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19 octobre 2017

Commentaires

Giuseppe

Quant aux zones de non-droit on se met sur la balustrade et on continue à regarder de haut !?
C'est le plus mauvais message à envoyer, tout le reste est guignolade, de la perfusion, quand il s'agit de guérir il faut amputer.

Terrifiante expression - zone de non-droit - miroir aux alouettes où tout peut être fait et permis, les opérations coup de poing de Rio n'apportent qu'un semblant de soulagement.

Le scalpel doit tailler large si on veut que le kyste et ses racines soient enlevés.
Admettre la moindre zone de non-droit c'est valider le discours terrifiant à venir de califat pour des illuminés qui s'en empareront, forcément. Quand les règles n'y suffisent plus on applique alors les règles, rien que les règles toutes les règles.

Laisser faire c'est aussi se laisser mourir, disparaître, se dérober, et n'avoir plus les ressources de se battre.
On parle de zone de non-droit aujourd'hui comme on parle de la campagne et des petits oiseaux, lissé dans un discours rabougri qui n'apporte que le constat, le constat de l'échec.

Aucun pays démocratique ne devait avoir à discuter de ces territoires occupés, le prix à payer est immense cela ne fait que commencer on l'a vu avec tous les attentats.
Contenir n'est pas guérir, le foot c'est pour les éducateurs pas pour la police, faire du vertueux est un cache-misère qui complaît au bourgeois, nous n'en sommes plus là.

Pour avoir connu une ville universitaire il y a quelques décennies, désormais des quartiers nous sont interdits, les agents immobiliers n'y vont plus et là c'est grave docteur.
Aller à la clinique proche à pied et en courbant l'échine c'est se faire balancer des mégots allumés par ces futurs occupants d'un califat dont ils n'ont pas encore trouvé le nom.

fugace

@ sbriglia | 19 octobre 2017 à 09:55
"Les prud’hommes fonctionnent parfaitement pour la justice sociale"

"Parfaitement" est sans doute de trop, au regard de l'unique expérience dans ma vie professionnelle. J'ai préféré la vraie Justice.

Ceci dit, il y a une bonne idée à creuser.
Néanmoins, seules des actions (dont éducatives fortes) très en amont pourront, avec le temps et de la fermeté, donner de l'espoir aux générations qui montent.
Car c'est bien en amont de la situation inacceptable (pour reprendre un mot cher à MV) des incivilités au quotidien (pour ne citer que celles-ci) pour une quantité impressionnantes de gens qui ne peuvent que subir, qu'une amorce de solution viendra. Ce serait déjà un bon début. Et si en parallèle la délinquance en col blanc est mise à mal, alors et seulement alors, la respiration générale produira de nombreux effets bénéfiques.

L'application de la loi, rien que la loi (des innombrables lois), suffirait-elle ? J'ai comme un gros doute.
Avant elle, si les codes de la société de laquelle on est censé partager le meilleur et le pire du passé, du présent, et du futur, ne sont pas transmis, alors aucun espoir pour la groupe n'est permis.

Je demeure convaincu qu'E.M. a un point de vue plus complexe que le mien au demeurant simpliste ; alors rendez-vous dans deux ou trois ans, car le paquebot France ne pourra se remettre dans le bon cap que si tous les fils sont bien rebranchés avant d'appuyer sur "MARCHE".

Qui plus est, quand le schéma ne comporte que quelques fils, c'est déjà compliqué :
hebergement d'image

mais quand il y en a d'innombrables, le décollage de la fusée demeure toujours incertain. Le "panneau de brassage" devrait lui être bien utile, à condition que les repérages soient vrais :
hebergement d'image

Marc GHINSBERG

Philippe Bilger conclut : "C'est tout simple. Cela commence demain."
La résolution d’octobre !

Exilé

@Ellen
"Tant que la police ne sera pas épaulée, aidée au quotidien, renforcée lors des opérations dangereuses, astreinte à un repos bien mérité après l'enchaînement des opérations successives épuisantes, tant que leurs vieilles voitures ne seront pas renouvelées, leurs radio-téléphones hors d'usage remplacés et les salaires augmentés, aucune action se sera correctement menée à bien et sans danger pour les policiers, la gendarmerie et les pompiers."

