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29 septembre 2018

Commentaires

Robert Marchenoir

@ Michelle D-LEROY | 30 septembre 2018 à 20:32
"Et je voudrais juste ajouter que tous les fonctionnaires ne sont pas des fainéants ou des nuls, certains font leur travail très consciencieusement."

Pourquoi répéter de façon inlassable ce morceau de prêt-à-penser de l’idéologie socialiste, dont l’inanité a été maintes fois démontrée ? Et que je vous laisserai par conséquent réfuter vous-même ?

Ceux qui diffusent ce mensonge perdent ipso facto tout droit à se plaindre de la situation économique de la France, ainsi que de la leur propre.

Afin de vous mettre sur la voie, je précise qu’il y a d’autres façons de mentir que d’affirmer : le chien miaule.

Florence

Il fait un peu trop chaud aux Antilles pour Manu.

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Et je vous fais grâce de celle avec le doigt d'honneur.

Exilé

@ Achille
« C'est pas beau de braquer des banques petit ! Et c'est un ancien banquier qui te le dit ! »

(Suite off the record : « Le seul qui aie le droit de dépouiller les Français, c'est moi. Compris ? »)

Eh bien voilà, vous êtes capable de produire des commentaires intéressants, cher Achille, quand il vous arrive de ne plus nous assommer avec les idées reçues débitées par votre téléviseur...

Autre légende possible : « Si tu veux jouer les idiots avec moi, on sera deux ! »

Ou alors : « Ta tête me dit quelque chose. Fête de la musique à l’Élysée, peut-être ? »

Michelle D-LEROY

@ Jabiru

La France est malade. Malade de sa dette mais aussi d’un grand bazar sociétal. Malade aussi de trop d’injustices qu’elles soient fiscales ou sociales. Malade enfin d’une immigration toujours plus importante et donc à la fois coûteuse et déstabilisante culturellement.
On peut changer de Président chaque année car malgré leurs promesses rien ne change, juste des retouches pour avoir l’air de faire quelque chose. Et des retouches qui créent à chaque fois plus de disparités et donc plus d’aigreur auprès de Français qui se sentent brimés.

Tant que nous ne verrons pas un plan d’ensemble nous ne verrons pas où on veut nous mener.

Un jour on dérembourse les médicaments pour Alzheimer et le lendemain on projette de rembourser des centaines de FIV.
Un jour on supprime la TH pour 80 % des citoyens et le lendemain on veut supprimer des postes de fonctionnaires dans les services de régions... mais en transférant des tâches vers d’autres services.
Un jour on nous vante « Parcoursup » et par deux fois le Président propose des boulots de remplacement aux jeunes chercheurs d’emploi. Les parents qui paient des études à leurs enfants doivent se poser des questions.
Et à chaque fois il donne l’impression de rendre responsables de la dette et du malaise grandissant, les personnes âgées, les chômeurs, les cadres qui creuseraient le budget de Pôle emploi, les fonctionnaires, etc.

Ce qu’il faut c’est un plan pour savoir où on va, un plan général car nos dirigeants et Macron en particulier, ne font que du bricolage à droite et à gauche. Ce qui, au lieu d’arranger les choses les aggravent, tout en donnant le sentiment à chacun de payer pour les autres. Macron voulait faire le nouveau monde il ne fait que bricoler l’ancien pour conserver ses prébendes et aider toutes les minorités et associations qui ne cessent de réclamer.
C’est plus facile de stigmatiser les malades, les personnes âgées, les chômeurs et les fonctionnaires que de bousculer les féministes, les zadistes, les LGBT, les ONG type SOS Méditerranée.

M. Macron voulait être la voix de l.U.E. Et veut s’impliquer dans les futures élections européennes, qu’il réagisse au niveau européen sur tous les sujets qui nous empoisonnent la vie : sécurité, justice, immigration, etc. mais comme d’habitude ce sera du vent et pire juste pour faire monter les populismes vu le ras-le-bol général des peuples européens.

Oui je confirme, comme M. Bilger, je trouve l’avenir inquiétant.
Et je voudrais juste ajouter que tous les fonctionnaires ne sont pas des fainéants ou des nuls, certains font leur travail très consciencieusement. J’ai vu aussi des salariés du privé se la couler douce. De ce côté on ne changera pas les gens, il y aura toujours les « glandeurs  » et les consciencieux.
Après est-ce qu’un ex-fonctionnaire au chômage coûtera moins cher puisqu’apparemment l’allocation chômage sera transférée sur le budget de l'Etat... on tourne en rond.
Il y aurait beaucoup à dire sur tout cela.
Bonne soirée.

caroff

"Il n'y a pas de quoi se réjouir de cette prestation d'Edouard Philippe. Qu'on soit pour ou contre lui. Car elle a trop démontré que la France est accablée par des problèmes d'une gravité extrême et que la solution demeure pour le moins virtuelle. On admet le diagnostic mais on est perdu pour le remède."

On ne saurait mieux dire. J'ai regardé des bribes de cette émission mettant en scène un Premier ministre peu connu, dont on retient la placidité et la sagesse, si l'on admet qu'il convient de rester sage alors que la tempête des mauvaises nouvelles nous frappe quasi quotidiennement.

