de pure forme, et on revient comme bien souvent en politique à la phrase du Guépard : "Il faut que tout change pour que rien ne change".

Jabiru

@Robert

Oui vous avez raison il est temps que soit mis bon ordre et que chacun reste à sa place. La politique spectacle relayée par la presse n'apporte rien, ne règle rien et quand elle manipule le lecteur elle crée du négatif. Les grands titres à la Une c'est comme les soufflés, ça se dégonfle aussi vite que ça a monté. Mieux vaut un chef d'Etat qui contrôle sa communication qu'un pantin qui joue du ventilateur. Et des ventilateurs ce n'est pas ce qui manque dans les étranges lucarnes.

Mary Preud'homme

Sans les médias et les sondages qui ont pulvérisé ses adversaires avec les méthodes nauséabondes que l'on sait, Macron n'était rien et serait demeuré un prétendant ambitieux à l'image de Montebourg, voire moins, eu égard à l'indigence de son expérience en politique.
Il a aussi su jouer à merveille de son couple décalé comme s'il s'agissait d'un must et la preuve d'un non conformisme absolu, ce qui eu égard à l'air du temps si sensible aux apparences n'est pas rien.

A ce petit jeu, un Fillon catholique, bourgeois jusqu'au bout des ongles, marié à une femme de son âge et père de famille nombreuse n'avait aucune chance de l'emporter et faisait, définitivement, figure de ringard. Evidemment si Penelope, même avec le même emploi controversé de collaboratrice, avait eu quatre-vingts ans et quelque au lieu de soixante, s'était laissé bisouter à pleine bouche en public par son François tout changeait et ce dernier l'aurait emporté haut la main !

Mais quand donc en finirons-nous avec ce nouveau culte de la personnalité sur fond de décadence de notre culture et de nos valeurs les plus essentielles ?

caroff

"Quels sont véritablement les journalistes capables de damer le pion aux citoyens éclairés ?"

Peu, et c'est bien ça le problème.
La période électorale a confirmé tout le mal que je pensais des éditorialistes et journalistes, à moins qu'il ne faille les appeler "animateurs", qui en boucle ont souligné à leur corps défendant leur ignorance de l'histoire des idées politiques...

C'est du psittacisme arrogant. A noter l'exception de Vincent Hervouët sur LCI qui semble avoir des idées en propre !!

fugace

Bonjour,

Le langage corporel révèle aux autres quel est votre ressenti à un instant donné. Il est très important à étudier puisqu’il représente plus de 80% de notre langage, ne laissant au verbal qu’un peu moins de 20%. Ce n'est pas nouveau.
Sur la photo proposée, le main gauche est au-dessus du bras droit. C’est un signe qu'E.M. est sur la défensive.

A l'inverse, quand c'est l'attaque :

Hébergeur d'image

Herman@Aliocha

Eh oui Aliocha, les contempteurs du bonheur obligatoire sont possiblement les sectateurs du malheur obligé...

Giuseppe

@ Garry Gaspary | 21 mai 2017 à 11:18
"La droite décomplexée a créé le beauf. Le gauchisme décomplexé vient de créer le bo-beauf. Tout cela sent de plus en plus la poudre..."

Du calme... car là la vôtre de poudre n'aurait plus la couleur noire.
Gardez un tensiomètre près de vous, surveillez votre pouls, vous êtes proche de la crise de nerf... Bon ce que j'en dis...

Giuseppe

La plupart des journalistes sont dans la paresse, les bons mots à commenter et les punchlines à relever.
Macron est tout le contraire de Fraise des bois qui s'épanchait sur tout, racontait tout, le fameux suicide après son livre d'entretiens.

La paresse fait vendre, le people aussi, le fond n'intéresse que peu de gens, les journaux qui réussissent sont Mediapart et le Canard, ils ont compris dans deux domaines de diffusion différents que la presse peut s'extraire de la nullité ambiante à condition de s'en servir.

Tous les jours le moindre mot est monté en mayonnaise et fait l'actualité, Macron est un taiseux.

