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28 septembre 2018

Commentaires

Tipaza

@ Patrice Charoulet | 29 septembre 2018 à 06:53
"Je suis, pour aller vite, pratiquement nul en tout."

Puisque vous le dites !
Souvenez-vous, "faute avouée à demi pardonnée", mais à demi seulement.
Il faudra supporter l'autre demi avec pour repentance, les lectures d'Aliocha, ce qui risque d'aggraver votre cas.

breizmabro

@ Giuseppe 29 septembre 2018 à 11:33

Vous savez bien Giuseppe que mon estaminet vous est ouvert 24/24. Par contre pour le mériter il faut passer le Raz de Sein :(

Vous "connaissant" ça va être "même pas peur !" :D

Adéo Giuseppe

Ellen

@ Savonarole | 29 septembre 2018 à 18:51

C'est un peu comme vous les hommes qui lorsque vous croisez une jolie dame, oubliez la vôtre ? Nous, on regarde, on admire, on complimente, mais on ne touche pas.

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@ breizmabro | 29 septembre 2018 à 19:02

Le jour où vous n'interviendrez plus sur ce blog, je rigolerai moins. De qui tenez-vous ce sens de l'humour et sur tous les sujets ? En tout cas ça fait du bien de marquer un moment d'entracte...

breizmabro

@ Ellen 29 septembre 2018 à 15:42

Moi j'ai TOUT lu y compris le truc sur le 4X4. Conclusion ? yen a quand même qu'on eu une VDM :D

Savonarole

Supprimez cette photo de Cimamonti, nos dames sont en folie et grimpent aux rideaux !

Savonarole

@ Patrice Charoulet de 6:23

"Bien sûr, on peut regretter le temps de la marine à voile, le charme des équipages, la douceur des lampes à huile… Mais quoi ! Il n’y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités" avait déclaré le général de Gaulle en 1960.


Jabiru

@ Achille 29 septembre 2018 à 07:02

A ces "chats fourrés" dignes de respect, il me semble qu'il manque une pièce au costume, une perruque comme chez les Anglais.
Heureusement que la photo de Marc Cimamonti redonne un souffle de jeunesse dans cet aréopage.

breizmabro

Dans le République d'Emmanuel Macron (REM) il y a un nouveau neuneu, coup de pot c'est un matheux c'est plus classe...

Donc Villani (puisqu'il s'agit de lui) a lancé une petite annonce (genre Pôle emploi) disant ceci :

"Nous sommes à la recherche d'un(e) bébé araignée (comprendre : stagiaire) pour rejoindre notre colonie en circonscription"

"Les tâches du nouvel arachnide seront multiples : accueil téléphonique, réponse aux courriers, prise de rendez-vous, organisation d'agenda, gestion et suivi des dossiers (parfois complexes : demande de titres de séjour ou de naturalisation, demande de logement etc.)".
L'annonce précise que le candidat devra "faciliter la vie de la colonie et surtout celle du grand chef".

Curieusement le maths-sup-neuneu-médaillé ne parle pas chiffre, surtout pas de la rémunération du ou de la bébé arachnide qui sera pris/prise, en stage, dans la toile REM.

Coup de chance Villani ne brigue aucune élection dans aucune mairie vu qu'il est rémunéré tant par sa fonction de député que par celle de sa profession d'enseignant supérieur à laquelle il n'a pas renoncé (sauf preuve contraire comme dirait petit elusen ;))

Cumul des mandats = interdit MAIS cumul de postes = autorisé.

Villani n'est pas QUE matheux il sait 'aussi' compter... :D

S Carioca

@ Ellen
"Aux USA, c'est le Président à la Maison-Blanche qui nomme le juge ou le procureur, et ensuite c'est le Sénat qui confirme ou infirme par vote à la majorité après avoir essoré le nommé ou l'élu, comme vous voulez, par une multitude de questions. Il faut qu'il soit plus blanc que blanc, voire irréprochable et être du même bord politique, de préférence."

Je crois que vous confondez.
Vous parlez de l'élection des juges à la Cour Suprême.
Et Kavanaugh à qui vous faites allusion n'a pas été nommé, il a été proposé par Trump.

Certains juges, je ne sais plus lesquels, et j'ai une Wikiflemme sont... élus, aux USA.
Avantages, inconvénients ?

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@ Patrice Charoulet
"On vient de me chercher noise, indûment, sur un point de langue française, langue dont je m'occupe depuis cinquante ans du matin au soir, avec la plus grande application."

Ah ? Je n'ai pas vu de posts vous cherchant sur ce point. Où quoi comment ? J'adore les querelles sur la pauvre langue française.

Ellen

@ Patrice Charoulet | 29 septembre 2018 à 06:53
"Je suis, pour aller vite, pratiquement nul en tout."

Moi aussi, pour aller vite, j'ai dû m'arrêter au tiers à la lecture de votre curriculum vitae pour ne pas attraper le tournis.

fugace

@ Catherine JACOB | 29 septembre 2018 à 09:08

Vous attirez notre attention sur les mains. Très important les mains, après le regard (le miroir de l'âme) pour moi.

Quelques photos puissantes bien que connues.

https://buzzly.fr/21-photos-puissantes-qui-prouvent-que-les-yeux-sont-les-miroirs-de-l-ame-ces-regards-en-disent-long-83.html

La plus dérangeante étant difficile à choisir.

Pour les mains, il faut lire ce bouquin : "Les plus belles mains de Delhi" par Mikael Bergstrand. Actes Sud 2016.

Je vous laisse découvrir le résumé et les commentaires sur ce lien.

https://www.babelio.com/livres/Bergstrand-Les-plus-belles-mains-de-Delhi/582350

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@ Achille | 29 septembre 2018 à 07:02
@ Catherine JACOB | 29 septembre 2018 à 09:08

"De soie bleu clair, avec franges, sauf dans le ressort des cours d'appel de Paris et de Versailles : de soie noire, avec franges"

La photo proposée par Catherine JACOB dans ce lien

https://www.le-tout-lyon.fr/tribunal-de-grande-instance-de-lyon-le-nouveau-procureur-de-la-r-publique-enfin-install-2772.html
m'ayant interpellé, j'ai fait la recherche.

Et j'ai trouvé le réponse dans le lien suivant pour la ceinture de soie bleu clair.

https://www.legavox.fr/blog/jerome-chambron/costume-judiciaire-signification-17098.htm

Pourquoi bleu ? Que représente la broderie ?
J'ai eu la flemme d'aller plus loin.