On retrouve chez Edouard Philippe des traits de caractère de son ami et mentor Juppé. Le balancement, l'équilibre, le "en même temps" qui semble avoir pourtant fait son temps.

Sur l'immigration, le PM a montré qu'il n'était pas loin de penser comme Wauquiez mais que son appartenance à la majorité et la pression médiatique l'empêchaient d'être plus net, plus carré, comme les Français le demandent dans leur grande majorité.

Le plus inquiétant finalement, c'est le diagnostic partagé par des politiques de différents bords et de bonne foi qui ne débouche pas vraiment sur des décisions de bon sens, peu coûteuses, susceptibles de relancer l'économie et d'améliorer la protection des Français contre une délinquance violente de plus en plus effrayante.

Et ce n'est pas en se complaisant dans la béatitude des constats consensuels que les politiques aux manettes gagneront une quelconque crédibilité !

vamonos

M. Edouard Philippe a l'air négligé. Qu'il aille se raser !

Achille

Un peu d'humour dans ce monde de brutes.
"C'est pas beau de braquer des banques petit ! Et c'est un ancien banquier qui te le dit !"

Exilé

La rançon du pouvoir

Étrange pouvoir que ce pouvoir-là qui, tremblant comme une feuille à la seule idée d'envoyer un huissier de justice dans un quartier sensible pour constater une infraction ou récupérer le montant d'une somme due, préfère faire des moulinets de matamore de ses petits bras en tombant sur les automobilistes ne portant pas la ceinture ou bien en dénichant au fond d'un troquet une bande de clampins sur le retour immédiatement catalogués à l'extrême droite exhibés comme des prises de guerre, comme si depuis plus de cinquante ans c'était l'extrême droite - ou soi-disant telle - qui provoquait, menaçait, agressait, dégradait, volait, trafiquait, incendiait, démolissait, pillait et assassinait...

Tipaza

Macron est loin de France, à l'île Saint-Martin, plus exactement.
Il a visité des immeubles et des appartements et voici ce que le journaliste du Figaro qui rapporte la visite, écrit :
"Puis le chef de l'Etat se promène dans l'appartement, teste la solidité des murs" (sic)

Pour ceux qui disent que Macron va dans le mur, voilà qui consolide (si je puis dire) leur opinion, il teste !

Remarquons qu'étant loin de France, il n'a pas insulté les Français. Il est vrai qu'il est resté en territoire français, et qu'il n'est pas allé dans la partie néerlandaise de l'île.

fugace

VDM
Ignare de presque tout (comme Patrice) de ce qui sort de mon champ de compétences, et ayant lu juste avant un sujet abordant les 4x4, j'avais traduit VDM par Voiture De Me..e.
Or mes recherches m'ont amené à ICI

Et je lis ceci : Aujourd'hui, je ressors du tribunal où je viens d'être condamnée à verser des dommages et intérêts... au cambrioleur qui s'est fait mordre par mon chien en tentant de forcer ma porte d'entrée.

Même pas hors sujet avec VDM !

Bon dimanche à toutes et à tous, j'y retourne.

Giuseppe

Si cela continue, même Pépère dont la cote de popularité est proche de zéro, n'aura pas la peine de se baisser pour ramasser tous les débris. Un coup de balai suffira.

Dans le fond EM fait tout ce que les autres ont produit - de l'insipide -, 80km/h et avec ça les 2 200mds€ qui grossissent un peu plus chaque jour.
En fait il n'a rien fait, FH le fuyard se permet d'ironiser tous les jours, plus nul que moi la France a trouvé, il en rigole Pépère et depuis il a même changé d'outil, du quolibet il se sert désormais de la tronçonneuse, certes à lame courte, mais le chêne aujourd'hui s'apparente plus à un arbrisseau qu'à un Président conquérant.

Le théâtre c'est quand il était jeune et dans le fond il n'a jamais cessé de jouer mais le parterre n'est plus le même, il ne s'en est pas rendu compte.

Les médias vont solliciter de plus en plus notre ancien capitaine de pédalo, et ainsi nourrir un retour improbable dans un pays toujours sans pilote, qui a eu ses éminences du type Benalla et la culture suprême d'une Sibeth N'Diaye. Que des premiers de cordée pour faire avancer un pays à la ramasse depuis Mongénéral, le problème est que ces premiers de cordée n'auraient même pas été capables d'escalader la Roche de Solutré.

Exilé

Mais cher monsieur Bilger, est-il si difficile que cela de comprendre que ce monsieur Philippe n'est que le fusible de Qui-Vous-Savez et que tout ce qu'il peut dire n'a aucune importance ?

Giuseppe

"Face au peu encore diminué d'une retraitée, à l'appauvrissement des services hospitaliers et aux mairies qui se plaignaient des privations qu'on leur imposait, l'objectivité des calculs n'était d'aucun secours et au contraire paraissait aggraver le hiatus entre le Premier ministre et les citoyens." (PB).

Pour les mairies c'est vrai pour celles en dessous de 5 000 habitants, pour les autres c'est gaspillage et dépenses superfétatoires, pour Agnès Verdier-Molinié les "réformes en profondeur ne sont pas là".
Retraités dépouillés et hôpitaux au bord de la crise de nerf.

