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21 juillet 2017

Commentaires

Lucile

@ genau

J'ai bien aimé vos trouvailles. Je m'arrête là avec cette rime un peu difficile, car elle ne donne que des mots comme "racaille", "broussaille", "Versailles", dont on ne sait que faire. J'ai bien pensé à caser "volaille", puisque vous parlez de votre poulet... aïe, aïe, aïe, voilà que je déraille.

Je ne me serais pas vexée bien au contraire, d'une correction orthographique si elle avait été nécessaire, ce qui peut arriver, mais j'aurais été surprise que Pascale Bilger ait laissé passer ça.

Je pourrais vous souhaiter bye bye, toujours pour la rime, mais pour rester dans votre style bien agréable, molte grazie genau !

Savonarole

@ Achille | 23 juillet 2017 à 08:39

Je pense que Mary Preud'homme a compris qu'il ne fallait jamais dire adieu sur un blog, car à ce moment-là toutes les hyènes se déchaînent et mettent en pièces l'évadé (ou l'évadée).

Moi-même un jour je disparaîtrai, j'entends vos clameurs, et les foules en liesse, mais c'est ainsi.

Toutefois, selon le principe de Baudelaire "le droit de se contredire et le droit de s'en aller" qu'il voulait voir inscrit dans la Constitution, je reviendrai avec plaisir avec ma boîte à claques et mon ventilateur à beignes m'occuper des fâcheux de ce blog.

genau

@Lucile

Mais non, mais non, je ne vous ai pas reproché quelque "y" que ce soit. D'abord, je ne me le permettrais pas, ensuite, la forme m'enchanta. Ce sont seulement les homophonies qui m'ont inspiré ce poulet inviane, comme l'aurait écrit Bloy. J'aime l'harmonie, musicale, phonique, les détours mathématiques qu'elle recèle et révèle (décidément) et votre mot charmant a lancé un déclic quasi musical qui, comme toute harmonie, va en se dégradant vers les accords éloignés qui confinent à la dissonance.
Pour la charge intellectuelle de votre billet, elle était, comme à l'habitude, pertinente.
Mille grâces.

Frank THOMAS

"Jupiter - Juspater, c'était le symbole de la justice aimante du père", affirme Xavier Nebout.
Absolument pas.
La racine indo-européenne "diu" signifie "la lumière". Elle a une immense postérité dont "dies", "la lumière du jour", "deus" ou "divus", "habitant du ciel lumineux".
Jupiter est le père ("pitar" en indo-européen, "pater" en latin) de la lumière, le chef du ciel lumineux. Par extension "le père des dieux".
Aucun dictionnaire étymologique sérieux ne donne une autre explication.

Tipaza

@ genau & Lucile

Merci de ces explications, je comprends mieux à présent pourquoi Hérodote écrit après un de ses voyages, que la marine grecque qui utilise des barques est supérieure à la marine égyptienne qui utilise des pirogues.

Il est effectivement plus facile de ramer que de pagayer, surtout le dimanche !


Catherine JACOB

En ce 23 juillet, jour de Sainte Brigitte, mère de Sainte Catherine, Sainte Florence Parly annonce le dégel de 1,2 milliard d’euros au bénéfice des Armées.

La sainte explique en même temps dans le JDD, que le nouveau chef d'Etat-Major, le général François Lecointre, "responsable opérationnel" des armées "aura à ce titre toute latitude pour venir s'exprimer devant les commissions parlementaires.
« Mais sur les sujets budgétaires, c'est au ministre de s'exprimer devant les élus, car ce n'est pas la commission qui prépare le budget mais le gouvernement, comme le prévoit la Constitution », a-t-elle insisté.

« Ces 1,2 milliard ne constituent pas un cadeau fait aux armées mais le strict respect de la loi de finances initiale », met toutefois en garde le député LR François Cornut-Gentille, rapporteur spécial des crédits de la défense à la commission des Finances.

Autrement dit, l’erreur du général de Villiers a été, si je comprends bien, de répondre clairement à huis-clos à des questions que la commission qui les lui posait n’avait pas compétence, ni légitimité pour ce faire, vu que seuls les sujets qui ne fâchent pas sont du ressort des commissions.
Il a eu également le tort de ne pas avoir repéré les moutons de l'Elysée fondus dans la masse de ces commissions.

Il s’agit de ce gouvernement qui parallèlement va contraindre les étudiants issus de familles au budget serré à travailler pour payer leur loyer, sur Paris notamment 700€ les 9m², en supprimant leurs aides au logement, et on sait quel taux de réussite est celui des étudiants qui font leurs études le jour, en travaillant la nuit. Mais sans doute est-ce là une façon de résoudre les problèmes liés au procédé de sélection par tirage au sort mis en place pour certaines facultés et notamment, celle à numerus clausus à la fin de la première année qui se privera ainsi potentiellement de personnalités d’avenir à réelle motivation dont le sort ne saurait préjuger.

La grande majorité des étudiants qui ne peuvent se targuer de toucher 1000 euros par mois comme ce fut le cas de l’ancien étudiant Macron, n’auront donc qu’à aller garder les brebis du Larzac menacées par les loups, une région où les cabanes en plein champ sont encore abordables, l’Armée n’ayant désormais plus les moyens d’ envisager une extension ou une reconversion de ses trois mille hectares.

Mais bon, il semblerait que l’immobilier parisien et les capacités d’accueil des facultés très demandées, ne soient pas dans le périmètre naturel d’action de cette Sainte Brigitte mariée toute jeune en Suède au prince Ulf dont elle eut huit enfants. Il existe en revanche une Sainte Brec'hed ou Berhet, sainte bretonne fêtée le 1er février qui à Kildare en Irlande, l’an 523 aurait fondé un des premiers monastères de l’île.

Le martyrologue romain indique : « apprends d’abord à me connaître dans mon humanité souffrante, car c’est là la voie la plus rapide pour atteindre l’éternelle béatitude ». L’Elysée ouvrira-t-il ses chambres de bonne aux plus méritants ?

Deviro

@RF | 22 juillet 2017 à 23:46
"Macron est un être méprisable, car méprisant et sans substance. Il croit tout connaître, or il est borné, ignorant et il ne peut pas prétendre mieux savoir que les professionnels. Il improvise."

Tout ce qui est excessif est insignifiant.

Ce n'est pas Claude Rich qui a dit ça avant de partir ?

