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17 octobre 2018

Commentaires

Elusen

@ Valery | 19 octobre 2018 à 19:37

Quelle est votre base statistique pour affirmer : 80% ?

C’est toujours facile de soutenir Poutine, quelqu’un, quand cela n’a aucune conséquence sur vous.
Si au moins vous viviez en Russie !
Être pro-Poutine ou pro-Trump en France, c’est quand même ne prendre aucun risque.

C’est comme les Français de l’étranger, cela vote, cela influence le destin de ceux qui vivent en France sans jamais avoir à en assumer les conséquences.

Les Turcs qui vivent en Allemagne et en France et qui votent Erdogan bien planqués dans des pays où la liberté leur est assurée, où l’aide sociale leur est assurée, où le droit à un procès équitable leur est assuré, l’absence de torture leur est garantie.

Être islamiste en France et pas en Arabie Saoudite, au Yémen, en Afghanistan, cela revient à dire : je veux bien être un sal**d, mais dans le confort, sans aucun risque pour ma vie, avec toutes les garanties pour ma personne.

Mais quand ça finit à Guantanamo ou dans les geôles d’une dictature, de la Russie, de la Syrie, c’est : sortez-moi de là, je suis français(e).

Mary Preud'homme

@ Tipaza | 19 octobre 2018 à 14:36

Dans la série "Y'a pu d'jeunesse et tout fout l'camp ma pauv'dame", excellent commentaire !

Valery

@ Robert Marchenoir
"Au fait, on n'entend plus beaucoup nos chers poutinistes nous marteler que 80 % des Russes ont une opinion favorable de Poutine... Signe indubitable que les sites de "réinformation" douteux auxquels ils s'abreuvent prennent leurs informations auprès des services secrets russes (à travers quelques paravents, bien sûr)."

Absolument pas, les Russes continuent à soutenir Putin (Poutine à la française) à 80% car la propagande lourde et habituelle qui est martelée chez les Français (+ Européens + Américains) ne passe pas chez eux, dieu merci. Je vous suggère de parler à des Russes directement, pour comprendre ce qui se trame en dehors de vos a priori et tout votre enfumage, mais bon, je pense qu'il y a zéro chances de vous ramener à la raison.

"Et les poutino-lécheurs ont perdu leur langue eux aussi."

Soutenir un leader pour certaines de ses qualités ne signifie pas lécher les babouches, mais avoir la perspective du contexte. A l'heure actuelle, dans l'opinion d'une majorité écrasante des Russes, et j'en fais partie, Poutine semble être le seul capable de redresser la Russie, dans les limites raisonnables de ce qu'il est possible. Ne croyez pas que, suite à vos agitations russophobes vaudevillesques sur ce blog, cela a pu "ouvrir l'esprit" à certains, vos propos sont tellement extrêmes et tirés par les cheveux qu'il est difficile de leur accorder une quelconque substance. D'ailleurs, ça ne m’intéresse pas de croiser le fer avec vous sur ces fadaises, car vous êtes une des présences les plus intéressantes sur ce blog et vos positions excessives et passionnées ajoutent beaucoup à son attraction. Mais sur votre dada, la Russie, vous êtes à côté de la plaque. A l'ouest, si vous voulez.

Achille

@ Tipaza | 19 octobre 2018 à 14:36

Hélas, votre vision quelque peu défaitiste n’est pas très loin de la réalité.
Raison pour laquelle comme Figaro, je me presse de rire de tout de peur d’être obligé d’en pleurer.

breizmabro

@ Tipaza 19 octobre 2018 à 14:36
"...D’ailleurs c’est trop tard, madame est partie avec sa meilleure amie, les marmots sont toujours là parce qu’ils ne traversent pas la rue pour trouver un boulot, le chien ne supporte plus ses croquettes et va vous assigner pour mauvais traitement animal, le canari ne chante plus, il déprime"

J'adooore !

Adéo Tipaza

Tipaza

@ Achille | 19 octobre 2018 à 08:04
« Une vie sans histoire entourés de leur femme, leurs marmots, leur chien et leur canari. »

Vous avez fini de nous raconter des contes de fées !
Ils se marièrent, eurent beaucoup d’enfants et furent très heureux !

Ça c’était quand les femmes obéissaient à leur époux, quand l’école apprenait à lire et écrire aux enfants au lieu de leur expliquer qu’il ne faut pas réchauffer la planète, quand les chiens vivaient en liberté et qu’il ne fallait pas les sortir matin et soir à des heures impossibles, même quand il pleut, et qu’on pouvait avoir des canaris en cage, sans que la maîtresse à l'école explique aux enfants que c’est cruel.

Réveillez-vous il est plus tard que vous ne le pensez. D’ailleurs c’est trop tard, madame est partie avec sa meilleure amie, les marmots sont toujours là parce qu’ils ne traversent pas la rue pour trouver un boulot, le chien ne supporte plus ses croquettes et va vous assigner pour mauvais traitement animal, le canari ne chante plus, il déprime.

