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16 octobre 2017

Commentaires

Achille

@ Robert Marchenoir | 21 octobre 2017 à 21:58

Faut pas vous vexer comme ça. En fait, nonobstant l’inévitable passage sur Poutine, je suis pratiquement d’accord avec tout ce que vous dites.
Vous voyez, entre poutinophile et poutinophobe il peut y avoir quelques points de convergence. ☺

Robert Marchenoir

@ Achille | 20 octobre 2017 à 10:21
"@ Lucile | 19 octobre 2017 à 11:13. Bon réflexe. Surtout ne pas en rajouter. Vous auriez fait le moindre petit commentaire risquant de le contrarier, vous aviez droit à une centaine de lignes de plus."

Tout le monde n'est pas aussi pervers que vous, figurez-vous. Un commentateur me demande mon avis, je le donne, il me remercie. Quoi de plus naturel ?

Mais c'est trop simple, trop honnête et trop courtois pour vous. Il faut absolument que vous veniez mettre votre grain de sel, que vous imaginiez je ne sais quelles intentions maléfiques ou tordues de part et d'autre. C'est chez vous qu'elles se trouvent, ne cherchez pas ailleurs. Que de circonvolutions pour masquer votre dépit que certains s'intéressent à mes "cent lignes", comme vous dites, et même les sollicitent !

boureau

@ Achille 20 octobre 2017 20:24

Quand je précise qu'il n'a été élu que par 44% des inscrits, c'est pour montrer que sa base électorale est très restreinte et non pour contester la légitimité de son élection.

Ce qui rend encore plus difficile la formation d'un parti. Car nous savons tous que le miracle de la "chambre introuvable" dont il a bénéficié ne se reproduira sans doute pas. C'est quand même l'auberge espagnole !

Nous n'attendrons pas 2022 puisque Macron pense atteindre la "plénitude" de ses impulsions réformatrices sous un an et demi/deux ans.

Cordialement.

calamity jane

The Guardian qui se demandait en 2016 "où sont passés les grands penseurs français" n'avait pas encore pris en compte l'intellectuel-penseur-complexificateur E. Macron et son mouvement intellectuel "En marche" ou crève : je dis ce que je veux, traite qui je veux, pour que l'on me distingue...
Ce qu'aucun intellectuel français ne s'était JAMAIS permis... Et ça préside ?!

Achille

@ boureau | 20 octobre 2017 à 17:57
« Ne pas oublier qu'il a été élu par seulement 44% des inscrits (et par une part importante d'électeurs de gauche disent les "experts") alors que le total des abstentions, des votes blancs ou nuls atteint un record de 34% !"

EM n'a été élu qu’avec 44% des inscrits, certes. Il n’en demeure pas moins que ses adversaires ont eu un score inférieur au sien. Il n’est pas encore demandé de quorum pour l’élection présidentielle au-dessous duquel l’élection serait invalidée.

Il a donc été élu légitimement en regard de la Constitution de la Ve République.
Si les Français rechignent à aller voter à l’élection présidentielle qui est la plus importante, EM ne saurait en être responsable lui qui est tout nouveau dans la politique.
La faute en incombe à ceux qui grenouillent dans le monde politique depuis des décennies, conduisant la France dans l’état où elle est actuellement.
Nous arrivons à la fin d’un cycle qui a duré plus de quarante ans et qui était à bout de souffle. Un autre commence avec de nouvelles méthodes, des hommes et des femmes nouveaux, qui poussera les citoyens à s’intéresser de nouveau à la politique.

Il y a bien quelques ratés par-ci par-là, mais la machine est lancée et procède aux corrections nécessaires en temps réel.
Il est trop tôt encore pour voir les résultats mais je pense qu’ils seront au rendez-vous de 2022.

Achille

@ Jabiru | 20 octobre 2017 à 17:26

Je pense comme vous qu’EM a commis une erreur, pour ne pas dire une faute, en humiliant le Chef d’Etat-Major des Armées aux états de service exemplaires. Une explication entre quatre yeux aurait suffi.

Concernant le préfet du Rhône, il a joué son rôle de fusible. Il fallait que quelqu’un paie pour la mort atroce de ces deux jeunes filles de 20 ans à Marseille, suite à la grosse bourde de « l’administration » lyonnaise et dans ce cas c’est généralement le préfet qui trinque.

En son temps Nicolas Sarkozy a, lui aussi, remercié sans ménagement quelques préfets. Les préfets sont là pour ça et ils le savent.

boureau

@ Achille 20 octobre 11:14

Comme vous me citez aimablement, je me permets de vous faire remarquer que "le glissement à droite" des Français - que vous constateriez aujourd'hui - a eu lieu il y a une vingtaine d'années !

Peut-être que votre propre glissement vous fait penser que vous entraînez les Français ?

Wauquiez n'aura pas (malgré vos craintes répétées) à piétiner les plates-bandes de qui que ce soit. Il lui suffira de ne pas se laisser attirer au centre d'une part, et d'autre part d'appliquer un vrai programme de droite (notamment en ce qui concerne la sécurité et l'immigration) et enfin en matière sociétale rester de droite et non à la remorque d'une fausse modernité de gôche. La plus grande part des électeurs désorientés du FN suivront. Et il n'est pas seul : une nouvelle personnalité intéressante émerge, Florence Portelli qui ne s'en laisse pas conter dans les médias !

Vous allez un peu vite concernant Macron : il est loin d'avoir pris la place de LR. Ne pas oublier qu'il a été élu par seulement 44% des inscrits (et par une part importante d'électeurs de gauche disent les "experts") alors que le total des abstentions, des votes blancs ou nuls atteint un record de 34% ! Ne pas confondre partis et électeurs !