Aliocha

Nous sommes en France, il semblerait, et le jeune homme qui propose un renouveau a l'occasion de vérifier ici à quel point la névrose est exacerbée par la défaite, ou que ceux qui semblaient le soutenir, pour certaines le trouvant si beau, au premières tempêtes quittent le bateau. La planche de la bienveillance semble bien fragile pour surfer cette vague d'aigreur, et la déferlante dégagiste dont il a profité risque bien de la briser aux récifs du diagnostic qui lui permit de passer au nez et à la barbe des conservatismes de tous bords, et qui ont pour point commun la volonté farouche de ne pas évoluer, pour mieux exercer leur guillotine rituelle, celle qui calme et détend les nerfs de la frustration atavique. L'art de la glisse devient essentiel, et dévisser sur la pente raide peut devenir un atout pour se glisser dans le tube liquide de l'élément déchaîné et, sous les vivats déçus de ceux qui le pensait englouti, réapparaître à peine mouillé pour délicatement aborder les rivages de son triomphe. Ce serait comme faire passer aux orgueilleux le typhon de la conscience que nous n'avons plus les moyens de notre souveraineté, de les amener à se rendre compte que si nous voulons préserver l'essentiel, nous devrons la partager en Europe et, accueillant comme il l'a fait les leaders de plus en plus douteux des forces à l’œuvre, leur indiquer par l'exemple des nations du vieux monde réconciliées le chemin escarpé de la paix et de la prospérité.

La chance est mince, mais elle existe, restons nombreux à croire à cette grâce possible, à garder propre les lèvres de nos blessures et de nos frustrations, le pays pourra alors soigner l'infirmité de ses infections conservatrices et, guérissant la nation de sa vexation, redéfinir le cadre qui permettra à tous de garantir ses valeurs fondamentales.

Catherine JACOB

@RF | 22 juillet 2017 à 23:46
"N'en déplaise à Christophe Barbier, complètement à côté de la plaque dans son analyse du 19 juillet."

Moi aussi, j'ai été assez surprise. J'ai pensé que C. Barbier avait pris un coup de soleil.

hameau dans les nuages

@ RF | 22 juillet 2017 à 23:46

Comme tous les matins en prenant mon café noir, je tapote le baromètre pour connaître l'évolution du temps. Réflexe de paysan. Ce matin donc, -10 pour Macron.
Les jeux sont faits. D'autant plus qu'il n'est pas homme à faire profil bas. Il a été paramétré comme ça. Il est robot enfilant des perles.

Pour ce qui est de monsieur Barbier déclarant que l'affaire Grégory représentait la France profonde moisie, je crains pour lui qu'un jour son écharpe ne serve à autre chose qu'à être l'enseigne de sa boutique. A savoir se faire écharper. Enfin moi je dis ça, je dis rien...

Franck Boizard

@Wil
"On peut être sûr que ces gens, cette bourgeoisie s'auto-qualifiant d'intelligente et cultivée, n'aura une fois de plus rien appris de l'Histoire avant qu'un certain nombre de ses têtes volent dans tous les sens."

Les bourgeois sont des traîtres en puissance, prêts à toutes les trahisons pour conserver leurs places et leur patrimoine. Les possédants sont possédés par ce qu'ils possèdent. Rien de nouveau.

Achille

@Alex paulista | 22 juillet 2017 à 23:46

Vous n’auriez pas des nouvelles de Mary Preud’homme ? Elle est partie le mois dernier dans vos contrées inhospitalières. Espérons qu’elle ne soit pas retenue aux mains de brigands dans une des favelas de la banlieue de Rio. Elle commence à nous manquer notre Ma'Dalton ! ☺

Alex paulista

Je commence à avoir des doutes sur les goûts de cet homme.

RF

Rien ne se fait sans l'assentiment de Macron.
Donc, le choix des invités, c'est lui. Ne cherchons pas à l'exonérer de ses erreurs de jugement et de posture. Macron est un être méprisable, car méprisant et sans substance. Il croit tout connaître, or il est borné, ignorant et il ne peut pas prétendre mieux savoir que les professionnels. Il improvise, il limoge ses contradicteurs et les écartèle sur la place publique sans aucune retenue. Ce qu'il a fait au Général de Villiers et, à travers cet homme de haut rang, à l'institution militaire, est inqualifiable. N'en déplaise à Christophe Barbier, complètement à côté de la plaque dans son analyse du 19 juillet.
Inviter Fred Vargas et Christine Angot n'est qu'une outrance de plus dans ce quinquennat moisi.

Catherine JACOB

@Robert | 22 juillet 2017 à 19:16
«Monsieur Christophe Castaner »

Celui qui annonce la nomination d’un Néros à la tête de l’Etat-Major ? Je me suis interrogée sur cette liaison mal-t-à propos.

« ...les contraintes imposées, qu'il s'agisse des dates de mise en place desdits budgets, ou du gel en cours d'année des "engagements de dépense" et des "autorisations de paiement" décidés par Bercy. »

A la tête du ministère de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique dans le gouvernement Valls II en remplacement d'Arnaud Montebourg, nous avons bien eu du 26 juillet 2014 au 30 août 2016, quelqu’un qui précédemment était secrétaire général adjoint de la présidence de la République (15 mai 2012 – 25 juillet 2014), gagnant au passage 30 points de notoriété en quelques mois, puis déclare une fois élu président de la République qu’il ignorait l’état des finances de la France et l'objectif sera d'économiser sur cinq ans dans les collectivités locales, non pas dix, comme indiqué dans des promesses de campagne élaborées sur les chapeaux de roue dans la foulée du Penelopegate, mais 13 milliards d'euros.

Nonobstant le fait que moins d’élus locaux = plus de pouvoir central, ce pouvoir qui se plaira désormais à légiférer par ordonnances au motif "d'aller vite" sur l'autoroute du mieux vivre, je me demande ce qui peut bien l’avoir occupé au point qu'il n’ait pas eu le temps de se faire une vision plus adéquate d'une situation se trouvant "dans le périmètre" de son ministère.

Lucile

@ genau | 22 juillet 2017 à 16:01

Vous avez raison, j'aurais dû écrire "qu'ils s'égaient !". Mais avec un y, ça fait plus canaille.

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Vérification faite, j'avais droit au Y :

"Règle du verbe s'égayer
Les verbes en -ayer peuvent se conjuguer de deux manières :

1/ soit ils gardent le y dans toute la conjugaison : je paye...

2/ soit le y se remplace par un i devant un e muet donc devant les terminaisons e, es, ent, erai, erais : je paie. On remarquera la présence du i aux deux premières personnes du pluriel à l'imparfait de l'indicatif et au présent du subjonctif".

http://leconjugueur.lefigaro.fr/conjugaison/verbe/egayer_deuxieme-forme-negation-pronominal.html

hameau dans les nuages

@ Savonarole | 22 juillet 2017 à 17:16

Pourtant ils auraient à dire ! Une belle pépite circule sur le net avec plainte par une victime au procureur de l'Aude. Ce n'est pas un cachalot qui s'échoue mais un vieux de la vieille garde socialiste, mais membre encore actif, étalant ses frasques sur un site porno.