La aussi il est à l'opposé de Monsieur blagounettes, un légionnaire agit, et dire que rares étaient les journalistes à voir en Macron tout ce qu'il détestait de Hollande. "Fils spirituel" disaient-ils, quelle bande d'ignares, d'entrée de jeu l'un partait avec sa DS l'autre roulait en Jeep, il faut relire ses discours pour comprendre.

C'est trop demander aux journalistes qui préfèrent s'extasier sur une robe fendue à Cannes qu'à un discours bien charpenté et construit tout au long d'une campagne.
Macron est tout sauf Hollande, il l'a subi, s'en est servi comme Mélenchon du PC, ce sont des précurseurs, l'un comme l'autre ont compris que 9 000 000 de citoyens qui vivent sous le seuil de pauvreté n'est pas le fait du hasard, mais de l'incompétence, à chacun sa voie.

Macron est un guerrier au milieu d'un pack, l'image maîtrisée au Mali en est la preuve, le foot c'est pour ses déplacements de banlieue.
L'abnégation et le ruck seront ses armes, il ne réussira pas tout, mais le scooter et la "baouasse" de Hollande, très peu pour lui.

En reconnaissance récente sur le parcours escarpé du Tour de France il a montré ce qu'il était, un Hinault de la route, un Anquetil de la vision, c'est au Tourmalet qu'il a fait ses dernières visites, pas à la rue du Cirque, c'est un forçat de la route c'est ce qu'il a voulu indiquer, un vrai spécialiste du contre la montre et un escaladeur de cols, pas un capitaine de pédalo bon pour naviguer en eau douce.

Extraordinaire stratégie, en un an il a fait plus que tous ces repus en trente années de carrière et mandats, voyez Larcher et tous les autres... Edouard Philippe en face... Bon, Collomb est l'exception qui confirme la règle, la loyauté n'est pas un hasard non plus c'est respectable, pas comme FH qui débinait par petites phrases les personnes qui se sont mises à plat ventre pour lui, comme si son image à lui le mou, l'indécis, l'as de la synthèse destructrice valait mieux.

Hollande n'a jamais pu imposer et s'imposer, très peu se reconnaissaient en lui, phrase terrible du Volatile quand celui-ci a dit qu'il était à "deux doigts d'être aimé", il était surtout à "deux doigts d'être élu".

Il a renoncé, piètre combattant, même pas les armes à la main, les Anglais ont bien raison, Macron l'a compris, "no scrum, no win", et c'est pas la parole de Hollande petites blagues qui fait une mêlée et qui emporte un groupe vers la victoire.
Pusillanime il a été, pusillanime il reste, finalement lui et sa starlette seront les bienvenus à Cannes, mais pas sur les terrains d'opérations comme il se dit.

Reste plus que les livres à venir où le venin va se vendre de toutes parts et la parole de ses "compagnons" sans doute se libérer contre celui qui a fait perdre son temps à la France.

Exilé

...ne sont à la hauteur de ce qu'ils exigent comme une automatique considération qu'à condition de faire preuve d'un certain nombre de vertus intellectuelles et morales.

Ah, ces vertus intellectuelles et morales, que sont-elles devenues à notre époque infestée de cyniques de sac et de corde, et pas uniquement chez les journalistes ou prétendus tels ?
Enseignants, magistrats, professionnels de santé, fonctionnaires, syndicalistes, artistes, hommes politiques et autres, tous semblent avoir jeté les vertus intellectuelles et morales aux orties...

fugace

@ Aliocha | 21 mai 2017 à 08:53

J'aime.
Hébergeur d'image

Lucile

@ Aliocha
"Le pompon revient à Alain Finkielkraut, l’académicien fébrile : il conseille au nouveau président de «vieillir vite»"