Claude Luçon

@ Patrice Charoulet | 29 septembre 2018 à 06:53

Avouez !
Vous avez quand même au moins une faiblesse : vous n'êtes pas nul en chats ?
C'est sympa un chat, ça ronronne, ça vous aide à réfléchir en le caressant et en lui grattant la tête, sauf bien sûr quand vous l'oubliez et qu'il se couche sur votre clavier d'ordinateur !

Côté whisky vous avez tort mais il faut avoir des copains écossais qui savent choisir les malt whiskies qui vous rebottent un homme, à condition d'en boire avec modération bien sûr !

Côté hymne national et drapeau vous avez tout de même dû faire le service militaire à votre âge, petit mensonge donc !

Mais surtout vous ne mentionnez pas la danse ? Valse, tango, swing et surtout java et slow. Ah ! Le slow !

Quant aux drogues vous avez vécu en Afrique ne me dites pas que vous n'en avez pas rapporté quelques petites choses désagréables genre amibes, ténia et palu qui nécessitent des drogues et pendant longtemps.

Une analyse sérieuse de votre texte et la recherche des quelques témoins montreraient que vous n'êtes pas aussi saint que vous le prétendez !
Surtout, on ne devient pas ermite en Afrique :)

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@ boureau | 29 septembre 2018 à 11:03
@ Achille 29 septembre 2018 07:02

"Ce sont des créatures de l'Ancien Monde. Fuyez pauvres fous !"

Quel Ancien Monde ?

Il n'y a pas eu de vraie révolution en 1789, pas même en 1848, nos ancêtres n'ont pas coupé la tête du Roi et de son épouse, nous sommes toujours sous l'Ancien Régime !
Seul le nom du régime a changé, une habitude qui perdure chez nos partis politiques.
De royauté nous sommes passés, dans le désordre, à république, consulat, empire, re royauté, re république, re empire, re-re république, état français, re-re-re république !
Le seul moyen de ne pas s'y perdre et de savoir que nous étions toujours en France est surtout de ne pas changer de costume car, en plus, les coutumes elles, changeaient !
A la réflexion pas tellement ! Des grognards de 12 ans attaquent au sabre la cavalerie lourde sur pneus.

La seule chose que l'on pourrait suggérer est que les magistrats sortent dans les quartiers sensibles dans leurs tenues d'apparat et distribuent des bonbons en jouant les Père Noël en échange des sabres, des barres de fer et des battes de baseball !

Les uniformes des pandores et les armures des CRS n'impressionnant plus personne, celui de Père Noël serait sans doute plus adapté puisqu'au fond les cadeaux, sous le nom de "acquis sociaux" en novlangue, sont ce qu'attendent les ex-Gaulois et les nouveaux Français.
Soyons réalistes et sérieux !!

Mary Preud'homme

@ Patrice Charoulet | 29 septembre 2018 à 06:53

Merci d'avoir cité un certain nombre d'activités, matières ou passions que beaucoup d'entre nous, sans pour autant prétendre y exceller, pratiquent ou du moins apprécient. Ce qui crée des liens et une certaine convivialité, nonobstant d'inévitables divergences, sans lesquelles la vie deviendrait bien triste et monotone.
A l'image d'une population qui resterait figée (statufiée) dans un rituel immuable où tout ce qui dépasse et sort de l'ordinaire d'une vie tirée au cordeau effraie et provoque des paniques irrépressibles.

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@ boureau | 29 septembre 2018 à 11:03
"Ces vieillards chenus engoncés dans leur hermine et leur robe rouge, ployant pour certains sous des décorations sans doute hautement méritées pour services exceptionnels (sic) rendus à la Patrie..."

Dans la haute administration (magistrature et police comprise) il était de règle jusqu'à présent, après un certain nombre d'années de fonction, de figurer automatiquement parmi les récipiendaires de la Légion d'honneur. Ce qui n'a bien sûr rien à voir avec le mérite et les services rendus.

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@ Catherine JACOB | 29 septembre 2018 à 09:08

Très jolies mains en effet avec un mont de Vénus bien développé (signe d'intuition et d'imagination sans excès, ce qui est un plus pour un homme à l'aune d'un jugement féminin), et un mont de la Lune strié de quelques lignes attestant d'un certain réalisme.

Ce qui donne un personnage plutôt séduisant et équilibré...

Normal qu'il fasse des jaloux parmi les hommes moins bien pourvus.............

breizmabro

@ Ellen 29 septembre 2018 à 04:20
"Au final chacun retourne dans son ancien monde"

Bien vu. Bien dit.

Tous ces opportunistes qui s'étaient fait faire une veste réversible en sortant de l'ENA se sont aperçus au bout d'un an (super réactifs les énarques !) que la République d'Emmanuel Macron (REM) n'était rien d'autre que ce qu'avait prédit Nicolas Sarkozy : une farce.

Ne restera que Richard Ferrand, pour la protection, François de Rugy, parce qu'il ne sait rien faire d'autre, et quelques député(e)s REM égaré(e)s mais à qui ça donne un prétexte (voire un alibi ;)) pour venir faire un tour à Paris, avoir une voiture de fonction et/ou des remboursements de frais de taxi pour aller au théâtre, avoir des places gratuites pour les concerts qu'ils aiment, et en parler encore et encore dans les dîners de famille. :D

Adéo Ellen.

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@ Catherine JACOB 29 septembre 2018 à 09:08
"...ce qu’on peut supposer des mains très soignées qu’on voit sur le cliché(...), c’est que monsieur le procureur Cimamonti, ex-avocat, fils et frère d’avocat, n’est pas un bricoleur, qu’il n’a pas de jardin ou n’y jardine pas lui-même, que, vu le bout des doigts et le type de pousse des ongles, ce ne n’est pas non plus un pianiste, ni un calviniste à ses heures perdues..."

Il ne doit pas non plus faire partie du gang des frères, je ne parle pas de ceux de Nique Darcon bien sûr, mais des francs-mac', des trois points... Sinon il aurait été choisi par le Chef ;)

Antoine Marquet

@ Achille

Cela peut, en effet, sembler anachronique mais procède sans doute de la "majesté" adjointe à la fonction. Pour ce qui est des décorations, elles sont attribuées comme à tout le corps social. Par dérision, dans l'armée nous disons qu'ils ont "l'eau chaude et l'eau froide" dès lors que ces distinctions ne s'accompagnent pas d'un titre de guerre, mais tous ne peuvent être des guerriers…
Plus surprenant est le fait que certains d'entre eux sont décorés du Mérite agricole… des Arts et des Lettres…

Vous remarquerez que notre hôte n'a pas dû satisfaire aux exigences de courbure d'échine pour obtenir certaines de ces distinctions, étant donné qu'après une longue et très brillante carrière il n'est QUE chevalier de la Légion d'honneur et aujourd'hui après avoir tant écrit, même pas chevalier des Arts et des Lettres alors que certains de ses anciens collègues en sont commandeurs, grade suprême dans cet ordre.