Faisant visionner la vidéo à mon épouse, celle-ci m'a fait remarquer que vu la mensuration de son organe érectile, il n'était pas digne du pavillon de Breteuil. Je me suis senti tout ragaillardi.

La vieillesse peut vraiment être un naufrage.

Wil

Quel étrange billet !
M. Bilger se plaint du manque de qualité des invités de la sauterie élyséenne et bizarrement il ne mentionne pas le locataire du lieu !
Je suis désolé "Mister B", on a en soirée privée les invités qu'on mérite comme on a la classe politique qu'on mérite.
Si "votre" président à des amis et donc des goûts de ch**ttes, ne vous en prenez qu'à vous-même, vous avez voté pour lui.

Je lis ce blog régulièrement et chaque article traitant de "not' bon Roy" Macron ne peut empêcher à mesure que les jours passent la commissure de mes lèvres de s'élever de plus en plus en un rictus moqueur. D'abord parce que j'ai un mauvais fond au fond hé ! hé ! hé ! et que donc l'embarras des autres comme celui de M. Bilger m'apporte une satisfaction proche de la jouissance en constatant que comme il y a dix ans pour Sarko, comme tout le cirque médiatique dans son ensemble, il glisse lentement mais sûrement vers la deuxième phase du credo bobo parisien à l'invariabilité quasi mathématique qui est : "On lèche, on lâche, on lynche".

Allez, encore quelques mois, deux ans tout au plus et donc un bon paquet de preuves d'amateurisme et comme beaucoup l'ont prédit dont votre serviteur, tout ce beau petit (dans tous les sens du terme) monde médiatico-politique parisien traitera son ex-future idole de la même manière que les précédentes, c'est-à-dire au mieux comme un guignol au pire comme un ennemi comme Sarko, pour ensuite quelques années plus tard en faire un héros incompris, limite en avance sur son temps, pour éviter de faire face à sa propre inconséquence dans le miroir du temps qui passe.

On peut être sûr que ces gens, cette bourgeoisie s'auto-qualifiant d'intelligente et cultivée, n'aura une fois de plus rien appris de l'Histoire avant qu'un certain nombre de ses têtes volent dans tous les sens.

C'est malheureux mais il semble que là aussi il soit invariable dans l'histoire de l'humanité que la classe dirigeante se transforme peu à peu en dictature pour garder ses privilèges et que la seule chose qu'elle comprenne soit la violence du peuple.
Nous n'en sommes qu'au début du processus mais il est engagé.

Savonarole

@Yves

Jacques Myard c'est le Gérard Filoche de droite.
Autant il est difficile de croiser un zèbre avec un mulet ou un âne, autant ces deux-là pourraient nous donner une descendance viable.
Même rondeur, même gabarit, même jactance, à la TV ils luisent de la sueur du gigot-flageolets de la République qu'ils viennent de se goinfrer à la cantine de l'Assemblée ou du Sénat, ils nous incommodent de par leurs flatulences, deux porcs.

Ellen

@Catherine JACOB | 22 juillet 2017 à 19:03

C'était en rapport avec la vidéo de la Wonder Woman "Dati" où elle met le badman au tapis. Voilà, c'est tout. Ne voyez aucun mal ici, ce n'est pas dans ma nature. Je respecte trop l'armée et jamais je ne me serais permis une quelconque outrance.

Giuseppe

Ca y est, enfin nous y sommes ! La récolte devrait être bonne a dit l'ancien jardinier de l'Elysée, il n'en rate pas une de se taire, avec une dette abyssale, des pauvres par millions il nous refait le coup de l'inversion de la courbe du chômage.

Je crois qu'ils recrutent à Maraîchers Réunis, avec un peu de chance il pourrait être pris avec J-V Placé, un tandem de choc pour notre agriculture bio et pour sauver la France des jardins.
Les agriculteurs pourront leur offrir un râteau, et pour le salon de la crêpe et du vin blanc un tire-bouchon à chacun, ils auront l'air plus naturel dans le milieu de la survivance politique, dernier endroit où l'on se refait des couleurs quand on veut côtoyer le local pour des élections cantonales.

Robert

Billet sans doute critique, Monsieur Bilger, des choix présidentiels en matière de réception de personnalités. Comment en être surpris quant l'essentiel reste la communication en direction des gogos ? C'est pourquoi je retiens de ce billet ce court passage : "Mais je rêverais d'une démocratie des privilèges, d'une égalité des chances en quelque sorte. Trouver le moyen, un soir, de faire participer Dupont et Mohamed. Pour sortir de ce petit monde s'ébattant entre soi dans la maison de tous les Français.
[…] L'Elysée est en principe la maison de tous les Français mais on devrait déjà être plus rigoureux dans la sélection des happy few.
Pour ne pas désobliger le peuple".

En quoi le peuple intéresserait-il ses dirigeants actuels ? Tout est communication en direction de segments identifiés comme de potentiels électeurs.
Ce que vous décrivez, Monsieur Bilger, ce sont ici les principes fondamentaux d'égalité et de fraternité de notre République démocratique. Mais la politique suivie par Monsieur Macron comme par ses prédécesseurs n'est-elle pas l'inverse de ce que vous prônez ? Qu'il s'agisse de la réforme territoriale où l'essentiel est représenté par les 'métropoles' au détriment du rural qui coûte trop cher dès lors qu'il s'agirait de traiter de manière égale l'ensemble des territoires de notre pays.
Donc ces interrogations ne font que commencer et, pour beaucoup de ceux qui ont voté Macron, ils iront sans nul doute de déception en déception.

@ Lucile | 22 juillet 2017 à 13:07

J'ai apprécié, dans votre commentaire ce passage :
"Le gros du travail a été rétrospectivement fait par une image, muette mais éloquente, celle du jeune Dieu, en jeep à côté d'un vieil aristocrate à qui la célébrité est venue sans qu'il la cherche. L'aristocratie, c'est le gouvernement par les meilleurs […]
Tout d'un coup le cœur chavire : et si Macron, le Chef, était un faux aristocrate ? Ce n'est pas parce que Pierre de Villiers porte un nom aristocratique qu'il est reconnu de façon éclatante comme tel. C'est parce qu'il a renoncé à sa position prestigieuse par sens de l'honneur. Rien n'y fera, ni les déguisements à Istres, ni les étreintes du Tour de France, ni les promesses, ni les accusations médiocres du porte-parole du gouvernement contre lui. L'image est là, elle a un sens caché, elle est prémonitoire".

