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15 novembre 2017

Commentaires

boureau

@ jack 16 novembre 2017 10:17
@ Savonarole 16 novembre 12:05

Comment peut-on penser que les dix millions de Français qui ont voté Marine le Pen à l'élection présidentielle soient d'extrême droite ?
Il y a quand même un moment où il faut arrêter de dire des énormités !

Le pari c'est de faire en sorte que sur ces dix millions, ceux qui avaient quitté la droite - qui n'était plus la droite - y reviennent à travers un programme qui prenne en compte leurs préoccupations.
Ceux qui comptent, ce sont les électeurs et non les appareils.

Cordialement.

hameau dans les nuages

@ jack | 16 novembre 2017 à 10:17

Parce que d'après vous le fait d'être simplement patriote relève déjà d'un nationalisme exacerbé ?

L'euro est mort mais vous ne le savez pas. Vous commencez malgré tout à avoir des avis de faire-part par le biais de l'Agence AFP qu'on ne peut taxer de nationaliste :

http://www.economiematin.fr/news-monnaie-unique-decision-futur-etats-transaction-tendance-sannat

Robert Marchenoir

@ Anne-Valérie Pinet | 15 novembre 2017 à 23:21

Je vous remercie de votre commentaire qui est bien urbain, mais je me dois néanmoins de déplorer votre 78-tourophobie (yesss ! ça existe...). Voyez, par exemple, cette sublime interprétation du concerto L'Empereur de Beethoven, par Moiseiwitsch (1938) :

https://archive.org/details/BeethovenPianoConcertoNo.5emperormoiseivitch

Savonarole

La ministre de droite, Bachelot, qui avait insinué que le tennisman Rafael Nadal était drogué vient d'être condamnée à lui verser 10 000 euros de dommages intérêts, soit l'équivalent de ce qu'elle a dû payer pour ses implants dentaires afin de devenir une star de la télévision.
Cette droite, plus personne n'en veut, même avec un piano tout neuf à 68 ans.

Lucile

"Il m'a semblé, sur ce sujet, que la droite globalement entendue se laissait trop volontiers imposer par la pensée politique et médiatique de gauche ses limites, ses frontières, ses lignes jaunes et au fond jusqu'où elle avait le droit d'aller, la liberté de réfléchir et d'innover".

Le problème existe, mais il est plus grave que cela. S'il ne s'agissait que des limites de la droite... C'est surtout le contenu qui pose problème.

Il me semble que l'erreur de la droite, c'est de chercher un corpus de valeurs et de croyances communes auxquelles se rallier. Le chef y fait allégeance une fois pour toutes et il n'a plus qu'à appliquer le programme, surveillé de près par ceux qui lui ont accordé leur voix et qui menacent à chaque nouvelle prise de décision de le larguer s'il n'obéit pas en tous points à leurs prescriptions. C'est une vision statique et infructueuse de la politique. Un credo trop détaillé (jusqu'au mariage gay, ce qui est grotesque) ne peut que diviser. Les journalistes sont les pires, à brandir les listes de promesses électorales et à comptabiliser leur réalisation. Même si les promesses sont idiotes il faut les appliquer intégralement pour avoir une bonne note. Effets pervers assurés, mais tant que les journaux se vendent ou que l'État les renfloue, c'est ça qui compte.

Personnellement j'aimerais savoir si la droite est étatiste ou pas, comment elle conçoit l'Europe, si elle est d'accord pour que le pays continue à s'endetter, si elle veut complètement fusionner la défense nationale avec celle de l'Europe, si elle veut ou non colmater la brèche qui permet un déferlement de populations pas du tout préparées à vivre en démocratie, et bientôt suffisamment nombreuses électoralement pour éloigner de plus en plus irréversiblement et en toute légalité le pays de ce qui a fait sa puissance et sa prospérité jusqu'ici.

Il s'agit de décisions à prendre sur le terrain, en fonction des urgences du moment, plutôt que d'abstractions. Le reste, c'est du luxe par rapport aux urgences, comme la couleur des coussins du salon alors que le plafond s'effondre, qu'il n'y a plus de fenêtres et que le plancher est pourri. Et ça la droite dans son ensemble ne l'a pas compris, ni du côté des électeurs ni du côté des élites. Chacun défend son petit bout de gras avec opiniâtreté, tant pis si ça fait sombrer le navire.

Que les électeurs de droite fassent tourner encore et encore comme des moutons le débat autour du mariage homosexuel est stupéfiant mais le plus stupéfiant est de voir les élites politiques se prêter au jeu et engager des batailles de chiffonniers sur les détails. Les racines chrétiennes, oui, bien sûr, mais présentées comme telles, c'est un chiffon rouge qui sème la pagaille et qui exclut les bonnes volontés ("Allez-vous à la messe le dimanche ? - Non, sauf mariages et enterrement - Voulez-vous revenir sur le mariage gay ? - Euh... plutôt non, à cause des dégâts - Alors on n'a pas besoin de vous"). Pour faire fuir les bonnes volontés, il n'y a pas mieux. Les valeurs chrétiennes existent, eh bien, il serait plus urgent de les appliquer sans les nommer que de les nommer sans les appliquer. Fillon a fait une erreur grossière en insistant lourdement sur son appartenance catholique. Je me méfie des gens qui ont besoin de brandir leur religion pour se faire adouber, musulmans compris. Ce sont les actes et les choix qui indiquent vraiment à quoi l'on croit, pas les protestations de foi, ni les catalogues détaillés de bonnes intentions.

Notre Constitution et nos lois devraient fournir un tronc commun solide à des gens d'horizons divers. Elles ne le font pas, essentiellement parce qu'elles sont remises en question pour des points secondaires, et plus encore parce qu'elles ne sont pas respectées, aussi bien par ceux qui devraient veiller à leur application que par les contrevenants. Cet objectif suffirait pourtant à lui tout seul à servir de ciment à beaucoup. C'est ce que Macron a compris. Il est allé chercher les gens qui en avaient assez qu'on leur demande d'adhérer de façon partisane à un credo détaché de la réalité du moment.

Son opposition se construira sur le même modèle, ou elle sera inexistante.

indigné

Cher Philippe, que pensez-vous de la justice française et du traitement du viol des enfants ? :

Alors, violée ou pas violée ? Faut voir, t'avais quel âge ?

Ces dernières semaines, deux procès similaires ont eu lieu : deux hommes majeurs ont fait leur fête à deux gamines de 11 ans. Par "faire leur fête", entendez que ces deux hommes, âgés l'un et l'autre d'environ 22 ans au moment des faits, ont eu des relations sexuelles avec ces deux gamines de 11 ans ; l'une des deux jeunes filles tomba enceinte, selon l'expression consacrée. Je vous fais un dessin ou arrivez-vous à vous faire une idée de la scène ?
Dans les deux cas, les gamines "paraissaient", selon les accusés, faire plus que leur âge. L'une d'elle semblait même "aller vers ses 15 ans"... Ce qui, selon la justice, est un élément à décharge (oups !).

Procès a eu lieu et les deux hommes ont été acquittés. Pas de viol, le non-consentement n'ayant pas pu être démontré ! Eh oui, c'est ainsi que justice se rend. Une gamine de 11 ans qui en paraîtrait plus peut être déflorée - dans les deux cas, les jeunes filles étaient vierges avant les faits - par un homme sans que celui-ci soit condamné pour viol au simple motif qu'elle paraissait plus âgée que son âge. C'est dingue ? Non, c'est ainsi. C'est la loi.

Fort heureusement, l'opinion s'est émue et débat a été ouvert : à partir de quel âge une gamine a-t-elle la possibilité d'avoir des rapports sexuels en ayant l'assurance que son partenaire puisse être convaincu de viol et écroué pour de longues années ?

En France, la majorité sexuelle est établie à quinze ans, âge au-dessous duquel une personne civilement mineure ne peut se livrer à une activité sexuelle avec une personne civilement majeure sans que celle-ci commette une infraction pénale conformément au droit national. Les deux procès évoqués montrent que cette "majorité" est toute relative...

Bref, il va falloir légiférer comme d'hab une fois que la faute est commise, et inscrire dans le marbre un âge à partir duquel on ne pourra plus ergoter, consentement ou pas consentement, "qui paraissait plus que son âge ou pas", il y aura bien viol.

