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26 mai 2018

Commentaires

Aliocha

A l'hoqueteur de service, je n'ai, ne vous en déplaise, que fort peu de bien, que je partage avec celui qui en a moins, mais après loyers et factures, plus rien, mon ami, je suis libre et considère déjà comme un luxe de pouvoir encore fonctionner en ce monde qui produit, à votre exemple, du mépris plein de ressentiment.

Quant à XXX Nebout, il saisira peut-être un jour ce qu'engendre sa grande connaissance théologique, s'il arrive enfin à lire Proust et s'accoutumer à ressentir avant de comprendre, à s'interroger sur lui-même avant de juger autrui, et à s'apercevoir qu'en jetant tel génie ou tel autre, c'est lui-même qu'il promet aux poubelles de l'histoire.
L'être humain est l'instant où la nature s'envisage.
Ne te retourne pas, Orphée, le temps s'arrête alors, et tu t'apercevras quel immonde visage tu présentes en dénonçant la grimace du prochain, elle n'est que la tienne.

Claude Luçon

Ce billet complète tout aussi justement et objectivement le précédent, ne tournons pas autour du pot :
Gouvernement + Forces de l'ordre + Paroles ne suffiront pas pour reconquérir la France !

Quand des dizaines de gamins montent une embûche pour attaquer des policiers
Quand d'autres bandes de gamins caillassent policiers, pompiers et SAMU
Quand des zadistes combattent des CRS
Quand des casseurs et Black Blocs se mobilisent pour casser aussi du CRS
Quand des bandes rivales de voyous s'entretuent à la kalachnikov
Quand on célèbre le Nouvel An en brûlant des voitures
Quand des hurluberlus se prennent pour des combattants d'Allah et massacrent à tout-va
Quand des Maghrébins trucident, en France, nos compatriotes juifs
Quand des supposés philosophes, qui ne savent pas compter, parlent de Grand Remplacement pour nous faire vivre leurs cauchemars personnels
Quand des syndicalistes attaquent physiquement leurs collègues dirigeants
Quand un leader politique vieillissant crée un parti en le nommant Insoumis, défie la République et prône le coup d'Etat et d'autres, dont un supposé écologiste, encourage la désobéissance civile
Quand des autoproclamés intellectuels prennent leurs dérives psychédéliques pour des pensées philosophiques et excusent la violence et la grossièreté
Quand on ne peut manifester pacifiquement sans protection policière
Etc., etc.
appelons la chose par son nom car il n'y a qu'une interprétation : nous sommes en état de guerre civile !

La désobéissance civile est largement dépassée.
Une guerre, ouvertement déclarée par certains, ne peut se combattre qu'à l'échelle de la Nation par une mobilisation générale citoyenne.
Il va nous falloir chanter La Marseillaise ailleurs que dans les stades !
C'est un autre type de guerre, mais c'est la même situation que dans les années 30 !
Nous sommes quatre-vingts ans plus tard mais les peaceniks, intellectuels ou pas, n'ont pas vieilli et nos politiciens dits de gauche déraillent comme leurs ancêtres !

Il va falloir que les citoyens de ce pays sortent de leurs comptabilisation et planification des prochaines vacances et comprennent qu'à ce rythme ils n'auront, plutôt tôt que tard, plus de vacances, qu'ils comprennent qu'ils ne savent pas ce qu'est la souffrance et le burn out mais s'y acheminent en blablatant et en oubliant que l'Histoire se répète en s'amplifiant.

"A coeur vaillant rien d"impossible" disait un de nos ancêtres !
Le problème aujourd'hui est que nous sommes plutôt à l'époque du "A gueules braillardes rien d'imbécile !"
Les poilus d'aujourd'hui se contentent d'une barbe de trois jours, il est grand temps que la nouvelle génération, post-parents soixante-huitards, assument le pouvoir.

L'alternative porte un nom sinistre : le fascisme !
Dont on perçoit d'ailleurs quelques mirages en regardant vers l'est.

Zonzon

@ genau 26 mai à 13 h 20

Au cœur de l’œuvre de René Girard il y a cette idée incontournable que le « temps humain » est orienté. Avec le risque non nul que la « flèche du temps » soit brisée. Apocalypse ou Parousie ?
Merci pour votre commentaire.

Bon dimanche

Noblejoué

Il faudrait imiter la liberté d'expression américaine. Point. Mais en France, la liberté, c'est pour moi, les limitations, pour les autres.
Et donc, chacun ses goûts... Pour certains, ce sera les préjugés, j'en oublie, antisémites, racistes et autre, la violence symbolique qui provoque la violence corporelle qu'il faut interdire.
Pour d'autres, ce sera d'excuser les violences, je ne sais pas moi ? Par la pauvreté, le mépris subi, par exemple par ce que j'ai dit plus haut, ou quoi que ce soit d'autre.

