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04 mars 2018

Commentaires

Achille

@ Zonzon | 05 mars 2018 à 09:26
"Vous me conseillez d’aller du côté d’un certain « Hanouna ». C’est gentil à vous de me donner cette adresse. Mais il y a un hic, je ne connais pas cette bonne personne."

Comment ça, vous nous dites que vous fréquentez les réseaux sociaux où vous vous faites régulièrement virer à cause de vos mauvaises manières et vous ne connaissez pas Hanouna ? J’ai du mal à vous croire. Cet animateur est connu comme le loup blanc sur la « toile » vu qu’il ne se passe pas une semaine sans qu’un clash ne se produise dans son émission TPMP (sur C8). Moi-même qui ne vais jamais regarder son émission à cause de l’humour lourdingue qui y règne, j’en ai entendu parler.

Ceci étant vous avez votre humour, j’ai le mien et on ne peut pas plaire à tout le monde. Une chose est sûre, ici vous ne serez jamais viré. Philippe Bilger et sa modératrice Pascale sont d’une grande tolérance, y compris avec les commentateurs qui profèrent des insultes à son égard, ce que vous avez dû remarquer au passage.
Bienvenue au club !

Exilé

Qu'il y ait un "parti médiatique" dépassant et transcendant les frontières apparemment clivantes est une évidence.

Mais ces frontières ont été tellement bien dépassées que désormais le territoire médiatique est investi uniquement par le gauchisme, à part quelques faire-valoir invertébrés supposés représenter la « droite » afin de laisser planer une vague illusion de pluralisme.

Mais qui a réellement pris conscience en France qu'il s'agissait là de l'aboutissement du plan échafaudé par le trotskiste Lambert qui, après l'échec de la révolution impulsive et violente de mai 1968, a joué la carte du pragmatisme masqué et patient ayant consisté à cibler seulement deux domaines-clés pour parvenir à subvertir la société française afin d'en prendre le contrôle, à savoir la justice et la presse (ou les médias au sens large) ?

La méthode employée a été l'entrisme, consistant à infiltrer le corps à détruire ou à subvertir par des agents révolutionnaires qui ne se dévoileront pas forcément tout de suite, tant qu'ils n'auront pas fait de nouveaux adeptes.
Rappelons par exemple que le trotskiste Jospin n'a fait son coming out que tardivement, ce qui ne l'a pas empêché d'être nommé au Conseil constitutionnel pour y poursuivre tranquillement sa petite besogne de détricotage de la société...

En ce qui concerne la Justice, nous sommes plusieurs sur ce blog, à commencer par Philippe Bilger, à savoir quoi penser des exploits d'un certain syndicat issu des théories lambertistes qui s'acharne, généralement au mépris de la justice, à inverser tous les repères ayant permis à la société française de vivre normalement,.

Il en va de même pour les médias, où les infiltrés instillent leur poison mortifère parfois à l'insu des destinataires lecteurs ou spectateurs, qui, manquant d'esprit critique ou bien faisant preuve d'une trop grande naïveté, finissent par gober n'importe quoi au point parfois de penser et d'agir selon le contraire de leurs propres principes.

En ce sens, la presse, qui à l'origine était supposée faire figure de contre-pouvoir, s'est effectivement transformée non seulement en « parti médiatique » mais encore en véritable organe de pouvoir parallèle (penser au « Système »), agissant de façon arbitraire et autocratique, en échappant à tout contrôle démocratique.

Nous pavons nous-mêmes par notre bêtise et par notre inaction la voie qui mène à la dictature.

fugace

@ Tipaza | 04 mars 2018 à 11:35

J'ai cliqué sur le lien.
Je me serais cru dans un cimetière, tellement le mot "Famille" apparaît en nombre.


trois bouses

@ Zonzon | 05 mars 2018 à 09:26

Non, Achille n’est pas « un garçon de bain » mais « un fils de… ».

D’autre part, on ne dit pas « une brutalité propre aux organes de presse » mais « une bestialité reconnue aux orgasmes de la presse ».

Au fait vous avez changé de pseudo et de style, celui-ci est très bien et doit combler madame Pascale Bilger.

Noblejoué

@ Catherine JACOB | 05 mars 2018 à 11:17

Quitte à parler sexe, vous n'auriez pas plutôt des choses à enseigner sur ce que pensent, pratiquent, ont pensé, pratiqué, et les représentations, et les histoires, des Chinois et Japonais sur la question ?

Avec votre classe habituelle, bien sûr.

Elusen

@ Lucile | 05 mars 2018 à 11:22
« Ce mouvement d'ensemble est apparenté à la gauche intellectuelle, une certaine gauche, plutôt centriste et qui rallie des fractions de la droite. »

« Il pousse dans le sens du multiculturalisme […] »

N’importe quoi !
Gauche centriste qui rallie des fractions de la droite ?!
Humaniste nazi qui rallie des fractions de l’universalisme !

Multiculturaliste, c’est ce qu’est la France !
Basques, Corses, Germanophones, Flamands, Bretons, Polynésiens, Kanaks, Maoris, Mahorais, Antillais, Catalans, Occitans, Alukus, Marquise, Francs, Vikings, Wallisiens, Futuniens, Berbères, Maghrébins, Sahraouis (si ! Ceux qui ont voulu rester Français après la cession de l’Algérie)...
Les Amérindiens d’Amazonie française :
- Kali’na
- Wayana
- Wayãpi
- Teko
- Palikur
- Lokono

Etc.

La femme blanche qui ne voit que son nombril.
Même pas savoir ce qu’est son pays, quand même !
Etes-vous au courant que la France fait plus de 12 millions de km2 ?
Etes-vous informée que la France a plus de 26 frontières avec 36 pays différents ?
Savez-vous qu'il n'y a pas de langue officielle en France ?
Savez-vous qu'il y a au moins 143 langues en France ?
https://atlas.limsi.fr/

Catherine JACOB

@ Zonzon | 05 mars 2018 à 09:[email protected] Achille | 04 mars 2018 à 21:39
« Achille : « Ceci étant l’humour de garçon de bain, ce n’est pas vraiment le genre de la maison.
Faudrait plutôt aller sur le blog à Hanouna. »
- Zonzon « J’apprends de votre plume qu’il y a constamment un garçon de bain à l’enseigne de Justice au singulier ».

C’est-à-dire ?
Au Japon, c’est à l’entrée des SENTŌ (銭湯) de SEN (銭 : monnaie) et TŌ (湯 : eau chaude), que les employés des bains publics perçoivent à la caisse les droits d’entrée sponsorisés, qui plus est, par les pouvoirs publics !
Un curieux garçon de bain :

Lucile

Il me semble que là encore on tourne autour du pot. La presse et les media ne font qu'apporter leur soutien à une doctrine politique en vigueur dans les pays européens et en Amérique du Nord, et à laquelle participent aussi les universités (qui dans l'Amérique du Nord et en GB dépendent de capitaux privés) - même en France, d'ailleurs où c'est par exemple Sciences Po qui forme nombre de journalistes, ministres, essayistes et conseillers politiques. Ce mouvement d'ensemble est apparenté à la gauche intellectuelle, une certaine gauche, plutôt centriste et qui rallie des fractions de la droite.

