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18 octobre 2017

Commentaires

Robert

"La loi devient de plus en plus la béquille d'une société qui s'infantilise et n'a même plus le droit de compter sur elle pour ce qui au premier chef la regarde. Qu'on continue, et le simple risque d'humains vivant ensemble avec l'imprévisibilité inévitable de telles proximités et familiarités sera insupportable et on l'éradiquera en supprimant l'humanité de toute relation."

Excellent billet Monsieur Bilger dont j'ai retenu ce court passage.

Qu'on le veuille ou non c'est là la conséquence de l'imitation de tout ce qui vient des États-Unis comme la quintessence de la civilisation et donc de la mondialisation sous la seule influence sociale, sociétale, culturelle et par là même judiciaire de ce grand pays qui ne saurait être l'exemple à suivre en tout et pour tout.
Notre pays n'a pas voulu rester lui-même : la civilisation, que dis-je, la culture française ça n'existe pas ! Et ceux qui s'y réfèrent sont des nostalgiques du passé, quand ils ne sont pas traités d'identitaires, voire d'identitaristes, voire encore de nazis... En revanche la célébration du rap de rue c'est l'idéal sociétal et culturel !

De fait, le respect de l'autre, de la femme notamment par les hommes, n'est pas inné. Il résulte de l'éducation, en premier lieu au sein de la famille. De même en ce qui concerne l'apprentissage de l'égalité et de la complémentarité entre hommes et femmes. Cela s'acquiert dès la petite enfance dans les fratries et se poursuit dans l'adolescence pour générer des adultes armés de principes qu'ils respecteront leur vie durant.
Mais il a fallu abandonner l'idée même d’assimilation, gros mot s'il en est, au profit du culte de la différence, de l'enrichissement par les cultures exogènes et considérer la fameuse "intégration inclusive" comme étant le nec plus ultra de l'intégration.

On voit à présent les effets de ces abandons systématiques de "l'art d'être français" sur des bases plus que fumeuses et maintenant que l'on se trouve devant des difficultés que l'on ne sait plus résoudre, on judiciarise à outrance. En quoi le juge aurait-il à intervenir dans les rapports inter-individuels alors qu'il s'agit de la simple "common decency" chère à Orwell. Le système enfante des monstruosités et des monstres et il s'en étonne ! Et pour corriger ces errements notre président de la République n'a envisagé rien moins que de recréer le service militaire !
Comprenne qui pourra la logique de tels errements.

Achille

Jean Lassalle est une des personnalités politiques épinglée dans le fameux hashtag #Balancetonporc qui sévit sur Twitter. Une attachée parlementaire du PCF l’accuse nommément de lui avoir mis la main aux fesses, ce que nie farouchement le truculent élu du Béarn.

Nous savons tous que les gens du Sud-Ouest sont ce que l’on peut appeler des « tactiles ». Ils n’hésitent pas à vous mettre la main sur l’épaule, vous passer la main dans le dos, même si vous ne faites pas partie de leurs amis intimes. C’est une façon d’exprimer leur sympathie à l’égard de ceux qui sont en leur compagnie.
Il est vrai que la frontière entre le bas du dos et la fesse est très subjective selon les régions. Dans le sud ce serait pratiquement à hauteur de la fesse.

Ceci étant, ainsi que l’a fait remarquer le mis en cause, en quarante années de vie politique, et même si parfois il a tendance à tenir des propos un peu machos, aucune femme ne lui avait jusque-là reproché le moindre geste inconsidéré, sauf peut-être quelques propos grivois. A chacun son humour après tout, mais peut-on vraiment considérer cela comme du harcèlement ?

Cette anecdote me fait penser à un sketch de Guy Bedos qui avait fait hurler certaines féministes à l’époque (dans les années 70 quand même !) et qui aujourd’hui lui vaudrait de gros ennuis avec la Justice. Allez, je vous le mets juste pour le fun. A vous de juger.

https://www.youtube.com/watch?v=ffanbB_22Yo

breizmabro

@ GLW | 18 octobre 2017 à 10:04

Drôle. J'achète.

Viva America !