Toujours décliner le même thème, liberté sans arbitraire, c'est fatiguant... Opinion, drogue, c'est toujours pareil. Dans "Tchao pantin", on disait "chacun sa merde", mais une fois répétée, la formule n'a servi de rien, on s'accorde toutes les facilités et on les dénie aux autres.
La fable où Zeus dit à chacun, s'il veut changer, je le change, et où tout le monde n'avoue que les limites de l'autre... pareil. Pire ! Plein de gens veulent interdire, si cela devient possible, que ceux qui le désirent obtiennent vie allongée et intelligence augmentée.

A un moment, on n'avait pas le droit de se tuer, maintenant, de se droguer, demain, sans doute, de s'augmenter. On voit bien qu'il ne s'agit pas de respect des capacités humaines, qu'il n'est jamais question que d'une chose, normaliser l'humain.
Interdire la drogue contre la dépendance ? Le crédit ne rend-il pas dépendant, est-ce la drogue ou le crédit qui a mis la Grèce à genoux ? Le crédit, c'est bien, l'amour, qui rend dépendant de l'autre, c'est bien, l'alcool, qui est une drogue, certes contrôlée par la majorité des utilisateurs, c'est bien... Tout le reste, c'est mal ! Et pourtant, dans tout cela, il y a du bien et du mal, tout dépend certes de la chose, mais aussi de la personne et de l'usage qu'elle en fait... Pas grave, le drogué sert à faire croire aux autres qu'ils sont libres.

Quand on voit les dégâts respectifs de la drogue et de la religion, si on voulait protéger la société, à quoi s'attaquerait-on ?
Ce qu'on veut, c'est s'attaquer aux faibles... Le problème, les attaques rendent les usagers moins intégrés, et les commerçants, vite mués en pègre, de plus en plus puissants.
Comment se créer des ennemis dont on augmente sans fin le pouvoir, un peu comme quand on persécute une religion.

Eh oui, pour continuer à comparer, drogues et religion, et d'ailleurs amour, et crédit sont pareils, certains, on dira produits, sont plus dangereux que d'autres, pour la religion, on cherchera dogme, amour du prochain ou guerre, un ou plusieurs dieux, tout ça, et l'usage qu'on fait du produit, et la psychologie de la personne.

Tout est pareil mais rarement vu dans une des branches, et encore moins dans les trois, pourquoi ?
Parce qu'on croit qu'il y a ce qui est pur et impur... Pour certains, le pur, ce sera la religion : dur à croire avec les sacrifices, les guerres et le mitraillage d'interdits sur les croyants. Alors l'amour ? Il peut être beau, d'ailleurs, quand une religion essaie de dire qu'elle est bien, elle prétend être d'amour...
Bref, l'amour serait une bonne dépendance... Eh bien, pas toujours, l'amour mutuel, oui, quand un aime et n'est pas aimé, non... Mais après tout, les adultes... Par contre, on ne plaindra jamais assez les gens que leurs parents n'ont pas aimés.

Ne sombrons pas dans la sentimentalité, revenons au comparatif... Au lieu de prendre les choses sous l'aspect de la liberté, et de tout comparer pour finalement ramener chaque réalité à ce qu'elle est, la personne qui lui fait face et l'usage qu'elle choisit d'avoir de la chose, les gens croient au pur et à l'impur, donc "la", enfin, il y a des "des" drogues, c'est mal, le reste, c'est bien.
Et donc, guerre contre le mal, la drogue, qui ne fait que désaffilier le drogué de la société et renforcer la mafia, guerre qui fait du drogué le paria permettant à tous les dépendants, et quelque domaine que ce soit, de se croire libre, ou du moins dont la dépendance serait merveilleusement digne.

Pour la drogue et pour le reste, il faut se connaître soi-même, c'est-à-dire ses limites. Prudence vaut mieux que présomption.
Une des présomptions les plus graves est de choisir pour les autres. S'il est nécessaire de protéger les enfants, d'ailleurs, je pense que la majorité devrait être à 21 ans, pas 18, dans une société complexe pour laisser plus de temps aux jeunes pour l'intégrer, dans tous les sens du terme, un jour, les gens deviennent adultes.

Existe-t-il des sur-adultes qui disent aux autres :

- Tu n'as pas le droit d'avancer telle ou telle opinion.
- Tu n'as pas la droit de consommer tel ou tel produit.
- Tu n'as pas le droit d'avoir certains partenaires sexuels adultes consentants ou de jouer selon certaines règles avec eux.
Si jamais j'oublie certains arbitraires, que les personnes lésées complètent ma liste mais sans m'agresser, je ne discrimine personne, mais les listes me fatiguent vite, d'où oublis lors des courses et des recensions d'abus.

Tout cela est bien décourageant... Je comprends les collectionneurs, qui se créent un monde qui est totalement eux et totalement ordonné, qui les entoure d'un sens matériel quand le monde paraît aussi rempli de chaos que d'arbitraire, le premier suscitant l'autre en réaction tout en en étant une manifestation.

Mary Preud'homme

L'agressivité et la violence (bien que ne se confondant pas) sont inhérentes à la nature humaine, l'éducation étant censée contrôler et canaliser ces deux tendances (vitales) à la source, soit dès le plus jeune âge, afin d'harmoniser la vie en société.

