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28 juillet 2018

Commentaires

Noblejoué

"La passion, pour Marguerite Duras, c’est ce à quoi on ne peut se soustraire."

Pourquoi dire du bien de la passion à laquelle on ne peut se soustraire ? On a déjà la souffrance et la mort en matière obligatoire, il faut prendre la passion en option ?
Plus on subit, plus c'est merveilleux ? Alors je donne mes cauchemars à qui en veut, subissez, subissez, ceux qui disent que subir, c'est bien.

Tout ce que je peux dire, c'est que l'amour partagé est beau, partagé, sinon ça n'en vaut pas la peine.
Sinon c'est comme la faim sans nourriture, l'impulsion de se lever sans la force de marcher et autres situations torturantes.

Il faut néanmoins souhaiter aux gens ce qu'ils se souhaitent, qu'arrive à chacun ce qu'il veut, et donc, si quelqu'un veut aimer ou admirer ou avoir de l'amitié ou autre s'il y a qui le méprise, qu'il le fasse.
J'aurais sinon tendance à souhaiter aux gens de s'épargner de tomber dans des occasions où il est possible qu'on les insulte.

Qu'est-ce qui peut valoir qu'on perde un honneur impossible à retrouver sans duel ou de durer dans le regret d'avoir pu être dans une situation qui n'est pas de contrôle absolu de soi ?
Rien. Une vie qui finit à la poubelle vaut-elle qu'on endure des deuils, que ce soit d'honneur, de personne qu'on aime, de réussite, de quoi que ce soit, en fait ? Bien sûr que non.

On ne reste que par peur, ou sans technique, ou pris dans des obligations mais en somme de trop.
La nuit se venge du jour, la vérité du mensonge, d'où cauchemar où on n'a pu sauver qui devait l'être, ou alors où on ne l'est pas, dislocation du monde, dispute, grisaille, répétition. On est coupable et non coupable, on est coupable d'être ce qu'on est, de ses limites, parfois des limites humaines, parfois spécifiques.

L'amour, la passion, qui pas toujours, mais souvent, trop souvent, dure moins que l'amitié.
On dirait du feu qui risque de vous exploser à la figure et qui s'éteint bientôt pour vous laisser dans le noir et dans le froid, plus abandonné qu'on ne l'a jamais été.

En général, la passion ou l'amour cesse, et on est abandonné, parfois on a vécu plus longtemps heureux, mais c'est la mort qui a privé l'autre de soi, de sa vie, de tout, anéanti, et soi de sa présence, d'un être qui était tout et sans lequel on n'est plus rien, reste d'une vie.

Il n'empêche que l'amour mutuel vaut la peine d'être vécu, contrairement à bien des choses, chacun prend sens et vie par l'autre comme il le lui donne.

Par contre, il n'est pas bon de pousser à aller vers l'autre, parce que qui aime, ou simplement admire ou a de l'amitié mais est méprisé, est au contraire détruit par l'autre.
L'amour n'est ni bon ni mauvais, il est bon pour certains, mauvais pour d'autre.

C'est une sorte de combat, certains sont faits pour être aimé, et d'autre pour ne pas l'être.
Pour mémoire sur le combat :

"Le combat est le père et le roi de l'univers,
il a créé les hommes, il a créé les dieux,
il a fait les uns esclaves, les autres libres."

Si on n'aime pas l'amour, ayant trop vu ce qu'il en advient des perdants, c'est le même prix.

Ce n'est pas que je sois pour l'exclusion, je crois défendre la justice, les victimes, il n’empêche que l'exclusion existe, et qu'ainsi, le monde n'est pas pour tout le monde.
Il en va de même pour l'amour.

Julien WEINZAEPFLEN

L'amour est aplati en passion de durer.

L'éternité paraît langoureuse et avoir des longueurs interminables parce qu'on l'imagine sans terminaisons nerveuses et sans zones érogènes.

La vie est un intermédiaire entre deux râles qui ne manque pas de souffle parce qu'elle le croit inépuisable.

L'intensité ne s'accommode pas d'être un intervalle. On ne peut pas rencontrer l'objet d'une passion et se dire qu'on ne fera qu'un bout de chemin avec celui qui l'inspire, c'est
toute sa vie qu'on veut faire avec elle, ne serait-ce que dans la commotion du présent qui l'investit tout entière.

"Nous écrivons notre vie à l'encre indélébile", disait le Père Xavier de Chalendar. Qui nous sauvera de cette encre ? Ancrer notre bateau pour qu'il ne quitte jamais le port n'est pas avancer au large ni empêcher que notre encre se change en sang.

On ne peut ni faire un bout de chemin, ni refaire sa vie. La passion est toute notre vie et l'éternité meurt de ne pas être ardente et romantique.

Dieu nous ennuie parce que nous le supposons sans ardeur. La transcendance, par quoi nous affublons Sa Personne du nom de quelque chose, oublie de nous séduire parce qu'elle n'est pas incandescente.