Je vous rejoins sauf sur l'expression de "vieil aristocrate" que vous accolez au général de Villiers.
Mais vous avez raison de stigmatiser l'attitude présidentielle dans son command-car, ce 14 juillet, au côté du chef d'Etat-Major des armées. En effet, depuis l'Arc de triomphe jusqu'à la place de la Concorde, il ne s'agit pas d'une simple descente des Champs-Elysées, mais bien d'une revue des troupes, en véhicule comme à pied.
Le président de la République, dans le contexte du différend qu'il avait suscité la veille, s'est cru, de par sa fonction et avant de monter dans ledit command-car, autorisé à saisir le bras du CEMA, geste de condescendance bien plus qu'amical destiné à calmer la polémique.
Par ailleurs, au passage du véhicule présidentiel, les troupes présentent les armes et les drapeaux s'abaissent en reconnaissance de la fonction de "chef des armées" conférée par la Constitution au président de la République. A quel spectacle avons-nous assisté : un général en chef saluant les drapeaux et rendant par son attitude rigoureuse les honneurs des armes ; un président de la République baissant certes et assez souvent la tête devant les drapeaux, mais surtout plus soucieux de saluer le public que de répondre aux honneurs qui lui étaient rendus.
Lui qui la veille avait stigmatisé l'attitude du général aurait pour le moins dû rester dans l'attitude stricte adoptée par son voisin. En somme, c'est signifier aux troupes : vous me devez respect et obéissance, mais vous n'avez pour moi que fort peu d'intérêt !

Le comble de la vilenie a été atteint le 19 juillet par Monsieur Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, lorsqu'il s'est autorisé, fielleux, à accuser le général de Villiers de déloyauté et l'a traité de poète en raison du texte du communiqué qu'il a rédigé en accompagnement de sa démission (http://www.vendeeinfo.net/Communique-du-general-d-armee-Pierre-de-Villiers-19-juillet-2017_a11953.html). Au moment même où le président se trouvait à Istres pour "recoller les morceaux"...

Un dernier point : peu de citoyens connaissent la gestion des budgets de l’État par les ministères. Ils pensent souvent que le budget alloué est définitivement acquis et peut être intégralement dépensé. C'est ignorer les contraintes imposées, qu'il s'agisse des dates de mise en place desdits budgets, ou du gel en cours d'année des "engagements de dépense" et des "autorisations de paiement" décidés par Bercy. En l'espèce, les 850 M€ viennent en sus du gel de crédits budgétaires déjà en cours et qui s'élèvent à plusieurs milliards d'euros...

Catherine JACOB

@ Ellen | 22 juillet 2017 à 12:09
« Une des plus savoureuses interviews de l'été, dans Le Monde. Rachida Dati femme à poigne devrait postuler auprès du nouveau Général Decointre, elle serait très appréciée dans l'armée.
Hortefeux, un "nazi" et un "facho". »

Ah bon ? On aime la grossièreté, la vulgarité et l’arrivisme dans l’armée ? Sans compter les gens qui s’ils n’emploient pas leurs assistants parlementaires européens au bénéfice de l’UMP, reçoivent eux-mêmes un salaire de député européen sans se montrer au Parlement autrement qu’une fois tous les 36 du mois pendue au téléphone portable à déblatérer sur ses collègues ?
Au fait combien a-t-elle usé de chefs de cabinet déjà ? à son entrée en fonctions comme garde des Sceaux, ministre de la Justice nommée pour avoir tapé dans l’œil de Cécilia Attias, à l’époque Cécilia Sarkozy qui lui trouvait une allure de « Seigneur », à se demander si elle avait autre chose que des idées reçues à propos de ce qu’eut pu être une « allure de Seigneur » ?!

Non, là où elle aurait été à sa place, ce qui nous aurait permis de nous marrer un brin au spectacle de la bataille des ego, c’est à celle d’Edouard Philippe. Ou alors, treizième convive au dernier dîner de l’Elysée, mais là, le spectacle eut été réservé au maître d’hôtel.

Enfin, c’est pas Decointre, mais Lecointre !
Patronyme pour lequel on trouve ces deux étymologies :
1. « Lecointre » est un nom de famille très rare, variation de cointe, avait en ancien français le sens de joli, agréable, surnom d'un homme gracieux, élégant. Ex. « Quelque dame cointe et mignotte aux verdelettes beautés (Georges d'Esparbès, Le Roi (de Navarre), 1901, p. 95).
2. Fréquent en Picardie, c'est un surnom formé à partir de l'ancien français cointe, qui a eu de nombreux sens : d'une part prudent, habile, puis rusé. Du lat. cognitus (part. passé adjectivé de cognoscere « connaître ») « qui sait [les bonnes manières de cour] ».

Donc un vrai renard, j’imagine. Sans compter qu’avec Rachida Dati, les bonnes manières, il faut oublier.

Savonarole

C'est l'été, c'est les vacances, les congés payés s'affairent autour du barbecue du camping, la presse essaye de nous distraire avec ses marronniers, la tombe du Maréchal Pétain vandalisée, Rachida Dati qui prépare son entrée à la Pléiade, des messages codés venus d'une autre planète, un cachalot de 18 mètres s'échoue sur les quais de la Seine.

On mesure la nullité de la presse française, dès que le politique prend des vacances, ils sont désemparés, ils n'ont plus rien à dire.

boureau

@ Lucile 22 juillet 2017 13:07
"Angot en Gorgone !"

J'aime bien ! Les prochains invités de Ruquier sont prévenus : ils ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas ! Qui sera le premier sacrifié ? Je ne suis jamais cette émission, mais là, je ferai exception.

"Les communicants... ne créent souvent que des successions de belles images"

Ne sous-estimez pas leur puissance. Leurs méthodes ont fait leurs preuves ! D'ailleurs le "bon peuple" a intronisé Macron sans problème. Et comme le rappelaient quelques-uns à propos des législatives : "On aurait mis une chèvre à la place du nom du prétendant à la députation avec l'étiquette macroniste, elle aurait été élue !"

Cordialement.

Savonarole

@Catherine JACOB
"Eh ben ! Vous avez l’œil, vous"

J'ai voulu simplement montrer à calamity jane qu'Emmanuel Macron avait tout de même quelque chose à gauche.

genau

@ Lucile
"Qu'ils s'égayent ensemble"

Oui, bien sûr, moi, je préfèrerais qu'ils s'égaillent, pour qu'on n'en parle plus, quoique s'égailler suppose la dispersion, alors qu'ils ont tendance à s'émailler de nippes convenues. Ou alors qu'ils se fassent écailler et, sans défense, subir les ricanements éraillés des marchands de ferraille aux invectives débraillées contre ces ectoplasmes débrayés de la réalité qui finissent par complètement dérailler dans leurs raouts rutilants.
Bon, bon, ça va, on peut s'amuser, non ?

