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06 août 2017

Commentaires

Trekker

Bien dommage que Giuseppe Tomasi di Lampedusa se soit limité à la rédaction du Guépard. Certes le refus initial des deux plus importants éditeurs de son pays vis-à-vis de son chef-d’oeuvre n’était pas pour encourager dans cette voie cet homme fort discret et sans relation dans le milieu éditorial.

Ô ironie de l’histoire, hormis vous monsieur Philippe Bilger, qui à ce jour se souvient de Elio Vittorini ? En 2017 on oublie fréquemment que dans les années 50 les communistes, en Italie comme en France, exerçaient un redoutable magistère sur toutes les productions intellectuelles et même artistiques.

Marc GHINSBERG

Lucidité, nostalgie, désenchantement certainement, mais aussi ironie et une forme de cynisme. Une autre citation moins connue : « Nous fûmes les Guépards, les Lions ; ceux qui nous remplaceront seront les chacals et des hyènes... Et tous, Guépards, chacals et moutons, nous continuerons à nous considérer comme le sel de la Terre. »

Pour ce qui concerne votre anti-communisme, cher Philippe il n’a plus de raison d’être. Dans L'Humanité du 7 juin 2007, à l’occasion de la nouvelle traduction du Guépard à partir de la version considérée en Italie comme définitive on pouvait lire : « Le Guépard, à la lecture, sort du malentendu qui voulait en faire une oeuvre crépusculaire et nostalgique. La profondeur de l'intrication de l'intime et de l'historique en fait un roman lucide et ironique, dont l'auteur voulait qu'il rendît compte des crises de son temps. Lampedusa semble ainsi avoir fait une oeuvre plus exigeante qu'on ne l'a cru et dont les accents gramsciens n'ont peut-être pas pu, par manque de recul, être entendus lors de sa sortie. »

Giuseppe

A voir ou à revoir pour les nostalgiques

Rien n'a changé, le message pourrait être sans doute le même, Alain Delon, Claudia Cardinale... comme sur la photo, Burt Lancaster sans doute plus universel à cette époque.
Nous allons avoir droit à la filmographie des trois, les cinéphiles vont s'épancher.

Achille

Bonjour,

A noter que Luchino Visconti n’a jamais caché sa « sympathie » pour le parti communiste italien qui à l’époque était le plus puissant d’Europe.
Cela transparaît d’ailleurs un peu dans le film, Tancrède apparaissant sous les traits d’un aristocrate ayant des tendances fascistes, n’hésitant pas à trahir ses convictions pour satisfaire ses ambitions.
Ceci étant, magnifique film. Sans doute le meilleur rôle d’Alain Delon que son physique destinait, le plus souvent, à interpréter les tueurs au regard froid, ou les justiciers solitaires.

Concernant votre anti-communisme, Philippe Bilger, sans vouloir vous décevoir, il est très loin d’égaler celui de l’ami Marchenoir qui nous le sert pratiquement à chaque billet et qui, n’en doutons pas, ne ratera pas l’occasion d’ajouter sa petite couche personnelle puisque le billet d’aujourd’hui s’y prête.
Rien que pour lui, je joins une magnifique photo de Vladimir Poutine pêchant la truite. Je suis sûr qu’elle lui plaira !

Claude Luçon

Petite contribution personnelle.

Même en Sicile on cherchait du pétrole, à Ragusa en 1957 on parlait beaucoup du Guépard et du Prince Tomasi di Lampedusa.
Mais à la même époque Lucky Luciano avait été expulsé des USA et vivait en Italie et l'on parlait aussi beaucoup de mafia.
Pour les pétroliers importés que nous étions, américains et français, la "mafia" était une organisation de criminels, elle était d'ailleurs très visible à Ragusa et dans le reste de la Sicile, on ne forait pas n'importe où sans son accord et ses conditions.

Lors d'une soirée, tout en jouant au bridge entre pétroliers et Siciliens, la discussion s'est naturellement portée sur Tomasi di Lampedusa et Lucky Luciano.
Considérant les lieux, l'un de nous, étranger, a eu la malencontreuse idée de définir la mafia comme une association de criminels, l'un des joueurs italiens, directeur de la Banca di Sicilia locale, s'est levé furieux en nous disant que la mafia avait été créée et existait pour
"apporter la justice là où il n'y avait pas de justice"
("to bring Justice where Justice was not" furent ses mots).
Pour lui les Américains avaient dévoyé "l'onorata societa".

