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16 mars 2018

Commentaires

Lucile

@ Tipaza | 17 mars 2018 à 14:46

C'est sûr, la phrase incriminée n'ajoutait rien à mon raisonnement ; ne pouvant m'étendre sur ce point, j'aurais dû le garder pour moi. Je vais tenter de la justifier avec un exemple :

Minorité contre majorité ; "homos" versus "hétéros".
Majorité contre minorité : "peuple" contre "élites". Les gouvernants sont beaucoup moins nombreux, mais le peuple, qui pourtant vote, est "opprimé" par ses élus.

En fait, les mouvements protestataires commencent tous de façon minoritaire, mais ils peuvent devenir peu à peu majoritaires en nombre, tout en continuant à se comporter comme des minorités, parce qu'ils ne sont pas unis, ne s'entendent pas entre eux, et à part l'ennemi commun, n'ont rien qui les rassemble (point déjà développé par Robert Marchenoir et auquel je souscris). Et peut-être aussi parce que ça les arrange de se présenter comme des minorités ; le populisme a besoin de cette représentation pour crier à l'injustice.

Je connais une américaine d'origine très très légèrement indienne, qui affirme régulièrement sans sourciller : "j'appartiens à trois minorités, je suis Native American, je suis vieille, je suis une femme". Elle n'appartient que de très loin à la minorité ethnique qu'elle évoque, première approximation. Elle n'est pas très vieille, et les vieux ne sont pas spécialement maltraités aux USA, deuxième approximation. Les femmes seraient-elles une minorité ? Non, mais ça passe comme une lettre à la poste. Pourquoi ? Parce que les minorités sont sacrées. Là ce n'est pas moi qui suis ésotérique, c'est elle, convenez-en.

Autre exemple : après l'élection présidentielle gagnée par Hollande et une écrasante majorité parlementaire socialiste, le PS continuait à se plaindre que la droite contestait la légitimité des socialistes, et à se représenter comme opprimé par les forces de droite, ce qui était hallucinant au regard de la réalité.

Dans la réalité chacun d'entre nous se trouve au point d'intersection d'une quantité de catégories différentes, minoritaires et majoritaires, et jamais dans une seule à la fois. Et selon la catégorie, on se retrouve opprimé (ouf) ou oppresseur (l'ignominie). Si la politique d'un pays, au lieu de s'adresser à des citoyens, s'engouffre dans ce genre de segmentation par catégories et de chantage à la victimisation, le pays devenu ingouvernable, n'a pas d'avenir, me semble-t-il, et ses citoyens sont mal partis. Je crains d'ailleurs que Macron, après avoir tablé sur la détestation de la gauche et de la droite par le peuple, ne continue à jouer les femmes contre les hommes, les jeunes contre les vieux, les fainéants contre les travailleurs...

Ce concept de populisme est en réalité complètement flou, ce qui est bien utile pour ceux qui s'en servent. Il faut se demander en revanche pourquoi les électeurs plébiscitent de plus en plus des mouvements dits populistes, ce que cela révèle, et vers quoi cela nous mène.

Noblejoué

@ Lucile
"C'est une sorte de revendication minoritaire étendue à la majorité quand il s'agit par exemple du peuple contre les élites."

Dû à quoi, imitation par la majorité de la revendication des minorités, ou société plus fragmentée où chacun ne peut se retrouver avec d'autres qu'en s'opposant à tous les autres, ou les deux, ça et/ou autre chose, et si oui, quoi ?

hameau dans les nuages

@ Elusen | 17 mars 2018 à 13:37

Vous allez nous manquer !
"Stand by me !"

breizmabro

@ Giuseppe 17 mars 2018 à 10:49
"Vous soulevez le capot de la voiture, ma puissance d'investigation magnétique devrait faire le reste"

"devrait" ? genre conditionnel ou futur ? ;)

Je ne veux pas faire dans le populisme mais je tiens à dire, ou à souligner (yen a qui "disent", d'autres qui "soulignent" (?)), que votre magnétisme a fonctionné puisque ma Rolls a démarré.

En même temps, comme dit l'autre qui dit tout et son contraire, ce week-end je vais à Ouessant, du coup pour la Rolls... :(

Adéo Giuseppe

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@ Tipaza 17 mars 2018 à 07:38
"Une seule solution, la création d'un mouvement populiste international, avec pour slogan : Xénophobes de tous les pays, unissez-vous contre les étrangers !

Moi qui vous pensais raisonnable, je découvre avec stupéfaction que pour vous être populiste c'est être xénophobe.

Pourtant si je cite le Larousse qui dit à propos de populisme : "idéologie politique de certains mouvements de libération nationale visant à libérer le peuple sans recourir à la lutte des classes", Mister Larousse (qui n'est pas une blonde) ne définit visiblement pas le populisme comme un mouvement xénophobe.

Expliquez-moi pourquoi, selon vous, le "popu" est xénophobe ? (en moins de dix paragraphes si possible ;))

Friedrich

@ Savonarole

Ah non, faire référence à Emmanuel Todd !! ça ne passe pas.
Qui plus est son bureau exposé, un foutoir bien à l'image que l'on se fait du personnage quand on a la malchance de le croiser et l'entendre nous sortir ses éternelles palinodies.
J'ajoute, avec son pote Piketty (les deux font Lapeyre)...
Dernier point : la-M209, toujours en parfait état ?

Tipaza

@ Lucile | 17 mars 2018 à 12:52
"Le populisme en politique... C'est une sorte de revendication minoritaire étendue à la majorité..."

Si je vous disais que je suis resté coi, en lisant cet aphorisme !
L'ésotérisme porté à ce niveau en politique !
Vraiment vous m'avez impressionné, et je suis difficilement impressionnable.

C'est beau, hyper beau !
Après vous avoir lu et grâce à vous, "ce soir je regarderai le ciel étoilé, et je le trouverai petit" (pcc: Salvador Dali).