Transcendance et incandescence devraient être la bûche et la combustion du même feu.

Dieu souffrait-Il d'un complexe de supériorité qui devait nous inférioriser pour que Son Amour infini nous ait créés limités ?

Ahmed Berkani

Loin de l’amour, la seule passion qui vaille est celle qui est au cœur de la quête passionnée de la connaissance parfaitement inutile, connaissance qu’il est loisible, n’est-ce pas, d’appeler du doux nom de vérité.

Une volonté bandée à la recherche de la vérité, c’est-à-dire portée par ce feu sacré immédiatement reconnaissable à la découverte des lois : voilà une chose qui se rencontre rarement et qui est toujours belle à voir.

Giuseppe

Les lézardes ne sont plus du type esthétique, elles sont traversantes, en l'occurrence l'expert va statuer, les pluies sont devenues pénétrantes.

La cabane n'est pas tombée sur le chien, pas encore, mais qu'un individu sans contre-pouvoir semble-t-il - tout le monde se couchait - puisse intervenir dans un tel périmètre d'action cela paraît impensable et pourtant.

Il avait l'oreille du Président, cela il le savait, AB champion de la psychologie connaissait les hommes et leurs travers, quand nous saurons qui l'a fait tomber la pelote sera dénouée.
Un tas de personnes devaient avaler des couleuvres, si ce n'est des boas, mais tout a une fin, Robespierre aussi a connu le bout.

Il a fait peur à beaucoup de personnages sans aucun doute, il avait le pouvoir de faire et défaire des carrières, jusqu'au moment où il s'est compromis.
L'imbécillité de celle qui avait déclamé "La meuf…" est du même acabit sauf que le registre n'est pas le même, sans ces excès ils seraient encore en place sans parapluie, pouvant faire la pluie et le beau temps chez les autres.

Le Président a trop de pouvoirs c'est une certitude, Mitterrand avant lui tenait les médias par la peau des… jusqu'à ce que la maladie l'affaiblisse, l'affaire cachée de Mazarine, personne n'a osé s'en défaire et la dénoncer et pourtant les médias savaient.

Les temps ont changé, la preuve, difficile aujourd'hui de passer à travers, la leçon ne sera pas retenue, jusqu'à la prochaine, le pouvoir accouche toujours de phénomènes étranges, il est comme tout ce qui brille pour les pies.

Aliocha

Oui, souffrance et manque dessinent en creux la forme de l'amour et notre incapacité à s'y soumettre, à voir en face notre condition, nous détournant du seul modèle fiable qui, lui, le connait et l'enseigne par son exemple, nous donnant la possibilité de renoncer à posséder et d'espérer rencontrer chez quelqu'un le renoncement symétrique lui permettant d'exister.
Merci aux Semtob.

"Si nous n’avions pas de rivaux le plaisir ne se transformerait pas en amour."

"Les chagrins sont des serviteurs obscurs, détestés, contre lesquels on lutte, sous l’empire de qui on tombe de plus en plus, des serviteurs atroces, impossibles à remplacer et qui par des voies souterraines nous mènent à la vérité et à la mort. Heureux ceux qui ont rencontré la première avant la seconde, et pour qui, si proches qu’elles doivent être l’une de l’autre, l’heure de la vérité a sonné avant l’heure de la mort. "

https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Proust_-_Le_Temps_retrouv%C3%A9,_tome_2.djvu/67

Giuseppe

Orange avec AFP, publié le dimanche 29 juillet 2018 à 17h37

"La productrice et comédienne ne tarit pas d'éloges sur son compagnon à "l'humour légendaire"."

C'est vrai, qu'est-ce qu'il nous a fait marrer à l'Elysée ! L'escapade en scooter, l'épisode Trierweiler et ses doux moments, Davet et Lhomme, ses discours sur la méthode, ses cravates à l'envers, comme le roi Dagobert, tout un quinquennat d'humour à couper le souffle, son formidable mandat, du Laurel et Hardy dans le texte, magnifique interprète.

Un vrai comique, jusqu'au bout d'ailleurs avec un pied de nez final et son renoncement digne des plus grands, merci à cette starlette de nous souligner les qualités premières du champion de l'immobilisme, il devrait d'ailleurs retourner à la fête de la crêpe et du vin blanc en Corrèze et ainsi tester ses futures saillies pour un prochain quinquennat en… Je plaisante, elle non.

Patrice Charoulet

« Le livre qui a changé leur vie. »

Pour diverses raisons, je n'achète jamais « L’Obs ».Je l'entrouvre - très rarement - dans ma bibliothèque municipale. Les hebdos y sont visibles sur des présentoirs en bois. Il est donc possible de voir toutes les premières pages. Or, je vois sur la couverture de L'Obs (26 juillet) un gros titre qui retient mon attention : « Le livre qui a changé leur vie ».