Michel Deluré

@ sbriglia 18/10 14:54

Je ne juge pas, je ne prends la tête à personne, j'affirme simplement par rapport à votre commentaire initial que la décision de s'abstenir de voter ne relève nullement d'une quelconque clause morale.
La morale n'a ici rien à voir.
C'est effectivement la liberté de chacun de décider de voter ou non. Mais s'abstenir implique alors d'avoir l'honnêteté intellectuelle de ne pas se plaindre de décisions découlant d'un vote dont on aura délibérément décidé de se désintéresser.

Achille

@ sbriglia | 18 octobre 2018 à 14:54
« Tout homme, sur cette planète, a le droit absolu de se fiche complètement de la chose publique, de voter ou non, de travailler ou non, d'apporter ou non son écot à autrui, d'être ou non donneur de sang, etc. »

C’est parfaitement exact. Ces gens-là ont des droits et n’hésitent pas à le faire savoir. En fait ils ne pensent qu’à eux-mêmes. Ce qui importe c’est leur petite carrière, leur petit confort. Valeurs à leurs yeux intouchables.
Une vie sans histoire entourés de leur femme, leurs marmots, leur chien et leur canari.
Ils se fichent comme d’une guigne de ce qui peut arriver aux autres. Ils préfèrent aller à la pêche ou au bistrot plutôt que de mettre leur bulletin dans l’urne, jouer aux jeux de hasard plutôt que de donner une petite pièce au pauvre bougre qui leur tend la main dans la rue, aller voir un match de foot avec leurs potes plutôt que donner un peu de leur temps pour ceux qui sont dans la panade.

Par contre si l’on touche à leurs petits avantages acquis, leur niche fiscale, les privilèges qui incombent à leur métier ou leur fonction, bref si l’on ose contrarier la petite vie qu’il se sont construite et qu’ils ne veulent surtout pas changer, ces mêmes gens se précipitent dans la rue avec des banderoles, interpellent les médias et invectivent le gouvernement qu’il soit de gauche, de droite ou d’ailleurs.

Je ne suis pas certain qu’une vie en société soit viable avec un tel état d’esprit. Cet égoïsme viscéral commence d’ailleurs déjà à montrer ses effets. On est mal ! On est très mal !

Elusen

Actuellement en salle un documentaire, que je trouve exceptionnel, sur une jurée au Mississippi.

C’est une ancienne militaire, une ancien policière fédérale, elle est à la retraite aujourd’hui.
Elle est pro-arme à feu, Républicaine.
Il y a 20 ans elle a été sélectionnée pour être membre d’un jury dans un procès pour double homicide. Elle a prononcé la condamnation à mort et depuis 20 ans elle se sent coupable de ce qu’elle a fait.

Lindy-Lou va même jusqu’à dire à sa petite-fille qu’elle est une meurtrière et qu’elle vit avec cette culpabilité d’avoir donné la mort.

Elle part à la recherche des autres jurés, 20 ans après, pour savoir comment eux vivent la condamnation à mort d’un être humain. Elle en trouvera quatre autres qui comme elle n’arrivent pas à s’en remettre et sont détruits d’avoir condamné à mort. Ils sont pourtant hyperchrétiens, pro-armes et Républicains, comme elle.

Les trois hommes jurés l’ont tellement mal vécu qu’ils ont même caché à leur entourage qu’ils avaient été jurés et qu’ils avaient condamné à mort un être humain.

L’une des jurés a même renoncé à défendre la peine de mort.

Au total, ces cinq jurés racontent tous la même chose, après avoir condamné à mort, ils se sont enfuis du tribunal, pour sont rentrés chez eux et se sont cachés dans leur chambre afin de s’effondrer en larmes, sans que personne ne les voie.

Certains ont été placés sous médication, un autre est en colère car il affirme que l’État devrait permettre aux jurés d’avoir accès à une psychothérapie.

Lindy-Lou, jurée N°2 : https://www.youtube.com/watch?v=bxAXRUhbNn8

Elusen

@ Pierre Blanchard | 18 octobre 2018 à 21:33
« Pas forcément les USA ! »

Si, des USA !
Il y a sur le côté droit, en haut, la bannière étoilée.
La photographie est une mise en scène qui vient d’un fond photographique qui met à disposition des photographies pour illustrer des articles.

Je l’ai indiqué dès le 17 octobre en mettant un lien sur la source, mais mon commentaire n'est pas arrivé.
Cette mise en scène date de 2012 et s’appelle : Attorney Speaking to Jury.

https://www.gettyimages.fr/detail/photo/attorney-speaking-to-jury-image-libre-de-droits/78724335

Noblejoué

Quelle différence entre le citoyen qui refuse d'être juré sans rien risquer d'autre que perdre du temps ou le confort moral d'être dans la critique de la décision en se cantonnant dans la critique de ceux qui le font et les gens qui font leur devoir dans l'abandon le plus complet de leur communauté !

Sur le thème, ce film dit tout, sans parler de sa perfection formelle :

https://www.youtube.com/watch?v=FcSyL3Zxvbk

Pierre Blanchard

@ Exilé | 18 octobre 2018 à 11:42

M'est avis que la photographie d'illustration fait référence à un parc (ou box en franglais) à jurés d'un tribunal étasunien...