Cordialement.

Jabiru

@ Achille 20 octobre 11:14

Excellente analyse bien ficelée.
Par contre le travers d'E.Macron c'est qu'il humilie inutilement de grands serviteurs de l'Etat et ça lui portera tort.
Je pense notamment au Général de Villiers, la blessure est loin d'être cicatrisée, et au Préfet de Région de Lyon viré comme un domestique, en larmes devant son personnel le jour de son départ.

A ce niveau, le devoir d'un chef serait d'y mettre au moins les formes et de régler le problème avec humanité !
Qu'il garde la trique pour ceux qui trichent et surtout qu'il évite de se tromper de cible. Et ce n'est pas en sanctionnant à la hussarde qu'il va obtenir le soutien de tous ceux dont il a besoin pour réformer le pays.

Achille

Ce président est rare dans la mesure où il a tout compris avant tout le monde. Le monde a changé et les codes qui jusque-là étaient ceux des professionnels de la politique ne fonctionnent plus. Il fallait changer de logiciel comme disent les experts éclairés.

Si l’on observe bien le paysage politique français actuel, il est clair que l’opinion des Français opère un glissement vers la droite.

Laurent Wauquiez va piétiner les plates-bandes du FN (il n’y a guère que boureau ici pour ne pas s’en rendre compte).
Normal vu que le FN est en train de se décomposer doucement après le fiasco de MLP à l’élection présidentielle et le départ de son éminence grise Florian Philippot. Il est en train de retourner à ses vieux démons. JMLP n’est pas mort, il bouge encore !

Emmanuel Macron est en train d’occuper la place de LR avec, dans son équipe, des ministres appartenant à ce parti, à commencer par le premier d’entre eux.
Normal vu que François Hollande a littéralement sabordé le PS en laissant opérer les frondeurs sans réagir.

Reste le Centre qui, de Pinel à Bayrou en passant par Lagarde, restera toujours fidèle à ses principes : un pied à droite, l’autre à gauche. Toujours prêt à occuper des fonctions ministérielles quel que soit le parti au pouvoir. Ce n’est pas la girouette qui tourne disait l’un d’entre eux, c’est le vent.

Quant à la gauche « authentique » elle a été phagocytée par La France Insoumise composée d’illuminés du genre antifas, zadistes, soixante-huitards attardés (il en reste encore !), intellos généreux avec l’argent public mais beaucoup moins avec le leur, et autres bobos du show-biz et du cinéma qui vont dans les hôtels de luxe et les meilleurs restaurants ce qui ne les empêche pas de donner des leçons d’humanisme.

On connaissait déjà les Constructifs, mais nous avons aussi les Déconstructifs. Ces gens-là ne seront jamais au pouvoir et ils le savent. C’est d’autant plus facile pour eux de critiquer toute réforme en cours.
Grands diseurs petits faiseurs. Ils seront toujours présents pour "foutre le bordel".

Achille

@ Lucile | 19 octobre 2017 à 11:13

Bon réflexe. Surtout ne pas en rajouter.
Vous auriez fait le moindre petit commentaire risquant de le contrarier, vous aviez droit à une centaine de lignes de plus. ☺

Lucile

@ Robert Marchenoir

Merci de votre réponse.

Robert Marchenoir

@Lucile | 18 octobre 2017 à 11:52
"Est-ce que je me trompe si je pense que vous défendez la politique de Macron parce qu'elle va selon vous dans le bon sens, mais faute de mieux ? (quand vous dites par exemple qu'il n'arrive pas à la hauteur du sac à main de Margaret Thatcher)."

Je défends sa politique dans l'exacte mesure où il prend des initiatives libérales, tout en regrettant qu'il soit trop timide sur la question.

Je le défends aussi parce qu'il suscite l'enthousiasme de ceux qui ne sont ni "fainéants", ni "cyniques", ni "extrêmes", en particulier les chefs d'entreprise. Et que lorsqu'un chef d'entreprise parle, on dit : oui Monsieur, bien Monseigneur, certainement votre Excellence. Et après, seulement, on discute. Si on a des arguments.

C'est-à-dire à peu près le contraire de ce qui a cours "dans s'pays", où "faire la politique des chefs d'entreprise" passe pour l'abomination de la désolation.

Je le défends aussi parce qu'il est arrogant, et que nous avons grand besoin d'arrogance face aux arrogants professionnels, ceux qui se plaignent de ne pas être poupougnés du matin au soir par l'Etat, ceux qui se plaignent de ce que les ministres ne soient pas payés du matin au soir à leur dire qu'ils sont formidables -- alors, qu'hélas, c'est bien ce que font tous les gouvernements, et que tous ces arrogants vautrés sur leur fromage sont poupougnés depuis un demi-siècle par un Etat qu'ils ont phagocyté à leur bénéfice exclusif.

Je le défends aussi parce que ceux qui l'attaquent sont bien souvent des gaullistes en peau de lapin, le fameux de Gaulle qui disait que tous les Français sont des veaux, ce qui est infiniment plus insultant et méprisant que les prétendues "offenses" infligées aux chochottes à l'épiderme ultra-sensible dont nous sommes désormais entourés.

Je le défends parce que je me moque des abrutis de l'extrême droite qui passent leur temps à déplorer, sur leurs blogs, avec quelque raison, la disparition du mariage, et qui soudain réclament leurs sels dès lors qu'ils sont en présence d'un président de la République marié depuis longtemps, et fidèle à sa première et unique épouse.

Soit exactement le modèle qu'ils feignent de promouvoir, mais non, ce n'est pas assez bon pour eux, Monsieur Poutine a fait dire que peut-être Monsieur Macron était de la jaquette, et Monsieur Poutine a toujours raison comme chacun sait.