Notre foldingue du secrétariat d'Etat aux femmes qui sont égales aux hommes, Marlène Schiappa, ainsi que sa collègue de la justice, Nicole Belloubet, proposent que l'âge du consentement puisse être établi à 13 ans. Ainsi, avant 13 ans, il n'y aura pas à tortiller et ergoter, il y aura viol, point barre, et entre 13 et 15 ans, la justice et les avocats des deux parties pourront jouer à savoir si oui ou non, la gamine était, ou pas, consentante ! De facto, on établirait une zone floue, entre 13 et 15 ans, zone tampon (oups !) pendant laquelle c'est l'avocat le plus talentueux qui ferait gagner son client.

Bien, maintenant, sachant que Madame Belloubet n'a plus l'âge d'avoir des filles éventuellement concernées par ce genre de problème d'arithmétique biologique mais que sa collègue Schiappa a elle deux filles dont l'une doit avoir actuellement 5 ou 6 ans et l'autre 10 ans, quelle serait sa réaction de maman si on lui annonçait que "okay, votre gamine a 13 ans et 2 mois, l'homme avait 22 ans mais comme votre fille a plus de 13 ans, eh bien on va considérer que le viol n'est pas si évident que cela, peut-être même était-elle consentante et comme en plus elle faisait "un peu plus que son âge aux moments des faits" et bien, le gus, on l'acquitte !". Elle dit quoi, là, Marlène ? Et bien, elle baissera la tête et se dira que force doit rester à la loi qu'elle aura elle-même promue !...

Mektoub

@ Marc GHINSBERG | 16 novembre 2017 à 06:39

Bonjour,

Xavier NEBOUT ne comprend rien en philosophie, religions, histoire, il cause.

k.verne

Cher Philippe, vous avez eu un entretien courtois avec Renaud Camus, lisez ce qu'il dit :

https://www.suavelos.eu/renaud-camus-annonce-fondation-conseil-national-de-resistance-europeenne-video

"L’immigration est devenue invasion, l’invasion submersion migratoire.
La France et l’Europe sont cent fois plus colonisées, et plus gravement, qu’elles n’ont jamais colonisé elles-mêmes. La colonisation irréversible, c’est la colonisation démographique, par transfert de population.

Certains disent qu’il n’y a pas colonisation parce qu’il n’y a pas conquête militaire. Ils se trompent. L’armée de la conquête, ce sont les délinquants petits et grands, tous ceux qui rendent la vie impossible aux Français en leur nuisant de toutes les façons imaginables, des trop fameuses incivilités jusqu’au terrorisme, qui n’en est que le prolongement. Tous les auteurs d’attentats ont fait leurs premières armes dans la délinquance de droit commun. Il n’y a d’ailleurs pas de terroristes. Il y a un occupant qui, de temps en temps, exécute quelques otages, nous, comme l’ont toujours fait tous les occupants. J’appelle occupants tous ceux qui se déclarent tels, ou s’affichent tels par leur comportement.

Le changement de peuple, la substitution ethnique, le Grand Remplacement, sont l’événement le plus important de l’histoire de notre pays depuis qu’il existe, puisqu’avec un autre peuple l’histoire, si elle continue, ne sera plus celle de la France. La France a toujours à merveille assimilé des individus qui désiraient l’être, elle ne peut pas assimiler des peuples, et encore moins des peuples hostiles, vindicatifs, voire haineux et conquérants. Il faut une vanité sans nom, et une méconnaissance totale de ce que c’est qu’un peuple, pour imaginer qu’avec une population changée la France serait encore la France. Tous les mots sont menteurs mais le plus menteur de tous est celui de français, hélas. Il n’y a pas de djihadistes français, par exemple. S’ils sont djihadistes ils ne sont pas français.
Croire qu’il n’y a en France que des Français est une illusion totale. Il y a des envahisseurs et des envahis, des colonisateurs et des colonisés, des occupants et des occupés.
On ne met pas fin à une colonisation sans le départ du colon : l’Algérie en son temps nous l’a assez montré, hélas — bonne occasion pour nous de souligner, au demeurant, la différence de civilisation.
On ne met pas fin à une occupation sans le départ de l’occupant. Il n’est d’autre issue que la remigration. Les mêmes qui la déclarent impraticable veulent faire venir en Europe quarante millions de migrants, quand ce n’est pas deux cents millions. Ils proclament l’homme entré dans une ère de migration générale. Qu’il migre et remigre, alors. Ce qui est possible dans un sens doit bien l’être dans l’autre, avec plus de moyens et de douceur.
L’heure n’est plus à la politique, aux élections, aux partis. 2022 est trop loin, le changement de peuple sera alors trop avancé, les remplaçants seront les arbitres de la situation, à moins qu’ils n’en soient tout à fait les maîtres. Et il n’y a, de toute façon, aucune chance de l’emporter jamais à un jeu dont l’adversaire possède toutes les cartes et dont il a fixé toutes les règles. Le pouvoir, ses banques, ses juges et ses médias veulent la substitution ethnique. Ils ne nous en protègent pas, ils l’organisent et la promeuvent. Ils ont drogué le peuple à l’accepter, par l’enseignement de l’oubli, la déculturation, la censure, la répression et les injections permanentes de haine de soi. Ils n’importent pas des travailleurs, d’autant qu’il n’y pas de travail et qu’il y en aura de moins en moins. Ils importent de futurs consommateurs, qu’ils ne se donnent même plus la peine de faire passer pour des réfugiés puisque l’immense majorité de ces migrants vient de pays où il n’y a pas la moindre guerre : orphelins, malades, jeunes gens aventureux ou conquérants, adolescents qui se sont disputés avec leurs parents ou qui ont eu maille à partir avec la police, commerçants qui ont fait de mauvaises affaires.

Vous dites que ces futurs consommateurs n’ont pas d’argent. Détrompez-vous, demain ils auront le vôtre, car les prétendus transferts sociaux ne sont, à la vérité, pas grand-chose d’autre que des transferts ethniques. L’Europe est le premier continent qui paie pour sa propre colonisation.

Un spectre hante l’Europe et le monde. C’est le remplacisme, la tendance à tout remplacer par son double normalisé, standardisé, interchangeable : l’original par sa copie, l’authentique par son imitation, le vrai par le faux, les mères par les mères porteuses, la culture par les loisirs et le divertissement, les connaissances par les diplômes, la campagne et la ville par la banlieue universelle, l’indigène par l’allogène, l’Europe par l’Afrique, l’homme par la femme, l’homme et la femme par des robots, les peuples par d’autres peuples, l’humanité par une post-humanité hagarde, indifférenciée, standardisée, interchangeable à merci.

De toutes les manipulations génétiques, le Grand Remplacement, sorte de GPA appliquée à l’ensemble de la planète, est la pire. Le génocide par substitution, selon l’expression d’Aimé Césaire, est le crime contre l’humanité du XXIe siècle. Il est d’ailleurs bien singulier que les écologistes arrêtent à l’homme leur louable souci de biodiversité.

Le remplacisme s’estime désormais assez fort pour prendre en main directement la gestion du parc humain, sans intermédiaire. En France, Emmanuel Macron, qui en est dans le monde, avec Justin Trudeau, le représentant le plus achevé, a déjà neutralisé la microcosme, renvoyé dans leurs foyers les principaux acteurs de la vie politique française depuis trente ans, peuplé l’Assemblée de fantoches à sa solde, composé un gouvernement de rencontre, fait éclater tous les grandes partis. Il ne gouverne pas, il gère, comme il le ferait une banque ou une société anonyme.
Il sort de la politique par l’économie, par la finance et la gestion d’entreprise. Nous voulons en sortir par l’histoire. La question de l’indépendance ou de l’asservissement d’une grande nation, de la survie ou de la disparition d’une grande civilisation, ce n’est pas de la politique, cela : c’est de l’histoire. Charles de Gaulle — que nous célébrons aujourd’hui près de sa tombe, pour l’anniversaire de sa mort —, Charles de Gaulle à Londres, ce n’était pas de la politique. Jean Moulin à Lyon ce n’était pas de la politique. Jeanne d’Arc à Chinon non plus, ni Gandhi à Calcutta, ni aucun de ceux qui se sont levés pour l’indépendance de leur pays et pour la dignité de leur peuple.

Ce dont nous avons besoin aujourd’hui ce n’est pas d'un nouveau parti, pas même d'une union des droites : le refus du totalitarisme remplaciste n’est pas moins de gauche que de droite. Ce dont nous avons besoin c’est du rassemblement de tous ceux qui opposent un grand Non à l’islamisation et à la conquête africaine. Ce qu’il faut c’est un Conseil National de la Résistance, de la résistance européenne, car toutes le nations européennes sont invitées à mener à nos côtés le combat pour le salut de notre civilisation commune, celte, slave, gréco-latine, judéo-chrétienne et libre-penseuse.

