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01 février 2018

Commentaires

jlm

@ xc

Merci pour le lien ; vous avez raison, elle a fait un choix lexical erroné et même tendancieux, mais sur le fond elle est dans son rôle : la plupart des homicides commis dans le cadre du couple, le sont par des hommes sur des femmes, ce que les statistiques montrent clairement, d'où le rapprochement de cet homicide avec la catégorie "féminicide" (calquée sur un terme espagnol mais ayant le même type de construction d'ailleurs), le terme "féminicide" remplaçant logiquement l'"euphémisant" crime passionnel).

D'autre part elle envisage la possibilité que cet homicide ait été commis dans le cadre de violences conjugales non (encore) explicitées publiquement du mari sur l'épouse. Je trouve que ce mouvement de résistance spontanée contre l'incrimination de la victime par les avocats de l'agresseur et l'agresseur lui-même avait à être soutenu. Qu'elle ait voulu anticiper et contrer ce "biais" qui est devenu inacceptable est somme toute logique après #metoo et #wetoo : ces crimes commis au nom de l'amour prétendument doivent être traités pour ce qu'ils sont : des crimes de haine violente et brutale.

breizmabro

@ Ellen 02 février 2018 à 20:35
"Un procureur de la République est un magistrat dépendant du ministère et de l'action publique siégeant au parquet dans les tribunaux de Grande Instance" (merci wiki ?)

Donc selon vous, pour cette raison il/elle aurait plus de droits que les avocats ?
Dire qu'il/elle a plus de moyens mis à sa disposition que les avocats serait plus juste car il appartient en effet au ministère public d'apporter la (les) preuve de la culpabilité du prévenu.

Les avocats de J. Daval et celui des parties civiles ont naturellement le DROIT d'intervenir dans les médias quand bon leur semble, et leur parole est libre.
Me Florand vient du reste d'informer la presse qu'il a demandé une vérification d'ADN.

stephane

D'accord avec Marc GHINSBERG... mais pas totalement.
Certes le billet de Philippe Bilger sur Alexia était magnifiquement rédigé, mais Philippe nous a habitués à davantage de recul, bien qu'agissant sous le coup de l'émotion et mettant en mots le ressenti de beaucoup d'observateurs.
En tant que citoyen, il a toutefois le droit de réagir (même Tony Chapron se laisse aller à la normalité) d'autant qu'il n'est plus en activité pénale.
Un magistrat normal en quelque sorte. Son billet a été le moyen pour beaucoup de s'exprimer sur cette sordide histoire.
A moins que ce ne fut une stratégie.

Les dernières infos me laissent songeur, les parents d'Alexia avaient-ils une si grande reconnaissance envers Jonathann (assassin présumé) de supporter le sale caractère de leur fille ?
Peut-être fallait-il un niais pareil pour la supporter. Il est vrai que cet informaticien semble avoir peu de jugeote.
On attend maintenant Jean Ker et autres rapaces pour armer le père de la victime.
Columbo aurait réglé l'histoire en 90 minutes.

Quelqu'un connaît-il le traitement que prenait Alexia ?
Effondrement du cours de l'action du labo à la bourse de Paris (ou New York). Un produit de chez Servier peut-être, dérivé du Mediator ?
C'est quand même surprenant, "Alexia était mon oxygène" et Alexia décède étouffée. Un acte manqué, un accident...

Véronique Raffeneau

Je partage en tout point le propos du billet.

J'ai été impressionnée par la déclaration remarquable du procureur de Besançon. Ses mots ont été à la hauteur de l'absolu devoir de protection de la Justice de la mémoire de la jeune femme et du droit à la défense de son meurtrier.

J'ai apprécié chez la procureure de la République sa résolution et sa fermeté de tenir à distance la sauvagerie médiatique.

PS : c'est la première fois que je n'hésite pas à écrire "la procureure".

sbriglia

"En fait la vérité ne doit pas se mettre en travers des opinions. Les petites chiquenaudes des femmes tuent 34 hommes par an, chiffre qui ne baisse pas au cours des années alors que celui des femmes tuées diminue rapidement." (Carl Roque)

Et la moitié de ces femmes avaient été au préalable victimes des violences de leur conjoint...

Étonnant non ?

fugace

@ Valerie | 02 février 2018 à 17:25
"S'atteler a des taches manuelles physiquement eprouvantes est une facon plus judicieuse de narguer le chagrin."

Il est tard, et l'absence de l'accent "circonflexe" m'a obligé à une relecture, car j'ai horreur des "taches".

Alors faute de mieux :

https://www.youtube.com/watch?v=sFzuFmowwSM

"Je vous ai lu attentivement et plussoie votre commentaire plein de tact du 02 février 2018 à 16:31."

J'ai dû faire une petite recherche en arrière, pour mieux comprendre ce dont il s'agissait, s'agissant de "Wil".
Je partage entièrement votre commentaire, qui m'entraîne aussi à avoir encore une pensée pour M. D-Leroy.

Alors, pour Wil, pour elle : Les Souffles (de Birago Diop)

Ecoute plus souvent
Les Choses que les Etres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Ecoute dans le Vent Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des ancêtres.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire
Et dans l’ombre qui s’épaissit.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l’Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l’Eau qui coule,
Ils sont dans l’Eau qui dort,
Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :
Les Morts ne sont pas morts.

Ecoute plus souvent
Les Choses que les Etres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Ecoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des Ancêtres morts,
Qui ne sont pas partis
Qui ne sont pas sous la Terre
Qui ne sont pas morts.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans le Sein de la Femme,
Ils sont dans l’Enfant qui vagit
Et dans le Tison qui s’enflamme.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans le Feu qui s’éteint,
Ils sont dans les Herbes qui pleurent,
Ils sont dans le Rocher qui geint,
Ils sont dans la Forêt, ils sont dans la Demeure,
Les Morts ne sont pas morts.

Ecoute plus souvent
Les Choses que les Etres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Ecoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.

Il redit chaque jour le Pacte,
Le grand Pacte qui lie,
Qui lie à la Loi notre Sort,
Aux Actes des Souffles plus forts
Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,
Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.
La lourde Loi qui nous lie aux Actes
Des Souffles qui se meurent
Dans le lit et sur les rives du Fleuve,
Des Souffles qui se meuvent
Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure.
Des Souffles qui demeurent
Dans l’Ombre qui s’éclaire et s’épaissit,
Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit
Et dans l’Eau qui coule et dans l’Eau qui dort,
Des Souffles plus forts qui ont pris
Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,
Des Morts qui ne sont pas partis,
Des Morts qui ne sont plus sous la Terre.

Ecoute plus souvent
Les Choses que les Etres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Ecoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.

Mary Preud'homme

@ xc et Carl Roque
"En 2016, 123 femmes et 34 hommes sont morts victimes de leur conjoint" (xc)

On est encore très loin de la parité !!