Je prends cet hebdo : l'article va de la page 16 à la page 28 . On a posé la question à un grand nombre de personnes (écrivains, politiques...). Presque tous nous disent que c'est un roman qui a changé leur vie. Sauf un (un original !), Bernard Pivot, qui déclare : « Le Larousse m'a donné le goût des mots ». Et il parle de sa jeunesse en donnant des précisions sur les apports du petit Larousse. Je retiens ses derniers mots (il a maintenant, nous dit-il, plus de 80 ans) : « Encore aujourd'hui, pas un jour ne passe sans que j'ouvre un dictionnaire. »

Je trouve cette réponse franche, modeste et instructive. Cet homme a animé, des années durant, des émissions littéraires, où tous les écrivains rêvaient d'aller. Je l'ai entendu dire à l'époque qu'il lisait un livre par jour en moyenne. Il a dû lire beaucoup de livres, dont beaucoup de romans. Il est aussi connu pour ses concours de dictées. Il est enfin membre du jury du Prix Goncourt.
Le livre qui a changé sa vie est... le petit Larousse !
J'imagine qu'il ouvre aussi d'autres dictionnaires, le Robert, le Littré, le TLF… Moi aussi.
Et qu'il continue à lire beaucoup de livres et de journaux. Moi aussi.

 genau

Paul Morand : "les plus grandes passions cachent le plus souvent une furieuse envie de baiser."
Saint Augustin soumettait la passion au feu de Floriane et s'en morigénait.

Beaucoup parlent de l'âge et de la peur de perdre "l'unique objet" de sa religion (attention scrupuleuse). Or, qui ne dit pas "elle" sans qu'une émotion le prenne dans sa chair est bien solitaire, cela du vivant ou non.
L'amour apaisé est aussi la passion dans le temps qui n'apporte aucune tranquillité, mais la rage de poursuivre une aventure, en portant "sa" valise ou remontant "son" drap pour qu'"elle" soit bien.

Il n'y a pas de "happy end", en amour comme en passion, mais dans une époque où tout le monde prône la liberté de l'amour, la possibilité d'aimer plusieurs fois, la licence de s'ouvrir tant et tant au semblable et au différent, le drame au sens grec de la vie devient un feuilleton américain, un roman policier où l'essentiel est la vie sexuelle de l'enquêteur.
Alors, ne reste, seul, que Dieu, obscur dans sa chapelle latérale, dont personne ne croit plus à son infini amour, parce qu'il est très récent et s'est décliné en tant de passions mortelles qu'on ne peut même plus imaginer qu'il a, depuis vingt siècles, mélangé les morts pour rien et les vivants en trop grand nombre, réalisé la plus sinistre des prophéties "vous couvrirez la surface de la terre", qui condamne d'avance tout amour et toute passion à la submersion féroce des espaces stériles.

Noblejoué

@ Lucile | 28 juillet 2018 à 23:55

Déclinaisons de la peur de l'abandon qu'on a enfant.

Certains se vengent de cette faiblesse en abandonnant, d'autres, par cette même crainte et peur de dépendre, de l'amour. D'un côté on tendra éventuellement à détruire la dignité de l'autre, du côté inverse, le souci de la conserver sera un des motifs de la prudence.

S'il faut chanter les bienfaits de l'amour ou du vin, il est assuré que les deux coupes ne sont pas de celles dont tout le monde doive porter le nectar à ses lèvres.

Il y a la chanson "Ne me quitte pas" sur le thème. Dégradation par la dépendance amoureuse, pire que la drogue car si le dealer en prend à son aise avec le client, la drogue et le dealer sont substituables, tandis que si on aime une personne, ce n'est pas une autre.

Mais tout cela n'est rien... On ne plaindra jamais assez les gens que n'ont pas aimés leurs parents, situation entre autre qui motive de dire aux gens de réfléchir avant d'engendrer. Autre chose, ami, amant, enfant de telle personne, on ne l'aimera jamais assez, néanmoins, ce sera tout de même mieux que rien. Plus que le "Ne me quitte pas", à dissuader d'aimer.

Déclarer un amour... ou une admiration, d'ailleurs imméritée à la réflexion, est dangereux.

De l'autre côté, il est mal de décevoir les gens qui croient en vous. Je ne veux pas dire jouer les Loki, simplement de se laisser aller dans un spleen qui n'a que trop de raison d'être. Comme écrire sans e ou autre, communiquer avec eux est une sorte d'exercice de style.
Il faut être positif en diable, j'oriente dans ce cas autant que possible la conversation sur des sujets qui le sont car je supporte le "qui perd gagne" moins que jamais ; je préférerais sincèrement boire près d'un ravin, ne pas l'avoir vu ivre et tomber dans la mort que de raisonner ou sentir ainsi. Le mal n'est pas le bien.
On pourra dire que le triste individu est tombé bien bas !