Pas forcément les USA !

http://www.circuloempresarioscartuja.com/Noticias_Circulo_Empresarios_Cartuja/Opinion_Circulo_Empresarios_Cartuja/2194/debe-actuar-abogado-publico-asistente-juicio

;-)

https://www.google.fr/search?hl=fr&q=abogados+en+un+juicio&tbm=isch&source=iu&ictx=1&tbs=simg:CAEStwIJtA4-53u8ChAaqwILEKjU2AQaAggVDAsQsIynCBpiCmAIAxIoxBC9EOkbvBvSEOsbxRCbBbMb6BvYL5k7mjugO9A-njudO8g5nzvLPhowpTmGxmBvEc442U2_18xUqhOLX_1SuoMKm-S3yKFwXYeJD_1Luq2Xj3PrCM2XhHra1oHIAQMCxCOrv4IGgoKCAgBEgTc-A8fDAsQne3BCRqYAQoaCgZ0dXhlZG_1apYj2AwwKCi9tLzAyODB5cmMKHAoJZ2VudGxlbWFu2qWI9gMLCgkvbS8wMTlwNXEKGwoIb2ZmaWNpYWzapYj2AwsKCS9tLzAzNXkzMwohCg5idXNpbmVzc3BlcnNvbtqliPYDCwoJL20vMDEydF96ChwKCm1hbmFnZW1lbnTapYj2AwoKCC9tLzA0X3R2DA&fir=-74a24i9v8rXEM%253A%252CQI4_dD6zr_vvsM%252C_&usg=AI4_-kTEqOLfbEDK-XzGnb6F5t9TqT3qsQ&sa=X&ved=2ahUKEwjDlLuy3JDeAhVNRBoKHdvIAscQ9QEwAnoECAYQBA#imgrc=-74a24i9v8rXEM

Noblejoué

Je connais pire, des gens qui ne veulent pas voter pour ne pas risquer d'être jurés, et cela pour qu'on ne les dérange pas quand eux ne se privent pas d'importuner si je ne peux en dire davantage.

Alors par rapport, le refusant d'être juré pour garder ses mains pures, et a fortiori qui assume de faire son devoir avec la part d'incertitude (prend-on la bonne décision ?) et de violence (l'enfermement est une mesure violente même si elle peut être nécessaire) est de l'argent et de l'or étincelants face à une telle rouille morale.

Achille

@ Exilé | 18 octobre 2018 à 13:06

"A l'époque révolutionnaire, les tribunaux qui envoyaient les condamnés à la guillotine à la chaîne étaient pourvus de jurés."

Une révolution n'a que l'apparence d'une démocratie. En fait elle ressemble beaucoup à une dictature, en tout cas au début. Une dictature du prolétariat.

A noter que tous les révolutionnaires ont fini là où ils ont envoyé leurs adversaires, Danton, Robespierre, Fouquier-Tinville et les autres. Marat y a échappé uniquement parce qu’il s’est fait assassiner par Charlotte Corday sinon il aurait eu droit à la "charrette" comme les autres.
C’est dommage pour Danton car c’était le plus pur, mais Robespierre était un gros malade. Tout comme notre Robespierre actuel, qui présente les mêmes symptômes. Je veux parler de J-L Mélenchon, bien sûr.

Elusen

@ Exilé | 18 octobre 2018 à 11:42
« …(ou box en franglais) à jurés d'un tribunal étasunien... »

Ben vous, vous pouvez le dire, alors que j’avais même trouvé d’où elle venait, mais il y a eu un refus de publication.

sbriglia

"S'abstenir de voter, n'est-ce point, plutôt que la manifestation d'une clause morale, la marque tout simplement d'un désintérêt total pour la chose publique ?" (Michel Deluré)

Oui.

Est-ce pour autant condamnable ?

Si oui, en vertu de quelle morale ?

Tout homme, sur cette planète, a le droit absolu de se fiche complètement de la chose publique, de voter ou non, de travailler ou non, d'apporter ou non son écot à autrui, d'être ou non donneur de sang, etc.

Que l'on cesse de nous prendre la tête avec ce que l'on doit à la société alors que pour la plupart d'entre nous sur ce blog, nous avons consacré nos vies, par notre travail, notre altruisme, nos impôts, nos sacrifices militaires, à donner beaucoup plus qu'à recevoir.

Robert Marchenoir

@ Michel Deluré | 18 octobre 2018 à 11:32
"Mais quelle clause morale pourrait bien s'opposer à ce qu'un citoyen exerce son droit de vote, qui lui permet justement d'exprimer librement son opinion, de faire valoir ses propres convictions ?"

Eh bien ! par exemple, l'absence, en France, d'une option fort sage, propre aux bulletins de vote de... Russie : "Contre tous".

Avant que les poutino-énamourés ne soient tentés par le triomphalisme, je précise que cette option a été abolie, il y a quelques années, par l'administration poutinienne. Evidemment.

Tant que "tous les Russes" soutenaient Poutine, qui-n'est-pas-un-ange-mais, cette faculté offerte au peuple ne représentait pas un bien grand risque. Maintenant que le "seul chef d'Etat au monde" (Philippe de Villiers, frère de Pierre, l'ex-chef des armées) se traîne dans les sondages avec un misérable score de 47 %, digne de n'importe quel dirigeant dégénéré de la Gayropa, cela serait quelque peu imprudent.