D'un côté le devoir de violence (pour survivre) comme l'écrivait le grand auteur malien Yambo Ouologuem et de l'autre "la force d'aimer" de M-L King, le second opposant à la puissance (ou l'impulsivité) de la réaction du premier, la violence de l'amour à l'oeuvre.

Ente ces deux extrêmes, les tièdes qui ne se prononcent jamais et seraient de mon point de vue les plus violents, ceux du renoncement, de la compromission avec les dominants autoproclamés et de la peur ; des collabos qui laissent tout faire, tout dire et s'en lavent les mains... afin de préserver leurs intérêts et avoir la paix rebaptisée par eux non violence. Un mensonge ayant pour but de dissimuler leurs propres carences, leur terreur panique de s'engager pour leur pays et surtout de prendre des coups ! Quelle mascarade !

genau

Excuses : d'avoir écrit derme au lieu de ferme, concernant les injonctions de notre hôte. On aurait pu penser à épidermique, mais cela n'aurait eu aucun sens. Au fond, l'erreur est heureuse, ces injonctions, pour fermes qu'elles sont, ne vont pas au-delà du derme.

patriote

@ genau | 26 mai 2018 à 13:20

Encore un beau commentaire, mais qui correspond à tellement d'autres. Ce n'est pas un reproche, mais que faire, attendre sagement dans sa coquille pendant que nos "dirigeants" nous écrasent en permanence... que les lois sont bafouées ou stupides ?
Vous écrivez "Et il n'est même pas sûr qu'elles soient conscientes de leur incongruité, ces choses qu'on nomme hommes". Non, ils sont certains de leur supériorité et n'ont qu'une obsession : faire du fric et se faire servir !
Nos dirigeants sont depuis trop longtemps des crapules, des escrocs, jamais coupables et toujours impunis !
Alors oui, il n'y a pas de guerre sans violence et la guerre en Europe se justifie aujourd'hui.

Savez-vous ce qui se passe ces jours-ci en Suède (cherchez et vous trouverez) ?

Michelle D-LEROY

Vous avez raison M. Bilger, la violence est partout. Partout car elle fait boule de neige.
On la trouve dès le plus jeune âge à l'école, d'abord parce que beaucoup d'enfants n'apprennent plus le respect d'autrui.

D'année en année, on a voulu moderniser et assouplir les relations entre les individus à l'école, au travail, dans la vie courante. Ainsi un élève tutoie ses instituteurs ou professeurs et les appelle par leur prénom, idem pour la hiérarchie dans les entreprises. Ce sont des barrières abattues, des relations où tout le monde est ami et donc ceux qui ne font plus la distinction entre le respect de l'autre, le sens de la hiérarchie et la simple amitié, se permettent de dire n'importe quoi au prétexte qu'ils ont des droits et ils oublient qu'ils ont aussi des devoirs.

Nous sommes dans une société où tout se vaut et dès qu'un refus est signifié à quelqu'un, celui-ci a l'impression d'être brimé ou discriminé. Cela crée un sentiment d'injustice tel que chez les uns cela va se traduire par des paroles acerbes, chez d'autres par des insultes et chez d'autres encore par des violences physiques.

On sent monter la violence partout, c'est une évidence. Une violence que nos politiques sous-estiment en jouant les autruches. Ils ont cherché à l'excuser pour toutes sortes de raisons : jeunesse, pauvreté, chômage, enfance difficile, discriminations diverses et variées mais aussi par trop de repentance. Si bien que, pour revenir à la violence des banlieues, certains immigrés se sentent un droit de vengeance légitime sur leurs colonisateurs d'antan, voire entre ethnies vivant dans les mêmes quartiers. Ainsi à Marseille on trouve des bandes rivales qui se détestent entre Tchétchènes et Africains.

Brûler l'effigie du président de la République ou le représenter avec une balle dans la tête me semble (et je ne suis pas psy) une phase pré-révolutionnaire.
Sachant que les grandes révolutions ne se sont pas faites comme cela du jour au lendemain mais par un long processus de vexations, de colères, de désirs de changement profond, et qu'un jour, une étincelle a suffi à mettre le feu aux poudres, nos politiques devraient chercher à gommer les injustices qu'elles soient morales ou fiscales, à ne pas diviser le pays entre anciens et nouveaux habitants, à ne pas mépriser les citoyens comme ils le font trop souvent. Et éviter de donner des signaux détestables, c'est-à-dire en ne sanctionnant pas les voyous ou les casseurs, qu'ils soient Black Blocs ou étudiants, petits voyous même mineurs ou meneurs poussant à la violence.

Il y a forcément des solutions pécuniaires, citoyennes, comme celles de réparer les dégâts, de destituer de la nationalité française ou du droit de vote, de faire payer de grosses amendes, sans avoir besoin de mettre en prison. Le laxisme amène bien souvent un retour de bâton de trop grande sévérité, d'où une prise de conscience urgente de nos dirigeants pour faire preuve de fermeté dans la justice (au sens civil du terme).

Patrick EMIN

Bonjour,

Je vous ai connu plus tolérant vis-à-vis de la violence de ceux qui jettent des tartes à la crème en public. Il y a certes des degrés dans la violence mais la graine de violence pousse toujours et doit être empêchée de croître...