Aucune importance, ce qui compte c'est ce qu'on doit aux autres et à soi-même, je veux dire les gens qui doivent quelque chose aux autres et ceux qui ont une conception du bien ou un projet ou les deux à suivre.
Parce que sinon les discours... tombent à vide. J'adore aussi la morale qui tombe tout à côté, et de la sienne et de sa situation, cela donne un délicieux sentiment de supériorité, comme je pense un crime parfait en moins grave, évidemment, bienveillante quand les gens le sont, et on se rappelle opportunément qu'on fait aussi des erreurs, méprisante sinon. Ma confidente voudrait que je ne méprise personne, mais enfin, qu'un comportement soit explicable et tous le sont, ne le rend pas pour autant acceptable et les gens sont ce qu'ils font.

Je pense qu'il s'agit surtout de détachement, il faut être ou faire sans s'impliquer. Pourquoi agir alors ? Un mystère de la philosophie orientale ou de ce qui en approche où on n'explique pas grand-chose soit dit en passant, il faut les découvrir... Les devinettes n'ont jamais été ma tasse de thé, d'ailleurs je n'aime pas le thé, mais pour elle et pour progresser, ou pour progresser ou pour elle, ou plutôt le deux sont un, je fais avec. Ce qui est bon entrainement à la chose, soit dit en passant. Pour ce que je veux atteindre et pour ne pas porter atteinte à ma confidente par une déception, elle n'abandonne personne, ce qui rassure de ce côté-là, mais j'ai peur de la décevoir d'un autre.

J'ai l'impression d'être de cette élite de la Silicon Valley, qui est dans le projet avec un stress intense et qui doit s'astreindre à de la méditation, du yoga et autres choses semblables pour compenser. J'avais déjà les idées transhumanistes par moi-même, si tant mieux, je me découvre des frères en refus de la mort et pour des capacités augmentées. On dirait une évolution convergente, c'est curieux, d'autant qu'ils sont de la lumière et moi des ténèbres, je veux dire entre autre et surtout pessimiste, mais lutter pour l’avènement d'une aube nouvelle, d'un autre côté, n'en a que plus de mérite. Réflexion indulgente que j'aurais eu pour quelqu'un d'autre et non pour moi, avant, c'est grâce à ma confidente qui me pousse à la positivité, la patiente et le détachement d'une manière non point dogmatique mais pétillante. Je le lui dirai, et à quoi bon le nier ? Ma peur de l'échec qu'elle sait et devine mais le moins possible, mais fasse le Ciel pas ma peur de la décevoir, je ne veux pas avoir l'air de faire la moindre inquisition, et je préfère lui renvoyer la lumière qui vient d'elle en disant tout ce que je lui dois.

Que c'est fatigant, j'ai donc pris la liberté d'écrire en brut de décoffrage, et remercie qui m'en donne l'occasion.

Xavier NEBOUT

La partie animale de l'âme vient en premier, la spirituelle après, nous dit l'Apôtre.

L'animale est sous l'emprise des instincts et des passions qu'ils engendrent ; la partie spirituelle est celle qui lui permet de s'en détacher jusqu'à rejoindre l'Esprit, mais l'amour en est le corps énergétique.

Le seul vrai amour entre un homme et une femme est celui qui tourne leur regard dans le même esprit pour former un seul corps avec le Christ par le sacrement du mariage.

Les exercices poético-psychologiques sont des prétextes existentialistes pour refuser de le savoir.

Olivier Seutet

Passion, un mot utilisé trop souvent pour de tous petits riens. En fait est rare comme tout ce qui est excessif. Baptise tant de fois une attirance fiévreuse et temporaire que par vanité nous voulons égaler à des modèles immémoriaux. Dans la prétention actuelle la moindre petite habitude se voit hissée au statut de passion dévorante : pour quelqu’un, mais aussi pour une pratique de la cuisine, de la peinture, un goût des voyages ou de la lecture.
J’aime, quant à moi, garder à ce mot sa part de folie, d’extravagance, d’irrationalité qui ne se retrouve pas à chaque coin de rue.

Michel Deluré

Amour et passion ne sont après tout que les facettes d'un même sentiment mais se manifestant de manière différente, l'amour étant plus réfléchi, plus raisonné, plus pérenne, la passion plus ardente, plus dévorante, plus éphémère, parfois plus irrationnelle, sans que cela signifie pour autant que l'un est plus authentique, plus intense, plus profond par rapport à l'autre.

Je dirais en quelque sorte que l'amour vrai, sincère, me suffit mais que j'apprécie qu'il soit assez régulièrement attisé, revigoré, bousculé par la passion. Un peu finalement à l'image d'un feu de bois dans l'âtre qui couve sous les braises et que l'on vient à intervalles réguliers réactiver en rajoutant quelques brindilles ou bûches.