Jabiru

@ Michelle D-LEROY 29 septembre 2018 à 23:49

Si Macron ne s'attaque pas rapidement à réduire drastiquement la dépense publique, il ira dans le mur.
Les mesurettes actuelles n'étant que des postures de ventilateur.
A quoi sert la Cour des comptes si ses recommandations ne sont pas assorties de mesures concrètes ?
Lutter contre la fraude.
Lutter contre le gaspillage d'argent public.
Qu'attend-il pour œuvrer ?

duvent

@ Tipaza
"Bon voilà, c'est de la psychologie de bazar, et pourtant..."

En effet, de bazar pour des chalands que le colporteur hypnotisera avec un petit tour amusant et tellement inattendu...

Tipaza, vous êtes nul en haïku mais vraiment très drôle en analyse politique ! Avez-vous chez vous une boule de cristal, parce que je suis certaine que vous avez été aidé par Machiavel...

yves albert

@ kacendre | 30 septembre 2018 à 01:52

Vous nous faites une phrase remarquable que j'ai légèrement castrée :
"Supprimons et abolissons tous les pouvoirs de ce président croupion n'opérant que pour ses seuls intérêts."

yves albert

Avec Edouard Philippe, vous avez le profil du vrai fonctionnaire français décrit admirablement par Balzac.

Les grandes mesures à sa dimension, sont :

- la limitation de vitesse à 80 km/h (le prochain Premier ministre la passera à 75),
- sa capacité à être le larbin de son maître,
- sa peur des requins pour ne pas se mettre à poil,
- son immense savoir en matière de vulgarités,
- ses mille et un serviteurs à Matignon alors qu'il faut diminuer les effectifs inutiles.

Que peut-on lui souhaiter ? De retourner dans son "Havre" de paix où il terminera majestueusement sa remarquable vie de parasite rampant et docile, comme dirait une dame de ce blog une VDM au service de notre gigantesque administration qui nous coûte plus de 2 000 milliards de dettes pour des prestations d'une grande médiocrité.

vladimir

La dégressivité des indemnités chômage pour les cadres ?
Dans certains cas, pour Edouard Philippe.

1. Difficile d'être plus populiste.
Imaginez le type qui touche 5 000 euros par mois sans travailler alors que ce serait facile pour lui de retrouver un job.
Qui peut défendre un tel abus ?
Et quid des quinquas qui se font lourder sans grande chances de retrouver un job ?

2. Sauf que ce sont les cadres qui financent le chômage jusque plus de 13 000 euros par mois.
Donc de deux choses l'une :
- soit les cadres voient le maximum de leurs indemnités réduit mais alors il faut aussi réduire leurs cotisations à due proportion. C'est le principe d'une assurance comme celle qui s'appelle l'assurance chômage
- soit on sort du principe de l'assurance, les indemnités chômage deviennent alors une prestation de l'Etat financée par l'impôt.
Maintenir les cotisations chômage des cadres mais abaisser leurs indemnités reviendra à augmenter leurs impôts.
Ce gouvernement est généreux avec les très riches mais ratus avec la classe moyenne supérieure pour laquelle Edouard Philippe a d'ailleurs le plus grand mépris.

Cadre supérieur lui-même un temps à Areva, il n'a eu aucun problème à rejoindre son corps de la haute fonction publique.

olivier seutet

Emission difficile : Edouard Philippe a été mauvais. Je trouve que ce n’est pas vraiment sa faute mais qu’il a pâti de la nullité des questions qui lui ont été posées ou de l’impossibilité d’énoncer des vérités.

Sur le nombre de fonctionnaire, par exemple : Salamé ou Sotto n’avaient que l'idée parfaitement populiste de lui faire avouer qu’il diminuait le nombre de professeurs, ou de policiers, ou d’infirmières ; lui tentait d’esquiver et de ne pas parler du véritable objectif qui est de remettre au travail ces professions qui sont caractérisées par des taux d’absence maladie sidérants.

Sur l’affaire Benalla : les deux zozos qui se prétendent journalistes d’information reviennent sur ce sujet dénué d’intérêt (il y a un mort ? un blessé ? un scandale financier ?) ; le Premier ministre n’a bien entendu rien à dire sur une affaire de dernier ordre dans des bureaux qui ne dépendent pas de lui.

Sur la CSG des retraités : la présentation complaisante d’une pauvre dame qui est obligée de faire un caddie en moins... Pourquoi les journalistes oublient-ils de préciser qu’il est parfaitement anormal que les retraités paient moins de CSG que les salariés ? Pourquoi la pauvre dame oublie-t-elle de préciser qu’elle ne paiera plus de taxe d’habitation ?

Sur la PMA : entre la doxa d’un prétendu comité d’éthique au service du président et ses convictions, le Premier ministre n’a pu que bégayer.

Le seul qui a su poser des questions fut Laurent Wauquiez, tout désagréable qu’il puisse paraître. Et Monsieur Philippe n’a pas su bien répondre, car une fois de plus il lui a fallu renier ses opinions de naguère.

boureau

"Edouard Philippe à la télévision : la rançon du pouvoir"

Non, cher P. Bilger, l'impression négative que donne le Premier ministre dans ses reprises du mot "difficile", ce n'est pas la rançon du pouvoir. C'est plus prosaïque : Edouard Philippe est un apparatchik bon teint qui applique les ordres. Cet homme n'a pas de corpus idéologique. Il est "la voix de son maître" avec Macron comme il était "la voix de son maître" avec Juppé : une courroie de transmission. Sans plus.