En même temps chez nous nos LGBT ou LBTG ou TLBG veulent des toilettes (chiottes en parler populaire façon Macron) unisexe.

On n'est pas dans la m..de ! (si j'ose dire ;))

Adeo GLW

calamity jane

"On finit par être harcelés" ?!
"On" n'est pas pluriel...
Un coup de bol inespéré : vous allez enfin savoir de quoi il s'agit !

Claude Luçon


"La loi devient de plus en plus la béquille d'une société qui s'infantilise et n'a même plus le droit de compter sur elle pour ce qui au premier chef la regarde."

Rien n'est plus vrai, il n'aura fallu que 50 ans pour en arriver là.

"BalanceTonPorc" est laisser le règlement du problème aux seules victimes !
Les hommes doivent y participer par un "Touche pas à ma nana" et se rappeler qu'ils ont deux poings au bout des bras, dont ils savaient se servir il n'y a pas si longtemps.
Quand un amateur de pince-fesses se retrouvera régulièrement avec deux yeux cernés de noir, sans fard, ou un nez en sang, il apprendra vite le sens des mots courtoisie et galanterie d'une part, et violence, la sienne, de l'autre.

C'est un problème de société, aux citoyens de le régler, ces femmes ont des pères, frères et copains, tous citoyens, nos policiers ne peuvent pas tout faire.
La paix dans le pays est la responsabilité de nous tous.
Comme beaucoup d'autres problèmes du jour celui-ci ne se réglera que par le "Faire", comme disait Fillon.
C'est aussi une guerre de civilisation, les hommes doivent se mobiliser et il n'est point besoin de kalachnikov et d'uniforme pour la régler : une langue bien pendue et un verbe acerbe, le cas échéant deux poings ou, pour les plus âgés, un parapluie ou une canne, parfois même simplement offrir son bras à la victime suffisent.
C'est à nous tous de reciviliser une France que cinquante ans de soixante-huitardisme ont réduit à l'infantilisme !
Il faut que les hommes de ce pays se battent pour regagner leur vieille réputation perdue de galanterie.

caroff

"Nos rues, le métro, notre quotidienneté sont-ils emplis de ces séquences où en effet, odieusement ou de manière indécente, des femmes sont ciblées, touchées ou offensées ou s'agit-il d'exceptions ?"

Tout dépend des quartiers sans doute.
Plusieurs témoignages émanant de la gent féminine, recueillis sans les solliciter particulièrement, tendent à démontrer que des populations "ethniques" passent un temps assez conséquent à traîner dans les rues et les transports publics aux fins d'"ennuyer" les femmes qui, par leur habillement, sont des proies tentantes.
J'ai bien connu ce phénomène au Maghreb où les jeunes femmes habillées à l'européenne empruntant des bus bondées avaient le choix du tripotage côté "pile" si elles se tournaient vers une vitre, ou côté "face" si elles se réfugiaient vers une cloison...
Cette constante se retrouve en France puisque la culture du mâle dominant méditerranéen a été transplantée grâce à l'immigration massive de nord-africains depuis de trop nombreuses années.
Je ne comprends pas qu'on puisse aujourd'hui seulement s'en indigner puisque ces pratiques sont connues et largement documentées. Une de mes filles ainsi que la totalité de ses camarades connaissaient les itinéraires à emprunter pour éviter le harcèlement de rue : il suffisait qu'elles évitent les quartiers à forte diversité...

Dans un autre ordre d'idée, la question du harcèlement moral me paraît aussi problématique, sinon plus, que le harcèlement physique. Le chantage aux faveurs du type "Weinstein" est largement répandu (la fameuse "promotion canapé") dans les entreprises ou les administrations publiques, et conduit parfois les femmes qui en sont les victimes à démissionner ou à changer de service.

Enfin, je me permets de faire remarquer que les femmes parvenues au pouvoir peuvent elles aussi harceler leurs collaborateurs de façon perverse. Des femmes politiques ou des "cheffes" d'entreprise ou de service ont acquis ainsi une odieuse réputation.
De la même manière que pour les hommes, règne une omerta que je ne briserai pas car je ne suis pas adepte de "balance ta truie" !