Il me semble que pour comprendre cette remarque, il faut se référer à une forme de sagesse juive (dans le même entretien, Finkielkraut fait allusion à cette forme de sagesse que lui transmettait son père). Je l'ai découverte moi-même en lisant les "Quatre lectures talmudiques" de Lévinas. Lévinas y fait à un moment donné une remarque, à propos je crois me souvenir, de naïveté, au sens de crédulité. Je n'ai pas le livre sous la main, mais comme je m'en souviens, Lévinas se réjouit de ce que sa religion exige de lui qu'il n'en reste pas à une façon enfantine de penser les choses, et qu'elle le pousse à la maturité d'esprit. C'est une religion d'adultes dit-il en quelque sorte, pour des adultes. Cela vient dans le livre comme une remise en cause de l'esprit d'enfance et de crédulité, et comme une égratignure pour le christianisme, ou du moins un certain christianisme (pas celui du Grand Siècle par exemple). C'est comme cela que je l'avais ressenti. C'est pour cela que je m'en souviens, alors que la remarque tient peu de place dans l'ouvrage. J'en avais été un peu offusquée d'abord, mais cela m'apportait quelque chose de nouveau, comme une permission d'oser, et une injonction de grandir.

Je pense que c'est peut-être dans ce sens qu'il faut comprendre la remarque de Finkielkraut. Comme il n'est pas idiot, même si vous le jugez fébrile, il se dit peut-être qu'on a besoin pour diriger le pays d'un homme suffisamment mûr, et que l'hymne à la jeunesse de Macron ne peut avoir qu'un temps.

De toute façon, pour les macroniens convaincus, aucune inquiétude à avoir, il a été élu et notre Constitution lui permettra d'exprimer ses talents. Ne peuvent-ils souffrir paisiblement et généreusement que certains regimbent, puisque leur camp a gagné ?

Achille

@ breizmabro | 21 mai 2017 à 11:30
« Normal pour le maître des horloges ;-)) »

Il est le maître des horloges et le revendique. D’ailleurs il nous en a fait la démonstration en laissant poireauter les journalistes pendant plus de neuf heures avant d’annoncer le nom de son Premier ministre, puis en reportant de 24H la liste de son gouvernement.

Petite satisfaction un brin sadique et qui laisse apparaître son intention d’être un président « jupitérien ». Encore une expression qu’il va falloir assimiler.
Il y a du Nicolas Sarkozy dans son attitude à vouloir être le Chef et aussi du François Hollande dans sa façon de toujours essayer d’allier le pour et le contre.

Finalement il a pris le côté positif de ses deux prédécesseurs tout en gardant sa personnalité propre.
Reste maintenant à savoir si Edouard Philippe va accepter d’être le « collaborateur » docile du président comme le fut François Fillon pendant cinq ans. C’est qu’il a aussi son petit caractère le gaillard. Je le verrais plutôt claquer la porte comme l’a fait Chirac en 2016.
L’avenir nous le dira.

Exilé

On avait besoin de respirer un autre air, d'une autre ère.

Qui ce on désigne-t-il précisément ?

Robert

L'essentiel à mon sens, Monsieur Bilger, se trouve dans cet alinéa :
"Cette manière de remettre le journalisme politique français à sa place me déplaît d'autant moins qu'elle détruit une trop haute conception qu'il a de lui-même, perçoit sa fiabilité relative dans l'analyse et les commentaires - quels sont véritablement les journalistes capables de damer le pion aux citoyens éclairés ? - et met en pièces cette surabondance de l'information continue qui s'imagine approfondir parce qu'elle répète. Alors que, se répétant, elle se prive inéluctablement de profondeur."

Notre classe médiatique, parce qu'imbue de son "quatrième pouvoir", celui d'informer, oublie qu'elle a, comme tout un chacun, des devoirs. Et notre classe politique ne pense que communication et donc estime devoir se plier aux injonctions de la presse.
E. Macron remet enfin les choses en perspective et revient à des notions de base de l'action publique : la discrétion, voire le secret dans certains domaines, et non pas la 'transparence' à outrance.