C'est très gentiment que je vous "chambre", et "en même temps" je suis jaloux de ne pas avoir trouvé moi-même cette formule que je ne comprends pas, mais qu'importe, elle m'a fait réagir, et en politique c'est cela l'important !

olivier seutet

Le populisme d’en bas (suivant l’analyse de Tipaza) est la revanche de la démocratie sur des élites autoproclamées. L’autisme des journaleux et des apparatchiks gouvernementaux finit par irriter ceux qui les paient et les élisent. Et plus les discours des maîtres d’en haut se radicalisent en prétendant imposer des certitudes sociétales, comportementales, marquées du sceau de valeurs qu’ils prétendent non discutables, plus les peuples ne résistent plus à l’envie de leur botter le c... Ce que la démocratie est pénible pensent les Clinton, Renzi, et autres Cameron ; ce que les peuples sont vulgaires gémissent bobos déculturés et rurbains déracinés.

Savonarole

@ boureau | 17 mars 2018 à 13:32

Exact, sauf pour Le Point qui est à voile et à vapeur et qui n'a jamais su s'il était chasseur ou gibier.

Savonarole

Le populisme s'explique par la crétinisation des élites.

http://www.liberation.fr/debats/2017/09/06/emmanuel-todd-la-cretinisation-des-mieux-eduques-est-extraordinaire_1594601

Giuseppe

@ Robert Marchenoir | 16 mars 2018 à 18:59

Bob - je me permets - vous manquiez à ce blog où quelques poulets élevés au tout aliment et en batterie sévissent.


Elusen

Quelques grammes de finesse dans votre monde de brutes qui savent tout sur tout, tout en étant ignorantes.

https://www.youtube.com/watch?v=Q2wneBVssPc&t=26

boureau

@ Philippe Dubois 17 mars 2018 11:39
"Est populiste toute personne qui émet un désaccord..."

Vous avez tout bon !

On peut ajouter Ruth Elkrief, Aphatie, Bourdin, Laurent Neumann, Nathalie Lévy, Frédéric Aziza... etc. etc.

Et aussi les rédactions de France Inter, France Info, France Culture, France tutti quanti, Arte, BMFTV, France 2... etc. etc.

Et aussi les rédactions du Monde, de Télérama, de Libération, des Inrockuptibles, de Marianne, de L'Express, du Point, de La Croix... etc. etc.

Cordialement.

jean-christophe

@ semtob | 16 mars 2018 à 19:51

Si l'on retranche "Sarkozy reviens, c'est notre rêve le plus clair", votre texte sent déjà le printemps, le muguet, les pavés qui volent au-dessus des barrières. Ah, jeunesse pourquoi nous priverais-tu de cet espoir de revivre une France sans les pourris du PS et de LREM, une France libérée retrouvant ses frontières et débarrassée du poids des indésirables.

Lucile

Il y a dans l'expression "faire du populisme" l'idée de monter une catégorie de personnes contre une autre en excitant leur ressentiment, et en le justifiant. On suggère à une catégorie qu'elle est victimisée par une autre, en s'appuyant sur un fait ou un chiffre bien choisi, mais utilisé de façon le plus souvent caricaturale et surtout binaire. C'est toujours un groupe contre l'autre : femmes versus hommes, jeunes contre vieux ou vice versa, employés contre patrons, sans-grade contre élites, province contre Paris, de couleur contre blancs, homos contre hétéros. Avec sous-entendues des notions d'oppression et d'injustice. Le populisme en politique éveille non plus chez l'individu, mais de façon collective, un sentiment de rébellion et d'animosité militante de la part de gens se pensant justes et innocents, contre d'autres gens représentés comme des tyrans unis dans l'oppression. C'est une sorte de revendication minoritaire étendue à la majorité quand il s'agit par exemple du peuple contre les élites.

Le problème est que le populisme traite de catégories isolées artificiellement les unes contre les autres, car il réunit sous sa bannière des gens qui en réalité appartiennent toujours à la fois à toutes sortes de catégories : par exemple homme, chômeur, diplômé, banlieusard, Grand-Paris, handicapé, propriétaire. Comme le souligne Robert Marchenoir, il serait primordial dans chaque cas de savoir de quoi on parle exactement. Mais l'intérêt des gens qui exploitent les frustrations pour régner est justement de diviser, d'aveugler, et de court-circuiter la recherche de solutions civilisées en favorisant un climat de colère. La vérité, la paix et la justice sont écrabouillées dans le processus. Mais ce n'est pas le but.

Le populisme n'est pas une maladie honteuse, c'est une façon de faire de la politique qui me semble régressive, et prompte à susciter des comportements vengeurs, au mépris des règles si besoin est. Le populisme attise la guerre civile. L'intérêt serait d'étudier comment on en arrive là dans de vieilles démocraties qui devraient pourtant connaître la chanson. "Demos" veut dire "peuple", mais la "démocratie" est le gouvernement du peuple tout entier, non divisé en catégories, et exempt d'esprit de vengeance.

Giuseppe

Une nouvelle fois je vais l'écrire bien grassement, populiste progressiste ; où passe tout ce méchant argent que l'on nous ponctionne ?

Je persiste à croire qu'il est mal employé, dilapidé par une énarchie de comportement loin de l'efficacité, sauf pour servir on le voit bien nos parlementaires grassement assis le c.l dans la graisse.

Nos hôpitaux se meurent, il est sûr que la frugalité des élus ne suffirait pas à la perfusion, mais donner l'exemple, l'exemplarité donne des idées et quand la faim vous tenaille elle avive l'esprit.
C'était la réplique préférée de Jacques Chaban-Delmas à des journalistes qui le taquinaient sur son âge et sa forme, "faites comme moi, sortez d'un repas en ayant faim vous verrez à quatre-vingts ans vous serez en pleine forme !" - je rapporte ici le plus fidèlement possible.

https://actu.orange.fr/france/serie-noire-a-l-hopital-les-urgences-a-l-agonie-CNT00000108FbL.html

Mais que fait ce gouvernement qui devrait tailler dans le vif d'un millefeuille qui sclérose le moindre rouage de nos services régaliens, et l'on voudrait nous faire croire que nous avons le meilleur service de santé du monde. Le meilleur chirurgien ne fait pas le meilleur outil, pauvres de nous, pauvres énarques aux pauvres idées, mettons-les vite à la diète, souvent rois du pantouflage ils en ont définitivement perdu la notion de servir ce que faisait le résistant Jacques Chaban-Delmas à un âge très avancé.

duvent

@ Robert Marchenoir
"C'est pourquoi il est plus important que jamais de s'attacher à rechercher la vérité, de ne pas se laisser berner par les mots et d'éviter de hurler avec les loups."