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@ Mary Preud'homme

Et avez-vous remarqué une sorte de "morphing" entre Julien Clerc et Gérard Lanvin ?

Giuseppe

@ Achille | 29 septembre 2018 à 10:35

Les gens sont injustes, vous avez vraiment de l'humour ! Contrairement à celui que vous interpellez qui lui en possède aussi mais sans le vouloir sans doute.

Sujet, l'humour et vivre, les copies relevées dans deux heures.

@ breizmabro | 28 septembre 2018 à 15:35
"J'ai écouté les commentaires de l'émission ce matin, tout aussi sopo, j'en ai déduit que j'avais bien fait de lire "La Vie des Bretonnes à coiffes au XXIe siècle" (non j'rigole petit elusen, du coup c'est pas la peine de m'écrire : prouvez-le ! ;))"

J'aime bien les saillies de la demoiselle ci-dessus, dès le retour du homard bleu rendez-vous à l'estaminet du coin, pas pour médire, non, pour le plaisir de la dégustation, Picpoul de Muret of course, et finalement pour se faire plaisir.

Les vêtements portés sur la photo me donnent chaud, ils donnent un air un tantinet ridicule et désuet, moi qui porte short tout au long de l'année, du moins dans mon enclos.

@ Mary Preud'homme | 28 septembre 2018 à 16:38

Restez calme, un rien vous émoustillerait-il ? Le ramage n'est peut-être pas à la hauteur du plumage, et quand on porte des breloques en plus, cela me fait toujours penser à la scène de la ceinture et des bretelles du film "Il était une fois dans l'Ouest".

Achille

@ boureau | 29 septembre 2018 à 11:03

Eh bien pour une fois nous sommes d'accord. Comme quoi tout arrive ! :)

boureau

@ Achille 29 septembre 2018 07:02

"Grotesque" c'est bien le mot Achille !

Ces vieillards chenus engoncés dans leur hermine et leur robe rouge, ployant pour certains sous des décorations sans doute hautement méritées pour services exceptionnels (sic) rendus à la Patrie me font penser à la phrase (adaptée) du légendaire Gandalf :

"Ce sont des créatures de l'Ancien Monde. Fuyez pauvres fous !"

Cordialement.

Achille

@ Patrice Charoulet | 29 septembre 2018 à 06:53

Votre vie a dû être passionnante. Il vous est toutefois arrivé de sortir le nez de vos grimoires puisque vous avez malgré tout réussi à vous marier. Rencontre à la bibliothèque municipale, je présume. :)

jlm

"Rien n'échappe à son terrain de je, de jeu."
Magnifique formule et malheureusement trop vraie.

Noblejoué

@ Patrice Charoulet | 29 septembre 2018 à 06:53

Bravo !

De plus, je suis comme vous, ou du moins, je sens que d'autres vont dire le contraire, je le crois, c'est-à-dire que je sais certaines choses... Mais pas les rites ! Malheur à qui les ignore ! Parler avec le meilleur vocabulaire et les plus belles tournures, agir selon la justice, produire une réflexion qui ne mérite peut-être pas de passer au broyeur ?

Ce n'est rien. Si vous avez le malheur d'être impopulaire, on remettra en cause même ce que vous avez de meilleur.
Il y a deux choses à ne pas faire, être d'un avis minoritaire, ou heurter le moindre rite, le comportement désiré par les autorités du savoir-vivre, si infime soit-il... Il semble que c'est ce qu'on vous reproche dans l'usage des mots, et il ne m'étonnerait pas que ce soit aussi mon cas, parfois. Que voulez-vous ? En France où on prétend se moquer des rites, on peut être fort pointilleux tandis que le Yi King m'a fait remarquer que je n'avais pas le sens des rites mais que ce n'était pas grave parce que ce n'est qu'un moyen d'être pur et que je le suis sans cela quand d'autres les suivent sans en être polis. Mais il est passablement exigeant, par ailleurs, je veux dire que ses conseils ne sont pas des plus faciles à suivre, si pertinents, suivre les bons conseils des autres, mais en somme, je serais plus d'humeur à ne rien faire car à quoi bon ?

Cependant, je ne fais absolument pas exprès, et dès que j'ai l'occasion, demande à de plus ritualistes que moi comment me comporter dans telles et telles circonstances, faisant tout, absolument tout pour me traduire dans la langue des autres, ou plutôt, faudrait-il dire, la langue commune, parce qu'en vérité, chacun parlant d'une manière légèrement différente des autres, nous avons tous notre langue, ce qu'on peut aussi appeler le style.
Mais s'il faut s'approcher des autres pour être compris-admis, il ne faut pas se renier, et vous avez le droit d'user du vôtre sans parler de nous faire profiter de vos connaissances et idées, ce dont je vous remercie, au passage.

Vous avez du style, certes tout le monde, en un sens, mais plus que d'autres, donc je le remarque. Or sans courage, pas de style.
Je ne vous en souhaite pas moins bon courage !

jlm

Le Premier ministre a probablement pris l'avis des proches du président de la R. rattrapés par leur passé.

Catherine JACOB

@ Mary Preud'homme | 28 septembre 2018 à 16:38
« Un très bel homme viril avec de la classe ce Marc Cimamonti »

C’est vrai. Sur ce cliché-là en tout cas. Sur celui-ci où il a m’air d’avoir un petit peu mal au dos, moins.

« ...avec en prime un sourire ironique, voire goguenard qui a dû indisposer Macron plus à l'aise avec les rampants et les obséquieux illustrés par la photo suivante ! Le chef c'est lui et pas de têtes qui dépassent. Ce qu'il entend par décréter, à savoir retirer la crête de coqs jugés par lui trop voyants ou arrogants et susceptibles de lui faire de l'ombre ! »

Attention avec certaines expressions comme « crête de coq», en particulier s’agissant d’un procureur de la République.

Je connais pour ma part cette expression, du Japon. Il se racontait en effet à l’époque qu’ils étaient une raison de se méfier des bains publics - onsen (温泉 « source chaude = bain thermal») également appréciés des macaques japonais, ainsi que du sentō(銭湯) = Furo (風呂) payant.
Or, c'était là un modèle de fake news car les crêtes de coq ne se contractent que lors de rapports sexuels et non pas à l’occasion d’un simple bain.