Solon

On ne peut qu'approuver pleinement l'idée de lutter contre les harceleurs sexuels et les porcs tels Weinstein. Toutefois, en ce qui concerne ce dernier, n'est-on pas devant le cas particulier d'un milieu complaisant : il paraît que tout le monde savait que ce producteur était un sale type, des stars de premier plan le confirment, et que sa conduite durait depuis un quart de siècle. Alors comment expliquer que des femmes averties, majeures et vaccinées, aient continué à se laisser enfermer seules avec lui à la simple idée de décrocher un rôle ?

Il est évident que le cas d'une salariée ordinaire victime de son chefaillon est par nature bien différent. Elle ne sait pas à l'avance ce qu'elle risque. Cela ne fait pas partie du jeu. Et c'est beaucoup plus insidieux. C'est à toutes ces victimes du quotidien qu'il faut donner réparation en premier.

Michel Deluré

Une loi, une de plus diront certains, et dont on est en droit de se demander quelle sera son efficacité finale en raison entre autres de l'inéluctable difficulté qu'il y aura à l'appliquer effectivement.

Bien évidemment que le harcèlement et notamment sexuel est intolérable et doit être sanctionné. Tout être, quelle que soit son identité sexuelle et quel que soit son état, a impérativement droit au respect.
Mais une énième loi ne suffira pas à elle seule à garantir ce droit, alors que des textes existent déjà en ce domaine.

C'est là où je rejoins Achille et où je pense au rôle prépondérant que doit jouer en amont l'éducation. Cet apprentissage du respect de l'autre, et donc de la femme, doit s'effectuer dès le plus jeune âge, que ce soit au sein de la cellule familiale et surtout dans le système scolaire, sans oublier le rôle des médias.

Gb

Ce prurit législatif que vous conspuez est déjà en œuvre aux États-Unis depuis de nombreuses années.
Le harcèlement, qu’il soit moral ou de nature sexuelle, y est passible de sanctions lourdes agrémentées de dommages et intérêts substantiels.
Ces lois ont renforcé le puritanisme propre aux Américains en l’agrémentant d’une bonne dose de paranoïa affectant les comportements sociaux au sein des entreprises.
Une certaine dissuasion existe ainsi contre les attitudes inconvenantes constituées par les avances non désirées, gestes déplacés ou agressions pures et simples.

Il existe encore de nombreux cas de harcèlement dans tous les milieux et types d’entreprises, les exemples Weinstein, DSK ou encore celui du PDG d’American Apparel en sont les plus célèbres et ils démontrent à l’évidence que les lois ne peuvent pas tout régler malgré les conséquences gravissimes encourues par leurs auteurs.
Il est quand même notable que les femmes et les hommes, eux aussi victimes de harcèlement pour une part non négligeable, s’estiment plus tranquilles sur leurs lieux de travail car mieux protégés.
Vous conviendrez que ce n’est pas une mince avancée.

breizmabro

@ Savonarole | 18 octobre 2017 à 02:26

Je suis assez d'accord, le harcèlement moral en entreprise est de très loin le harcèlement qui détient la palme si chère à Weinstein. Il est moins voyant qu'une main au "culte" dans un couloir de temps à autre, mais comme la ciguë, un peu tous les jours finit par tuer.

Les meilleurs dans cet exercice sont les p'tits chefs, ceux qui sont atteints du syndrome de Peter dès leur prise de fonction et qui compensent leur mal-être à leur poste en créant un égal mal-être chez ceux sur qui ils (elles) ont un pouvoir, même petit.

Je vous donne un exemple : j'ai réalisé une mission de contrôle de gestion dans un call center (je ne sais comment ça se dit en breton ;) mais en français : centre d'appels), c'était un flicage permanent, avec un petit chef qui surveillait de sa tour de contrôle, via un logiciel maison, le temps d'appel et le résultat de l'appel, puis convoquait le ou la salarié(e) pour lui "remonter les bretelles", parfois en fin de journée devant tout le monde.

Comme son secteur était performant la direction ne voulait rien entendre sur ses méthodes (profitability makes rich ! Yeah !).