La réussite économique (disent certains) de la ville du Havre est comme partout celle d'une équipe et non celle d'un seul homme, sans oublier le passage dans la région d'un nommé Fabius dont l'entregent et les relations ont fait déverser des pluies d'or sur la ville !

Il a des chances pour la mairie de Paris : c'est plus en phase avec ses qualités, avec son amabilité naturelle, sa recherche continuelle du consensus et en plus - disent-elles et disent-ils - il est beau !

Le match E.Philippe / L.Wauquiez - marotte de journalistes - n'a aucun sens et les Français l'ont déjà oublié.

Quant à Wauquiez, avant d'estimer qu'il a ou non un destin national, il a des preuves à faire : rassembler les électeurs de droite (tous les électeurs de droite), confirmer la bonne gestion de la deuxième région économique de France, et retrouver pour son parti le niveau national perdu. Sans compter les européennes qui influeront sur la présidentielle.

C'est pas gagné ! Notamment avec les dissidents qui veulent bien passer pour des dissidents mais sans quitter le parti.

Elections présidentielles dont personne ne sait, dans aucun parti, qui sera le meilleur candidat ou plutôt le candidat désigné. Sauf Jupiter bien sûr !

PS : "la solution demeure pour le moins virtuelle" dites-vous en conclusion. Faux ! Les solutions existent cher P. Bilger et les réformettes péniblement mises en place ne sont pas à la hauteur des enjeux. Même les économistes qui ont conseillé Jupiter le disent !

Xavier NEBOUT

Nous avons un million et demi de fonctionnaires en trop, et ils bricolent avec des milliers.

Il faut que les Français apprennent à ramasser leurs poubelles, et on promeut leurs qualifications pour qu'ils n'aient pas à se salir les mains.

Le déficit de notre balance commerciale dépasse les 60 milliards, et on donne 40 millions € pour promouvoir le golf en France avec tous droits de transmission réservés aux Américains.

Mais nous allons avoir des enfants sans père.

L'essentiel n'est pas d'être riche en biens mais en valeurs.
Alors ne cessons pas de tuer le père.

stephane

Vous prenez Jean Marie Messier, et vous lui donnez une entreprise française dont le cours de bourse est de 80 euros.
Cette entreprise rachète tout ce qui est en perte et notamment des chaînes de télévision et de la presse ; elle vend tout ce qui rapporte : eau, ramassage des déchets, chauffage.
Vous indexez le salaire et le parachute doré du patron aux activités rachetées (peu importe si elles gagnent ou non de l'argent).
Le cours de bourse monte à 140 euros.
Et puis tout d'un coup il n'y a plus de quoi payer, l'action s'effondre à 10 euros. Il faut réinjecter de l'argent.
Oui mais c'est normal, restructurer, changer un modèle économique demande du temps...

Et puis vous prenez quinze ans après l'élection de Macron, un pays à restructurer, et des décisions calamiteuses : impôt à la source baissant l'argent de poche des femmes qui travaillent, chute à venir des coiffeurs, esthétiques, tiercé, cuisinistes, paysagistes... fini les cheveux bleus pour les retraitées.

Mais c'est normal, restructurer demande du temps, les Français ne comprennent pas. Ils ne comprennent pas que les retenues opérées servent à payer la garde rapprochée de Manuel Valls à Barcelone, les logements de Ferrand... Et puis Edouard Philippe qui avait des solutions l'a dit, ce n'est pas si facile... démuni qu'il était devant un Wauquiez qui va récupérer la mise.

Oui, ce n'est pas facile, Macron a réussi à faire que l'argent ne sorte plus des comptes et même n'y arrive plus. Face à cela et au manque de ressources, que faire ? taxer, racketter, taxer les livrets, mais c'est normal, réformer demande des efforts et les Français sont des idiots.

Exceptionnel travail de sabotage en 15 mois, avec Benalla en surveillant général.
Les primes à la délation vont pleuvoir, il faut remplir les caisses : cabanes de jardin, Velux, barbecue, tout sera taxé. Voitures garées, roulantes, sans permis. L'épargne de précaution, servant à payer les hausses d'impôt à venir.
Les Français ne comprennent pas que le fédéralisme européen c'est au final chacun pour soi, que Juncker ramasse la mise ; ils sont là pour payer.

La fiscalité des GAFA ? ce n'est pas important, pas la peine que les impôts alimentent les caisses européennes, les Français paieront s'il manque des fonds.
Nous n'éviterons pas un retour à l'Europe des nations.
Oui, l'Allemagne est vraiment le grand vainqueur de la Seconde Guerre mondiale.