Robert Marchenoir

@ Achille | 22 juillet 2017 à 08:15
"Ça fait vingt ans que Poutine est au pouvoir (directement ou indirectement). S’il avait voulu vraiment une troisième guerre mondiale, elle aurait déjà eu lieu."

Votre argument est fascinant. Fascinant de mauvaise foi, et fascinant par la façon dont il reproduit la malhonnêteté communiste -- idéologie que vous affirmez rejeter par ailleurs.

En d'autres termes, à moins de "vouloir la troisième guerre mondiale", aucun dirigeant ne saurait encourir le moindre reproche de votre part ? Je trouve votre niveau d'exigence singulièrement bas ! Vous me rappelez ces individus auxquels ont fait des critiques à propos de n'importe quoi, et qui rétorquent : mais je n'ai tué personne...

A quel moment ai-je reproché à Poutine de "vouloir la troisième guerre mondiale" ? Jamais. A quel moment les adversaires de la Russie à travers le monde lui ont-ils reproché de "vouloir la troisième guerre mondiale" ? Jamais.

En revanche, c'est bien la propagande du Kremlin qui passe son temps à accuser ses adversaires, de façon parfaitement injuste et mensongère, de "vouloir la troisième guerre mondiale" ! Pendant la campagne présidentielle, la marionnette poutiniste Marine Le Pen avait refusé de répondre à la question pourtant simple d'une journaliste britannique : si la Russie envahit les pays baltes, êtes-vous favorable à une intervention de l'OTAN, comme l'y oblige l'article 5 du traité ? Réponse de Marine Le Pen, reine de la mauvaise foi : "Mééé... mééé... mééé... vous voulez la troisième guerre mondiale ?"

En somme, il s'agit d'un spectaculaire homme de paille, doublé d'une projection. Vous défendez votre champion d'une accusation qui n'a jamais été portée contre lui, mais que lui en revanche passe son temps à porter de façon invraisemblable et paranoïaque contre l'Occident.

Exactement comme le faisaient les communistes soviétiques, qui prétendaient se faire les champions de la "paix" pendant qu'ils maintenaient la moitié de l'Europe sous leur botte, qu'ils menaient la course nucléaire et qu'ils semaient la subversion et le terrorisme à travers le monde libre.

Ce qui rend d'autant plus déplacée votre remarque :

"Le seul problème est que vous mélangez allègrement les événements odieux du temps de Staline (ce que je partage totalement avec vous) avec ceux de l’époque « poutinienne ». Pour être vraiment cohérent encore faut-il comparer des choses comparables."

Là encore, il conviendrait de réfuter ce que je dis, au lieu de procéder par slogans. Mais vous vous plaignez que je sois "trop long". En effet, il est plus long d'expliquer les choses que de procéder par affirmations péremptoires, ainsi que vous le faites.

Si vous m'avez lu (mais l'avez-vous fait ?), vous aurez constaté que je n'ai pas besoin des "événements odieux du temps de Staline" pour expliquer en quoi la politique russe porte atteinte aux intérêts de la France. Les agissements contemporains du régime se suffisent amplement à eux-mêmes.

Mais, si vous m'avez lu, vous aurez constaté de surcroît que ce n'est pas moi qui "mélange" le poutinisme et le stalinisme. C'est Poutine lui-même. Ce n'est pas moi qui ai réhabilité Staline. C'est Poutine. Ce n'est pas moi qui me revendique de la Tchéka, organisateur de la Grande Terreur stalinienne. C'est Poutine. Ce n'est pas moi qui ai instauré, au fil de dix-sept années de pouvoir, les multiples aspects du régime russe qui reproduisent, perpétuent, amplifient et "perfectionnent" le régime communiste, sur un mode certes différent mais non moins répréhensible, et que j'ai précisément détaillés au fil d'innombrables commentaires. Que vous avez le culot de trouver trop longs. Sans pour autant vous donner la peine de les réfuter.

Il conviendrait donc que vous nous expliquiez en quoi le régime russe actuel n'est "pas du tout comparable" au régime communiste, alors que je vous ai amplement démontré le contraire. Il conviendrait aussi que vous montriez un minimum de respect, intellectuel et tout simplement humain, envers ceux des Russes qui souffrent de ce régime et le combattent (jusqu'à sacrifier leur vie, pour certains). Car ils existent, figurez-vous. Il conviendrait que vous les écoutiez eux aussi, et que vous vous donniez la peine de réfuter leurs faits et leurs arguments. Si vous le pouvez.

S Carioca

@caroff
"Sa sainteté Béchamel avec la virago Angot, assaisonnés à la sauce kurde, j'aurais voulu être petite souris pour écouter les dialogues forcément pénétrants de cette assemblée !"

"Tout de même des enfants lisent parfois par-dessus notre épaule ! "

Vous voyez le mal (le mâle ?) partout......

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Ben tiens ! ;-)
C'est seulement à la seconde lecture que j'ai remarqué...
Ne me dites pas que vous ne l'avez pas fait exprès !
Excellent !

Robert Marchenoir

@ Yves | 22 juillet 2017 à 02:55

Jacques Myard est évidemment la quintessence du patapouf inopérant. Il résume à lui seul l'horreur de l'étatisme français.

Il ne connaît rien à rien, mais il est capable de vous en parler pendant des heures. Et péremptoire, avec ça. Il coupe la parole à ses propres amis, des gens avec lesquels il partage son émission et qui sont censés être de son bord. Il les envoie balader à la moindre contradiction, avec une grossièreté et une absence de justification qui puent le haut fonctionnaire. Le gars qui n'a jamais eu à s'expliquer. Le type qui est chef des Français parce qu'il le vaut bien.

Une espèce d'Henry de Lesquen, mais en moins cultivé. De Lesquen applaudit le discours de Faurisson au repas de Rivarol, mais au moins il a lu deux-trois livres et sait en général de quoi il parle (en dehors de ce funeste sujet). Jacques Myard, lui, va servir la soupe à Bachar el-Assad à Damas, en violation des directives de l'Etat qu'il prétend représenter.

Faurisson est certes un détestable bonhomme, mais son pouvoir est égal à zéro. Bachar el-Assad, lui, reproduit en Syrie les exactions nazies que Faurisson se contente de justifier en paroles. Légitimer Faurisson en allant l'écouter, c'est une faute morale. Légitimer Bachar el-Assad en allant le rencontrer, c'est, ou ce devrait être si la France était un pays libre, patriotique et souverain, un crime de trahison punissable de longues années de prison.