Sergio Carioca

"Marlène Schiappa a parlé un peu vite et n'a pas mesuré ses propos."
"Le bonnet d'âne est pour Marlène Schiappa" (PB)

Cette ministre défend hardiment une cause très juste et en retard.
Elle est victime de commentaires odieusement déplacés et sexistes, c'est indéniable et petit (je ne parle pas de ce blog mais en général). Cela n'empêche pas que l'on puisse critiquer ses écarts et erreurs, et sans se faire traiter de sexiste sous prétexte qu'elle est femme. Comme le reproche à quelqu'un d'une autre ethnie ne justifie pas de se faire taxer de raciste.

Mais elle s'emporte hors de propos.

L'horripilant c'est qu'interrogée à ce sujet lors d'une émission de télévision, elle refuse de se dédire, prétend avoir parlé en général et pas de cette affaire-là, ce qui ne tient pas la route et relève du lignolinguisme ou de la xyloglossie. Elle fait de même, défendant contre toute bonne foi sur un autre sujet un collègue du gouvernement lors d'icelle même émission.

Cela relève d'une podopygothérapie, virtuelle bien sûr, je ne fais pas l'apologie des violences infligées aux femmes, bien qu'en l'occurrence, j'aurais dit la même chose pour un ministre.

D'ailleurs (un peu de verbiage...), l'expression "violences faites aux femmes" m'horripile. On peut se faire violence, mais faire violence à quelqu'un ? Il me semble qu'infliger décrit le délit ou le crime. Et puisque je suis là, j'ai entendu un hurluberlu sur une radio d'information continue nous infliger "l'harcèlement fait aux femmes".
La langue française a dû blesser beaucoup de monde pour se voir ainsi piétiner.

Claude Luçon

@ breizmabro | 02 février 2018 à 10:04
"...un traitement d'aide à la fécondité"

Vous êtes sûre ?
Il m'a semblé qu'il a parlé de traitement médical en relation avec la supposée violence de la jeune femme, pas son désir de grossesse.
Désir qui ne semblait pas être satisfait par les performances de son époux, pas des pilules.
Il n'est pas difficile de savoir quels types de médicaments sont prescrits pour les maladies qui stimulent la violence, comme la dépression bipolaire, qui pourrait aussi expliquer l'attitude initiale des parents de la jeune femme et leur excessive sympathie pour leur gendre.
J'ai dû mal comprendre !

Carl Roque

@ sbriglia
"Achille et Carl Roque vous confondez les petites humiliations quotidiennes dont raffolent certaines à l'égard de leur compagnon et les violences délictuelles ou criminelles de ceux-ci...Vos statistiques ne peuvent rien face à ces évidences...
Et je ne suis ni de gauche ni féministe, simple observateur non encarté."

L'évidence c'est ce qui fait dire que la terre est plate.

En fait la vérité ne doit pas se mettre en travers des opinions. Les petites chiquenaudes des femmes tuent 34 hommes par an, chiffre qui ne baisse pas au cours des années alors que celui des femmes tuées diminue rapidement.
Le reste de la violence vous n'en connaissez strictement rien. Vous ne connaissez rien aux violences physiques que peut infliger une femme, les coups de pied, de poing, d'objets agressifs, pas plus que vous n'imaginez qu'un père puisse avoir la moindre peine de ne plus voir ses enfants etc.
Vous n'imaginez sans doute pas que beaucoup d'hommes encaissent sans rien dire.
Ces violences ne sont pas exceptionnelles il y en a tous les jours.
Après avoir vu différentes mesures de la violence pour chaque sexe dans différents pays, je constate qu'on tend vers une égalité des actes.
Pour moi le nombre de décès ne représente pas le nombre de violences mais juste le fait que dans un combat à mort l'avantage de la force revient statistiquement à l'homme.
Je vous renvoie donc à la lecture que je vous conseillais, bien convaincu que vous allez finir par comprendre ces faits très simples. Après vous demeurez libre de continuer à suivre le sens du vent.

semtob

Cher Philippe,

Certains pensent qu'il est simple de se relever de grandes tristesses, de faire le deuil.
Il suffirait d'en parler, de démontrer ses capacités de résilience. La résilience, c'est pas si simple. Cette traversée est beaucoup plus difficile à mettre en oeuvre et elle est loin d'être magique.
Et notre société tend à démontrer qu'il devient pathologique d'exprimer sa douleur, sa tristesse ou encore de se mettre à l'écart pour se reconstruire un peu. Penser enlever un peu de douleur à l'autre est presqu'une utopie. Faut-il rester discret, respecter le recueillement, ou exprimer une tristesse commune ?
Dire que nous aussi dans certaines situations, l'on a songé ou l'on s'est demandé comment continuer à avancer, sans plus n'y voir de sens.
Et que malgré les certitudes de ne pas pouvoir surmonter ces passages, de ne pas en avoir la force ou la volonté, un peu plus loin, la vie reprend plus intérieure ou autrement.
françoise et karell Semtob

Ellen

@ breizmabro | 02 février 2018 à 16:29
"Un procureur, défenseur de la société n'a pas plus de droit qu'un avocat défenseur d'un client."

Vous faites une erreur énorme. Un procureur de la République est un magistrat dépendant du ministère et de l'action publique siégeant au parquet dans les tribunaux de Grande Instance, alors qu'un avocat est un auxiliaire de justice représentant seulement son client.

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@Elusen | 02 février 2018 à 15:16

Tiens, revoilà le chien-chien qui aboie. Je ne vous ai pas sifflé alors retournez sagement dans votre niche.

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@ Giuseppe | 02 février 2018 à 13:28
"La lucidité se meurt au profit de la confiture emballée des médias, seuls quelques-uns résistent, mais pour combien de temps encore ?"