Au fait, on n'entend plus beaucoup nos chers poutinistes nous marteler que 80 % des Russes ont une opinion favorable de Poutine... Signe indubitable que les sites de "réinformation" douteux auxquels ils s'abreuvent prennent leurs informations auprès des services secrets russes (à travers quelques paravents, bien sûr).

Tant que les "sondages" (d'un pays sans opposition) donnaient des scores de popularité staliniens à Poutine, les sites en question les répercutaient servilement, et nos poutino-neuneus les régurgitaient bien sagement.

Depuis que la popularité du grand chef a plongé (entre autres parce que celui-ci vient de baisser les retraites... ça ne vous rappelle rien ?), les nobles "réinformateurs" de la vraie droite sont muets comme des carpes, incapables qu'ils sont d'aller trouver, par eux-mêmes, la véritable information auprès des véritables sources... russes.

Et les poutino-lécheurs ont perdu leur langue eux aussi. Sur ce seul point, naturellement. Ce n'est pas ça qui va les empêcher de causer, selon le bon vieux principe gauchiste de la cage de buts à roulettes : aussitôt un mensonge démasqué, le suivant prend sa place.

Exilé

@ Achille
« Il est des pays où le peuple n’est pas sollicité pour apporter sa contribution fût-elle modeste, dans un procès. On les appelle des dictatures. »

Cette présentation des choses est plus que réductrice.
A l'époque révolutionnaire, les tribunaux qui envoyaient les condamnés à la guillotine à la chaîne étaient pourvus de jurés.
J'ai même souvenance d'un cas où un juré a aussi été ajouté à la charrette...
Ce qui montre qu'un des pires régimes dictatoriaux de l'histoire de l'humanité pouvait s'appuyer sur les apparences démocratiques pour accomplir sa besogne mortifère.

Exilé

M'est avis que la photographie d'illustration fait référence à un parc (ou box en franglais) à jurés d'un tribunal étasunien...

Michel Deluré

@ sbriglia 17/10 20:54
"Je crois à la clause de conscience... comme pour le vote qui est un droit et un devoir mais qui n'est pas obligatoire en France"

J'avoue éprouver du mal à identifier la clause de conscience qui justifierait qu'un citoyen se soustraie à son devoir électoral.
Que le fait d'avoir à juger un individu présumé coupable d'un délit, d'être investi de la responsabilité de lui infliger, au nom de la société, une peine puisse soulever pour certains un cas de conscience et froisser leurs convictions morales, je veux bien l'admettre.
Mais quelle clause morale pourrait bien s'opposer à ce qu'un citoyen exerce son droit de vote, qui lui permet justement d'exprimer librement son opinion, de faire valoir ses propres convictions ?
S'abstenir de voter, n'est-ce point, plutôt que la manifestation d'une clause morale, la marque tout simplement d'un désintérêt total pour la chose publique ?

Achille

@ Ellen | 18 octobre 2018 à 09:16
« Alors pourquoi punir une personne qui ne peut pas ou ne veut pas faire partie d'un juré aux assises et pas celle qui s'abstient de voter pour un politique ? J'avoue ne pas comprendre pourquoi cette injustice. On devrait respecter le choix en son âme et conscience de chacun. »

Il n’est pas question de punir cette personne. Si elle ne veut pas être jurée, elle ne le sera pas.
Les avocats peuvent bien révoquer les personnes qui ont été retenues pour être membres du jury pour des raisons qu’ils n’ont pas à justifier. Rien ne s’oppose à prendre en considération le refus de participer à un jury d’assises.
Ce sont les arguments invoqués par cette personne qui sont contestables et surtout le fait d’écrire un bouquin sur cette "revendication" pusillanime que quelques couillons le manqueront pas d’acheter. Rien de plus.

Ellen

@ Patrice Charoulet et Achille

Il existe au Tribunal une liste de pathologies chroniques très large exonérant les personnes de tous âges pouvant décliner la convocation le jury. Le cas de maladie urinaire que vous citez en fait partie pour en être dispensé. Un certificat médical à fournir est obligatoire même s'il est couvert par le secret médical.

Ellen

@ sbriglia | 17 octobre 2018 à 20:54

Ce que vous proposez n'est pas illogique. C'est même une très bonne idée qui devrait être proposée au Parlement pour l'inscrire dans la prochaine loi. Il est vrai que nous avons le droit, en France, de nous abstenir de voter pour les présidentielles, les municipales, les européennes, etc. sans subir d'amendes de 3 750 euros et risquer la prison pour trois ans. Alors pourquoi punir une personne qui ne peut pas ou ne veut pas faire partie d'un juré aux assises et pas celle qui s'abstient de voter pour un politique ? J'avoue ne pas comprendre pourquoi cette injustice. On devrait respecter le choix en son âme et conscience de chacun.