Bon j'ai eu ma vengeance en fin de mission car j'avais constaté (c'était mon job) qu'il se servait de sa voiture de fonction le week-end, non prévu contractuellement, ce que j'ai naturellement signalé à sa direction lors du commentaire de mon rapport d'audit de gestion.

La "fraude" était conséquente puisque constatée sur plusieurs années, malheureusement je n'ai pas connu la teneur de la sanction, une mission en chassant une autre...

Quelques salariés ont démissionné de cette "boîte". Sont-ils devenus chômeurs ? pas chômeurs ? ou fainéants fouteurs de bordel ?

Le harcèlement peut venir, aussi, du guide de la cordée...

Lucile

Je commence à parler comme une vieille, mais il me semble que "les harcèlements" de rue d'autrefois étaient nettement moins agressifs, ce qui tendrait à prouver si l'on voulait y voir une relation de cause à effet, que la répression durcit les positions ; en fait les facteurs sont multiples, et ce que l'on pourrait prendre pour une cause est sans doute également un effet. Cela dit, impossible de nier que la condition des femmes a incomparablement changé en mieux globalement depuis qu'elles ont le droit de vote.

Je trouve révulsant cet appel à la dénonciation. Et dangereux, il nuira encore au respect entre hommes et femmes. Puisqu'on parle à tout bout de champ de la guerre et de Pétain, là, on dépasse carrément la ligne rouge me semble-t-il. Comme toujours, pour contrôler une frange bien particulière de la population, on soupçonne et on réglemente tout le monde et on épluche le moindre comportement de tous les jours pour y déceler une menace. Il y a pourtant déjà suffisamment de lois.

Hier j'ai vu Elisabeth Lévy à la télé dire que la plupart des hommes sont parfaitement honorables, civilisés, et même délicats dans leur manière de faire la cour aux femmes, je la rejoins, c'est aussi mon expérience, il faut dire que je ne vis pas dans des quartiers où règnent la pègre ou le business. Quoique remercier les hommes de bien se conduire, comme elle l'a fait, ça pourrait suggérer qu'ils font un effort pour y parvenir.

Il me semble que dans l'affaire, la tradition courtoise occidentale représente une sorte de modèle par rapport à la loi de la jungle. Elle pose un idéal de liberté et d'engagement l'un envers l'autre pour chacun. C'est sans doute pour cela qu'elle est si mal défendue.

Enfin, si Madame Macron veille au grain, nous voilà sauvés.

GLW

Prudence est mère de sûreté ....
Alors perso et comme un homme averti en vaut deux,lorsque je sors le soir je mets ma caméra Go-Pro autour du cou et l'actionne avant d'adresser la parole à une représentante du sexe féminin afin d'enregistrer la conversation dans le but unique d'éviter ensuite toute poursuite sur les réseaux sociaux et autres tribunaux. Et lorsque,l'une de ces belles d'un soir viens finir la "conversation" à la maison,je lui fais signer une attestation où elle reconnait venir de son plein gré et qu'elle ne fait l'objet d'aucun traitement psychiatrique,ni prise de médicament pouvant altérer son jugement (si elle peut fournir un justificatif médical,c'est un plus). Evidemment,c'est moins glamour ...mais la sécurité du mâle est à ce prix .

duvent

Il nous faut donc constater que les hommes dont le progrès dans certains domaines est éblouissant, restent un petit singe lubrique sur cette question qui au fond ne relève que du pouvoir qu'il peut, ou pourrait exercer sur l'autre.

L'autre étant un ennemi, un ennemi pour l'éternité, un ennemi à éradiquer, un ennemi à subjuguer, et cet ennemi a pour visage celui qui est nécessaire à la controverse, la controverse ayant pour vocation de purger la haine qui gronde sourdement.

Autrefois, la mort étant présente et visible, les immolations, les augures et bacchanales, les saturnales et autres fantaisies bonnes pour l'enfance venaient satisfaire l'instinct.

Voyons, quelle société peut sortir d'un cloaque pareil ? Regardons chacun jeter ses ordures et rentrer dans ses pénates bien tenues. Quelle époque formidable !

