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20 novembre 2018

Commentaires

calamity jane

@ Robert Marchenoir
"Vos propos sont incompréhensibles"...

C'est l'histoire de l'hôpital qui se moque de la charité ? Vous la connaissez celle-là ? Et d'ailleurs on me l'avait déjà faite !

Sinon, et pour rester dans la question posée en titre du billet: Madame Marie-Brigitte Macron est-elle une élue ? Que fait-elle en tant qu'épouse à se faire entretenir par la CSG des retraités ? C'est pas une bonne question ? Incompréhensible également ?

Les crypto-communistes ?! Vous avez donc réussi à les décrypter ? Incompréhensible votre charabia ? mdr

Achille

@ GDAT | 25 novembre 2018 à 16:38

C’est pourtant vrai que ma formule est erronée. Je viens de m’en apercevoir.
Faut pas m’en vouloir, je l’ai écrite dans la précipitation et à ma décharge, je n’avais plus manipulé une équation de chimie depuis la terminale, ce qui remonte à plus d’un demi-siècle.

Je pose donc la correction suivante :
Équation nominative sodium + eau ->hydroxyde de sodium + hydrogène
Équation non-équilibrée Na + H2O -> NaOH + H2
Équation équilibrée 2Na + 2H2O -> 2NaOH + H2
Équation équilibrée avec états: 2Na(s) + 2H2O(l) ->2NaOH(aq) + H2(g)

Là je pense que tout est nickel.
Quand je fais une erreur je la corrige, même si je dois passer par un petit moment de honte.

A noter que cela ne remet pas en cause mon commentaire sur la réaction du sodium au contact de l’eau.
Ceci étant, vous avez raison, restons-en là car je doute que cela intéresse beaucoup les autres intervenants de ce blog.

Robert Marchenoir

@ calamity jane | 25 novembre 2018 à 09:01
"Que fait ce gouvernement ? Il met tout en commun comme les taxes et augmentation du taux de la CSG pour les retraites (du vol pur et simple). Mais pour qui ? Si Robert Marchenoir pouvait m'expliquer ! je l'en remercie par avance. Question subsidiaire : l'U.R.S.S. existe toujours ?"

Je ne peux proposer d'explications que lorsque la question est clairement formulée, ce qui n'est pas le cas de votre histoire de taxes. Votre propos est incompréhensible.

En revanche, sur la question de la survie de l'URSS, la réponse est claire (quoique je ne voie pas le rapport avec la choucroute) :

"L'Union soviétique n'est pas morte. Elle n'a pas cessé d'exister une seule minute." - Stanislaw Chouchkievitch, lors d'une interview en 2015.

Stanislaw Chouchkievitch était président du Soviet suprême de Biélorussie. C'est lui qui a signé l'acte mettant fin à l'existence de l'URSS, en 1991, avec Boris Eltsine et Leonid Kravtchouk, le président de l'Ukraine. Il est donc assez bien placé pour en juger.

Pour l'anecdote, sitôt la décision prise, Chouchkievich a téléphoné à Gorbatchev, président de l'Union soviétique, pour lui dire en substance : tu va rigoler, vieux. Avec Eltsine (président de Russie), on vient de mettre fin à l'URSS.

Au même moment, Boris Eltsine téléphonait à George H.W. Bush, pour lui dire : tu vas rire, vieux. L'Union soviétique a cessé d'exister.

Un quart de siècle plus tard, Chouchkievitch publiait son autobiographie, intitulée : "Ma vie : mort et résurrection de l'Union soviétique".

Encore une anecdote : en 2013, lorsqu'il écrivait son livre, Chouchkievitch a voulu consulter le texte officiel de l'accord qu'il avait lui-même signé. Les autorités lui ont répondu que l'original avait disparu. Si ça se trouve, même juridiquement, l'Union soviétique existe encore.

anne-marie marson

@ GDAT | 24 novembre 2018 à 19:45

Je préfère sur le même sujet la réponse de Robert Marchenoir | 23 novembre 2018 à 16:43 à celle d’Achille | 25 novembre 2018 à 06:29, évidemment.