Savonarole

L'article de Laurent Binet est en effet des plus démagogiques et ne pouvait que paraître dans Libération, le quotidien du BCBG de gauche.
C'est de plus décevant car Laurent Binet a écrit un livre très amusant où il dégomme Roland Barthes et toute la smala de Saint-Germain-des-Prés : "La septième fonction du langage".

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/La_Septi%C3%A8me_Fonction_du_langage

Julien Benda

Enième round.
On recommence, avec un peu moins de casseurs, un n'ira pas, il l'a dit ce midi à la TSF, il est fatigué !
C'est que ce n'est pas de tout repos mon pauvre monsieur, deux sorties dans la semaine c'est pas possible, ce n'est pas par manque d'entraînement pourtant, oui mais à NDDL, il y avait l'air pur de la campagne. A Paris on suffoque, en plus y'en a qui envoient des gaz à faire pleurer, même qu'un autre il a dit qu'il ne va pas y retourner, il n'a pas trouvé de masque, y'en a plus en magasin, peut-être que la grève des cheminots ralentit les livraisons.

Enfin, Ruffin à la radio ce matin il nous a prévenus, s'il y a des casses ce n'est pas de sa faute, il est contre la violence, t'as qu'à voir son affiche pour le pot-au-feu, le mec le point levé il te balance les légumes, si tu prends pas une tomate dans la tronche c'est que tu as de la veine.

Enfin, il n'est pas responsable, d'abord personne n'est responsable. Y'a que le contribuable qui y'est, en tant que tel, j'attends devant ma télé les images, pour essayer d'évaluer la facture à payer, je reste au calme, en plus toutes les routes qui mènent à la maison sont à 80 km/h bientôt, tout ça pour dire que faut pas croire que l'on est totalement isolé, y'a les médias qui nous informent.

Je verrai ce soir les images et les spécialistes commentateurs qui me les expliqueront, la météo annonce qu'il fait beau je fais mon jardin d'abord, demain soir il sera bien temps d'évaluer la casse.

Giorgio le fils maudit

genau

Votre billet est terrifiant, par ce qu'il comporte de violence tapie en lui-même. Avez-vous jamais entendu parler d'un royaume qui se fût fondé sur la sérénité, et l'équanimité ?
Notre humanité, d'origine animale, ou si vous préférez mitochondriale, s'est faite dans la violence, celle des éléments d'abord, qui fait douter de l'existence de Dieu ; des minuscules mammifères qui sont nos ancêtres, l'évolution a consacré la nécessaire violence, mère de la survie.

Sidartha lui-même niché au creux de son arbre, plus tard, confronté à la luxure, ne progresse que par la violence que son entourage lui impose.

Christ, la figure sans doute la plus énigmatique de l'Occident, tel que René Girard le pressent dans la route antique des hommes pervers, a besoin de la violence pour que la panique qui envahit les hommes, dont Constantin, ne le propulse à la tête d'un consensus durable, non exempt de déchaînements internes et conjugués.

Ainsi, je réponds à charles, je crois, qui se dit surpris que certains cherchent dans la catastrophe une solution. Sa réflexion est toute bonne, et digne d'intérêt, mais c'est la réalité qui s'impose. Si le désastre n'avait pas été imminent au Pont Milvius, Constantin n'aurait pas adopté le chrisme, calmant ainsi les nations.

Certes, de vieilles carnes comme les choses politiques ont tendance à agiter le spectre divin pour conjurer le mal qu'elles ont engendré, Sarraut, chantant au Sacré-Coeur ou Macron melliflue envers les évêques tandis que le voile des nonnes devient un tulle de bayadère au bénéfice du voile islamique souhaité par un de ses complices à l'Assemblée, mais ce n'est que détail.

La violence est consubstantielle à tout régime politique, par le sommeil d'abord qui oblige à constituer la garde, au contraire de la faim qui disperse les sujets.
Les sujets violents dans un monde avancé héritent de toutes les frustrations que l'exhibition suscite. Si elle n'existait pas, il n'y aurait que résignation, mais si, partant de son banc de chiourme, un sujet veut battre le rythme de la navigation ou couler la galère, il devra éliminer beaucoup de monde autrement que par la négociation et les fermes injonctions de notre hôte, si charmantes soient-elles.

On peut gloser à l'infini, et faire deux citations à la ligne, mais se posera inéluctablement la question : "Que faire ?".

L'élimination par la force brute permet de respirer un moment, à condition que n'existe pas dans les milieux intellectuels, une sourde jouissance à voir approcher en le favorisant le régime cauteleux qui établira la paix, par le sabre, de leurs contradicteurs, laissant par ailleurs se développer la terreur chez les méchants, parqués, dont ils ne savent pas encore qu'ils feront partie.

C'est le propos de ce très beau film "Zardoz", qualifié par la critique de l'époque de conte philosophique un peu longuet. Séparation des castes, puis extermination des immortels par les sauvages dans un monde où revient le cycle normal de l'accouplement fertile, la croissance du proles, son indépendance et la disparition de ses auteurs.