De plus, le président a épousé une femme plus âgée que lui, donc cela montre qu'il n'est pas aveuglé par les charmes illusoires et éphémères de la beauté physique, qu'il aime vraiment sa femme, et qu'il ne cède pas au péché de luxure en chassant la jeunette.

Là encore, ça devrait cadrer pile-poil avec les valeurs proclamées de la vraie droite vraiment catho et vraiment patriote : si vous réfléchissez bien, c'est la première fois depuis Georges Pompidou que nous avons un président qui ne change pas de femme quand la précédente est usée, et qui ne vérifie pas périodiquement le bon fonctionnement du matériel en allant le tester ailleurs qu'à domicile.

Giscard a été pris en flagrant délit d'escapades nocturnes, Mitterrand était bigame à nos frais (sans compter toutes ses maîtresses auxquelles il a fallu trouver des planques politiques), Chirac avait du mal à refermer sa braguette tellement elle lui faisait d'usage, Sarkozy nous a régalés de ses péripéties sentimentales en direct, et Hollande, mon Dieu, s'est comporté comme n'importe quel Français moyen, avec une "famille recomposée", des ex qui cassent la vaisselle, et une "compagne" non épousée, exactement comme les grandes figures du PC"F" que les natacha-polonistes nous montrent en exemple aujourd'hui.

Mais à part ça, c'est Macron qui n'est pas conforme aux "valeurs" au rayon sexuel et conjugal.

Cela étant, je ne soutiens pas particulièrement Macron, et pour tout vous dire je n'observe pas sa politique au microscope. Serait-il un Hayek mâtiné de Sobieski, ce qu'il n'est pas, qu'il aurait toujours à se coltiner l'immense machine fonctionnaro-immobiliste qui englue toutes les initiatives dans une mélasse inexpugnable.

Je me contente de ne pas systématiquement lui cracher à la figure en hurlant avec les loups.

Lucile

@[email protected] | 18 octobre 2017 à 10:37
"Les Allemands à la pointe du Hoc..."

De temps en temps il leur prend des idées bizarres.

Ellen

@ Patrice Charoulet | 18 octobre 2017 à 16:46
"...toutes les femmes doivent blâmer Zemmour ou le Weinstein du FMI ? Qui a agressé une femme de chambre ?"

Vous avez fait une erreur entre les deux indésirables porcs sadiques. Permettez que je corrige : Weinstein était PDG de sa propre compagnie cinématographique, viré, et DSK était directeur général du FMI, viré.

@Lucile 11:52
"Il a quand même senti que l'entretien avec les journalistes de dimanche laissait à désirer, il s'est dit frustré, et en a fait retomber la faute sur les journalistes, qui se seraient attardés trop longtemps sur son vocabulaire."

Là, je suis d'accord. C'était dans le désordre, et comme Macron est très pédagogue de sa personne, il s'est étalé en longueur pour grignoter le temps de réponse sur les autres questions. Malin et futé. Les journalistes auraient pu aborder en première ligne les questions sur la sécurité, le chômage, l'ISF, etc. et seulement en dernière question ses propos vexants et humiliants.

Achille

@ Patrice Charoulet | 18 octobre 2017 à 16:46

Dans la petite phrase « Macron, c'est DSK, sans Nafissatou Diallo et avec Brigitte », ce que je lui reproche c’est de mettre en parallèle Nafissatou Diallo et son épouse Brigitte, qui laisse place à toutes les interprétations possibles.

Qu’il fasse le lien entre Emmanuel Macron et DSK, c’est pertinent vu que DSK aurait mené une politique comparable à celle d'EM.
Qu’il y ajoute la femme de chambre du Sofitel et son épouse est incongru.

C'est tout ce que je voulais dire.

Ellen

Je découvre cette info de première importance à l'instant. Wow, pas bon signe.

Nestlé furieux contre E. Macron ne compte pas l'aider après son discours sur la baisse du chômage.

https://www.humanite.fr/bras-dhonneur-dun-premier-de-cordee-de-nestle-pour-emmanuel-macron-644025

Patrice Charoulet

J'entends, cet après-midi, un long discours de Macron sur la police et la sécurité, qui aborde de nombreux... détails techniques.
Un tel discours n'incomberait-il pas plutôt au ministre de l'Intérieur ou au Premier ministre ?

@Achille

J'ai dit ici plusieurs fois que j'approuvais bien des idées de Zemmour, sauf ses opinions sur les femmes, qui sont tout simplement fausses.
Dans les deux phrases de lui sur Macron que je viens de citer, une rappelle Nafissatou Diallo, à propos de DSK. Vous me dites étrangement que Zemmour est
misogyne. Mauvaise pioche ! Dans le cas d"espèce, toutes les femmes doivent blâmer Zemmour ou le Weinstein du FMI ? Qui a agressé une femme de chambre ?

breizmabro

@ calamity jane | 18 octobre 2017 à 15:43
"Michel Onfray parlant de Monsieur Emmanuel Macron : "...a séduit tous les incultes. Ca fait du monde".

J'adore. Et il aurait pu ajouter : "et tous les cuistres" ;)

Achille

@ Jabiru | 18 octobre 2017 à 12:03

On sent bien que François Hollande en a gros sur la patate. Pensez donc, son propre parti l’a incité à ne pas se représenter au prétexte qu’il subirait un échec cuisant. Quand on voit le score obtenu par le représentant du PS (6% au premier tour), il peut se dire avec le recul qu’il aurait mieux fait de tenter sa chance.