Qu'il limite le nombre de journalistes accrédités à suivre ses déplacements officiels fait aussi partie de la nécessité d'économiser les deniers de l'Etat, l'image d'un 'troupeau' de photographes, caméramans, porteurs de micros agglutinés autour d'une personnalité et la gênant dans ses déplacements, voire pour assurer sa sécurité immédiate, est une "honte" pour cette profession indisciplinée par nature, tant dans le comportement qu'intellectuellement.

Quelle aberration que de voir des journalistes précéder une unité d'intervention de police approchant un lieu occupé par un délinquant ou un assassin ou auteur d'un attentat, au risque d'être pris sous le feu, voire interdisant aux policiers toute riposte efficace.

Il est temps que soit mis bon ordre à ces comportements. Et, dans ce domaine aussi, le nouveau président de la République change leurs habitudes : ce n'en est que mieux ! 'Pourvou que ça doure' !!

Aliocha

A tous les débrayeurs :

"La main sur le cœur ? Il est cuit ! Régis Debray l’avait repéré avant même qu’il ne fût élu. Emmanuel Macron chante La Marseillaise en portant la main au cœur, comme n’importe quel Etats-unien devant sa bannière étoilée. C’est la preuve : l’Amérique imprégnante, comme de nous tous, s’est emparée de l’esprit du jeune président. Mais après tout, qu’est-ce que ça change ? La France, comme l’Europe dans l’ombre de l’Empire, est de toute manière sortie de l’Histoire. Il n’y a plus rien à sauver, sinon danser joyeusement dans notre décadence subjuguée qui a de beaux restes."
C’est ce qu’écrit Debray dans Civilisation, l’essai – paradoxalement roboratif et pétillant – qu’il vient de publier. Il n’est pas seul : toute l’intelligentsia française morose ou imprécatrice patauge dans la même eau. Michel Onfray, le bateleur multimédia de la décrépitude, explique que le «moloch totalitaire qui impose la religion du Veau d’or» a placé un de «ses desservants là où ils doivent se trouver pour bien faire fonctionner la machine». Emmanuel Todd, le démographe constamment furibard, avertissait par avance : voter Macron, c’est l’acceptation de la servitude. Le pompon revient à Alain Finkielkraut, l’académicien fébrile : il conseille au nouveau président de «vieillir vite». Il y en a d’autres, et bien pires…"

Extrait de : https://www.letemps.ch/node/1048705

A GG aussi, qui croit la Suisse catholique, encore une approximation due à l'obsession du chrétien...

breizmabro

@ Achille | 21 mai 2017 à 10:20
"Il était temps de remettre les pendules à l’heure"

Normal pour le maître des horloges ;-))

Mais rejeter ceux qui lui ont dressé une statue en marche est une grosse bourde.

Hollande pédalait sur le pédalo, Macron va devoir ramer fort dans la barque pour ramener à lui tous ces tigres de papier à qui il a claqué le beignet tel un dresseur dans son cirque.

Bien sûr que la sélection est faite et que c'est Le Monde qui battra la cadence et distribuera les coupe-files.

Que la presse politique soit attentive dans les prochains mois car il va falloir avoir l'oreille musicale parfaite pour jouer dans l'orchestre national de notre Napoléon en clipo.

Alors : En avant la musique !

Garry Gaspary

Il faut absolument lire cet immonde article de Field qui propose grosso modo de laisser les politiques mentir ouvertement aux citoyens sans la moindre intervention journalistique. On comprend mieux après les raisons de l'éviction de D. Pujadas, et les menaces contre E. Lucet...

Field l'anarchiste veut ainsi faire du journalisme mais purgé de toute information citoyenne. On laisserait dorénavant Marine, Philippot, Collard délirer en direct sur les plateaux de France Télévisions sans que personne ne se soucie de la réalité de leurs propos, et cela au nom de la préservation de la confiance du beauf qui vote FN en l'impartialité du service public.