Mon ami Karim Ouchikh, président du Siel, et moi, Renaud Camus, avons décidé de constituer précisément cela, un CNR, ou CNRE. Nous proposerons publiquement de se joindre à nous à toutes les personnalités qui nous semblent animées du même désir de sauver notre pays et nous élargirons ainsi notre comité, par cooptation. Mais tous les Français et tous les Européens qui pensent comme nous sont invités à se mettre en relation avec nous et à nous apporter leur soutien. L’objectif est de constituer une force telle qu’il soit, dans l’idéal, inutile de s’en servir.
Cela dit, si par malheur il se trouvait que la seule alternative qui nous fût laissée soit la soumission ou la guerre, la guerre alors, cent fois. Elle n’aurait d’ailleurs rien de civil, malgré le nombre des collaborateurs et des traîtres. Elle s’inscrirait plutôt dans la grande tradition des combats pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour la libération du territoire et pour la décolonisation. Il faut sortir enfin de l’ère coloniale, dont nos colonisateurs nous disent tant de mal tout en nous colonisant. Il faut arrêter une bonne fois, si possible au-dessus de la Méditerranée, le balancier fou des colonisations et contre-colonisations.
Vive la France libre. Vive la civilisation européenne."
(Renaud Camus)

Savonarole

@ Claude Luçon de 21:16

Pour ceux qui l'ignorent, je suis de droite.
Et mon éloignement en Catalogne ne m'empêche pas d'avoir une opinion sur ce qui se passe en France.

Mais enfin, tout de même, bon sang, après tout ce qui s'est passé ces dernières années, comment pouvez-vous encore croire à cette droite ?
Sauf à vous rejouer "Nos plus belles années" ou "Amour, gloire et beauté", c'est terminé les gars, Pompidou est mort.

Le catastrophique Chirac, qui va disparaître couvert de lauriers, le quinquennat raté de Sarkozy, le ridicule Fillon et ses costards offerts par un Libanais, le pétard mouillé de Juppé, et aujourd'hui quoi ? Quoi ? Wauquiez ?
"On attendait Grouchy, c'était Blücher !" (Victor Hugo- Waterloo)...

Alors pour faire croire qu'on peut faire du neuf avec des vieux on lance l'idée d'une possible "union des droites", c'est le dernier gag en vogue.

On pourrait donc ainsi se tambouiller une salade niçoise ou macédonienne avec le FN pour feinter l'électeur à la prochaine présidentielle ? C'est ça l'astuce ?

Pour ceux d'entre vous qui se sont fait tailler un costume, on ne peut échapper à la question rituelle de cet art, le tailleur vous demande "Monsieur porte à droite ou à gauche ?"

Quand on se trompe par inadvertance, on a ensuite du mal à marcher droit.

Exilé

Je n'ai sans doute pas convaincu mais il m'a semblé, sur ce sujet, que la droite globalement entendue se laissait trop volontiers imposer par la pensée politique et médiatique de gauche ses limites, ses frontières, ses lignes jaunes et au fond jusqu'où elle avait le droit d'aller, la liberté de réfléchir et d'innover.

Ses lignes jaunes...
Rappelons un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître qui a vu un certain François Mitterrand inventer le piège machiavélique ayant consisté à diaboliser à partir de rien de sérieux le FN - à l'instar d'une technique reprise de Joseph Staline en personne - en ayant intimé l'ordre à ses sectateurs et puis par contagion au reste du monde politique de tracer des lignes jaunes autour du FN et de les accompagner de cordons sanitaires. Il ne manquait plus que les crécelles imposées aux lépreux...

Mais si la gauche a monté ce qu'il faut bien appeler ce cinéma de toutes pièces - Lionel Jospin pour ne citer que lui l'a reconnu - elle était dans son rôle habituel de nuisible.
Mais que dire de ces caciques de la fausse droite qui, trente ans plus tard, en sont toujours de façon surréaliste à passer de la simple ligne jaune à la ligne rouge, en s'appliquant à dénoncer un loup auquel ils sont probablement les premiers à ne pas croire et en accomplissant eux-mêmes les tristes besognes d'une gauche qui n'en demande pas tant ?

Cette affaire de ligne rouge me rappelle un reportage que j'ai vu dans une autre vie, alors que j'avais la faiblesse de regarder encore la télévision.

Quelque part dans un pays de l'Est et en un point du rideau de fer, de jeunes militaires appartenant manifestement au contingent étaient chargés d'entretenir ou d'étendre les dispositifs destinés à empêcher la fuite des ressortissants locaux vers l'Ouest.
Avant les travaux, des militaires armés ont tendu un cordeau rouge à l'emplacement exact de la frontière, puis ils ont prévenu les jeunes soldats que le premier qui aurait l'idée de le franchir serait immédiatement abattu sur place.

Je laisse à chacun le soin de méditer sur ce qui n'est pas qu'une parabole, en traçant le parallèle entre deux situations voisines où nous retrouvons des représentants d'un ordre ancien et vicié empêcher sous la menace leurs compatriotes de rejoindre la liberté...

Claude Luçon

@ Marc GHINSBERG | 16 novembre 2017 à 06:39
"Napoléon avait compris que la religion est un bon outil pour gouverner les hommes. Ça ne démontre en rien l’existence de Dieu."

Vous avez raison !
C'est précisément pour pouvoir gouverner les hommes que les religions ont été inventées. Dans toute organisation rigoureuse il faut un chef, de préférence inaccessible, ce que les partis politiques n'ont toujours pas compris.
Marx n'y avait pas pensé ! Mahomet si !
Charles de Gaulle l'avait compris et n'en était pas loin, sa religion, le gaullisme, perdure et fait même des adeptes de plus en plus nombreux.

jack

Suggérer une alliance des droites en y incluant l’extrême droite revient à préconiser le mariage de la carpe et du lapin.
Sur la construction européenne notamment. Mais aussi sur bien d'autres aspects. Le nationalisme exacerbé charrie bien des idées et des comportements dont on se passe volontiers.

Tipaza

@ Achille | 16 novembre 2017 à 06:44
« Que ceux qui voient dans le couple Laurent Wauquiez – MMLP la solution tant espérée pour une unité de la droite ne se fassent pas trop d’illusions. C’est sans espoir ! »

Je ne me souviens plus quel est le poète qui a dit
« Qu’importe si nous n’avons pas trouvé le trésor au pied de l’arc-en-ciel, puisqu’en le cherchant nous avons fait de nos vies une merveilleuse aventure ! »

Mais c’est une variante plus poétique que la célèbre devise de Guillaume d’Orange-Nassau qui disait :
« Il est inutile d’espérer pour entreprendre et de réussir pour persévérer ».

C’est notre devise à droite, la vraie, à ceci près que nous arriverons à nos fins, en espérant que ce ne soient pas les dernières, après les manœuvres mortifères des centros-socialos-gauchos-islamos-bobos suicidaires par dégénérescence organique et par idéologie.

sylvain

Pour retrouver une droite forte, dure et libérée du crabe gauchiste qui la taraude, il faut de vrais citoyens patriotes fiers de leur pays, de sa culture, de ses mœurs, de ses traditions, de sa race, de sa religion chrétienne, de sa couleur originelle, de son histoire, qu'ils remettent au goût du jour la morale, le respect de l'autorité, du civisme, de la vraie famille hétéro, seule respectable et honorable, une véritable éducation propre et honnête, loin de cette institution délabrée, détraquée, dépravée qu'est cette Education nationale, nid gauchiste qui détruit les enfants et produit des parasites sociaux révoltés professionnels, analphabètes rétrécis du bulbe, sloganiers, pancartiers, banderoliers qui macèrent leur haine de la société dans les amphis de facs gauchistes.

Il faut que ce soit la gauche qui s'excuse d'être de gauche, cette tare sociale et sociétale, et non l'inverse.

Il faut prévenir sèchement ces magistrats coupables de la chienlit criminelle actuelle qu'ils arrêtent de juger selon leur opinions politiques gauchistes, causes de l'explosion de la délinquance, de l'impunité érigée en dogme ; je veux parler des juges gauchistes du SM mur des cons ; les virer redorerait le blason de cette justice impopulaire qui coûte très cher en insécurité aux contribuables.

Il faut arrêter d'invoquer la "démocratie" à chaque crachat sur les familles des victimes d'un Dupond-Moretti, avocat buzz provoc people, et retrouver une justice d'honneur.