Maintenant ce qu’on peut supposer des mains très soignées qu’on voit sur le cliché publié dans le corps du billet du jour et qui me font penser à celles de ma grand-mère paternelle dont mon père disait que c’était des modèles de mains de sage-femme, c’est que monsieur le procureur Cimamonti, ex-avocat, fils et frère d’avocat, n’est pas un bricoleur, qu’il n’a pas de jardin ou n’y jardine pas lui-même, que, vu le bout des doigts et le type de pousse des ongles, ce ne n’est pas non plus un pianiste, ni un calviniste à ses heures perdues. Un épéiste peut-être ?

Mais bon, c’est vrai que l’expression du visage peut inspirer le désir de s’y confronter style « à Renard, renard et demi » plutôt, en fait de coq... 😉

Achille

Bonjour,

Avec tout le respect que je dois à cette auguste corporation, je pense qu’il serait temps que nos hauts magistrats abandonnent définitivement cet apparat d’un autre temps avec robe pourpre, hermine et Légion d’honneur de rigueur. Tout ça manque de simplicité et finit même par devenir grotesque à notre époque.

Patrice Charoulet

On vient de me chercher noise, indûment, sur un point de langue française, langue dont je m'occupe depuis cinquante ans du matin au soir, avec la plus grande application.

On aurait pu me faire des reproches dans des domaines où je suis d'une nullité absolue. J'aurais opiné du chef. Ces domaines ne manquent pas.

Je suis nul en informatique, en maths, en physique-chimie, en économie, en finance, en sport, en football, en rugby, en armes à feu, en arabe, en espagnol, en japonais, en Russie, en bricolage, en montres de marques, en tailleurs, en restaurants, en opéra, en rock, en rap, en histoire militaire, en guerre d'Algérie, en Bourse, en astrologie, en croyances religieuses, en sectes, en cigarettes et en cigares, en whisky et en cognac (V. acide nitrique), en somnifères, en drogues, en émissions de télé-réalité, en presse people, en chiens (ça mord et ça aboie), en oiseaux, en chasse, en voitures, en tarot, en bridge, en dominos, en échecs, en manille, en belote, en électricité, en smartphone, en champignons, en montage de meubles, en débouchage de bouteille de champagne, en sudoku, en esprit festif, en enterrements, en hymne national, en drapeaux, en fête des voisins, en fête de la musique, en hommage aux Bleus, en grégarisme, en miracles, en pélerinages, en camping, en caravaning, en alpinisme, en spéléologie, en trekking, en Paris-Dakar, en golf, en 4x4 urbain, en GPS, en marathon, en voyance, en Amour est dans le pré, en Ninja Warrior, en Koh-Lanta, en Patrick Sébastien, en Arthur, en Djamel Debbouze, en Nagui, en réparation de pneus, en découverte de bougie sous capot (c'est où ?), en insultes à agent de la force publique dans l'exercice de ses fonctions, en soirées arrosées, en plaques votives, en bougies, en marches blanches, en apéros, en digestifs, en réunionite, en pot d'adieu, en fête de fin d'année, en fêtes de Noël et de jour de l'An, en anniversaires, en bisous, en selfies, en LGBT, en maquillages genre gargouille et pot de peinture, en ongles à vernis noir, en piercing, en tatouages, en anneaux aux oreilles pour les messieurs, en catogans, en barbes, en capuches, en arts martiaux, en battes de baseball et sabres de rue, en coups de poings américains, en casquettes ou bonnets, en danse, en esprit de corps, en syndicalisme, en grève, en RTT, en manifs pour ou contre, en colloques et en colocs, en SMS et en Twitter, en barbecues (jamais fait !), en excursions, en vélo, en motos (l'horreur !)...
Je suis, pour aller vite, pratiquement nul en tout.

Ellen

Pour empêcher que le président de la République ne mette son grain de sel parmi les plus hauts magistrats parce que sa politique s'étiole, il faudrait, nous y voilà et ce sera louable pour une fois, que cette corporation fasse bloc et n'accepte sous aucun prétexte de goûter la sauce aigre-douce mijotée par le chef Macron. L'indépendance et la transparence des magistrats sont deux vertus capitales pour rendre une bonne justice. Comme dirait l'inoubliable Jean-Claude Juncker "les terriens nous regardent !" et à nous le peuple de voter.

Ellen

@ Catherine JACOB | 28 septembre 2018 à 18:05

Regardez ce qui se passe aux USA. Le peuple américain mécontent a le droit de protester dans la rue avec pancartes à la main quand il découvre les nominations de certains magistrats qui ne devraient pas être élus. A peine le nouveau juge a-t-il été nommé, que déjà il est tombé dans l'embuscade d'un nouveau scandale.

Aux USA, c'est le Président à la Maison-Blanche qui nomme le juge ou le procureur, et ensuite c'est le Sénat qui confirme ou infirme par vote à la majorité après avoir essoré le nommé ou l'élu, comme vous voulez, par une multitude de questions. Il faut qu'il soit plus blanc que blanc, voire irréprochable et être du même bord politique, de préférence.

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@ Robert | 28 septembre 2018 à 16:51
"Donc, après Collomb et Philippe, à qui le tour de piste de sortie ?"

Gérald Darmanin : il veut se représenter à la mairie de Tourcoing.

Tiens, tiens, comme tous ces politiques se passionnent finalement pour reprendre le siège du maire.

- Edouard Philippe est désiré à la Mairie de Paris : suis d'accord
- (Hidalgo ne va pas tarder à rejoindre Valls à la Mairie de Barcelone !)
- Gérard Collomb veut reprendre son fauteuil à la mairie à Lyon
- Gérald Darmanin, pareil, veut retourner à la mairie de Tourcoing

Fin de mandat 2022 : Emmanuel Macron reprend ses fonctions de banquier ?

Au final chacun retourne dans son ancien monde.

S Carioca

Moi Môssieur, je fais confiance à la justice de mon pays. Oublié le "J", mais pas le coeur de l'y mettre.
Bon évidemment, je galèje.

J'ai très peur de la justice de mon pays. Je l'ai vu se planter avec une arrogance insupportable tant elle est enduite d'ignorance des particularités des contextes où agissent les gens qu'elle juge.

Je l'ai vu remettre à 6 mois l'audience de prévenus qui avaient déjà fait le voyage réservé de longue date alors qu'il lui suffisait d'en convoquer moins. Ce avant de condamner un prévenu qui a payé pour l'impossibilité qu'il avait, lui, de renvoyer à plus tard ceux qui rendaient sa tâche impossible.