Il n'y a pas de solution : l'acharnement des choses politiques à vouloir faire croire à la paix républicaine est la plus vile et la plus ignoble des tromperies, seulement destinée à s'assurer quelques années de réélection en distribuant des sportules. Et il n'est même pas sûr qu'elles soient conscientes de leur incongruité, ces choses qu'on nomme hommes.

Par bonheur, charles, je reviens vers vous, les barbares s'approchent, de l'intérieur comme de l'extérieur ; ils n'auront aucune armée contre eux, et les femmes utiliseront leur seul atout, par peur et désespoir, mais mourront quand même et ce sera everybodytoo.

Reprenons Toynbee ensemble. Derrière son mécanicisme, gît la nécessaire renaissance, par pillage, conquête, métissage.
La violence de notre périphérie parigote, résultat de l'incompétence arrogante de nos administrateurs, qui métastase dans des métropoles bien ciblées ne menace que des citoyens bolosses ; aucun danger pour le prince, donc, on peut encore temporiser, appeler un pyromane au secours, faire violence au peuple de laisser les grands argentiers en liberté malgré leurs crimes. Pour moins que ça, on a décapité Cinq-Mars à la scie. Je ne sais laquelle choisir de ces deux violences.

Il y en a une que je verrais bien s'installer : attaque, réplique. Elle ne saurait, hélas, qu'accélérer l'escalade que la violence aimée de nos juges et de nos choses politiques, en concubinage adultérin, prépare.

Hier, j'ai accompagné un vieil ami, prêtre, dont la vie n'a été que bonté et dévouement, qui a agonisé pendant trois ans, où il n'a pas été le centre de toutes les bontés collégiales, mais où un ange, un vrai, féminin, a veillé sur lui, jour et nuit. Cette tache de lumière ne s'agrandira pas, mais elle est le seul périmètre de l'espoir.

Xavier NEBOUT

@ Aliocha

Proust a-t-il écrit une phrase qui ne se termine pas par le mot qui la rend incompréhensible sauf à la relire trois fois en se demandant ce qu'il a voulu dire au juste ?
Alors, sauf à être aussi tordu que ses phrases ou prétendre comprendre sans difficulté pour faire intello au-dessus de la mêlée, si on ne veut pas se pourrir la vie, on jette.

Xavier NEBOUT

En disant que la révolution est un tout pour excuser le génocide vendéen en autres dizaines de milliers de morts de notre belle et grandiose révolution, l'illustre Clemenceau qui poursuivait la guerre de 14-18 pour ne pas aller en prison, figure tutélaire de la franc-maçonnerie, a légitimé la violence d'esprit révolutionnaire, et nous en sommes toujours là.

Alors, encore une fois, au lieu de bavardages de salon, il faut avoir le courage, je dirais même les coui...s, de dénoncer le mal à sa source.

Giuseppe

"Ce n'est pas Hollande, cet ectoplasme flottant sur l'eau tiède qui ne bougeait pas en attendant que tout le monde s'épuise. Macron, lui, est continuellement en mouvement. Un mélange de Sarkozy et de Giscard. À l'Assemblée, il pleut des textes de loi. Journalistes et députés suffoquent. Les militants sont durement réprimés. La lutte est rude", dit-il.

Du Méluche dans le texte, s'il n'a pas les armes il a les mots pour le dire, savoureux "ectoplasme flottant", décidément Hollande aura occupé tous les postes de la cabine de pilotage de sa coquille de noix, sans aucun doute du capitaine Haddock et de l'Arletty dans la formule.
"Ectoplasme, ectoplasme est-ce que j'ai une gueule d'ectoplasme" dans la bouche du capitaine de pédalo.
Bon c'est pas terrible de ma part mais cela me fait bien sourire. Pauvre capitaine il laissera une drôle de trace dans l'histoire, Richard Cœur de Lion était inaccessible pour un bourgeois de province.

Solon

Et si on posait enfin la bonne question ? Pourquoi laisser le monopole de la force, donc de la violence, aux malfaiteurs, aux Black Blocs, aux trafiquants de drogue, aux "jeunes" ? Actuellement, le triomphe du ministre de l'Intérieur consiste à se vanter qu'il n'y ait pas un petit doigt foulé après une journée d'émeute. C'est un encouragement à recommencer. Casser quelques "gueules" pourrait peut-être faire réfléchir. Dans l'histoire, le droit a toujours triomphé par la force.

vamonos

La réponse judiciaire faite à la violence des prédateurs doit être mesurée à la hauteur de leurs crimes et non pas à l'aune de la mansuétude des juges, des avocats et des journalistes à l'égard des prévenus.

Lucile

Un billet auquel on a envie de dire bravo.
Les problèmes soulevés relèvent d'un choix éthique, et c'est seulement à ce niveau-là qu'ils peuvent être réglés, me semble-t-il.