Décidément, les gauchistes rouges et les frontistes bruns se rejoignent dans une même volonté d'anéantir la France par une beaufisation générale. Sans aucun but précis, d'ailleurs, sans aucun projet alternatif, rien que la destruction pour la destruction. Une explosion générale de la pulsion de mort qui constitue l'essence même de la christianisation.

La droite décomplexée a créé le beauf. Le gauchisme décomplexé vient de créer le bo-beauf. Tout cela sent de plus en plus la poudre...

boureau

C'est bien ce que je disais dans un précédent échange, le serpent Kaa (Macron) a hypnotisé le petit Mowgli (Bilger).

"Il y a des moments de grâce intellectuelle dans la vie"

Ah ! Que c'est beau !

Rien de tout cela cher P. Bilger ! Rien de tout cela !

Emmanuel Macron cadenasse sa communication politique par efficacité marketing et c'est tout. La "grâce intellectuelle" n'est qu'une interprétation artistico-littéraire comme vous en avez souvent l'habitude.

Ah ! Si N Sarkozy avait eu la même démarche, vite les journalistes - et peut-être vous - auraient crié au fascisme rampant. Mais c'est l'icône du jour qui promeut le concept alors il s'agit de "grâce intellectuelle" !

Parmi la brochette de journalistes (hum! hum !) que vous citez, un seul - à mon avis -, Taddéï, est un excellent journaliste. Il s'efface et respecte son invité. Les autres veulent imposer leur point de vue. Ce sont des militants.

Le quatrième pouvoir n'est plus celui des journalistes. Il est entre les mains de quelques personnes (une dizaine) propriétaires de quasiment tous les médias. Tout le reste est littérature pour amuser le bon peuple.

A méditer, la phrase d'Abraham Lincoln :

"Celui qui manipule l'opinion est plus important que celui qui applique les lois"

Cordialement.

Achille

Bonjour,

Nous sommes un pays aux mains des corporatismes de tout poil et la presse n’est pas le moins envahissant.
C’est elle qui fait et défait les hommes politiques par ses articles complaisants ou destructeurs.
Ce sont ses journalistes vedettes qui par leurs analyses parfois éclairantes, parfois manipulatrices, influent sur les sondages.

Le quatrième pouvoir en cette ère de la communication, où le moindre quidam sans le sou dispose de son smartphone, n’a jamais été aussi influent et le pouvoir exécutif qui est censé être le premier pouvoir se voit surveillé en permanence avec le devoir de se justifier dans l'heure à la moindre maladresse de communication.

Emmanuel Macron a commis bien des bourdes au cours de ces derniers mois, la plus importante étant, sans doute, sa position sur la colonisation que les Pieds Noirs n’ont pas acceptée et sans doute ne lui pardonneront jamais.
Fort de cette expérience, note jeune président a très vite compris le pouvoir qu’exerçaient les médias auprès de la population. Il a pris acte des erreurs de son prédécesseur qui, par son narcissisme pathologique, ne pouvait se passer de la compagnie des journalistes avec les conséquences désastreuses qui en ont suivies.*

Un proverbe dit « si ce que tu vas dire est moins beau que le silence, tais-toi ! »
EM et son Premier ministre ont bien compris que pour avoir une parole de qualité, il faut qu’elle soit rare et circonstanciée. Rien de pire qu’un bavard à la tête de l’Etat incapable de maîtriser sa parole.
Ils ont établi les règles de communication du pouvoir exécutif avec les médias. Il était temps de remettre les pendules à l’heure. Voilà qui est fait et plutôt bien fait.

Franck Boizard

Je suis d'accord avec les Semtob.

Votre naïveté, votre sensibilité aux mises en scène médiatiques millimétrées ont, chez un homme de votre âge et de votre expérience, quelque chose de terrifiant.

En même temps (expression à la mode), c'est une de mes raisons de fréquenter votre blog. En vous lisant, je ne me sens pas inférieur à un notable. Ca me "remoralise" (l'inverse de démoraliser).

Pour en finir momentanément avec Emmanuel Macron, nous aurons une première idée étayée de ce qu'il vaut comme président à la rentrée. Les éléments objectifs dont nous disposons (sa carrière, ses déclarations) n'incitent guère à l'optimisme mais on n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise.