Aux Etats-Unis, pays où le mot de patriotisme veut encore dire quelque chose, Donald Trump et son entourage sont sur le gril de la justice pour des compromissions avec la Russie qui vont infiniment moins loin que le tripotage international de Môssieur l'ambassadeur auto-proclamé Jacques Myard.

Vous dites qu'il n'est plus "député de la nation" ? Eh bien, on ne s'en aperçoit pas à l'écouter pérorer sur Radio Courtoisie. A l'écouter, il est président de la Frônce, du monde et de ses environs. A Radio Courtoisie, il suffit d'avoir été élu une fois, il y a cinquante ans, à Pétaouchnok-les-Oies pour être "député de la nation" à vie. Ou "président", si vous avez été élu président de votre club de pétanque. Ou "Monsieur le Ministre", si vous êtes officier du KGB à l'ambassade de Russie à Paris, et par conséquent invité à l'antenne pour "expliquer" la Russie aux Français.

Radio Courtoisie, c'est la seule antenne en France où, pour faire passer la propagande du Kremlin, on invite carrément les "conseillers" de l'ambassade. Il faut voir la servilité avec laquelle les "patrons d'émission" s'aplatissent devant ces messieurs, la façon frénétique dont ils agitent la brosse à reluire, l'empressement avec lequel ils diffament leur propre patrie devant ces soldats d'une armée étrangère qui sont payés pour l'affaiblir...

Voilà, c'est tout ça, Jacques Myard. C'est aussi le "député de la nation" qui déclare publiquement que "le peuple n'a pas à savoir" comment les députés dépensent leur réserve parlementaire. Je suis le chef, et je sais ce qui est bon pour vous. Considérez comme un honneur d'être contraints à me donner de l'argent pour que je m'occupe de vous. Bande d'ingrats.

Convenez que l'appellation de gros patapouf inopérant est infiniment indulgente concernant ce personnage.

caroff

@Ellen
"Au sein du gouvernement, les rapports entre Rachida Dati et le proche conseiller de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, sont délétères. Une inimitié qui traverse le quinquennat. "Pendant la dernière campagne présidentielle, parce qu'il fallait se réconcilier, je montais dans l'avion avec lui, mais je le saluais en disant : “Bonjour, le guignol”, puis je disais : “Vous ne trouvez pas que ça sent le nazi ici ?”

Franchement, ça me fait irrésistiblement penser à un dialogue dans une cour de récréation d'école primaire !!
Que cette péronnelle ait pu être garde des Sceaux et que ce blond gandin ait pu être ministre de l'Intérieur ne cesse de m'affliger....
Mais qu'ils se taisent enfin et surtout que les journalistes cessent d'écrire sur ces détritus de l'action publique !

Catherine JACOB

Pour changer un peu des invités de l'Elysée, quelques nouvelles européennes réjouissantes concernant le renoncement spontané à l'immunité parlementaire d'un député bulgare dont le pays est membre de l'Union européenne depuis le 01/01/07, ainsi que l'heure indiquée par la moustache de Salvador Dali ad vitam aeternam bloquée sur 10h10 :
;

D'après Le Monde du 21.07.2017,
"Une cartomancienne de 61 ans, Pilar Abel, a en effet déposé devant la justice une demande de reconnaissance de paternité. Elle est originaire de Figueras, comme le peintre. Elle affirme que sa mère, une employée de maison, avait rencontré M. Dali chez des amis, à Portlligat, petit village de pêcheurs en Catalogne, dans le nord-est de l’Espagne où l'artiste aux montres molles (tableau encore nommé 'la persistance de la mémoire') et à la moustache dure éternelle avait sa résidence principale devenue de nos jours le musée Fondation Gala-Salvador Dali".

Il n'est pas précisé si ce sont les cartes qui lui ont enfin révélé le secret de sa naissance.

Lucile

Angot est l'archétype de la mégère. Avec ses cheveux en brosse et son rictus personnifiant la haine recuite, elle est l'image inversée de la souriante et blonde maîtresse temporaire des lieux. Que vient faire cette rabat-joie, cette gorgone à l'Élysée ? Les Gorgones étaient réputées pétrifier ceux qui avaient le malheur de croiser leur regard. C'est précisément à cet effet que Pujadas l'avait fait venir contre Fillon dans son émission il y a quelques mois. L'idée nous effleure maintenant que c'est pour avoir œuvré à l'avènement de Jupiter qu'elle est maintenant conviée à l'Élysée, cette division des Enfers pourtant réservée aux âmes vertueuses. Mais la venue en ces lieux de la mauvaise fée Angot pourrait avoir pour conséquence de précipiter la démythification de Jupiter, malgré la présence constante de la fée Brigitte auprès de son chevalier.

Le gros du travail a été rétrospectivement fait par une image, muette mais éloquente, celle du jeune Dieu, en jeep à côté d'un vieil aristocrate à qui la célébrité est venue sans qu'il la cherche. L'aristocratie, c'est le gouvernement par les meilleurs, et c'est ce qu'on nous a dit avant et après l'élection présidentielle, pour nous faire voter Macron et pour nous faire comprendre qu'il fallait lui donner du pouvoir, du pouvoir, et encore plus de pouvoir : chambre introuvable, ordonnances.

Tout d'un coup le cœur chavire : et si Macron, le Chef, était un faux aristocrate ? Ce n'est pas parce que Pierre de Villiers porte un nom aristocratique qu'il est reconnu de façon éclatante comme tel. C'est parce qu'il a renoncé à sa position prestigieuse par sens de l'honneur. Rien n'y fera, ni les déguisements à Istres, ni les étreintes du Tour de France, ni les promesses, ni les accusations médiocres du porte-parole du gouvernement contre lui. L'image est là, elle a un sens caché, elle est prémonitoire.

Les communicants cherchent à créer des symboles à longueur de temps, c'est leur métier. En fait, ils ne créent souvent que des successions de belles images, qui à force de vouloir nous insuffler des émotions, n'en créent plus ; parmi ces images, quelques-unes échappent au sens qui leur était assigné, et, sans crier gare, prennent l'introuvable caractère numineux qu'on voulait leur donner ; mais pour cette simple raison, elles suivent un chemin imprévisible, sans se préoccuper de la gloire de ceux qu'elles devaient magnifier.

Ellen

L'Elysée, maison des règlements de comptes entre-soi.

Une des plus savoureuses interviews de l'été, dans Le Monde. Rachida Dati femme à poigne devrait postuler auprès du nouveau Général Lecointre, elle serait très appréciée dans l'armée.

Hortefeux, un "nazi" et un "facho".