Avec l’affaire du Penelopegate, la prestation désastreuse de Marine Le Pen au débat de l’entre-deux-tours et les réticences qu’inspirait la candidature d'Emmanuel Macron à de nombreux électeurs, il y avait un petit espace qu’il aurait pu occuper. Bref, c’était jouable !

On ne perd que les batailles qu’on ne livre pas.et aujourd’hui l’ancien président ressent une grande frustration qui l’incite à se comporter avec son successeur comme un de ses principaux adversaires.
Pas très responsable cette façon d’essayer de justifier son bilan qui est loin d'être brillant. S’il lui reste un fond de dignité, je pense que le mieux serait encore qu’il se taise. Oui mais comme on le sait, c’est un incorrigible bavard.
Encore une fois un (ex) président ne devrait pas dire ça.

calamity jane

Michel Onfray parlant de Monsieur Emmanuel Macron : "...a séduit tous les incultes. Ca fait du monde". C'est effectivement "Un Président rare".

Jabiru

Les couteaux sont sortis entre l'ex et l'actuel président de la République qui ne passeront manifestement pas les fêtes de fin d'année ensemble.
M. Hollande est bien mal placé pour donner des leçons à son successeur quand on connaît le bilan minable de son quinquennat qui l'a conduit à ne pas se représenter.
Le Président Macron quant à lui suit son cap et met en œuvre à marche forcée les projets présentés lors de la campagne présidentielle.
A part quelques vagues sur son parler vrai , il pourrait répondre à son prédécesseur à la manière de J.Chirac, que si ces critiques mal placées lui en touchaient une, elles ne feraient pas bouger l'autre.
Que M. Hollande profite de sa retraite dorée et se fasse oublier dans les ruines du parti qu'il a contribué à envoyer au naufrage.

Lucile

@ Robert Marchenoir

Est-ce que je me trompe si je pense que vous défendez la politique de Macron parce qu'elle va selon vous dans le bon sens, mais faute de mieux ? (quand vous dites par exemple qu'il n'arrive pas à la hauteur du sac à main de Margaret Thatcher).

Au fond, en pensant que ça aurait pu être pire, je me dis la même chose, mais de façon plus négative.

Il me semble qu'avec ce nouveau président on a beaucoup de réglementations, des hausses d'impôts, de dépenses d'Etat, de centralisation et de communication. Sa vision de l'Europe me paraît bureaucratique. À la question sur le terrorisme, il répond que l'année prochaine on aura la possibilité de se débarrasser - si la réglementation qu'il a en vue se met en place - des illégaux délinquants. Est-ce que ça vous paraît le remède dont nous avons besoin ? Si vous aviez des critiques à faire, quelles seraient-elles ?

D'accord avec vous pour ne pas déranger ceux qui essayent de faire bouger les choses, mais c'est exactement le cas maintenant, personne ne gêne Macron, comme il le dit lui-même, il fait ce qu'il veut quand il le veut. Il a politiquement beaucoup de pouvoir, et l'opinion est préparée à ce que des sacrifices soient nécessaires. Ce ne sont pas quelques objections, normales en démocratie, qui le dérangent, elles le doperaient plutôt. Il a quand même senti que l'entretien avec les journalistes de dimanche laissait à désirer, il s'est dit frustré, et en a fait retomber la faute sur les journalistes, qui se seraient attardés trop longtemps sur son vocabulaire.

Je vous pose ces questions sans animosité, si elles vous déplaisent, vous n'y répondrez pas.

Je vous cite la conclusion d'un article de Contrepoints qui va dans le sens des réserves qui sont les miennes.
"Dans tous les cas, donc, on se gardera de l’idée selon laquelle Emmanuel Macron serait libéral. Du libéralisme, il a conservé une fraction du vocabulaire. Mais de la technostructure étatiste, il a conservé le reste : le discours intrusif, et cette aspiration au Big Mother qui étrangle les forces vives de ce pays".

https://www.contrepoints.org/2017/10/18/301234-liberer-proteger-liberal

cubamula

Bonjour Monsieur,

Le fond de votre article semble peu mesuré et fragile, semble-t-il. Votre risque est-il conscient ou est-ce de la tendresse aveuglante ?

1- La posture infantilisante de Macron durant l'entretien n'est-elle pas contre-productive ? Postuler que les Français, surtout les non-élites, sont des imbéciles n'est-il pas risqué pour un enfant prodige du monde d'avant, élu en réaction à Marine Le Pen ?

2- Les postulats faux sont nombreux, expulser un irrégulier s'il commet un délit ?? La situation irrégulière EST le délit... La récidive est-elle punissable pour le migrant, mais le citoyen, surtout solvable, paye dès le premier délit ? La loi du faible est peu légale, peu saine et peu Darwin aussi.

3- Le droit du faible n'est PAS la LOI du faible, l'angélisme exterminateur ne se cache plus, il éructe jusque dans les interactions humaines, interpersonnelles entre hommes et femmes, forcément trop idiots pour être matures... La SE à l'égalité DES DROITS H/F et non égalité H/F est déjà connue comme "big mother", la France populaire est brillante en synthèse non-verbeuse. Tout est dit sans "éléments de langage" appelés aussi des MOTS dans la France d'en bas.

3bis- Lorsque Macron disserte du mot qui cache la réalité, en France, c'est à peine masqué : l'imbécile regarde le doigt lorsque l'on montre la lune. Macron est cassant, pas pédagogue, Macron est seul depuis qu'il a disqualifié la fonction de trois prédécesseurs.

Pour la première fois, vous avez signé un billet, prompt au superflu, où l'accessoire prend le pas sur le principal. Contamination ou tendresse angélique ?

