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15 octobre 2018

Commentaires

Noblejoué

@ Zonzon

En effet, ce lieu a un côté légendaire. Pourquoi ? Grâce aux hors-sujet si mal vus de certains.
Ou plutôt l'alchimie entre notre hôte, qui dit la justice singulière, et les autres, qui en résonance se permettent d'être singuliers. Ce qui à mon avis, est la meilleure manière de lui être fidèle. Dedans ou hors, chacun exprime sa singularité, donc, idées, sensibilité... Tout cela amène forcément des heurts, mais aussi des réconciliations.

Chacun se permet d'être la légende de lui-même, masqué et même, pas masqué, d'où brouille, que j'essaie d'éviter, et réconciliation, comme des comédiens bien obligés de se supporter pour remonter sur scène.
Ici, il n'y a pas de texte à réciter, mais à dire, avec interactions avec d'autres, peut-être un plus. Et puis, pour le dire à quelqu'un de merveilleux le moment venu. Du moment qu'il semble qu'on ne compromet pas sa dignité.

Celui qui ne s'est jamais fâché avec ses rêves d'enfance ou s'est réconcilié avec eux ou est en prolongation avec eux, non formaté, peut exprimer sa singularité.

Il me semble que c'est le moment de parler de Démons et merveilles, une bonne introduction à Lovecraft, ses autres récits étant bien plus sombres. Donc une critique qui n'est pas sotte, ceci dit d'autres ne sont pas mal :

http://colimasson.blogspot.com/2016/10/demons-et-merveilles-1919-33-de-h-p.html

Autre chose, apprécier Lovecraft est un plus pour la suite des lectures, il y a beaucoup de renvois à cet auteur dans le fantastique moderne.

Pour la réconciliation elle-même, il y a un opéra où on parle de cela d'une façon enchanteresse sans parler de la musique, je vais me faire étriper, tout à fait au niveau de compositeurs qu'on entend en boucle. En plus, j'aime tout de cette interprétation. Donc, et puisque le commentaire s'y prête, j'envoie le même lien que déjà. Cette musique est consolante, grave et euphorisante comme d'ailleurs son interprétation :

https://www.youtube.com/watch?v=JlVsEnOpCao

Zonzon

Justice au singulier !

Ce lieu de légende où l’on parle journellement de nourritures terrestres délicieuses et roboratives avec des compagnes quasiment toutes adorables, où l’on parvient à se réconcilier avec de redoutables adversaires, où l’on vous corrige fautes de style, d’orthographe et de goût.

Surtout où l’on comprend immédiatement quand on a été mauvais !

Zonzon

SELFIE, QUAND TU NOUS TIENS !

Lors de sa prochaine tournée aux Antilles il touchera le bas.

Zonzon

@ Aliocha, Savonarole, Robert Marchenoir pour la paix entre les hommes

« Allemand Turcoman
Merkel la gamelle
La Bavière derrière
Demain le Hesse cesse »

Bijou la Rature

breizmabro

"À chaque fois que j'évoquais ma sole meunière et mon verre de Pouilly-Fuissé, j'avais droit à un tombereau de Breizmabro bas du front. Ça m'amusait."

Ah bon ? :D

 Mary Preud'homme

@ Savonarole | 17 octobre 2018 à 21:23

Votre propos sur la volonté de se blanchir des afro-descendants me semble quelque peu daté. Même sur Ebony et Grioo il y a beau temps que l'on a oublié les réclames des années soixante vantant les produits qui lissaient les cheveux crépus et "blanchissaient" ou plutôt "ternissaient" le teint.

Et qu'au contraire les sites afros ou antillais s'honorent depuis une bonne quarantaine d'années (de façon décomplexée sinon appuyée) d'appartenir, eu égard à leurs caractéristiques ethniques ainsi qu'à la beauté et au charme de nombre de leurs femmes, à un groupe qui n'a vraiment rien à envier aux Blancs qui les ont longtemps dominés.

(Rédigé par : Mary Preud'homme | 17 octobre 2018 à 22:11)

duvent

@ Savonarole

Je trouve cette jeune femme vraiment très belle, et vous parfaitement écoeurant !
Quelquefois, il est bon de se taire et de parler peu ! Pensez-y...

Tipaza

@ Robert Marchenoir | 17 octobre 2018 à 21:21 @ Aliocha

Allons bon, voilà qu’à l’insu de mon plein gré, je me trouve mêlé à une querelle entre Marchenoir et Aliocha !
Je ne partage pas les idées de l’un comme de l’autre, m’amusant à la fausse douceur girardienne et rigolant de l’excès marchenoirien.

Que dire alors :
Brutalité de l’intervention, vulgarité de l’expression, intransigeance de l’argumentation, il y a du Vladimir Poutine chez Marchenoir.
Je ne suis pas sûr que la comparaison, pour être trop vraie, lui fasse plaisir, et pourtant !

À côté, Aliocha, un pseudo russe (!), un russe dissident, versus Marchenoir n’a pas plus de chance qu’un vulgaire opposant au grand Poutine.

Curieux comme le hasard combine les rencontres pour jouer avec les hommes et les idées.
Regrouper sur le même blog, Poutine et un des frères Karamazov, qui l’eût cru ?

Aliocha

Eh ben, quand la marche est noire, le blanc recule et n'a plus que l'insulte aux lèvres, on dirait du Mélenchon !
Mais à part ça, notre ami a bien dit : "...selon le clicheton "anti-raciste", qui n'est pas toujours faux."

Ce qui n'est pas le cas des statistiques suprémacistes qui, toujours, sont fallacieusement interprétées.

Mon cher caroff,

Je ne parlais pas d'immigration, chacun ses obsessions.

Quant à vous, cher grand et viril Bébert, merci pour ce beau texte, même s'il prouve que Renan n'a rien compris.

Savonarole

"Le raciste vous emmerde, mon bon Aliocha." (Robert Marchenoir)

C'est curieux, quand je suis grossier j'ai droit à des ******.

Ce "je vous emmerde" est désormais autorisé. C'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd.

Savonarole

La photo de cette superbe jeune femme de la famille de Traoré est en soi un condensé de ce qui nous attend.
Noire, mais pas trop, tout juste, une chevelure apocalyptique cache un crâne à la Yannick Noah. C'est une moumoute qu'elle porte.
Le boulevard Barbès regorge de coiffeurs africains qui "blanchissent" les jeunes noires en les américanisant comme les stars Motown des sixties. Les Supremes, pour ceux qui connaissent, ou Tina Turner, dont les cheveux soyeux sont une vaste rigolade.

On y vend même des produits dermatologiques pour blanchir la peau (le syndrome Michael Jackson).
Mais on n'échappe pas à ses origines.
Une fois blanchies, au moindre pet de travers, elles se rappellent soudain de leurs origines, et nous abreuvent d'insultes.