Il pousse dans le sens du multiculturalisme, à grand renforts de pédagogie en lieu et place de débat démocratique. Ouvrir ce débat larvé expose au soupçon : tout dissident encourt le reproche global de xénophobie, antichambre certifiée du nazisme. Les débats de société qui ont à peu près droit de cité ne sont, me semble-t-il que secondaires, mais y reviennent le plus souvent. Il est remarquable, soit dit en passant, que seuls les Occidentaux soient incités de manière si pressante à s'ouvrir à des cultures exotiques, alors que les cultures exotiques n'ont pas l'obligation morale de réformer leur vision par exemple de la place de la religion dans la loi ou des droits des femmes dans la société. Contradiction qui devrait être gênante pour les tenants de ce mouvement d'idées, mais qu'ils résolvent par une pédagogie de la parole : certaines vérités n'ont pas le droit d'être posées ou montrées, mais certains mensonges ont la liberté de proliférer. À Malmö en Suède, officiellement et dans les media, c'est à cause de mouvements d'extrême droite et uniquement à cause d'eux, que les Juifs commencent à s'en aller. Il faut apprendre à lire entre les lignes, voilà tout.

Tous les enjeux, combats et soubresauts politiques tourneront de plus en plus autour de la question, et je m'attends pour ma part à des durcissements spectaculaires de l'opinion.

https://www.youtube.com/watch?v=jMUduwZdrDs

Catherine JACOB

@ Zonzon | 04 mars 2018 à 18:51
"« Zimbabwe. Les préservatifs importés de Chine sont trop petits, estime le ministre de la Santé »
La mondialisation heureuse n’est pas pour demain !"

Donc, Sida, surpopulation etc. Tout s’explique si je comprends bien.
Mon beau-frère et ses potes n’étaient donc pas des gros beaufs lorsque ils s’inquiétaient de savoir si les Asiatiques étaient pourvus de petites b..es. C’est officiel au Zimbabwe…

Zonzon

@ Achille

Franchement je croyais amicalement vous fournir une saillie qui allait vous permettre de briller une fois de plus devant vos camarades du petit matin, café-crème et croissants chauds.
Je suis déçu.

J’apprends de votre plume qu’il y a constamment un garçon de bain à l’enseigne de « Justice au singulier ». Je suis d’un naturel modeste. Je me contenterai de cet office espérant ne pas avoir, par ma venue, dépossédé de sa place un honnête ancillaire.
Je suis inquiet.

Je sais maintenant, grâce à vous, qu’il y a un « esprit de la maison ». C’est mieux de le savoir tout de suite. Laissez-moi le temps. Je ne demande qu’à apprendre. Soyez assuré que je m’y conformerai au plus tôt. Comme je l’ai déclaré en arrivant « chez vous », j’arrive d’un lieu d’où je me suis fait virer à cause de mes mauvaises manières. Chat échaudé craint l’eau froide comme disait ma grand-mère. C’est fatigant de « migrer » avec tout son barda. Je ne souhaite pas « remigrer » de sitôt.
Je suis méfiant.

Vous me conseillez d’aller du côté d’un certain « Hanouna ». C’est gentil à vous de me donner cette adresse. Mais il y a un hic, je ne connais pas cette bonne personne. J’ai immédiatement fait le tour de mes relations : il est inconnu au bataillon comme on dit chez les militaires. Peut-être est-ce quelqu’un que vous côtoyez parfois dans un bistrot ?
Déjà, par le passé on m’avait conseillé, pour se gausser, des adresses bidon : « Timsit », « Dany boon », « Debouz », « Nagi ». Je suis venu, je suis repartu !
J’ai peur que vous n’ayez pas meilleur goût que mes orienteurs précédents.
Je suis craintif.

J’en viens maintenant à « l’objet du délit » ce qui ne déplaira pas à notre hôte. Mise à part l’adresse – double – il est constitué par deux parties.
D’abord une citation, brute de décoffrage, donnée hier dimanche dans les brèves du jour. Elle a, je vous l’accorde, un intérêt mineur, et n’intéresse véritablement que les spécialistes du commerce international qui voient journellement des bévues de ce tonneau. Passons !
La seconde partie est plus attrayante puisque c’est proprement une « méditation » sur l’hétérogénéité des êtres humains, qualité à l’origine de la richesse de l’humanité diverse et néanmoins solidaire. Cette hétérogénéité, au demeurant exclusivement masculine, qui peut amuser les imbéciles j’en conviens, montrée dans une brutalité propre aux organes de presse, ne doit pas nous faire oublier – c’était l’objet de ma remarque – qu’il sera toujours chimérique de vouloir faire vivre tous les humains dans le même sac.
Je suis serein.

Nous attendons maintenant la réaction de Jabiru, votre camarade de comptoir.
Je vous souhaite une bonne journée.

Achille

Quand j’écoute J-L Mélenchon, j’ai l’impression d’entendre Erdogan qui a su faire le ménage dans la « presse insoumise » une fois arrivé au pouvoir.

Hé toi là ! Tu-ne-parles-pas-comme-un-journaliste !

Je l’imagine bien instaurer un ministère de l’Information avec à sa tête Rokhaya Diallo. Que du bonheur !

Savonarole

@ bernard | 04 mars 2018 à 23:08

Je vois que vous relisez les bons auteurs, merci...
Yves Calvi communiste ? Non, certainement pas, mais il s'échappe parfois de tout bon citoyen une formule qui renvoie à une culture héritée, enfouie dans le bulbe rachidien, comme le "je ne peux pas vous laisser dire ça !", ou le célébrissime "vous faites le jeu du Front National !" alors qu'on évoque tout simplement la météo dans le golfe de Gascogne.
On ne sort pas indemne de ces scories quand on est né entre 1950 et 1970. Génération catastrophique.
Je me suis soigné comme j'ai pu.

Elusen

Oh ben ça alors, une des rares fois où vous dites quelque chose d’intelligent !

Le problème des médias, c’est effectivement qu’ils ne donnent plus d’information, mais des opinions, et vous en savez quelque chose.
http://www.cnews.fr/magazines/lheure-des-pros/lheure-des-pros-1er-debat-du-28022018-185842

C’est que comme toute profession, ils s’auto-alimentent eux-mêmes.
Ils ne vivent qu’entre eux, comme tous les groupes sociaux.
C’est un monde fermé et celui qui arrive à mettre la main dessus accède à un pouvoir immense.

Les médias français sont à l’image de la société française, ils sont oligarchiques.
Ils sont donc contrôlables, mais ils le nient.
Comme tout salarié, ils doivent une loyauté à leurs employeurs, donc ils se taisent.

bernard

@ Savonarole | 04 mars 2018 à 21:36

Je ne sais pas pourquoi mais le "en somme" que vous citez m'a fait penser à Calvi. J'ai tapé "les tics langagiers d'Yves Calvi" et je tombe sur ce que vous disiez déjà, en 2013, sur ce blog.