Car il arrive que l'amour, bien que toujours présent, se fasse parfois avec le temps très discret, ce qui n'est pas forcément absence. Et comme certains des commentateurs de ce blog l'évoquent, ce n'est alors qu'au moment du départ de l'un des êtres aimés que l'on reprend conscience de cet amour, ce qu'a fort bien exprimé Proust en mettant ces mots dans la bouche d'Albertine : « Bien souvent pour que nous découvrions que nous sommes amoureux, peut-être même que nous le devinions, il faut qu'arrive le jour de la séparation ».

duvent

@ Marc GHINSBERG
"Concernant l’utilisation de pseudos, quant à moi, je n’ai aucune curiosité sur la biographie des commentateurs, ce qui m’intéresse c’est leurs commentaires. Mais l’usage d’un pseudo évite d’assumer ce que l’on dit. Pour certains l’anonymat fait office de substitut de courage et permet de dire à leurs interlocuteurs des choses qu’ils n’auraient pas le courage de leur dire à visage découvert. En ce sens c’est, de mon point de vue, dans bien des cas, une forme de lâcheté."

C'est très étrange cette question portant sur les pseudos...
Il y a donc un réel problème ??

Une grande lâcheté avait trouvé à se loger sous la plume diabolique des intervenants nommés par eux-mêmes : X,Y, V, W...

Pourquoi ne pas, dès lors constituer une légion de héros affichant fièrement leur nom ?? Je me le demande.

Il faut considérer et prendre la mesure de tant de vacuité héroïque puis il faut certainement considérer et prendre la mesure de toute la lâcheté qui se promène insouciante et gaie !!

Maintenant, je sais que la fin du monde est proche, puisque les héros sont ceux qui prennent leur imbécillité pour du courage, lequel courage leur permet d'insulter, des lâches. N'y a-t-il pas là une dichotomie ?

Qui sont donc ces lâches inconnus ? Eh bien, ceux qui autorisent d'indécrottables médiocres à briller sur la toile cirée du Net...

Il est certain que le médiocre ne s'encombrera pas d'autres considérations que celles qui servent son propos, et il est encore plus certain que la médiocrité est irréductible. Ainsi, ce sujet des pseudos ne pourra se clore, puisque la stupidité est sans fond, comme cela est étonnant !

@ M. Berkani

Vous avez sauté dans le seul habit que vous vous connaissiez et vous avez bien fait, mais qu'est-ce que cela vient faire ici ? Je vous le dis tout net, je ne sauterai nulle part qui me soit une assignation !

@ M. Charoulet

Cette liste de citations est comment dire ?? Les mots me manquent...
Je ne suis pas de votre génération, et bénis le ciel de ne pas avoir eu un enseignant de votre farine, car votre férule est comment dire ?? Les mots me manquent...

On ne mesure jamais assez sa chance !

Cn

Bonjour,

J’ai relu plusieurs fois ce billet bien qu’ayant immédiatement été sensible aux mots et à l’expression du sujet choisi ; par exemple, j’aime beaucoup ces phrases :
« J’ai envie de réunir l’amour et la passion. » et c’est « j’ai envie de réunir » qui a fière allure.
Ensuite, « cette aspiration (de l’âme exaltée), loin d’être noble, serait au contraire le signe d’une immaturité, d’une enfance jamais passée à l’âge adulte avec sa raison et son sens des responsabilités ». Qu’y a-t-il de supérieur ou d’inconciliable avec la justice de ce à quoi vos propres sens vous conduit : un absolu qui vous porte et vous meut et dont on dit qu’il ne serait que temporaire, fugace. Je ne crois pas à cette fugacité non plus. Il y va de l’intensité du lien et du rapport à l’autre qui, si l’autre est également de cette même trempe, ne s’estompe pas mais au contraire se renforce au fil du temps nourri de multiples apports au quotidien sans perdre en intensité et fruits de l’exaltation. Elle convient aux âmes naturellement exaltées tout en intégrant toute l’etendue des connaissances, des expériences et de la sensualité dont deux êtres disposent sous toutes ses formes.

« Je persiste dans mon exigence d’absolu ». Persistez ! Il faut des résistants à la monotonie et à la platitude. Des personnes qui ont le courage de rester fidèles à leurs sens, sans erreur due à la conciliation avec ce qui doit passer ce que plus nombreux à le dire !

« Mais avec la passion, surtout, la volupté de l’illimité l’emporte sur la certitude de la finitude ». Une synthèse remarquable de l’intensité dans laquelle peut se placer une relation à l’autre quand elle est d’une qualité remarquable. D’une exigence aussi remarquable. Le tout est qu’il n’y ait pas qu’une seule personne mais deux personnes à le vivre ensemble ! Avez-vous lu la Correspondance de Camus et Casarès ? Magnifique exemple d’une passion durable (quoique clandestine, ce qui a peut-être aidé) ? Néanmoins, cette correspondance est passionnante dans l’éclairage qu’elle donne du rapport à l’autre que je dirais... passionné !

Wil

"Je n’ai jamais supporté ce poncif qui en quelque sorte interdisait aux âmes naturellement exaltées de s’imaginer pour l’éternité dans une atmosphère passionnée parce que, d’abord, ce serait impossible, utopique et qu’ensuite cette aspiration, loin d’être noble, serait au contraire le signe d’une immaturité, d’une enfance jamais passée à l’âge adulte avec sa raison et son sens des responsabilités."