Robert Marchenoir

@ Aliocha | 17 octobre 2018 à 11:08
"Bien, il semblerait que le raciste, lentement mais sûrement, rentre au bercail de la raison, et laisse ses statistiques tronquées et fallacieuses au bénéfice d'un constat plus juste et équilibré, reconnaissant que le clicheton anti-raciste ne dit pas que des bêtises."

Le raciste vous emmerde, mon bon Aliocha.

Non seulement vous êtes bête à manger du foin et lâche comme un Espagnol (*), mais vous vous contentez de peu : il vous suffit que j'écrive que le clicheton "anti-raciste" n'est pas toujours faux, pour qu'aussitôt vous me pensiez rallié à votre cause pourrie.

Ce serait trop vous demander que d'essayer de comprendre le sens des mots. Ce serait trop vous demander que de respecter les guillemets là où il y en a, autour de votre prétendu "anti-racisme", en l'occurrence. Ce qui change le sens du mot du tout au tout, mais vous n'avez pas l'air de l'avoir remarqué.

Je ne parle même pas de réfuter des statistiques qui ne sont pas "les miennes", comme vous l'affirmez avec l'outrecuidance qui vous est propre, statistiques que vous vous abstenez soigneusement de désigner, et que tout le monde a d'ailleurs oubliées depuis belle lurette : l'Aliocha n'est pas assez sûr de son coup pour discuter les arguments lorsqu'ils sont présentés, et non six mois après, lorsque tout le monde en a oublié les tenants comme les aboutissants.

Mais cela ne l'empêche pas de glisser ses petites saletés en douce, six mois plus tard. S'il fallait une preuve de plus (nous en avons d'autres, sur ce blog), que les soi-disant "anti-racistes" sont des créatures d'une bassesse assez répugnante.

Puisque l'Aliocha est un être lâche et sournois, je mets ici le lien vers mon commentaire qu'il n'a pas eu le courage de désigner.
______

(*) Pourquoi comme un Espagnol ? Pour aucune raison en particulier. Pour faire parler les bavards.

 Mary Preud'homme

"Il me semble qu'on peut leur imputer une dérive qui est presque plus dangereuse : faciliter la médiatisation de qui ne la mérite pas, donner du prix à des comportements qui ont été criminels, à des attitudes purement partisanes"
(Philippe Bilger)

Autrement dit valoriser le mal comme il a été relevé par un seul intervenant. C'est peu en regard de ceux (ultra majoritaires sur ce blog) qui se bornent à commenter l'événement comme des moutons de Panurge et semblent y trouver une sorte de jouissance morbide !

Oubliant de ce fait la victime, Aurélie Fouquet au merveilleux sourire, son enfant, ses parents dont je n'ai pas vu, malheureusement, le nom rappelé, ne serait-ce qu'une seule fois, à la suite du billet de Philippe Bilger...

Gloire à toi Aurélie, nous ne t'oublierons pas !

anne-marie marson

@ Savonarole | 17 octobre 2018 à 15:15 (@ Jabiru)
"Exact. Bien vu. Soudain il avait l'air seul, terriblement seul, tapi dans la pénombre, le bureau Louis XV était démesuré par rapport à sa carrure, les feuilles éparses, griffonnées, raturées. Quand Trump, Poutine, Merkel, Theresa May le recevront, quelle crédibilité aura-t-il ?"

Déjà lors de la fête de la musique à l'Elysée, j'avais trouvé qu'il était perdu dans le fauteuil, trop grand pour lui.

Quant à Trump, Poutine, Merkel, Theresa May, ils doivent déjà avoir plusieurs dossiers sur Emmanuel Macron, qu'ils complètent tous les jours.

@ Catherine JACOB | 16 octobre 2018 à 10:28
"J'attends maintenant le billet qui traitera du délégué général de la République en Marche promu ministre de l'Intérieur du gouvernement Philippe III."

Plus de gauche, plus de droite, plus de partis politiques dans le nouveau monde, sauf pour LREM.

Savonarole

@ Achille | 17 octobre 2018 à 16:16

Ah oui, j'avais oublié, Lipp c'était pour faire enrager les prolos de J-M Aphatie.
À chaque fois que j'évoquais ma sole meunière et mon verre de Pouilly-Fuissé, j'avais droit à un tombereau de Breizmabro bas du front. Ça m'amusait.

duvent

@ Catherine JACOB

J'ignorais tout des castagnettes et suis surprise...

J'aime beaucoup cette autre version que je ne connaissais pas, elle est puissante, très puissante cette belle danseuse !!

Achille

@ Savonarole | 17 octobre 2018 à 13:58

C’est dommage, Lipp, où vous aviez votre rond de serviette, faisait une sole meunière excellente. Va falloir essayer les Deux Magots, il paraît que la tête de veau est divine !

yves albert

-LECON AU PETIT ALIOCHA -

1.1 DE JESUS A MACRON

LES CREATEURS DU CHRISTIANISME NE FURENT PAS DES BANQUIERS

"Les créateurs du christianisme occupent à bon droit le premier rang dans les hommages de l’humanité. Ces hommes nous furent très inférieurs dans la connaissance du réel ; mais ils n’eurent point d’égaux en conviction, en dévouement. Or c’est là ce qui fonde. La solidité d’une construction est en raison de la somme de vertu, c’est-à-dire de sacrifices, qu’on a déposée en ses fondements.

Dans cet édifice démoli par le temps, que de pierres excellentes, d’ailleurs, qui pourraient être réemployées telles qu’elles sont, au profit de nos constructions modernes ! Qui mieux que le judaïsme messianiste nous enseignera l’inébranlable espérance en un avenir heureux, la foi dans une destinée brillante pour l’humanité, sous le gouvernement d’une aristocratie de justes ? Le royaume de Dieu n’est-il pas l’expression parfaite du but final que poursuit l’idéaliste ? Le Sermon sur la montagne en reste le code accompli ; l’amour réciproque, la douceur, la bonté, le désintéressement seront toujours les lois essentielles de la vie parfaite. L’association des faibles est la solution légitime de la plupart des problèmes que soulève l’organisation de l’humanité ; le christianisme peut donner sur ce point des leçons à tous les siècles. Le martyr chrétien restera, jusqu’à la fin des temps, le type du défenseur des droits de la conscience. Enfin, l’art difficile et dangereux de gouverner les âmes, s’il est relevé un jour, le sera sur les modèles fournis par les premiers docteurs chrétiens. Ils eurent des secrets qu’on n’apprendra qu’à leur école. Il y a eu des professeurs de vertu plus austères, plus fermes peut-être ; mais il n’y a jamais eu de pareils maîtres en la science du bonheur. La volupté des âmes est le grand art chrétien, à tel point que la société civile a été obligée de prendre des précautions pour que l’homme ne s’y ensevelît pas.

La patrie et la famille sont les deux grandes formes naturelles de l’association humaine.