 Mary Preud'homme

@ Ellen | 25 novembre 2018 à 15:31

Ma pauvre Ellen, sans doute aucun de vos proches ne fut spolié par les nazis durant la dernière guerre d'œuvres d'art appartenant à leur famille ou à notre patrimoine et non restituées à ce jour, en raison de notre incompétence supposée à les conserver et les mettre en valeur.

Achille

@ GDAT | 25 novembre 2018 à 16:38

Equation parfaitement juste que vous pourrez trouver dans tout bon manuel de chimie de classe de 6ème.

GDAT je suppose que cela signifie Grand Distributeur d’Âneries et de Trivialité. :)

GDAT

@ Achille | 25 novembre 2018 à 06:29

Trissotin :

Je ne suis certainement pas sans savoir que vous êtes :

1 – Malhonnête : quand votre argumentation ( ?) porte sur le lithium, sodium, potassium, etc. alors qu’il était question du sulfate de fer.

2 – Incompétent avec cette équation chimique ridiculement fausse, car déséquilibrée. Vous savez Lavoisier, tout ça… et puis relisez Mark Twain !

Arrêt de ce fil qui pollue le blog de notre (fort patient) hôte.

Pisse-froid

Ellen

Macron va rendre les objets d'art aux Africains, et il demande aussi aux autres détenteurs des pays de l'UE la même opération.

https://www.liberation.fr/france/2018/11/23/art-africain-macron-va-rendre-26-oeuvres-au-benin_1693958

Heureusement que nous avons pris grand soin de les conserver en très bon état en toute sécurité, ce qui leur donne une plus-value non négligeable. Ce ne sera certainement pas le cas une fois arrivés et exposés en Afrique. Il y a beaucoup de vol et la corruption y est monnaie courante.

Macron ferait mieux de nous rendre l'argent qu'il nous a volé avant tout.

calamity jane

Que fait ce gouvernement ? Il met tout en commun comme les taxes et augmentation du taux de la CSG pour les retraites (du vol pur et simple). Mais pour qui ?
Si Robert Marchenoir pouvait m'expliquer ! je l'en remercie par avance.
Question subsidiaire : l'U.R.S.S. existe toujours ?

Question à Achille : vous vivez en France ? Et vous ignorez que toute personne ayant soixante-dix ans peut prétendre avoir une femme de ménage ?
Bon, je vous excuse en votre qualité de jésuite-mariste.

Achille

@ GDAT | 24 novembre 2018 à 19:45

Puisque vous êtes un scientifique, vous n’êtes certainement pas sans savoir que le sodium est un métal qui s’enflamme spontanément au contact de l’eau.
Equation : Na + H2O ---> 2 NaOH + H2

Il en est de même pour le lithium, le sodium, le potassium, le calcium qui n’existent pas à l'état natif à cause de leur grande réactivité à l’humidité et à l’oxygène de l’air.

En présence d’eau ces produits peuvent produire une explosion autant que le ferait une étincelle avec de la poudre à canon (composée de salpêtre, de soufre et de charbon de bois).

Ce qui prouve que derrière ce que vous appelez une idiotie peut se cacher une réaction chimique avérée et facilement reproductible.

A défaut de faire mon Pécuchet, permettez que je fasse mon Trissotin.Ceci étant, je ne suis pas le seul ici...

GDAT

@ anne-marie marson

Je ne voulais plus répondre, mais votre intervention amicale me décide à récidiver. Et, bien que je partage totalement votre avis sur ce sujet, ce ne sera pas à propos de ces détournements stupides d’expressions françaises. En effet, vamonos déduit de son expérience scolaire que, je cite, « GDAT n'a pas suivi une filière scientifique, il était fort en lettres ».

Fort en lettres, certainement pas. Par contre j’ai bien suivi une carrière scientifique ce qui m’autorise (sauf démenti argumenté de la part de l’intéressé) à douter de la véracité du récit de cette expérience où son professeur de chimie « avait versé une goutte d'eau (H2O) sur la poudre de sulfate de fer (FeSO4) » ce qui avait provoqué une flamme violente.