Bien à vous

PS : Ecriture non-inclusive, volontaire et assumée (ridicule.ette inquisition)

sbriglia@Lucile

""Il ne faut pas jeter des pierres au premier de cordée", c'est effectivement une perle. Je voudrais savoir qui est contre."(Lucile)

Les Allemands à la pointe du Hoc, chère Lucile.

Lucile

@ Catherine JACOB | 18 octobre 2017 à 08:38

Je n'y avais pas pensé, mais bien sûr ! Vous pensiez peut-être aux photos du montagnard et de sa sherpa à l'assaut des sommets dans un télésiège ?

Achille

@ Patrice Charoulet | 17 octobre 2017 à 23:05
"Macron, c'est Giscard avec des cheveux et sans chuintement."
Macron, c'est DSK, sans Nafissatou Diallo et avec Brigitte."

OK pour la première comparaison, que je trouve même plutôt drôle.
Par contre la seconde est totalement stupide et laisse apparaître sa misogynie maladive.

Catherine JACOB

@Lucile | 17 octobre 2017 à 15:[email protected] anne-marie marson |
"Quant à la remarque que vous citez, selon laquelle "il ne faut pas jeter des pierres au premier de cordée", c'est effectivement une perle. Je voudrais savoir qui est contre. Y a-t-il en France des gens pour penser que l'on doit caillasser les premiers de cordée ? Qu'ils avouent ! On dirait presqu'une raffarinade. Beau truisme, pédagogique à souhait."

Qui est à votre avis le premier des premiers de cordée et sa first première de cordée ?

Claggart

@ breizmabro 17 octobre 15 h 52

Gwir eo genoc'h, mais aujourd’hui le quai de la Fosse est bien désert, et bien fini le temps que vous évoquez et quand

"A l'hôpital de Nantes
Jean-François se lamente"

Kenavo distro

Patrice Charoulet

Deux avis de Zemmour sur Macron :

"Macron, c'est Giscard avec des cheveux et sans chuintement."
"Macron, c'est DSK, sans Nafissatou Diallo et avec Brigitte."

Bonne soirée.

Giuseppe

Je ne crois pas que nous avons le président dont on pouvait rêver, mais il essaye de faire des choses.
D'ailleurs j'ai entendu beaucoup de bêtises concernant d'une part la façon dont on serait ou pas exonéré de la taxe d'habitation, ainsi que la charge supplémentaire ou pas de la CSG complémentaire.

Il est certain que pour les patrimoines mobiliers la hausse s'applique brutalement.
Par contre pour les retraités - puisque l'on a fixé les projecteurs dessus - le calcul est à faire au cas par cas.

Ceci dit, rien n'est jeté en l'air par Emmanuel Macron, il a l'amateurisme des roués et je suis persuadé qu'il est un spécialiste des simulations en cela la banque a dû bien l'aider.

Nous avions un fiscaliste adepte de la navigation en eau douce, là nous avons un marin hauturier et le compas, même mécanique, il le manipule avec aisance.

Il a l'obsession de remettre dans les clous la dette de la France car il sait que la moindre hausse des taux fera tanguer le navire et appauvrir le pays, il ne veut plus écoper comme ses prédécesseurs, il veut simplement alléger une coque dont la ligne de flottaison s'enfonce régulièrement dans les flots.

Tout le reste est littérature, il disserte mais son objectif est là, l'argent doit rentrer et nos échanges sont à pleurer il ne veut plus fournir les mouchoirs.

Robert Marchenoir

@ Armateur | 17 octobre 2017 à 18:54

J'ignorais l'antériorité coluchienne, mais l'expression prend sous la plume de genau une pertinence autrement plus saisissante. Oui, je sais, il n'écrit probablement pas ses commentaires à la plume. Quoique nous avons ici des commentateurs (-teuses ? -teures ?) qui réussissent à faire de l'enluminure avec leur clavier, donc...

Pour le reste, vous êtes bien urbain. Ayant déjà un officier sur le dos, et ne pouvant me payer les services d'un amiral, c'est bien volontiers que j'accueille le soutien d'un armateur.

@ Tipaza | 16 octobre 2017 à 20:31

Très bien tourné, mais ça ne pourrait pas être de Poutine, non, sûrement pas. Son but est d'en sortir vivant (ce n'est pas gagné) et en conservant son immense fortune (c'est encore plus difficile). Sa méthode est l'immobilisme actif, ce qui est fort différent de l'aphorisme de Jules Clarétie, dont je me suis laissé dire qu'il ne bourrait pas les étagères du Kremlin (mais les gens disent tant de choses...).

k.verne

Des décennies de malheur, qui sont dues à de mauvais Présidents, conduisent notre peuple au désespoir, à l'abnégation, car finalement le découragement engendre l'inertie qui est la seule protection que l'on puisse opposer à l'escroquerie permanente que nous fait vivre notre classe politique.
Il va falloir subir encore pendant cinq ans et peut-être dix ans la supercherie actuelle.
Les prochaines générations n'auront qu'une solution : la révolte !

@ Ellen | 17 octobre 2017 à 12:11

C'est pourtant limpide ce qu'a écrit "Berdepas"... P.Bilger courtise Macron pour avoir un portefeuille de ministre de la Justice. D'où l'exposé de Mektoub sur un certain mot de la langue française.

Claude Luçon

@ Giuseppe | 17 octobre 2017 à 14:01

Merci, j'aime les gens qui ont le sens de l'humour, une des trois règles de breizmabro pour le blog.
Anis del Mono ou sangria, je ne peux plus me permettre ce genre de liquides, même avec modération, des amibes, très africaines elles, me le rappellent impitoyablement quand j'ai une petite faiblesse de ce côté-là.
Je boirai donc du jus d'orange, probablement espagnol, à votre santé (et pour la mienne) !