Lucile

Je n'ai pas regardé cette émission. Vus de loin, les deux protagonistes sont plus ou moins du même bord politique, ils ont tous les deux été centristes, l'un a fini par offrir ses services à Macron après avoir été allié à Juppé, et l'autre a louvoyé aussi, plus vers la droite. On se demande si Edouard Philippe sortira grillé ou grandi de sa liaison avec Macron ; lui comme Wauquiez donnent le sentiment d'être simplement de passage là où ils sont. Ils pourraient même finir un jour dans un même gouvernement. Au total, il me semble que Macron avait au départ donné l'impression que les partis étaient obsolètes, maintenant c'est son "mouvement" qui semble périssable, et lui avec. Dur dur.

stephane

Macron est une catastrophe.
On ne devrait pas le voir et c'est Edouard Philippe qu'on ne voit pas.
Le pays sera ruiné fin 2019 avec un nouveau racket sur le carburant et le chauffage au prétexte que réformer prend du temps.
Exceptionnel le coup du gel des retraites en disant que la hausse reprendra en 2020.
Les Français n'ont pas confiance, ils ne consomment plus et face à la crise qui sera là, ils seront rackettés : essence, foncier, chauffage, cartes grises, taxation livret A, suppression avantages emplois pour personnes dépendantes.
Pour les anti-Sarkozy, Macron c'est Sarkozy en pire.

Je veux bien croire que Philippe ne vise pas la succession de Macron mais il a déjà semé les cailloux pour se faire virer. Et après les européennes il pourra retourner au Havre.

Il y a une grande différence entre Macron et ses prédécesseurs.
La France va très mal et au moment du prochain racket fiscal (carburant, assurance vie, pain, eau...) Macron et Le Maire diront : les circonstances nous poussent à agir ainsi.
Sauf que les circonstances, baisse de rentrées de TVA et autres chutes de l'activité, ce seront eux seuls qui les auront créées.
Hollande doit ricaner et E. Philippe va se barrer.
Il y en a un qui a tout compris, c'est Gérard Collomb.
Edouard Philippe est d'une grande loyauté et ne crache pas sur celui qui l'a fait éclore.
Qui pour mettre à sa place ?

Ellen

@ Patrice Charoulet | 29 septembre 2018 à 22:29

Wauquiez Président ? Vous plaisantez ? Non, non et non ! Souvenez-vous de ce qu'il a raconté comme bêtises aux étudiants à Lyon pour les détourner de la vérité. C'est un hypocrite à double tranchant, un manipulateur, un arriviste, un calculateur et un "self-fulfilling prophecy".
Professeur Charoulet, n'oubliez de rajouter dans votre CV d'hier : "je suis nul en politique, je crois tous les bobards".

@ Robert | 29 septembre 2018 à 19:25
"Ce qui tend aussi à confirmer cette appréciation, est le fait que le Premier ministre a été chargé de l'audition des candidats au poste de procureur de la République de Paris, celle-ci ne pouvant être réalisée par le président lui-même sans montrer à l'évidence l'absence de séparation des pouvoirs, en l'espèce l'indépendance de l'autorité judiciaire."

Moi, j'ai entendu dire que c'était Nicole Belloubet, ministre de la Justice, qui était chargée de sélectionner et de soumettre à Macron le nom du Procureur de la République de Paris. Je ne sais plus où est la vérité. Notre hôte peut-il nous le confirmer ?

Et même si c'était Edouard Philippe qui avait la charge d'interroger les magistrats pour l'attribution des postes, il n'en reste pas moins évident que c'est bien Macron qui était le dernier décideur. Par intuition féminine et par mon sixième sens, je suis sûre que si Macron a confié cette tâche ingrate à son Premier ministre, c'est soit parce que Macron redoute des retombées depuis sa campagne organisée à Lyon et préfère ne pas se mouiller dans ses interviews, soit c'est sa façon détournée pour dire ensuite... c'est pas moi c'est l'autre. Belle façon de se défausser sur l'autre. Responsable pour Benalla, mais pas responsable des hauts magistrats ?

kacendre

L'Hermine nous écrit une conclusion qui dit tout...

"Il n'y a pas de quoi se réjouir de cette prestation d'Edouard Philippe. Qu'on soit pour ou contre lui. Car elle a trop démontré que la France est accablée par des problèmes d'une gravité extrême et que la solution demeure pour le moins virtuelle. On admet le diagnostic mais on est perdu pour le remède."

On n'y comprend plus rien de cette France riche, repue, gavée, pays le plus taxé du monde, qui a le plus grand nombre de fonctionnaires étatiques et territoriaux au km² d'habitants, qui ne travaillent même pas les heures légales les plus basses du monde et veulent toujours plus de privilèges.

Un président qui n'a pas fricoté dans le professionnalisme électoral, élu au score de 65% avec un programme clair et annoncé, est empêché d'appliquer son programme, mis en demeure de cesser toute tentative de réforme.

Syndicats soviets, apparatchiks de la haute fonction publique soviet, mafia politicarde effrayée par les réformes qui les remettraient à leur place, et médias qui se sont arrogé le pouvoir de nommer ou révoquer le président et le gouvernement... tout ce monde qui ne représente que lui-même... a sonné l'hallali et si possible la mise à mort de l'élu du peuple encore souverain quand ça arrange tous ces professionnels de l'intox et de la conservation de leurs privilèges.

L'Hermine hurle souvent avec les loups... il conteste au président qui signe le décret nommant le procureur de Paris de le choisir.
Pourquoi ne le choisirait-il pas ?

Vite... supprimons et abolissons tous les pouvoirs du président et qu'il devienne un président croupion baguenaudé par toutes les minorités agissantes et n'opérant que pour leurs seuls intérêts partisans.