Il faudrait savoir si les Français ont ou non de l'indulgence pour les gens qui font primer la force sur le droit, et s'ils sont prêts à leur trouver des justifications en fonction des circonstances. Toutes les petites compromissions en ce sens font le lit de compromissions sans cesse bien plus grandes : l'État traite avec les zadistes qui se sont approprié des terres ne leur appartenant pas. Les maires trouvent des compromis électoraux avec toutes sortes de groupes de pression, les syndicats, la justice... la liste est trop longue et trop fastidieuse pour qu'on la détaille. Il règne un climat mi-nihiliste mi-rigolard qui tourne en dérision les naïfs encore adeptes du droit et de la justice.

Dans ces conditions, la défense du faible par rapport au fort, les notions de droit, la volonté de débat et de consensus qui faisaient partie de notre patrimoine politique, laissent place à d'incessantes revendications communautaristes agressives et par un utilitarisme triomphant allant de pair avec une idolâtrie à peine voilée pour les tyrans.

Un tel état d'esprit est si largement répandu que ce sont ceux qui ne le partagent pas qui font figure d'exception. Il y a environ vingt ans, on a vu apparaître des publicités surprenantes de gens qui se giflaient ou de femmes qui faisaient passer leur conjoint par la fenêtre, ou de voisins qui se faisaient des coups vaches et sournois, ou de goujats triomphants, ou d'enfants-rois insolents et c..., le tout sur le mode comique, avec, par ailleurs, une recrudescence de sensiblerie, de goût pour le mélo et de moraline.

Je pense que ce sont des séquelles de la guerre, des totalitarismes et de leurs atrocités, mais ces fléaux ne sont pas arrivés par hasard. Il y a des terrains plus ou moins favorables, et ceux que l'on appelle les intellectuels, c'est-à-dire ceux qui ont les moyens de répandre leurs idées, ont leur part de responsabilité.

Exilé

Contre l'inexcusable violence et ceux qui l'excusent !

Dans le précédent billet, Philippe Bilger a évoqué le massacre d'un homme par une bande de tout jeunes gens comme à Pau.
J'ai été choqué de lire dans la version en ligne d'un quotidien de centre droit le titre suivant : « Pau : un homme battu à mort par des ados ».

Le recours à l'apocope ado, d'habitude plutôt employé pour désigner par exemple dans un milieu familial et avec une nuance de tendresse de grands enfants, est complètement déplacé ici alors que le comportement des jeunes gens concernés relève carrément de celui de crapules et de racailles et le fait de mal nommer les choses équivaut de la part de ceux qui recourent à ce procédé à absoudre par avance des tueurs au seul motif de leur âge.
Cela nous fait penser à ces individus défrayant les chroniques des faits divers qu’Édith Cresson qualifiait sans rire de « jeunes gens fragiles »...

Au passage, les grandes villes voient de plus en plus proliférer de ces bandes de « mineurs isolés » - isolés ou non - qui ne sont pas forcément tous mauvais de façon individuelle mais qui, sachant pertinemment qu'ils peuvent tout se permettre du fait de leur âge, en profitent pour faire n'importe quoi.
Il s'agit là une fois de plus d'un effet pervers d'une législation faussement humaniste, fabriquant des criminels au lieu d'assurer un rôle de protection.

bill boquet

Bonjour petit Aliocha,

Divaguer avec Proust ou un autre est une chose facile.

Seriez-vous capable, Aliocha, de prouver que vous aimez votre prochain comme vous-même ? Oui !

Je vous propose de vider votre compte bancaire et de l'offrir immédiatement aux pauvres que vous croiserez dans les rues, de vendre vos biens et de les donner à l'UNICEF et d'aller méditer ensuite au milieu du désert. Certains l'ont fait et ils ne dansaient pas langoureusement avec Proust !

jack

Effectivement, si on légitime la violence, tout s'effondre. Aux actes violents répondront d'autres actes encore plus violents. Les Black Blocs sont en révolte ? qu'ils ôtent leurs masques, marteaux et matraques et exposent leurs arguments.
Mais ce n'est pas le genre de la maison. Pour l'heure, ils éprouvent simplement du plaisir à tout casser. On s'amuse de nuire à autrui ; c'est beaucoup plus facile que le combat des idées.

patriote

Violence ?

Qui la provoque depuis quarante ans dans ce pays en abusant des citoyens silencieux (l'endettement de l'Etat par foyer fiscal est monstrueux et impossible à rembourser, mais l'Etat continue à emprunter pour profiter de la vie et de l'argent de la nation), la drogue circule comme de l'eau de pluie, la pression fiscale est démesurée, on a fait fuir le travail en vendant ou exportant nos entreprises, l'invasion est à plein régime, le métissage est conseillé, les voitures brûlent pour faire la fête, les délinquants sont chouchoutés par les gouvernants successifs pour leur permettre de vivre tranquillement leurs quinquennats et l'on accuse en permanence les souchiens qui ne représentent même plus la moitié des habitants de l'Hexagone.

Alors monsieur Bilger vous dites VIOLENCE, c'est une blague de bourgeois aveugle, sourd et... ! Finalement vous ressemblez à votre président !

vamonos

Je profite de ce billet dédié à contrer la violence et ceux qui l'excusent pour évoquer un fait divers et ses retombées judiciaire.