"Vous êtes en train de me dire" (Yves Calvi quand il comprend trop bien ce qui vient d'être dit). Rédigé par : Savonarole | 03 août 2013 à 10:49
Dans Bilger De quelques tics chics.

Mais oui même le " meilleur" d'entre eux reformule les réponses. Pour qu'elles lui conviennent mieux ? Pour que nous, en bas, nous comprenions mieux !

Tomas

"Parti médiatique"... on rentre en pleine complotologie, d'après mes informations il enverrait même un représentant à chaque conférence du groupe Bilderberg !

Le problème vient plutôt de la paupérisation accélérée de la presse provoquée par les apparitions de la télé par satellite et d'Internet, et la multiplication des médias qui les ont accompagnées. Le nombre de cerveaux disponibles et les budgets des annonceurs n'ayant pas suivi cette évolution, une concurrence féroce s'est installée, donc une des conséquences est l'appauvrissement des contenus. Le Monde d'il y a trente ans, c'était autre chose !

En plus, allez savoir pourquoi, il y a toujours pléthore de candidats pour exercer le métier de journaliste. Un véritable prolétariat de l'information s'est créé, qui est prêt à toutes les compromissions pour vive dignement, ce qui mon Dieu peut se concevoir, tout le monde n'ayant pas l'étoffe d'un Gandhi.

Cette crise de la presse ne doit cependant pas amener nos politiciens et les esprits éclairés à condamner sans nuance une presse qui demeure chez nous pluraliste, quoi qu'on dise. Si Ouest France et Le Monde ont plus de lecteurs que Valeurs actuelles, c'est parce qu'ils plaisent davantage au lectorat, point final !

Achille

@ Zonzon | 04 mars 2018 à 18:51

Ce qui est curieux sur ce blog, c'est que lorsqu’un farfelu disparaît, il y en a toujours un autre pour prendre sa place.
Ceci étant l’humour de garçon de bain, ce n’est pas vraiment le genre de la maison.
Faudrait plutôt aller sur le blog à Hanouna.

Savonarole

@ bernard | 04 mars 2018 à 15:53

Sans le savoir cette journaliste reproduit la méthode des interrogatoires de la Stasi ou du KGB. Le dissident tchèque Karel Bartosek le décrit fort bien dans son livre "Les aveux des archives".
Le principe est l'amalgame, la citation tronquée, pour en venir à la fameuse conclusion "en somme vous dites ceci". Et plus on s'embrouille à vouloir s'expliquer pour rétablir la vérité plus on se retourne sur le gril et cela recommence, "en somme vous confirmez cela"...
Il y a tout un chapitre sur le "en somme"...

boureau

"Le temps de la révérence par principe et de l'impunité par crainte est révolu".

Voilà une phrase qui résume parfaitement la situation cher Philippe Bilger et que beaucoup de Français feront leur.

Le Parti médiatique est une réalité. Il dépasse les clivages traditionnels. Il repose sur deux piliers : la finance et son support de journalistes incultes, moutonniers et conformistes ; et le monde journalistique et intellectuel dit "de gauche", qui est devenu, au fil des années, l'idiot utile de la finance.

Trois grands organes de presse écrite - tenus par des financiers - Le Figaro, Le Monde et Ouest France ont fait élire E. Macron. Le cas d'Ouest France est exemplaire : pendant des semaines avant l'élection présidentielle, les 2 500 000 personnes de son audience journalière des plus de quinze ans ont parfaitement compris que pour le bien de la France et des Français, il fallait voter Macron. On connaît la suite et les scores inouïs réalisés par Macron dans le grand ouest : merci Ouest France. Depuis son élection c'est encore plus flagrant : c'est Saint Michel terrassant le dragon.

Pour les chaînes TV d'information, c'est encore plus clair, toutes ont œuvré et œuvrent pour Macron et, in fine, pour la finance internationale. Mais avec une médiocrité : j'ai écouté il y a quelques jours, l'interview (sic) de Jean-Marie Le Pen par Apolline de Malherbe. Avoir en face de soi un témoin important - controversé certes - de cinquante ans d'histoire et débiter de telles sottises en forme de question n'appelant aucune réponse, cela dépassait l'entendement.

Le nouveau média qui fera changer la donne, ce sont les réseaux sociaux cher P. Bilger. Et nous n'en sommes qu'aux balbutiements.

La presse française dans son ensemble ne subsiste que par l'aide financière du contribuable et non par son talent, sa justesse ou son courage. Le Monde en tête ! Nous les payons pour qu'ils nous ordonnent de faire ou de penser le contraire de ce que nous pensons généralement. Loufoque non ?

Cordialement.

Lucile

@ bernard

Voici les références du débat auquel vous faites allusion entre une journaliste anglaise et le Dr Jordan Peterson, dans une version sous-titrée en français. Immédiatement à la suite du débat, Cathy Newman, ou plutôt sa chaîne Channel 4, mauvaise perdante, a fait savoir qu'elle avait reçu tant de menaces sur Internet de partisans de Jordan Peterson qu'elle avait dû faire appel à la police (la police s'est dérangée apparemment pour rien).

Dans l'interview, Cathy Newman passe son temps à essayer de faire dire à JP ce qu'il n'a pas dit, en résumant ses propos de façon erronée avant de s'embarquer dans une nouvelle question. Tout le cadrage est fait pour enfoncer JP, ce qui donne à penser aux commentateurs du débat que c'est toute la chaîne Channel 4 qui voulait discréditer Jordan Peterson, et que Cathy Newman était en service commandé. Ils ont obtenu le résultat contraire, alors qu'il y avait peut-être matière à le réfuter à la loyale.

https://nos-medias.fr/video/royaume-uni-l-interview-sous-titree-en-francais-de-jordan-peterson-qui-fait-jaser-chez-les

unger.françois

Merci pour la lucidité de cet article qui a le mérite de dire simplement et avec les mots justes à quel point le parti médiatique est décalé par rapport aux besoins d'information des Français. Je souscris de A à Z.

Cependant, ne serait-il pas utile, en plus de la description de la situation, de faire l'inventaire des moyens mis en oeuvre par le parti médiatique ? Je veux dire par là, lister les moyens de prendre la main sur l'opinion : faire peur ou inquiéter, modifier le sens des mots, abuser de métaphores trompeuses, etc.
Un travail fondamental qui permettrait une réelle pédagogie en faveur des "informés" ; pour les aider à sortir du dilemme : je consulte les médias ou non ?

centurion

"Jordan Peterson, nouvelle star de la liberté d'expression
Ce psychologue canadien dénonce la tyrannie des minorités (ethniques, sexuelles, etc.). Selon lui, les « opprimés » se sont transformés en « oppresseurs »." (Le Point)
http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/jordan-peterson-nouvelle-star-de-la-liberte-d-expression-03-03-2018-2199272_1913.php

Le monde libéral a de quoi surprendre. Le débat public n'a de débat que le nom : bien souvent, il ne s'agit pas d'opposer des arguments, mais de choisir son camp dans un paysage idéologique polarisé. Les réseaux sociaux, présentés à leur naissance comme la panacée de l'ouverture et du partage, sont le théâtre du grégarisme et de l'anathème. De plus en plus, la liberté d'expression ne semble plus une évidence, comme si tout ce qui devait nous pousser à être plus ouverts nous menait au contraire.