Dire haut et fort que cette invasion immigration, ça suffit et que ceux qui ne se plaisent pas dans ce pays généreux en aides allocs pour tous ces arrivants, retournent de gré ou de force dans leur pays d'origine ; la France on l'aime ou on la quitte, on ne vous retient pas !

Que tous ces musulmans modérés ou radicaux se plient aux lois et coutumes françaises et arrêtent de narguer et provoquer la France.

Il ne faut plus jamais voir cette France humiliée, salie, avilie ruinée, paralysée de trouille par de simples bandes de casseurs gauchistes qui font capoter tous les grands projets économiques : Sivens, NDDL et tous les grands parcs et centres de loisirs annulés après quelques jets de cocktails Molotov sur des flics qui ont peur.

On a assez à faire avec nos parasites sociaux bien de chez nous, nous n'avons pas besoin d'en remettre une couche avec tous ces profiteurs du monde entier.

boureau

@Tipaza 16 novembre 2017 21:12
"La période est favorable à la taille des vignes et arbres fruitiers, pour qu'ils donnent des plus beaux fruits l'an prochain, il faut tailler et éliminer les branches mortes de la droite..."

Cette comparaison sylvestre me va tout à fait.

La "nouvelle droite" a deux ans pour se constituer. Au diable les faux-culs !

Cordialement.

Achille

Que ceux qui voient dans le couple Laurent Wauquiez – MMLP la solution tant espérée pour une unité de la droite ne se fassent pas trop d’illusions. C’est sans espoir !
Certes, ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont intelligents et en plus ils ont pas mal d’idées en commun : identité française, sécurité, immigration, Europe...

Tout avait pourtant bien commencé lorsqu’en mai 2017, MMLP avait fait une tentative de rapprochement avec sa petite phrase, je cite : « On aurait des choses à faire ensemble ».
Mais LW n’est pas le loup de Tex Avery. Une œillade de la belle ça ne l’émoustille pas. Ce genre de petit flirt politique qui permettrait de regrouper les sympathisants des deux camps, il n’en veut pas. Lui il veut tout simplement rafler la mise et s’emparer des électeurs de l’autre camp.

En politique le pouvoir ne se partage pas a dit un jour Edouard Balladur qui d’ailleurs n’a jamais eu l’occasion de la partager. Il est vrai que chaque fois que le pouvoir a été bâti sur des alliances de circonstances cela a toujours mal fini.
Alors messieurs de droite, il faudra vous faire une raison. Ce casting de rêve n’existe que dans les films à grand spectacle. Dans la vraie vie ça ne se passe pas comme ça.

Marc GHINSBERG

@ Xavier NEBOUT
"Lorsque je dis que Napoléon Bonaparte pourtant peu porté sur la bigoterie avait compris qu'il n'y a pas de contrat social sans philosophie du droit commune, et qu'il n'y a pas de philosophie du droit commune, sans philosophie commune, et pas de philosophie commune sans notion commune de Dieu, et donc pas de nation sans religion d'Etat, que pouvez-vous répondre ?"

Que Napoléon avait compris que la religion est un bon outil pour gouverner les hommes. Ça ne démontre en rien l’existence de Dieu.

Claude Luçon

@ Savonarole | 15 novembre 2017 à 21:16
"Reste à résoudre le problème que la droite française est la plus bête du monde."

Quand on va résider en Catalogne on devrait penser avant d'écrire !

@ Exilé | 15 novembre 2017 à 19:36
"Moisie peut-être ?
Je sens que je vais me faire écharper..."

C'est sûr, pire même !
Oser écrire cela en pleine campagne "balance ton porc" c'est la guillotine dont je parlais que vous risquez !

Wil

Cet article est simplement ridicule.
Je pourrais contredire quasiment à chaque phrase mais ça me prendrait tellement de temps et pour aucun intérêt que ça ne vaut pas la peine.
C'est n'importe quoi du début à la fin !

Tomas

Mais quelle union des droites peut bien être possible vu les divergences entre la droite "identitaire" incarnée (de façon totalement opportuniste d'ailleurs) par M. Wauquiez, la droite européiste qu'incarna longtemps M. Bayrou et dont M. Juppé a repris le flambeau, une droite libérale qui n'existe plus ou presque ? Vous êtes bien bon de placer à droite un FN qui ne vous en déplaise n'a jamais été épuré, les sinistres MM. Loustau et Chatillon y sévissant toujours à ce que je sache, et qui reste et restera un groupe de marginaux de la politique rassemblé par leur dénominateur commun xénophobe. L'union des droites est un voeu pieux, comme une union des gauches qui irait du NPA à l'aile droite du PS du reste.

Si la droite n'a que la défense de l'identité chrétienne de la France à proposer pour s'unir, elle n'ira pas très loin. La majorité du corps électoral pense avant tout à son portefeuille et à l'emploi de ses enfants, et c'est bien normal et légitime, notre identité n'étant en rien menacée. Quant bien même elle le serait, il est incomparablement plus facile de s'en reforger une (à chaque génération son identité, finalement) sans le concours des gouvernants que d'obtenir un emploi qui épanouisse et soit correctement rétribué.

C'est sans doute un sujet de colloque intéressant mais une chimère politique absolue, l'échec à long terme de l'UMP (ah, le fameux mythe "de la droite et du centre !") le démontre bien. Après quinze ans de socialisme sans interruption à la limite, mais actuellement je ne vois pas de possibilité, sauf bien sûr une union éphémère sous la houlette d'un aboyeur charismatique à la Wauquiez, mais on a bien vu comment ça s'est terminé avec M. Sarkozy.

Il y a trop de manières d'être de gauche ou de droite pour qu'un camp politique se réduise à un seul parti ou une seule coalition.

Anne-Valérie Pinet

@ Robert Marchenoir

Je souscris totalement à votre interrogation et à votre analyse pleine de justesse. Que voulez-vous c’est le syndrome de l’entre-soi d’un aréopage de bobos parisiens qui se pavanent ensuite dans les soirées mondaines d’avoir écouté ces journalistes branquignols qui jouent le même 78 tours depuis trop longtemps pour être crédibles ou audibles. Bon allez, moi pour 26 euros je préfère me prendre deux coupes de champagne ou m’acheter la saison 8 de The walking dead !

Xavier NEBOUT

L'intuition première que j'avais sur Philippe Bilger en allant sur le seul blog dans lequel j'ai fichu les pieds était la bonne.
Il m'est arrivé de ne pas me montrer très admiratif, et il n'a certainement rien à faire de mon admiration, mais là, je l'embrasserais bien.

C'est aussi là que je vois avec surprise que mon enthousiasme n'est pas partagé. Mais que peut-on bien faire sur le blog de quelqu'un pour qui on n'a aucune estime ?

M. Ghinsberg,

Lorsque je dis que Napoléon Bonaparte pourtant peu porté sur la bigoterie avait compris qu'il n'y a pas de contrat social sans philosophie du droit commune, et qu'il n'y a pas de philosophie du droit commune, sans philosophie commune, et pas de philosophie commune sans notion commune de Dieu, et donc pas de nation sans religion d'Etat, que pouvez-vous répondre ?

Savonarole

L'union des droites est tout à fait possible.
Reste à résoudre le problème que la droite française est la plus bête du monde.

Tipaza

La droite doit renaître de ses cendres, elle est mal en point après la disparition de Fillon et la démonstration, il faut bien le reconnaître, de l’incompétence, et même plus, de l’inintelligence de Marine Le Pen. Je le dis avec d’autant plus de regrets que j’ai cru qu’elle pouvait être autre chose qu’une simple opposante.
Ce n’est pas le cas, il faut tourner la page, le passé ne doit pas être l’impédimenta qui empêche la droite de s’affirmer et d’avancer alors que nous sommes en guerre.

La période est favorable à la taille des vignes et des arbres fruitiers, pour qu’ils donnent de plus beaux fruits l’an prochain, il faut tailler et éliminer les branches mortes de la droite, c’est-à-dire tous ceux qui se prétendent de droite, les Canada Dry de droite, avec pour seul argument celui de faire une politique de gauche sans en avoir l’étiquette. On découvre le goût amer de la trahison quand on en a bu, il est trop tard, même pour les recracher, le poison a déjà fait son effet.

Alors une droite ne pourra renaître que sur un principe fondamental, à l’énoncé éternel, si je puis dire : la souveraineté avant tout, souveraineté dans tous les domaines, politique, économique, étranger.
Souveraineté ne veut pas dire isolement, mais une coopération libre entre États nations et non imposée par une Union européenne qu’il faut redéfinir.