Des gens détestables, procureur sotte et théâtrale, président qui ne comprend rien. Des experts malhonnêtes ou (non exclusif) incompétents (à mes yeux de connaisseur du métier) mais péremptoires.

Ellen

Justice : ne riez pas, c'est du sérieux, c'est belge. Ils en ont beaucoup des comme ça ?
Un conducteur luxembourgeois a reçu une citation à comparaître au tribunal après avoir été flashé sur une route près de Bruxelles à 914 km/h en janvier dernier. Si l'automobiliste se souvient avoir effectivement dépassé la vitesse autorisée aux abords de la commune d'Auderghem, il a cru s'étouffer en découvrant le chiffre inscrit sur le courrier officiel : 859 km/h après correction de la vitesse.

Mitsahne

Remarquable réquisitoire de notre hôte que je n’ai jamais trouvé aussi bon et aussi sévère à l’égard de la corporation des magistrats, et plus encore à l’égard du président en exercice.

Au fil des semaines qui passent, le PPP (pauv’ petit président) perd ses plumes de paon et une grande partie de son auréole électorale. Il fait penser à l’heureux élu-Roi des épiphanies familiales qui, après l’euphorie partagée de la galette à la frangipane, garde sa couronne dorée sur la tête toute la soirée, jusqu’au coucher. On en vient à fredonner les airs jubilatoires de ‘’La Belle Hélène’’ :
- Je suis l’époux de la Reine, poux de la Reine… C’est le roi barbu qui s’avance, bu qui s’avance…

Certes, il ne porte pas la barbe comme son Premier ministre qui nous a fait hier soir une belle démonstration d’endormissement face à une Léa Salamé plutôt complaisante et un Laurent Wauquiez bien poli.

Curieusement, un bruit de fond persistant (basse obstinée ?) insiste sur un avenir possible du Premier ministre en le désignant comme un très acceptable futur maire de Paris, en 2020… Quant aux pronostiqueurs professionnels, ils se limitent à dire qu’Emmanuel ne finira pas son quinquennat.
Après nous avoir annoncé un ‘’ruissellement’’ de bienfaits grâce à la politique réformatrice de Jupiter, certains prévoient un déluge catastrophique où se mêleraient les horreurs d’une profonde nuit de guerre civile, d’os et de chairs meurtris se traînant dans la fange… (Athalie !)

Merci à M. Bilger de nous avoir entrouvert les coulisses du théâtre judiciaire compliqué. Que la sortie se fasse côté cour ou côté jardin, l’essentiel serait qu’on ne tombât pas dans la fosse.

boureau

Macron et la magistrature.

Péripétie cher P. Bilger ce pas de danse pour la nomination au poste de procureur à Paris.

Quel que soit la ou le nominé à ce poste prestigieux (au fait prestigieux pour qui et pour quoi ?) les juges ont gagné et Macron le sait bien qui finalement s'en désintéresse. Même s'il en fait renvoyer trois à leurs chères études pour en choisir un quatrième.

Nous sommes, en Europe, dans le gouvernement des juges qui, idéologiquement très marqués, notamment en France et en Italie, déstabilisent les politiques qui ne sont pas de leur bord, quitte à tordre la loi. Les exemples sont légion.

Et en même temps, ils influencent par leurs décisions la vie sociétale. Voir les attendus successifs de la Cour européenne des droits de l'homme.

Une profession détestée des Français. Il y a sans doute quelques raisons.

Cordialement.

Ellen

C'est qui ce beau jeune homme avec ses deux médailles en première photo du billet ? Je ne l'ai jamais vu. Marc Cimamonti je suppose.

Est-il exact que notre Constitution de 1958 interdise au président de la République de refuser les propositions du CSM pour la nomination des plus hauts magistrats de France ? Si c'est vrai, alors il serait bon que le chef Macron n'interfère pas trop au sommet de la haute sphère judiciaire, au risque de se mettre sur un gril en fin de mandat. Si la France se relève et connaît de bons résultats, on pourra à la limite fermer les yeux, mais si la France coule à cause de Manu, on ira le chercher.

C'est drôle, mais Macron fait petit garçon face à ces hauts magistrats très imposants.

Catherine JACOB

Une idée : pourquoi ne pas élire les procureurs comme aux Etats-Unis ? Cela permettrait une véritable indépendance du pouvoir judiciaire qui, élu, n'aurait plus besoin d'être nommé.

yves albert

En voyage aux Antilles, E. Macron appelle "au secours" et demande aux élus et à la population de l'aider.

Ouaf, il fait des fêtes indécentes, il nous crache dessus, il fait des dettes, augmente les impôts et demande à la populace qu'elle l'aide.

A ce tarif n'importe quel quidam un peu gonflé pourrait être Président. Moi je dis qu'il faut le virer !

Commentaire vulgaire comme lui et son Premier ministre.

Hildegarde

La fable ridicule pour les simplets attardés de village du nouveau monde s'est bien dissipée depuis le 8 mai 2017 !
Avec E. Macron le nouveau monde est beaucoup plus ringard que l'ancien monde, car il remonte lui à l'Ancien Régime il y a plus de quatre siècles !
Seuls les courtisans les plus obséquieux, flatteurs, flagorneurs et qui courbent l'échine bien bas, obtiennent des postes, des privilèges et des prébendes sous la nouvelle cour du roi Jupiter 1er.
Les plus à genoux qui s’aplatissent et ceux qui lui lèchent avec respect les bottes en permanence, seront eux récompensés. Comme F. de Rugy, C. Castaner, ou bien R. Ferrand.

Egalement les mégas opportunistes qui feraient tout pour un poste même le pire, les tourne-veste hypocrites qui changent d'opinion comme de chemise, comme E. Philippe, B. Le Maire ou G. Darmanin qui font partie du tout premier cercle de ses courtisans d'Ancien Régime les plus flagorneurs et totalement obséquieux ; à vomir !!

Robert

Billet, Monsieur Bilger, d'une grande honnêteté intellectuelle, billet qui n'épargne pas le manque de courage de la profession quand il s'agit de sanctionner des membres défaillants.

Concernant monsieur Hollande, vous avez fait un oubli : le parquet national financier, créé pendant son mandat et instrumentalisé pour couler la candidature de monsieur Fillon. Sa précipitation ne m'a guère semblé naturelle quant à la rapidité et l'importance des investigations menée tambour (médiatique) battant...

L'intrusion du président de la République dans le champ formel de la désignation du procureur de la République de Paris qui, selon une tradition bien établie, faisait l'objet d'une proposition du Conseil supérieur de la magistrature dans laquelle il faisait un choix régalien, montre monsieur Macron sous son vrai jour : par son "progressisme affiché", faire table rase du passé. Il annule purement et simplement, fait du Prince, les propositions formulées pour un nouveau tour de piste. Pourquoi alors s'embarrasser d'un nouvel appel à candidature ? Pourquoi ne pas proposer lui-même les noms de ses préférés ?