- Je vous aime bien.
- Moi aussi je vous aime bien.
- Vous voulez m'épouser ?
- Oui
- Merci.
Et hop emballé, c'est pesé !
Quelques années plus tard un enfant qui fera de grandes études dans une grande université américaine bien sûr vu le niveau de la France, avec l'argent de "père" et mère" parce que c'est tout ce qu'il pouvait faire de toutes façons vu qu'il n'a aucun talent. Et même s'il en avait un...
On se croirait dans un roman du XIXe et une description de la bourgeoisie selon Zola.
C'est pitoyable mais c'est comme ça.
L'amour, la passion, c'est ce qui fait l'être humain et ça mérite de faire n'importe quoi pour lui, elle.

On n’est pas un être humain quand on n’est pas exalté par l'amour ou la passion, les passions !

Bien sûr que l'amour, les passions qui se succèdent sont signes d'une immaturité, et alors !
C'est toujours mieux que les petites amours raisonnables plus ou moins arrangées parce que monsieur ou madame est une bonne "siuation" à l'échelle d'une vie qui est très courte.
Juste un claquement de doigt dans l'éternité.
Mieux vaut que ce claquement de doigt soit le plus intense possible.
Si on ne comprend pas ça on n’a rien compris à la vie.

Lucile

Il paraît que la grande peur des femmes, c'est de ne plus être aimées, et d'être abandonnées de celui qu'elles aiment ; la grande peur des hommes est de ne pas être à la hauteur, d'être dans l'impuissance. La fragilité de la relation amoureuse avive la passion.

Quand on devient vieux, la grande peur latente est celle d'être séparés, définitivement, et non parce qu'on cessera de l'aimer, ou parce qu'il cessera de vous aimer. Comment éprouver des sentiments tièdes dans cette perpective, même si on a la sagesse d'oublier d'y penser ?

Noblejoué

@ Ahmed Berkani | 28 juillet 2018 à 16:55
"Monsieur Charoulet est un homme de principes, et sa haine de l’anonymat est une haine de principe. Je voudrais lui redire ici ce qu’il sait fort bien : c’est qu’aucune biographie si fidèle soit-elle ne nous donnera jamais l’homme. Que cette biographie d’ailleurs, la mort venue, s’efface et disparaît."

Vous êtes un vrai ami et un sage.

"J’ai sauté le pas dans le seul habit que je me connaisse".

Belle expression.

semtob

Cher Philippe,

Oui, mais "Passion signifie souffrance", c'est ce que vous aurait dit Denis de Rougemont dans "L'amour et l'Occident".

"Pour l’Eros, la créature n’est qu’un prétexte illusoire, une occasion de s’enflammer ; et il fallait aussitôt s’en dépendre, puisque le but était de brûler toujours plus, de brûler jusqu’à en mourir ! Le nouveau symbole de l’Amour ce n’est plus la passion infinie de l’âme en quête de lumière, mais c’est le mariage du Christ et de l’Eglise. Un tel amour peut vraiment être réciproque. Car il aime l’autre tel qu’il est – au lieu d’aimer l’idée de l’amour ou sa mortelle et délicieuse brûlure. De plus, c’est un amour heureux – malgré les entraves du péché – puisqu’il connaît dès ici-bas, dans l’obéissance, la plénitude de son ordre."

La passion est privative de liberté, addictive et frôle toujours Thanatos et se situe toujours en dehors du temps, sinon elle ne pourrait être nommée qu'amour.
Et il est très surprenant de mener une vie de juriste en faisant l'éloge de la passion.
Alors, combien de fois avez-vous maudit les délais, les contraintes, les paperasses, les redites et rêvé de veiller sur les paperolles proustiennes, les papyrus et les manuscrits d'Ur ?
françoise et karell Semtob

Xavier NEBOUT

Inspiré par le philosophe songeant à Saint Augustin, je dirais que l'amour ouvre la pensée au monde, alors que la passion la ferme à moins qu'elle soit pour Dieu essence de l'amour.
A chacun sa manière de prendre la tête de ses lecteurs...

Claude Luçon

@ Ahmed Berkani | 28 juillet 2018 à 16:55

Le débat sur l'utilisation ou non d'un pseudonyme est un faux débat en fait.
Le principal est que nos hôtes sachent qui nous sommes, ils le savent, comme peu d'entre nous se rencontreront un jour quelle différence nom ou alias peuvent-ils faire ?

C'est en lisant son texte, pas son nom, que nous jugeons l'auteur(e).
De plus nos hôtes nous donnent la possibilité de communiquer entre nous.
Faux débat donc !

Vous avez eu bien de la chance au cours de votre vie si personne ne vous a affublé d'un surnom que vous auriez pu utiliser, un surnom pas nécessairement insolent bien sûr :)

Marc GHINSBERG

@ Ahmed Berkani

Concernant l’utilisation de pseudos, quant à moi, je n’ai aucune curiosité sur la biographie des commentateurs, ce qui m’intéresse c’est leurs commentaires. Mais l’usage d’un pseudo évite d’assumer ce que l’on dit. Pour certains l’anonymat fait office de substitut de courage et permet de dire à leurs interlocuteurs des choses qu’ils n’auraient pas le courage de leur dire à visage découvert. En ce sens c’est, de mon point de vue, dans bien des cas, une forme de lâcheté.