En effet !

Philippe Dubois

Bonjour Monsieur Bilger

Proposition de définition

Est populiste toute personne qui émet un désaccord avec Christophe Barbier, Alain Duhamel, Roland Cayrol ou Patrick Cohen.

J'ai bon ?

Giuseppe

@ Achille | 16 mars 2018 à 20:01
@ breizmabro | 16 mars 2018 à 20:03

Achille, vous avez le chic pour réveiller de vieux souvenirs, il était venu faire une conférence, je venais d'avoir mon baccalauréat, je démarrais mon apprentissage de la vie...
http://data.bnf.fr/13519607/jean-claude_maso/
Je n'avais pas la bosse - ni le talent sans doute de la recherche - mais nous l'avions écouté de nos grandes oreilles.

breizmabro, je vais vous étonner, vous soulevez le capot de la voiture, ma puissance d'investigation magnétique devrait faire le reste... votre moteur devrait être guéri.

Bon, là j'arrête une digression qui ne me rajeunit pas mais tant pis.

caroff

@ Savonarole 21h11
"Et Mayotte ?
Une histoire à se rouler par terre, voilà des noirs qui ne supportent plus d'autres noirs, et qui réclament des frontières, l'extraterritorialité de la maternité et l'abrogation du droit du sol, alors qu'hier ils étaient nés sous les mêmes palmiers."

Itou pour la Guyane !!
La maternité de Saint-Laurent-du-Maroni c'est 1812 naissances en 2017 pour une population (recensée...) de 50 000 habitants !

Xavier NEBOUT

@ Tipaza

Les généraux bleus avaient pris soin de se faire confirmer par écrit les ordres de massacrer en Vendée.
Et ils les avaient reçus.

Le génocide vendéen n'est donc pas le fait de militaires, mais bien des politiques, dont Macron est un digne héritier via Clemenceau et Frères.

hameau dans les nuages

@ Savonarole | 16 mars 2018 à 21:11

Voilà c'est tout à fait ça ! Je me suis fait la même remarque ! Leur mauvaise foi va glisser sur ce paradoxe comme l'eau sur les plumes du canard. Mais je m'aperçois que la rouille commence à attaquer chez certains la machine à laver le cerveau.

Chronique dans une campagne perdue dans un pays fini :

http://ogeu.mon.village.over-blog.com/2018/03/le-marchand-de-sable-n-a-plus-de-sable.html

finch

Le populisme ne représente pas d'ailleurs que des comportements collectifs. Il imprègne, il irrigue malheureusement un certain nombre de réactions individuelles qui par exemple dénoncent avec grossièreté et accablent sans allure. Les polémiques liées à Bertrand Cantat ont fait surgir notamment - je pense en particulier à Instagram où Olivier Marchal s'est montré avec sa fille en publiant un texte d'une démagogie vulgaire, populiste - des points de vue, des oppositions et des crachats au propre et au figuré parfaitement indécents.

J'aime bien pondérer mes propos, mais là, franchement Philippe Bilger, vous écrivez n'importe quoi. Vous voyez une conséquence du populisme là où il n'y a qu'expression individuelle des valeurs familiales fondamentales (le populisme, en politique, c'est raconter sous n'importe quel prétexte des billevesées pourvu qu'elles plaisent, afin de ramasser un maximum de bulletins de vote en crachant au passage sur le système : quel est le rapport avec la saine réaction d'Olivier Marchal ?). Vous voyez derrière un langage cru une vulgarité d'essence "populiste", alors que vous êtes incapable de déceler la beauté de pensée du père de famille qui imagine l'horreur qui pourrait toucher son sang.

Olivier Marchal est un ancien flic, devenu grand cinéaste. S'il pose avec sa fille, c'est qu'il a assimilé la souffrance des parents de la victime massacrée à coups de poing par une 'horreur inhumaine' qui a maintenant le culot de ramener sa fraise (désolé pour l'argot…) par le biais de son activité de chanteur. C'est une insulte à l'immense majorité des Français qui n'en peuvent plus de voir sa bobine en peinture (encore une expression crue…) et qui haïssent par-dessus tout ce qu'il représente. Si Bertrand Cantat avait deux doigts de dignité, il se cacherait dans un terrier et n'en sortirait plus. Pour le plus grand bien de tous. Le droit à la réinsertion pleine et entière pour 'cette chose' relève du risible extrême. C'était le message qu'avait voulu transmettre Olivier Marchal—avec pondération ne vous en déplaise…—et qu'à l'évidence vous n'avez pas compris. Il réclamait simplement qu'on n'entende plus parler régulièrement, à grands coups de trompes et de cornes de brume, du symbole abject des violences faites aux femmes.

Vous aviez d'ailleurs écrit un billet défendant Bertrand Cantat et réclamant son droit au pardon. Vous êtes ici dans la droite ligne en prenant à partie injustement Olivier Marchal. Vous vous attachez aux détails (la parole ordurière…) sans voir la noblesse qui se cache derrière : le rejet de l'indicible et de tout ce qui est susceptible de réveiller l'insupportable mémoire qui fait mal.

Tipaza

@ Robert Marchenoir | 16 mars 2018 à 18:59
"Il est normal que les populistes ne s'entendent pas entre eux : il ne sont même pas d'accord avec eux-mêmes."

Une seule solution, la création d'un mouvement populiste international, avec pour slogan :
"Xénophobes de tous pays, unissez-vous contre les étrangers !"

Giuseppe

Orange avec AFP, publié le vendredi 16 mars 2018 à 12h47

Notre hôte a déclenché un véritable tsunami, dire ce qui suit aurait été populiste il y a peu - ici cela me va -, et pourtant toutes ces cachotteries bien enfouies, bien recouvertes, sont révélées, votre billet en aurait-il été la cause ou un simple fait du hasard ? Mystère et boule de gomme !