Pas de nouvelle droite sans un consensus sur la remise en cause de l’UE, on m’objectera que nous sommes enfermés dans des accords internationaux, à quoi on peut répondre que les traités n’ont aucun caractère religieux, même si certains europhiles se comportent comme les pires sectaires d’un fédéralisme à l’avenir inconnu, non pas parce que l’avenir est par nature inconnu, mais parce que cet inconnu est plombé par des évidences qui le rendent encore plus aléatoire.
Même l’évolution linéaire de l’UE est imprévisible, les intérêts de l’Allemagne et de certains pays du Groupe de Visegrad, auxquels s’ajoutent les intérêts des pays du sud, France comprise, quoi qu’en dise ou pense Macron sont trop divergents pour que l’on puisse extrapoler cette UE.

Cette souveraineté qu’il faut regagner - et je rappelle que le Général de Gaulle avait su imposer sa volonté sans fracas, par la politique de la chaise vide, en refusant toutes décisions où nous serions absents - a montré son efficacité. A cette souveraineté, il faut ajouter la maîtrise absolue de l’immigration légale et sauvage, quoi qu’en pense Merkel, dont la volonté de repeupler l’Allemagne ne doit pas déteindre sur les autres pays.

Compenser la faible natalité de l’Allemagne en important des immigrés, sans repenser la politique nataliste, rappelle le Service du travail obligatoire de sinistre mémoire, sous une autre forme, plus subtile mais bien réelle. (Parfois le point Godwin est justifié par la situation.)

De ce point de vue, l’axe Macron-Juppé trace de façon éclatante la frontière, la ligne rouge, qui sépare la vraie droite de la fausse droite, celle qui est prête à se vendre à l’UE et qui islamophile, est prête à toutes les compromissions avec l’islam envahisseur.

Cet axe Juppé-Macron peut être pour Laurent Wauquiez,et pour Marion MLP si elle revient, une chance et un atout de poids dans la mesure où dans un combat politique on se définit toujours par rapport aux autres et qu’en l’occurrence les deux autres ouvrent un boulevard pour une droite souveraine, et sans complexe à l’égard de l’immigration.

Cette droite ne sera pas eux, et cet argument sera probablement décisif, Juppé se fait des illusions sur ce qu’il représente et le crédit qu’il peut avoir.

anne-marie marson

Un peu téléphonées les deux photos : elles se ressemblent. Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont intelligents, ils regardent dans la même direction, un léger sourire narquois aux lèvres.
Laurent Wauquiez a une légère auréole bleue sur la tête (pas trouvée pour MMLP).
Mais on les sent tous les deux, doux chats féroces, prêts à griffer. Miaou.
Bonne chance à tous les deux.

Philippe Dubois

@ semtob | 15 novembre 2017 à 17:22
"Laurent Wauquiez s'inscrit dans la construction européenne."

Justement, il faudrait qu'une vraie droite s'oppose de toutes ses forces au bousin bruxellois, il en va à mon avis de la survie de l'Europe en tant qu'entité civilisationnelle, historique et humaine.

"Par contre, il ne s'affirme pas assez dans le développement durable, l'écologie."

Donc vous souhaiteriez que Laurent Wauquiez obéisse aux lubies et oukases des écolos-trotskistes ?

breizmabro

@ Claude Luçon | 15 novembre 2017 à 17:21

J'adoooore :D :D
Adéo Claude Luçon ;)

@ Robert Marchenoir | 15 novembre 2017 à 19:18

Sur ce coup-là vous avez raison d'autant que le délicieux et étincelant Philippe Tesson (sic) était présent.

Exilé

@Claude Luçon
"A ce sujet comment dit-on "Moi" au féminin puisque c'est d'actualité ? Moite ? Moisette ?"

Moisie peut-être ?
Je sens que je vais me faire écharper...

Robert

Lorsque sbriglia | 15 novembre 2017 à 15:07 écrit : "Giscard a commencé, Chirac a poursuivi et Sarkozy a pérennisé la trahison... Tout laisse à penser que Wauquiez suivra tant on sent la sueur perler sur son front à l'idée de déplaire aux médias", il me semble avoir fait une analyse pertinente du passé et de l'avenir d'une certaine droite de gouvernement depuis plus de quarante ans. Il suffit de se rappeler de "l'appel de Cochin", discours très gaullien de Monsieur Chirac et d'y comparer les politiques qu'il a mises en œuvre comme Premier ministre, puis président de la République, jusqu'au référendum constitutionnel européen de 2005.

Pour ma part, je retiendrai du billet cet alinéa : "Sur le second point, la droite devra-t-elle à perpétuité s'excuser de la vision qu'elle porte en la cachant sous la table démocratique, se flageller parce que l'identité d'un peuple et d'un pays est sa lancinante préoccupation et que l'islamisme, son grignotage au quotidien et ses crimes justifient ses angoisses, se repentir à cause des racines chrétiennes de la France et, plus généralement, accepter que tout ce qui fait sens, structure, cohérence, tradition et autorité soit avec désinvolture jeté dans les poubelles du temps ?"

Vous évoquez ici, Monsieur Bilger, le fond du problème posé par la classe politique dite de droite, mais aussi du centre droit. Cette classe a renoncé à ce qui faisait ses caractéristiques. Mais cela sur l'autel d'une idéologie commune avec la gauche dite "sociale-démocrate". Au point que les différences conceptuelles entre cette droite, ce centre et cette gauche sont devenues infimes et portent essentiellement sur l'aspect sociétal des politiques.

Pour le reste (économie, construction européenne, etc.), il n'y a aucune différence. Et c'est bien ce qui a fait le succès de Monsieur Macron auprès d'une frange importante des électeurs qui ont considéré l'usure des partis traditionnels et la relative nouveauté du discours macronien, plus en phase avec la société actuelle.

Mais au fond, le clivage ne me paraît plus se situer entre gauche et droite, mais bien entre ceux qui renoncent aux concepts de nation, de peuple, de République française, de construction européenne dans l'idée d'une Europe des nations, de contrôle des frontières, d'économie et de finances régulées par des États forts et ceux qui sont partisans de l’ultra-libéralisme, de frontières ouvertes à toutes les entrées (personnes, capitaux, produits), d'Europe fédérale, de négation des peuples et de leurs us et coutumes au profit du multiculturalisme et d'un mondialisme sans contrôle, entre autres règne du contrat et d'instances d'arbitrage non étatiques et pouvant contraindre les États.

Robert Marchenoir

Lorsqu'on y réfléchit, il est tout de même extraordinaire que des Parisiens payent pour aller au théâtre, afin d'entendre... les mêmes journalistes qu'ils entendent soir et matin pour pas un rond, débattre des mêmes sujets qu'ils traitent sur leurs antennes habituelles, d'une manière qui, je suppose, ne saurait être fondamentalement différente.

Payer 26 euros pour entendre Guillaume Durand, qui n'est certes pas un mauvais bougre, dans un débat animé par Christophe Barbier, alors que 4 ou 5 euros sont déjà de trop pour lire la prose du même Barbier dans L'Express... chercher une place de parking si on vient en voiture, subir le métro et sa diversité dans le cas contraire... il faudra m'expliquer.

Philippe Bilger n'est pas concerné, bien entendu ; là, çépapareil, comme on dit à gauche.

genau

Que faire de la réputée droite ? C'est cela la question. Depuis des décennies c'est à qui dépècera le mieux la maison France. La politique controversée, mais bien réelle de de Gaulle a conduit à la constitution, face à nous, d'un ennemi haineux : l'Algérie. Ce n'est pas sans raisons d'ailleurs, mais ce n'en est pas une de l'aider dans cette voie. La suite a été de la même inspiration, avec la dégradation inexorable de l'école, la mainmise sur le pays de l'oligarchie énarchique. Que d'ouvrages n'ont-ils pas paru sur le sujet ? Et l'aboutissement : un homme effroyablement manoeuvrier qui est en train de couper les petits fils qui tiennent encore l'édifice jusqu'à ce qu'il s'écroule tout seul, malgré les quelques câbles qui le retiendront encore, sous le poids de ses incohérences.

Il ne s'agit pas de savoir si M.Wauquiez est gris ou blanc, mais si, de ce magma où surnagent encore quelques débris juppéens, sortira enfin la volonté de penser à la France. Nous avons adoré Moscou, eu de la tendresse pour Mao, toujours détesté la réussite, pleurniché devant les victimes d'attentats, joué aux héros en prenant un thé en face du Bataclan, bavassé avec BHL, et laissé les musulmans prier dans la rue en infraction avec la loi de 1905 alors que nous applaudissions à la destruction ordonnée de la croix de Ploërmel. Que quelques élus et citoyens se soient rebellés contre l'occupation illégale de l'espace public n'empêche pas la prière et les réflexions nauséeuses des informateurs officiels.