Exilé

@ Mary Preud'homme
« Les personnes souffrant de certains pathologies (certificat médical à l'appui) ou âgées de plus de 70 ans peuvent être dispensées d'être jurés. »

Et au merveilleux pays de la sécurité sociale obligatoire, comment fait-on pour trouver un médecin ?

Achille

@ Patrice Charoulet | 17 octobre 2018 à 15:46

Savez-vous cher Patrice qu’il existe des culottes pour incontinences urinaires permettant une « autonomie » de plusieurs heures sans aucun problème.
Regardez bien la pub à la télé, sur n’importe quelles chaînes, généralement à l'heure des repas. Elles concernent surtout les femmes mais il en existe également pour hommes.
La petite fuite urinaire désormais n'est plus une fatalité.

antoine marquet

@ Giuseppe | 17 octobre 2018 à 21:13

Et encore cher Giuseppe, je reverse mon traitement de la Légion d'honneur à la Grande Chancellerie !...
A votre liste, manquent quelques campagnes plus modernes, quelques breloques dites hochets et trois demi-cuites !

kacendre

L'Hermine dit et écrit :
"Je lui ai répondu par ce billet mais je n'aurais pas désiré que demeurât, dans la vie judiciaire, une personnalité si peu imprégnée de l'honneur de juger les transgressions les plus graves au nom de la société.
J'aurais demandé à la cour de le laisser seul avec ses pensées, en dehors de l'acte de Justice."

Eh bien l'Hermine du haut de son expérience et de son humanité concernant la question d'un faux problème donne et écrit la solution... pourquoi faire boire de force un âne qui n'a plus soif.

A "si peu imprégné de l'honneur"... faudrait ajouter capacité.

Pourquoi donc s'acharner sur un pauvre type en posture de publicité de ses fausses valeurs... laissons-le cultiver son imbécillité stérile qu'il tente de mettre noir sur blanc... comme dirait Albert Cohen parlant de Marguerite Y... pouah.

Robert Marchenoir

@ Savonarole | 17 octobre 2018 à 18:47
"À quand un livre sur l'aventure d'un type qui refuse de payer son PV pour stationnement abusif ?"

Vous rigolez, vous rigolez... Un journaliste parisien connu s'est pris de bec avec Air France, un jour, pour une raison quelconque : retard, réaction désinvolte de la compagnie... Il en a fait un livre. Aux Editions de Minuit.

Un opuscule d'une quarantaine de pages, peut-être, écrit gros... mais qui s'est dûment retrouvé sur les étals des libraires.

Giuseppe

@ antoine marquet | 17 octobre 2018 à 12:46

Sublime.

"Total des ans passés : seize ; campagnes : seize.
Batailles : Austerlitz, Eylau, Somosierra,
Eckmühl, Essling, Wagram, Smolensk... et caetera !
Faits d'armes trente-deux. Blessures : quelques-unes.
Ne s'est battu que pour la gloire, et pour des prunes."

A Bercy pas de Flambeau, il est vrai.

sbriglia

Les juges aux prud’hommes sont élus sur des listes où ils choisissent d’être inscrits.
Partant de ce constat pourquoi n’y aurait-il pas des listes de jurés volontaires au sein desquelles s’effectuerait un tirage au sort ?
Ce système éviterait les désignations aveugles et n’affecterait pas le fonctionnement des cours d’assises.
Je crois aux jurés populaires.
Je crois aussi à la liberté de conscience... comme pour le vote qui est un droit et un devoir mais qui n’est pas obligatoire en France.
Pourquoi imposer à un réfractaire de juger ses semblables ?
Pourquoi le qualifier de lâche ?
L’objection de conscience a un statut. Celui-ci devrait à mon humble avis exister aussi dans ce cas.

Robert Marchenoir

@ finch | 17 octobre 2018 à 15:35

Eh bien ! voilà une tranche de vie qui est parfaitement pertinente. Au contraire de certains épanchements personnels à visée auto-célébrante, qui nous sont parfois infligés en commentaire.

 Mary Preud'homme

@ Patrice Charoulet | 17 octobre 2018 à 15:46

Les personnes souffrant de certains pathologies (certificat médical à l'appui) ou âgées de plus de 70 ans peuvent être dispensées d'être jurés.

Claude Luçon

ll convient peut-être de situer ce débat au niveau sociétal ?

De deux choses l'une : ou nous considérons uniquement notre personne, raisonnons en ermite et peu importe ce que font les autres humains autour de nous. Ou nous considérons qu'Homo sapiens n'a trouvé qu'une solution pour survivre : vivre en groupe, de la famille à la tribu, pour finir en société suivant le principe que l'union fait la force et le bien-être est le produit des efforts de tous.
En bref : ermite ou citoyen ?
Vivre dans une des cavernes de basalte du Hoggar ?
Ou assis sur un fauteuil devant un ordinateur pour poster des commentaires sur Justice au Singulier ?
Ayant visité les premières sans y vivre, je préfère le second même si la société me demande de participer à sa gestion.

On peut comprendre que quelqu'un refuse une tâche civique en fonction de sa sensibilité, les objecteurs de conscience servaient comme brancardiers pendant les guerres, mais pourquoi s'en vanter en écrivant un livre et être interviewé par un journal ?
Rédoine Faïd aussi refusait certaines obligations sociétales, il a aussi écrit un livre et les journalistes, encore eux, se sont chargés de la publicité.
Car au bout du bout, dans ce cas, il ne s'agit que de sous et de vanité, rien d'autre.