Frank THOMAS

Il n'y a pas une jeune fille qui ne soit l'objet de remarques égrillardes voire carrément obscènes dans les transports en commun, dans sa cour de lycée, à l'université ou dans la rue.
Personne ne peut fermer les yeux sur cette réalité qui pourrit au quotidien la vie des femmes et qui, dans certains cas prend un caractère contraignant directement contraire à la liberté et à la dignité.
Cette regrettable réalité est en progression inquiétante. Plusieurs causes peuvent l'expliquer : la chute incontestable de la civilité et de la politesse, la montée du sexisme le plus répressif chez les tenants de l'intégrisme religieux islamique, l'influence délétère des réseaux sociaux où se libèrent les instincts les plus bas et une violence verbale qui demeure impunie sous la protection de l'anonymat.

Pour autant, le projet de loi dont le président de la République a parlé dans son intervention sur TF1 est une pure mesure d'affichage qui n'a strictement aucune chance d'être un jour appliquée dans la vie réelle. D'ailleurs, en Belgique où une telle loi existe, elle n'a jamais pu être appliquée à quiconque.
Est-ce à dire que les Belges sont plus polis et moins grossiers et lourdement machistes que les Français ? Evidemment non.
C'est tout simplement qu'il tombe sous le sens que la police et la gendarmerie, déjà débordées par l'immensité de la tâche qui est la leur en ces temps d'insécurité et de terrorisme, n'ont sûrement ni le temps ni les moyens de prendre les contrevenants en flagrant délit, et encore moins de rechercher les personnes - par définition inconnues de leurs victimes - qui auraient proféré des injures à caractère sexiste ou qui se seraient rendues coupables de harcèlement de rue.

Plus efficace sans doute, parce que plus dissuasive, est l'initiative de cette jeune néerlandaise qui a photographié et filmé ses harceleurs dans les rues d'Amsterdam. Mais quelle suite juridique pourra-t-on donner à son initiative ?

On voit bien pourquoi Monsieur Macron va sur ce terrain en cette période où l'affaire Weinstein aux USA sensibilise le monde entier à ce problème.
Mais c'est toujours une erreur et un signe de faiblesse que de vouloir alourdir notre code pénal de lois de circonstance qui, par nature, ne peuvent jamais être appliquées et dont l'inefficacité ne peut qu'enhardir les délinquants.

Tipaza

Si je dis que le genou de Schiappa ne vaut pas le genou de Claire, est-ce du harcèlement ou une vérité esthétique ?

J'appelle à la barre Éric Rohmer !

Franck Boizard

Une femme dit ce que ceux qui sont encore doués de bon sens savent :

http://blog.causeur.fr/lavoixdenosmaitres/weinstein-pourquoi-pourquoi-pourquoi-ce-silence-00622.html#ligne

S’il y a des harceleurs dans le monde du travail, c’est que certaines femmes s’en accommodent fort bien parce qu’elles savent en tirer parti.

Les harceleurs de rue, c’est autre chose. Mais, de ceux-là, il est interdit de parler parce qu’ils ont une origine qui les rend intouchables (cf Cologne).

Achille

Bonjour,

Il est clair que le harcèlement sexuel est à éradiquer partout où il peut se manifester : sur son lieu de travail, dans les transports en commun, dans la rue, partout. Les femmes ont le droit au respect de leur personne et de ne pas être considérées comme des objets sexuels.

Ceci étant, le problème de la stigmatisation des harceleurs doit être mené fermement mais avec discernement. Il existe des gradations dans le harcèlement et la drague lourdingue qu’ont subie pratiquement toutes les femmes au moins une fois dans leur vie, mais souvent beaucoup plus, ne saurait être mise au même niveau que l’abus de position dominante d’un chef de service.

De même l’utilisation des réseaux sociaux pour dénoncer un harceleur peut très vite conduire à des débordements. On ne peut exclure le fait que certaines femmes n’hésiteront pas à utiliser ce moyen mis à leur disposition pour régler quelques comptes personnels. Ce n’est pas beau mais ça s’est déjà vu.

