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01 février 2018

Commentaires

Mary Preud'homme

Belle publicité pour Charles Maurras. Gageons que nombre de curieux qui n'ont jamais ouvert un de ses livres vont se jeter sur ses œuvres.

Sans transition,
Pour ne citer que l'un de nos écrivains contemporains
On aimerait savoir ce qu'il adviendrait de la commémoration d'Aragon (à l'horizon 2047), disciple zélé de Lénine (Front Rouge) et défenseur acharné des tortionnaires du régime soviétique, notamment lors des procès staliniens.

Et que dire des écrits racistes de Voltaire, Montesquieu, etc.
Morceaux choisis :

"C'est à regret que je parle des juifs : cette nation est, à bien des égards, la plus détestable qui ait jamais souillé la terre." Voltaire (Dictionnaire philosophique)

"Les Blancs sont supérieurs aux Nègres, comme les Nègres le sont aux singes, et comme les singes le sont aux huîtres." Voltaire (Traité de métaphysique)

"Nous n'achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l'acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir." Voltaire (Essai sur les mœurs et l'esprit des nations)

"On ne peut se mettre dans l’idée que Dieu, qui est un être sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir. [...] Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens." Montesquieu (De l'esprit des lois, 1748)

En viendra-t-on en raison d'un rigorisme insensé à brûler toutes ces œuvres, sinon à les expurger de tout ce qui fait tache ?

Censure et révisionnisme en marche, une deux, une deux, gauche, gauche !

Exilé

@ isa
Qui établit la liste des personnes à honorer ? Un Haut comité sous la houlette du ministre de la Culture.
Il s’agit de choisir des créateurs d’œuvres pas seulement pour leur œuvre en soi mais comme porteurs de valeurs dans lesquelles la communauté qu’est la nation se reconnaît. Des modèles en quelque sorte.

Vous faites un contresens, comme un autre commentateur.
Il ne s'agit pas « d'honorer » quiconque, ou de le célébrer, ni même d'évoquer de prétendues valeurs parfois plus que discutables, mais de commémorer des faits jugés remarquables par rapport à l'année de référence courante, à savoir 2018 pour ce qui nous intéresse :
https://francearchives.fr/commemo/recueil-2018/

Au fait, dans cette liste figure un certain Louis Althusser, vous savez, cet universitaire gauchi qui a étranglé sa femme...
Beau modèle à proposer à l'admiration des foules, n'est-ce pas ?
Certes, il a été déclaré irresponsable, mais dans ce cas, c'est donc une preuve de plus que l'Université aime recruter des irresponsables...

Marcel

Visiblement, un certain nombre de commentateurs approuvent donc la suppression de Maurras de la mémoire nationale.

C'est bien beau de faire des coupes rapides. Lire
https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Maurras#Face_%C3%A0_l%27hitl%C3%A9risme
donne un aperçu autrement plus complexe du passé français. Pas tant de Français que cela, propres politiquement après-guerre, se sont montrés aussi attentifs et hostiles au péril nazi.

caroff

Si la population était vraiment "instruite", la lecture de tous les ouvrages écrits par nos grands écrivains et penseurs de droite ne poserait pas de problème.
J'ai lu beaucoup des écrits de Céline, Rebatet, Morand, Brasillach... sans que pour autant je succombe à l'attraction de leurs idées.
Bien au contraire, tout en admirant leur style et en découvrant leurs thèses, j'ai toujours su garder la distance et le sens critique qui m'ont heureusement été enseignés par mes maîtres et ma famille.

Ces interdictions sont un aveu de faiblesse de la part de ceux qui sont responsables du désastre éducationnel dans notre pays.
CQFD.

saforcada

Il ne s'agit en rien de rendre Maurras responsable de l'Holocauste et de collaboration directe, il s'agit juste de ne pas célébrer, de ne pas commémorer, un homme (et non son oeuvre littéraire classique) qui vit la prise de pouvoir de Pétain, et donc l'effondrement de la France, comme une divine surprise, un homme qui de juin 40 à la fin du régime de Vichy fut un soutien du maréchal Pétain et donc de la politique menée par celui-ci.