@ Claude Luçon
« On découvre alors que amour et passion étaient devenus fusion. »

Très beau et très vrai.

patriote

Monsieur Philippe Bilger,

Vous êtes un Emotif-Actif-Secondaire donc un passionné

https://www.youtube.com/watch?v=dzCQw9BM5os

Quant à cet état d'âme - Amour et Passion -, je le réserve à mon épouse et à ma patrie.

agecanonix

@ Ahmed Berkani & Patrice Charoulet

J'espère que le texte ci-dessous en finira avec cette ennuyeuse répétition sur les pseudos. A tous les deux vous avez suffisamment développé le sujet :

"C’est en 1721 que la première édition des Lettres persanes parut en deux volumes in-12 sous la rubrique d’Amsterdam et de Cologne.
Le nom de l’auteur n’était pas indiqué ; les noms des deux libraires, Pierre Brunel d’Amsterdam, Pierre Marteau de Cologne, sont des pseudonymes. Ce mystère était d’usage au XVIIe et au XVIIIe siècle.
Un Français qui disait librement son avis sur la religion et le
gouvernement ne se souciait point d’avoir affaire aux ministres, au parlement, à la Sorbonne. Pour l’écrivain et pour l’imprimeur il y allait de la Bastille, et au besoin de la corde ; c’était trop de dangers à la fois. Du reste, sous la Régence, l’ancienne rigueur s’était adoucie ; les moeurs étaient devenues plus tolérantes que les lois. Pourvu que
l’auteur fit paraître son oeuvre à l’étranger et ne livrât pas son nom à la curiosité publique, il pouvait impunément recevoir les compliments de ceux qui l’auraient jeté dans un cachot, s’il avait eu l’audace d’imprimer à Paris ce qu’il publiait à Amsterdam.
Les Lettres persanes eurent un grand succès ; on en fit trois ou quatre éditions la même année. Comment en eût-il été autrement ? tout était piquant dans cette publication, le nom de l’auteur, la forme et le fond du livre."

Ahmed Berkani

Sur l’anonymat et le recours aux pseudonymes — et ne sachant sous quel billet de notre hôte insérer ces lignes.

Monsieur Charoulet est un homme de principes, et sa haine de l’anonymat est une haine de principe. Je voudrais lui redire ici ce qu’il sait fort bien : c’est qu’aucune biographie si fidèle soit-elle ne nous donnera jamais l’homme. Que cette biographie d’ailleurs, la mort venue, s’efface et disparaît.

L’idée m’est fort tard venue de participer à quoi que ce soit sur Internet, et lorsque je l’ai fait pour la première fois, quittant subitement une attitude entièrement passive qui m’allait bien, je n’ai pas du tout pensé à prendre un pseudonyme — n’ayant d’ailleurs pas l’imagination qu’il faut pour en trouver un qui me donne satisfaction. Mes opinions n’étant pas de celles qui peuvent me mener en prison — en tout cas dans les circonstances actuelles, qui peuvent changer, et n’ayant rien de particulier à cacher à qui que ce soit, j’ai sauté le pas dans le seul habit que je me connaisse.

Claude Luçon

@ Marc GHINSBERG | 28 juillet 2018 à 11:27
"L’amour et la passion que l’on éprouve vis-à-vis de l’autre sont à la fois mêmes et autres, car le temps transforme toute chose, y compris l’amour et la passion."

Pas seulement le temps mais aussi le lieu, ou l'espace comme l'écrit Philippe.
Entre le cœur du Sahara et Paris ou Londres par exemple.
Mais on n'en mesure vraiment l'intensité que lorsque l'un des deux disparaît.
On découvre alors que amour et passion étaient devenus fusion.

Noblejoué

"Alors que la passion est un miracle, que l’intensité n’est pas vouée à faiblir et que rien ne vaut une vie qui à chaque seconde vous fait oublier la mort plutôt qu’un chemin doux et tranquille qui la préfigure."

Faire ce qu'on fait, être ce qu'on est, et donc, aimer vraiment, aimer ainsi si on aime, et il me semble que c'est implicite, si on est aimé en retour.
Quoi de plus miraculeux qu'un amour mutuel ? La pire infidélité est de ne plus ou de moins aimer.

Catherine JACOB

Bienheureuse Pascale Bilger avec cette belle ode à l'amour-passion...