La frontière entre dénonciation justifiée et délation sans preuves est parfois bien ténue. Il ne faudrait pas que l’effet Weinstein conduise à une déferlante de pudibonderie qui ne pourrait qu’être néfaste, pour ne pas dire désastreuse, aux relations hommes-femmes.

D’où la nécessité d’une loi bien structurée sur le harcèlement permettant de reconsidérer le comportement de certains hommes qui ont du mal à maîtriser leur libido en pleine effervescence. Mais une loi ne suffit pas, il faut aussi, et surtout, mettre en place une sensibilisation des enfants, dès leur plus jeune âge, aux relations femmes-hommes dans la société. La finalité étant d’établir des comportements sereins entre les femmes et les hommes dans tous les secteurs de notre société, sans que cela n’affecte l’attirance naturelle d’un homme envers une femme, et réciproquement, bien sûr.
L'amour est certainement ce que la vie peut nous apporter de meilleur alors ne le bridons pas par des règles trop rigides, nous serions tous perdants.

Elusen

Le problème du harcèlement, c’est qu’aujourd’hui tout le monde finit par y mettre tout et n’importe quoi.

Sans compter la ségrégation de féministes qui systématiquement nient que les hommes puissent aussi être victimes.

Les féministes nient que le droit des femmes ait été principalement conquis par des hommes, que ce sont des hommes qui ont à maintes reprises voté l’égalité des droits, la pénalisation du viol, du harcèlement, du viol conjugal, de tabasser sa femme.
Comme les personnes noires qui feignent d’oublier que ce sont des blancs qui ont lutté contre d’autres blancs pour abolir l’esclavage, pour faire du racisme un délit, voire une circonstance aggravante en cas de crime.

Tous les hommes qui ont lutté pour l'égalité des droits ont risqué leur vie, d'être emprisonnés, etc.

À en croire les féministes, tous les hommes blancs sont des violeurs, pédophiles, racistes, sexistes, antisémites, obsédés sexuels, harceleurs, qui battent leur femme.
Alors pourquoi laisser naître des petits garçons blancs, ne devrions-nous pas tous les tuer à la naissance pour régler ces problèmes ?
Il n’y a rien à sauver chez l’homme blanc, tuons-les tous !

Toutes les femmes sont d’éternelles victimes et tous les hommes d’éternels coupables.

Un masculiniste est un sale type, macho, un être méprisable, ségrégationniste, qui pense plus avec son phallus qu’avec sa tête, ce qui est vrai, mais une féministe serait une personne exceptionnelle et courageuse.
Curieux que les premières femmes qui ont eu un combat pour l’égalité des droits ne se soient jamais autoproclamées féministes, d’ailleurs originellement c’est une pathologie médicale chez le garçon dont la puberté s’arrête avant d’arriver à terme.
Un suprématiste noir est courageux, mais un suprématiste blancs un "salaud", alors que dans les deux cas nous avons affaire à deux "salauds" !

L’ennemi des féministes ce sont les hommes, par nature, rien que le mot et l’idéologie ont pour adversaire les hommes.

Surprenant de voir que : égalitariste, égalitarisme sont devenus des injures aujourd’hui, alors que toute personne pour l’égalité des droits est une égalitariste.
L’égalité, c’est en droit, pas dans autre chose, mais les anti-égalités des droits, ceux qui veulent des privilèges, ont fait aujourd’hui des égalitaristes des criminels en leur prêtant des propos et des intentions qui ne correspondent pas du tout à la définition.

http://www.cnrtl.fr/definition/%C3%A9galitarisme

- Il y aurait plus de 136 000 plaintes par an, en France d’hommes battus, mais les féministes le nient.
- Il y a des hommes violés, mais les féministes le nient.
- Il y a des hommes assassinés, mais les féministes le nient.
- Il y a des hommes harcelés mais les féministes le nient.

« Les frotteurs du métro », cela n’aurait aucun rapport avec la promiscuité, avec le fait que l’on tasse les passagers, avec le délire de persécution des femmes, non ce sont les frotteurs du métro, tous les hommes, tous !