Au sein du gouvernement, les rapports entre Rachida Dati et le proche conseiller de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, sont délétères. Une inimitié qui traverse le quinquennat. "Pendant la dernière campagne présidentielle, parce qu'il fallait se réconcilier, je montais dans l'avion avec lui, mais je le saluais en disant : “Bonjour, le guignol”, puis je disais : “Vous ne trouvez pas que ça sent le nazi ici ?” Le grand facho, il se cachait derrière son journal, les hôtesses étaient mortes de rire !". L'ancienne ministre en vient même aux mains avec son meilleur ennemi. "Un jour, devant un ascenseur, je lui dis: “Alors le facho, ça va ?” Il me répond : “Ça va, intrigante”. Là, je me retourne et je lui mets un coup de poing dans la gueule, et il se mange le miroir ! Après, Sarko m'appelle : “Qu'est-ce que t'as encore fait ?” Je lui dis : “Il m'a insultée”. Et lui : ”Arrête de le chercher.” "

Ne ratez pas ce numéro :

Wonder Woman "Dati" vs. Batman "Hortefeux"
https://www.youtube.com/watch?v=hxyb5DGvlic

caroff

@S Carioca @caroff
"Sa sainteté Béchamel avec la virago Angot, assaisonnés à la sauce kurde, j'aurais voulu être petite souris pour écouter les dialogues forcément pénétrants de cette assemblée !"

"Tout de même des enfants lisent parfois par-dessus notre épaule ! "

Vous voyez le mal (le mâle ?) partout......

Xavier NEBOUT

@Robert Marchenoir

Jupiter - Juspater, c'était le symbole de la justice aimante du père. Pas celui du psychopathe complexé prêt à tout pour cacher ce qu'il est comme on en a vu la démonstration avec le général de Villiers.

Comme négociateur financier, il était sans doute bien, mais pour un employeur "ordinaire", que ce soit comme cadre ou subordonné, il sent les emmer...ts à plein nez.


duvent

La prose de Marchenoir est encore amusante, et il feint de trouver des inconvénients à une certaine poignée de main...
Ce petit jeu a ses règles que tous connaissent, que tous pratiquent, et que tous vilipendent. Allons-nous découvrir encore beaucoup de trivialité ?
Ma boulangère, personne remplie de bon sens, refuse tout contact, et le paiement de son pain ne transite pas par sa main, le seul pouvoir que nous avons sur elle vient du pouvoir qu'elle a sur nous, et qui semble venir de l'odeur sortie de son four. L'affaire est grave ! Je vais de ce pas consulter le journal... d'un courtisan !

Catherine JACOB

@Savonarole | 21 juillet 2017 à 20:16

Eh ben ! Vous avez l’œil, vous. EM a dû simplement emprunter la première tenue disponible à sa taille pour aller saluer de petits jeunots bien proprets et rasés de près. J'me trompe ?
S'il s'était fait faire dans l'urgence une tenue spéciale, elle n'aurait sans doute arboré aucun écusson autre qu'un bouclier accompagné d'un faisceau de licteur et de branches de chêne et d'olivier, emblème, bien que non officiel, de la présidence de la République, ou alors celui qu'il s'est choisi, si c'est le cas, pour les véhicules officiels où il est amené à prendre place.

Achille

@ Robert Marchenoir | 21 juillet 2017 à 21:21
« Peut-être le fait que vous soyez d'accord sur tout, sauf sur ce dernier point, prouve que c'est mon analyse qui est cohérente, et vous qui faites une erreur ? »

On ne peut nier une certaine cohérence dans vos propos. On peut même parler d’une obsession de la cohérence et pour cause, quel que soit le thème du billet vous vous focalisez toujours sur le même sujet : la Vilaine Russie.
Le seul problème est que vous mélangez allègrement les événements odieux du temps de Staline (ce que je partage totalement avec vous) avec ceux de l’époque « poutinienne ». Pour être vraiment cohérent encore faut-il comparer des choses comparables.

Ça fait vingt ans que Poutine est au pouvoir (directement ou indirectement). S’il avait voulu vraiment une troisième guerre mondiale, elle aurait déjà eu lieu et nous ne serions pas là à chatter tranquillement sur le blog de Philippe Bilger.

@ Yves | 22 juillet 2017 à 02:55
« S'il vous plaît, ne complimentez pas trop R. Marchenoir lorsqu'il caricature J. Myard. Il vous en voudra un jour. »

Rassurez-vous, il n’est pas encore là le jour où Marchenoir me fera un compliment. Ça fait au moins trois ans que nous nous balançons des inamabilités et je pense que cela devrait encore continuer longtemps.

Quant à J. Myard, il fait partie de ces « grandes gueules » de l’Assemblée nationale qui ont le don de m’horripiler. Qu’il soit poutiniste, comme l’affirme Marchenoir, ou pas, cela ne fait rien à l’affaire.

Yves

@Achille 21 juillet 16:29

S'il vous plaît, ne complimentez pas trop R. Marchenoir lorsqu'il caricature J. Myard. Il vous en voudra un jour.

Erreur n'est pas compte. Myard est le contraire d'un patapouf inopérant ; en outre, il n'est plus "député de la nation". Une petite enquête in situ confirmerait ces éléments d'appréciation.

Achille

@ Tipaza | 21 juillet 2017 à 18:54

Notre président possède un avantage considérable sur son prédécesseur, il peut se mettre n’importe quoi sur le dos tout lui va, un costard de cadre supérieur comme la combinaison d’un pilote de chasse. Je suis sûr que même une salopette d’un travailleur à la chaîne de chez Peugeot lui siérait parfaitement.
Imaginez une seconde François Hollande dans cet accoutrement de pilote de chasse, c’était l’hilarité générale.

@ Savonarole | 21 juillet 2017 à 19:45

Ah « Ce grand cadavre à la renverse » (édition Grasset) le seul bouquin que j’ai acheté de BHL. C’était en 2007. Je l'ai toujours dans ma bibliothèque. Je l’avais payé 19,90€ que j’ai regretté dès que je suis arrivé à la page 10. Encore que, avec le recul, il faut admettre que c’était un visionnaire. Dix ans plus tard le PS est vraiment devenu ce grand cadavre à la renverse. Là j'avoue qu'il m'a bluffé !

S Carioca

InvitéS à l'Elysée ?
Dans le nom des invités on n'verra pas le mien !

Cela m'a fait penser au Pluriel de Brassens:

En musique ici :
https://www.youtube.com/watch?v=LBNsgGCjf98
sinon juste le texte :

Cher monsieur, m'ont-ils dit, vous en êtes un autre,
Lorsque je refusai de monter dans leur train.
Oui, sans doute, mais moi, j'fais pas le bon apôtre,
Moi, je n'ai besoin de personn' pour en être un.

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens.
Dans les noms des partants on n'verra pas le mien.