Selon France Inter, la baisse de cette allocation devrait permettre de réaliser une économie de 400 000 euros.

"Allocation assez peu connue : les députés bénéficient d'une allocation pouvant atteindre 18 255 euros pour leurs frais d'obsèques. Un montant également attribué en cas de décès de l'époux ou des enfants.
Les députés pouvaient en bénéficier même après avoir quitté leur siège, indique France Inter vendredi 16 mars."

Le rempart de ce mot populisme servi à toutes les sauces était bien pratique, il perd de sa force car ce qui était l'exception devient banalité.
J'espère que tous ces parlementaires vont passer à la toise, leur nombre superfétatoire et leurs émoluments grassement pourvus d'avantages satellites ont développé chez les électeurs un sentiment puissant de rejet et de frustration inégalitaire, à qui la faute ?

Pendant que nous pouvions être ponctionnés de 1,85% de CSG de plus - on nous a bassiné avec 1,70%... brut -, durant notre dernière tranche de vie étriquée pour beaucoup, les députés avaient un coup d'avance ils pensaient aux avantages qu'ils pouvaient tirer de leur mort... C'est dire le cynisme de ces élus et la considération qu'ils avaient depuis des décennies pour nous roturiers de la société.
Oui je me sens dans le populisme progressiste... Tiens, celui-ci je ne le connaissais pas.

J'ai parfois cité Cynthia Fleury qui relevait que nos chers députés - très chers - pour un mandat effectué, bénéficiaient d'une retraite équivalente à celle d'un salarié qui avait cotisé quarante années.
Elle était sans aucun doute lucide avant l'heure, populiste pour ceux qui passaient à la caisse.

Elusen

@ Tipaza | 16 mars 2018 à 15:20
« Dans mon pays on laisse les chibanis tranquilles… »

Ce qui est faux ! Dans votre pays, les vieux on les mange !

Mais vous n’en restez pas moins celui qui s’est présenté à tous comme un mal-pensant, un imbécile.

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@ caroff | 16 mars 2018 à 14:35
« Par curiosité, quelle est votre langue maternelle ? »

Je n’ai aucun complexe d’Œdipe à résoudre, je ne suis pas comme vous ou Emmanuel Macron, je n’ai pas besoin d’épouser ma mère, encore moins de jouer avec sa langue.

Robert

@ breizmabro | 16 mars 2018 à 15:54
"Le populisme est LE mot magique médiatique pour ne pas employer le mot "populaire" un peu vulgaire, un peu trop hugolien, afin de coller au mur (médiatique des cons) le peuple qui ne pense pas comme l'intelligentsia politique."

Petit complément : depuis de nombreuses années, nos médias n'utilisent plus le mot "populaire" dans l'acception que vous évoquez.
L'on entend à présent l'expression "quartiers populaires" pour désigner les quartiers ou banlieues principalement ou majoritairement habités par des immigrés. C'est le nouveau prolétariat cher aux marxistes, mais ce mot est à présent connoté et notre belle démocratie "libérale" ne saurait compter parmi ses rangs des "prolétaires". Il devrait bien en exister en Russie, mais pas chez nous !!

Par voie de conséquence, le "petit peuple" de France ne saurait plus bénéficier du qualificatif "populaire" ! CQFD... Le peuple de la France périphérique est donc rejeté dans sa périphérie et ne saurait être l'objet d'une quelconque attention. Les petits retraités en savent quelque chose avec la nouvelle taxation de la CSG appliquée aux revenus des foyers et non sur chacune des pensions de retraite avec un effet de seuil radical que Monsieur Macron s'est bien évité d'expliquer à la retraitée qui l'a apostrophé. Il était plus facile de la renvoyer dans ses buts avec une explication sur le principe des retraites par répartition...

Savonarole

@ Samsara de 18:45
"Monsieur le magistrat honoraire, toujours rien sur l'affaire Tariq Ramadan ?

Et Mayotte ?

Une histoire à se rouler par terre, voilà des noirs qui ne supportent plus d'autres noirs, et qui réclament des frontières, l'extraterritorialité de la maternité et l'abrogation du droit du sol, alors qu'hier ils étaient nés sous les mêmes palmiers.

D'après l'excellent Hervouët de LCI, il paraît qu'on y entend localement des propos qui font le bonheur des Le Pen.

Bob Denard doit bien s'amuser, là où il est...

On pourrait y tourner une suite du film " La vie est un long fleuve tranquille".

PS : le gouvernement devrait envoyer là-bas notre contributeur Tomas pour leur expliquer que "c'est inéluctable", avec pour tout bagage ses livres d'Hervé Le Bras.

Giuseppe

@ Hope | 16 mars 2018 à 17:28

Me voilà rassuré !

J'avais donc dressé deux colonnes, notre hôte ayant rajouté un point d'interrogation à sa phrase.
J'ai modélisé le tout, j'ai créé un algorithme spécifique, bref je vous dirai au bout du compte si j'en suis sorti.

Honteux, pas honteux ? Il fallait bien tout cela, équations et tutti quanti, à lire les définitions des uns et des autres, ma tête était toute bousculée, d'où ma transhumance vers les mathématiques.
Pour être franc et n'étant pas tout à fait rassuré, vous m'avez apporté un soulagement, @Hope | 16 mars 2018 à 17:28, qui m'a fait me détendre et mon voisin de me dire "té petit, tu vois ce Hope il est plein de bon sens !", ça ne s'invente pas...

Michelle D-LEROY

Le mot "populiste" a été détourné de sa définition originale qui était le soutien aux couches populaires, ainsi que le décrivent fort bien plusieurs intervenants de ce blog. Actuellement, il est clairement employé comme un anathème, un mépris envers ceux du peuple qui seraient vulgaires, grossiers, incultes et véhiculeraient des idées de rejet de l'autre, de xénophobie voire de racisme. De petits bourgeois conservateurs et des ploucs repliés sur eux-mêmes.
Toute personne qui évoque les sujets interdits se retrouve donc dans le camp des populistes.