Il est vrai que l'un des recalés au poste de procureur a de l'allure et une prestance qui nous change des enrubannés de la photo du gratin de la Cour de cass, costumés comme des sapins de Noël, mais quand même irresponsables quelles que soient leurs décisions et leurs errances aux conséquences souvent dramatiques.

Les journaleux et les journaleuses sont heureux... les prud'hommes... tribunaux soviets s'il en est, accordent 3,4 millions € d'indemnités à Maïtena Biraben journaleuse grassement salariée et licenciée pour sa légèreté et son incompétence.

Pourquoi les journaleux ne révèlent jamais leurs revenus... maintenant on le sait.

Ah ! la belle agressivité de la journaleuse Nathalie Saint-Cricq, radieuse de pouvoir interpeller avec sa suffisance et son arrogance le Premier ministre que le PAF a décidé de déclarer en difficulté de sondagite qu'il fait et défait impunément à sa guise.

Michelle D-LEROY

Je n’ai pu voir cette émission mais je pense tout d’abord qu’Edouard Philippe a une grande qualité par les temps qui courent : celle de travailler hors de la communication, hors des petites phrases et des provocations.
Après, il est certain qu’il doit se sentir juste le « collaborateur » d’Emmanuel Macron et comme il a l’air de quelqu’un de loyal, il a dû être coincé entre les questions des uns et des autres et son chef qui guettait tout faux pas... et ce n’est pas pour rien qu’il a apparemment laissé entendre qu’une candidature à la mairie du Havre n’était pas exclue.

« Un futur guère rassurant », quand on voit la dette et tous les problèmes qui s’accumulent, on ne peut en effet que s’inquiéter.

Et ce qui exaspère les Français, c’est moins le manque d’argent et le manque de moyens de tous nos services que les injustices entre catégories de Français. Plus les réformettes se mettent en place plus les gens le ressentent.
Et puis trop de problèmes sociétaux avec des associations tonitruantes qui aggravent le malaise et que nos dirigeants, au lieu de les remettre à leur place, laissent agir ou accèdent à leurs désirs parfois coûteux, au détriment de l’immense majorité.

Ellen

On s'en doutait. La politique c'est faire croire sur le grand écran qu'il y a un bon et un mauvais dirigeant. Mais les cartes ne sont pas encore toutes rebattues entre Laurent Wauquiez et Edouard Philippe. Suspense ! D'ici 2022 beaucoup de choses peuvent encore changer pour tous.

En quelques mots : brillant et très apprécié durant ses deux mandats en tant que maire du Havre, Edouard Philippe ne peut mener aujourd'hui, à mon humble avis, sa propre politique au sein de son gouvernement comme il l'entend tant qu'il aura pieds et poings liés par le chef Macron.

Édouard Philippe a toujours été franc du collier et ne s'était pas privé de certaines remarques pendant la campagne de Macron, le qualifiant de "banquier technocrate", de "praticien qui n'assume rien mais promet tout" ou encore de "conquérant juvénile" et "vieux routier", cela ne l'a pas empêché d'être nommé Premier ministre pour assurer le gouvernement et la légitimité de l'élu à la Présidence de la République. Macron avait besoin d'une béquille pour le porter : un homme fort et expérimenté trouvé à la Mairie du Havre.

Je vois plutôt Edouard Philippe, qui est doté d'une forte personnalité, lucide, loyal et plein d'expérience, siégeant à la Mairie de Paris. Il ferait un très bon maire.

semtob

Cher Philippe,

Nous avons suivi le débat évoqué et il y aurait beaucoup à dire.
Areva ? C'est pas Manureva et si ce n'est pas une tuile, il y a de quoi ravaler sa salive devant une telle amende.
Quand le pouvoir vous est confié et que vous cherchez comment résoudre des problèmes, c'est que vous n'avez pas les mains libres pour prendre des décisions ayant un sens ou que vous n'avez pas les compétences pour les résoudre.

Que font encore les socialistes à la justice alors que la population a choisi de les oublier ?

A quoi sert cette distribution de droit de séjour pour les clandestins économiques alors que le pouvoir en place est totalement incapable de les recevoir dignement et qu'il suffit de donner ordre aux préfets de limiter ces entorses à la loi ?

La démonstration faite par les journalistes qu'il n'y aurait que la solution Macron ou le déluge ne tient plus la rampe et les sondages mettant en duel le RN et Macron datent du mois dernier, avant la baisse de popularité, si elle existe encore, et une autre alternative se profile avec la dégringolade du RN et de Macron. Dupont-Aignan va se grossir des déçus du dernier débat en accord avec les eurosceptiques et Wauquiez va rassembler les déçus de la macronie pour l'Europe.
Les jeux sont faits et la macronie se réduit à peau de chagrin pour disparaître tout à fait.
Heureusement que cette troisième possibilité se dessine.
françoise et karell Semtob

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

Votre analyse de L'Emission politique où l'invité était le Premier ministre est très juste.
J'ai eu exactement la même impression que vous sur les difficultés rencontrées par cet invité.
Je partage également votre jugement sur l'intervention de M. Wauquiez.
Je voudrais simplement ajouter quelques mots sur ce dernier.
En 68, on disait : « D'où parles-tu, camarade? ». Je dois être franc. Fidèle RPR ,UMP et, maintenant,LR. Je suis de cette famille-là. On va me reprocher ma partialité, voire mon aveuglement. Mais on aurait tort. Je suis très froid , très calme, très clairvoyant. M. Wauquiez a été excellent. Il y a certes des gauchistes, des communistes, des socialistes, des centristes (dont M. Macron), une extrême droite. Et, grâce à cette émission, on a compris que la droite avait, incontestablement, le chef qu'elle espérait.
Reste à persuader Mme Pécresse, MM. Juppé, Bertrand, Estrosi... de rentrer au bercail. Ce ne sera pas le plus facile.
Moi, j'y suis resté, et voterai aux européennes, aux municipales, aux législatives pour les candidats LR .
Et, à la présidentielle, j'ai déjà mon candidat. Wauquiez, président !