Elles sont toutes deux nécessaires ; mais elles ne sauraient suffire. Il faut maintenir à côté d’elles la place d’une institution où l’on reçoive la nourriture de l’âme, la consolation, les conseils ; où l’on organise la charité ; où l’on trouve des maîtres spirituels, un directeur. Cela s’appelle l’Église ; on ne s’en passera jamais, sous peine de réduire la vie à une sécheresse désespérante, surtout pour les femmes. Ce qui importe, c’est que la société ecclésiastique n’affaiblisse pas la société civile, qu’elle ne soit qu’une liberté, qu’elle ne dispose d’aucun pouvoir temporel, que l’État ne s’occupe pas d’elle, ni pour la contrôler, ni pour la patronner. Pendant deux cent cinquante ans, le christianisme donna, de ces petites réunions libres, des modèles accomplis." (Ernest Renan Marc-Aurèle et la Fin du monde antique)

Savonarole

@ Jabiru | 17 octobre 2018 à 11:34

Exact. Bien vu.
Soudain il avait l'air seul, terriblement seul, tapi dans la pénombre, le bureau Louis XV était démesuré par rapport à sa carrure, les feuilles éparses, griffonnées, raturées.
Un spectacle ahurissant de la part du Président d'une puissance comme la France.
Aurait-on élu un foutriquet ? La question se pose.
Quand Trump, Poutine, Merkel, Theresa May le recevront, quelle crédibilité aura-t-il ?

Savonarole

@ Zonzon | 17 octobre 2018 à 11:00

Oui, je me souviens de ce conflit, le patron du restaurant était un esclavagiste, mais il avait une excellente carte, aujourd'hui ce restaurant est à éviter, une usine.
Je n'y vais plus malgré une nouvelle direction.

Ce qui tend à prouver que l'abolition de l'esclavage a porté un coup fatal à notre art de vivre. Je ne m'en remettrai jamais.

caroff

@ Aliocha 11h18
"Espérons que la France saura reconnaître en son si jeune et pourtant si conscient président l'incarnation de cette indispensable exigence, qu'elle a l'occasion inespérée de matérialiser en rassemblant les consciences sensibles d'enfin résoudre cette infernale oscillation, et d'accomplir enfin sa révolution, d'affirmer au plus haut ce que les siècles d'histoire ont permis de formuler, que le plus juste n'est pas au plus fort, car sa force justement le détruira, que si le plus fort s'astreint au plus juste, la justice alors garantira sa force."

A la fin de cet envoi, la salle se lève et chante la Marseillaise. Vous devriez postuler comme plume du Président, vous collez bien à son style proche de l'enflure !

"Bien, il semblerait que le raciste, lentement mais sûrement, rentre au bercail de la raison, et laisse ses statistiques tronquées et fallacieuses "

On peut tout à fait lire sans ciller les statistiques de l'immigration, s'en inquiéter sans pour autant verser dans le racisme.

Catherine JACOB

@ duvent | 17 octobre 2018 à 09:39

Oui, je l'avais écouté aussi ainsi que cette revisite plus moderne : https://www.youtube.com/watch?v=DFWODce9CHA
Mais j'avais pensé plus judicieux de sélectionner des extraits d'utilisation plus typiques de ces castagnettes (en espagnol : castañuelas, « petites châtaignes »).

Je trouve très intéressant qu'elles ne soient « pas creusées de manière égale dans leur concavité, ce qui donne un son différent. La hembra (femelle), est plus aiguë, tandis que la macho (mâle), possède un son plus grave, ce qui permet des variations de leurs sonorités, lorsqu'elles s'entrechoquent » explique en effet leur description.

Wiki indique qu'il existe un morceau de Carmen Amaya, « Alegrías », qui permet d'entendre nettement la différence de son entre la « femelle » et la « mâle ». » Je l'ai cherché, mais je ne l'ai pas trouvé. Il faut dire aussi que les morceaux de cette danseuse de flamenco des années 30 à 60 sont précédés en ce moment d'une pub tellement longue et à laquelle on ne peut pas échapper pour les spectacles 2019 de la venue de la compagnie chinoise SHEN -YU et qui consiste en une telle pluie de compliments de la part de nombre de personnalités, que j'ai perdu patience.

Il n'y a tellement rien de commun dans la visée entre la danse populaire espagnole et les spectacles de danse chinois contemporains qui revisitent leurs opéras et leurs arts martiaux avec un vocabulaire des figures assez hermétique finalement pour nous en dehors du fait qu'ils se prennent pour des dieux, que je me demande bien pourquoi on a tenté d'écraser l'humaine danseuse par les divins acrobates.

breizmabro

@ Jabiru 17 octobre 2018 à 11:34

En même temps 12 minutes ça suffit, plus long on se serait endormi...

Lucile

L'interprétation que je donne à l'éclairage atténué :

Je pense que le président a voulu montrer qu'il ne se prenait pas pour une star, et qu'il parlait à ses électeurs comme à des égaux, sur le ton de la confidence, sans se mettre en avant. Cela symbolisait l'écoute, où l'on se tient en retrait, ou pourquoi pas la contrition, comme dans un confessionnal. De là aussi le parler à mi-voix. Il fallait gommer le côté impérieux et triomphant.

Dorénavant les ministres, et surtout le premier, occuperont le devant de la scène. Le président ne s'exposera plus comme il l'a fait jusqu'ici et comme cela ne lui a que moyennement réussi.

Dommage, mais nous en avions tellement peu l'habitude que nous avons du mal à l'interpréter dans ce sens. Le procédé risque aussi de manquer son but à cause du contraste brutal entre les postures successives du Président, au point que chaque nouvelle apparition ressemble à un exercice de théâtre. La preuve, on se demande le pourquoi de cet éclairage minimaliste, et la teneur du discours intéresse beaucoup moins que le style de la représentation. Cela finit par donner l'impression que le personnage est une enveloppe vide, un comédien, qui tente un peu tous les registres pour amadouer les électeurs. Toutefois d'une certaine manière, se montrer en se cachant, c'est du grand art. Au Louvre, le nouvel élu apparaissait dans la nuit. Maintenant il choisit l'ombre.

Je trouve que la lourdeur dans la symbolique, faussement subliminale, ajoute un élément pompier, mais j'ai remarqué que dans l'ensemble, ce dernier point n'est pas, quand il s'agit de la République, pour déplaire aux commentateurs télé, ceux qui donnent le la à l'opinion.

Jabiru

Douze minutes dans une semi-pénombre au 20 h !
Le visage terne, la lecture de notes gribouillées, pas grand-chose de nouveau sauf le maintien du cap.
Manifestement Jupiter a perdu sa fraîcheur.

Aliocha

Bien, il semblerait que le raciste, lentement mais sûrement, rentre au bercail de la raison, et laisse ses statistiques tronquées et fallacieuses au bénéfice d'un constat plus juste et équilibré, reconnaissant que le clicheton anti-raciste ne dit pas que des bêtises.
La finance pourra à son exemple, et certains banquiers suisses montrent le chemin, reconnaître aussi, à l'exemple des excès justement dénoncés de l'étatisme, sa complicité bien-pensante, et chaque partie, plutôt que de fustiger l'autre, pourra soi-même se réformer.