Zonzon

@ Jabiru & Achille pour leur brève de comptoir de demain matin.

« Zimbabwe. Les préservatifs importés de Chine sont trop petits, estime le ministre de la Santé »

La mondialisation heureuse n’est pas pour demain !

Thierry Berland

L'éditorial du Monde contient sa propre contradiction :
1 - Aucune interrogation sur le fait que les représentants des partis ayant recueilli 60% des suffrages attaquent le "parti médiatique" ; ces partis sont certes décontenancés et déstabilisés par le phénomène Macron, mais auraient-ils nommé chacun le plus populiste d'entre eux ? Non, et c'est pourquoi le déficit de qualité des médias et leur soumission aux pouvoirs sont légitimement dénoncés.

2 - Une adhésion et un soutien au pouvoir actuel révélés par cette nuance (je pense hypocrisie) propre au Monde :
"Et il convient d’ajouter, même si c’est dans un registre différent, que le président de la République n’hésite pas à jouer sur une corde similaire. Il y a peu, en aparté lors d’une réunion avec des parlementaires de la majorité, ne fustigeait-il pas cette « honte de la République » que constitue apparemment, à ses yeux, le fonctionnement ou la production de l’audiovisuel public ?"

Comprendre que Macron n'est pas de ce monde populaire, et que tout de même, Le Monde reste indépendant et critique...

genau

Médias : le premier tri est entre le visuel, l'audiovisuel plutôt, la presse nationale, la locale et les magazines et autres revues. Enfin, la publication de l'édition.

A l'évidence, la télévision est un instrument dangereux. La sclérose de certains journalistes et experts, implantés à demeure et obligatoirement absorbés par les grands courants d'opinion, offre un spectacle affligeant qui, à terme, nuit à leur audience. On regrette des gens comme M.Taddéï, mais rien ne peut lutter contre l'orientation voulue par un ensemble d'acteurs stratégiques qui tablent sur le plus grand nombre et les résonances immédiates.
La vulgarité se porte très bien aussi, n'insistons pas, même s'il y a des éclairs de vrai humour ou des trouvailles scéniques. Mais, étant très cistercien de mentalité, comme dans ma vie matérielle, je suis mauvais juge.

La presse écrite souffre d'un vice congénital : l'orgueil. Le mythe du journaliste omniscient, d'une pureté insoupçonnable, la détention de la vérité, fondée sur un algorithme de la tolérance des opinions, tient lieu de compétence. Là encore, il y a des êtres exceptionnels, scrupuleux. Ce scrupule s'exerce sur l'analyse des idées, jamais dans l'analyse des opinions, car ce n'est pas la même chose. Pour analyser une idée, il faut d'abord lessiver l'opinion, puis confronter le reste à ses antithèses, être dialectique. Pour cela, il est nécessaire de posséder une culture et s'y cantonner. Or, le journaliste est un homme universel, omniscient. Ca ne colle pas.

Les magazines, un peu distants de l'actualité événementielle, offrent un éventail suffisant d'orientations pour y trouver de bons éléments de jugement. Lisant Valeurs actuelles depuis des années, je me suis lassé de ses emportements, rarement pervers, mais souvent insuffisamment fondés, puis, la prise de financement étrangère m'a dissuadé de poursuivre cette lecture. En revanche, lire L'Humanité est un exercice salutaire : le fondement unique des raisonnements permet souvent de découvrir des éléments de fait non évoqués par ailleurs, mais enfin, c'est anecdotique.

Reste le monde l'édition proprement dite. Et là, nous sommes très bien informés. J'achève la somme écrite par Wolton sur le communisme et j'y ai retrouvé avec une certaine vanité imbécile ce dont j'étais informé au sein d'un groupuscule réactionnaire et que le monde de la presse cachait ou faisait semblant d'ignorer. La sociologie de l'information est ainsi faite que sa matière se noie dans les tendances dominantes de l'opinion. 1958 en est un exemple sidérant : la Nation entière est allée vers de Gaulle qui n'avait pas d'autre but que de fracasser le régime en place, au prix de l'abandon, lucide, d'un empire qui ne se justifiait plus que par ses vestiges et l'opinion, plus lassée par les pertes en Algérie que par une sentiment national, a suivi, avec des bastions de résistance voués à l'élimination pour en arriver, aujourd'hui à souhaiter, selon les médias que 5 ou 10 millions d'Algériens viennent s'installer en France, issus d'un pays qui ne sait même plus produire assez de couscous.
Les auteurs, polémiques, ou souvent journalistes excédés par la modération qui leur est imposée, quelques provocateurs, quelques agents d'investigation aussi, s'en donnent à coeur joie et nous sommes ainsi très bien informés, mais pas sur l'instant.

Quant à ce que disent les hommes politiques, c'est un long travail de reconstruction qu'il faut réaliser, en les confrontant au moment où ils ont été prononcés et bien se persuader qu'ils se réjouissent des remous qu'ils provoquent, tout simplement parce qu'on parle d'eux.

Les idiots utiles sont ceux qui suivent : les journalistes stipendiés, les ambitieux stars autoproclamées et les dupes des risettes que le pouvoir leur accorde.

Le phénomène du financement n'est pas à prendre en compte encore que très intéressant pour l'information personnelle, car cela a toujours existé, sauf peut-être chez Théophraste Renaudot, mais Gutenberg lui-même a eu besoin de financement: la finance est neutre, inhumainement neutre, c'est bien l'Etat qui soutient majoritairement L'Humanité qui porte en elle le stigmate de l'inlassable trahison et c'est très bien ainsi. La finance surfe sur les vagues du profit et ce n'est pas la presse quotidienne qui est très rentable, elle reste fluctuante et mondaine, comme on l'a toujours dit du Monde, un peu comme M.Macron avec lequel elle ne peut guère s'entendre.

2018 verra sans doute la première image d'un trou noir dont, à partir des mesures qui l'accompagneront, on pourra déterminer s'il faut changer la physique d'Einstein ou non.

semtob

Cher Philippe,

On n'en parle pas, elles ne sont pas célèbres, les secondes chèvres de Monsieur Attali.