Si nos magistrats étaient intellectuellement courageux, leur corporatisme devrait naturellement les conduire à ne pas proposer de nouveaux candidats, pour obliger monsieur Macron à faire le choix dans les noms issus des propositions initiales du CSM.

L'attitude de monsieur Macron me semble furieusement rappeler le mode de pensée totalitaire du régime soviétique, en quelque sorte le marxisme-léninisme en marche ! A moins qu'il ne se prenne dès à présent pour le Premier consul, voire l'empereur Napoléon Ier.

Par ailleurs, de ce que j'ai entendu des propos tenus par le Premier ministre sur France 2 hier soir, il semblerait que lui aussi ait des envies de quitter ses fonctions, donc le navire, pour revenir se présenter à la mairie du Havre. Mêmes velléités que celles de monsieur Collomb à Lyon.
Certes, il peut publiquement affirmer que ses fonctions actuelles sont usantes, mais d'autres ont tenu plus de trois ans quand monsieur Fillon s'y est maintenu cinq ans !
Le motif allégué ne me semble pas le bon. Il me paraît bien au contraire qu'il souffre d'une limitation excessive des pouvoirs que lui confère la Constitution (gouverner, chef de la majorité) par un président de la République omnipotent qui se les accapare à l'excès, et donc ne respecte ni la lettre, ni l'esprit du texte suprême ! Il n'a même pas le loisir de présenter lui-même les projets de lois qui seront soumis aux votes du Parlement : c'est le président en personne qui le fait en présence du ministre concerné et de son porte-parole de la présidence de la République...

Donc, après Collomb et Philippe, à qui le tour de piste de sortie ?

Mary Preud'homme

Un très bel homme viril avec de la classe ce Marc Cimamonti ; avec en prime un sourire ironique, voire goguenard qui a dû indisposer Macron plus à l'aise avec les rampants et les obséquieux illustrés par la photo suivante ! Le chef c'est lui et pas de têtes qui dépassent. Ce qu'il entend par décréter, à savoir retirer la crête de coqs jugés par lui trop voyants ou arrogants et susceptibles de lui faire de l'ombre !

Robert Marchenoir

Je ne comprends pas. Nous sommes dans un système étatique. Les Français se partagent entre ceux qui admirent De Gaulle, ceux qui admirent Bonaparte, ceux qui admirent Staline et ceux qui admirent Hitler.

Tant qu'à vivre dans un régime autoritaire, autant profiter de ses avantages. Nous sommes en démocratie ? Nous avons voté pour Macron ? Eh bien ! c'est pour qu'il applique sa politique, il me semble. Et par conséquent, qu'il nomme ses hommes à lui. Qu'ils soient magistrats, ou spécialistes de l'évaporation hélicoïdale du fluide électrique.

Qu'il mette ses bonshommes en place, qu'il applique le programme pour lequel il a été élu, et que ça saute. Ensuite, on le jugera aux résultats.

D'un côté, on reproche à Macron de s'assurer que les fonctionnaires importants soient bien raccord avec lui, ce qui me paraît pourtant la moindre des choses. De l'autre côté, on lui reproche de lambiner, de ne pas aller assez vite avec ses réformes. Il faudrait savoir...

Au même moment, on assiste au spectacle totalement surréaliste, absolument sidérant (et que pourtant tout le monde semble trouver parfaitement normal), d'un Jean-Michel Blanquer annonçant 1 800 suppressions de postes dans l'Education nationale. Ce qui donne lieu, bien entendu, à de longs hululements des syndicalistes professionnels, à des articles inquiets dans un journal qui n'est plus de la rue des Italiens et qui n'a jamais été du soir, et à des contre-précisions scrupuleuses du ministre, qui évalue à 400 le nombre des emplois administratifs appelés à tomber sous le couperet ultra-libéral (sous entendu : ce sont autant de profs épargnés, ne nous faites pas braire).

On croit rêver. Mille huit cents suppressions de postes, c'est 0,3 pour mille du nombre des fonctionnaires en France (lequel est nettement sous-estimé). Le pays croule sous une dette égale à son PIB, le Parlement n'a jamais voté un budget à l'équilibre depuis 45 ans, nous tirons des chèques à qui mieux mieux sur les enfants de nos enfants à naître, et le ministre qui dirige l'administration la plus éléphantesque de France, le gars qui dirige au bas mot un million de personnes payées par nos impôts, coupe les cheveux en quatre en se demandant s'il va oser supprimer 1 800 postes ? Ou s'il ne faudrait pas être plus raisonnable, et se contenter de 1 250 ?

Et il perd son temps à se demander s'il faut en prendre 400 dans les services administratifs, plutôt que 280 parmi les professeurs d'occitan, et 120 au sein du corps des déplieurs de trombones ?

On reproche à Emmanuel Macron de faire du micro-management en retoquant trois candidats à des postes judiciaires de premier plan, mais personne n'éclate de rire, ou n'écume de rage, en constatant à quel point Jean-Michel Blanquer, qu'on nous avait pourtant présenté comme "un mec bien", un gars "vraiment de droite", se paye ouvertement notre fiole en faisant de l'hyper micro-management. Avec la complicité manifeste des médias -- et des syndicalistes.

Car il est évident que si Blanquer fait semblant de penser à envisager l'éventualité de l'hypothèse de la suppression de trois postes et demi, c'est dans le seul but que les syndicalistes puissent faire semblant de grimper aux rideaux en poussant des cris de prolétaires violés par le patronat de Wall Street, après quoi tout le monde fera semblant de s'engager dans une rude négociation, les meilleurs experts du social et de la fonction publique feront semblant de se poser de graves questions dans les médias, et on finira peut-être par supprimer 1 300 postes tout en en créant 1 500 ailleurs. Alors que la fonction publique, c'est 5,5 millions de personnes.

C'est le même cinéma qui dure depuis des décennies. Ces gens ont fait de brillantes études, ce sont les meilleurs esprits de leur génération, on ne peut pas imaginer une seconde qu'ils ne soient pas pleinement conscients, tous autant qu'ils sont, qu'il s'agit là d'un comédie indigne, montée dans le seul but de prouver aux uns qu'on fait des réformes, aux autres qu'on ne se laissera pas faire, tout cela pour s'assurer que surtout rien ne bouge, et que tous ces messieurs, hommes politiques comme fonctionnaires, grands ou petits, conservent leur sinécures et les transmettent à leurs enfants.