Cet effort mutuel, qui n'est autre que le projet européen, permettra de diffuser la définition d'un équilibre entre l'initiative privée et sa nécessaire régulation, évitant le combat éternel qui parasite la définition d'un bien commun redéfini démocratiquement, garantissant la liberté d'initiative sans creuser les inégalités génératrices de violence qui alors la menacent.

Ainsi, la finance a, de par sa puissance, la responsabilité de démontrer que sa mondialisation ne saurait prouver sa bienfaisance qu'en étant le vecteur d'une mondialisation de la protection sociale, garantie de la paix nécessaire à son épanouissement qui ne peut être fondée que sur la définition d'un bien commun.

Sinon, elle n'engendrera que colère, frustration, et recommencement des cycles de révolution, qui ne feront que réitérer les errances racistes, antisémites, et tous les démons aux visages fallacieux des masques religieux ou politiques, qui ne favorisent que le retour des castes, des luttes tribales qui ne garantissent les profits qu'en détruisant cycliquement ce qui les a générés.

De par son histoire politique, philosophique et religieuse, l'Europe a aujourd'hui l'occasion de montrer le chemin.
Espérons que la France saura reconnaître en son si jeune et pourtant si conscient président l'incarnation de cette indispensable exigence, qu'elle a l'occasion inespérée de matérialiser en rassemblant les consciences sensibles d'enfin résoudre cette infernale oscillation, et d'accomplir enfin sa révolution, d'affirmer au plus haut ce que les siècles d'histoire ont permis de formuler, que le plus juste n'est pas au plus fort, car sa force justement le détruira, que si le plus fort s'astreint au plus juste, la justice alors garantira sa force.

Zonzon

Heureux Savonarole (le 16 octobre à 19 h 54) qui constata ces jours-ci le déménagement du siège du PRG, parti charnière (espèce de gond) de toutes les républiques !
Pour cette formation politique proche du peuple, un hôtel particulier de 15 pièces, ce devait être trop lourd à assumer. Vont-ils sous-louer une jacobine (!) au PS à Ivry ?
Tous ces partis qui « firent la France », les voilà comme des mimigrés, à se caser dans les banlieues.

A deux pas de là, au coin de la rue, a-t-il remarqué - notre Savonarole - cet imposant restaurant qui eut il y a quelques années son heure de gloire ? Fonctionnant selon la technique brillamment exposée par Robert Marchenoir (le 16 octobre à 18 h 42), il dut fermer plusieurs semaines suite à la révolte de ses esclaves sous-payés, non déclarés, logés dans la souillarde !

Du bus on pouvait apercevoir alors, installé devant la terrasse, un piquet de grève en bois d’ébène véritable, une banderole au libellé agressif, le tout sous la direction d’un permanent CGT aux gros bras blancs !

Le patron a dû céder. Il n’a pas perdu sa clientèle. Par les soirs d’été la terrasse est comble, ils sont là les clients sous les arbres, à la merci des déjections de pigeons, à enrichir un esclavagiste up to date !

duvent

@ Catherine JACOB

J'ai écouté également cet extrait qui n'est ni un tango, ni un flamenco, d'où je conclus que les castagnettes sont étonnantes...

https://www.youtube.com/watch?v=QrdeD8LLoCM

Catherine JACOB

@ Exilé | 16 octobre 2018 à 20:03 & breizmabro | 16 octobre 2018 à 21:42
« J'avoue ignorer le sens de l'expression faire la mouette.
J'ai découvert une autre expression : ne pas faire rire les mouettes mais je n'en sais pas plus. »

En fait, c'est nouveau, ça vient de sortir, ça m'est venu comme ça dans la foulée de l'habit qui fait le moine.

Sinon [ne pa fèr rir lé mwèt] signifie en effet qu'on serait alors dans le bide monumental.

Catherine JACOB

@Tipaza | 16 octobre 2018 à 23:10
« Défauts assez classiques chez les débutants, mais chez un professionnel c’est surprenant. »

J’ai écouté tantôt LCI – Le Grand soir et ils ont dit que c’était voulu. Du coup j’ai pensé à
« Couleur café
Que j'aime ta couleur café » - Gainsbourg

« Dans les extraits qui sont passés ensuite, lors des différents débats, ces défauts ne sont plus apparus, ils ont été manifestement corrigés lors des projections suivantes. »

On l’a donc blanchi, si je comprends bien.
Sinon, il paraît qu'on doit le nouveau ministre de la carte électorale à Bayrou.

@ Savonarole | 16 octobre 2018 à 22:44
« Le signe : D c'est le symbole des crétines qui n'ont rien à dire. »

D comme ?

Vous n’êtes donc pas poète ?

@duvent | 16 octobre 2018 à 19:58

Belle sonorité pour un 45 tours. Mais les castagnettes ne serait-ce pas plutôt le Flamenco (Asturias) Quoique pas obligatoirement Flamenco de rue (Grenade) ou encore Flamenco Gitan.

Ellen

@ Tipaza | 16 octobre 2018 à 23:10
"....Macron avait les yeux outrancièrement bleus et apparents sur un visage sombre, et ses mains étaient également très sombres."

Après la course contre la montre, les nuits presque sans sommeil et le souci de trouver vite de bons candidats, la fatigue se ressent. Emmanuel Macron aurait été bien plus incommodé par un éclairage intensif à 300 watts braqué sur sa personne alors que son discours réparateur pour nous en convaincre devait prendre une forme ponctuée par des intonations vocales graves surtout après la chute spectaculaire du gouvernement II, et puis si vous y ajoutez le casse-tête de chercher vite de bons candidats pour former le gouvernement III, alors n'importe qui même à 40 ans finit par s'épuiser. La douceur de l'éclairage rend plus serein. Vous avez vu comment il parlait tout doucement et calmement ?

https://www.youtube.com/watch?v=hz5xWgjSUlk

Achille

@ Exilé | 16 octobre 2018 à 08:44
« Pour faire court, cette inversion prend une partie de ses racines dans la Réforme avant d'être étendue en 1789 puis généralisée avec les idéologies basées sur le marxisme. »

Je ne ferais pas remonter cette inversion des valeurs morales aussi loin. Elle s’est surtout manifestée lors des événements de Mai 68 avec une génération dorée (dont je fais partie) qui a réussi à passer entre les guerres, y compris celle d’Algérie. Génération issue du baby boom des années 45-55 qui a voulu imposer un nouvel ordre moral sur fond de trotskisme et de maoïsme, doctrines totalement obsolètes de nos jours.
Cinquante ans après, il en reste encore quelques traces dans les partis de la gauche archaïque (LFI, NPA et Génération.s de Hamon).

Tipaza

Un commentaire sur l’esthétique de la prestation de Macron, c’est de l’ordre du média.