Il est temps d'envoyer la "Me" génération, son égocentrisme et sa vanité, dans les oubliettes de l'Histoire.
Il est temps d'enseigner de nouveau l'éducation civique, en plus de l'écriture, la lecture et l'arithmétique, à l'école primaire !

Patrocle

"Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés", vraiment ?

Le même a dit : "Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice” (Jean 7)

Et il insiste : "Rendez à César ce qui est à César"

breizmabro

@ Ellen 17 octobre 2018 à 16:19
"Donc à vous entendre, vous considérez que tous ceux qui ne sont pas hautement diplômés, ne sont pas des cadres supérieurs ou des élites et n'ont jamais mis les pieds dans un Tribunal sont des crétins ?"

C'est vrai que des raisonnements comme ça par un pseudo-intellectuel, des fois ça fait peur.

Adéo Ellen

Savonarole

Je ne veux pas être juré, papa m'a violé, maman était alcoolique, mon archevêque m'a peloté, on ne compte plus le nombre de succès littéraires qui tournent autour du nombril des Narcisse de faubourgs.
Le comédien Torreton a écrit un livre sur sa "Mémé", on pleure.
Christine Angot sur son papa, on est horrifié.
Tristane Banon sur comment elle n'a pas été violée par DSK, on débande.
À quand un livre sur l'aventure d'un type qui refuse de payer son PV pour stationnement abusif ?

Exilé

@ Patrice Charoulet
"Un certain nombre d'hommes, pour des raisons de prostate, ont une vingtaine de mictions (obligées) par jour, et quelques autres la nuit."

Eh oui, cher monsieur Charoulet, même si ce côté des choses semble mesquin et peut faire sourire face à la gravité des enjeux - à une époque la tête d'un homme - il ne peut être ignoré.
Les hommes, qui ne sont pas égaux en matière de santé, ne sont ni des numéros, ni des robots identiques, activables à volonté à partir d'un mécanisme juridique standard qui a parfois tendance à se comporter d'une façon déconnectée par rapport aux réalités de la vie.

Droits de l'Homme, Justice et Prostate...

yves albert

Pourquoi être, en son âme et conscience, juré ou juge si l'on ne s'en reconnaît pas la force ?

La liberté de conscience n'est pas une fuite ou un rejet de la société. Il ne faut pas confondre le refus d'exécuter, sans infraction, un devoir civique et la trahison à un devoir sacré ; ce n'est simplement qu'un choix de participer ou non à une action commune.

D'autant si l'on est en désaccord avec les lois pénales, comme le font remarquer certains commentateurs, l'abolition de la peine de mort a démystifié le rôle du juré ; et les fantaisies des juges d'application des peines condamnent la sentence et en cela le jugement… alors à quoi bon ?

Ceci dit, je ne refuserais pas cet honneur, comme je l'ai fait pour mon service militaire.

duvent

@ sbriglia

Pourquoi donc Achille devrait-il s'interroger sur les convictions religieuses ?

Ce que vous écrivez est inquiétant, mais pas plus que la fin des haricots...

Je vais relire Anatole France, les Dieux ont soif...

Michel Deluré

L'appartenance à un groupe, et la société en est un, procure certes des droits mais implique aussi des devoirs. Etre éventuellement désigné comme juré fait partie de ces devoirs.
Il est trop facile de s'exonérer de cette obligation en invoquant une quelconque clause morale.
Ou alors, partant de là, chaque individu peut aisément se soustraire à une quelconque règle qu'impose la vie en société au seul motif que celle-ci heurterait les principes moraux qui régissent sa propre vie !
Il serait trop facile que l'ascenseur ne fonctionne que dans un seul sens, l'individu recevant toujours de la société mais ne donnant jamais en contrepartie à celle-ci.

S'agissant par ailleurs du cas concret abordé dans ce billet, la clause de conscience invoquée est tout de même devenue moins pertinente depuis l'abrogation de la peine de mort. La société ne s'arroge plus le droit de vie ou de mort sur un individu, ce qui fait peser une responsabilité beaucoup moins lourde sur les épaules des jurés.

Exilé

@ Patrice Charoulet
« Confie-t-on une opération du cœur à un élève de médecine de première année, ou même à un élève de terminale ? »

On fait pire que ça : on leur permet d'élire le locataire de l’Élysée...

Ellen

@ Patrice Charoulet | 17 octobre 2018 à 12:57
"Certains jurés n'ayant jamais mis les pieds dans un tribunal, ouvrent de grands yeux et s'y comportent comme s'ils venaient de Sirius. Confie-t-on une opération du cœur à un élève de médecine de première année, ou même à un élève de terminale ?"

J'hallucine ! Votre comparaison entre une opération à coeur ouvert confiée à un élève de médecine et un jury tiré au sort pour juger un criminel de sang est d'une absurdité sans commune mesure.

