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19 juillet 2017

Commentaires

Ellen

"Je n'ose imaginer ce qui se serait produit si contrairement à ses excellents principes Emmanuel Macron s'était mêlé à l'étranger, notamment en Israël, d'une procédure concernant une ressortissante française avec des conseils qui auraient pu être jugés déplacés."

Rassurez-vous Monsieur Bilger, ça ne risque pas d'arriver, en tout cas pas dans l'immédiat. Encore une ou deux erreurs catastrophiques et il va glisser sur la pente en douceur. Emmanuel Macron... Monsieur le débutant (réf. à son discours les premiers jours à l'Assemblée confondant avec Monsieur le député) a plus le souci de soigner son image sur la scène internationale, papier glacé et tout le tintamarre flatteur attendu de ses invités Poutine et Trump et maintenant du Premier ministre d'Israël, que de soutenir l'armée française et son Général chef d'Etat-Major, Pierre de Villiers, lequel a remis sa démission au petit chef vaniteux Emmanuel Macron, ce mercredi matin 19 juillet. J'ai la nausée macronite.

Noblejoué

"Le président a proféré que "malgré les dénégations du meurtrier, la justice doit faire désormais toute la clarté sur la mort de Sarah Halimi". Ce qui est imprudent et surtout inapproprié de la part du garant absolu de la Justice française."

A rapprocher du :
"L'indépendance de la justice est acquise !"

Non.

J'espère qu'on n'attendra pas d'autres preuves pour dissiper l'illusion sur ce pouvoir... Ne pas confondre un moindre mal avec un bien, un relâchement de la pression de l'Exécutif sur le Judiciaire et un équilibre des pouvoirs inscrits dans la Constitution...

Et surtout garanti parce qu'on ne le croit pas garanti ! La surveillance incessante du pouvoir est condition nécessaire mais insuffisante, malheureusement, pour qu'il n'abuse pas au-delà d'une certaine limite. A la guerre, on ne gagne pas suite à une bataille. Et la guerre gagnée, on doit surveiller les frontières.

A la paix, il y a lutte incessante pour conserver voire accroître la liberté.

"L'indépendance de la justice est acquise !"

Elle ne l'est jamais nulle part, même dans les pays anglo-saxons, alors ici...
Moins que jamais et moins qu'ailleurs !

"...garant absolu"

Il y a peut-être eu des rois absolus, mais il n'y a pas de garant absolu... La seule garantie, précaire, existante, est celle d'un certain équilibre des pouvoirs.
Il n'y a pas d'homme providentiel, d'institution parfaite ni rien de cette sorte.

Kwassa : peu importe les pauvres du tiers-monde, les riens ; ceux d'ici, je suis le chef : le Parlement saura seulement ce dont je daignerai bien vouloir l'informer, et la bourde du jour : au moins pour l'indépendance de la Justice, vous regretterez Hollande et Taubira.

Qu'importe qu'il ne se confie pas aux journalises ? Ses excès le trahissent. Notre attente d'un sauveur et la déception inévitable qui en résulte, aussi.

Patrice Charoulet

J'ai lu avec grand intérêt vos propos de ce jour.
Il y a des antisémites. Tous mes amis savent que je me déclare, quand le sujet est abordé, philosémite. L'histoire des juifs, que je connais, en particulier l'histoire des persécutions qu'ils ont subies pendant des siècles, me pousse toujours à me méfier des gens qui les dénigrent, pour une raison ou pour une autre.

Une chose me surprend cependant, dans les discours des politiques français. Ils se croient toujours obligés de dire "le racisme et l'antisémitisme". Soucieux de la langue française, je fais notamment la chasse aux pléonasmes. Or, si l'on dénonce le racisme, cela implique le racisme contre les juifs. Le racisme contre les Juifs est condamnable. Le racisme contre les Noirs, les Jaunes, les Blancs, ne l'est pas moins. Inutile d'ajouter "antisémitisme" au mot "racisme" qui est très clair.

Une autre remarque, critiquer une religion, la religion musulmane ou une autre, est un droit. On n'est pas raciste parce que l'on critique une religion. Les religions surabondent depuis trois mille ans. Chacun est libre d'y croire ou non.

Une toute dernière. A ceux qui nous disent qu'il ne faut pas confondre antisémitisme et anti-sionisme, je poserai une question. Qu'ils nous disent clairement le fond de leur pensée. Veulent-ils l'anéantissement de l'Etat israélien ? C'est le voeu, secret ou déclaré, d'un milliard de personnes sur terre. Je ne suis pas de ce nombre.

caroff

"Le Premier ministre israélien y a fait allusion en demandant que toute la lumière soit faite sur elle. Pourtant, pour être juive, la victime était française et concernait exclusivement la justice de notre pays"

Netanyahou, après "Charlie" s'était adressé ainsi à la communauté juive de France : "L'état d'Israël ce n'est pas seulement le lieu vers lequel vous vous tournez pour prier, l'Etat d'Israël c'est votre foyer".

La preuve avait été donnée que le Premier ministre israélien considérait que l'origine juive détermine la croyance et la nationalité. S'il a été invité par Macron c'est que ce type de propos ne le choque pas !

Un chef d'Etat digne de ce nom ne saurait tolérer qu'un responsable d'une puissance étrangère se permette de dire publiquement que les Français juifs d'origine (conception racialiste qui me hérisse) sont invités à devenir Israéliens.
La même erreur est faite pour les Français de culture maghrébine automatiquement considérés musulmans par nos politiques alors même que beaucoup sont sécularisés ou rêvent de l'être pour appartenir à la communauté nationale et non d'appartenir avant tout à la communauté des croyants...