Certes, les formules H2O et FeSO4 peuvent impressionner les non-initiés mais…

Vous pouvez verser une goutte (ou des litres) d’H2O sur un gramme ou des tonnes de poudre de sulfate de fer FeSO4 et jamais vous n’obtiendrez une flamme, même très peu violente, rien, nada ! Peut-être que vamonos confond avec le sulfure de fer (FeS) mais comme il nous parle de FeSO4…

Et puis il y a le pompon, la cerise sur le gâteau (continuons dans les lieux communs), avec le « bec benzène ». Ici nous atteignions le grandiose.

Peut-être voulait-il parler du bec BUNSEN, à savoir…

Pour conclure, et bien que pas fort en lettres, j’ai lu Mark Twain : « Il vaut mieux se taire au risque de passer pour un imbécile plutôt que de l’ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet ».

Ange LERUAS

Je suis de plus en plus outré par le radicalisme dans les commentaires d'un blog, comme les deux derniers billets et bien d'autres encore.

Il est vrai qu'un blog oblige à segmenter à la fois l'information et son opinion sur un problème donné. Si bien que cela finit par des confrontations plus que par des débats en recherche de consensus.

Tout problème n’est alors plus débattable, actuellement c'est le problème de l'écologie et la façon de traiter ce souci par Macron que l'on oppose à Pompidou.
Il faut en pareil cas, peut-être, oublier le passé révolu sur lequel on ne peut revenir pour s'intéresser à l'avenir pour qu'il soit le mieux possible prévisible donc : demander de l'anticipation.

C'est certain, Macron manque d'anticipation ce que les Gilets jaunes lui reprochent à juste titre et ils demandent plus de compensation que d'anticipation, eux-mêmes victimes de la confrontation entre leurs segmentations d'informations réciproques qui s'opposent.

Les Gilets jaunes veulent à minima compenser sachant que les gouvernants prisonniers de leurs inconsciences ne peuvent reculer. L'aveu de se tromper, de penser faux, est du domaine de l'impossible. Alors que les Gilets jaunes, eux-mêmes, sont partagés sur les nécessités écologiques. Tôt ou tard, entre manifestation et chienlit il faudra choisir et prévisiblement cela ira dans le sens de laisser l’élu victorieux, mais au passage détricoté pour que le résultat escompté ne soit pas là, à charge de revanche : du fiscaliste et de l'électeur à la fois.

Ce qui suit est un essai de cerner ce problème le plus exhaustivement possible.

La voiture électrique éco ou pas ?

Certains l'attaquent et n'hésitent pas de dire qu'à la production (production de batterie en particulier) elle a une émission de CO2 de 2T700 de plus que les véhicules diesel. Ce qui demande quinze ans pour amortir ce surplus de C0² c'est-à-dire au-delà de la durée de vie des batteries.

C'est faux, si nous prenons une consommation de 6l au cent d'un diesel c'est 2,7 kg x 6 = 16,2 kg de C02 au 100 km. Il faut donc 16,2 x 166,66 fois 100 km (16 666 km) pour compenser 2 700 kg de CO2 et non quinze ans.
Ce qui est vrai que l'écologie d'une voiture électrique va dépendre de la source électrique donc des conséquences écologiques de cette source qui diffère si elle est thermique, nucléaire ou solaire.

Il est aussi vrai que les batteries ont une durée de vie limitée ce qui fait que rien n'est parfait. Mais on peut doubler la vie d'une batterie par un usage autre que le besoin important de la voiture : le stockage d'une centrale solaire par exemple.

Il est vrai que la construction de batterie pollue les sites d'extraction en transférant la pollution CO² par une pollution acide.

Mais il est encore plus vrai que la pollution dépend davantage de nos usages, de nos comportements avec la nécessité plus ou moins grande du déplacement, le besoin de chauffage, de climatisation.

J'ai devant moi un thermomètre émaillé d'une publicité BEATRIX-VALS. Je lis 22°, personnellement 19° me suffit, et à côté est écrit ''Chambre malade'' et plus bas à 15° ''Chambre'' et bien plus bas, à moins 20°, Paris 1871. Et plus haut à 35° Essaim d'abeille. Que se passe-t-il si l'essaim n'a plus cette température idéale ?

L'écologie est un tout qui ne peut souffrir d'une impasse, d'une approximation, d'une segmentation d'information.

La voiture électrique devrait donc utiliser l'énergie solaire. Les batteries et les panneaux solaires devraient être produits avec de l'énergie solaire. Les batteries devraient avoir une seconde vie pour le stockage de l'électricité solaire.