Et les fils sautent les uns après les autres, M.Wauquiez ne fera jamais rien de fort, n'enverra jamais promener les journaleux, n'aura jamais l'autorité de Bauer, même si celui-ci n'est pas de pur cristal, sera toujours le prisonnier des "peut-être, oui mais, faut voir, et ma place, etc."

Aujourd'hui, dans la belle France, pour embarquer sur un ferry à destination de la Corse, il faut venir trois heures à l'avance, pour subir trois contrôles successifs, en séparant les passagers des voitures des conducteurs. Cela sous l'autorité de l'état d'urgence !!

En revanche, tout le monde applaudit à la levée de l'immunité parlementaire de M.Le Pen qui a montré les saletés de Daech, y compris les gens de droite.
C'est dans ce magma répugnant que la France coule, inexorablement, et M.Macron n'y pourra rien parce que la France ne l'intéresse pas, n'ayant que l'Europe en vue, qu'il rêve de diriger, il est prêt à la saigner à blanc pour arriver à ses fins. Tous les journaux économiques ou financiers sérieux s'interrogent : "Que veut-il ?" "Pourquoi saboter toute une classe sociale ?" "Comment peut-on dire qu'on baisse les impôts sur calcul d'énarque alors qu'on les augmente pour la plus grande partie de la population ?" "Pourquoi saquer l'immobilier au rebours de la tendance et de ses propres déclarations incitant à la construction ?"

La droite ne pourra revenir à la surface qu'après avoir répondu clairement à ce type d'interrogations et cessé de lorgner sur les prébendes.
Jusque-là, il n'y a plus qu'une bande de corsaires à la tête du pays dont certains sont d'ailleurs bien inspirés.
Sans doute est-ce mieux que d'avoir Morano et MAM comme soutiens.

semtob

Cher Philippe,

Drôle de titre. Drôle d'idée.
Ce n'est pas parce que les médias s'amusent à ce petit jeu malsain qu'il faut ignorer les incompatibilités historiques, de programmes et d'avenir.
Laurent Wauquiez s'inscrit dans la construction européenne, dans une modernité qui se veut responsable. Par contre, il ne s'affirme pas assez dans le développement durable, l'écologie.
Ce que nous souhaitons, c'est que Laurent Wauquiez précise ses intentions sur la sauvegarde du patrimoine, ses interventions dans les cités de non droit, sa politique en faveur des communes, l'ensemble étant maltraité par Macron.
Avec Wauquiez souffle un vent de liberté, de courage et de fermeté.
françoise et karell Semtob

Claude Luçon

Nos politiciens appliquent un très vieux principe national :
pourquoi s'entendre quand on peut se disputer ?
Principe remis à la mode par François Hollande Président avec son "Moi je !"
Ce ne sont pas les "Moi(s)" qui manquent aux LR.
A ce sujet comment dit-on "Moi" au féminin puisque c'est d'actualité ?
Moite ? Moisette ? Pas moise (Moïse) clairement anti-islam selon Plenel !

L'équation des LR est pourtant simple : judéo-christianisme est plus ancien qu'islamisme, conservatisme plus ancien que socialisme, et pourtant ce sont l'islamisme et le socialisme qui ne résistent pas à l'érosion du temps.
Nos cathédrales si !
Point de vue de géologue, les scientifiques sont rares chez les LR hélas !
Trop de bavards, pas assez de chercheurs.

@ breizmabro | 15 novembre 2017 à 08:41
"Et vive les pelotons d'exécution !"

Breizmabro !!
Comment pouvez-vous écrire cela alors que le Général de Villiers a dû démissionner pour que l'armée puisse s'acheter les armes et les balles dont elle a besoin ?
Nous sommes en période de réduction du déficit budgétaire ! Pourquoi dépenser des balles inutilement ?

A propos de réduction, il doit bien nous rester une ou deux guillotines ici et là et nous pourrions les réactiver en réutilisant l'huile récupérée des vidanges de moteur pour faciliter la réduction de quelques têtes ! Pas de dépenses, on recrée quelques vieux emplois pour nos chômeurs, emplois disparus il n'y a pas si longtemps, et on satisfait notre nostalgie du "bon vieux temps" !
Sans compter toutes les manifs des pour et des contre !
Depuis Macron les manifs classiques ne sont plus à la mode, Mélenchon et Martinez en sont déprimés.

Ou vous est-il venu un tête d'utiliser les menhirs comme poteaux d'exécution pour attirer les touristes en Bretagne et couvrir le coût des balles ?

duvent

@ sbriglia
"On pourrait penser que la droite s'est mithridatisée à force d'ingurgiter depuis des lustres le poison de la gauche, mais c'est une mithridatisation inversée qui s'est produite : la droite s'est gauchie, perdant son âme et les élections à force de vouloir être bien-pensante... Giscard a commencé, Chirac a poursuivi et Sarkozy a pérennisé la trahison... Tout laisse à penser que Wauquiez suivra tant on sent la sueur perler sur son front à l'idée de déplaire aux médias."

Donc la droite débile a délibérément ingurgité le poison, c'est de cela qu'il s'agit ? Ça donne envie d'y croire... Roméo !
Il doit y avoir d'autres raisons, non ? Je veux dire des raisons sérieuses...
Sinon pour dégauchir une dégauchisseuse, et pour une intoxication accidentelle des huîtres et du Chablis !

breizmabro

@ Fredi M. | 15 novembre 2017 à 11:56

Délicieux Robespierre Tesson en effet qui a dit publiquement, à propos de Dieudonné : "Pour moi, c'est une bête immonde, donc on le supprime et c'est tout. Sa mort par exécution par un peloton de soldats me réjouirait profondément", comme je le rappelais ce matin.

Devant le tribunal de grande instance de Paris pour "appel au meurtre", Philippe Tesson explique qu'il confirme ces propos mais qu'il faut les remettre dans le contexte, estimant qu'il s'agit d'une formule de style et non d'un appel au meurtre.

Tesson-le-délicieux est, malgré son grand âge, le roi du double salto.

Achille

Pendant que la droite recherche son unité, à gauche se livre une bataille sans concession entre Charlie et Mediapart sur fond d’islamisme.
C’est la guerre des gauches.
Charlie Hebdo, gauche anarchiste, ne ménage pas ses coups envers Mediapart, gauche islamo-gauchiste qui n’a pas supporté le dessin représentant Edwy Plenel se bouchant mes yeux, les oreilles et la bouche avec sa moustache.

On aurait pensé que la polémique allait s’estomper après le débat dans C politique de dimanche soir entre Fabrice Arfi de Mediapart et Fabrice Nicolino de Charlie Hebdo, mais il n’en a rien été. Pire, une journaliste de Mediapart, Jade Lindgaard, co-présidente de la Société des journalistes de Mediapart, en a rajouté une couche en affirmant, je cite : "L'islamisme, en tant que tel, n'est pas en soi une chose grave" ajoutant qu’il y avait une forme de 'racisme d'État' en France envers les musulmans.
Accusation d’autant plus injuste que Charlie Hebdo a largement montré qu’il bouffait aussi bien du curé que de l’imam.

Personnellement je n’ai jamais vraiment apprécié les dessins de Charlie Hebdo, souvent de mauvais goût.
Mais je dois reconnaître que ceux concernant Edwy Plenel et Tariq Ramadan sont plutôt bien représentatifs du comportement de ces deux personnages sulfureux.

Finalement, entre la mauvaise foi de Mediapart et le mauvais goût de Charlie, je préfère encore ce dernier.

Guzet

"Il m'a semblé, sur ce sujet, que la droite globalement entendue se laissait trop volontiers imposer par la pensée politique et médiatique de gauche ses limites, ses frontières, ses lignes jaunes et au fond jusqu'où elle avait le droit d'aller, la liberté de réfléchir et d'innover".

Très bien observé. Quoi que l'on pense de Wauquiez, la prétention du monolithisme médiatique à imposer ses interdits et ses ukases est évidente, là comme ailleurs...
A quand un dégagisme médiatique pour rétablir un peu de pluralisme dans ce milieu ?

sbriglia

"...la droite globalement entendue se laissait trop volontiers imposer par la pensée politique et médiatique de gauche ses limites, ses frontières, ses lignes jaunes et au fond jusqu'où elle avait le droit d'aller, la liberté de réfléchir et d'innover."