Un cadavre avait été retrouvé par un pêcheur. Les enquêteurs ont identifié les empreintes de l'assassin à l'intérieur du scotch qui avait servi à étouffer la victime.

La retraitée, divorcée, touchait 3 700 euros par mois de la part de son mari. Elle continuait à le voir et à le recevoir sur son catamaran. Elle a avoué avoir tué son mari et l'avoir jeté par-dessus bord, ligoté et lesté.

Le procès a eu lieu ces jours-ci. Tous les jurés étaient des femmes, la sentence est tombée, cinq ans de prison.

Il faut beaucoup d'excuses et de compromis pour arriver à admettre une peine aussi légère pour sanctionner un assassinat suivi de dissimulation de cadavre. Pour ma part, je n'éprouve pas de compassion pour cette femme, la peine aurait dû être beaucoup plus lourde.

Exilé

...si nos élites politiques, intellectuelles et médiatiques, de concert parce que cette démarche et sa nécessité devraient dépasser toutes les frontières partisanes, ne s'accordent pas sur la dénonciation dans tous les cas de la violence.

Pour commencer, pourquoi ces gens-là n'ont-ils jamais condamné les violences commises à partir de 1789, s'ils sont aussi exemplaires et recommandables que ça ?
Pis encore, ne sont-ils pas les premiers à les justifier et à les glorifier avec cynisme?

Bref, vous demandez à des pyromanes de renoncer à leurs mauvais penchants...

Aliocha

Oui, je l'ai, et maintes fois, cité, chères sœurs Semtob, ce texte auquel les vôtres semblent pourtant se référer, votre subtile sensibilité sachant si bien décrire vos sensations et les transcrire ici, ce texte qui prouve qu'effectivement en certains domaines, l'intelligence est impuissante mais que l'instinct du cœur sait, lui, la soumettre à sa vérité :

"Le livre intérieur de ces signes inconnus (de signes en relief, semblait-il, que mon attention explorant mon inconscient allait chercher, heurtait, contournait, comme un plongeur qui sonde), pour sa lecture personne ne pouvait m’aider d’aucune règle, cette lecture consistant en un acte de création où nul ne peut nous suppléer, ni même collaborer avec nous. Aussi combien se détournent de l’écrire, que de tâches n’assume-t-on pas pour éviter celle-là. Chaque événement, que ce fût l’affaire Dreyfus, que ce fût la guerre, avait fourni d’autres excuses aux écrivains pour ne pas déchiffrer ce livre-là ; ils voulaient assurer le triomphe du droit, refaire l’unité morale de la nation, n’avaient pas le temps de penser à la littérature. Mais ce n’étaient que des excuses parce qu’ils n’avaient pas ou plus de génie, c’est-à-dire d’instinct. Car l’instinct dicte le devoir et l’intelligence fournit les prétextes pour l’éluder. Seulement les excuses ne figurent point dans l’art, les intentions n’y sont pas comptées, à tout moment l’artiste doit écouter son instinct, ce qui fait que l’art est ce qu’il y a de plus réel, la plus austère école de la vie, et le vrai Jugement dernier. Ce livre, le plus pénible de tous à déchiffrer, est aussi le seul que nous ait dicté la réalité, le seul dont « l’impression »
ait été faite en nous par la réalité même. De quelque idée laissée en nous par la vie qu’il s’agisse, sa figure matérielle, trace de l’impression qu’elle nous a faite, est encore le gage de sa vérité nécessaire. Les idées formées par l’intelligence pure n’ont qu’une vérité logique, une vérité possible, leur élection est arbitraire. Le livre aux caractères figurés, non tracés par nous, est notre seul livre. Non que les idées que nous formons ne puissent être justes logiquement, mais nous ne savons pas si elles sont vraies. Seule l’impression, si chétive qu’en semble la matière, si invraisemblable la trace, est un critérium de vérité et à cause de cela mérite seule d’être appréhendée par l’esprit, car elle est seule capable, s’il sait en dégager cette vérité, de l’amener à une plus grande perfection et de lui donner une pure joie. L’impression est pour l’écrivain ce qu’est l’expérimentation pour le savant, avec cette différence que chez le savant le travail de l’intelligence précède et chez l’écrivain vient après. Ce que nous n’avons pas eu à déchiffrer, à éclaircir par notre effort personnel, ce qui était clair avant nous, n’est pas à nous. Ne vient de nous-même que ce que nous tirons de l’obscurité qui est en nous et que ne connaissent pas les autres. Et comme l’art recompose exactement la vie, autour de ces vérités qu’on a atteintes en soi-même flotte une atmosphère de poésie, la douceur d’un mystère qui n’est que la pénombre que nous avons traversée."

https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Proust_-_Le_Temps_retrouv%C3%A9,_1927,_tome_2.djvu/25

Puissions-nous rester conscients des fragilités de notre condition et de notre incapacité à la corriger, c'est en leur partage que l'espoir de matérialiser l'immense potentialité qui nous est offerte pourra s'incarner, et qu'alors nous accèderons à ce pourquoi nous avons été créés, aimer, aimer, aimer.
Bien à vous.