Le recyclage devrait être une préoccupation première. Ce dernier sujet est un sujet en lui-même qui peut se traiter à part où la consommation d'énergie thermique et humaine doit s'appréhender mais là encore le comportement consistant à moins produire de déchets est plus déterminant dans cette recherche d'équilibre écologique.

Revenons à notre CO². Eh bien oui l'énergie solaire est perdue si nous ne l'utilisons pas, la photosynthèse ne l'utilise pas à 100 %.

La photosynthèse permet la séparation de CO en C et O² c'est une réaction endothermique, tandis que notre chauffage, et nos moteurs thermiques relient C à O² pour devenir CO² et c'est une réaction exothermique.

Mais attention, la photosynthèse (endothermique) retire son énergie d'une autre planète alors que l'association de C et O (exothermique) produit de l'énergie qui reste sur notre planète et cela avec autant d'intensité que nous satisfaisons nos besoins.

Loin de moi de dire qu'il faut être décroissants mais un peu tout de même, en comprenant que nous pouvons nous passer de certains besoins excessifs ou peu utiles, pour d'autres moins énergivores sauf si c'est une récupération énergétique solaire qui de toute façon nous impacte, mais se stabilise du fait que cette énergie solaire est une énergie rayonnante, point chaud vers point froid, et que le passage du jour à la nuit fait que notre planète rayonne vers les voies célestes. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes sauf si ce monde d'individus vient le dérégler par des comportements contre la nature.

L'homme est responsable des malheurs qu'il engendre, certes mais pas responsable de ceux consécutifs à l'inclinaison de l'axe de rotation de notre planète, de feux gigantesques, de l'éruption d'un volcan qui assombrirait notre planète durant plusieurs mois, où du caprice d'éruption ou refroidissement du soleil.

Quel est parmi ces causes naturelles celle responsable de l'accélération du réchauffement de notre planète aujourd'hui ?

Mais bien sûr c'est une cause naturelle non encore connue ! Mais puisqu'on est capable de parler de quelque chose de non connu c'est que cet inconnu est connu et la chose connue justifie de ne rien faire pour ne plus continuer à nous peupler, de plus en plus, d'énergivore, de plus en plus, énergivore individuellement. Ce qui forcement fait que l'écologie est indissociable de l'économie qui doit anticiper la satisfaction de nos besoins dans le respect de la régénération de nos ressources naturelles.

Sans volonté commune on ne peut agir dans l'intérêt général.
La fragmentation de l'information et le radicalisme issu de l'interprétation de cette fragmentation est source de manque de volonté commune.

Macron est-il seul responsable ?
Ne serait-ce pas le siècle des Lumières, si loin de nous, qui ne nous éclaire plus et ne dégage pas les énergies potentiellement utiles à notre progrès de vie sociétale et que nous compensons par l'épuisement de nos ressources naturelles ?

scoubab00

@ Daniel Ciccia | 23 novembre 2018 à 07:16
"Toute notre Histoire, c'est l'alternance des immenses douleurs d'un peuple dispersé et des fécondes grandeurs d'une nation libre groupée sous l'égide d'un Etat fort."

Certes, il faut tenir compte du contexte délicat de l'immédiat après-guerre, traumatismes, privations, tout de même... De Gaulle était aussi démago que les autres politiques, avec plus de style. Le Moyen Âge notamment a connu des comtés et duchés heureux. Puisque vous êtes à Narbonne, la Septimanie a été une contrée d'importance loin de Paris, alors petit habitat fluvial. On n'a nullement besoin pour se sentir bien de se placer sous l'égide d'une agglomération hyper-consumériste ou d'une Constitution sophistiquée.

Sauf à assimiler la science politique à un outil de totalitarisme :/

Elusen

@ Daniel Ciccia | 23 novembre 2018 à 07:16
« Le citoyen n'a donc plus pour dignité que celle du consommateur. »

Ainsi, vous vous étonnez de ce qu’est le libéralisme économique ; tout s’achète et tout se vend, le citoyen est un obstacle.