Ahmed Berkani

Comme c’est curieux. Par cette petite phrase de Proust, vous nous ramenez, cher Monsieur Bilger, et sans l’avoir voulu, sur le même terrain glissant sur lequel Monsieur Charoulet venait de s’aventurer. Dans le chapitre trois de La prisonnière, cette sentence arrive en point d’orgue d’une énième réflexion douloureuse du narrateur en proie aux tourments de l’amour-possession, et voici les lignes qui la précèdent :

« Non, jamais la jalousie que j’avais eue un jour de Saint-Loup, si elle avait persisté, ne m’eût donné cette immense inquiétude. Cet amour entre femmes était quelque chose de trop inconnu, dont rien ne permettait d’imaginer avec certitude, avec justesse, les plaisirs, la qualité. Que de gens, que de lieux (même qui ne la concernaient pas directement, de vagues lieux de plaisir où elle avait pu en goûter), que de milieux (où il y a beaucoup de monde, où on est frôlé) Albertine — comme une personne qui, faisant passer sa suite, toute une société, au contrôle devant elle, la fait entrer au théâtre — du seuil de mon imagination ou de mon souvenir, où je ne me souciais pas d’eux, avait introduits dans mon cœur ! Maintenant, la connaissance que j’avais d’eux était interne, immédiate, spasmodique, douloureuse. L’amour c’est l’espace et le temps rendus sensibles au cœur. »

Delannoy

Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Je viens de lire un profil piège à nanas pour site de rencontres. Je doute que hormis moi, qui n'en suis pas une, il y ait beaucoup d'hommes à commenter ce post... Notre avocat général préféré serait-il soudain célibataire et en quête d'une remplaçante ?

Je m'en tiens quant à moi à ce que je considère comme une vérité, à savoir que la passion a été inventée au XIe siècle par l'hérésie cathare. Que ce terme signifie étymologiquement souffrance et que ce n'est pas un hasard. Qu'en épicurien ou en bouddhiste, il faut combattre de toutes ses forces toute passion.

Achille

Bonjour,

Indéniablement vous êtes un passionné Philippe Bilger. Cela se voit dans vos billets presque toujours enflammés. Mais votre blog n’aurait pas le succès qu’il connaît si vous n’étiez pas comme ça.
La passion peut être la meilleure, mais aussi la pire des choses. Elle permet de prendre la vie à pleines dents, que ce soit sur le plan des idées et des sentiments. Mais parfois elle conduit à certains errements et aussi à de grosses déceptions. Les gens ne sont pas toujours tels qu’on aime les imaginer, que ce soit en amour ou en amitié.
Une passion pour la littérature, un auteur en particulier (Proust en ce qui vous concerne) est certes un bonheur inaltérable. Idem pour le football qui vous conduit souvent à une exaltation juvénile. Mais dès que l’on touche au concret, à la vie de tous les jours, la passion a tendance à s’étioler avec le temps.

La politique est souvent objet de passions vives mais qui durent rarement. Certains événements s’enchaînent qui nous conduisent à réviser notre jugement sur certaines personnalités pour qui nous éprouvions une certaine admiration.
Vos billets sur les premiers mois de présidence de Nicolas Sarkozy, puis de François Hollande et maintenant d’Emmanuel Macron sont là pour nous démontrer votre perplexité, voire votre déception. Rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul dans ce cas.
Mais une chose est sûre rien n’est pire qu’une vie sans passion, même si elle est souvent déçue.
Une autre passion viendra nous faire oublier celle qui n’a pas su être à la hauteur de nos attentes. Et la vie continue avec ses joies et ses peines, ses espérances et ses désillusions.

Marc GHINSBERG

« J’ai envie de réunir l’amour et la passion parce que je les trouve abusivement dissociés dans la banalité des conversations qui se plaisent à aborder les sentiments humains, leurs différences, leur intensité, leur inéluctable déclin. »

Fort bien cher Philippe, noble ambition, partagée par une foule de gens qui effectivement réunissent amour et passion, mais par une succession d’expériences. La réunion de l’amour et de la passion s’accorde mal du singulier, la règle est plutôt le pluriel.
Le vrai défi, selon moi, c’est de faire vivre amour et passion à travers le temps avec le même être. Être fidèle à l’autre et à soi-même en étant fidèle à sa jeunesse. On est à 70 ans à la fois le même et un autre que celui que l’on était à 20 ans. L’amour et la passion que l’on éprouve vis-à-vis de l’autre sont à la fois mêmes et autres, car le temps transforme toute chose, y compris l’amour et la passion. Mais je reconnais que c’est une expérience de plus en plus rare.

Tipaza

Un billet qui me laisse sur ma faim.
Parler d’amour et de passion sans parler de l’Autre ?
Mais bon, à chacun sa vérité en amour et passion plus qu’ailleurs.
Puis-je donner une version de l’amour passion.
La voici :

I was the sun and he was the moon
I was a desert and he was an island
I was war and he was peace
I was disaster and he was beauty
I was sorrow and he was happiness
I was death and he was life
He was my salvation, I was his destruction.

Et en français :

J'étais le soleil et il était la lune
J'étais un désert et il était une île
J'étais la guerre et il était la paix
J'étais désastre et il était beauté
J'étais triste et il était le bonheur
J'étais la mort et il était la vie
Il était mon salut, j'étais sa destruction.

Je ne connais pas l’auteur !

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