Dieu ! que de processions, de monômes, de groupes,
Que de rassemblements, de cortèges divers, -
Que de ligu's, que de cliqu's, que de meut's, que de troupes !
Pour un tel inventaire il faudrait un Prévert.

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens.
Parmi les cris des loups on n'entend pas le mien.

Oui, la cause était noble, était bonne, était belle !
Nous étions amoureux, nous l'avons épousée.
Nous souhaitions être heureux tous ensemble avec elle,
Nous étions trop nombreux, nous l'avons défrisée.

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens.
Parmi les noms d'élus on n'verra pas le mien.

Je suis celui qui passe à côté des fanfares
Et qui chante en sourdine un petit air frondeur.
Je dis, à ces messieurs que mes notes effarent :
"Tout aussi musicien que vous, tas de bruiteurs !"

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens.
Dans les rangs des pupitr's on n'verra pas le mien.

Pour embrasser la dam', s'il faut se mettre à douze,
J'aime mieux m'amuser tout seul, cré nom de nom !
Je suis celui qui reste à l'écart des partouzes.
L'obélisque est-il monolithe, oui ou non ?

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens.
Au faisceau des phallus on n'verra pas le mien.

Pas jaloux pour un sou des morts des hécatombes,
J'espère être assez grand pour m'en aller tout seul.
Je ne veux pas qu'on m'aide à descendre à la tombe,
Je partage n'importe quoi, pas mon linceul.

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens.
Au faisceau des tibias on n'verra pas les miens.

S Carioca

@ caroff
"Sa sainteté Béchamel avec la virago Angot, assaisonnés à la sauce kurde, j'aurais voulu être petite souris pour écouter les dialogues forcément pénétrants de cette assemblée !"

Tout de même des enfants lisent parfois par-dessus notre épaule !

Noblejoué

@ Etienne Hoff | 21 juillet 2017 à 07:16

Les gens veulent un monarque républicain, ils l'ont. Les invités auront la mondanité et peut-être l'influence, mondains et influents communieront par la Romanée Conti.
Mais il y a deux problèmes : on ne montre pas l'exemple de la rigueur qu'on demande aux autres et l'entre-soi diminue la créativité. Mais il y a un avantage : Macron, avec la réassurance de ses proches, sera peut-être moins agressif.

Robert Marchenoir

@ Lucile | 21 juillet 2017 à 18:04
"Ce n'est pas parce que Macron ne m'inspire qu'une confiance très modérée pour régler les grands problèmes de la France que je réclamais l'arrivée d'un homme providentiel."

Ce n'est pas à vous que je songeais, loin de là. C'était une remarque d'ordre général.

@ Achille | 21 juillet 2017 à 16:29
"Dommage que vous ayez placé votre inévitable petit couplet anti-Poutine à la fin de votre commentaire. Pour une fois j'étais totalement d'accord avec vous. Comme quoi tout arrive !"

Merci de faire la démonstration, une fois de plus, que le débat, pour vous, ne consiste pas à rechercher la vérité, mais à vérifier qui est d'accord avec vos préjugés. Vous n'êtes pas le seul, mais ce n'est pas une excuse.

Puisque vous avez eu la surprise de constater que vous étiez d'accord avec moi, sauf sur le dernier point de mon analyse (concernant Celui Dont il ne Faut Pas Dire du Mal, j'ai nommé le nouveau Mahomet, Vladimir Poutine), vous auriez pu vous interroger deux secondes sur le fond du sujet. Peut-être le fait que vous soyez d'accord sur tout, sauf sur ce dernier point, prouve que c'est mon analyse qui est cohérente, et vous qui faites une erreur ?

Mais non : il est tellement plus confortable de cocher des cases, et de distribuer bons et mauvais points...

@ Xavier NEBOUT | 21 juillet 2017 à 16:43
"Mort aux petits entrepreneurs, souvent électeurs du FN, et au surplus peu portés vers le style psychopathe marié avec sa maman."

Qu'en savez-vous ? Les petits entrepreneurs sont moins psychopathes que la moyenne de la population ? Ils votent plutôt David Hamilton ? Vous avez fait un sondage ? Des relations médicales vous auront renseigné ?

Il me semble au contraire qu'une des composantes du vote Macron est précisément le vote des entrepreneurs (lesquels sont petits par définition, jusqu'au moment où ils réussissent -- ou font faillite). Macron était à l'évidence le candidat le moins incompatible avec l'esprit entrepreneurial.

Je crois que vous confondez entrepreneur et dirigeant de toute petite entreprise -- destinée à le rester. Il n'y a pas grande affinité entre les créateurs français de start-up et la marxiste blonde de Saint-Cloud.

Giuseppe

"Il ne serait pas honteux de ressentir un étonnement triste face à une telle peopolisation à l'oeuvre, avec si peu de lucide discrimination. Du lustre rajouté à de la vulgarité. De la lumière à l'usurpation." (PB).

On en crève à petit feu, les talents sont ignorés, qui connaît le responsable de la construction du viaduc de Millau hormis l'architecte ? Une prouesse exceptionnelle par des hommes exceptionnels.
BHL... sa chemise blanche, ses souliers vernis, avec cela nous sommes sauvés !

Yves

@Savonarole 12:25

Puisque nous faisons la revue des amis du peuple...
Jean Dutourd raconte qu'à l'époque où il fréquentait Aragon et Elsa, il avait relevé la pauvreté de la Une de L'Huma et, en particulier, la niaiserie du billet quotidien de Simone Téry.
Quelques secondes de réflexion et, sèchement, le plaidoyer d'Elsa :
"Il faut voir pour qui c'est écrit".

Giuseppe

Une envie irrésistible...

Il ne lui reste plus que la vente de la Gomina ou du cirage Kiwi.

Pour de vrai, mais là on est dans la vraie vie.

duvent

Quoi ? Il y avait un raout et je l'ignorais !! Il s'y trouvait la crème de la populace, moi absent !! Je suis certain que personne ne s'en est aperçu...
Quoique... Avec Nouvel j'aurais pu aborder la question de l'habitat à la Chapelle, avec Fred (elle permet la familiarité, je présume...) d'un séjour d'études en Colombie, la junte et la police discutent en ce moment des difficultés à organiser ses vacances au Mexique... Le meilleur c'est Mme Angot, désabusée, désinvolte, déprimée, et tellement, tellement, tellement intéressante !! Tant pis, derrière chez moi savez-vous quoi qui y a ? La Paix !! Rien de folichon, la Paix, quoi, celle dont personne ne veut...
The place to be... or not to be !

Savonarole

La photo du président de la République en aviateur révèle qu'il porte à gauche, tout bon tailleur s'inquiète de ce détail lors de la coupe.

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