Avez-vous remarqué que depuis la conférence de presse de Mme la Procureur de la République donnée le 31 janvier et le 1er février, plus personne, depuis, ne parle de l'affaire Daval dans les médias ? Serait-ce le CSA qui aurait mis un peu d'ordre parmi les journalistes ?

agecanonix & k.verne

@ Wil | 29 janvier 2018 à 23:15

Pardonnez-moi j’étais passé à côté et vous m’avez fait penser à cette magnifique chanson de Jacques Brel

Non, Jef, t´es pas tout seul
Mais arrête de pleurer
Comme ça devant tout l’monde
Parce qu´une demi-vieille
Parce qu´une fausse blonde
T´a relaissé tomber
Non, Jef, t´es pas tout seul
Mais tu sais qu’tu m’fais honte
A sangloter comme ça
Bêtement devant tout l’monde
Parce qu´une trois quarts putain
T´a claqué dans les mains
Non, Jef, t´es pas tout seul
Mais tu fais honte à voir
Les gens se paient not’ tête
Foutons l’camp de c’trottoir
Viens, Jef, viens, viens, viens !
Viens, il me reste trois sous
On va aller s’les boire
Chez la mère Françoise
Viens, Jef, viens
Viens, il me reste trois sous
Et si c´est pas assez
Ben il m’restera l´ardoise
Puis on ira manger
Des moules et puis des frites
Des frites et puis des moules
Et du vin de Moselle
Et si t´es encore triste
On ira voir les filles
Chez la madame Andrée
Paraît qu’y en a d’nouvelles
On r’chantera comme avant
On s’ra bien tous les deux
Comme quand on était jeunes
Comme quand c´était le temps
Que j’avais d’l’argent
Non, Jef, t´es pas tout seul
Mais arrête tes grimaces
Soulève tes cent kilos
Fais bouger ta carcasse
Je sais qu’t’as le cœur gros
Mais il faut le soulever, Jef
Non Jef t´es pas tout seul
Mais arrête de sangloter
Arrête de te répandre
Arrête de répéter
Qu’t’es bon à t’ foutre à l’eau
Qu’t´es bon à te pendre
Non, Jef, t´es pas tout seul
Mais c´est plus un trottoir
Ça d’vient un cinéma
Où les gens viennent te voir
Viens, Jef, allez viens, viens !
Viens, il me reste ma guitare
Je l´allumerai pour toi
Et on s’ra Espagnols
Jef, viens, viens
Comme quand on était mômes
Même que j´aimais pas ça
T´imiteras l’rossignol
Jef,
Puis on s’trouvera un banc
On parlera d’l’Amérique
Où c´est qu´on va aller, tu sais
Quand on aura du fric
Jef, viens
Et si t´es encore triste
Ou rien qu’si t’en as l’air
J’te raconterai comment
Tu d’viendras Rockefeller
On s’ra bien tous les deux
On r’chantera comme avant
Comme quand on était beaux
Jef,
Comme quand c´était l’temps
D´avant qu´on soit poivrots
Allez viens Jef, viens
Ouais! Ouais, Jef, ouais, viens !

Mais si tu veux on peut causer, de tout et de rien, surtout de rien de toute cette merde qu’il faut supporter, allez Wil t’es pas tout seul.

Mary Preud'homme

@ Deluré, Jabiru et consorts

Il faut suivre avant d'intervenir dans un échange.
Le jour où Achille prendra l'initiative d'aller vous chercher sans que vous ne lui ayez rien demandé et vous présentera à certains blogueurs comme l'équivalent de Ma Dalton, une tueuse ou une "grand-mère" ridicule et pas très fine "qu'il connaîtrait de longue date" et comble de la fausseté, qu'il feint de ménager, on en reparlera.

Chacun ses goûts Messieurs, moi je publie sans pseudo et me montre toujours à visage découvert. Normal que les hypocrites ne m'aiment pas !

A bon entendeur salut !

Achille

@ Giuseppe | 02 février 2018 à 10:39
« Vous avez dû pratiquer l'escrime, on touche à fleurets mouchetés. Vous devez cacher une carrière de bretteur. »

Non hélas. Je ne vous cache pas que cela m’aurait plu de faire de l’escrime. C’est un sport qui allie adresse, rapidité, stratégie. Bref, très bon pour le corps et l’esprit.
Hélas c’est une discipline plutôt confidentielle en France et relativement coûteuse si l’on tient compte de l’achat de la combinaison, du masque et de l’épée. A défaut j’ai pratiqué le karaté pendant quelques années, mais je n’étais pas vraiment doué et n’ai pas réussi à dépasser le grade de ceinture verte…

@ Michel Deluré
@Jabiru

Je vous remercie pour votre amical soutien. Sachez que j’apprécie également vos commentaires tout en pondération et de bonne tenue.

genau

Bon, on a compris. Le présumé innocent, plutôt mal embarqué, a été traité de façon sereine et incisive par le parquet, un peu démâté par sa défense et emballé par la partie civile. Le schéma est correct, les dérapages verbaux sont le lot commun dans les affaires qui dérangent, surtout à notre époque où on a vu une meute hurlante, toutes catégories confondues, réclamer la tête de la police au nom du c.. de Théo. Quand la vérité a été démontrée, aucun capon n'a fait amende honorable, me semble-t-il. D'ailleurs, qu'importe, la police avait été salie, vilipendée, c'était l'essentiel.

Pour cette malheureuse jeune femme, hélas, c'est beaucoup plus compliqué.
Tout ce qu'on a dit sur l'humiliation, la différence de tempérament, même intime, la désolation de la stérilité, les réussites professionnelles comparées, génère à coup sûr des tensions qui se résolvent d'habitude par le divorce.
En revanche, la dissimulation de son acte, bien réel, par le mari, ayant emprunté le visage de la douleur jusqu'à abuser les parents de la victime, me paraît préoccupante car il faut là, soit une capacité extra-ordinaire de mensonge, soit un dédoublement de la personnalité, comme une schizophrénie que j'exploiterais si j'étais le défenseur et qui cadre assez bien avec le "travail" matériel pour monter le scenario : temps, manipulation, déshabillage, rhabillage, emballage, transport, confection du bûcher, dénotent un sang-froid, je n'ose pas dire glaçant, sans compter le spectacle public du désespoir.

Sur la victime, quoi qu'on puisse dire, lui reprocher aurait bien pu prospérer devant un TGI, mais pèsera peu face à la cour d'assises. On a vu Villeret dans un film sur le sujet, Michel Simon dans "La poison", la Cousine Bette, Folcoche, la Thénardier etc. et dans la vie de tous les jours on croise des pestes qu'on aimerait éliminer de son entourage. Dans les métiers du droit, on est quelquefois perplexe devant la rouerie de certaines femmes et, tout en percevant la confection du piège, être incapable de le démontrer car il manque la dimension intime, l'in imo pectore et cela va être le travail de la défense de s'y atteler, si quelque chose le laisse présumer, mais rien de moins sûr.

La presse ? Les médias ? Que voulez-vous, ces gens-là ont besoin de foin. M.Hallyday mort a été exploité à fond, jusqu'à la diminution progressive des manchettes, même par le curé de la Madeleine. Je me souviens d'un ami, décédé, et aussi nanti que célèbre dans son landerneau. A son enterrement, quelqu'un suggérait qu'on vînt chaque année se recueillir sur sa tombe et l'assemblée se trouva fort soulagée d'entendre un réaliste dire : "Bon c'est pas tout ça, il est une heure, et j'ai faim." Sincèrement, je ne sais plus où est enterré ce défunt.

Alors, cette affaire aura agioté un moment la surface de nos consciences, créant des vaguelettes où scintillent quelques chagrins, quelques désespoirs aussi. On les salue avec déférence.