S'il restait un seul journaliste honnête en France, aucun média ne pourrait titrer, ainsi que vient de le faire Le Monde, comme si de rien n'était : Blanquer annonce la suppression de 1 800 postes dans l'Education nationale en 2019. Soit on titre : Blanquer annonce la suppression de 1 800 postes par semaine dans l'Education nationale, soit on titre : à ce rythme, il faudrait 300 ans pour faire baisser les effectifs de la fonction publique de 10 % seulement.

breizmabro

@ Michel Deluré 28 septembre 2018 à 09:42
"Il doit donc être clair pour tout le monde que le magistrat qui occupera l'importante charge de procureur de Paris ne sera adoubé que par la seule volonté du monarque suprême avec, bien évidemment, le devoir de reconnaissance qui sera attaché à cette promotion"

Manu ? un gant de velours (empathie médiatique : "je vous aime à tous" comme disait Enrico) dans une main de fer.

Orban a du souci à se faire il va bientôt être doublé par un plus fort que lui sur la mainmise de la justice (française).

En même temps.. tout ça pour ne pas faire avancer le procès d'Alexandre, voire pour orienter, maîtriser le contenu de la procédure en cours, ça laisse rêveur, voire interrogateur sur les "choses" qui ne DOIVENT pas sortir dans la presse.

Au secours ! Mitterrand est revenu : je muselle la presse, je procède à des écoutes illégales, j'entretiens mon amante et mon enfant aux frais des contribuables car tel est mon bon plaisir. Et mon pouvoir.

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@ Catherine JACOB
"J'ai regardé l'émission mais je l'ai trouvée suffisamment soporifique pour m'endormir et ne me réveiller qu'à la fin"

Idem, sauf que contrairement à vous Catherine, j'ai coupé la télé et je suis allée me coucher avec un bon bouquin.
J'ai écouté les commentaires de l'émission ce matin, tout aussi sopo, j'en ai déduit que j'avais bien fait de lire "La Vie des Bretonnes à coiffes au XXIe siècle" (non j'rigole petit elusen, du coup c'est pas la peine de m'écrire : prouvez-le ! ;))

Adéo Catherine

Vladimir

Edouard Philippe a longuement expliqué que la campagne présidentielle avait prévenu qu'Emmanuel Macron allait favoriser les actifs, jusqu'au moment où une retraitée (1 200 euros/mois) lui a fait remarquer que c'était à partir des prélèvements dans les porte-monnaies des gens de sa catégorie que cet argent était transféré...
Ce à quoi E. Philippe a répondu un gargouillement incompréhensible sans rapport avec l'observation factuelle de son interlocutrice.

De tout temps, il n'a jamais été considéré comme très glorieux d'aller piquer sans vergogne dans le porte-monnaie de Mamie, et pourtant ils l'ont fait et aujourd'hui en ont honte !

De fait, toute cette émission n'a été pour E. Philippe qu'une série d'excuses et de justifications puériles sur des actes manqués inefficaces ou des propositions incompréhensibles de sa part.

Laurent Wauquiez n'a pas manqué de remarquer qu'il avait défendu âprement en tant que député de droite des amendements dont, aujourd'hui, il fait passer des lois exactement contraires. Ce manque de convictions est de l’insincérité, c'est écœurant et honteux.
De fait, la HONTE est le sentiment principal qui ressort de toute cette émission, et justifie la profonde colère que ressentent les citoyens.

yves albert

"Terrain de je du président !
Emmanuel Macron ou le culot tranquille"

Je pense plutôt au culot débile et puis tout cela n'est qu'une vaste tragédie payée par le contribuable.
Supprimez-les tous il n'en restera rien, aurait pu dire monsieur de la Palice.
Avez-vous remarqué la grossièreté d'Edouard Philippe, les gros mots pleuvent à la place des bons mots... faible d'intelligence il convient à son maître et n'est là lui aussi que parce qu'il en faut un.

C'est triste tout cela.

Claude Luçon

@ Catherine JACOB | 28 septembre 2018 à 10:48

Insomniaque je n'ai pas trouvé l'interview soporifique, Stilnox reste plus efficace, par contre, déformation professionnelle aidant, je suis allé voir ailleurs quand Edouard Philippe a déclaré fièrement que la France était le seul pays au monde à avoir interdit l'exploration pétrolière. Whaoo !
Le haut fait, et le seul, de Nicolas Hulot.
On en respire mieux avec toutes ces molécules de CO2 en moins et c'est peut-être aussi la raison de l'augmentation du baril de pétrole dernièrement ?
Le monde a perdu à l'occasion 0,02% de production.

Là il se moque de nous, car si nous produisions au moins le gaz dont nous avons probablement de bonnes réserves dans le sud-est, nous n'aurions pas besoin d'importer celui des Algériens et des Russes, sauf bien sûr si ces derniers produisent du gaz d'hydrocarbures sans carbone ?
La chose diminuerait nos dépenses à l'importation et créerait des emplois bien payés en France mais allez faire comprendre cela à un énarque, c'est de l'arithmétique trop en dessous de leur niveau intellectuel !
Il est quand même incroyable qu'on nous raconte sérieusement des âneries pareilles.

Le résultat est que nous devons avoir des Léa Salamé et Pujadas à la télévision et des Valls, Hidalgo, Cohn-Bendit et autres migrants au pouvoir puisque nous produisons des rêveurs à l'imagination peu débordante.

Giuseppe

J'ai bien aimé "Macronléon" d'un dessin du Palmipède, j'aurais préféré Napronléon sans doute, la monarchie d'un pouvoir qui s'impose aux magistrats friands intérieurement sans doute de la reconnaissance d'Etat, du moins pour les plus élevés dans le rang.

Bien sûr comme partout il existe des exceptions, mais comme on dit les exceptions sont dans la règle.
Une reconnaissance qui passe aux yeux d'un public pour une allégeance quoi que l'on puisse en dire, le reste est littérature, la loi et rien d'autre appliquée sans tambours ni trompettes.

Alors breloques pour servir ? Napronléon utilise les mêmes hochets que son prédécesseur pas si lointain, la gourmandise n'a pas d'oreilles elle a simplement un tube digestif.

"Qui pourrait d'ailleurs supposer que sa passion impérieuse de se mêler de tout l'écarterait de ce domaine sensible où la fidélité est récompensée, la confiance souhaitée et la compétence et l'indépendance de caractère - je l'espère en tout cas - consacrées ?" (PB)

"Je l'espère en tout cas", tout est dit, l'énoncer c'est déjà répondre, c'est ne pas y croire, la certitude ne s'interroge pas.