Donc à vous entendre, vous considérez que tous ceux qui ne sont pas hautement diplômés, ne sont pas des cadres supérieurs ou des élites et n'ont jamais mis les pieds dans un Tribunal sont des crétins ? Et pourtant, nous en connaissons tous, certains de la haute société (politiques, finances, etc.), qui connaissent bien les tribunaux pour y avoir été invités à la barre et d'autre passés un temps au club des fraudeurs et escrocs. Vrai ? Donc, d'après vous ceux-là sont aptes à bien juger et pas ceux qui sont moyennement diplômés ?

Faisiez-vous des distinctions ou des injustices parmi les élèves de votre classe ?

Achille

@ sbriglia | 17 octobre 2018 à 14:15
« Achille que faites-vous des possibles motivations religieuses : "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés" du sermon sur la montagne. »

En somme ce type ne se fie qu’à la justice divine pour châtier les criminels, c’est ça ?
Tout se payera dans "l'autre monde". L'enfer attend les criminels.
A quoi bon la justice des hommes qui nous montre régulièrement son manque de discernement et ses faiblesses.
On se demande même pourquoi il y a des tribunaux et des prisons dans notre pays. Que d’économie l’Etat pourrait faire en les supprimant !

Pas sûr cependant que la sécurité des citoyens en soit renforcée.

On rêve !

breizmabro

@ sbriglia 17 octobre 2018 à 14:15
"Il faut mettre un terme au "maître". Je ne suis plus avocat"

Vous auriez donc été avocat ? Avec Deviro comme associé ?
Je plaisante évidemment.

Robert Marchenoir

@ Solon | 17 octobre 2018 à 11:23
"En somme, ce Monsieur veut bien profiter des hôpitaux, des écoles, des routes, des forces qui assurent l'ordre et la sécurité, sa sécurité, des aides sociales etc., soit l'ensemble du confort social que lui procure la société. Mais il se dérobe devant la contrepartie, significative mais pas insurmontable, qui lui est demandée."

Ah ! les fameuses routes de France, pour lesquelles nous devons, apparemment, dévotion éternelle à l'Etat...

Il semble vous échapper que la "contrepartie" des routes (limitées à 80 km/h), des écoles (qui enseignent l'ignorance), des hôpitaux (où l'on meurt en salle d'attente), de la sécurité (laquelle ?), ce sont les impôts. Auxquels tout le monde est soumis (oui, oui : l'impôt, ce n'est pas l'impôt sur le revenu), et "en contrepartie" duquel on n'en a nullement pour son argent.

La quasi-totalité des Français ne sont jamais appelés à être jurés. Il faudrait leur interdire les routes ?

Je note, dans votre commentaire, l'éternel amalgame socialiste entre la société et l'Etat :

"Soit l'ensemble du confort social que lui procure la société."

(Quel confort social ?) Une fois de plus : "There's no such thing as society" (Margaret Thatcher). La "société" à la sauce socialiste, ça n'existe pas. La société, c'est vous, c'est moi : ce n'est pas l'Etat et ses fonctionnaires.

Et ce n'est pas l'Etat qui procure les hôpitaux : ce sont les citoyens, au travers des impôts qu'ils veulent bien verser à leurs serviteurs, les fonctionnaires, pour les faire tourner. Volonté qui peut être révoquée à tout instant.

N'inversez pas la hiérarchie. L'Etat, c'est moi, c'est vous, c'est chacun des Français. Ce n'est pas une Eglise servie par des prêtres auxquels nous devrions dévotion, soumission et reconnaissance.

Patrice Charoulet

Un certain nombre d'hommes, pour des raisons de prostate, ont une vingtaine de mictions (obligées) par jour, et quelques autres la nuit. La loi a-t-elle prévu ne pas infliger d'amende à qui répondrait par écrit ceci : "J'aurais beaucoup aimé être juré dans cette session d'assises, mais pensez-vous qu'il me sera permis, pour des raisons de prostate, de m'absenter momentanément pour aller aux toilettes toutes les heures ou préférez-vous désigner une autre personne à ma place, qui serait en mesure de suivre tous les débats judiciaires?"

finch

J'ai été juré par deux fois à quelques années d'intervalle : une première fois à Reims, la deuxième à Paris. J'en ai gardé dans les deux cas un souvenir impérissable. Pas du devoir accompli, mais de l'expérience enregistrée. A Paris, en cour d'appel, c'était un certain Philippe Bilger qui officiait en session en sa qualité d'avocat général.

Philippe Bilger parlait en regardant les jurés dans le blanc des yeux. La scrutation faisait l'effet du rayon laser. Il y avait le contenu… Il y avait l'éloquence dont le rappel en ces lieux paraît dérisoire. Il y avait aussi le transfert qu'il s'attachait à réaliser en direction des jurés, pour les attacher à sa cause… pour les faire adhérer à ce qu'au nom de la société, il préconisait.

Je fréquente le blog un peu pour cela. J'avais vu, en action, le charisme du personnage…

Les jurés sélectionnés étaient très sérieux en apparence, très impliqués aussi, conscients d'être investis d'une haute mission. Ils siégeaient de part et d'autre des magistrats : le président flanqué de ses deux assesseurs.