Pourtant, les médias préparent déjà les candidates de 2022 et prendront l'initiative de surmédiatiser Angélique Delorme et Marine Brenier le moment voulu après avoir agité les peurs de guerre mondiale, le retour de l'extrême droite...
Macron est déjà mort, il a rempli sa mission et les chevènementistes qui hantent tous les plateaux télés sont voués à disparaître du plateau médiatique.
Son destin n'est pas l'Ile d'Elbe, mais le remplacement d'un grand alcoolique de l'Europe qui commence ses matinées au Cognac et arrose sa laitue de champagne. Ce ne sont que les prédictions d'Attali, mais le placement de Macron à la présidentielle était annoncé par Attali dès 2016 et ce fut le cas, car tout fut mis en oeuvre par les médias et les juristes pour rendre la place libre, facile et presqu'automatique.
Les élections européennes sont déjà du passé puisque tout a été bidouillé, traficoté pour que la défaite de Macron ne soit pas invalidante.
L'étonnant, c'est que personne n'en soit choqué. La droite étant si peu présente sur les plateaux que la communication propagande de Macron ne peut suivre que son train-train.

A courir après le direct, les politiques s'amusent du temps sans comprendre la musique. Mais il ne faut pas oublier que "nos pieds vieillissent plus vite que nos têtes" selon Carlo Rovelli et que les marcheurs finiront par marcher sur la tête.
françoise et karell Semtob

bernard

J'ai récemment visionné une vidéo sur YouTube, sous-titrée, d'un psychologue et professeur canadien et c'est la première fois que je vois quelqu'un mettre KO par ses réponses un journaliste du modèle dont on parle. En fait, une journaliste bien maligne, bien féministe, bien gauchiste, bien expérimentée, obligée d'avouer qu'elle a été mise dans les cordes. On va en parler de ce monsieur Jordan Peterson. Je ne lui vois pas d'équivalent français.

Giuseppe

@ Claude Luçon | 04 mars 2018 à 14:28

Vous avez raison. Certains une mouche les arrête.

Au fait, et les photos ?

Michel Deluré

Qu'on le regrette ou qu'on s'en félicite, le développement rapide des technologies de transmission de l'information s'est traduit par une médiatisation à outrance de nos sociétés contemporaines.

Confrontées à cette explosion de l'information, nos sociétés en ont été profondément transformées dans leur fonctionnement.
Cette évolution me semble soulever entre autres une question importante : quels sont les effets sur notre société de cette intense exposition médiatique ?
Nul ne peut en effet contester que les médias sont aujourd'hui devenus, entre les mains de ceux qui le détiennent, un outil majeur de domination pour orienter, influencer, manipuler l'opinion publique.

Certains peuvent voir dans cette abondance médiatique un facteur de démocratisation de nos sociétés. En est-il vraiment ainsi, sachant que les journalistes restent étroitement dépendants, prisonniers de leurs sources ?

olivier seutet

Plus que partisans, les journalistes politiques sont idéologues et sectaires. Et ils le proclament : et certains de déclarer qu’ils ne recevront pas des personnes qui leur déplaisent, et d’autres de pratiquer l’omerta envers certains qu’ils veulent éliminer du paysage médiatique, et d’autres enfin de considérer que certaines opinions ne sont pas permises. Non, toutes les opinions sont permises, même les plus idiotes, quitte à les contrecarrer ; la liberté de pensée, quoi qu’en pensent nos arbitres des élégances doit être totale ou n’existe pas.

La fragilité de ces journalistes (moins ceux de la presse écrite que ceux des médias télévisuels et radiophoniques) est qu’elle est basée sur une loi indigne (la protection des sources qui a favorisé ces déferlantes de calomnies ou de médisances) et sur des financements publics (la mission de service public !). Qu’un sursaut d’honnêteté impose enfin de révéler le nom des délateurs, et d’abolir l’idée qu’il puisse y avoir des financements publics pour des opinions privées et la profession gagnera enfin un statut d’indépendance et un peu de respect de ses auditeurs et de ses lecteurs.

Claude Luçon

Finalement ! Un texte sur lequel nous semblons tous d'accord !

@ Giuseppe | 04 mars 2018 à 11:51
"Nous avons bâti sous elle, sous la pluie, nous n'en mourions pas au contraire on s'adaptait..."

Vous auriez pu ajouter qu'un bon nombre d'entre nous avaient déjà connu le "burn out" quand il tombait littéralement du ciel sous forme de bombes incendiaires mais que malheureusement ils n'ont pas pu connaître l'après burn out et s'en plaindre.

En vous lisant je réalise que j'aurais dû écrire :
Qu'importe le flocon pourvu qu'on ait la vitesse !

@ Giuseppe | 04 mars 2018 à 12:24

Non, vous constatez ! C'est nécessaire pour recadrer le présent :)

Tomas

Quand la classe politique incrimine la presse de façon systématique, c'est qu'elle n'a plus d'argument pour répondre à ses critiques et que la dictature se rapproche. Jamais la presse ne fut parfaite et jamais elle ne le sera, mais elle reste indispensable. Ces procès permanents qui lui sont faits augurent d'un avenir sombre...

jean-christophe

La presse française est devenue lamentable ! Nous l'avons subie pendant les élections présidentielles où elle vendait du Macron en permanence.
Et d'ailleurs elle continue à le faire car Macron n'est pas un démocrate ni un républicain mais un enfant gâté et capricieux, antifrançais, à la botte de tous les très riches, surtout les moyen-orientaux.

http://corto74.blogspot.fr/

Ainsi va la vie en Macronie... ou l'arnaque au quotidien !

Catherine JACOB

PARFAITEMENT DIT !

Giuseppe

@ Giuseppe | 04 mars 2018 à 11:51

En fait tu as fait la même chose qu'eux ! Parler pour ne rien dire.

Gb

Voici une éclatante démonstration que tout discours démagogique ne saurait être proféré en pure perte : il y en aura toujours quelques-uns pour y souscrire, comme le prouve ce billet.

Il est piquant d'entendre Mélenchon s'en prendre au corporatisme des médias tout en jouant d'une connivence de circonstance avec Wauquiez, ce qui pourrait s'interpréter comme reflétant un vrai corporatisme de la caste politique, quelle que soit la place de ses acteurs sur l'échiquier.

Or donc, les médias ne sont pas "objectifs" ? La belle affaire, ils ne le sont pas, ne l'ont jamais été et ce n'est pas leur nature. D'une certaine manière, chacun pourra considérer objectif le ou les médias qu'il consomme parce que reflétant peu ou prou ses propres opinions.

Comment croire à l'emprise des médias sur l'opinion publique ? C'est une vieille histoire, les théories de McLuhan sont d'un autre temps. Le monde a changé. L'expérience du lecteur, de l'auditeur, du téléspectateur n'est plus la même qu'au milieu du XXe siècle. Le pouvoir magique des médias s'est éteint dès qu'ils sont devenus objet de consommation comme un autre.

Comment nier que l'individu forge ses convictions dans un environnement constitué de discours multiples, parfois proches les uns des autres et parfois antagonistes ; les curieux s'aventureront vers des contenus à l'opposé de leurs façons de penser.