Et surtout tant que la police continuera d'être systématiquement désavouée par une certaine justice perverse qui semble mue par une interprétation dévoyée des droits de l'homme...

Par ailleurs, nous ne soulignerons jamais assez que le fait que les pompiers - les vraies personnalités préférées des Français - mais aussi d'autres professionnels comme les médecins, les postiers, les techniciens d'entretien des réseaux d'énergie ou de la voirie, les enseignants, les conducteurs de bus et même parfois les éboueurs puissent se faire agresser de façon très violente démontre que ce sont bien les divers symboles représentant la société française dans son ensemble qui sont visés et non la seule police qui justifierait par ses comportements le ressentiment voire la haine qu'elle suscite en certains endroits.

En ce sens, l'initiative généreuse de fonctionnaires de police visant à assumer une fonction d'éducateurs que d'autres ont délaissée est hélas malgré tout vouée à l'échec.

fugace

"L'objection que j'énonce tient au fait qu'aussi souhaitable qu'elle soit, elle ne sera jamais acceptée dans les lieux, dans les cités de non droit, dans les secteurs que le trafic de drogue a construits comme des forteresses au détriment des honnêtes gens qui fuient ce qu'ils ne peuvent plus supporter et que la police n'empêche plus puisqu'elle a de fait interdiction d'y venir."

Jamais Il faut espérer que non.
Mais ce sera un jour à un prix très élevé. L'économie souterraine (mais pas que) mise en place et soutenue par des puissants qui sont bien au-delà de l'Hexagone, n'est pas près de disparaître, car par quoi la remplacer, et dans quelle proportion et quel délai ?

A qui profite donc (le crime) la situation des zones de non droit ?

Eternelle question.

Achille

Bonjour,

Police de proximité ou pas, les zones de non-droit continuent à faire leur petit business, sans que rien ne change. Trafic de drogue, d’armes, prosélytisme islamiste, endoctrinement des jeunes en vue d’en faire des terroristes en Irak, en Syrie et bien sûr en France. Cette gangrène continue à se répandre d’une façon irréversible.
Les quelques perquisitions effectuées à grands renfort de médias afin de montrer à la population que les « autorités » s’occupent du problème ne changent rien à la situation.
Telles les écuries d’Augias, à peine nettoyé, le fumier s’accumule de nouveau à l’intérieur des cités sensibles.

Cela dépasse le rôle de la police qui ne dispose pas des moyens appropriés pour faire face à cette situation. La Justice n’applique pas les sanctions appropriées de peur que ne s’enflamme la population totalement désocialisée des zones de non-droit.
La moindre intervention un peu musclée des forces de l’ordre est immédiatement condamnée par certaines associations soi-disant humanitaires qui hurlent à la discrimination raciale, quand ce ne sont pas certains médias toujours prêts à soutenir les pauvres jeunes que personne n'aime et qui le rendent bien. Sans oublier, bien sûr le défenseur des Droits de l’Homme, le brave Jacques Toubon, toujours soucieux de justifier son poste qu’il prend très à cœur vu qu’il lui donne l’impression d’exister encore un peu, mais alors vraiment peu.

Sortira-t-on un jour ce cette "chienlit" ? A vrai dire j'en doute de plus en plus.

Robert Marchenoir

En fait, la mission d'Emmanuel Macron (s'il l'accepte), ce n'est pas d'être Margaret Thatcher ; c'est d'être Mikhaïl Gorbatchev.

La France étant une Union soviétique qui a réussi (temporairement), la tâche est bien plus immense qu'elle ne l'était dans une Grande-Bretagne, qui, après tout, a inventé la liberté, même si elle a quelque peu cédé aux séductions marxistes après la guerre.

Nous, en revanche, après avoir produit le plus grand texte libéral jamais écrit, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, nous nous sommes empressés de le déchirer dans une orgie de sang et d'assassinats ; et nous avons appelé cela les "valeurs républicaines". Valeurs dont s'est amplement inspiré Lénine pour instaurer son enfer terrestre, dont la Russie n'est pas encore sortie.