Zonzon

BOUTADES

L’état du pays ne peut pas s’expliquer par la seule impéritie des « élites » mais aussi par leur haine des anciens français.

Un peuple qui nomme remigration le remède contre la maladie mortelle dont il est atteint est un peuple qui dans sa tête est déjà mort.

Nous n’admettrons jamais qu’on dise devant nous du mal du FN. C’est grâce à son action depuis 74 que la France s’est enfoncée dans le marasme, la destruction et qu’elle file benoîtement mais sûrement vers la mort.

Educnaz : Jusqu’où peut-on enseigner trop loin ?

Immigration zéro : aucun politicien disponible sur le marché pour prendre une telle décision. Un être venu d’ailleurs ? Parsifal peut-être ?

En Internet ne montre pas tes muscles, ils n’intéressent personne. Efforce-toi d’allumer dans l’esprit de celui qui te lit un fugace éclair.

Zonzon

http://lavdn.lavoixdunord.fr/383007/article/2018-05-24/un-dechainement-de-violence-gratuite-lille-apres-un-rodeo

"On en sait plus sur les graves événements de dimanche, aux Bois-Blancs, plaine des Vachers. Parce que des habitants se sont opposés à un violent rodéo, une vingtaine de jeunes ont débarqué au milieu des familles. Ils ont frappé à tout-va et volé des téléphones portables. Un père de famille a été roué de coups.

Stéphane (prénom modifié) a assisté à un déferlement de violences, dimanche. La scène se passe plaine des Vachers. Vers 19 h, du monde profite encore de cette chaude journée. Une quiétude rompue par l’irruption d’une moto-cross pilotée par un jeune.

« Il passait au milieu des enfants. Un père s’est interposé et s’est pris aussitôt une droite au visage. Sa femme est venue l’aider : elle a reçu deux coups de poing en pleine figure. » Une dizaine de témoins se lèvent pour calmer l’excité. Celui-ci les menace et s’en va.

« Trois minutes plus tard, il a débarqué avec une vingtaine d’autres jeunes, avec des voitures et des deux-roues. Ils ont frappé directement tout ce qu’ils pouvaient. » Un père de famille, en train de téléphoner, se fait plus spécifiquement démolir. « Ils ont sans doute pensé qu’il appelait la police. Cinq à six jeunes l’ont roué de coups, devant ses enfants. Il baignait dans son sang. »

Les badauds qui filment ou photographient sont eux aussi attaqués : « ils se sont fait voler leur portable. »

La bande repart au bout de quelques minutes. « C’était la stupeur, les enfants étaient paniqués ! » La police intervient. Quatre plaintes ont pour l’instant été déposées. « C’est peu, les gens ont peur. » Une enquête est en cours. Personne n’a été interpellé pour l’instant."

Achille

Bonjour,

Black Blocs masqués qui s’introduisent dans les manifestations, cassant tout sur leur passage, supporters hystériques qui arborent des banderoles racistes, poussent des cris de singes ou s’en prennent aux joueurs de leur club parce qu’ils n’ont pas gagné, agressions dans le métro ou dans les rues des grandes métropoles, attentats meurtriers d’islamistes radicalisés...
La violence est partout et prend de multiples formes, toutes plus laides et destructrices les unes que les autres.
La violence est une insulte à l’intelligence. Elle prend naissance dans le cerveau reptilien des individus. Elle affiche les aspects les plus réducteurs de l’être humain, le reléguant au niveau des animaux les plus primitifs.
Rien ne saurait justifier la violence si ce n’est, hélas, la bêtise.

semtob

Cher Philippe,

Chut, il ne s'est presque rien passé à Toronto.
Ce ne sont que deux individus qui sont entrés dans un restaurant indien, sans l'intention d'y déguster des plats, mais avec celle de laisser un engin explosif avant de repartir en courant.
Dans cet endroit tranquille avaient lieu deux anniversaires.
Tout a explosé et fait une quinzaine de blessés dont plusieurs graves.
Quelques jours auparavant, une attaque à la voiture bélier avait écrasé dans un rodéo en plein centre ville quelques jeunes femmes.
Les conclusions pour la seconde tuerie furent qu'il ne s'agissait que de crimes misogynes et pour la dernière tuerie en date, que c'était un acte odieux mais pas du tout terroriste.
Aussi faut-il se réjouir si dans un restaurant les seules offenses qui nous soient faites sont celles de nous demander si nous kiffons le plat proposé et nous voulons "pecho" !

Est-ce que nous devons nous habituer à ce climat de violence quotidienne et cela au niveau mondial ?
Est-ce qu'il n'est pas tout simplement trop tard ?
L'idée géniale sortie dont on ne sait quelle cervelle, c'est d'aller chanter dans les cimetières parisiens. Il est certain que cela enchanterait la mort !
Cela nous la rendrait plus sexy !
Puisqu'il n'y a plus dans ce monde que cette réalité et le foot qui soient capables d'unir et d'égaliser et encore, c'est au minimum apprendre à rester conscient de notre fragile passage sur cette terre et à mesurer l'immensité de l'impuissance de l'intelligence humaine.
françoise et karell Semtob

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