En attendant ces quelques mois, les jugements qu'on peut entendre ne sont qu'une mesure de la crédulité de l'émetteur. On apprend donc qu'il y a beaucoup de crédules dans la France d'en haut. Ce n'est pas une surprise : rien n'est plus facile à berner que les bourgeois et les intellos.

Véronique Raffeneau

"Il ressort que les politiques n'ont pas que le devoir et les journalistes les droits."

Je partage en totalité l'esprit du billet.

Le président de la République a raison d'espérer - apparemment - fracturer les proximités scandaleuses du Pouvoir avec les journalistes dits politiques.

L'incessant bavardage des "décryptages" en continu, les off à répétition transformant les politiques et le Pouvoir en sempiternels commentateurs-siamois de "l'actu" au détriment de l'action sur le réel, de l’immédiateté au détriment du long terme et des superficialités surabondantes qui nient la profondeur du temps et des êtres et des choses, les fictions-récits hagiographiques sur papier glacé qui ne disent pas leur nom et/ou les tentations justicières des chasses à courre médiatiques qui elles non plus ne disent pas leur nom, bref l'entre-soi nauséeux devenu la règle est tout sauf la marque d'une indépendance de la presse et des médias.

J'apprécie l'espérance du nouveau Pouvoir de créer de la retenue, de la distance et de la différenciation.

Cependant, en contrepoint, une communication verrouillée comme peut l'être par exemple la communication d'une personnalité du show-biz ou celle d'une marque transformera le pouvoir en une nouvelle fiction insupportable à l'esprit démocratique. Il y a là un réel danger.

Xavier NEBOUT

L"intelligence d'EM nous démontre si nous le savions déjà à quel point le nul était un nul.
Il fallait être particulièrement c.. pour se confier à des journalistes, qui comme de bonnes p... qu'il sont en très grande majorité, l'ont flingué pour faire un scoop.

De plus, il dispose de l'immense réseau FM pour le prévenir des coups tordus.
On aura du mal à savoir un jour où est passé son magot. Encore qu'il n'y a que les caves pour ignorer que la planque la plus sûre passe par une société anonyme dans les pays baltes.

Aliocha

L'ère qui s'ouvre n'a pas fini de bousculer les atavismes corporatistes qui depuis trente ans minent le pays, et la conscience institutionnelle exceptionnelle du nouveau président permet d'envisager l'avenir avec confiance.

Car ce n'est pas que la caste journalistique qu'il bouscule, mais le corps social en son entier qui, par l'exemple assumé de son chef, retrouvera le sens de ses missions, remettant les compétences au cœur d'un débat débarrassé de ses injonctions factieuses et partisanes qui pulvérisent fatalement l'objet de son sujet, au bénéfice de la désignation de vainqueur d'un combat qui vide ce débat de tout sens.

Le pays va être amené à enfin envisager sa propre réalité en partenariat avec l'opposant, n'empêchant en rien les confrontations, même brutales, mais définissant le cadre institutionnel d'une définition mutuelle de la réalité, cadre dont le manque, depuis trente ans, mène le pays à sa propre ruine au bénéfice de ceux qui n'ont pas intérêt à dévoiler ce qui le bloque. Ils ont intérêt à favoriser les incompétences des approximations car ils font commerce du mensonge, de la haine et des insultes, et ils préfèrent dissimuler, appelant cela résistance, les hypocrites, ce qui cruellement manque au pays, l'absolue nécessité d'élaborer une culture du compromis.