Amour, mon bel amour, ma déchirure, je te porte dans moi comme un oiseau blessé et ceux-là sans savoir, nous regardent passer... Quel dommage qu'un aussi beau poète ait été aussi un homme auteur du Con d'Irène et de Vive le Guépéou. Mais enfin, tout le monde ne peut pas s'appeler Maurras.

Schiappa ? Ah oui, aucun intérêt.

Florence

En 2016, 123 femmes et 34 hommes sont morts victimes de leur conjoint.

http://www.lepoint.fr/societe/123-femmes-et-34-hommes-sont-morts-en-2016-victimes-de-leur-conjoint-01-09-2017-2153889_23.php

xc

@ jlm | 02 février 2018 à 10:53

https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=6C94F7A8F1D58F4D3E6D87D9282422AD.tplgfr39s_1?idArticle=LEGIARTI000024041189&cidTexte=LEGITEXT000006070719&dateTexte=20180202

Schiappa aurait mieux fait de s'en tenir au terme d'"homicide", cela gardait ouvertes toutes les possibilités, de l'accident à l'assassinat.

Valerie

Rédigé par Monsieur Noblejoué le 01 février 2018 à 19:52

Je vous ai lu attentivement et plussoie votre commentaire plein de tact du 02 février 2018 à 16:31.

Non, je ne developperai pas plus avant parce que je m'etais "devoilee", il y a des annees, au tout debut de l'existence du blog... pour etre rabrouee par le meme commentateur fayot snobinard qui meprise la douleur du Sieur Wil.
En effet, rien n'oblige a partager la tragedie d'autrui mais le minimum qui s'impose est le respect, voire le silence. Ce monsieur endeuille n'a pas de surcroit a etre accable !! CQFD

Si j'ai la rancune extremement tenace, je ne suis en aucun cas egocentrique et passe mon chemin la plupart du temps... sans me retourner !!

Quant au Sieur Wil, qu'il jette sa petoire dans le premier fleuve a proximite de chez lui... ainsi pas de traces !! Qu'il y vide les dives bouteilles par la meme occasion parce que la bibine n'arrange rien a l'affaire et ne fera qu'empirer son etat.

S'atteler a des taches manuelles physiquement eprouvantes est une facon plus judicieuse de narguer le chagrin.

Pour s'endormir le soir, preferer une position "propped up" (snobisme : je ne trouve pas l'expression correcte en francais) ; ce qui etait le choix d'endormissement de nos ancetres, mettre la tele ou radio en sourdine (evitez les "gueulards") afin d'entendre une voix humaine rassurante reglee sur de bonnes vibrations...

Je reprends ma lecture sur ce billet passionnant.

vamonos

Le secret de l'instruction est un vaste sujet. Je suis sidéré quand l'avocat du prévenu affirme qu'il a appris dans la presse des éléments de l'enquête qui n'ont pas encore été portés à sa connaissance par la voie légale.
De deux choses l'une, ou bien il ment, ou bien il dit la vérité. S'il ment, il est fort probable qu'il est lui-même l'auteur des fuites. S'il dit la vérité, cela signifie que les fuites ont été réalisées soit par les enquêteurs, soit par le personnel administratif du procureur.

Dans un cas comme dans l'autre, il s'agit d'une faute professionnelle. S'il devait être avéré que ces tuyaux avaient été transmis contre rémunération ou avantage en nature, alors il s'agirait de corruption de fonctionnaire, active ou passive.

En ces époques de grande détresse financière, j'estime que le Trésor public devrait faire diligenter une enquête en vue d'identifier les auteurs des fuites et des tuyaux. De bonnes amendes régulièrement infligées permettraient dans un premier temps de remplir un peu les caisses de l'Etat et dans un deuxième temps de faire cesser cette détestable habitude des publications de pièces administratives qui devraient rester secrètes jusqu'à l'ouverture du procès.

Mais il existe une autre option. Le secret de l'instruction serait un secret de polichinelle, la Justice laisserait faire, les victimes et les coupables seraient jetés en pâture à la plèbe. Alors, la morale ne serait plus qu'une chimère et ce pays sombrerait dans l'égout le plus profond.

Jabiru

@ Michel Deluré 02 février 2018

J'approuve vos propos concernant Achille que je lis toujours avec plaisir.

breizmabro

@ Claude Luçon 02 février 2018 à 11:47
"Là, breizmabro, vous confondez droits de l'homme et expertise"

Que viennent faire les droits de l'homme dans ce dossier ?

Quand l'avocat de J. Daval dit que l'épouse de celui-ci prenait un traitement d'aide à la fécondité ce n'est pas une violation du secret médical si c'est son client qui le lui a dit, client qui se trouve être le mari censé savoir que sa femme prenait ce traitement, et si J. Daval avait autorisé ses conseils à en faire état.

Noblejoué

@ Mary Preud'homme | 02 février 2018 à 13:

Mais si j'ai une distance, en humain prudent, ne jamais être sûr de rien... Vous, au contraire, vous êtes CERTAINE que Wil va très bien...
Je réagis au cas où.

Quant à SOS suicide, amitié et le reste, c'est très bien, mais ces centres d'écoute sont parfois pris d'assaut, ce n'est pas le malheur qui manque dans le monde.
De plus, Wil est ici depuis un certain temps, et à ce qu'il écrit, il a la réaction de demander l'attention des gens qu'il côtoie. Est-ce que ce genre d'attitude n'existe pas et n'a pas sa logique ? De même que prêter quelque attention aux gens qu'on connaît, fût-ce virtuellement.

Ici, soit on croit que je complote, soit on me prend pour la personne la plus naïve du monde.
Ni l'un ni l'autre, quelles critiques tordues ! Comme qui marche et ne comprend pas ceci ou cela, je pose quelques questions, dans le cas bien extraordinaire où ce serait moi qui saurais, il peut m'arriver d'indiquer le chemin, les débats ne sont certes pas interdits, ni l'admiration, ni la compassion, ni le mépris si on le cherche vraiment.

Franchement, je serais bien lâche, sous la double protection d'un écran et d'un pseudonyme, pour m'interdire d'être libre à cause des persifleurs, calomniateurs et autres joyeux compagnons !

Ce que vous me donnez envie de voir Robin des Bois avec Errol Flynn avec votre attitude !

Si Wil a fait une farce, qu'il le dise, j'applaudis son talent à deux mains ! Je préférerais le ridicule qu'on veut m'attribuer, me fendre d'une réponse dans ce cas, à la tristesse que certaines personnes soient mortes et que le survivant doive en vivre la perte.
Et j'espère qu'il en irait de même pour vous... Mieux vaut être la risée d'un blog plutôt que le malheur se soit abattu sur un commentateur, non ? Enfin, chacun sa morale, après tout.