Robert

Billet salutaire qui se résume, au second degré comme le précise Exilé dans sa phrase de conclusion à laquelle il n'a rien à ajouter ou à retrancher : "Je suis vraiment fier d'être un citoyen français à qui on ne laisse pas penser, dire, écrire ou lire n'importe quoi !".
Les Français sont en effet des petits garçons et petites filles qu'il convient de prendre par la main et de guider dans leurs pensées, dans ce monde si complexe et difficile !

Diogène

"...un citoyen français à qui on ne laisse pas penser, dire, écrire ou lire n'importe quoi !"

Boufre !
Tant que vous parvenez à transgresser toutes ces interdictions avec ce courage qui vous est si particulier, Monsieur Bilger, notre honneur est sauf.
A part ça, je ne suis pas certain que la commémoration d'un des hérauts de l'antisémitisme demeure d'une nécessité décisive.

centurion

Une nullité de plus dans un monde politique de nuls. Cette info n'a pas été reprise dans les grands médias, et pour cause !

Xavier NEBOUT

La contradiction est très bien apportée par Marc GHINSBERG, et il convient de souligner l'hypocrisie qui la soutient, même si MG peut être de bonne foi.

La violence des propos dont on trouve trace dans l'histoire de l'époque est propre à cette dernière, une époque dans laquelle les hommes dans la force de l'âge avaient connu au plus profond de leurs tripes et de leur psychisme, l’hécatombe de la guerre de 14 et la grippe espagnole.

On ne parle pas de la mort de la même manière quand on ne l'a vue qu'à la télé, que lorsque dans les tranchées, on a marché sur des tripes de ses copains.
Des fusillés, ceux que Pétain a dû consentir à ce qui l'avait précédé, étaient bien moins nombreux que ceux qui l'ont été pour l'exemple sous l'égide de Joffre.

Alors, M. Ghinsberg, pour peu qu'on n'ait pas beaucoup lu ou qu'on soit doué de peu d'imagination, on peut jouer les indignés devant la désinvolture des gens de l'époque à l'égard de la mort et de la guerre.

Sur l'antisémitisme, il est tout aussi hypocrite de l'évoquer à une époque où il ne faisait pas de morts.
Et puis, être victime du mépris, de la haine, et d'atrocités systématiques, ne dispense pas de se demander pourquoi on l'a été, ainsi que Yehudi Menuhi n'aura cessé de le dire aux Israéliens.

En tout état de cause, avant de rayer Maurras de l'histoire de notre pays - car c'est bien de cela dont il s'agit -, on commencera par Clemenceau, qui fut, au nombre de morts et de sa motivation, le plus grand criminel de notre histoire.

Mais évidemment, l'un était franc-mac et pas l'autre. En fait tout est là, et il est dommage qu'à cet égard et du totalitarisme qui recouvre notre pays, P. Bilger semble débarquer de la lune.

isa

Faire un autodafé après-coup, c’est de la censure, je suis bien d’accord avec tout ce que vous écrivez.
Mais la boulette se situe plutôt en amont. Il y a une liste, qui comme toute liste est le résultat d’un choix d’une centaine de noms parmi bien d’autres. Qui établit la liste des personnes à honorer ? Un Haut comité sous la houlette du ministre de la Culture.
Il s’agit de choisir des créateurs d’œuvres pas seulement pour leur œuvre en soi mais comme porteurs de valeurs dans lesquelles la communauté qu’est la nation se reconnaît. Des modèles en quelque sorte. Franchement, en ce cas, j’aime mieux que ni Céline ni Maurras ne se trouvent sur la liste.

Exilé

Vive notre ministre de la Censure !

Ou plutôt ministre de la Vérité, comme dans le roman d'anticipation « 1984 » d'Orwell ?