Dans le cas de Sarah Halimi, comment ne pas être choqué que préventivement, le sieur Traoré n'ait pas fait l'objet d'une poursuite par le parquet ?

Tipaza

« Pourtant, pour être juive, la victime était française et concernait exclusivement la justice de notre pays. …/…. Ou bien faut-il considérer que toute victime juive en France autorise une autorité étrangère à s'en préoccuper ? »

Pertinente question qui dépasse largement le seul problème juif, on tombe là dans les excès des doubles nationalités et du communautarisme transfrontalier généré par un mondialisme exacerbé.

C’est ainsi qu’on voit des personnes téméraires, idéalistes, ou inconscientes, les définitions ne s’excluant pas, se lancer dans des voyages ou des actions prétendument ou réellement humanitaires et se trouver ensuite otages ou emprisonnées.
Commence alors pour elles la recherche du plus offrant, je veux dire du passeport qui leur apportera le maximum de réconfort aux frais du contribuable du pays concerné.

La France est souvent la plus offrante, sachant par exemple qu’Israël, pour rester sur le sujet du jour, ne discute jamais avec les preneurs d’otages, mais on voit toutes sortes de binationalités franco-quelque chose, revendiquer soudainement la seule nationalité qui rapporte, la française.
Qu’importe si le contribuable y est de sa poche, puisque l’essentiel est que le président, ou ministre quelconque en quête (c’est le cas de le dire) de voix des binationaux en question est là sur le tarmac pour recevoir le téméraire franco-quelque chose, qui le temps du rapt aura oublié son autre nationalité.

Avec le développement, voulu par la bien-pensance, du communautarisme, ce problème s’est élargi aux communautés minoritaires et donc porteuses de toutes les qualités que l’on refuse à la majorité, favorisée par nature puisque majoritaire.

Alors il n’y a pas qu’Israël qui se mêle de nos affaires, bientôt, du Qatar à l’Afrique du Sud en passant par le Béloutchistan, la Mongolie extérieure et même l’intérieure prête celle-là à sortir de chez elle pour défendre l’immigré qui n’a pas eu la CMU, le RSI, enfin la justice et le Droit, qu’il méritait, que dis-je il ne s’agit plus de mériter, mais d’exiger au nom de l’inversion exploiteurs-exploités devenue la doxa et la règle administrative.

Essayez d’obtenir de l’administration fiscale ou de la Sécu, les mêmes avantages que certains bi-quelque chose !

Ah, vivement que nous devenions minoritaires pour avoir droit aux mêmes égards.
Quoique je me demande si les futures majorités auront envers nous les mêmes bontés que nous avons envers elles.

Achille

Une petite observation concernant l’antisémitisme en France. Il émane plus du conflit du Proche-Orient qui se traduit chez nous par des affrontements intercommunautaires, que d’un antisémitisme idéologique, comme celui qui existait au temps de l’affaire Dreyfus jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le Premier ministre israélien a un peu trop tendance à faire l’amalgame entre les deux et il serait dommage que notre président marche dans la combine.

boureau

Vous avez été parfait ce matin sur LCI, cher Philippe Bilger.
Rien à dire, sauf une petite affection discutable pour Macron.

Cordialement

Achille

Bonjour,

« Kobili Traoré aurait nié avoir eu des motivations antisémites. »

Traoré, Traoré c’est un nom qui me dit quelque chose. Il ne serait pas parent avec Adama Traoré dont la famille ameute ciel et terre depuis plus d’un an, suite au décès d’un de ses membres après une interpellation par la police ?

Aux dernières nouvelles, elle demanderait une troisième autopsie, si possible démontrant que le malheureux Adama a été victime d’une bavure policière.
Il y a comme ça des gens qui passent leur temps à réclamer justice mais qui sont bien moins regardants sur le comportement de leur propre communauté.

Xavier NEBOUT

Poser une question tout en disant implicitement qu'on connaît la réponse, se veut être une manière habile d'amener l'interlocuteur à se ranger à la même conclusion.

Or, si l'art de faire accoucher les esprits à la mode de Socrate s'inscrivait dans un dialogue évoluant vers la vérité, la méthode de M. Bilger relève plutôt d'un manque de courage à dire ce qu'il aurait à dire, et voilà bien des années qu'à agir ainsi, il a gagné en intérêt médiatique à ne pas dire grand-chose si ce n'est souvent rien du tout sous le couvert d'une gouaille particulière.

Pourquoi donc ne pas dire tout simplement que Macron cherche la complaisance de la communauté juive, et que pour cela, il prend le train du populisme et du bassinage anti-extrême droite, anti-révisionnisme, anti etc. avec force larmes et éternelle compassion allant jusqu'à l'infamie consistant à incriminer le gouvernement de Vichy d'avoir sciemment concouru à l'extermination des juifs.
Par contre, point de compassion pour le martyr du peuple palestinien, et M. Bilger, comme les autres, feint d'ignorer que la cause du meurtre dont il s'agit ici a toutes chances d'en être la cause.

Les juifs qui, chez nous comme en Israël, s'indignent du sort fait aux Palestiniens, et d'une manière plus générale, ceux qui à l'instar de feu Yehudi Menuhin, souhaitaient sortir de la haine qu'ils suscitent, mériteraient un peu plus de courage.

La lâcheté se cache derrière la prudence, comme celui qui manque d'honneur se satisfait de l’honnêteté.

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