Robert

Pour faire suite à mon premier commentaire, il me semble intéressant de fournir le lien vers une autre appréciation de l'intervention télévisée de Monsieur Macron comme de ses choix de communication et ses choix politiques :
http://www.gaullistelibre.com/2017/10/macron-sarkozy-en-pire.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+gaullistelibre+%28Blog+gaulliste+libre%29

Il est évident, Monsieur Bilger, qu'il s'agit ici d'une appréciation diamétralement opposée à la vôtre. Cela montre bien que, selon notre disposition d'esprit et l'écoute attentive que l'on porte à un discours, on peut analyser et donc comprendre d'une manière totalement différente ce qui est exprimé.

Mon analyse personnelle se rapprocherait donc de celle de ce commentaire que d'autres commentateurs, plus proches de mes idées, apprécieront sans doute. D'autres le rejetteront catégoriquement. C'est ce qui fait le charme des Français.

Armateur

@ Robert Marchenoir

"L'immatriculée conception"

"C'est la Papamobile qui est immatriculée conception, avec un pape au-dessus, seize soupapes en dessous" (Coluche)

Comme je n'en sais pas beaucoup plus, je me contente de lire ce blog et ses commentaires sans intervenir, et voici donc l'exception. J'en profite pour vous dire que je viens ici pour lire vos commentaires : j'adore vous voir rétablir quelques vérités, dézinguer Poutine, la poutinophilie et les communistes en général - plaisirs malheureusement trop rares. Continuez !

Trekker

@ Claude Luçon | 17 octobre 2017 à 02:20
"…Il oublie seulement qu'en 14-18 et en 40-45 pas mal d'Américains ont traversé la frontière avec le Canada et sont venus se battre volontairement dans les rangs des Canadiens avant que les USA n'entrent en guerre en 1917, puis en 1942."

Vous me prêtez des pensées, voire des propos écrits, que je n’ai jamais eus. Je sais quand même faire le distinguo entre l’attitude courageuse d’une forte minorité de citoyens américains dès 14 et 40, et la politique de leurs gouvernements d’alors. Les premiers n’ont pas attendu les décisions relativement tardives du pouvoir en place, certes ce dernier était prisonnier d‘un contexte politique interne qui le contraignait à la neutralité. Cela bien que son Président, et ses principaux secrétaires d’Etat, étaient eux persuadés du contraire. Rançon de la démocratie US : élus du congrès et sénateurs, ce sont eux qui au final décident !

Exemples :

Roosevelt en 40 pour venir en aide aux Chinois, dut recourir aux « Tigres volants » de Lee Chennault qui étaient considérés comme des mercenaires, et donc n’engageaient pas les USA.

Si l’état-major japonais n’avait pas commis cette folie d’attaquer Pearl Harbour, et conjointement Hitler une du même genre (déclarer la guerre aux USA), le gouvernement de Roosevelt n’aurait certainement pas obtenu de majorité pour faire entrer en guerre son pays.

Deux remarques à votre encontre Claude Luçon, et dont au fond de vous-même vous avez parfaitement conscience :

Vous privilégiez plus que de raison et cela pour la période 1930 à début 60, vos souvenirs et ressentis au détriment des travaux historiques, bien sûr cela est profondément humain. Mais tout historien sérieux vous dira que la part de notre mémoire « reconstruite » tend à parasiter voire occulter nombre de faits passés que nous avons vécus.

Vous avez une propension exacerbée à la xénophobie vis-à-vis des Espagnols et des Allemands. Ces derniers ont certes battu des records en matière d’atrocités, mais ceux y avant peu ou prou participé ne sont actuellement au plus que quelques centaines de nonagénaires. Mais vous savez fort bien que la xénophobie c’est comme le racisme, une des choses les plus répandues et cela dans tous les pays. Nous autres Français, dans nombre de pays nous avons souvent une image peu reluisante, et pas seulement auprès des dirigeants actuels d’une de nos ex-colonies.

@ sbriglia | 17 octobre 2017 à 07:45
"Quel admirable procureur stalinien vous auriez pu être !"

Amabilité pour amabilité : ce rôle que vous me prêtez, vous auriez été bien plus doué que moi pour l’exercer. Comme on dit de certains rabbins ultra-orthodoxes : le coupage des cheveux en quatre et dans le sens de la longueur n’a pas de secret pour vous !

Ellen

@ fugace | 17 octobre 2017 à 13:51

Certes, en général un enfant bien éduqué à qui on ne cède pas dès sa première demande manifeste une joie immense quand le cadeau devient une surprise si longtemps attendue. J'étais tellement touchée par cette petite fille que je me devais de partager la vidéo. C'était trop chou. Vous voyez, c'est mieux qu'un iPhone (virtuel). Les enfants adorent les animaux et surtout quand l'enfant est unique, son plus fidèle et tendre compagnon est son petit animal à qui on peut tout dire sans se faire gronder.

Michelle D-LEROY

"On s'est moqué de la pente gouvernementale qui répudiait le terme de réforme au profit de celui de transformation..."

Parce que nous avons tous compris que les réformes n'étaient que des réformettes.
Tout est enfumage, même la jeunesse du Président, le renouveau politique est un trompe-l'œil quand on voit derrière lui les Attali, les conseillers âgés, les ministres qui ont "de la bouteille".
Par contre la transformation aura bien lieu, elle ne sera pas dans les grandes réformes qui eussent été nécessaires mais trop sujettes à débordements de rue, elle sera dans la modernité sociétale, amenée progressivement. Exemple : on donne le droit à la PMA pour tous, puis peu à peu on évoluera sur le sujet grave de la GPA. Et ce sera ainsi sur d'autres nombreux sujets.
C'est la méthode Macron biberonné à la pensée Terra Nova.