Surprise, lors de l’intervention, Macron avait les yeux outrancièrement bleus et apparents sur un visage sombre, et ses mains étaient également très sombres.
Pour quelqu’un qui fait de la photo numérique, c’est le signe d’une accentuation et d’une saturation beaucoup trop fortes.
Défauts assez classiques chez les débutants, mais chez un professionnel c’est surprenant.
Ceux qui ont un appareil photo sur lequel ils peuvent régler ces deux paramètres peuvent s’amuser à pousser les curseurs à fond, faire un portrait et ils verront le même résultat.

Dans les extraits qui sont passés ensuite, lors des différents débats, ces défauts ne sont plus apparus, ils ont été manifestement corrigés lors des projections suivantes.

Par ailleurs la mise en scène, devant une fenêtre où seuls étaient visibles les montants de l’encadrement, sur fond noir, cassait le décor et brouillait la vision pendant le discours, là aussi du travail d’amateur, celui-là irréparable.

Je donne un avis qui va faire sourire, et pourtant !
Je pense que Brigitte qui l’a constamment coaché, pendant ses périodes de théâtre et sa campagne électorale, Brigitte donc boudait, en langage populaire on dit qu’« elle faisait la gueule », et donc elle n’a pas supervisé l’opération de communication, et à l’évidence le personnel technique, sans instructions, a fait du grand n’importe quoi, et Macron avec ses notes avait l’air d’un mauvais étudiant exposant son mémoire.

Reste le contenu de l’intervention, mais je suppose qu’il y aura un billet demain, j’y reviendrai, encore que parler pour ne rien dire…
Comme disait Raymond Devos à ce sujet :

https://www.youtube.com/watch?v=hz5xWgjSUlk

Achille

@ Savonarole | 16 octobre 2018 à 19:31

Encore que ce genre de pictogramme soit plutôt discret. Il fut une époque où sur ce blog une commentatrice ne pouvait écrire trois lignes sans nous placer un LOL, un MDR ou un Hi ! Hi ! Hi !
Elle semble s’être calmée depuis.
Il y a bien les émoticônes qui font fureur sur Twitter, mais ici elles passent très mal.
Zonzon a trouvé une solution originale pour les contourner. Pour lui 😁 =Emoticône goguenard. Après tout pourquoi pas ?

Savonarole

Le signe : D c'est le symbole des crétines qui n'ont rien à dire.

Ellen

@ breizmabro | 16 octobre 2018 à 18:23
"En même temps il doit y avoir dans l'armoire de Manu un costume adapté aux selfies, car Manu, on le sait, a tous les costumes adéquats en toutes circonstances."

Christophe Castaner et Emmanuel Macron n'ont pas la même personnalité tout comme leurs deux épouses respectives, très amies, mais aussi différentes. Le premier déteste les selfies (son épouse, Hélène, très discrète et femme lucide, veille au grain) alors que le second avec ses selfies à la tonne - en veux-tu en voilà - et même avec les indésirables l'ont fait chuter de son piédestal de saint-sauveur. Trop de com tue la com surtout quand elle se calque sur du showbiz. On n'en demande pas tant

P-S : Ne soyons pas trop sévères, quand on voit ceux qui l'ont précédé au ministère de l'Intérieur, Ch. Castaner, à côté de certains, fait plutôt top model. Ca c'est mon opinion personnelle.

breizmabro

@ Exilé 16 octobre 2018 à 20:03

Dans le Finistère on sait ce qu'est une mouette rieuse mais je ne connaissais pas l'expression "ne pas faire rire les mouettes". Désolée je ne peux rien de plus pour vous :D

Adéo Exilé

Savonarole

@ Patrice Charoulet

Marc Fumaroli est une sommité, ne serait-ce que pour avoir démonté la statue d'Andy Warhol, un fumiste dont les toiles se vendent à prix d'or.
( "Paris-New York et retour" )

kacendre

Le festival de l'embrouille et de la mascarade politicarde journaleuse continue inexorablement à train train de sénateur.

"C dans l'air" avec Caroline Roux toujours béate-ravie dans sa nouvelle chemise journalière et ses éternels, indéboulonnables invités... Roland Cayrol le bisounours qui sert toujours aussi bien la soupe... Françoise Fressoz la douloureuse... Soazig la bienheureuse, eh bien tout ce beau monde journaleux aux revenus inavouables, pleurniche, lancine, ordonne ce que devrait faire un président élu démocratiquement et aussi ne pas faire.
Le 4° larron, Bruno Jeudy le modérateur-expliquant est le seul à discourir et démontrer ce qui est factuel.

Vraiment rien ne change. On a toujours droit à du Pierre Lescure… Michèle Cotta bien perruquée et qui ânonne son charabia, 81 ans aux prunes ... Olivier Besancenot facteur qui s'ennuie... Arlette Chabot... PPDA... Pujadas... Claire Chazal... Laurent Mouchard dit Joffrin le suffisant-dédaigneux-hautain et même la Roselyne Bachelot... madame 1 milliard fichu en l’air par incompétence (pas pour tout le monde... merci pour les labos) mais qui rayonne de plateau en plateau avec son humour à la patate chaude... paraît-il à 20 000€ mensuels.

Mais où sont et que font Méluche et ses hurleurs?
Après le coup de balai dans le vieux monde politicard, à quand le nettoyage du PAF, éventuellement au Kärcher ?

Tout le monde a vu ou entendu le grand démocrate à la mode Chavez... Mélenchon dit Méluche le millionnaire vitupérer à la bravache contre une procédure judiciaire qui le concerne... hé oui tout le monde est égal devant la mort et la loi... sauf dans les régimes à la Chavez et leurs sbires.

A noter que même si Méluche et Marinette emploient les méthodes à la Traoré ou à la Nick Conrad le rappeur ou à la Taubira… ils n’ont aucune chance car ils sont blancs... donc indéfendables et coupables.

Décidément le salut c’est bien la fuite tant que les Français ne comprendront rien à rien.

Exilé

@ Catherine JACOB
« ...LREM va compiler les dossiers du renseignement intérieur des Bouches-du-Rhône qui ne font pas la mouette ? »

J'avoue ignorer le sens de l'expression faire la mouette.
J'ai découvert une autre expression : ne pas faire rire les mouettes mais je n'en sais pas plus.
Il faudra demander à notre agent en Bretagne (nom de code : breizmabro) de nous envoyer un rapport sur la question.

duvent

@ Catherine JACOB

Voici encore du tango... Bon, nous n'étions pas nées, mais enfin...

https://youtu.be/p43TThAL9oc

Savonarole

Parisien pour quelques jours, je suis passé devant le siège du Parti Radical de Gauche, 13 rue Duroc dans le 7e arrondissement de Paris.
Depuis quelque temps il n'y avait plus qu'une ampoule de 60 watts pour éclairer cet hôtel particulier de 15 pièces.
Hier, j'ai vu un camion de déménagement, les bureaux étaient vides, l'ampoule éteinte, ils ont disparu, ils sont morts.
Pas un mot dans la presse.
L'art de la nécrologie se perd.