Mais je suis d'accord que Wil pourrait trouver meilleur soutien, une seule personne lui répond, il crie, une autre s'excuse de ne pouvoir, un qui lui fait la morale type vous êtes injuste mais c'est normal et une réponse suffit, ce qui fait qu'il dépassera bientôt son quota, un qui me le confie en lui faisant la morale par rapport à madame Bilger, vous qui mettez sa parole et doute en vous fichant de moi.

Vous avez besoin que Wil soit un farceur et moi sans distance sinon que seriez-vous ? Quelqu'un qui se vante d'être suractif et toujours prêt à rendre service à son prochain mais infichue de montrer la moindre compassion à qui a peut-être perdu ses proches.
Qu'est-ce que ça vous coûte de lui répondre, ou du moins de ne pas le réfuter ?

Et même dans l’hypothèse où il mentirait, alors avec grand talent, ses propos sonnent juste, avez-vous songé que d'autres gens peuvent être en deuil mais silencieux et que d'encourager un endeuillé, vrai ou faux, peut les encourager eux aussi ?

Non, bien sûr... Il est tellement plus doux de ne rien faire puis de se moquer de qui ne partagerait pas votre infaillibilité.

breizmabro

@ Ellen 02 février 2018 à 12:41

Un procureur, défenseur de la société n'a pas plus de droit qu'un avocat défenseur d'un client.

"En substance, si chacun raconte ce qu'il veut, on finit par ne plus rien savoir"

Comme vous dites.

breizmabro

@ Mary Preud'homme 02 février 2018 à 13:32

Pour Noblejoué je suis d'accord avec vous, soit il n'a pas compris que votre note sur le "fouettage" consenti était un trait d'humour pour mettre un peu de légèreté sur des commentaires parfois poseurs, soit il prend tout au premier degré. Ce qui m'étonne un peu.

Dire, redire et re-re-dire : ce n'est qu'un blog, pas l'Académie des sciences...

Michel Deluré

@ Mary Preud'[email protected] 02/02 00:05
"...à trop vouloir donner votre avis sur tout et n'importe quoi, vous figurez sans aucun doute parmi les champions toutes catégories de ce blog."

La capacité intellectuelle d'Achille d'intervenir justement sur quasiment tous les billets de notre hôte en formulant qui plus est chaque fois des propos sensés, sur lesquels nous pouvons certes ne pas être systématiquement d'accord mais qui suscitent la réflexion et animent le débat me paraît louable et appréciable. D'autant que le dialogue avec lui reste empreint de courtoisie pour autant que l'on sache en faire preuve à son égard.

Ses commentaires présentent à mon sens tout autant d'intérêt que ceux émanant d'autres intervenants qui n'hésitent pas parfois à être totalement hors sujet, histoire de mettre leur grain de sel et de se rappeler au bon souvenir de tous.

Robert Marchenoir

Je ne sais pas si Jean-Marc Florand est un bon avocat, mais il n'a pas nettoyé son aquarium depuis six mois. Et il se présente devant la presse avec un ridicule gilet de jogger vieux rose, au lieu de mettre une cravate comme Philippe Bilger comme tout le monde. Ce qui est un peu fort de café pour le défenseur d'une joggeuse assassinée.

Cela étant, son gilet de retraité feignasse est assorti à son poisson rouge, c'est déjà ça.

Elusen

@ Ellen | 01 février 2018 à 23:14
« Mais pour ceux du public qui entendent les déclarations, les commentaires et propos sur toutes les chaînes dans l'affaire Alexia Daval... »

Entendre ?!
Non ! Il y a erreur très chère !
Vous voulez écouter et non entendre, c’est uniquement vous qui le recherchez, personne ne vous l’a imposé.
Votre voyeurisme et rien d’autre.
Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, alors continuez à écouter et à avoir un avis pour prononcer votre opinion. Chuuuuut... écoutez…

Marc GHINSBERG

@ Antoine Marquet

Oui je compare la position de Philippe Bilger magistrat honoraire à celle de Marlène Schiappa secrétaire d’Etat. L’un et l'autre, de mon point de vue, ont réagi beaucoup trop vite, sous le coup de l’émotion.
On peut traiter la seconde d’ignorante en matière de justice. Philippe Bilger ne peut invoquer cette excuse.

Patrice Charoulet

J'avais dit ici tout le bien que je pensais de votre dernier entretien avec Roselyne Bachelot. Je m'étonne que si peu de lecteurs aient voulu l'entendre.
Or, ce vendredi 2 février, à Sud Radio, après d'intéressantes réflexions sur plusieurs sujets, votre invitée était... Roselyne Bachelot. Conversation encore fort instructive, que j'invite chacun à écouter.

Je tiens à signaler deux choses très dignes d'être retenues. Elle dit ne plus comprendre la politique actuelle. Quand elle été députée pour la première fois, elle déclare qu'elle connaissait chaque électeur de son territoire. En revanche, elle affirme que certains députés du mouvement de M. Macron ont découvert leur circonscription... un quart d'heure après leur élection. Elle ajoute que son père lui avait dit de ne pas oublier qu'elle devait son élection à ses électeurs. Elle grava le nombre de ses électeurs sous le cadran de sa montre-bracelet.

Autre époque. Autres moeurs.

Mary Preud'homme

"Ici ce n'est ni l'Armée du salut ni SOS Amitié... parfois seulement le café du commerce."
Rédigé par : sbriglia @ Wil | 02 février 2018 à 07:31

Ce rappel ci-dessus emprunté à sbriglia.
En guise de réponse à Noblejoué qui hélas n'a aucune distance par rapport aux commentaires et auxquels il réagit, même s'ils ne lui sont pas adressés et vu leur teneur ne devraient pas être pris au sérieux. Auquel cas, soit l'on répond sur le mode humoristique, soit l'on s'abstient si la ficelle paraît trop grosse !

Giuseppe

Pendant que les médias nous amusent avec cette triste et malheureuse affaire on ferait mieux de se pencher sur le fond de cette dépêche.
Faire diversion, les médias, pour vendre, ne reculent devant rien.

AFP, publié le vendredi 02 février 2018 à 12h40

"L'enquête sur Lafarge, soupçonné d'avoir financé le groupe Etat islamique pour rester en Syrie, peut-elle impliquer la diplomatie française ? Un ex-responsable du cimentier affirme que l'ambassadeur de France "était au courant du racket", ce que dément le diplomate.
Dans cette affaire hors-norme, où pour la première fois de grands patrons français sont soupçonnés d'avoir financé le terrorisme, Lafarge est suspecté d'avoir versé entre 2011 et 2015 plus de 12 millions d'euros à des groupes armés en Syrie, dont l'Etat islamique (EI), pour continuer à faire tourner sa cimenterie de Jalabiya (nord) malgré la guerre."