Giuseppe

Je ne sais pas ce que sont les décorations arborées sur les photos du billet, mais si elles sont celles d'un pouvoir en place, elles donneraient à penser à une quelconque connivence malvenue.
Après tous les beaux discours sur l'indépendance de la justice, en tant que citoyen je me sens plutôt mal à l'aise.

Par association d'idée :

Toujours ce besoin de reconnaissance par des signes distinctifs d'apparat.

Laruelle Robert

Ces larmes de crocodile n'impressionnent que les bonnes âmes d'une doxa a-démocratique où la justice ne siégerait et ne réglerait la société que du fait de son propre droit.
On sait Seznec innocent, et elle ne bouge pas.
Elle exige pour elle la préservation du politique, et flingue avec un rare empressement la candidature de Fillon, avant de retomber dans la langueur habituelle.
Elle se soumet au pouvoir syndical, qui illustre avec éclat avec le "mur des cons" le mépris a priori qu'elle ressent en grande partie envers les justiciables qui ne pensent pas du bon côté.
Dérision de la morgue d'une élite qui de toute façon n'est motivée que par ses intérêts, et qui ne nous prend à témoin que lorsque son désir est de se faire... justice ?

Catherine JACOB

@ Tipaza | 28 septembre 2018 à 07:21
« J'ai trouvé son Premier ministre bien terne et bien confus face à Laurent Wauquiez. Je comprends qu'"on" le pousse à briguer la mairie de Paris, une bonne façon de s'en débarrasser proprement. »

Je ne regarde plus L’Emission politique depuis que c'est Léa Salamé qui s'y est confortablement installée après avoir fait semblant de prendre de travers le compliment que lui avait fait François Fillon, lequel avait lui du savoir-vivre, sur sa grossesse. Hier, cependant, vu qu'elle présentait avec Thomas Sotto et que le match m'intéressait a priori, j'ai regardé l'émission mais je l'ai trouvée suffisamment soporifique pour m'endormir et ne me réveiller qu'à la fin.

Exilé

Assez bon billet de Philippe Bilger a qui examiné ces épisodes de la vie politico-judiciaire avec hauteur, sans s'être laissé entraîner par ses tropismes personnels.

Michel Deluré

Voilà un exemple de plus qui vient s'ajouter à une liste déjà bien fournie et qui s'est singulièrement allongée au cours de ces derniers mois, liste qui dévoile de manière chaque fois plus éclairante les traits de caractère de ce Président et son mode très personnel de fonctionnement.

EM est trop sûr de ses capacités pour tenir compte du jugement d'un quelconque de ses ministres, qu'il s'agisse de Nicole Belloubet ou de tout autre. La conscience qu'il a de sa supériorité intellectuelle lui impose en tout domaine de marquer sa différence, d'apposer sa griffe personnelle. Ce serait crime de lèse-majesté que de lui voler la vedette.

Il doit donc être clair pour tout le monde que le magistrat qui occupera l'importante charge de procureur de Paris ne sera adoubé que par la seule volonté du monarque suprême avec, bien évidemment, le devoir de reconnaissance qui sera attaché à cette promotion.

Aliocha

Vive la France !
On comprend bien pourquoi elle préfère le statu quo aux réformes, chacun se tenant par la barbichette de ses petits arrangements.
Actuellement, Pierre Maudet, président du conseil d’État genevois, voit une instruction ouverte contre lui pour un voyage controversé à Abou Dabi.
Voilà ce qu'en pense le maire de la ville frontalière de Saint-Julien-en-Genevois :

"Un jour peut être, nous aussi en France, nous retirerons l'immunité parlementaire ou exécutive pour avoir accepté un voyage payé par une puissance étrangère. Peut-être même pour un mensonge, mais je ne parierai pas là-dessus. Mais d'ici là nous avons beaucoup, beaucoup de travail à faire sur la transparence et l'éthique en politique en France. Nous avons beaucoup à faire pour demander des comptes sur la gestion publique. Nous avons beaucoup à faire pour assurer l'indépendance financière de la presse pour lui donner les moyens d'investigation nécessaire."

http://www.vive-saint-julien-en-genevois.fr/archive/2018/09/18/qu-a-donc-fait-pierre-maudet-6090403.html

Ceci explique les dérives décrites par notre hôte, où la volonté réformatrice se voit confrontée à de telles pratiques qu'elle cède à la tentation de tout vouloir contrôler, pensant sans doute à tort que ce serait le meilleur moyen d'enfin réformer des systèmes enkystés dans la corruption et la cooptation, le jeu des "Je" n'aboutissant alors qu'à la réalité dangereuse des révolutions qui ne changent jamais rien, ne servant qu'à couper la tête sans remplacer le corps du bourgeois dominant confit dans les conforts aveugles de sa bêtise paresseuse.

Mais c'est sûrement, nous dira Zemmour, "la faute aux arabes et aux noirs", laissant chacun penser que la révolution, c'est pour les autres, légitimant ses petites tricheries et pistons personnels, sa petite cour et son petit roitelet, plutôt que de commencer, premier échelon du travail bien fait, par se rendre compte de sa propre médiocrité.
A l'exemple, président, le compte-rendu personnel des manquements et des doutes seraient bienvenu, laissant tous ceux de plus en plus nombreux à vous lâcher le bec dans l'eau de leurs inconséquences, la vraie révolution étant intérieure, l'aveu de votre incapacité à réformer pourrait ouvrir la route du retour sur soi indispensable à ce pays qui croit n'appartenir qu'à la victoire, cette illusion qui l'engloutit de plus en plus dans la défaite de ses mensonges.

duvent

"Qui tient la personnalité choisie pour occuper le poste de procureur de Paris, avec l'immensité des tâches qui lui sont dévolues, tient la justice et se garantira ainsi de la sérénité politique."

Nous pouvons donc dire :

1) qu'il s'agit donc de "personnalité"
2) qu'elle peut se laisser choisir et être choisie...
3) que la sérénité politique est concernée

Nous pouvons aussi en conclure qu'un âne frotte l'autre, dès lors de quoi doit-on s'étonner et contre quoi se révolter ?

Lorsque la maladie se déclare il est souvent trop tard, et les cris d'orfraie feront l'effet d'une tisane sur celui qui se meurt de la peste.

Il faut donc nommer les choses quand elles apparaissent et les combattre quand la fièvre secoue le corps livré aux miasmes.

Dites-nous donc M. Bilger le degré du mal qui ronge cette corporation et combien de force il lui reste pour se défendre de l'indignité !

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