Claude Luçon

Puis-je en cette fin de mardi 16 octobre me permettre de compléter le titre de ce billet comme suit :
"Du gaspillage médiatique : Adama Traoré, Rédoine Faïd, Jean-Luc Mélenchon et d'autres…"

A propos de gaspillage médiatique, et d'un certain mur où pourtant il ne figurait pas ! Le SM serait devenu macroniste ?
On savait que les Marseillais ont tendance à exagérer, c'est une plaisanterie, pour une simple sardine, JLM l'a prise au sérieux et a visiblement été infecté.
Il hurle trop fort, il y a congre sous roche !
Que cache-t-il ?
Un financement des Insoumis par un Castro ou un Maduro ?

Savonarole

Sans vouloir jouer les Patrice Charoulet, l'abus de ":), :), :), :),:),:)" dénote une absence d'arguments, une intelligence limitée, un terroir désastreux, Elusen doit bien se marrer en dénombrant ces ":))" qui lui sont opposés pour tout raisonnement.

:)), c'est le pied de nez des ploucs.


Patrice Charoulet

BONHEURS D'EXPRESSION

Tout le monde a entendu parler des Fables de La Fontaine. Beaucoup en connaissent beaucoup. On ne les lira jamais trop. En Pléiade, les œuvres de La Fontaine sont en deux tomes.Tome 1 : Fables et Contes. Tome 2 : Oeuvres diverses. Les gens qui ont lu ces œuvres diverses sont peu nombreux. Ce volume offre un avantage appréciable : il est annoté par l'admirable Pierre Clarac, longtemps président du jury de l'agrégation de lettres classiques.

Je recopie, sans copié-collé possible, cette note de Pierre Clarac :
« Avant d'écrire le premier « Adonis », La Fontaine s'était préparé au style héroïque en lisant bien des poèmes anciens et modernes, et en lisant la plume à la main, selon le conseil que lui avaient donné ses maîtres de rhétorique. Il s'était ainsi constitué un « fonds » d'expressions et de tournures heureuses. »
Quels sont les mots de La Fontaine, dans l' Avertissement, qui précède « Adonis » ? « Le fonds
que j'en avais fait (…) s'est presque entièrement consumé dans l'embellissement de ce poème... »

Or, je tombe sur ceci : « L'éveil à la littérature commence avec la révélation de l'état de grâce qu'est le bonheur d'expression » (Marc Fumaroli). En passant, je pense que ce très grand lettré et remarquable esprit est un des plus estimables académiciens français actuels. Je crois me souvenir que notre confrère Savonarole a déjà exprimé ici un jugement fort proche sur Fumaroli.

Un ami avocat que je rencontre au café chaque dimanche matin vers neuf heures, me trouve généralement avec un Pléiade et un cahier d'écolier. Quand il arrive après moi, je range mon cahier et mon livre et nous devisons une bonne heure. Dimanche dernier, il m'a posé pour la première fois depuis des années, la question suivante : « Tu notes quoi ? » Je lui ai répondu : depuis cinquante ans, je prends des notes en lisant mes auteurs français dans des cahiers d'écolier. Je relève certes, quelques citations. Mais l'essentiel de mes notes est constitué par les bonheurs d'expression des maîtres du français La Fontaine ne disait pas « Rabelais », il disait « Maître François ». Idem pour Marot (« Maître Clément ») et Voiture (« Maître Vincent »). Il ne craignait pas de se former par la lecture de maîtres de langue. Moi qui ne suis rien, qui ne suis arrivé à rien, qui suis demeuré le plus obscur qui soit, je lis comme La Fontaine lisait, la plume à la main, et je savoure et note les
bonheurs d'expression.

semtob

Cher Philippe,

Nous avons lu qu'un film devait sortir aux Etats-Unis sur les évasions rocambolesques d'un individu qui s'entend très bien avec la presse.
Deux chaînes télévisées rendaient hommage à ce tueur élevé au rang de héros international par des journalistes de talent.
Mais ceci est le choix de Delphine, pas celle qui souhaitait apprendre à lire aux bœufs, l'autre qui fait l'achat de séries persuadée que c'est de bon goût et qui oblige les derniers téléspectateurs à se réfugier sur ce qu'ils peuvent.

Le chat de Gargamel a réalisé son rêve, attraper tout ce qui ne pense pas comme Gargamel et là où Mitterrand s'était contenté de planter ses micros chats chez les canards et les artistes, de pulvériser le bateau vert, là où Hollande avait lancé sa Catwoman pour fureter dans les dossiers juridiques de la droite, Gargamel va pouvoir espionner grâce à la fidélité de l'homme chat tous les recoins de la démocratie.

Tout est permis dans cette agonie démocratique. Il suffit de l'expliquer, de faire oeuvre de pédagogie.
Mais quand on allume une mèche et qu'il y a du vent, c'est souvent un grand retour de flammes.
En marche devient une marche maudite.
Il souffle un vent de milice politique qui montre la déconfiture de ce gouvernement et porte à la France une claque à la liberté, à la justice, à l'esprit de débat.
françoise et karell Semtob

Zonzon

Nous n’avons pas attendu pour rien. La composition du gouvernement est parfaite. Chez les ministres il y a le même nombre d’hommes et de femmes

Robert Marchenoir

@ Tipaza | 16 octobre 2018 à 09:06
"Je dormais du sommeil du juste lorsque j'ai bien senti un léger trouble dans mes rêves érotiques, je comprends pourquoi à présent."

Vraiment navré. Si j'avais connu le pouvoir pénétrant de mes posts, je me serais abstenu.

"Sur le fond."

Vous exposez l'exemple allemand. Je connais mal l'Allemagne. Je pensais avant tout à la France, mais plus généralement à l'ensemble des pays occidentaux victimes de l'immigration massive. Cependant, prenons l'Allemagne.

"Le besoin de main-d'oeuvre pour compenser la démographie déclinante de l'Allemagne a été souvent cité en annexe ou en préambule pour justifier l'accueil délirant de migrants par ce pays."

Okay. Je vous fais confiance. Par qui ?

"L'industrie allemande clamant haut et fort son déficit de main-d'oeuvre et Merkel souhaitant mettre en application les leçons moralisatrices de son pasteur de père."

Par Angela Merkel. Angela Merkel est un dirigeant politique. Pas un patron. Pas un "financier international". Pas un chef de "l'industrie mondialisée".

Vous dites vous-même que les raisons d'Angela Merkel sont morales et religieuses. Soit exactement le contraire de la thèse commune, et communiste, que vous relayiez tout à l'heure : celle des raisons, bassement économiques, d'une "industrie mondialisée" et d'une "finance" ne cherchant que leur propre profit à court terme, sans se soucier des dégâts de long terme infligés à la société en général.