J'ai plutôt envie de demander où est rangée la guillotine ? Il faut lire cette dépêche en entier, à vomir.
La disproportion de l'intérêt des médias pour des faits qui ne font pas la vie et la liberté des citoyens - triste information.
Ces médias ne valent pas mieux que tous ces magazines people et se posent en observateurs sérieux.
On régresse dans nos libertés, on recule dans l'information : assez de toujours les mêmes sur les chaînes qui commentent les mêmes petits feux avec leur même petite soupe ! Personne pour le leur dire, des experts de pacotille venir vendre leurs salades alors que les enjeux sont ailleurs.
La démocratie pour survivre aurait-elle tant besoin de ces chiromanciennes et autres prestidigitateurs de la pensée ? Pauvres de nous, l'arme du vote semble bien inutile surtout quand on l'utilise mal.
La lucidité se meurt au profit de la confiture emballée des médias, seuls quelques-uns résistent, mais pour combien de temps encore ?

Ellen

@ breizmabro | 02 février 2018 à 10:04
"Je ne vois pas pourquoi un/une procureur(e) aurait plus le droit d'utiliser les médias que la défense ou que les journalistes à qui sont distribuées des informations qui devraient rester secrètes, sous le contrôle du parquet !!"

Parce que le Procureur de la République est le premier à détenir les informations, avec les enquêteurs. Voici ce que dit la loi : ni le juge d'instruction ni les enquêteurs judiciaires ne sont autorisés à intervenir dans les médias pour commenter les affaires en cours et tenir une conférence de presse. Et si l'exception a été donnée au colonel de gendarmerie le 31 janvier, mais en présence de Mme la Procureur, c'était dit avec la plus grande réserve et rien de plus qui pouvait mettre en danger les deux parties dans cette affaire.

La seule à qui la loi permette de s'exprimer lors d'une conférence de presse est le/la Procureur de la République. Dans le cas de l'affaire Daval, c'est Mme Edwige Roux-Morizot en charge du dossier qui a pris la parole pour calmer les esprits médiatiques surchauffés avec recommandations données pour éviter de développer à tout-va sans connaître véritablement de l'affaire non encore élucidée et ajustée au fil d'autres investigations en cours et avant le procès.

En ce qui concerne les affaires de terrorisme islamiste, le droit à la parole revient au Procureur de la République, François Molins lors de ses conférences de presse lorsque ça s'impose pour informer les Français du déroulé de l'affaire une fois que tous les éléments à charge sont réunis.

C'est simple, non ?

PS. Plus il y a de cuisiniers dans la maison et moins il y a à manger. En substance, si chacun raconte ce qu'il veut, on finit par ne plus rien savoir.

Claude Luçon

@ breizmabro | 02 février 2018 à 10:04
"Deux poids, deux mesures ?"

Exact !
Il y a un poids lourd, le magistrat chargé d'appliquer la loi que sa fonction lui impose.
Et un poids léger, le journaliste à la recherche d'un scoop et de sa célébrité, ce que la loi ne l'oblige nullement à faire, mais ce qui le conduit à raconter n'importe quoi, quitte à soudoyer quelques gendarmes mal payés.
En défendant son client l'avocat aurait pu éviter de dire que la jeune femme prenait des médicaments. Lesquels ? Suggérant quoi ?
En plus du secret de l'instruction, il viole le secret médical !

Là, breizmabro, vous confondez droits de l'homme et expertise.
Nos journalistes et politiciens ont un talent particulier pour raconter tout et n'importe quoi, et pas seulement dans le domaine de la justice, qui justifie l'intervention de la procureure dans ce cas.
Souvenez-vous de Dominique Rizet et de l'Hyper Cacher, souvenez-vous de JV Placé et de la fracturation hydraulique ! Pourtant le premier pavane sur BFM et l'autre est sénateur.
Sans compter notre président et ses écarts envers vos compatriotes bretonnes.
Liberté de parole d'accord, mais pas pour raconter n'importe quoi !
Sauf ici pour nous bien sûr !
Souvenez-vous d'un de vos trois principes : ne pas se prendre au sérieux.

Antoine Marquet

@ Marc GHINSBERG | 01 février 2018 à 13:06

Vous me semblez de mauvaise foi !
Vous comparez une position prise par Ph.Bilger, magistrat honoraire, à celle d'une secrétaire d'Etat en fonction et qui fait flèche de tout bois en ce qui concerne "le combat des femmes" à la mode !

Tipaza

@ sbriglia | 02 février 2018 à 07:23
« Vous confondez avec les petites humiliations quotidiennes dont raffolent certaines à l'égard de leur compagnon »

Les petits ruisseaux font les grandes rivières qui par temps de crue explosent les barrages au propre et parfois au figuré.

Je ne lis pas la PQR (késaco ?), je ne suis ni féministe, ni hommiste, quant à l’engagement politique, il n’a rien à voir, Althusser était communiste, mais la femme en général ayant sur l’homme l’avantage d’avoir la langue bien pendue, il ne faut pas s’étonner que parfois l’homme ait le bras long.

Enfin tout ça pour dire que le respect mutuel est encore la meilleure façon de vivre ensemble, mais que je préfère de loin la tendresse après que l’amour se soit usé ou pas au quotidien.

Ceci dit quand j’ai vu les photos des protagonistes côte à côte, avant même de connaître le dénouement de l’affaire, ma réaction a été de dire qu’ils étaient mal assortis, ce qui n’excuse rien et justifie encore moins !

Ellen

@ René-Marc Laborde | 02 février 2018 à 03:01
"Je suis quelque peu sidéré à la vue de cette évolution de notre société où nous médiatisons tout et n’importe quoi."

Si les médias télévisuels français, à qui, sans conteste, on peut aussi reprocher d'être trop bavards à tort ou à raison, ne s'emparent pas des sujets en cours, ce sont alors les presses étrangères qui ouvrent les affaires en numérique mises à la disposition de tous avec les commentaires souvent loufoques que l'on connaît et qui sont loin de la réalité. Nous sommes dans la globalisation et la mondialisation où plus rien n'échappe à quiconque. Internet est un outil formidable, à condition de savoir s'en servir à bon escient et avec raison gardée.

Lucile

Depuis le début ou presque les enquêteurs avaient sans doute placé le mari tout en haut de la liste des suspects, le juge attendait d'avoir suffisament de preuves pour le mettre en examen. L'avocat devait y penser, on espère qu'il n'est pas naïf à ce point ; je ne le crois donc qu'à moitié quand il déclare avoir cru défendre un innocent. Mais je ne le lui reproche pas, défendre son client ne sera pas facile. Cependant, en commençant à déblatérer sur la victime qualifiée d'"écrasante", je ne suis pas certaine qu'il s'y soit bien pris, c'est choquant ; il est vrai que grâce aux media, on arrive à faire passer n'importe quoi, et il semble que dans l'argumentation, moins l'arrangement avec la vérité est subtil, plus il est flagrant, plus il s'impose, surtout s'il est proféré avec émotion ; et plus le doute est banni.