Le parti médiatique est une formulation naïve destinée à faire choc. On pourrait également évoquer le parti des chasseurs, des agriculteurs, assureurs, financiers, artistes, francs-maçons, que sais-je ? pour décrire les corporatismes qui structurent la société.

Mélenchon est dans une posture schizophrène. Il brûlerait ce qu'il a utilisé pour assouvir ses desseins. C'est enfantin. Et nous ne sommes pas des enfants.

duvent

@ Xavier Nebout | 04 mars 2018 à 11:19
"Les médias vivent de leur influence sur les esprits, non pour les élever dans la liberté, mais au contraire pour les asservir dans des buts idéologiques ou de consommation.
Ils s’adressent donc essentiellement aux êtres influençables, c'est-à-dire aux faibles d’esprit pour les rendre encore plus influençables, c'est-à-dire les abaisser.
C’est donc en toute logique que les footballeurs en sont les acteurs les mieux payés.
Loin derrière, nous aurons les gardiens du temple de ce qui fait croire aux imbéciles qu’ils sont intelligents, les humanistes et tout ce qui anéantit l’homme."

En résumé les imbéciles qui se croient intelligents prolifèrent, et de remède, il n'y a pas...
Les imbéciles pensent, donc ils sont, les médias et les médiateurs de tout poil ont procédé aux vérifications utiles, et il ressort que le gouffre nous tend les bras, car il est très connu que ses bras sont grands ouverts pour accueillir généreusement les simples d'esprit et tous leurs amis...

Giuseppe

On nous gonfle tous les jours avec l'héritage de JH - c'est un exemple parmi d'autres -, comme si chacun d'entre nous allait passer à la caisse, comptables crayons à la main qui examinent sous toutes les coutures avec tous les experts de la terre ce qui sera faux demain, mais ça fait vendre et le vent fait tourner les hélices.

La neige... Ah... Comme s'il ne neigeait pas en hiver, nous allions en classe avec nos bottes sac au dos et nous étions heureux.
Nous avons bâti sous elle, sous la pluie, nous n'en mourions pas au contraire on s'adaptait, on devenait meilleur, on affinait les techniques, les accélérateurs apparaissaient, les retardateurs aussi sous le soleil de plomb.

Eh oui, la pluie ça mouille et quand il neige on apprend à mettre des chaînes plutôt que de se gargariser devant l'Etat qui ne fait rien, comme s'il était le dieu de l'univers et des éléments, nous sommes devenus fous.
Concert de pleureuses dont les journalistes chroniqueurs font les petites histoires et feraient penser que nous serions malheureux. Mais eux ont compris combien c'était porteur, l'inutile, le futile, le dérisoire, rien n'y fait, tout ce brouhaha fonctionne à merveille, et les microvoituresprisesparlaneige turbine à tout-va.

Sans compter tous ces experts - toujours les mêmes - qui ne sont plus sur le terrain depuis longtemps et qui viennent vendre leurs salades passées.
Plus docte que moi tu meurs ! Ils ne savent rien mais nous apprennent tout, pauvres de nous.

Drôle d'époque, époque du numérique où on a perdu le sens des réalités, quelques flocons et c'est la catastrophe, le pays est à feu et à sang de commentaires plus stupides les uns que les autres.

Les émissions en temps réel qui nous content les évènements de la veille en permanence, pour occuper un temps d'antenne qui est toujours trop long pour des commentaires de plus en plus stupides doublés d'une terrifiante homothétie de la vacuité.

Robert

Au fond, l'on parlait précédemment de "pensée unique" diffusée à longueur de médias dominants en économie, sur l'Europe. Ce travers est apparu dans les années 1980 (référendum sur le traité de Maastricht, la première guerre d'Irak de Bush père) et s'est aggravé ensuite depuis le début des années 2000, du fait notamment de la concentration des capitaux investis dans les médias.

Le changement d'appellation en "parti médiatique" ne fait que traduire l'effet d'annihilation médiatique de toute pensée autre que celle, prétendument "complexe", de Monsieur Macron. Si sa complexité est telle, alors qu'il me semble trop bien (ou peut-être parfaitement) la comprendre, serais-je donc devenu à l'insu de mon plein gré un être supérieurement intelligent ?

Il est curieux que l'unanimité de la presse ait rejeté ce qu'elle qualifie de droite populiste ou d'extrême droite nauséabonde mais qu'elle n'ait jamais refusé le fumet nauséabond de l'extrême gauche : ce que l'on peut appeler un rejet bien différencié... Il suffit de voir comment sont traités les "incidents" qui opposent certaines officines sous prétexte d'écologie ou de changement sociétal aux forces de police ou de gendarmerie. Encore ce week-end, la manière de traiter les actions d'opposition à Bure par exemple. Le "bon droit" n'est plus dans le respect de la loi, mais dans l'opposition à l'application de celle-ci, y compris en matière d'immigration illégale.

Cela a un nom : la subversion de la société que ces mêmes médias ont menée et mènent encore sous l'effet d'un consensus mou. Ce qui est grave est qu'ils ne s'en rendent pas compte eux-mêmes, aveuglés qu'ils sont par leurs certitudes, même les moins fondées intellectuellement, scientifiquement, économiquement, donc politiquement. C'est la perte de "l'esprit critique" au sens noble de l'expression, celui qui a fait la gloire des penseurs français. Que met-on à présent sous l'appellation de "penseurs" : des talents médiacratiques du type BHL, voire Tariq Ramadan. Belles références en vérité !!

Tipaza

Il est écrit "Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père" (Jean 14:2), en paraphrasant ce verset on pourrait dire : "Il y a plusieurs demeures dans la maison de la finance mondialisée".

S'il y a un parti médiatique, et effectivement il y en a un, c'est celui qui est piloté à distance par la finance mondialisée, celle qui a intérêt à la suppression des frontières et à la circulation de la main-d'oeuvre africaine de préférence, la plus docile pour le moment.

Le parti médiatique est dans son ensemble, depuis Le Monde au Figaro en passant par Libération, soumis aux impératifs économiques de ceux qui le financent, les financiers donneurs d'argent sont les donneurs d'ordre, les journalistes de simples exécutants plus ou moins habiles à dissimuler les instructions reçues.

Quels sont les médias qui sont opposés à cette hydre dévorante qu'est l'U.E. ?
À chaque référendum, chaque élection nationale où le sort de l'U.E. est en jeu, les médias accourent en meute pour défendre l'indéfendable et soutenir une politique, qui chaque fois a été minoritaire lorsque la question a été clairement posée, et chaque fois renaît par des manoeuvres légales mais illégitimes. Souvenons-nous de Sarkozy et du Traité de Lisbonne !

Il n'y a plus de journalistes, derrière une information largement manipulée, il n'y a que des directeurs de conscience qui espèrent ainsi sauver l'assiette au beurre que leur sert la finance, s'ils sont bien serviles.