Il y a les débats où les jurés peuvent intervenir directement ou par le biais d'une question écrite transmise au président. Et il y a les délibérations où mon expérience n'a pas été la même à Reims qu'à Paris.

A Reims, dans le huis-clos destiné à parvenir au verdict, le président n'était pas neutre dans la discussion. A chaque fois qu'il intervenait, c'était pour appuyer une peine plus lourde que celle à laquelle pensaient peut-être certains jurés. Il avançait la responsabilité des accusés (un homme et une femme) et tentait d'influer en permanence sur les débats dans un sens plus répressif. L'éloquence de la profession et la présentation minutieuse des arguments de gravité le favorisaient dans sa démarche.

Il s'agissait d'une tentative d'assassinat lors d'un différend dans une discothèque. L'accusé était mis en cause pour avoir utilisé sa voiture comme arme contre un rival : il avait foncé sur la victime (pas décédée—et présente à l'audience—mais irrémédiablement clouée dans un fauteuil roulant par une paralysie des membres inférieurs par effet coupe-cigare sur la moelle d'une fracture du rachis). L'autre accusée, la concubine du conducteur, passagère lors des faits, était poursuivie pour complicité. Tous deux étaient fortement imprégnés d'alcool au moment des faits, et le criminel avait attendu sur le parking que la victime sorte de la boîte de nuit pour lancer son véhicule dessus. Le différend avait eu lieu un peu auparavant, à l'intérieur de l'établissement, où la victime avait fait des avances à la femme de l'inculpé. Il a écopé de douze ans, et elle a été acquittée (elle a en effet été estimée passagère passive, complètement noyée dans l'alcool, n'ayant, de ce fait, pas vraiment réalisé ce qui se tramait). Le président, interprétant les choses différemment, plaidait pour une sanction conséquente. La délibération en a décidé autrement.

A Paris, c'était l'inverse. Une affaire de viol. Le président a été d'une impartialité parfaite autant en débat qu'en délibération. Et Philippe Bilger a tenu sa place : il a obtenu ce qu'il réclamait.

Philippe Bilger parle, à juste titre, d'"honneur [pour les jurés] de juger les transgressions les plus graves au nom de la société".

L'individu thème du billet a peut-être été animé par des motivations cachées distinctes de celles qu'il arbore. Contraindre le rétif à accomplir en justice son devoir de citoyen aurait évidemment été contre-productif pour son bon déroulement. Tant mieux s'il s'est évincé lui-même. Il a pondu un livre sur sa défausse, probable gagne-pain hypocrite parfaitement opportuniste. Qui ira s'aventurer à mourir d'ennui à souffrir ses états d'âme ?

Ellen

Etre juré dans une cour d'assises et écouter pendant des semaines le déroulé des actes criminels atroces commis sur la ou les victimes n'est pas donné à tout le monde. Personnellement, je ne pourrais jamais être juré. Je crois que j'en tomberais très malade et ne serais d'aucun bénéfice réactif pour juger en toute impartialité. Trop émotive et trop sensible, donc ce n'est pas pour moi. Merci de ne pas me solliciter.

sbriglia

"Refuser d’être juré c’est d’abord un acte de lâcheté. Toutes les explications idéologiques d’ordre moral, philosophique, religieux ou politique sont inacceptables."(Achille)

Achille que faites-vous des possibles motivations religieuses : "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés" du sermon sur la montagne ?

Ce que je voulais écrire c'est qu'il est pour le moins brutal de claquer la porte, comme vous le faites, à toute justification du refus d'être juré.

Là où vous voyez de la "lâcheté" (diantre !) il peut y avoir un cheminement spirituel, lequel n'est pas nécessairement à jeter aux chiens et doit être respecté.

On ne comprend jamais assez.

Vous nous aviez habitués à plus de modération, jadis.

P-S : Il faut mettre un terme au "maître". Je ne suis plus avocat : je travaille en usine.
Je n'en tire ni gloire ni honte.

Exilé

En fait, le problème des jurys occidentaux, quelle qu'en soit leur variante, est que leur fonction est de faire dépendre ce qui sera considéré comme la vérité d'un scrutin majoritaire, comme si la vérité était affaire de nombre.

En ce sens, nous pouvons comprendre que des hommes animés d'un grand amour de la vérité absolue - ou du moins de ce qui s'en approche le plus - éprouvent quelque répugnance à tomber dans un système critiquable sous l'angle logique et philosophique quand il est appliqué à la justice.

Le système chinois récemment mis en place, est un peu plus subtil :

En Occident, la conception relativiste de la vérité est le substrat du procès devant le jury : en Chine, la représentation populaire sur la vérité semble être tout autre. Elle ne s’analyse pas au regard de l’opposition relativisme/absolutisme, mais s’inscrit bien dans l’idée chinoise de la justice : la finalité de la justice ne consiste pas à chercher la vérité, mais à rétablir l’ordre social pour contribuer à la paix, la prospérité et l’harmonie (Jacob 2013 : 148). Par conséquent, la recherche de la vérité est secondaire par rapport aux résultats à atteindre par les activités judiciaires.

https://www.cairn.info/revue-diogene-2012-3-page-126.htm

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