Vous avez tout dit...

On pourrait penser que la droite s'est mithridatisée à force d'ingurgiter depuis des lustres le poison de la gauche, mais c'est une mithridatisation inversée qui s'est produite : la droite s'est gauchie, perdant son âme et les élections à force de vouloir être bien-pensante... Giscard a commencé, Chirac a poursuivi et Sarkozy a pérennisé la trahison... Tout laisse à penser que Wauquiez suivra tant on sent la sueur perler sur son front à l'idée de déplaire aux médias.

Nos hommes politiques devraient suivre l'exemple de Dupond-Moretti qui envoie dans les cordes les journalistes et ne leur fait pas de risettes... mais c'est un avocat, pas un demandeur de suffrages.

Philippe Dubois

Bonjour,

Je rebondis sur le commentaire d' Exilé | 15 novembre 2017 à 08:49.
Avant de réunir les droites, il serait opportun de définir ce qu'est la droite et ce qui la différencie de la gauche.
J'ai quelques pistes :

– A droite, le goût de l’effort, du travail bien fait, de la liberté, de la responsabilité, l’amour de la France, de sa civilisation, de ses traditions et de son histoire.

– A gauche, la haine de tout ceux qui réussissent, la jalousie et l’envie érigées en principes de gouvernement, la détestation de la France, coupable de tous les crimes et de toutes les turpitudes, la volonté de contrôler chaque instant de la vie des citoyens, avec pour couronner le tout, l’intolérance sectaire et haineuse.

Il y a un item, l'étatisme, qui contamine de plus en plus sévèrement tous les partis et sur lequel il faudra bien qu'une vraie droite réfléchisse ainsi que sur ses conséquences : rôle de l'impôt, étendue des missions de l'Etat, etc.

Avant de réaliser ou même d'envisager l'union des droites, il va falloir travailler
- sans accepter d'emblée les interdits posés par la gauche
- sans utiliser les mots et les expressions définies et imposées par la gauche (valeurs républicaines, progrès, ouverture...)
Du côté des LR, cela me semble mal parti.

Pour le reste, une vraie droite (i.e. une véritable opposition porteuse d’un vrai contre-projet de société fondé sur les principes que j’ai classés à droite ci-dessus) ne pourra accéder au pouvoir que si elle réussit à fédérer les classes populaires et la bourgeoisie conservatrice, celle qui lit Valeurs actuelles pour simplifier à l’extrême.

Il faut un projet qui réponde aux craintes identitaires exprimées par la France périphérique et qui soit économiquement réaliste tout en présentant les garanties nécessaires permettant aux Français de penser que ce projet sera réellement et effectivement mis en oeuvre : les Français ont été un tantinet échaudés par l'expérience Sarkozy, dont Wauquiez fut ministre.

C’est compliqué, cela nécessite un vrai travail de réflexion, une véritable analyse des enjeux et des menaces et surtout un courage gros comme ça : et là, j’ai comme un léger doute concernant Wauquiez et ses acolytes.

J'ai déjà dit tout le mal que je pensais de Macron et de son projet : les attaques concernant EM sont légitimes et même si je ne sais pas comment Wauquiez a traité EM, il m'étonnerait que cela soit trop éloigné du combat politique normal qu'une opposition digne de ce nom se doit de mener au lieu de rester cantonnée au taux de CSG et à celui du pourcentage d'imposition des bénéfices d'une SARL dont le CA se situe entre 1 407 872 et 1 834 234 euros.

caroff

A force de taper dessus, il n'est pas exclu que les médias nous rendent le sieur Wauquiez sympathique !

De toute manière LW ne s'adresse pas aux journalistes de France Inter ou de BFM mais aux militants qui sont lassés de l'immense "bordel" généré à droite par les ego des uns et des autres.

Il ne fait pas de doute que les différents microcéphales des LR vont créer leur microparti pour tenter d'exister, mais un jour il faudra bien constituer une force crédible et non une accumulation de variantes du macronisme !

Si Wauquiez, après avoir été élu, veut bien se donner la peine d'envisager des rapprochements, hautement souhaités par la plupart des militants, avec les droites libérale et identitaire (quel gros mot !) que Marion MLP représente avec talent, alors les plus grands espoirs sont permis pour une alternance en 2022 quand la bulle Macron aura crevé.

Marc GHINSBERG

Vous ne cesserez de me surprendre cher Philippe. Ainsi lorsque vous écrivez : « Au point d'en être elle-même déboussolée et de répugner à s'engager sur des territoires qui avaient été qualifiés d'interdits par ceux qui pourtant n'avaient aucune légitimité pour se mêler d'un projet qui ne les regardait pas. » Vous qui commentez, disséquez, jugez tout ce qui relève du champ politique de l’extrême droite à l’extrême gauche, déniez à ceux qui se déclarent de gauche le droit de se préoccuper de ce qui se passe à droite !

Je vais donc m’occuper de ce qui ne me regarde pas : « L’Union des droites, une aspiration criminelle ? » Une partie de la droite représentée entre autres par Alain Juppé, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand a tracé une ligne rouge à l’égard du FN en refusant toute alliance avec lui et s’interroge sur la présence de Sens Commun au sein de LR. D’autres voix à droite rêvent d’une alliance avec le FN relooké par Marion Maréchal Le Pen. Cette tendance est notamment animée par le couple Ménard relayé aujourd’hui par Philippe Bilger.

Le couple Ménard, Marion Maréchal Le Pen et Sens commun portent leur christianisme en bandoulière. Avec Éric Ciotti, Nadine Morano et quelques autres, ils veulent que l’on inscrive dans la Constitution la référence aux racines chrétiennes de la France. Personne ne peut nier que la France aient des racines chrétiennes, mais pas exclusivement, c’est un fait historique qui n’a rien à faire dans la Constitution, sauf à considérer qu’il s’agirait d’un premier pas vers le rétablissement d’une religion d’État. Raviver les querelles du 19ème siècle sur la laïcité n’est pas, de mon point de vue, la façon la plus efficace de lutter contre l’islamisme. La lutte contre l’islamisme doit être la cause de tous et être avant tout politique.

Quant à la ligne rouge avec le FN que certains voudraient effacer, il est nécessaire de rappeler qu’il ne s’agit pas de stigmatiser tous ses électeurs, mais de se souvenir que ce parti, PME familiale, a une histoire, un noyau de partisans porteurs de valeurs incompatibles avec celles de la République, des alliances qui le situent au-delà de la droite honorable. Ceux qui ne cessaient de vanter l’oeuvre de dédiabolisation de Marine Le Pen ont été édifiés par sa prestation lors du débat entre les deux tours de la présidentielle où elle n’a pas seulement fait la démonstration de son incompétence, mais où elle a, par son comportement, renoué avec les pires méthodes de son père.
Alors l’union des droites est-elle une aspiration criminelle ? Après tout et toutes choses inégales par ailleurs, François Mitterrand a bien fait l’union de la gauche pour mieux étouffer ses partenaires. Oui, mais c’était François Mitterrand...

Anne-Valérie Pinet

Avant que les LR ne commencent à réfléchir à l'union des droites, il est urgent qu'ils se débarrassent manu militari et définitivement de tous ces centristes dont F. Mitterrand disait qu'ils sont "une variété molle de la droite".
Aujourd'hui ils sont même devenus une variété dure de la gauche, girouettes de petite envergure mais ils font beaucoup de mal à la droite. Les LR doivent aussi purger leurs rangs de cette fausse droite constituée des mêmes girouettes, tels NKM ou Estrosi.

boureau

"Ce futur inconcevable ou encore lointain..."

Je salue, cher P. Bilger, votre courage politique avec ce billet qui peut paraître sulfureux aux défenseurs des vaaaaaleurs républicaines.

Certains, pour des propos pas si lointains des vôtres, se sont vus radiés à vie de l'ensemble des médias et d'autres, pour beaucoup moins, ont souffert le purgatoire médiatique du politiquement correct pendant des années. Notamment avec les deux journalistes (sic ! Plutôt militants que journalistes) Szafran et Elkrief ! Pour lesquels, comme je le dis souvent, l'extrême droite commence à la lisière du centre gauche !

Pour Wauquiez et la phrase qui vous a fait mal concernant Macron, pourquoi ne pas lui téléphoner pour lui faire préciser son sens exact ?

Au sujet de Plenel : jamais je ne pourrai oublier la campagne ordurière qu'il a menée, à la direction du Monde, contre Baudis. Cet homme est dangereux et malfaisant.