Je ne l'ai pas regardé dimanche soir, mais voyant avec quelle désinvolture, depuis son arrivée à l'Elysée, il demande aux Français d'entreprendre, il prône la réussite pour qu'ensuite il taxe la classe moyenne sans vergogne. Il se moque du monde.
J'en arrive presque à regretter François Hollande, socialiste basique, c'est dire.

Emmanuel Macron continue à séduire nos élites, tant mieux pour lui.
Tant pis pour les autres, car ce qui est pire pour les Français qui restent les yeux ouverts, c'est que l'opposition est réduite à néant mis à part la France Insoumise. Aucun débat possible puisque nos politiques semblent anéantis (et ils ont bien tort) ou constructifs (et ils trahissent leur électorat). Les Français mécontents doivent donc faire figure d'empêcheurs de tourner en rond puisqu'il faudrait se réjouir de tout.

Antoine Marquet

Le président rare a rétrogradé à la 3e place, dans l'ordre protocolaire, l'amiral chef d'état-major particulier derrière le Dircab.
L'Elysée affirme, la main sur le coeur, que cela ne changera rien à rien...
Pourquoi l'avoir fait alors ?

Robert Marchenoir

@ Xavier NEBOUT | 17 octobre 2017 à 06:07
"La modification du droit du travail est à effet immédiat sur la création d'emplois et l'économie."

Espérons que vous ayez raison, mais sur quoi vous appuyez-vous pour dire cela ? Avez-vous des cas historiques précis à nous présenter ?

Je pense qu'il est très important d'alerter les Français sur le fait qu'en général, des réformes libérales, contrairement à des réformes étatistes, ne peuvent avoir d'effets qu'au bout d'un certain temps. Pire : il est tout à fait possible que dans un premier temps, elles produisent des résultats négatifs.

Le culte de l'immédiateté, le cirque médiatique font que chacun est persuadé que si les Chefs appuient sur les bons boutons, alors la machine démarrera aussitôt. Cet état d'esprit est évidemment catastrophique, car si d'aventure un gouvernement, un jour, prenait les mesures libérales qui s'imposent, elles risqueraient d'être discréditées durablement faute de produire un effet immédiat et spectaculaire. C'est donc un mauvais service à rendre aux Français que d'accréditer cette croyance.

Même pour la libéralisation du droit du travail, il n'est pas du tout certain qu'elle entraîne des embauches immédiates. Les entreprises n'embauchent pas par défaut, à moins d'avoir des freins qui les en empêchent. Il y a toute une série d'autres facteurs favorables qui sont nécessaires.

En revanche, quand le président Machin ou le ministre Trucmuche annoncent la création de 100 000 "emplois aidés", les effets sont immédiats, puisque "yaka" les créer, et que l'Etat les paie en monnaie de singe (la dette). C'est comme avec la drogue. A court terme, c'est bénéfique. Les dégâts viennent plus tard.

Le drame, c'est que les gens comparent les fausses solutions socialistes (j'ouvre le robinet à pognon, et il coule) et les vraies solutions libérales (recréer des conditions favorables à l'économie, ça prend du temps) ; et ils en concluent que ces dernières ne marchent pas, puisqu'elles ne produisent pas un soulagement immédiat à l'instar d'une injection d'héroïne étatiste. N'encourageons pas cette illusion.

breizmabro

@ Claggart | 16 octobre 2017 à 20:10
"Ce type d'établissement s’appelait bordeau, venant de bord d'eau, car souvent installé en bord de rivière et à usage de bain public"

J'ai une autre version qui vaut ce qu'elle vaut, mais proche de la vôtre.

A Nantes les filles "travaillaient" "au bord de l'eau" (de la Loire). Les marins ayant navigué des mois, une fois débarqués se retrouvaient au bordel (bord de l'eau).

Aujourd'hui encore s'il n'y a plus de bordels les lieux chauds sont toujours au même endroit à Nantes. Au fil de l'eau ;))

Paul Duret

Il paraît que l'agenda de l'ex-président est très chargé.
Je me demande vraiment qui peut encore s'intéresser à lui. Il a même été jusqu'à Séoul pour critiquer son successeur. Cela ne se fait pas. Et qui paie ses déplacements ?
Ce type devrait se cacher et ne plus bouger.

Lucile

@ anne-marie marson | 16 octobre 2017 à 19:33

Pour une interview présidentielle un dimanche soir à l'heure du dîner, il est de bon goût de glisser le plus rapidement possible sur l'exécution au couteau de boucher de gens qui ne sont rien, pour embrayer en douceur sur la démission de deux hauts fonctionnaires. Et puis qui sait, cette démission en haut lieu fait peut-être très peur aux terroristes, ou à tous les cas psychiatriques que le bon peuple un peu hystérique prend pour des terroristes.

Quant à la remarque que vous citez, selon laquelle "il ne faut pas jeter des pierres au premier de cordée", c'est effectivement une perle. Je voudrais savoir qui est contre. Y a-t-il en France des gens pour penser que l'on doit caillasser les premiers de cordée ? Qu'ils avouent ! On dirait presqu'une raffarinade. Beau truisme, pédagogique à souhait.

Xavier NEBOUT

@ Ellen

Mais à quoi sert-il d’encourager l'investissement en capital si l'entreprise est toujours en France, plombée par le droit du travail de très loin le plus décourageant et le plus aléatoire de la planète ?