Ce dernier point ajoute encore à l'aspect désagréable de la déclaration de Marlène Schiappa, membre du gouvernement. Cette intervention révèle comment les autorités politiques sont tellement sûres de devoir nous dispenser leur pédagogie à tout bout de champ, qu'elles se croient naturellement autorisées dans le cas présent à enfreindre les principes de base de la séparation des pouvoirs. C'est une faute politique, peut-être bénigne, chacun en décidera, mais une faute.

Les féministes auto-proclamées utilisent, sans même s'en cacher, tout ce qui leur tombe sous la main dans le but de changer les lois au profit de leur croisade. Dommage que soient nommés au gouvernement des esprits aussi ouvertement partisans. Le mouvement En Marche proclamait pour se faire élire une sorte de réconciliation nationale passant par la fin du politique. Cette fusion risque d'aboutir en fait subrepticement à un tout-politique, le militantisme a simplement changé d'objet, et il triomphe quand il est au pouvoir.

Robert

@ breizmabro | 02 février 2018 à 10:04
"C'est tout de même un peu fort de café de voir venir à la télévision - après avoir informé toute la presse par mail qu'à l'heure de la soupe elle interviendrait en direct - la procureure de la République pour au final dire (je résume) "vous en faites trop, c'est notre pré carré, ne vous en mêlez pas" et défendre le secret de l'instruction qui n'a plus rien de secret depuis bien longtemps."

Madame le Procureur de la République me semble ici parfaitement dans son rôle et son droit de rappeler aux journalistes les risques pour l'enquête judiciaire dont elle a la maîtrise, risques liés à une interférence des "investigations journalistiques" à tort et à travers, notamment lorsqu'ils vont interroger prématurément des personnes susceptibles d'être des témoins que les responsables de l'enquête judiciaire n'ont pas encore entendus.
De fait, elle refuse par avance que cette enquête délicate et sensible ne tourne à celle trop bien connue, dite de "l'affaire Grégory", pour avoir été un fiasco monumental.

Outre à l'époque la faute du juge d'instruction de n'avoir pas entendu Murielle Bolle dans la foulée de sa garde à vue et de son audition par les gendarmes et donc de sa remise en liberté prématurée, les journalistes l'ont fait parler publiquement avant qu'elle ne soit entendue par le juge d'instruction et ont "entendu" tous les témoins potentiels, coupant l'herbe sous le pied des enquêteurs à qui la loi confie pourtant cette fonction...

Pensez-vous que la presse, toujours à l'affût du sensationnel, ait tiré la leçon de l'affaire Grégory alors que son action est toujours soumise à l'instantané et au scoop à diffuser sans délai aucun sur les chaînes radios et surtout télévisées en continu ? Un petit rappel vaccinal des règles déontologiques ne fait sans doute pas de mal !

Ellen

@ breizmabro | 02 février 2018 à 10:04

La conférence de presse du 31 janvier donnée par Mme Edwige Roux-Morizot, Procureur de la République de Besançon, était légitime et même urgente. Sa mise en garde très légitime s'adressait à tout le monde. Les médias télévisés en premier, les avocats, la presse écrite, ceux qui diffusent les fuites. La priorité absolue de préserver au mieux le secret de l'instruction était son principal motif pour expliquer ce qu'il ne faut pas faire et dire avant que toute cette affaire ne soit mise en lumière ; et avant et pendant le procès vu les stratagèmes contradictoires opérés par le présumé coupable depuis trois mois.

J'ai écouté sa conférence de presse. Cette Procureur de la République est très professionnelle et connaît très bien son métier. Félicitations, il fallait que ça soit dit. C'est plus clair, aujourd'hui, pour tout le monde.

jlm

La ministre a utilisé la désignation "assassinat" par erreur disent les spécialistes mais qui peut savoir à l'heure actuelle qu'il ne s'agit pas réellement d'un assassinat prémédité ?
Et si un assassinat est forcément prémédité, à quoi sert la désignation "commis avec préméditation" ? Chacun sait que la langue juridique est plutôt complexe pour les néophytes, ce n'est pas une raison pour laisser les analyses aux seuls spécialistes. Même avec une demi-erreur, la ministre Schiappa est dans son rôle.

Par contre elle a eu raison d'anticiper sur cette méthode utilisée systématiquement dans les crimes contre les femmes qui consiste à les salir pour amenuiser la faute du meurtrier. La famille de cette jeune femme a réagi à cela par la voix de sa tante peu après.

hameau dans les nuages

Drôle de famille quand même. Elle le traite d’impuissant, les altercations sont très fréquentes et violentes et elle ne se confie pas à sa mère ? Et personne d'un côté ou de l'autre ne subodorait qu'il y avait du tirage dans l'air ? Tout était parfait. Pas mal de gens mentent dans cette histoire ou ne disent pas tout.

Madame la Procureure a eu raison de recadrer sèchement tous ces viandards.

Giuseppe

@ Achille | 02 février 2018 à 02:05
"Le fait que vous soyez grand-mère, même avec un sale caractère, m’oblige à avoir à votre égard une certaine retenue. Mais n’en profitez pas trop."

Vous avez dû pratiquer l'escrime, on touche à fleurets mouchetés. Vous devez cacher une carrière de bretteur.

Ellen

Quand on revoit cette vidéo, comment ne pas avoir aujourd'hui de dégoût envers cet homme ?!

https://www.youtube.com/watch?v=LKI4IfviaNA

Pris dans le filet, J. Daval change son fusil d'épaule et tire à boulets rouges sur son épouse Alexia étranglée de ses propres mains. J'ai une peine immense pour la famille de la victime. Tous les parents à qui on a enlevé et tué leur enfant dans des circonstances si atroces ne se remettront jamais du chagrin et de la douleur qui les déchirent.

breizmabro

C'est tout de même un peu fort de café de voir venir à la télévision - après avoir informé toute la presse par mail qu'à l'heure de la soupe elle interviendrait en direct - la procureure de la République pour au final dire (je résume) "vous en faites trop, c'est notre pré carré, ne vous en mêlez pas" et défendre le secret de l'instruction qui n'a plus rien de secret depuis bien longtemps.

Je ne vois pas pourquoi un/une procureur(e) aurait plus le droit d'utiliser les médias que la défense ou que les journalistes à qui sont distribuées des informations qui devraient rester secrètes, sous le contrôle du parquet !!

Souvenons-nous, entre autres, des informations distribuées au compte-gouttes dans la presse concernant l'affaire de Sarkozy mis sur écoute pendant ses échanges téléphoniques avec son avocat ; ça m'étonnerait que les fuites soient venues de Me Herzog !