Mikhaïl Gorbatchev était confronté à ce dilemme : il savait qu'il devait détruire le Parti communiste de l'Union soviétique, et en même temps il n'avait pas d'autre choix que de se servir, dans ce but, du Parti communiste de l'Union soviétique. Il devait à la fois instaurer la liberté, et, pour cela, procéder de façon dictatoriale (nous dirions "jupitérienne") en utilisant la machine communiste. Il devait demander au PCUS d'instaurer ses réformes, tout en priant pour que celui-ci ne s'aperçoive pas qu'elles conduisaient à sa propre disparition.

De même, Emmanuel Macron doit détruire la version française du PCUS, c'est-à-dire la fonction publique. Et, comme tous les dirigeants successifs du pays, il n'a pas d'autre choix, pour cela, que de se servir de la fonction publique.

Raison pour laquelle, jusque dans les mouvements "anti-système", les personnalités les plus en vue sont des hauts fonctionnaires, et bien souvent des énarques.

Quand bien même Emmanuel Macron aurait résolu de s'engager dans cette entreprise, quand bien même les Français seraient prêts à le soutenir dans cette voie (et sur les deux points, rien n'est moins certain), il resterait au président à assumer d'avance le sort de Mikhaïl Gorbatchev, c'est-à-dire à être prêt à libérer la France au prix de son discrédit personnel et de son éviction du pouvoir. Là encore, rien ne dit que Macron soit un homme d'Etat de cette envergure.

La réforme de la police doit être envisagée dans cette perspective : si le laxisme gauchisant prévaut sur l'ordre et sur la loi, si les policiers ont des voitures à bout de souffle et que les commissariats sont délabrés, c'est bien parce que la fonction publique, police comprise, a trop de moyens et trop de pouvoir. Et non l'inverse.

C'est ce que beaucoup de Français ne comprennent pas, alors que les Russes le comprennent parfaitement. Quand une classe sociale qui n'a de comptes à rendre à personne prend le pouvoir, tout le pouvoir, et que tout passe par elle, non seulement elle a le monopole idéologique (en France, le laxisme gauchiste, concernant la justice), mais encore elle confisque tous les moyens de l'Etat, sans que personne n'en voie la couleur.

Raison pour laquelle la France peut, à la fois, avoir l'une des dépenses publiques les plus importantes du monde, des juges qui pleurent après les cartouches d'encre et des policiers qui roulent dans des poubelles. Je vous rassure : de même qu'en Russie, Medvedev construit une maison pour ses canards tandis que les paysans meurent parce qu'il n'y a ni trains ni routes pour les conduire à l'hôpital, de même, en France, les "syndicalistes" ont des retraites de PDG, tandis "qu'il n'y a pas de voitures disponibles, Monsieur" quand vous appelez le 17. Tout ce bon pognon n'est pas perdu pour tout le monde.

En sorte que les pignolades sur la police qui devrait être "de proximité" plutôt que "de voisinage", à moins qu'elle ne soit "de sécurité quotidienne" -- mais pourquoi pas "mensuelle" ? c'est bien aussi, "mensuelle", non ? -- sont de lamentables diversions qui cachent le fond du problème.

Si la fonction publique était remise à sa place et correctement dimensionnée -- mettons deux ou trois fois moins nombreuse qu'aujourd'hui, pour donner une idée --, tout le monde serait à sa place et tout le monde ferait son boulot. Sans perdre son temps à nous tricoter des concepts imbitables du genre "proximité" ou autres.

Cela fait des années que j'écoute, perplexe, ce byzantin débat sur la police "de proximité" (pour, contre, ne sait pas ?), et après avoir lu des kilomètres d'exégèses plus savantes les unes que les autres, je ne sais toujours pas ce qu'est la "police de proximité". Soit je suis très con, soit il y a beaucoup de gens qui sont payés afin de prendre les Français pour des cons.

Quant au président de la République, il nous annonce que "l'idée, c'est de s'adapter aux préoccupations de nos concitoyens". Euh... ouais. Pas con. Il faut au moins sortir premier de l'ENA, pour produire des conclusions aussi brillantes.

Catherine JACOB

@Ellen | 19 octobre 2017 à 10:11
"Une participation-contribution financière et citoyenne des dix plus riches fortunes françaises pourrait permettre de donner plus de moyens et de crédibilité à nos services de sécurité nationale. A moins que ceux-là même s'en fichent puisqu'ils ont leurs propres gardes du corps payés sur nos impôts. Quel égoïsme !"