Comme les Français constamment tirés vers la gauche rouge par la pègre médiatique sont bien loin d'avoir compris. Un investisseur avisé investira dans une entreprise qui investit ailleurs qu'en France !

fugace

@ Ellen - 17 octobre 2017 à 11:51
"En ce qui concerne certaines industries et entreprises françaises délocalisées en Chine et dans d'autres pays de l'UE et hors de l'UE, il faut s'en prendre à nos précédents chefs d'Etat, responsables du désastre par le matraquage fiscal, les cotisations sociales asphyxiantes et le laisser-faire."

Et bien plus encore sur le mortel manque de vision sur le long terme :

"Presque tous les pays occidentaux ressentent un manque cruel d’ingénieurs et redoutent la disparition de « l’esprit bâtisseur »."

"Un rapport publié par Yale en… 1828 faisait la distinction entre les « meubles » et la « discipline » de l’esprit. Maîtriser un domaine spécifique de la connaissance – l’acquisition de l’« ameublement » – est d’une valeur relative dans un monde en rapide évolution. Les ingénieurs qui aspirent à être des leaders dans leur secteur ont surtout besoin de la « discipline de l’esprit »."

"L’ingénieur du XXIe siècle ne peut se contenter d’être un modélisateur et un optimisateur. Il doit aussi se montrer capable de prendre en compte des enjeux systémiques tels que la durabilité dans son rôle de concepteur et de pilote d’innovation, en un mot de « prendre du champ » : d’où l’importance d’une formation minimale non seulement aux arts du management, mais aussi en sciences sociales et en sciences environnementales."

"L’ingénieur du XXIe siècle devra se transformer en architecte, maîtriser l’anthropologie et la sociologie. Dans un monde marqué par la fin de l’énergie bon marché, il devra enfin développer une éthique nouvelle car son métier, désormais, s’articule autour de la soutenabilité."

Extraits de :http://parisinnovationreview.com/2013/10/28/monde-manquer-ingenieurs/
(2013)

Exilé

@Xavier Nebout,
"Bien plus grave que le déficit budgétaire et dont personne ne parle, c'est le déficit de la balance commerciale."

Certes, certes...
Mais je faisais allusion à un danger encore plus grave, menaçant directement nos vies (avant notre mode de vie) ainsi que celles des personnes qui nous sont chères.
Je suis consterné que, d'après ce que j'ai compris, personne n'ait semble-t-il évoqué cette question parmi ceux ayant interrogé l'homme qui joue au président.
Je trouve encore plus anormal que l'occultation de cette question essentielle n'ait pas soulevé un tollé.
Les Français sont vraiment indécrottables.

Quand commenceront-ils à s'occuper des urgences au lieu de se focaliser sur des points qui ont leur importance en temps normal mais qui passent au second rang dans ce qu'il faut bien appeler un temps de guerre, même si la guerre qui leur a été déclarée depuis longtemps mais qui a été réactivée récemment est de type non conventionnel ?

Giuseppe

@Claude Luçon | 17 octobre 2017 à 12:26

Rassurez-vous je n'y ai vu aucune critique des femmes, mais comme la baguette de pain et le béret est à la France, pour l'Espagne c'est castagnettes, banderilles et sombrero.
Cela n'allait pas plus loin... Bon, pour les nostalgiques ce sera Anis del Mono pour tous.

J'avais bien compris, et sur le paseo de la place de Salamanque, justement, il n'y avait pas de taureaux mais beaucoup de matadors.

fugace

@ Ellen | 16 octobre 2017 à 21:29

Sans doute lui avait-on tellement dit "non" avant, que le ressort d'une espérance contrariée se libère avec une force étonnante.

Ah les parents égoïstes !

boureau

@ Exilé 17 octobre 08:57

Vous avez raison. Mais vous savez bien que la civilisation française, la culture française, n'existent pas pour Macron. Pas plus que le relationnel Islam/Etat qu'il faudrait pourtant résoudre d'urgence, Chevènement ayant lamentablement échoué.

Même l'Europe ne lui suffit pas à notre président. Il s'imagine DiCaprio, debout à la proue du Titanic, les bras écartés, l'œil exorbité, la chemise flottant au vent, s'époumonant de sa voix de fausset : "Je suis le maître du monde". Sans se douter comme lui, que le Titanic-France - pour l'instant - va droit dans le mur !

@Aliocha 17 octobre 2017 10:18

"Rigueur économique"

Avec des dépenses budgétaires en hausse de 7 milliards d'euros dans le prochain budget ! Curieuse conception de la rigueur !

"Expulsion des sans-papiers délinquants"

Vous rêvez ? Déjà la loi n'est pas appliquée pour les sans-papiers, alors qu'ils soient délinquants ou pas !

"Qui fait (Macron) enfin ce qu'il dit"

Pour l'instant, ni vous ni moi n'en savons rien sauf les ordonnances déjà passées dont personne ne sait ce qui ressortira de ce détricotage et retricotage du Code du travail. Entre les déclarations d'intention et les décrets d'application (quand ils sont appliqués) il y a un monde ! Rendez-vous dans quinze mois. Et c'est vite passé.

Cordialement.

breizmabro

Aurais-je loupé quelque chose, me serais-je endormie telle la belle (?) pendant les "ronronnades" de Raminagrobis qui nous prend pour des belettes, mais je n'ai RIEN entendu sur l'écologie ?

Pourtant petit génie nous a promu à grand renfort de com' le meilleur d'entre tous, The messie de l'apocalypse, Le dieu Eole ! (Breton ;))

Chouette disait Hulot ! (qui n'a pas le droit à l'écriture inclusive)

Visiblement dimanche il était chat-huant (poliment ;))

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