Voyons cette surprenante sémantique médiatique : « 300 000 morts dont 117 000 femmes et enfants ».
Chouette, 183 000 hommes tués, faisons une ola !
Cela aurait-il été moins grave si les 300 000 morts n’étaient que des hommes ?
Pourquoi se sentir obligé de préciser : femmes et enfants ?!

À mort les privilèges, à mort le ségrégationnisme, à mort le racisme, vive l’égalitarisme, dans sa véritable définition originelle et pas celle inventée par Finkielkraut, Zemmour, Wauquiez, Fillon, Valls, les libéraux économiques et libertariens qui en réalité veulent le système anglo-saxon de "Equity" qui pose le communautarisme comme principe et source du droit.

Savonarole

Tout à fait d'accord avec ce billet salutaire de Philippe Bilger.

J'ai travaillé 34 ans dans la même entreprise (1978-2012) pas un seul cas de harcèlement sexuel (une entreprise de 4000 salariés répartis dans le monde entier).

Même à Moscou, aucune affaire de ce genre ne m'a été signalée (précision utile ici afin de rassurer notre centurion Barbarossa qui veut envahir la Russie de Poutine tous les matins...).

En revanche nombre de cas de harcèlement moral émanant de l'encadrement et agents de maîtrise.
Il suffisait de les virer et le problème était réglé. Ils n'avaient plus que les Prud'hommes pour pleurer. Ils perdaient tous leurs procès. On les jetait vivants dans le bassin aux murènes de Force Ouvrière et CFDT au tribunal des Prud'hommes.
Inutile de pondre encore une loi sur le harcèlement sexuel.
A-t-on déjà oublié l'épisode du harcèlement moral de France Télécom, ses suicides de salariés, le licenciement de son PDG ?

Le harcèlement moral, très bien analysé par le livre de Marie-France Hirigoyen, est toujours d'actualité.

Combien de morts dans l'affaire Weinstein ? Hein ?

semtob

Cher Philippe,

L'idée d'un harcèlement de rue est une idée saugrenue. Cela ne signifie pas que les incivilités sexistes ne se multiplient pas depuis quelques années, mais la notion de harcèlement suppose une répétition et il est rare de recroiser les mêmes individus.

La plupart du temps le fait d'élever le ton en exprimant "on ne me touche pas" suffit à remettre les choses en place, mais lorsqu'il s'agit de groupes alcoolisés ou shootés la situation devient plus complexe.
Lors de rassemblements publics, des gamins associent l'arrachage de sac à main ou à dos avec des attouchements allant jusqu'à perforer les jeans. Dans une foule compacte, il est bien difficile de se tirer d'affaire.
Il existe toujours le même problème dans les transports : il n'y a pas un chat.
Qu'il existe un problème de défibrillateur ou d'agression, on peut toujours tirer l'alarme, il n'y a personne qui répond.

Dans les trains comme dans les villes, il y a beaucoup de messages de comédiens et autres, mais personne dans les couloirs, personne dans les gares et personne derrière les caméras et lorsque l'on signale un problème à répétition dans une station, il est répondu que rien ne peut être fait.
Ce ne sont pas des lois qui changeront la situation, mais des personnels de terrain et là c'est demander la lune.
Il n'est pas rare de poireauter après un spectacle plus d'une heure pour trouver un tacot, ou de se faire la traversée de Paris pedibus jambus et d'en entendre et d'en voir de toutes les couleurs.
Hidalgo n'a pas d'odorat, n'a pas le sens de l'hygiène ni de la sécurité, car Paris et sa banlieue sont de plus en plus mal gérés.
Il est conseillé aux non fumeurs de se déplacer avec un paquet de cigarettes pour éviter de se prendre un coup ou de perdre une oreille.
C'est ce que génère la hausse du tabac, les camés ont toujours besoin de clopes pour se rouler un joint.
- "T'es bonne".
-"Tu veux pécho"
devient le quotidien des femmes.
Les revues féminines contribuent à faire de nous de bonnes petites salopes et nous avons le choix d'en être fières ou pas !
françoise et karell Semtob

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