Inversement, nous avons les élites avec leur cour et leurs suiveurs qui pensent bien, cultivées, distinguées, humanistes, libérales et tournées vers le modernisme et le multiculturalisme.
Deux mondes que tout semble opposer.

Pourtant ce n'est pas aussi simple, car on ne trouve pas les bons contre les méchants, les cultivés contre les ignares, les clivages sont bien plus perméables, bien plus subtils.
D'autant que le camp desdits populistes augmente un peu partout en Europe non pas parce qu'il y a de plus en plus d'Européens égoïstes, mais parce que de plus en plus ils sont amenés à se poser des questions sur le devenir de la civilisation, sur l'avenir de leur travail, de leur famille, ne voulant pas reléguer 2000 ans de leur histoire aux oubliettes.

Furieux d'avoir été relégués, voire oubliés, ils révèlent des attentes insatisfaites et des frustrations considérables et ruent dans les brancards démocratiques pour manifester haut et fort qu'ils existent.

Oubliés, oui mais surtout méprisés par une intelligentsia hautaine qui de surcroît joue les humanistes avec leur argent. Car il est facile de prélever toujours plus d'impôts et de taxes et de redistribuer ensuite pour se montrer généreux. Oubliés et méprisés jusque dans leur traditions, leurs savoir-faire au profit de nations émergentes. Il semble donc bien naturel que ces populistes se posent de sérieuses questions.

Aujourd'hui, le ministre de l'Intérieur allemand a dit : "Non. L'islam n'appartient pas à l'Allemagne. L'Allemagne est marquée par le christianisme. Le dimanche chômé, les jours fériés chrétiens et les rituels comme Pâques, la Pentecôte ou Noël en font partie", a lâché au quotidien Bild Horst Seehofer, patron de la très conservatrice CSU, alliée bavaroise de la CDU d'Angela Merkel. S'il estime que les musulmans vivant dans le pays y ont "évidemment" leur place, ceux-ci ne doivent pas vivre "à côté ou contre" les Allemands, précise-t-il."

Est-il populiste ou tout simplement réaliste ?

Il faut bien avouer que la vieille Europe est perturbée par les bouleversements sociétaux de la famille à la religion, par un féminisme exacerbé, le tout aggravé par Internet et les réseaux sociaux. Il me semble bien naturel de se poser des questions au coeur de cette mondialisation. Ainsi ce sont ceux qui suivent sans se poser de questions qui apparaissent au contraire bien peu réfléchis.

Ensuite je pense que nos belles âmes mélangent volontairement et à souhait, pour mieux se démarquer, "populistes" et extrémistes. C'est très dommageable car cela interdit tout débat. Un débat ? Mais pourquoi un débat, puisque nos politiques ont raison, raison sur tout. Un débat ne peut exister que si on reconnaît la pensée de l'autre comme acceptable. Or toute pensée qui n'est pas la leur est condamnable par avance et donc populiste. Même le simple fait d'être pessimiste par rapport à une situation devient suspect, suspect d'être réac, populiste, décliniste ou pire d'avoir des idées nauséabondes selon le terme consacré.

Est-ce que Cassandre était populiste ou tout simplement visionnaire ?

Et tout cela s'amplifie avec l'arrivée de jeunes loups en politique qui voudraient forcer le peuple à aller dans une direction où il ne veut pas aller. Election après élection, nous pouvons le constater une vraie fracture s'installe. Emmanuel Macron pense qu'il viendra à bout de ce problème : un optimisme qui n'a d'égal que la prétention.

breizmabro

@ Giuseppe 16 mars 2018 à 16:15
"..explosion en deux temps et trois mouvements.."

...quelque part ça fait peur :D

Bon j'ai compris la mécanique... nique... nique, mais alors pourquoi ma voiture ne veut pas démarrer après explosion ?! :(

abardaevezh mat Giuseppe ;)

Achille

@ Hope | 16 mars 2018 à 17:28

Il faut savoir que pour être bien vu de Patrice Charoulet, il faut déposer son commentaire sous son vrai nom, ce qui lui permet d’aller fureter sur Internet pour connaître votre pedigree, si toutefois vous en avez un. Ce qui semble être le cas pour Julien WEINZAEPFLEN.

Pour peu que vous vous disiez élève d’un professeur agrégé plus ou moins connu (ici Yves Baudelle) vous passez alors parmi les personnes respectables de ce blog.

Mitsahne

Je ne m’étonne plus des outrances de la gauche. Elle a remis à la mode ce vieux mot de populisme (bien qu’on ne le trouve pas dans le Littré qui, en revanche, admet populo) pour pouvoir mieux mépriser ceux qui, venant du peuple, ne pensent pas forcément à gauche, ne tiennent pas leurs conciliabules à Saint-Germain-des-Prés ou dans les troquets branchés du XIe arrondissement, mais aspirent quand même à plus de justice sans avoir lu Libé (ou Le Populaire !) et son pontifiant directeur.
Eh oui, être traité de populiste est devenu plus méprisant que fasciste ou hitlérien qui sont usés à force d’être galvaudés à propos de n’importe quoi, comme raconter une blague juive par exemple, sauf si elle est dite par un rabbin.