A l'époque, en 1957, j'ai découvert en Sicile, par le travers d'une raison très personnelle, un sens de l'honneur et une courtoisie peu communs dans ce monde non seulement dans la vieille noblesse et la grande bourgeoisie mais aussi chez le paësano sicilien, bien loin des pratiques de leurs compatriotes américains.
Le Guépard reflète ce qu'était encore la Sicile à l'époque, mais aussi, dans un sens, bien que plus brutal malheureusement, le film Le Parrain dans ses séquences siciliennes.

Patrice Charoulet

J'ai vu le film une dizaine de fois. Et si une chaîne le rediffuse, je le regarderai encore.

Burt Lancaster écrase... tout le monde, même Delon.
Et quel cinéaste, Visconti ! Il n'a été remplacé par personne.

PHansen

Cette phrase est devenue un des mes phrases cultes, l’alternance politique que l’on observe depuis quarante ans en est la preuve parfaite, Macron promettant de renverser la table et de changer tout ça… Foutaises !

boureau

@ Catherine JACOB

Sans oublier la scène du bal et son accompagnement musical : un des grands moments du cinéma mondial !

Quant à la fameuse phrase, cher P. Bilger : "Il faut que tout change, pour que rien ne change" ignoriez-vous que c'est la devise que Macron a fait sienne ?

Cordialement.

loeis

Etre conservateur évolutionnaire, lentement... tout le temps...

Xavier NEBOUT

Connaissiez-vous vous-même, Monsieur Bilger, dans cette envie qui est en fait votre recherche de Dieu, et puissiez-vous nous en faire part dans un ouvrage qui entraînera vos lecteurs vers la sainteté.

Aujourd'hui fête de la transfiguration.

Du fond de la préhistoire, nous connaissions les hauts dits "cosmo telluriques" comme lieux dans lesquels la vibration des particules élémentaires s'accélère, et sont ainsi propice à l'extase.

Que reste-t-il en effet d’un atome si on accélère la rotation de ses électrons de telle manière que leurs moments d’apparition dans le temps tendent à zéro ?

Ce haut lieu que les Egyptiens on provoqué par l'écartement des réseaux telluriques et les pyramides, Jésus nous a proposé de le construire en nous dans l'amour du père qui transfigure et élève vers Dieu.

Il est vrai aussi que la lecture d'un texte empreint de nostalgie peut être une première marche, mais à condition d'amener vers la conscience de l'appel vers la trasnfiguration.

duvent

Cet Elio Vittorini ne serait-il pas un commensal d'Achille ? Les envieux ne reculent devant rien... Je m'en vais relire la métamorphose de l'envie et m'en horrifier !
Visconti ou l'esthétique de la vie et de la mort.
Burt Lancaster et Alain Delon, je ne me serais pas lassé de mon reflet s'il avait été le leur...

Volpi

Film magnifique dont le coût exorbitant du tournage, à Palermo et alentours, aurait pu mettre la Titanus - son producteur - en faillite sans le succès mondial de l'œuvre de Visconti.
Un avion spécialement affrété apportait, tous les jours, des fleurs fraîches de San Remo à Palermo pour les besoins des scènes. Et tout à l'avenant.
A noter qu'Alain Delon n'était pas encore une grande vedette. Tous les journalistes qui se sont pressés à l'aéroport de Palermo étaient là pour accueillir le grand acteur américain, Burt Lancaster, et pas le jeunot.
Dans un entretien il y a quelques années, Claudia Cardinale se confiait sur la notoriété qui a découlé, pour elle, de son rôle. "C'était vous, Angelina..." lui disait-on en la reconnaissant dans les endroits les plus reculés de la planète...
Oui, assurément, un très grand film !

Catherine JACOB

« Il Gattopardo. Un chef-d’œuvre absolu adapté magnifiquement au cinéma en 1963 par Luchino Visconti avec, pour jouer le prince Salina et son neveu Tancrède, Burt Lancaster et Alain Delon dans deux prestations éblouissantes. »

Entièrement d'accord avec vous.

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