Mais que voilà une idée qu'elle est bonne et propre à mettre du baume sur la retoque de l'ISF, à partir du moment où effectivement appliquée, les bénéfices en seraient publiquement déclarés affectés de droit au renouvellement des matériels de la fonction publique de base : crayons, papier, véhicules, moyens de communication etc. sans oublier la formation continue.

Robert

Excellent billet, Monsieur Bilger, qui ne vous fera pas beaucoup d'amis dans une certaine magistrature, assise, mais aussi parfois couchée...

Comme vous l’écrivez, "la magistrature aura beaucoup à mettre du sien pour que les délits et les crimes dont sont victimes ces auxiliaires de la République, ces gardiens de notre paix soient enfin condamnés à la hauteur de leur nuisance", il serait enfin nécessaire que certains magistrats se rappellent enfin que police et gendarmerie sont certes des "auxiliaires de justice" au sens juridique, mais pas des quantités négligeables dont on peut impunément ne pas prendre en compte ce qu'elles subissent et qui bafoue l'autorité de l'Etat, donc rend inefficace leur action et donc les ridiculisent aux yeux des délinquants.

@ sbriglia | 19 octobre 2017 à 09:55

Il y a plus de vingt ans, je m'entretenais avec un procureur de la République à qui j'avais dit qu'il faudrait peut-être un jour rétablir les juges de paix, que d'ailleurs j'ai connus dans mon enfance ! Que ne dites-vous là ! Vous allez vous mettre à dos toute la magistrature !
Mais il est vrai que le dyptique "police de proximité-justice de proximité" n'est plus dans les faveurs de nos intellectuels bien-pensants...

@ Toby | 19 octobre 2017 à 10:27

Vous avez raison dans votre dénonciation à laquelle on peut coupler le fameux mur des c...

Claude Luçon


"Pour guérir celle-ci, il faut plus que du verbe mais, par l'action, substituer à l'impuissance publique l'autorité juste de l'Etat."

J'ignore la préparation et la formation des juges et magistrats mais ils sont à l'extrémité d'un processus de contrôle et sanction de qui enfreint la loi !
Alors ne conviendrait-il pas, comme en entreprise, de faire faire aux juges et magistrats un stage de formation au sein des forces de police, de gendarmerie et de gardiens de prison, uniforme et arme compris, pour qu'ils connaissent ceux qu'ils ont ou auront à juger puis surveiller ?

Ils connaîtraient ainsi l'action avant de passer au verbe !
Peut-être porteraient-ils ainsi plus de crédit aux travail des forces de l'ordre ?
Dans la situation actuelle ils sont plus dans la position du spectateur d'un film d'action que dans celle d'un acteur !

Jabiru

@Xavier Nebout 19 octobre 2017 10:46

Sur les Prud'hommes, elle est effectivement bien bonne celle-là !
Si certains conseillers s'en tiennent strictement aux moyens de droit, d'autres campent sur leurs sensibilités syndicalistes visant à "bouffer" du patron.
Ceci expliquant le nombre de décisions de départage de voix en délibéré qui finissent par encombrer les audiences de départage présidées par un juge professionnel 18 mois plus tard.

hameau dans les nuages

Et en même temps...

http://www.sudouest.fr/2017/10/19/emmanuel-macron-annonce-aux-gendarmes-la-fin-de-leur-duree-legale-de-repos-3876067-7527.php

duvent

C'est de mieux en mieux, de plus en plus, de pire en pire, de mal en pis, de Charybde en Scylla, de douce folie en furieux délire...

Pourquoi ne pas créer puisqu’on y est, une école, un diplôme, une université, qui donnerait aux abrutis du quotidien les bases, et les moyens de savoir vivre en société ?

Mais oui, comment et où trouver les règles de ce jeu dangereux qui consiste à vivre parmi les hommes ?

C'est en réalité toute la société qui est en perdition, elle avait mal à la tête, on la lui avait coupée...

O tempora ! o mores !

Il y avait un gardien en chacun des petits écoliers dans la cour, auquel s'ajoutait un pion sadique, un professeur à vocation, des parents sans coeur ou avec (mais des parents pas des copains) et encore et encore des affamés de l'autorité, aujourd'hui, des imposteurs à tous les étages, des prétendus experts en ceci ou en cela, des ego-centrés mortifiés par l'anonymat, et j'en passe et des meilleures...