L’individu qui ne consomme pas est un délinquant au point où les économistes posent sur lui la responsabilité des faillites économiques : la baisse de la consommation des ménages, etc.

https://www.youtube.com/watch?v=fHhdt1Hi7hc

Exilé

@ Xavier Nebout
« Aujourd'hui, le tas de foin nous annonce fièrement neuf milliards de dépenses supplémentaires au profit de la justice. Mais payées avec quelles économies ? »

Mais comme d'habitude, avec les vôtres et avec les miennes.
Mais permettez-moi de vous demander de faire cette fois-ci un effort supplémentaire, car en ce qui me concerne je commence à en avoir assez de faire tourner le pays tout seul...

Robert

A la veille de la manifestation des Gilets jaunes à Paris, une réflexion sur les risques d'une telle entreprise ne peut que ramener le souvenir de 1848, ce que j'avais évoqué dans un précédent commentaire.
A cet effet, sans doute n'est-il pas inutile de relire le discours de Victor Hugo contre la misère prononcé le 9 juillet 1849 devant l'Assemblée.

https://www.retronews.fr/actualite/victor-hugo-1849-vous-avez-fait-des-lois-contre-lanarchie-faites-en-contre-la-misere

Il me semble que monsieur Castaner devrait s'en inspirer...

Robert Marchenoir

@ anne-marie marson | 22 novembre 2018 à 15:40
"La goutte d’eau qui met le feu aux poudres : je trouve que cette expression, qui tient du français 'revisité', est une idiotie."

Quelle erreur ! C'est un sourire adressé au lecteur, au milieu d'un propos qui se veut sérieux. Vous n'aimez pas les sourires ?

"On veut faire croire que ces expressions rendent le commentaire intelligent, alors que ce n'est que du gras ajouté au jambon."

Le gras du jambon peut être succulent. Evidemment, il faut que ce soit du jambon de compétition.

Ange LERUAS

@ Marc GHINBERG 22 nov 2018 à 14 :21

Vous paraissez me reprocher mon ignorance à savoir : «  l’investissement suppose une épargne, c’est-à-dire une non-consommation préalable. »
Mais il me semble que ce reproche fait suite à une lecture trop hâtive de mon commentaire puisque :

1° Il est dit dans mon commentaire « ll (l'investissement) y est inclus. Puisqu'une partie du prix de nos consommations inclut un poste amortissement des investissements. Donc le réemploi de cet amortissement est la reconstitution de l'épargne utilisée à investir qui redevient investissable. »

Tout le monde sait que l'épargne (appartenant au domaine des valeurs imaginées) est un reflet d'une non-consommation (dans le domaine du réel) : puis, se sait aussi que l'emprunt, dans le réel qui seul importe, est un différé de consommation chez l'un et une avance de consommation chez l'autre (à rendre plus tard à celui qui l'a différé) en fait quand je dis tout le monde le sait, ce n'est pas exact.

Vous et moi le savons mais beaucoup en font le déni et c'est avec raison qu'il faut le leur rappeler.

2° Il est dit dans mon commentaire "investir davantage que nos amortissements ou que l'épargne nationale. Dans ce cas la production utilisée pour l'investissement n'est plus disponible pour devenir une consommation nationale de ceux qui ont en main la monnaie investie, qui reste alors disponible sans en face une consommation".

Car dans le cas de Robinson Crusoé il y autoproduction de l'investissement ce qui n'est pas à proprement dire une non-consommation PREALABLE mais une non consommation de son investissement dans l'espoir d'avoir une consommation future (fruit de son investissement).

Nous devrions alors dire que l'investissement prive d'une consommation celui qui investi mais, comme aujourd'hui (contrairement à Robinson) l'investissement n'est plus une autoproduction mais celle des autres, il faut savoir que l'investissement n'est plus une consommation pour quiconque et la récompense de production, si elle ne provient pas d'une épargne (une non consommation d'un autre) ceux qui ont un revenu en main provenant de cet investissement ne peuvent se tourner que vers une importation.

Constatant que vous n’avez pas été suffisamment attentif lors de la lecture de mes commentaires, je vous invite à les relire plus attentivement : il y a, j'en suis certain, des réalités que vous oubliez et qui nécessitent d'être rappelées plus souvent.

Daniel Ciccia

Ah, le discours du général de Gaulle à Bayeux. Ce plaidoyer pour la Ve République mérite toujours d'être lu et relu pour la justesse du raisonnement qui l'anime et l'amour de la France qui le guide.

