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22 octobre 2018

Commentaires

Achille

Bonjour,

Après J-L Mélenchon, l’intouchable, le « sacré », « le type le plus surveillé du monde » (c’est la dernière qu’il vient de sortir), puis Michel Onfray qui nous a montré qu’en matière de vulgarité il n’avait rien à envier à un Jean-Marie Bigard, mais en beaucoup moins drôle, le billet sur Kylian Mbappé arrive comme une note de fraîcheur bienvenue.

Ce jeune surdoué du football me réconcilie avec ce sport qui m’a trop souvent déçu par le comportement de certaines de ses stars. Le point d’orgue dans ce domaine étant la coupe du monde de 2010 avec la grève des Bleus.
Kylian Mbappé nous montre qu’il est possible de faire partie de l’élite de sa discipline tout en sachant rester simple, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde, surtout quand on a vingt ans et que l’on peut déjà s’enorgueillir d’un titre de champion du monde.
Notre politicien mégalomane et notre philosophe irrespectueux feraient bien d’en prendre de la graine. Si toutefois, ces deux personnages bouffis d’orgueil et égarés dans leurs certitudes en sont capables.

Je souhaite à Kylian Mbappé un destin comparable à celui de Michel Platini ou de Zinedine Zidane qui ont fait honneur à la France tout le temps qu’ils étaient joueurs et même bien après.
KM en est capable si les démons du football ne le corrompent pas.

Noblejoué

" Il y a une volupté à aimer ou à admirer mais aussi à savoir pourquoi. Le délice est de mêler dans son esprit et son coeur l'arbitraire de sa libre subjectivité et l'objectivité d'une rationalité lucide."

Exact. Mais quand quelqu'un ne le méritait pas, on est fort déconfit. Que cette personne ait changé ou que le temps ait révélé ce qu'elle était vraiment, peu importe.

A mon avis, il est bon de rendre hommage à ceux à qui on doit quelque chose. Donc ses parents au premier chef, si on a de la chance. D'abord, cela peut leur faire plaisir ainsi qu'à ceux qui les connaissent. Ensuite, cela donne un bon exemple.

Mais si par extraordinaire quelqu'un réussissait orphelin ou avec de mauvais parents, qu'on comprennne qu'il glisse sur la question. Est-ce qu'on a forcément envie de rouvrir les plaies ? Les gens qui demandent aux autres d'où ils parlent sont d'un crispant.... Il y a certes un bon exemple à dire que malgré des parents insuffisants ou inexistants, on émerge, mais voyons, si entre-temps les parents sont devenus meilleurs et qu'on a passé l'éponge, tout est possible dans ce monde, faut-il rouvrir de vieux dossiers ?

Il y a bien sûr l'option mensonge, je ne sais s'il est pieux, pour l'intérêt des familles, oui, dans celui des gens qui ont du néant ou un boulet à traîner, pas vraiment. Les familles... Il y a des familles où on n'aime pas se montrer, aussi. Avec la traçabilité, on peut détruire ce qu'on observe, mais personne n'en a rien à faire, bien sûr, il faut alimenter le voyeurisme.

Il est prudent de ne pas dire qu'on n'a pas une bonne famille ou un réseau aussi vaste que les filets dérivants. Je me doute bien de la tentation de dire qu'on a réussi contre le monde et non avec les applaudissements du public, mais vu que les gens imitent, si quelqu'un n'a pas été aimé, on ne l'aimera pas, si quelqu'un n'a pas un tas de garants et d'alliés voire des failles on l'attaquera à cet endroit. Un arbre sans racine est fragile, et les gens, vent mauvais, le savent bien.

On est dur avec les orphelins ou les gens qui viennent de mauvaise famille, c'en est drôle ! Oui, parce qu'il ne rime pas à grand-chose de dire aux gens qu'on peut réussir malgré tout quand on jette des épines sur leur route ! Comme aussi de dire à tout le monde d'avoir des enfants, on est bien vu des parents, mais ce sont les enfants, condamnés à un néant affectif et social, ou les deux, qui paieront le prix de la démagogie.

Je signale en passant l'implicite, si la majorité des gens qui émergent le font grâce à de bons parents, il n'est pas opportun de pousser tout le monde à être parent.
Tout le monde ne sera pas bon parent... A se demander si pour les gens, seul le chiffre compte, peu importe le déchet ? Après, on dira aux gens comme Kylian Mbappé de donner le bon exemple... Je veux bien, mais l'école, Mbappé ou quiconque doivent-ils servir à dédouaner les parents et les mauvais conseillers ? Je ne le pense pas. Alors tant pis pour l'ambiance, on me dira que je change l'or en pire que du plomb, je parie, mais si je peux inciter des gens à se retenir de mal agir, et certes ils ne m'en remercieront pas, non plus que les enfants qui ne verront pas le jour, la contraception sagement maintenue, je n'en aurais pas moins bien agi, et tant pis pour ma popularité.

D'ailleurs quelle popularité ? Poser la question, c'est y répondre. Pas de patronyme, pas de popularité... Je n'ai rien à perdre que le pouvoir de dire la vérité.
Contre les saboteurs de l'admiration et de l'amour, je dirais que les sentiments oblatifs n'ont rien de laid ou de niais, contre les gens qui enivrés par ces sentiments oublieraient tout ce qu'ils rappellent en creux, c'est entre les deux et dans aucun camp que je me positionne. Il n'y a pas énormément de gens pour la défendre mais ma position est très forte.

Claude Luçon

Après ce que nous venons de voir d'incroyablement consternant, un gamin de 16 ans menaçant sa professeur d'une arme en classe, et en comparant cela à un Kylian Mbappé, il y a un élément qu'il ne faut pas oublier : les parents.

En plus de célébrer le fils, nos journalistes feraient bien de célébrer les parents et plus particulièrement ces parents-là, car ils sont tout un symbole pour les problèmes auxquels se confronte la France plus que tout autre : "la responsabilité des parents".
Célébrons le fils mais célébrons aussi tout autant le père et la mère qui l'ont éduqué ainsi.
Barack Obama y avait pensé et l'a fait remarquer à la télévision à ses concitoyens en plus de la composition de l'équipe de France et de sa cohésion.

Marc GHINSBERG

Au rythme d’un billet tous les deux jours, Philippe Bilger nous commente l’actualité, nous dévoile ses goûts, nous confie ses dilections, nous fait part de ses jugements, nous livre ses verdicts. Il nous dit le beau, le bon, le vrai. Rien n’échappe à sa sagacité, de l’important au dérisoire, de l’essentiel au futile, de l’extraordinaire à l’insignifiant, du nécessaire au contingent, du pluriel au singulier, du multiple à l’unique, de l’universel au particulier, de l’éphémère à l’éternel, de l’essence à l’existence, du je-ne-sais-quoi au presque-rien, de l’être au néant, il traite de tout et du reste… enfin presque.

Aujourd’hui Philippe nous offre un billet dont il souligne lui-même le paradoxe. Il nous met en garde contre le risque de gâcher un jeune talent en l’encensant, alors que lui-même en fait le panégyrique.
Gardons-nous de seulement prononcer le nom de ce nouvel Achille aux pieds agiles.

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