Achille

Bonjour,

Il est toujours plus facile dans un débat comme celui de « l’Emission politique » de se trouver dans le camp de l’opposition plutôt que dans celui du gouvernement qui, lui, doit traiter les problèmes du pays, qu’ils soient économiques, sociaux, éthiques et, à ce titre, doit prendre des décisions parfois difficiles et pratiquement toujours impopulaires.

Edouard Philippe devait répondre à des questions portant sur une multitude de sujets : baisse des pensions de retraites, manque de moyens des hôpitaux, PMA, Union européenne, chômage des jeunes et bien sûr les migrants, sans doute le problème le plus sensible car il touche à l’humain.

Laurent Wauquiez jouait dans sa cour, si j’ose dire, vu qu’il n’a abordé que le problème des migrants qui est son thème de bataille favori. Celui qu’il utilise dans tous les meetings, les débats, les interviews.

Personnellement j’apprécie l’attitude posée d’Edouard Philippe, même si certains lui reprochent de manquer de punch et de se comporter un peu trop en « collaborateur » du président de la République.
Mais je la préfère à celle de Laurent Wauquiez qui a montré, en maintes occasions, qu’il était capable de quelques perfidies (exemple ses «bullshits» sur Nicolas Sarkozy à l’école de commerce de Lyon en février dernier) et de décisions autoritaires voire caractérielles dès qu’un de ses lieutenants ose émettre des réserves sur ses positions (limogeage expéditif de Virginie Calmels).
Comme chez Emmanuel Macron, il y a aussi du « c’est moi le chef » chez Laurent Wauquiez.
Un vrai chef se mesure au respect qu'il inspire, à la pertinence de ses décisions, certainement pas à ses coups de gueule.

Hugues Trémoilles

"Comment vous protégez les frontières et faites que ceux qui n'ont pas le droit d'être là puissent être reconduits chez eux ?"

Notre Premier ministre met en évidence l'incurie du gouvernement.
Ceux qui franchissent illégalement une frontière commettent un délit et en tout état de cause ne peuvent être autorisés à circuler librement, comme ceux qui sont en règle.
Les reconduire à la frontière revient hypocritement à refiler la patate chaude au voisin : pas très glorieux.
Fermer les yeux pour ne pas voir les clandestins et donc ne pas s'en occuper, ce n'est pas non plus très glorieux.

La seule solution honorable, quel qu'en soit le prix, est de les mettre sinon en prison (ce qui était la loi avant qu'on ne la change pour faciliter leur circulation clandestine), du moins dans des centres de rétention.

On peut ajouter que le gouvernement ne fait vraiment pas beaucoup d'effort pour les renvoyer, au moins en faisant pression sur les pays d'origine voire en créant des centres de rétention en Afrique (certains pays seraient peut-être d'accord moyennant finance).

Mais ne faut-il pas économiser sur les dépenses indispensables pour financer les inutiles ?

Giuseppe

Avant de lire le billet, on remarque les postures de photos très orientées, Edouard Philippe le sourire crispé mais droit, veste fermée, attitude quasi étriquée, les mains rapprochées sur des notes bien rangées et ramassées, Edouard Philippe en défense mais solide sur ses appuis.

Laurent Wauquiez pattes écartées prêt à charger, le sourire largement déployé, les feuilles rangées entre ses bras - pas devant ni derrière, sur la même ligne, bien vu - la posture du taureau, veston amplement ouvert, Laurent Wauquiez challenger.

E.P. est loin d'avoir cédé, pourtant la lutte semblait inégale, il fait le job car après avoir dépouillé les retraités et encaissé les affaires nauséabondes, il aurait pu se faire laminer.

Il a fait le job comme il se dit, malgré les bêtises crasses qui se sont enchaînées, à revoir quand l'équipe aura redressé la barre, par contre Emmanuel Macron ne devra pas se contenter de Stéphane Bern pour conforter l'immeuble, il lui faut trouver de vrais bâtisseurs, des guerriers, de ceux qui savent battre des pieux, tout est à reprendre en sous-oeuvre, des pans de mur sont prêts à tomber.

Tipaza

Un billet qui exprime avec courtoisie le malaise que beaucoup d'entre nous avons ressenti en voyant l'embarras d'Édouard Philippe et la maladresse avec laquelle il a essayé de défendre l'indéfendable.
Je ne parlerai pas de ce projet politique confus, ni de son indéfendable mise en oeuvre où chaque jour a son lot de maladresses ou de provocations de la part du président, dont il était le porte-parole involontaire. D'autres intervenants en parleront.

Revenons sur l'homme, l'homme premier suivant l'adage.