"Certes, il est de l'essence même de la démocratie que les opinions s'expriment et qu'elles s'efforcent, par le suffrage, d'orienter suivant leurs conceptions l'action publique et la législation. Mais aussi tous les principes et toutes les expériences exigent que les pouvoirs publics : législatif, exécutif, judiciaire, soient nettement séparés et fortement équilibrés et, qu'au-dessus des contingences politiques, soit établi un arbitrage national qui fasse valoir la continuité au milieu des combinaisons."

Ce discours est intemporel. Il répond à l'ensemble du personnel politico-médiatique "populiste" qui raille l'exécutif au motif qu'il ne parviendrait pas à la rallier à sa cause, quand bien même serait-elle commune, de vouloir "changer" le peuple qui serait, par définition, immuable.

"Des Grecs, jadis, demandaient au sage Solon : "Quelle est la meilleure Constitution ?" Il répondait : "Dites-moi, d'abord, pour quel peuple et à quelle époque ?" Aujourd'hui, c'est du peuple français et des peuples de l'Union française qu'il s'agit, et à une époque bien dure et bien dangereuse ! Prenons-nous tels que nous sommes. Prenons le siècle comme il est. Nous avons à mener à bien, malgré d'immenses difficultés, une rénovation profonde qui conduise chaque homme et chaque femme de chez nous à plus d'aisance, de sécurité, de joie, et qui nous fasse plus nombreux, plus puissants, plus fraternels. Nous avons à conserver la liberté sauvée avec tant et tant de peine. Nous avons à assurer le destin de la France au milieu de tous les obstacles qui se dressent sur sa route et sur celle de la paix. Soyons assez lucides et assez forts pour nous donner et pour observer des règles de vie nationale qui tendent à nous rassembler quand, sans relâche nous sommes portés à nous diviser contre nous-mêmes ! Toute notre Histoire, c'est l'alternance des immenses douleurs d'un peuple dispersé et des fécondes grandeurs d'une nation libre groupée sous l'égide d'un Etat fort."

Le peuple français, réputé pour sa passion du "Politique", rue des brancards, au point que Marine Le Pen et l'inénarrable Eric Brunet, ont mis le coin dans la question du consentement à l'impôt.
A Narbonne, où je vis, les Gilets jaunes ont muré l'entrée du Centre des Impôts, Carrefour, Leclerc, Intermarché font de la communication politique en proposant les carburants "à prix coûtant", le peuple se cabre parce qu'il a perdu 480 € de "pouvoir d'achat", Trump tweete ses félicitations à l'Arabie saoudite d'avoir desserré les vannes de sa production permettant au baril de brut de descendre de 85$ à 58$.
Le pouvoir, qui procède du peuple uni par son amour de la chose publique et de la responsabilité qu'elle lui délègue en la présupposant, se confond avec le pouvoir d'achat.

Le citoyen n'a donc plus pour dignité que celle du consommateur.

Elusen

@ Catherine JACOB | 22 novembre 2018 à 09:36
« Comment fait-il ? »

- Hyper-hiérarchisé.
- Domination absolue des élites par déification, donc on ne témoigne jamais contre elles.
- La politique : du marche où crève.
- La honte organisée comme système social, ainsi les victimes se taisent ou se suicident.
- Les yakuzas.

Ellen

@ yves albert | 22 novembre 2018 à 10:56
"Macron donc, cet antifrançais, va signer au Maroc le 10 décembre la mort de la France, il a été mis en place par une secte pour que cela se réalise, d'ailleurs cette secte rêve de posséder l'humanité depuis la nuit des temps.
Le moment est venu pour que les dieux s'expriment et décident de notre avenir : redeviendrons-nous des esclaves ou resterons-nous des hommes libres !"

Oh, attendez, n'allez pas trop vite. Ce n'est pas parce que Macron se prend ridiculement pour un de ces pharaons poussiéreux sous sa pyramide qu'il va nous marcher sur les pieds. Non mais ! Il disparaîtra de notre champ de vision bien avant que les jaunes décident de quitter leurs gilets.

Vous savez bien que Macron ne connaît rien à la force des Français... Il les découvre seulement depuis le 17 novembre.