Et c'est pourquoi Macron, officiant en chef pour la France, veut une loi anti-fake news, il s'agit de contrôler encore plus une information juste ou fausse mais libre, donc insupportable, qui circule sur le net.

Vieille technique bolchévique que la finance, avec beaucoup d'intelligence, a repris à son compte, Le Monde est devenu la Pravda (la vérité en russe), organe officiel de la bien-pensance de rigueur sous peine de goulag intellectuel.

Pour ceux que ça intéresse, voici les liens existant entre les médias et la finance ; dans ce tableau, ne rentre pas en compte l'intervention du Qatar comme actionnaire direct ou indirect !

https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA

L'information provient du Monde diplomatique, erreur de la "modération" existant au journal, déprime d'un journaliste se traduisant par un accès de sincérité incongru dans ce journal, ou ultime manipulation... à moins que ce ne soit le cynisme du vainqueur... au choix.

Solon

Peut-on éclairer le débat (au demeurant, présenté avec son excellence habituelle par Monsieur Bilger) en demandant l'avis de Donald Trump sur le parti médiatique ?

Xavier NEBOUT

Les médias vivent de leur influence sur les esprits, non pour les élever dans la liberté, mais au contraire pour les asservir dans des buts idéologiques ou de consommation.
Ils s’adressent donc essentiellement aux êtres influençables, c'est-à-dire aux faibles d’esprit pour les rendre encore plus influençables, c'est-à-dire les abaisser.
C’est donc en toute logique que les footballeurs en sont les acteurs les mieux payés.
Loin derrière, nous aurons les gardiens du temple de ce qui fait croire aux imbéciles qu’ils sont intelligents, les humanistes et tout ce qui anéantit l’homme.

caroff

Nos impôts servent, entre autres choses, à "aider la presse". Ces aides se décomposent en aides directes et en aides à la diffusion.
Le montant total (chiffres 2014) atteignait 226 millions € dont 61 d'aides directes.
Ramenés au numéro, les montants obtenus permettent un classement que voici :

Magazines (sélection) :

1) Télérama : 0,24€
2) L'Obs : 0,21€
3) L'Express : 0,20€
4) Le Point : 0,19€
5) Paris Match : 0,11€
6) Valeurs actuelles : 0,08€ (ce qui fera plaisir à Marc Ghinsberg !!)

Quotidiens (sélection) :
1) L'Humanité : 0,59€
2) La Croix : 0,27€ ex aequo avec Libération
3) Aujourd'hui : 0,26€
4) Le Figaro : 0,15€
5) Le Monde : 0,14€

A noter que depuis 2014, le ministère de la Propagande (pardon, de la Culture) ne diffuse que les chiffres relatifs aux aides directes !!
Quand la presse n'aura plus besoin de ces substantielles béquilles en s'appuyant uniquement sur l'excellence de ses analyses et de ses informations, elle pourra affronter les critiques justifiées sur son aveuglement et son psittacisme.

Selon le baromètre annuel sur la confiance des Français envers les médias, on peut noter :
"La confiance des Français vis-à-vis de l'indépendance des journalistes plafonne, elle, depuis des années autour de 30%. Cette année, 68% jugent les professionnels des médias perméables aux pressions du pouvoir politique et 62% à celles de l'argent."

https://www.francetvinfo.fr/economie/medias/les-francais-retrouvent-la-confiance-dans-les-medias-traditionnels-et-se-mefient-d-internet-selon-un-sondage_2575484.html

Finalement, malgré le bourrage de crânes permanent, il reste deux grammes de lucidité aux Français !

Claude Luçon

Après avoir passé plus d'un demi-siècle en expatriation, observé la France de loin, on ne peut qu'applaudir cette analyse de Philippe.

Ce qui frappe en rentrant est qu'autrefois les partis politiques guidaient le citoyen au nom d'un idéal politique au moyen de leurs journaux.
Aujourd'hui ce sont les journalistes qui guident l'opinion public par des faits divers avant tout, les scoops du jour, les célébrités, les élucubrations d'un tas de supposés experts, philosophes et économistes et, éventuellement, la politique et le destin du pays.

Si Churchill avait connu notre époque il aurait déclaré qu'en plus des diplomates, le rôle de nos experts, philosophes et économistes est de prévoir le futur et nous expliquer ensuite pourquoi le futur n'a pas eu lieu comme prévu.
Le pied de Neymar, les morts à Ouagadougou qui, en moins de 24 heures, passent, après vérification des faits, de 30 à 8 morts, ce gouvernement qui se permet de laisser tomber la neige sur les routes au grand dam des vacanciers d'hiver, la réduction de vitesse de 90 à 80 km/h, sans faire remarquer que les routes tuent chaque mois depuis des décades autant de Français que Daech en cinq ans...

L'impression est qu'au cours des fameuses Trente Glorieuses, via les médias, on a infantilisé les citoyens, de glorieux on est passé à timoré et d'informé à confus.
Dommage que Gilbert Bécaud et Thierry Le Luron ne soient plus parmi nous, ils auraient pu nous chanter "L'important c'est les Vacances !".
La sagesse populaire confirmant avec "Qu'importe la météo pourvu qu'on ait la vitesse !".

Patrice Charoulet

Vos réflexions sur le « parti médiatique » sont opportunes et j'y souscris.
Il y a plusieurs jours, je m'étais empressé de rapporter ici les déclarations dont vous parlez et je m'en étais félicité : elles venaient, d'une manière qui a surpris, au secours (!) de LW, que je soutiens, comme on sait.
Sans remonter au déluge (presse hitlérienne, presse stalinienne), j'ai vécu dans les années 80-90, dans plusieurs pays d'Afrique noire, avec parti unique, journal unique, radio unique, télé unique.
C'est une des raisons clés de ce qui s'est passé au Rwanda. Quand on vous serine du matin au soir quelque chose, il y a des gens pour le croire et faire ce qui est demandé : massacrer une ethnie.

On pourrait certes croire que, par comparaison, la situation française est idyllique. On a le choix, de l'Huma à Rivarol. Une presse aux cent nuances politiques. Mais c'est Brice Couturier, votre invité à Sud Radio, un récent vendredi, qui avait répété, il y a des années, constater un « parti des médias ».
C’est flagrant en politique intérieure, avec une opinion dominante « de bon ton » sur X , Y ou Z.
Dans la période récente, M.Macron a bénéficié de vents médiatiques porteurs. LW a été victime d'une réprobation médiatique quasi unanime. Qui peut le nier ?

Dans le dernier « Zemmour et Naulleau », une singulière question a été posée aux gens présents.
S'il n'y avait plus qu'un seul journal en France, lequel faudrait-il garder ? Naulleau et Alain Minc répondirent en choeur : « Le Monde ». Et c'est en effet lui qui donne le la. Un célèbre patron de presse autrefois avait défini le journaliste comme un homme qui lit des journaux. Tous les journalistes de France lisent Le Monde, chaque jour. Ce n'est pas sans conséquences sur l'opinion-qu'il-FAUT-avoir sur X, Y et Z, sur EM et LW, ces temps-ci. D'ailleurs, on connaît la ritournelle : « le journal de référence ».