Dans le même ordre d’idées, je suis frappé par les injonctions beuglées par cette même presse de gauche d’avoir à jurer, cracher de ne jamais oser envisager (même en songe) le moindre accord avec le Front National, ne serait-ce que sur la modeste concession que la neige est blanche. Une personnalité de droite s’avance et prend des initiatives, elle est aussitôt mise en demeure de renoncer à Satan, à ses pompes et à ses œuvres, sous peine de blasphème, sacrilège et de bannissement éternel. Ce à quoi d’ailleurs se plient très volontiers quelques coqs majeurs et certaines dindes causeuses qui s’ébrouent bruyamment avec ces seuls trois mots NOS VALEURS REPUBLICAINES. Après avoir payé les deniers de la soumission (en arabe : islam) rassurante, ces dames distinguées peuvent aller présider leurs confortables sinécures socialo-politiques avec la conscience apaisée et cette légère paralysie cervicale qui les empêche de tourner la tête vers la droite par crainte d’être accusées… de populisme et de trahir leur serment. Comble de luminosité, une super-dinde déclare qu’elle préférera toujours perdre plutôt que de se compromettre à parler avec le FN. Les mots vont bientôt manquer dans la langue française pour qualifier une telle ânerie. Super-dinde va devenir célèbre pour sa contribution à l’enrichissement du merdisier public. Quand on appartient à la droite la plus bête du monde, il faut déjà une bonne dose de résignation pour survivre, mais là, elle va mériter une édition « spéciale carnaval » avec dédicace du Sapeur Camember qui va la transporter dans un état virginal inédit... Allo, le 22 à Charenton ? L’ultime étape sera-t-elle un match de catch dans la boue contre une invitée-surprise ? Je vous laisse deviner les candidates…

semtob

Cher Philippe,

Vous demandez de revisiter le terme de populisme et de savoir si cela serait pathologique de se dire populiste.
Cela revient à interroger l'intérêt de l'élite et l'intérêt du peuple.
Lorsque le peuple ne trouve plus d'intérêt dans les propositions de ses élites, ne trouve plus de sens et que ces propositions ne sont plus que manipulation et instrumentalisation, il existe une perte de confiance et l'installation progressive d'une confusion.

Le peuple a des demandes : la sécurité, l'emploi, l'éducation, la justice, les possibilités de soins, le débat, la paix, la liberté, un environnement sain.
L'intérêt de l'élite est d'assurer son pouvoir, de rendre le peuple docile, dépendant, ignorant.

Le passage en force qui est proposé sans arrêt depuis Hollande est une méconnaissance des valeurs républicaines qui fragilise notre Cinquième République.
Le système des ordonnances répétées est une marque de populisme, de rejet de débat, d'étouffement des représentants élus.

Le courage de Macron serait de dissoudre l'Assemblée nationale pour connaître la haine réelle des Français contre son programme.
Il a été élu contre le populisme et par l'absence de choix et il a oublié qu'il n'a aucune légitimité à diriger le pays.
Quand on n'a aucune légitimité réelle, on s'écrase, on cherche des compromis.
Macron n'a rien compris des problèmes des Français et c'est lui qui est devenu le problème.
Il serait temps que Gérard Larcher prenne les manettes et que l'artiste freluquet du Touquet retourne à ses opérettes, ses saynètes du jeudi, écrive d'autres romans érotiques pour puceaux.
En diabolisant la gauche et la droite, il a cassé l'alternance vitale et nécessaire à la vie de toute démocratie.

Qu'il reparte avec son programme bidon Macron, ses idées populistes et sa détestation des anciens, des expérimentés, des gens de terrain.
Un seul exemple : en affaiblissant le pouvoir d'achat des retraités, il empire le problème de la dépendance du quatrième âge.

Macron est foutu les anciens sont dans la rue
Macron est foutu les cheminots sont dans la rue
Macron est foutu les lycéens sont dans la rue
Macron est foutu les chercheurs sont dans la rue
Macron est foutu les soignants sont dans la rue
Macron est foutu les banlieues sont dans la rue
Macron est foutu les policiers sont dans la rue
Macron est foutu les magistrats sont dans la rue
Macron est foutu les élus sont dans la rue
Macron est foutu les ruraux sont dans la rue
Qui l'eut cru, Macron est foutu, son programme ne marche plus.

Il nous faut garder la SNCF, Air France et les savoirs français.
Il nous faut garder nos terres noires agricoles, nos gares rurales, nos postes, nos hôpitaux de proximité, nos écoles, nos boulangers, nos cafés et nos mairies. Vouloir recentraliser, c'est oublier le vieillissement de la population et la nécessité d'offrir des services de proximité pour tous.
Un programme de sabotage, de destruction, d'instabilité, de bétonnage c'est la marque Macron et cela ressemble au programme de la précarité pour tous.
Un président qui méprise les anciens n'est plus un président.
Sarkozy reviens, c'est notre rêve le plus clair.
françoise et karell Semtob

Marcel P.

@ La mésange

C'était quand, la fin de la République romaine ? La fin de la période dite républicaine par l'historiographie ? Parce que pour les Romains, il y a toujours eu une res publica. Et elle n'a jamais été une démocratie. En tout cas pas au sens grec du terme - et comme le terme est grec, hum.

Ce serait si commode s'il existait un mal absolu, un grand complot de livraison de l'Europe, etc. Il me semble que la réalité est plus une petite somme de médiocrités désorganisées.

@ Elusen
"Le populisme en science politique a plus à voir avec des personnes qui jouent sur l'émotion, l’émotivité et non la raison.
Le populisme en science politique, c'est la téléréalité face à Arte !"

Impayable !
Parce qu'Arte, c'est la raison ? Un documentaire par an pour nous alerter sur le grave phénomène de quelques dizaines de pécores néo-nazies organisant des concerts de mauvaise musique dans des coins paumés, tandis que tous les juifs de Seine-Saint-Denis sont obligés de quitter le département pour fuir l'antisémitisme quotidien, c'est la marque de la raison face à l'émotion ?

Robert Marchenoir

Peut-être en effet le populisme en fait-il trop. Le problème, cependant, est surtout qu'il ne sait pas ce qu'il fait. Car ce terme recouvre des conceptions politiques parfaitement contradictoires.

Je n'en veux pour preuve que le fait que la Russie soutient, en Europe comme aux Etats-Unis, des mouvements dits populistes qui sont pourtant de bords opposés. Moscou finance à la fois l'extrême droite et l'extrême gauche. Il soutient même des mouvements néo-nazis, alors que l'un des axes de sa propagande (évidemment mensongère) est la légitimité internationale que lui conférerait son propre anti-nazisme.

La motivation du Kremlin pour ce faire est claire : il s'agit de semer la subversion et de dresser les Occidentaux les uns contre les autres, afin de les affaiblir.

Indépendamment des objectifs de la kleptocratie mafieuse et fasciste de Russie, ce mariage de la carpe et du lapin doit nous faire réfléchir sur la nature réelle, et diverse, de ce qui se cache sous le terme de populisme.