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@ duvent | 22 novembre 2018 à 10:45
"Vous me direz que plaie d'argent n'est pas mortelle, et c'est vrai ! Tandis que plaie de l'honneur est fatale au Japon en tout cas..."

Pas faux !

Carlos Ghosn voulait une masse d'argent, l'honneur et les honneurs. Quand on est trop gourmand on finit par tout perdre. Il aurait dû savoir qu'au Japon, pour de tels actes, c'est le harakiri par consentement mutuel. Ainsi l'honneur est sauf. Chez nous, jusqu'à 4 jours de garde à vue maxi et au Japon jusqu'à 23 jours.

anne-marie marson

@ GDAT | 20 novembre 2018 à 15:45

La goutte d’eau qui met le feu aux poudres !

Je vais prendre la défense de GDAT.
Je trouve que cette expression, qui tient du français "revisité", est une idiotie.

L'expression habituelle est "la goutte d'eau qui fait déborder le vase". Nous ne sommes pas ici en cours de physique-chime.

On veut faire croire que ces expressions rendent le commentaire intelligent, alors que ce n'est que du gras ajouté au jambon, comme tous les adverbes et locutions dont Achille tartine abondamment ses commentaires, comme par exemple "il me semble", "évidemment", "il se peut", "il est clair"... que nos professeurs de français nous interdisaient d'utiliser dans nos dissertations.

Xavier NEBOUT

Aujourd'hui, le tas de foin nous annonce fièrement neuf milliards de dépenses supplémentaires au profit de la justice.

Mais payées avec quelles économies ?

Ce sont vraiment des fous...

Marc GHINSBERG

@ Ange Leruas

Vous devriez relire Robinson Crusoe, un des meilleurs manuels d’économie. Vous y verriez que l’investissement suppose une épargne, en termes réels, c’est-à-dire une non-consommation préalable.

Giuseppe

@ Exilé | 22 novembre 2018 à 11:40

Je renégocie mes contrats, régulièrement, revenant au prix négocié 4 ans en arrière ou quand l'assureur dérape d'une année sur l'autre ! En n'acceptant que 80% de revalorisation du coût de la vie.
Je discute tout, un collègue qui achetait les costumes par trois négociait sinon il repartait.

Les assureurs ne vous assurent que pour l'essentiel légal, pour le reste ils ne sont pas là pour vous rembourser et payer.
C'est un peu usant mais l'énergie dépensée est bien rétribuée.

Les garages, les assureurs, les plombiers et les notaires à qui il faut tenir le stylo vous mettent des crépines dans les poches, alors je n'ai aucun état d'âme. Quand le résultat net était à un chiffre difficilement obtenu, ces officines étaient à deux chiffres.

Giuseppe

M6Médias

"DSK passerait beaucoup de temps au Maroc, près de la moitié de l'année. Un business florissant, notamment grâce à un "contrat de conseil en matière de politique budgétaire" auprès du président du Togo Faure Gnassingbé.

Selon Challenges, l'ancien président du FMI assisterait aussi le président du Congo Denis Sassou-Nguesso dans ses négociations très compliquées avec son ancien employeur. Une mission pour laquelle il aurait passé du temps avec le dirigeant à Brazzaville…"

Je voudrais voir comment il est payé, et les impôts qu'il verse à son pays tant chéri, la France qui l'a nourri, élevé, choyé… Euh… Je crois que depuis son nouveau siège social, il doit s'en battre un peu les… Euh… Cela vient tout seul, forcément.

Par contre quand il s'agit de mettre sa compétence personnelle, jouer avec des professionnels, la vraie vie du financier, alors là c'est désastre et Cie y compris pour sa tentative personnelle qui a tourné à la Bérézina, un théoricien d'opérette.

http://www.lefigaro.fr/societes/2014/10/30/20005-20141030ARTFIG00065-apres-ses-deboires-financiers-dsk-charge-son-defunt-associe.php

Heureusement Sofitel nous a sauvés, une plaque commémorative en remerciements devrait être apposée sur tous les offices de tourisme qui vendent cette marque hôtelière.