Marc GHINSBERG

Le Haut comité pour les commémorations nationales est présidé par l'académicienne Danièle Sallenave. Voici ce qu’elle dit après la décision de la Ministre : « C'est certainement le mot commémoration qui pose problème, il y a une connotation proche de l'hommage, positive. Il est évident qu'il y a une équivoque quant au terme de «commémoration». À mon avis, il est important que nous menions une vraie réflexion sur le mot, sur son usage. Dans Le Dictionnaire de l'Académie française*, parmi les sens que l'on donne au verbe commémorer il y a «évoquer, célébrer la mémoire d'une personne, d'un événement». Il y a indéniablement une connotation positive ; c'est cela qui a gêné. »

http://www.lefigaro.fr/culture/2018/01/31/03004-20180131ARTFIG00293-daniele-sallenave-pour-charles-maurras-le-mot-commemoration-pose-probleme.php

louis-ferdinand

C'est fou ce que les ministères sont remplis de c..s qui croient penser ! C'est une exception française dans toute sa gloire... regardez bien ces têtes de collabos en puissance... c'est ça la France et en plus il faut les médailler et les payer... alors qu'un simple coup de balai et hop à la niche !

Quant à leur chef actuel, sa culture est au même niveau que ceux qu'il dirige ! Comme pour Sarkozy et Hollande on peut dire à ce culotté "on peut tromper tout le monde mais pas tout le temps... reste en Tunisie et fais-toi couronner roi du Maghreb car là est vraiment ta place !"

Achille

Bonjour,

Les 150 ans de la naissance de Charles Maurras ont été retirés de la liste des commémorations de l’année 2018 déjà bien remplie par notre ministre de la Culture.

Certains, comme notre hôte, s’en indignent au motif que Charles Maurras était un "intellectuel". Comme si cette appellation d’intellectuel autorisait un individu à tenir des propos antisémites en toute impunité.
Ce ne sont pas les intellectuels, philosophes, écrivains célèbres qui manquent en France, alors pourquoi célébrer Charles Maurras plutôt qu’un autre ? On peut se poser la question.

J’ai lu dernièrement dans la presse qu’un gamin de huit ans portant une kippa s’était fait agresser à Sarcelles par deux jeunes à qui l’on ne risque certainement pas d’attribuer le qualificatif d’intellectuel.
La montée de l’antisémitisme, et plus généralement du racisme, sur fond de conflits communautaires et religieux est suffisamment inquiétante sans que l’on se mette à commémorer l’anniversaire d’un intellectuel dont certaines œuvres sont certes de qualité d’un point de vue purement littéraire, mais dont les propos ignominieux ne font pas du tout honneur à la France.

Exilé

Je suis vraiment fier d'être un citoyen français à qui on ne laisse pas penser, dire, écrire ou lire n'importe quoi !

Excellent billet - au second degré pour qui ne l'aurait pas compris - de Philippe Bilger.

Noblejoué

On ne digère vraiment rien en France, quel paradoxe pour un pays où on se veut gastronome ! Sans attirance aucune pour Maurras et l'Action française, son importance dans le passé, et encore dans le présent, comme on le voit ici, finira peut-être, à l'usure, par me faire lire des ouvrages les concernant. Alors qu'il y a tant à découvrir !

Tipaza

« J'adore un ministre qui …/… gère avec maestria l'ambiguïté d'une partie en abolissant la transparence du tout. » (PB)

Un vrai style de polémiste, au petit matin c’est agréable !

Sur le fond j’ai anticipé dans le billet d’hier, que dire de plus sinon que nous nous acheminons vers un démocrature soft, où seuls les bien-pensants, le bien étant défini par des associations auto-représentatives, auront droit à la parole.

Patrice Charoulet

Vos propos de ce jour me poussent à dire ceci :
Je ne suis pas royaliste. Je ne raffole pas de Maurras. Aimant avant tout la langue française et savourant les polémistes, je lui préfère, de loin, Léon Daudet.
Je rappellerai seulement que Marcel Proust, Charles de Gaulle et François Mauriac, entre autres, lisaient "L'Action française" tous les jours.
Il est assez vain de vouloir gommer des années de notre histoire, de notre langue et de notre littérature.
Enfin, on peut apprécier plus ou moins les ministres du gouvernement actuel. La ministre de la Culture est, on peut le dire sans exagération, et pour parler comme l'époque, une erreur de casting. Elle devrait retourner éditer.