Un concierge qui ne rêve pas qu'aux étrennes, c'est ce qu'il nous faut pour Noël, et ce sera un début.

Parce qu’évoquer, comme le fait sbriglia, les tribunaux consulaires, est drôle, très drôle mais pas du tout, du tout rassurant.

Pour vivre avec les hommes il faut du courage, de l'énergie, de la vertu, de la patience, de la générosité, des illusions, de la lucidité, et une grande très très grande capacité à l'oubli, car plus il y a de mémoire et moins l'homme est capable de grandir.

Plus il se souvient et plus il pleurniche sur son paradis perdu, ou sur son bobo que Freud lui a installé durablement dans une caboche dont si je me souviens bien on avait décidé de la séparer du corps, pour un plus grand profit qui a été un grand, un immense désert...

k.verne

@ Xavier NEBOUT | 19 octobre 2017 à 10:46

En un mot, les policiers et les militaires tenteraient de protéger la population, alors que les juges "gaucho-maçonniques" font l'inverse.
Nous n'en finirons jamais sans une vraie révolution !
Macron cause et c'est à cela qu'on le reconnaît, mais ne fait rien (d'ailleurs qui lui écrit ses discours ?).

Xavier NEBOUT

@sbriglia
"Les prud’hommes fonctionnent parfaitement pour la justice sociale"

Elle est bien bonne !

Xavier NEBOUT

Pour traduire en clair le propos du magistrat honoraire, tant que ceux qui défient la police ne risqueront pas le bagne comme aux USA, et que les juges de gauche qui sont leurs complices objectifs ne risqueront rien non plus, on remuera du vent.

Compte tenu du poids des idéologies gaucho-maçonniques qui pèsent sur la magistrature en France, on n'en sortira pas tant que les juges ne seront pas élus par le peuple pour appliquer la loi voulue par le peuple.

Toby

Bonjour,

L'écueil de ce discours, dont je n'ai toutefois pas pris connaissance en totalité, mais seulement au travers de commentaires de presse ainsi que du vôtre, me paraît être la confusion persistante entre le "sentiment d'insécurité" et la réalité de cette dernière.

Rendre visible l'uniforme pour lutter contre ce sentiment sera, comme vous le signalez, difficile dans certaines zones, et, en d'autres endroits, ne fera que déplacer la délinquance vers d'autres secteurs.

A l'inverse, une solution moins visible mais plus logique ne serait-elle pas de rendre la police plus invisible afin de mieux surveiller, infiltrer, constater, et intervenir de manière immédiate le cas échéant ?

Bien sûr, tous les intégristes de la défense des "libertés fondamentales", dont bon nombre de magistrats, hurleraient et feraient des comparaisons avec l'Iran, la Chine... Mais j'ai quand même entendu un bobo, dans un restaurant, dire à une amie que Shanghai avait l'avantage d'être une ville très sûre où l'on peut se promener à n'importe quelle heure de la nuit...

Pour finir, au sujet des plus excités, ces fils généralement de bonne famille qui attaquent des fonctionnaires de police smicards sous couvert d'idées anarchistes, il se trouve que je connais bien l'un de leurs bastions en Creuse. Ils cadenassent parfois des gendarmeries, ou approuvent sur Internet les actions violentes menées dans d'autres régions.
Que bon nombre d'élus locaux eux-mêmes néo-ruraux (j'en connais) les soutiennent et relaient leurs prises de position est une chose. Mais il est de notoriété que certains magistrats locaux les approuvent également.

Et les juges d'extrême gauche ont paradoxalement la main plus lourde avec des délinquants multirécidivistes issus de milieux populaires qu'avec ces fils de bonne famille qui ont souvent un casier vierge et de très bons avocats...
Hormis les parfaits "Lumpen", ces anarcho-autonomes seraient pourtant très utiles dans les prisons, dans lesquelles ils pourraient remonter le niveau, donner des cours d'alphabétisation ou autres aux détenus moins favorisés qu'eux par leurs origines sociales.

Jusqu'à présent, le boboïsme n'a fait qu'affaiblir l'action policière, mais sans s'intéresser au problème d'une justice à deux vitesses.