Que la grâce accompagne le jeune président, et tous ceux qui, depuis trop longtemps, ont vu leurs avis éclairés étouffés sous les clameurs sophistes des combats stériles, ils ont l'occasion d'entraîner le pays hors des ténèbres de la division, de le ramener à la mémoire de sa vraie et juste condition, être l'expression lumineuse d'un équilibre entre l'amour et la raison, qui n'aurait jamais dû cesser d'être la juste définition du mot "France".

calamity jane

Je crains de ne pas avoir tout compris !
Devoir des Uns Droits des Autres ! inversement Droit des Autres, Devoir des Uns !
Devoir des droits ou Droits du devoir ?
Considérant que les politiques sont des fonctionnaires et les journaux (journalistes) largement aidés par l'ensemble de la population y compris les défavorisés, les uns n'auraient que du devoir et les autres des droits... Je m'en vas me faire un petit 100% arabica !
Voilà que cela me reprend : l'Etat, le plus grand pourvoyeur d'inégalités !

Popol

Bonjour Monsieur Bilger,

Je ne sais pas si le problème ne se situe pas à un autre niveau : celui de la convergence objective entre le pouvoir actuel et celui des propriétaires des médias.
Ce que nous venons et continuons de vivre depuis le début de la campagne présidentielle est inquiétant.
Le dernier numéro de com que la présidence nous joue par la bouche de madame Ndiaye (photographes hors de la cour de l'Elysée et choix des journalistes pour le voyage au Mali) a pous seul but de nous faire croire que les médias ne sont pas à la botte du pouvoir.
La forme de la com serait contestée mais pas le fond.
Ce que le bon peuple ébahi, dont je suis, retiendra du voyage au Mali c'est que notre président jupitérien a porté son plateau repas lors de son repas avec les militaires.
mais peut-être suis-je un peu complotiste ?

semtob

Cher Philippe,

Votre sensation d'une meilleure respiration à chaque nouvelle élection présidentielle n'est pas nouvelle !
C'était votre déclaration suivant l'élection de Hollande.
Il vous a fallu plusieurs années pour ressentir au minimum un agacement ou une sensation de mal-être.
Nous ne comprenons pas cette euphorie soudaine pour quelques séquences filmées et mises en scène en contraste total avec des morceaux privés beaucoup plus vulgaires que chacun aura pu entendre.
Les apparences sont souvent trompeuses.
Ne pas voir ce qui se profile avant cinq ans tient du déni.

Nous suivons les aventures du stagiaire de Hollande à l'Elysée avec beaucoup de réserve et de crainte.
Un pays a besoin d'alternance politique. Et la seule alternance à Macron sera l'affrontement des extrêmes. Ce pseudo-magicien a ouvert la boîte de Pandore.
Et votre rêve pourrait très bien se terminer en un cauchemar terrible.

L'histoire d'un pays, c'est aussi l'histoire des partis, des syndicats, des devoirs de mémoire.
Cet homme qui considère qu'il s'est fait seul alors qu'il a bénéficié de tous les pistons possibles, de l'appui de tous les médias, qu'il se sert des autres pour les rejeter en tournant les pages avec mépris, se retrouvera seul et haï.
Pour faire de la politique, il faut savoir écraser les autres mais il faut aussi connaître l'envers de la consécration.
Déjà les sondages qui le concernent dégringolent.
Les techniques de management qui sont utilisées sont dépassées et n'amènent que le désespoir. Il ne s'agit que d'une fausse route théorique.

Laissons chacun être entier, les idées vivre.
La pensée unique n'est qu'une utopie dramatique !
La séduction et les préliminaires sans jouissance n'amènent que le vide, le désintérêt, la démission.
Tout beau flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute et l'air de "le fromage est battu" pourrait en être la leçon.
françoise et karell Semtob

Marc GHINSBERG

En matière de journalisme, deux observations. La première pour saluer l’apparition du journalisme de vérification, le « fact-checking » indispensable dans cette ère de post-vérité et de faits alternatifs. Il convient de souligner dans ce domaine le remarquable travail de Samuel Laurent et de son équipe au Monde. La deuxième pour déplorer la pratique du « bashing », dont ont été victimes Nicolas Sarkozy et François Hollande. Souhaitons qu’Emmanuel Macron en soit épargné. Ce qui n’exclut pas bien sûr une critique argumentée.

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