"Je rappelle que Juncker lui-même, suivant une proposition d'Angela Merkel, a proposé d'organiser une filière légale et ordonnée de migrations économiques."

Juncker. Jean-Claude Juncker est un dirigeant politique. Pas un patron ou un financier.

Vous apportez de l'eau au moulin de ma position : ce sont les Etats qui "les" ont fait venir. Pas les "patrons". C'est une décision (ou une non-décision, il suffit de ne pas faire appliquer la loi) politique et idéologique. Pas économique.

"Il se fait que des arguments de l'autre côté du Rhin sont repris de ce côté-ci, et le problème du déficit démographique a été évoqué au moins une fois par Macron lors d'une réunion avec Merkel."

Par Macron. Macron est président de la République de la France. C'est un politicien. Il n'est ni chef d'entreprise, ni financier.

Je vous ai mis au défi de produire des déclarations de chefs d'entreprise, de directeurs des ressources humaines et de financiers allant dans le sens de votre précédent commentaire, et vous me répondez avec des citations de politiciens.

Nous sommes donc d'accord. Ce sont avant tout les politiciens qui sont responsables.

Au passage, je trouve que vous exonérez un peu vite l'immigration turque en Allemagne : quand on voit la façon dont Erdogan l'exploite pour semer la subversion musulmane en Europe... mais enfin, il y a des gradations dans le mal, c'est certain.

Concernant les Turcs, tiens : pourquoi y a-t-il tant de Turcs en Allemagne ? L'une des raisons est connue : c'est la faute des Etats-Unis (et, pour une fois, c'est vrai). Washington avait besoin de faire plaisir à Istanbul, pour conforter son allié de l'OTAN, qui lui était indispensable à cet endroit du globe contre la menace soviétique.

Les Américains ont donc fait pression sur Berlin, pour que l'Allemagne accepte des immigrés turcs, dans le but de soulager le grave chômage que connaissait la Turquie à l'époque. Les Allemands ne voulaient pas. Mais leur influence diplomatique, peu de temps après la Seconde Guerre mondiale, ne leur donnait pas les moyens de résister.

Ce sont donc les politiciens américains qui ont fait venir les immigrés turcs en Allemagne... pour faire plaisir aux politiciens turcs... et améliorer (de façon assez illusoire) l'économie turque, et non pas allemande. Pas la queue d'un sale patron capitaliste dans cette affaire. Pas l'ombre d'un financier ultra-libéral mondialisé. Que de la bonne vieille diplomatie des familles, avec de la fin qui justifie les moyens.

Ce fut la même chose en France. Pourquoi a-t-on "fait venir" les immigrés algériens en France ? Pour soulager le chômage en Algérie. Qui les a fait venir ? Les politiciens.

Vous vous focalisez sur la "crise migratoire" récente. Mais il s'agit d'un dixième de seconde à l'échelle historique. L'immigration de masse a commencé bien avant. Et en particulier en France.

L'immigration de masse des Arabes était déjà un grave souci dans les années... 1920. A cette époque, le gouvernement avait demandé un rapport aux préfets sur ce douloureux problème. Et en particulier, sur l'emploi, par les entreprises françaises, de travailleurs algériens.

La réponse des patrons, ces fameux patrons d'où vient tout le mal, fut dépourvue d'ambiguïté : arrêtez de nous imposer l'emploi de ces mauvais éléments. Ils sont peu éduqués, paresseux, déloyaux, improductifs, bref, on les a dans les pattes et on s'en passerait volontiers. Ce sont des rapports officiels. Les documents sont dans les archives.

Quel fut, un peu plus tard, le symbole de l'entreprise "ayant fait venir les immigrés" ? Renault. Le "bastion ouvrier" Renault. L'entreprise communiste Renault. Renault, nationalisée à la Libération, où la CGT, bras syndical du Parti communiste, faisait la loi.

Et maintenant, les néo-communistes (y compris ceux qui votent Le Pen) nous disent que ce sont les "gros patrons capitalistes" qui ont "fait venir" les immigrés ? Le culot est phénoménal. Le soin mis par les gauchistes à rejeter, sur leurs adversaires, les fautes dont ils sont eux-mêmes coupables, est l'une des caractéristiques les plus constantes de leur idéologie.

C'est la gauche qui les a "fait venir", dans le but de s'en servir comme masse de manoeuvre politique. C'est la mafia politicienne-fonctionnariale, vérolée par l'idéologie communiste, qui a besoin des immigrés pour voter pour elle, justifier la dépense publique sans limites, et perpétuer ses propres sinécures, selon le mécanisme socialiste bien connu : je commence par créer un problème épouvantable avec mon idéologie imbécile, et puis je propose aimablement mes services pour le résoudre -- à titre onéreux, cela va de soi.

Quand on importe par bateaux entiers des cohortes d'immigrés illettrés, incapables et étrangers à nos moeurs, il faut bien des fonctionnaires et des associatifs pour s'en occuper. Et limiter les dégâts.

Notez que le long manteau "d'assoces" de gauche, et autres "ONG" immigrationnistes dont est recouverte la France, fait partie intégrante de la caste politicienne-fonctionnariale. Ce sont des parasites qui fonctionnent en symbiose avec elle. Ils ne sauraient exister sans la machine stato-gauchiste, et cette dernière les suscite activement, dans le but de dissimuler l'ampleur de sa tyrannie.

Si l'on devait compter l'ensemble des "associatifs" qui doivent leur salaire aux subventions, directes ou indirectes, parmi les effectifs des fonctionnaires (ce qu'ils sont dans les faits), le poids de l'Etat s'avérerait encore plus intolérable qu'il n'y paraît aujourd'hui.

Alors bien sûr, une fois l'immigration de masse imposée par la gauche, pour des raisons diplomatiques, politiques et idéologiques, les entreprises se sont adaptées.

D'abord au niveau idéologique. Il est exact qu'au sein des grandes entreprises (et des entreprises mondialisées), l'idéologie politiquement correcte règne en maître. Il est vrai que chez les cadres et dirigeants d'entreprises qui passent leur temps dans des avions, qui travaillent avec le monde entier, le réglage par défaut est "l'anti-racisme", l'idéologie diversitaire, le féminisme, l'amour passionné des homosexuels et ainsi de suite.

Maintenant, il faut faire la part des protestations de vertu et celle du pragmatisme. Il n'y a pas plus Degauche, plus multi-culturaliste, plus politiquement correct que Google. Google a viré, avec un fracas mondial, l'un de ses obscurs ingénieurs qui avait eu le tort de rédiger un mémo interne pas tout à fait féministo-compatible.

Mais l'écrasante majorité des employés de Google sont toujours des "mâles blancs", tout simplement parce que c'est ce bestiau-là qui produit les meilleurs scientifiques et ingénieurs de haut niveau, sans lesquels Google ne serait pas Google.