Deux poids, deux mesures ?

Les avocats de la défense, sans doute bousculés par la presse télévisuelle et autres, ont peut-être été un peu déboussolés, et leur maladroite intervention publique n'a d'égale que leur stupéfaction d'avoir appris en quelques heures, par la presse d'abord (secret de l'instruction ?), puis par leur client, que celui-ci si bien sous tous rapports était en réalité un criminel manipulateur.

La seule question que je me pose à ce propos est de savoir s'ils étaient mandatés par leur client pour dire ce qu'ils ont dit.

Noblejoué

@ Mary Preud'homme | 01 février 2018 à 21:26

Comment peut-on confondre le triste sort de ceux qui n'auraient jamais imaginé dans leur pire cauchemar recevoir de coups, et surtout de leur conjoint, et l'heureux état des masos ou soumis qui se sont trouvé leur dominant ?
Confondre des victimes et des exaucés.

C'est comme si on confondait des esclaves et des gens qui ont trouvé du travail, surtout dans un secteur ultra-compétitif et très privilégié.

Car contre ce qu'on pense souvent, il y a bien plus de candidats soumis que d'aspirants dominants, ce qui vaut mieux à tous égards, il faut nettement plus de qualités pour être dominant que soumis, un cerveau, entre autres.
Ne pas confondre les volontaires et des gens qui n'auraient rien demandé en est une des innombrables manifestations, à l'encontre de violeurs ou de bourreaux prétendant que d'une manière ou d'une autre, la victime l'a bien cherché.

A l'encontre aussi de certains qui vont sous prétexte qu'un homme est battu, y voir forcément un goût pour les coups... Mon dieu, il y a aussi des gens incapables de voir quand il s'agit de jeux, même si ça crève les yeux, et ceux qui, même en le voyant, cherchent quelque prétexte pour exercer une répression. Que de n'importe quoi en ces matières !

C'est moins fréquent, mais un homme peut être une victime... D'autre part, il y a des soumis et des masos hommes comme femmes, des dominants hommes et des dominants femmes, même si pas encore parité, mais que fait le gouvernement ?
Quelle blague irresponsable ! Ce milieu se débrouille très bien tout seul, merci pour lui.
D'autant plus que les dominés, après tout, c'est leur truc, n'ont qu'à subir, et que le devoir essentiel d'un dominant, homme ou femme, est de s'imposer. Sinon, il faut assumer la sécurité du dominé, comme avec son chien ou son cheval, s'il ne faut pas battre les animaux, qui, eux, n'ont jamais eu la vocation de recevoir des coups.

Ne pas confondre animal, humain victime et humain volontaire pour dressage. Pour la dignité de chacun, qui passe entre autres par le respect de son identité, il faut intégrer ces distinctions.

Pb-lowenstein

Selon moi, les avocats ne sont pas sortis de leur rôle et n'ont pas commis de faute, à l'inverse de la ministre qui a donné un point de vue dépassant largement ses fonctions en se permettant de porter un jugement. Je pense cependant qu'une règle absolue de silence devrait s'imposer, en dehors peut-être des éléments factuels de procédure (tel a été arrêté, en garde à vue, les motifs...) à donner à la presse.

Concernant les faits je ne les connais pas, je dirais simplement que dans toute affaire de meurtre, les assises examineront les circonstances précises, c'est la base, et, le cas échéant ils apprécieront les aspects psychologiques, les rapports entre le tueur et le tué, comme dans l'affaire Jacqueline Sauvage par exemple : si, le cas échéant, la victime a eu un comportement qui ait pu avoir un rôle (je pèse mes mots, un rôle, une implication n'est pas une excuse) dans ce drame, ils sera étudié, et pris en compte dans la sanction. En l'espèce, personne ne connaît la personnalité de la victime, dominatrice, violente ou pas... mais il est bien évident que les juges vont chercher à savoir et que tout le monde cherche à savoir dès maintenant, surtout la presse. Evoquer ces principes généraux du fonctionnement des assises n'a rien de choquant.

sbriglia

Achille et Carl Roque vous confondez les petites humiliations quotidiennes dont raffolent certaines à l'égard de leur compagnon et les violences délictuelles ou criminelles de ceux-ci.

Pour qui lit la PQR de plusieurs régions de France, il y a une Simone Weber tous les vingt ans et des coups ou des meurtres d'hommes sur leurs épouses ou maîtresses tous les jours...

Vos statistiques ne peuvent rien face à ces évidences...

Et je ne suis ni de gauche ni féministe, simple observateur non encarté.

René-Marc Laborde

Bonjour.

Je suis quelque peu sidéré à la vue de cette évolution de notre société où nous médiatisons tout et n’importe quoi.
En l’espèce, il est consternant de voir comment les médias, les politiques se comportent face à des événements dramatiques et les commentent. Il serait temps que nous fassions preuve de dignité et de respect pour les victimes de ces drames ainsi que pour leurs proches. Laissons agir la justice en toute impartialité et rigueur dont elle a toujours su faire preuve.

René-Marc Laborde
Nouméa.

Achille

@ Mary Preud'homme | 02 février 2018 à 00:05
« Parlez manifestement en connaisseur.
A propos d'éculisme, de suivisme béat et à trop vouloir donner votre avis sur tout et n'importe quoi, vous figurez sans aucun doute parmi les champions toutes catégories de ce blog. »

Je donne mon avis, en effet, sur pratiquement tous les billets. C’est un excellent exercice intellectuel, très bon pour les neurones, auquel j’aime m’adonner de préférence le matin après avoir écouté mes éditos préférés.
C’est d’ailleurs ce que font tous les familiers de ce blog. Certains sous leur vraie identité, d’autres sous pseudo et même certains avec un pseudo glissant qu’ils changent au gré de leur humeur. Après tout peu importe puisque dans un espace virtuel les personnes physiques importent peu vu que nous ne sommes pas amenés à nous retrouver dans la vraie vie et c’est très bien comme ça.
Il y a aussi les spécialistes du hors sujet qui donnent leur avis sur tout et n’importe quoi, d’autres qui nous racontent leurs malheurs alors qu’on ne leur a rien demandé. Pour eux ce blog est plus une sorte de thérapie qu’un espace de discussion. Une fois qu’on a compris leur mode opératoire on ne s’en formalise plus.

Je vous ferai juste remarquer que mon avis vaut bien le vôtre qui, soit dit en passant, ne se distingue pas vraiment en matière de finesse, d’humour et d’érudition des autres commentaires de ce blog.
Le fait que vous soyez grand-mère, même avec un sale caractère, m’oblige à avoir à votre égard une certaine retenue. Mais n’en profitez pas trop.

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