Franck Boizard

La liberté est évidemment la liberté de choquer et de déranger ou, tout simplement, d’être d’un avis différent.

Mais nos modernes « briseurs de codes » et « bougeurs de lignes » l’ont remplacée par la seule liberté d’être d’accord avec eux.

C’est beau, le progrès !

@ Marc GHINSBERG

Il est superbe votre combat contre l’antisémitisme de Maurras avec 80 ans de retard. Que ne combattez-vous l’antisémitisme très actuel des banlieues avec la même énergie !

Poseur, comme c’est un métier facile.

Robert Marchenoir

Excellente raison pour supprimer le ministère de la Culture, en plus de toutes les autres. Un secrétariat d'Etat aux musées et monuments suffirait amplement.

Et c'est Françoise Nyssen qui occupe le poste : si même la présidente des sacro-saintes éditions Actes Sud n'est pas capable de diriger ce ministère de façon non sectaire, dans l'intérêt de la culture et d'elle seule, on se demande qui ferait mieux...

Profitons-en pour dire un peu de mal de cette maison, invariablement portée aux nues par tout le demi-monde culturel : ses livres sont abominablement chers, sans justification manifeste.

Patrice Merville

Qu’on le veuille ou non, Maurras fut un phare de la pensée au début du siècle dernier. Son influence fut considérable sur le milieu intellectuel. Il faut lire l’excellent livre de Michel Winock "Le siècle des intellectuels". Il était donc normal de le commémorer (ce qui ne veut pas dire célébrer).
PB a raison de dénoncer la stupidité de la décision de Madame Nyssen qui se révèle une ministre de la Culture assez médiocre.

Marc GHINSBERG

Vive Maurras !

« Je suis vraiment fier d'être un citoyen français à qui on ne laisse pas penser, dire, écrire ou lire n'importe quoi ! »

Vous pouvez cher Philippe acheter les livres de Charles Maurras, vous pouvez les lire, les commenter, les promouvoir si vous le souhaitez. Vous pouvez même écrire, publier, diffuser un pamphlet contre la ministre de la Culture. Vous pouvez le faire courageusement, vous ne risquez rien, il ne vous arrivera rien. Rassurez-vous !

De bons esprits ont distingué commémoration de célébration. S’il y a deux mots, c’est qu’ils ne signifient pas exactement la même chose, mais je renvoie chacun à son dictionnaire préféré, la différence entre ces deux termes a l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette.
Décider de commémorer un événement, un personnage, une œuvre c’est le distinguer. Décider de ne pas le commémorer ce n’est pas le censurer, c’est refuser de le distinguer.

Fallait-il refuser de commémorer Charles Maurras comme on a refusé de célébrer Louis-Ferdinand Céline ?
Personne ne tient Charles Maurras pour responsable de l’Holocauste. Personne ne peut nier qu’il était antisémite.
Voilà ce qu’il disait de Léon Blum :
« Léon Blum ? un homme à fusiller, mais dans le dos. »
L’Action française 9 avril 1935
« C’est en tant que juif qu’il faut voir, concevoir, entendre, combattre et abattre le Blum. Ce dernier verbe apparaîtra un peu fort de café, je me hâte d’ajouter qu’il ne faudra abattre physiquement Blum que le jour où sa politique nous aura amené la guerre impie qu’il rêve contre nos compatriotes d’armes italiens. Ce jour-là, il est vrai, il ne faudra pas le manquer. »
L’Action française 15 mai 1936

Je ne suis pas vraiment très fier qu’un citoyen français ait pu écrire ça. Je ne suis pas « révulsé » qu’on ait décidé de ne pas le commémorer.

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