Il est normal que les populistes ne s'entendent pas entre eux : il ne sont même pas d'accord avec eux-mêmes. Ils ne savent même pas ce qu'ils veulent. Il suffit de constater les virages de bord du Front national en France, ou les incessants changements de dirigeants et de ligne politique réalisés par Trump aux Etats-Unis.

Il n'y a là nulle condescendance de ma part. Il est normal que ces gens ne sachent pas où ils vont, puisque le monde est en train de changer de façon profonde, que nous sommes au milieu de ce bouleversement et que, donc, nous le comprenons mal. Personne n'est sûr de rien.

C'est pourquoi il est plus important que jamais de s'attacher à rechercher la vérité, de ne pas se laisser berner par les mots et d'éviter de hurler avec les loups.

Des étiquettes comme politiquement correct, fake news, Système, libéralisme, élites ou oligarchie sont couramment employées pour désigner des réalités complètement différentes. Beaucoup trop de gens imaginent se révolter à l'unisson, alors que leur inclinations sont à l'opposé les unes des autres. Il faut prendre garde à ce que l'ivresse de la protestation ne masque pas des intérêts et des philosophies divergents.

La dernière chose à faire est d'être "tous ensemble, tous ensemble, ouais ! ouais !", comme braient les ânes de gauche dans les manifs.

Tipaza

La montée du populisme doit être lue à la lumière du comportement des gouvernants et en particulier de celui de Macron.

Celui-ci se flatte d'avoir un gouvernement composé pour une grande partie de membres issus de la société civile, dont l'expertise est peut-être à la hauteur des objectifs, mais dont l'expérience politique est faible ou nulle.

Un gouvernement d'experts est idéal pour résoudre des problèmes techniques, mais la vie et la gouvernance d'un pays ne se limitent pas à des problèmes techniques rationnels et qui ont des solutions techniques.
Il y a aussi et surtout les problèmes politiques, qui sont les besoins, les aspirations, les rêves des citoyens qui relèvent de l'irrationnel.

Or actuellement il n'y a aucune réponse de la part des gouvernants à cette demande.
Je reviens sur le mini-dialogue entre la retraitée et Macron, non pas pour ce qui a été dit, mais pour le non-dit.
La retraitée posait son problème présent de la CSG, et Macron a embrayé sur le présent, et les règles passées qui ne peuvent être maintenues.
C'est le langage classique des économistes, très forts pour expliquer le passé et parfois le présent à partir du passé, mais qui s'aventurent très prudemment sur l'avenir qu'ils ne contrôlent pas, et pour cause l'économie relève de l'humain qui est imprévisible quoi qu'en disent les statisticiens.

Macron n'a pas parlé ou argumenté sérieusement en idéalisant un futur, il est resté sur le passé et le présent, c'est une erreur politique, et d'ailleurs la dame a conclu en disant "on a été pompé quand même".

Chaque fois qu'il a été spontané dans son langage, Macron a toujours tenu un langage d'économiste : les gens de rien, les Bretonnes illettrées (bonjour breizmabro), les gens du nord alcooliques.
Il ne s'intéresse qu'à ceux qui peuvent être utiles économiquement.

N'importe quel dictateur sait qu'il faut faire rêver le peuple pour susciter l'adhésion et durer, et c'est ce rêve qu'on appelle populisme.

Quels rêves nous propose Macron, aucun.
Pas un rêve de grandeur, la France ne serait qu'un élément d'une éventuelle fédération européenne, quant à l'économie, le seul respect des règles et diktats de Bruxelles est plutôt un cauchemar qu'un rêve.

Chaque fois que Macron se propose d'agir, il explique qu'il doit le faire en concertation avec l'Allemagne, nous n'avons donc plus de liberté d'initiative, en plus d'être contraints par Bruxelles.

Il réussira peut-être à remettre l'économie française sur pied, je ne suis pas sûr qu'il pourra durer politiquement, je dirais même qu'il échouera.

L'Histoire montre que les peuples se soumettent quand la situation paraît désespérée, mais que dès que la situation s'améliore, ils ont besoin de respirer du rêve et se révoltent, ce qui n'améliore pas nécessairement leur situation, mais c'est un autre sujet.

Samsara

Monsieur le magistrat honoraire, toujours rien sur l'affaire Tariq Ramadan ?

boureau

Inutile d'en ajouter, cher P. Bilger, excellent billet.

Reste à définir ce que nous entendons - en 2018 et dans notre pays - par la notion "d'extrême droite" employée à longueur de médias ?

"L'excellent Dominique Reynié" !

Excellent, excellent ? Pas toujours ! Comme son copain Calvi ! Il s'est longtemps avancé masqué ! Cela diminue le poids de ses affirmations et prises de position.

Cordialement.

Hope

@ Patrice Charoulet

Oui, peccadille naturellement, c'est la raison pour laquelle j'ai écrit un :-)
De toute façon, tout comme Giuseppe, je n'ai pas tout compris, loin de là d'ailleurs.

PS : permettez-moi une suggestion, vous devriez vous détendre un peu...

Tipaza

@ Julien WEINZAEPFLEN | 16 mars 2018 à 06:21
"Le populisme conservateur est une chouannerie et une chiennerie qui vient de loin."

Voilà que nous avons à présent sur le blog un avatar de François-Joseph Westermann, général alsacien resté célèbre pour ses atrocités en Vendée, massacrant hommes, femmes et enfants.

Je finirai par croire à la réincarnation, l'hydre à mille têtes des ennemis de la liberté est toujours présente.
Pour ce qui est de Westermann il a eu la fin qu'il méritait, la justice immanente en quelque sorte sous la forme de guillotine.

Marc GHINSBERG

Un point commun à tous les populismes : opposer le « peuple » aux élites. Ce qui m’amuse c’est qu’en France, ce sont souvent les mêmes qui fustigent l’Education nationale au motif qu’elle pratiquerait l’égalitarisme...