Ellen

Avec notre justice laxiste, nos prisons saturées, notre Etat de droit bafoué, les zones de non droit (occupées par les dealers armés), SOS Racisme (contre les blancs occidentaux insultés et agressés), les droits de l'homme (la femme oubliée), l'immigration clandestine (Paris-Porte de la Chapelle et Calais), les délinquants sortis de prison et non reconduits à la frontière (tolérés à rester en France), c'est une cocotte-minute qui risque d'exploser.

C'est beau de faire des effets d'annonce, mais nous avons entendu cela de nos anciens politiques des dizaines de fois et rien n'a bougé, bien au contraire c'est devenu de pire en pire parce que l'essentiel n'a pas été fait. Du vivre ensemble parmi les criminels, on n'en veut plus. Emmanuel Macron peut toujours rajouter 10 000 policiers en cinq ans (2000 jeunes par an tout juste sortis d'une formation sans connaître le terrain de la grande délinquance, remplaçant ceux partis à la retraite), il faut plus.

Tant que la police ne sera pas épaulée, aidée au quotidien, renforcée lors des opérations dangereuses, astreinte à un repos bien mérité après l'enchaînement des opérations successives épuisantes, tant que leurs vieilles voitures ne seront pas renouvelées, leurs radio-téléphones hors d'usage remplacés et les salaires augmentés, aucune action se sera correctement menée à bien et sans danger pour les policiers, la gendarmerie et les pompiers.

Une participation-contribution financière et citoyenne des dix plus riches fortunes françaises pourrait permettre de donner plus de moyens et de crédibilité à nos services de sécurité nationale. A moins que ceux-là même s'en fichent puisqu'ils ont leurs propres gardes du corps payés sur nos impôts. Quel égoïsme !

sbriglia

Votre défiance à l’égard des magistrats chargés d’appliquer la loi pénale est patente… est-elle fondée ? Je ne sais, mais j’ai ma petite idée…

Une idée :
Pourquoi ne pas transférer, pour les infractions relevant des contraventions et des délits dont la sanction, pour ces derniers, serait plafonnée à deux ans de prison, à une sorte de Justice de paix, composée de quatre citoyen(ne)s tiré(e)s au sort comme pour les jurys d’assises, le ministère public étant réservé au commissaire de police ou à un officier de police judiciaire délégué ?
Cela aurait le mérite de la rapidité, désengorgerait les audiences des magistrats professionnels et aboutirait à des sanctions plus adéquates, l’appel étant toujours possible au-delà d’un certain quantum de peine.
Les prud’hommes fonctionnent parfaitement pour la justice sociale, le Commerce pour la vie des affaires… alors, pourquoi ne pas essayer ?

PS 1 : J’accepte, ce faisant, de courir la chance - et non le risque - d’être sur le « mur des cons ».

PS 2 : Les policiers ont autre chose à faire que jouer au foot avec des gamins... mais cette photo va faire se pâmer les bobos de gauche...

Exilé

L'objection que j'énonce tient au fait qu'aussi souhaitable qu'elle soit, elle ne sera jamais acceptée dans les lieux, dans les cités de non droit, dans les secteurs que le trafic de drogue a construits comme des forteresses au détriment des honnêtes gens qui fuient ce qu'ils ne peuvent plus supporter et que la police n'empêche plus puisqu'elle a de fait interdiction d'y venir.

Ce constat que quelques esprits lucides comme Christophe Guilluy ont posé récemment repose sur des réalités ne datant pas d'hier.
En fait, ces honnêtes gens qui fuient ce qu'ils ne peuvent plus supporter (quand ils n'ont pas été chassés sous la menace) et qui ne sont pas plus méchants que d'autres sont pour la plupart ceux qui forment les gros bataillons constituant le vote FN.

Ah, j'oubliais, il faut parler de vote extrémiste...

Marc GHINSBERG

Je voudrais féliciter l’illustratrice de ce blog qui a choisi une photo parue dans Essonne Info du 6 septembre dernier à l’appui d’un article intitulé : « Quand les policiers veulent recréer le lien à la Grande Borne ». Il s’agit d’une initiative prise par une association de policiers bénévoles.
https://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/114497/policiers-veulent-recreer-lien-a-grande-borne/

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