Pour revenir à Wauquiez, on pourrait lui conseiller deux choses :

D'abord de ne pas avoir l'air de s'excuser de ce qu'il va dire - avec une mine pataude - quand il répond à une question d'un journaliste.
Ensuite prendre un peu de "bidou" et de gras ou de muscle ne lui ferait pas de mal ! L'élégance c'est l'apanage de Macron, en face, un peu de virilité et de masculinité siéraient mieux à Wauquiez ! D'ailleurs la mode androgyne commence à décliner avec l'arrivée en force des "barbus".

Cordialement.

Fredi M.

"...animé par Christophe Barbier au théâtre de Poche du délicieux et étincelant Philippe Tesson."

Oh mais non... Je vous en prie ! Tout ce sucre, ce n'est pas bon pour mon diabète !

Gb

La France est un pays avec des racines chrétiennes. Bien entendu, et alors ?

Le refus d’accepter cette réalité par certains, par ignorance ou athéisme exacerbé, constitue-t-il un réel problème ? Chacun peut émettre un avis, même erroné, c’est la liberté d’expression.
Reste à savoir comment l’évidence de ces racines est vécue.

Si une grande partie de la population de notre pays, chrétienne ou non, la vit avec sérénité et ouverture plus ou moins grande au monde et ses mutations parfois brutales, il en est une autre adoptant une attitude purement défensive développant un discours parfois violent de fermeture et d’exclusion, de refus des évolutions inéluctables naturelles ou provoquées par l’homme, affectant la planète et ses populations.

C’est un discours qui peut s’entendre très bien. Qu’il suscite des réactions à la mesure des outrances parfois proférées est absolument logique mais n’est-il pas exagéré d’attribuer ces réactions, comme vous le faites, à une imprégnation d’une partie de la droite par ce que vous dénommez souvent l’idéologie de gauche, épouvantail brandi d’une manière quelque peu simpliste, si je puis me permettre. Ou alors, tous les humanistes sont de gauche. Pas sûr.

Oui, il y aura une fusion des droites et elle est déjà en œuvre, ne serait-ce qu'en mots. Aspiration criminelle ? Il semble que la question soit un peu tardive, le crime ayant déjà été commis avec la particularité d’avoir plusieurs auteurs, dont un ancien Premier ministre, un président de la République, un ex-Président, une cheffe de parti et une flopée d’Iznogoud(e)s voulant chacun(e) être Calife à la place du Calife.

Exilé

Je n'ai sans doute pas convaincu mais il m'a semblé, sur ce sujet, que la droite globalement entendue se laissait trop volontiers imposer par la pensée politique et médiatique de gauche ses limites, ses frontières, ses lignes jaunes et au fond jusqu'où elle avait le droit d'aller, la liberté de réfléchir et d'innover.

Il est regrettable que vous n'ayez pas éventuellement convaincu car ce point est essentiel.

Il est quelque peu excessif d'attribuer à la gauche une pensée politique, qui se traduit plutôt en pratique par une forme de terrorisme intellectuel qui se manifeste par le recours à une dialectique révolutionnaire basée sur des slogans prémâchés ou sur des mots piégés détournés de leur sens premier, le langage inversé résultant de cette manipulation permettant de tromper les naïfs et de leur faire prendre des vessies pour des lanternes.

Et il est malheureusement trop vrai que la droite actuelle - façon de parler - a trop tendance à singer la gauche en attendant son approbation après chaque réaction de sa part bien « gaucho-politiquement-conforme », au lieu de se comporter quand il le faut de façon ferme conformément à ses convictions, quitte parfois à envoyer la gauche sur les roses et la laisser aboyer.

Mais cette droite-là a-t-elle seulement encore des convictions ?

Patrice Charoulet

Vos réflexions sur l'union des droites, qui se produirait dans un avenir éloigné, sont des plus intéressantes.

Pour l'heure, de même que les médias dominants furent tous pour Juppé, puis pour Macron, ils ont maintenant, avec un bel ensemble, Laurent Wauquiez comme tête de Turc.
Cet homme jeune et brillant, qui a eu la mauvaise idée d'être premier à l'agreg d'histoire puis major de l'ENA (chut ! chut !) va présider... mon parti, auquel je reste fidèle.
J'ai beau lire et écouter tout le monde, je ne comprends absolument pas ce qu'on lui reproche.
Il y a eu Sarkozy, pour qui j'ai voté, il y a eu le candidat Fillon, que j'ai soutenu, il y aura Wauquiez, pour qui je voterai, ces jours-ci, et, dans quelques années.

k.verne

Cher Philippe,

J'ai du mal à vous suivre depuis l'arrivée du Macron sur le marché de la politique et ce billet "monstreux" en est un exemple.
Vous bâtissez votre logique, et ses propos outrageants, sur la simple phrase finale de ce billet, ce qui explique son développement :
"On ne traite pas le président Macron comme Laurent Wauquiez a osé le faire récemment".

Vous êtes disposé à cracher sur tous pourvu que votre nouvel idole soit admirée, qu'attendez-vous de lui ? Un poste, une vente de vos livres, des subventions, une élévation dans l'ordre de la Légion d'honneur ?
Aujourd'hui c'est à moi de vous dire, comme vous me l'avez suggéré il y a quelque temps, d'ouvrir votre horizon et de diriger vos pensées vers la raison et la lumière.
On ne reconnaît plus Philippe Bilger, seriez-vous malade ?

breizmabro

"Mediapart mentionnant avec des haut-le-coeur une phrase de Christophe Billan selon qui "on ne peut être français si on n'est pas spirituellement ou culturellement chrétien""

Dans le genre haut-le-coeur, citons Edwy Plenel, patron de Mediapart, qui a déclaré à propos de Charlie Hebdo, le 8 novembre sur France Info, que le journal satirique menait «une campagne de guerre aux musulmans».

L'ancienne secrétaire d'Etat aux Droits des femmes et sénateur socialiste, Laurence Rossignol, s'en est prise au journaliste.

«Edwy Plenel confond les musulmans et les islamistes quand, au nom de la défense des musulmans, il en arrive à assimiler les critiques, la langue acérée de Charlie Hebdo à l'encontre des islamistes… Dire que dénoncer les islamistes, dénoncer Tariq Ramadan, c'est porter atteinte aux musulmans, c'est une assimilation préjudiciable à tous les musulmans qui vivent en France.»

Edwy Plenel, Karim Benzema, deux victimes de leurs liaisons dangereuses ;)

Achille

Bonjour,

L’union des droites n’est pas une aspiration criminelle, elle est juste une pieuse espérance car à droite, bien plus qu’à gauche, le culte du chef fait partie des fondamentaux indéboulonnables.

Le Général était un chef, le gaullisme était et est toujours une vision de la France et de l’Etat. Mais cette vision correspondait à un contexte socio-économique et géopolitique qui n’a plus rien à voir avec le monde d’aujourd’hui. La mondialisation, l’Europe des 27, la montée de d’islamisme radical ont changé la donne.
Qui peut savoir les décisions que prendrait le Général aujourd’hui ? Personne, même et surtout ceux qui se revendiquent du gaullisme.
Le gaullisme c’est comme le marxisme, chacun a sa propre version adaptée à ses propres ambitions et je pense que de Gaulle aujourd’hui dirait qu’il n’est pas gaulliste.

A droite, pas de chef, pas d’unité. Pas d’unité, pas de chances de reprendre les rênes du pouvoir.
Nicolas Sarkozy, lorsqu’il a été élu en 2007, se prétendait le nouveau de Gaulle. Cinq ans après il était battu par François Hollande qui lui, a essayé, tant bien que mal, de copier François Mitterrand jusque dans sa gestuelle.

Bon, aujourd’hui il y a bien Laurent Wauquiez. L’homme au CV prestigieux. Pur produit de nos grandes écoles françaises. Mais suffit-il d’être un premier de la classe pour devenir un chef charismatique ? Rien n’est moins sûr. Et ceci d’autant que les principaux leaders de la droite ne sont pas vraiment enclins à le soutenir. Certains pensent même à quitter le parti. Même Nicolas Sarkozy ne manifeste pas un enthousiasme débordant pour le soutenir.
Certes MAM et Nadine Morano, ses plus ferventes groupies, ne tarissent pas d’éloges sur son compte. Mais sincèrement je doute que leur soutien indéfectible constitue une force suffisante pour convaincre les électeurs de droite.

Wauquiez n’est pas le nouveau de Gaulle. Il a dépassé ce stade car il se prend déjà pour Napoléon. Plus dure sera la chute.

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