Il est aussi exact que certaines entreprises, dans certains pays, emploient de façon prioritaire des immigrés, pour des raisons économiques. Mais ce ne sont pas, en général, celles que les souverainistes dénoncent. Ce ne sont pas les "industries mondialisées" alliées à la "finance apatride".

Ce sont, par exemple, des abattoirs américains. Qui emploient, massivement, des... Somaliens. Parce qu'ils ne coûtent pas cher. Et parce que le travail est pénible, en effet.

Mais qui a fait venir les Somaliens ? Ce ne sont pas les patrons des abattoirs. Ce sont des églises américaines. Qui ont délibérément monté des filières d'immigration, sous prétexte d'asile, pour des raisons morales et religieuses -- dévoyées, bien sûr (à l'instar d'Angela Merkel). Conduisant ainsi à l'établissement de véritables colonies somaliennes dans certaines localités.

Une fois les Somaliens sur place, eh bien ! pourquoi ne pas les embaucher ?

Un autre secteur d'activité, aux Etats-Unis, massivement employeur d'immigrés (illégaux, je le précise), c'est l'agriculture. Celui-là, il est vraisemblable qu'il aille jusqu'à "faire venir" les immigrés, en effet. Et il fait certainement pression, avec succès, sur les gouvernements, afin que l'immigration illégale soit tolérée. Mais les agriculteurs ne sont pas dans le collimateur de l'imagerie néo-marxiste.

Et puis vous avez tout de même un secteur qui colle avec les fulminations souverainistes, gros employeur d'immigrés et important lobbyiste en faveur de l'immigration : l'industrie numérique dans la Silicon Valley. Seulement, les profils qu'ils recrutent n'ont rien à voir avec les cargaisons de l'Aquarius : ce sont des programmeurs indiens et chinois, suffisamment bons pour turbiner du code, et suffisamment étrangers pour être payés moins cher que des Américains.

Pourquoi est-ce que je vous parle de l'Amérique ? Parce que je n'ai pas d'informations analogues sur la France. Mais il y a tout de même des choses qui se voient à l'oeil nu. Prenez les bistrots, ou les restaurants. Dans n'importe quel restau de "cuisine française" (s'il en reste), le cuisinier est bronzé. Très bronzé. A qui fera-t-on croire que les patrons de restau français cherchent en priorité des cuistots africains, ou pakistanais ? Juste pour les payer moins cher, parce qu'ils aiment vraiment trop rouler en Jaguar, et se taper du caviar au petit-déj' ?

La cuisine française du terroir est faite par des Maliens, parce que l'Etat profond communiste extorque de telles taxes aux entreprises, et leur impose des réglementations tellement délirantes, qu'il ne leur reste plus assez d'argent pour payer des salaires français.

Elle est aussi faite par des Maliens, parce que la gangrène communiste qui a infecté les esprits fait qu'effectivement, "il y a des boulots que les Français ne veulent plus faire", selon le clicheton "anti-raciste", qui n'est pas toujours faux. Et lorsqu'ils consentent à les faire, ils ont de plus en plus tendance à saboter le travail.

Ainsi de ce restaurant dont j'ai parlé, dernièrement, qui a carrément fermé, tout simplement parce qu'il n'arrivait plus à trouver d'employés qui acceptent de seulement mettre un pied devant l'autre.

Pourquoi croyez-vous que les Polonais connaissent un tel succès, sur le marché du travail, en Angleterre, en France et ailleurs ? Rentrez dans un magasin ou un restaurant, et faites-vous servir par une Polonaise. Puis renouvelez l'expérience avec un Français. La différence saute aux yeux : les Polonais sont des gens normaux, qui se comportent normalement.

Et pourtant, ils sont blancs et catholiques, eux ! Ah ! évidemment, ils sont aussi viscéralement anti-communistes... d'où, sans doute, une attitude un peu différente au travail.

La responsabilité de l'immigration est donc claire. Ce sont d'abord les hommes politiques qui l'ont décidée, ou permise. En se basant sur une idéologie politique bien précise : l'idéologie de gauche.

Mais ce sont, aussi, les Français, y compris ceux qui s'en disent victimes aujourd'hui, dans l'exacte mesure où ils ont soutenu cette politique de gauche de la dépense publique massive, de l'assistanat et de la subvention à tire-larigot, des "avantages acquis", de la triche généralisée, de la haine des "riches" et de la diffamation des entreprises, de l'anti-libéralisme, de la posture moralisatrice et de l'irresponsabilité.

L'histoire retiendra que les peuples occidentaux, fatigués de leurs efforts, lassés de devoir perpétuer leur civilisation, ont cru pouvoir rétablir l'esclavage à leur profit en important des Africains qui feraient leur boulot à leur place, tandis qu'eux feraient des études de sociologie, avant de devenir fonctionnaires dans une administration quelconque.

Et que le plan n'a pas marché comme prévu : les esclaves se sont affranchis avant d'en avoir reçu la permission, et ce sont eux qui ont pris le pouvoir.

La finance mondialisée (et un peu juive sur les bords, pour tout dire) a bon dos.
______

Et maintenant, sur un sujet beaucoup plus important :

"-- Qu'est-ce qu'on boit, avec l'aligot ? Je pencherais pour du blanc."
"-- Hérésie qui mérite le bûcher. On voit par là que comme la majorité des Français vous ignorez toute d'une partie sud-ouest du Massif central. L'aligot est un plat typique de l'Aveyron, il doit se boire avec un vin local, le Marcillac. Vin rouge excellent, ignoré des Parisiens, donc peu cher, mais parfaitement en situation avec l'aligot."

Encore un clicheton dépourvu de tout fondement : avec les mets d'une région, il faudrait boire le vin local. Je plains les nordistes... et ne parlons pas des Bretonnes.

En réalité, l'aligot, c'est avant tout du fromage. Et avec le fromage, neuf fois sur dix, il faut du blanc. Contrairement à l'autre clicheton franchouille, qui exige du rouge.

Et je connais bien l'Aveyron, figurez-vous. Y compris ses "vins". Hélas.

breizmabro

@ Ellen 16 octobre 2018 à 17:02
"...le jeune et beau Christophe la Castagne siègera au ministère de l'Intérieur"

Jeune et beau c'est vous qui le dites ;)

"Souhaitons à Christophe Castaner beaucoup d'endurance, de détermination et de courage, le tout en toute transparence"

Espérons surtout que Castaner sera bien intégré parmi les flics et pas trop longtemps bizuté, ce dont je doute.

En même temps il doit y avoir dans l'armoire de Manu un costume adapté aux selfies, car Manu, on le sait, a tous les costumes adéquats en toutes circonstances.

Adéo Ellen

yves albert

@ Catherine JACOB | 16 octobre 2018 à 11:53

J'ai lu comme vous Wikipédia

Il fallait bien une suite à "Ben alla", au grimpeur de balcons, à la journée de la musique et aux retrouvailles antillaises.

Macron a un certain goût pour la racaille comme le sont généralement les grands bourgeois travestis. Il vient de nous le prouver une fois de plus.

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