Achille

Bonjour,

La guerre entre les médias et les partis politiques est ouverte et plus rien ne pourra l’arrêter. Certainement pas les réseaux sociaux qui l’entretiennent à grands coups de fake news et tweets complètement hystériques.
LR, LFI, FN et même LREM sont tous unis pour pointer un doigt accusateur sur les médias qui, il est vrai, ne respectent pas toujours les règles déontologiques de leur profession pour obtenir des informations sous le sceau de la confidence. Le "off" est définitivement mort aujourd'hui et l'oublier est souvent fatal.
Le dernier qui en a fait les frais est le malheureux LW qui s’est fait avoir comme un enfant de chœur qu’il a certainement été dans son enfance, mais dont on sait aujourd’hui qu’il en a oublié toute la candeur rafraîchissante.

Cette guéguerre est d’ailleurs parfaitement inutile car l’information, de nos jours, qu’elle soit vraie ou fausse, objective ou manipulatoire, pertinente ou totalement délirante, ne parvient finalement à convaincre que ceux qui le sont déjà et à exaspérer ceux qui, de toute façon, n’adhéreront jamais à la ligne éditoriale de certains journaux.
Ceux qui lisent Libération sont rarement ceux qui sont abonnés à Valeurs actuelles et réciproquement. Les auditeurs de France Inter se branchent rarement sur Radio Courtoisie.

Alors quand je vois J-L Mélenchon se rallier à Laurent Wauquiez pour critiquer les médias, je ne peux m’empêcher de sourire. Comme dit l’adage « les ennemis de mes ennemis sont mes amis ». amis de circonstance, bien sûr !

vamonos

L'expression parti médiatique me semble tout à fait appropriée. De même que les lecteurs utilisent une grille de lecture, 95 % de media français utilisent une grille d'écriture. Les journalistes sont tous issus des mêmes écoles. Les éditorialistes et les correcteurs veillent sur le troupeau.

Ainsi, depuis des lustres, l'Amérique, c'est mal et Israël, c'est très mal. On en fait des tonnes de papier avec ces deux directives. Par exemple dans le journal "Les Echos", un spécialiste du commerce international informe que la vente d'avions Rafale à l'Egypte est bloquée par les Américains. Factuellement, une puce électronique d'un missile est sous licence américaine, en conséquence, tout l'avion est sous embargo. Le journaliste d'opinion conclut, je le cite de mémoire : "Les Américains peuvent bloquer une vente parce qu'un trombone est inclus dans le produit final". Il nous joue du trombone ou du pipeau, comme d'habitude.

Le parti médiatique a pris l'habitude de tordre la vérité dans tous les sens pour parvenir à faire gober tout, n'importe quoi et si possible le contraire du début de la phrase. Cela ne marche plus très bien. La presse se vend mal, les journaux gratuits restent sur les présentoirs. Mais on continue, on ne change pas une équipe qui permet de faire gagner les élections aux élus de la caste.

Jusqu'au jour où deux fanatiques ont fait irruption pendant la réunion éditoriale du lundi matin au siège du journal Charlie Hebdo. Une voix a demandé Charb ? Ensuite, les sinistres claquements des Kalachnikov ont couvert les cris des victimes qui s'écroulaient. Le lendemain, les media en ont pris leur parti et le parti médiatique a continué sur la même voie. Je suis Charlie et nous le suivrons toujours.

Bon courage et sans moi, je ne suivrai pas Charlie.

Julien WEINZAEPFLEN

Quelques réflexions.

1. Le parti médiatique a eu un mal fou à tirer son pluralisme vers la droite et l'extrême droite. Il serait temps, je le dis sans ironie, que ce pluralisme s'étende à l'islam politique comme il donne la parole aux défenseurs d'Israël ou d'une conception juive de la République. Les médias devraient en effet refléter tout le spectre de la société.

2. Les journalistes ne sont pas devenus des citoyens comme les autres, ce sont les citoyens qui sont devenus des journalistes comme les autres, sous l'effet combiné des réseaux sociaux et du fait que chacun peut désormais s'improviser éditorialiste et y aller de son commentaire.

3. Bravo pour l'infopinion (que je préfère à l'opininfo). Mais d'où vient-elle ? Selon moi, deux raisons l'expliquent. La première est que la démocratie est un régime d'opinion qui supposait l'information connue. N'oublions pas qu'à l'origine, c'était le régime des petites cités où chacun sur le forum savait ce qui était arrivé dans la ville. Rousseau en faisait la forme politique idéale pour des communautés politiques de petite taille. Par un glissement étrange dû la Révolution française, la démocratie ou plutôt la République est devenue mondiale.

Le second phénomène est qu'à présent que nous avons de moins en moins de chances, non de savoir, mais de voir ce qui se passe, ce qui arrive nous arrive par la rumeur. Nous recevons la rumeur du monde, comme s'appelait une émission de France Culture présentée par Jean-Marie Colombani et dont je regrette la tenue. Chacun a tendance à penser à part soi ce monde qui nous est connu dans sa rumeur.

Marc GHINSBERG

Ainsi il existerait un « parti médiatique ». Cette expression a été forgée par Jean-Luc Mélenchon qui se dit victime d’un bashing permanent : « Nous subissons un bashing quotidien depuis six mois pleins », dans une note du 26 février parue sur son blog (L’ère du Peuple ) qui vaut le détour. JLM ne s’était pas offusqué outre mesure du bashing dont ont été successivement victimes Nicolas Sarkozy et François Hollande, il y a même goulûment participé. Aujourd’hui, notre capitaine d’un radeau à la dérive se prétend la cible d’un complot de la part des médias !

Les médias sont des entreprises commerciales qui doivent attirer des lecteurs, des auditeurs, des téléspectateurs, des internautes et tous utilisent des procédés parfois discutables pour attirer le chaland (la palme revenant selon moi à Valeurs actuelles avec ses unes délibérément anxiogènes). Ils sont dans une logique de concurrence, pas dans une alliance qui viserait, de fait, à constituer un parti. Chaque média a bien entendu une ligne éditoriale et des sympathies politiques. Mais qui peut sérieusement soutenir que Le Figaro, Le Monde et Libération partagent sur tous les sujets les mêmes positions ?

Pour la circonstance, Jean-Luc Mélenchon se solidarise de Laurent Wauquiez. Si ce dernier a provoqué un déchaînement médiatique c’est de son fait. Alain Juppé a parfaitement mis en évidence le comportement du nouveau président de Les Républicains, en se demandant depuis quand les cours qui sont donnés à des étudiants sont confidentiels et en qualifiant ses propos de vulgaires et de dévastateurs.
Mais le plus surprenant dans cette affaire, cher Philippe, c’est que vous épousiez les thèses de JLM sur le parti médiatique. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. S’en prendre aux élites et aux médias est une constante des partis populistes.

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