Mary Preud'homme

Il existe un populisme de droite comme de gauche. A chacun d'en tirer conclusions ou enseignements selon ses convictions.
De même qu'il existe un bon et un mauvais cholestérol. Sans vouloir préjuger de l'ordre des citations...
Au final Dieu qui est ailleurs (et de toute éternité au-dessus des partis) reconnaîtra les siens !

Giuseppe

@ breizmabro | 16 mars 2018 à 13:42
@ Achille | 16 mars 2018 à 11:54

J'en étais à prendre mon noisette de l'après-midi et puis vous m'avez sorti de ma torpeur.

Dans le fond soit je vous explique le moteur à explosion en deux temps et trois mouvements... Quatre temps quand même - je ferai l'effort -, donc admission, compression, explosion/détente, échappement et c'est fini.
Soit je vous le fais en commençant par l'allumage des moteurs à explosion par bobine d'induction en 272 pages par A. Boury et A. -M Touvy édition 1934 et la suite jusqu'à nos jours.

C'est vous qui voyez... Je reconnais que la "représentation mathématique des phénomènes lors de la fermeture du circuit primaire" peut paraître un tantinet indigeste, mais on peut y arriver et poursuivre bien entendu par les applications liées à la mise en place du béton.

Allez comme dirait un des intervenants, lo siento mucho por la disturbia que causé.

------------------------------

@ Ahmed Berkani | 16 mars 2018 à 01:44

Voilà qui est clair.

Mary Preud'homme

@ breizmabro | 16 mars 2018 à 13:42

Une idée par paragraphe, comment faire quand les idées se bousculent, voire s'enchevêtrent ? Exit la création, la fantaisie, les fulgurances, l'humour, restitués sans artifices...

Et pourquoi pas une charte graphique pointilleuse et rigide (à 1mm près) comme dans l'administration ; s'obliger à respecter des normes convenues pondues par des technocrates poussiéreux, sous peine de voir un texte, au demeurant de bonne tenue sinon excellent, mis de côté pour crime de lèse-présentation et atteinte aux bonnes normes.
Au secours !

breizmabro

Le populisme est LE mot magique médiatique pour ne pas employer le mot "populaire" un peu vulgaire, un peu trop hugolien, afin de coller au mur (médiatique des cons) le peuple qui ne pense pas comme l'intelligentsia politique.

En réalité tous les hommes/femmes politiques ont, depuis longtemps, caressé le poil du populisme pour devenir populaire dans le but de se faire élire.

Ecoutez Macron durant sa campagne, y compris la création du mouvement appelé "En Marche" (ses initiales incluses), si ce n'est pas du populisme, qu'est-ce ?

François Unger

Combien de décennies avant que les données factuelles du communisme selon Lénine et Staline soit acceptées en tant que telles par les médias européens, en lieu et place des torrents idéologiques qui les confortaient dans leur rôle autoproclamé de sauveurs de la démocratie ?
Même question pour le maoïsme. Même question pour les tyrans post-coloniaux.

L'ostracisme médiatique à l'égard des expressions populistes en Europe répond de façon symétrique au même mal : le déni de la réalité au profit de l'idéologie de quelques intellectuels dont l'idéologie est solidaire des pires atrocités.
Le déni des réalités nous emmène dans le mur. Et les populistes ne devront pas en être considérés comme les responsables.

duvent

M. Bilger,

Votre titre est une question, à laquelle je crois pouvoir répondre :
- maladie, je ne pense pas
- honteuse, si c'est une maladie et seulement si, celle-ci serait horriblement honteuse...

Par contre ce qui est à peu près certain, c'est que cette maladie possiblement honteuse est transportée non pas par les rats comme c'est le cas pour la peste, mais par des individus âpres au gain, fous de pouvoir, et ayant un manque de probité pathologique.

Ce diagnostic est établi par moi qui ne connais de la médecine que les bienfaits de la sauge et autres simples...

Tipaza

@ Elusen | 16 mars 2018 à 13:04

Tiens donc, vous ne vous étiez jamais adressé à moi, voilà que ça vous prend à 13:04 en attendant que le thé à la menthe refroidisse pour le boire.
Je bois le mien l'après-midi.

Vous lire m'amuse parfois, vous êtes un blogueur besogneux cherchant dans des livres, qui vous sont des grimoires parce qu'ils vous dépassent, des réponses à tous, sur tout et n'importe quoi.

Vous me donnez l'impression d'être un chibani qui s'ennuie et à qui on a confié la mission de venir sur le blog pour avoir la paix.

Dans mon pays on laisse les chibanis tranquilles, alors je ne polémiquerai pas avec vous.

caroff

@ Elusen 13h04
"Dès lors vous vous poseriez comme étant le contraire : un mal-pensant. Vous n’arrivez même pas à voir qu’employer ce syntagme, c’est vous que cela injurie et non ceux à qui vous l’opposez."

Par curiosité, quelle est votre langue maternelle ?
Remarquez, j'ai ma petite idée...

caroff

"Le populisme n'est plus seulement le nom dont la gauche affublait le peuple dès lors que celui-ci pensait et votait mal : en faveur de la droite et de l'extrême droite.
Il est aussi l'expression d'un peuple désespéré de n'avoir pas été entendu et qui en fait trop par compensation."

Il me semble, en écoutant et en lisant les journalistes et commentateurs de tout poil que le "peuple" (sans doute bac moins 5) ne comprend pas qu'il est impératif d'aimer une Europe qui ne protège personne en attisant les concurrences entre Etats-membres (libre circulation...), qu'il ne voit pas l'intérêt d'héberger à grands frais des populations peu à même de s'intégrer, qu'il ne saisit pas toutes les subtilités du passage à l'euro, qu'il est écoeuré par l'accumulation de taxes et de punitions en tout genre (pas fumer, pas boire, pas rouler vite, pas boire de sodas)....
Bref le "peuple" a compris qu'il était congédié puisqu'il n'était ni intelligent ni cultivé.

La conséquence est qu'il ne se déplace plus pour voter : taux d'abstention aux législatives 2017 en France : 56,83%
En revanche, en Italie l'expression populaire semble moins vilipendée puisque le taux d'abstention aux législatives de mars 2018 n'est que de 27% !!

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