Pauvre Édouard Philippe, très certainement un homme capable de traiter avec compétence des dossiers difficiles, mais qui manque de charisme, de chaleur humaine.
Une personnalité introvertie, ce qui est surprenant chez un homme qui mesure 1,92 mètre et qui aurait pu dans sa vie, y compris en politique, bénéficier de cette allonge, comme on dit en boxe.

Maladroit, terne, emprunté dans son argumentaire, répétant que les problèmes qu'on lui présentait étaient difficiles !
Mais bien sûr qu'ils le sont, à son âge il devrait savoir que rien n'est facile, à tous les niveaux, c'est la vie.

Je suis toujours très attentif aux photos du billet, parce que la photo est pour moi une seconde vie, depuis l'adolescence, et que la photo par son caractère instantané, est d'une vérité exemplaire, et "en même temps", peut être mensongère. Une dualité passionnante.

Sur la photo d'aujourd'hui, on voit Edouard Philippe, les mains reliées sur un dossier, il se rassure avec les documents qu'il a amenés.
Des chiffres, des notes, de l'écrit parce que c'est un homme probablement de l'écrit. Il suffit de constater son manque de répartie, de spontanéité, tout chez lui relève de la logique, rien de l'instinct.
Inapte au ping-pong verbal en quelque sorte, et donc au débat politique. Mais qu'est-il allé faire sur ce tatami où il n'a pris que des coups, en donnant peu.

La photo de Laurent Wauquiez, les bras largement ouverts sur la table, ouvert à l'affrontement et prêt à en découdre.
Ça ne vous rappelle rien cette gestuelle de bras ?
C'est celle de Macron dans sa photo officielle de Président. Face à la caméra, il a lui aussi les bras ouverts du conquérant, il empoigne le bureau d'un geste volontaire.

On voit par là la distance qui sépare la personnalité introvertie de Philippe, de celle plus extravertie, plus ouverte de Macron et de Wauquiez.
Wauquiez qui a gagné le match contre Philippe, et qui sera un bon challenger de Macron, le jour venu.

Bon voilà, c'est de la psychologie de bazar, et pourtant...

Robert

Pour ce qui me concerne, votre billet, excellent, lucide et sans concession, pourrait se résumer à cet alinéa :

"Edouard Philippe s'est laissé piéger puisque, à chaque fois que LW le questionnait sur ses intentions, il se contentait de lui demander ce que lui il ferait. On avait l'impression que LW était celui qui détenait le pouvoir et que le Premier ministre, incertain, mal à l'aise, lui demandait des conseils. Comme Edouard Philippe se montrait incapable de proposer des réformes et des rigueurs opératoires, il manifestait son impuissance et, dans le meilleur des cas, on était fondé à ne lui reconnaître que le mérite de savoir théoriser avec talent mais avec contrition ses impuissances."

Monsieur Wauquiez pu toucher le "ventre mou" du régime instauré par les prédécesseurs de monsieur Macron et surtout aggravé par ce dernier. A savoir la concentration des décisions et donc du pouvoir dans les seules mains du président de la République.
Les difficultés à apporter des réponses résultent du fait que ce n'est plus le Premier ministre qui décide de la politique mise en œuvre par le gouvernement qu'il est censé diriger. L'une des rares décisions qu'il ait prise de sa propre autorité est la limitation à 80 km/h de la vitesse sur les routes départementales. Et encore a-t-il été en partie désavoué par son chef !

Ce qui tend aussi à confirmer cette appréciation, est le fait que le Premier ministre a été chargé de l'audition des candidats au poste de procureur de la République de Paris, celle-ci ne pouvant être réalisée par le président lui-même sans montrer à l'évidence l'absence de séparation des pouvoirs, en l'espèce l'indépendance de l'autorité judiciaire.

Donc il se trouvait dans l'impossibilité de répondre en disant : "je ferai ceci ou cela". Et même s'il connaît les intentions du président, il se trouve contraint de lui laisser l'initiative des annonces. Aussi votre conclusion "Il n'y a pas de quoi se réjouir de cette prestation d'Edouard Philippe. Qu'on soit pour ou contre lui. Car elle a trop démontré que la France est accablée par des problèmes d'une gravité extrême et que la solution demeure pour le moins virtuelle. On admet le diagnostic mais on est perdu pour le remède" me semble devoir plutôt s'appliquer à monsieur Macron qu'à monsieur Philippe, la virtualité des solutions étant aussi liée à l'approche informatique de l'économie et aux modes de communication du président de la République.

Jack

Le Premier ministre n’est pas un marchand d’illusion c’est un homme responsable qui sait bien qu’il n’y a pas de baguette magique. Il a clairement indiqué qu’on ne peut régler tous les problèmes en quelques mois. L’héritage est lourd et on fait porter sur ses épaules le poids de décennies d’esquive. Lui-même met en œuvre les réformes nécessaires au risque de l’impopularité.
Wauquiez a été lamentable. Il s’est vautré dans la facilité. On ne comprend pas cela de la part d’une personne qui a exercé des responsabilités ministérielles. Ou plutôt si, on constate qu’il est gourmand des voix du Rassemblement National et qu’il est prêt à toutes les contorsions, à tous les simplismes accablants. Avec lui le populisme a de beaux jours.

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