Exilé

@ Giuseppe
« 1 200 €,le salaire de la peur, le pauvre qui travaille. Le prix du gaz qui s'envole, aussi celui de l'électricité et des assurances, sans compter les biens à consommer. »

Oui, parlons aussi du prix des assurances qui ne fait que s'envoler d'une année sur l'autre.
Quelles sont les raisons de cette mystérieuse augmentation ?
Avons-nous assisté en France - à part peut-être à Saint-Martin - à des tornades, à des inondations catastrophiques, à des incendies de forêt gigantesques, à des tremblements de terre, à des éruptions volcaniques, à des raz-de-marée dévastateurs, à des retombées nucléaires, à des nuages de sauterelles ?
Non, alors ?

Ah oui, peut-être faudrait-il regarder du côté de la délinquance et de la criminalité banalisées qui ne font même plus réagir les gens qui sont à la tête du ministère de l’Intérieur.
Pensons par exemple à cette remarque que font les agents des commissariats aux gens qui viennent se plaindre de l'incendie criminel de leur véhicule : « mais, vous avez bien une assurance ? »

Eh oui, quand l’État ne fait pas son travail et se défausse sur les assurances pour payer des dégâts qu'il aurait normalement dû empêcher du fait de sa mission régalienne, la double peine - ou plutôt la double taxe - est une fois de plus pour ce cochon de payant français qui doit payer à la fois pour entretenir cet État obèse inutile et pour couvrir les risques d'incendie volontaire de ses biens...
Si vous le croisez un de ces jours revêtu d'un gilet jaune à un carrefour ou devant la permanence d'un député godillot, vous saurez pourquoi.

Zonzon

Tout de même, ce Bijou VI de Souhmis c’est un sacré bonhomme ! Zonzon, qui ne comprenait pas grand-chose à cette histoire de Gilets jaunes, vient de réaliser de quoi il s’agit. Et c’est pas mince !

Le peuple de France, uni derrière ses chefs durant ce 11 Novembre d’exception, est désormais divisé.

Bien au chaud dans les villes il y a ceux qui roulent carrosse. Ce sont des gens qui vont au coin de la rue chercher ce dont ils ont usuellement besoin : timbre-poste, croissant chaud et leur petit paquet de tabac. Pour le reste, des réseaux de transport sont à leur disposition pour peu qu’ils ne soient pas trop bégueules. Leur véhicule, rangé sagement au garage, est devenu un luxe superfétatoire qu’ils utilisent pour partir en vacances ou pour se rendre en sécurité à des soirées amicales.

Et puis il y a ceux des « campagnes » dont la vie n’est possible que par l’utilisation journalière d’un ou plusieurs chars, indispensables pour se nourrir, se vêtir, se soigner… Car, ayant choisi, par goût ou obligation professionnelle, de vivre dans un cadre agreste ils se retrouvent au milieu d’un désert verdoyant, gazouillant et parfumé des senteurs écologiques, mais éloignés des « grands centres de civilisation » !

Entre les carrossés et les conducteurs de chars c’est peu de dire qu’il existe une fêlure tant leurs intérêts vitaux sont divergents. Ils vivront en paix dans deux mondes antagonistes tant que le minimum vital sera assuré du côté des plus démunis !

Bien !

Les gens qui savent - intellectuels, mais aussi et surtout braves gens avisés – ne rigolent plus. Ils réalisent que le pays est dans une situation de type prérévolutionnaire.
Bientôt un demi-siècle d’errance politique sous la férule autocratique des Souhmis d’Europe. Un système où ceux qui profitent sont trop peu nombreux – les notaires, les avocats, les propriétaires de latifundia, les écrivaillons forcenés de jadis remplacés aujourd’hui par les banquiers, les fabricants de gadgets inutiles et les importateurs de main-d’œuvre – rapportés à cette théorie innombrable de gueux, ignorants mais munis de fourches !

Coïncidence sans doute, voici que surgit dans certains milieux – monarchistes invétérés mais pas que – un prénom doux et terrible à la fois : Marie-Antoinette !

Une épouse célèbre, élevée dans le cocon impérial, mariée/vendue à un gros nounours bravounet, une femme martyre injustement accusée qui s’est trouvée au bon endroit au mauvais moment, admirable en fin de parcours.
Une personne qui traversa des événements où elle avait bien peu à voir et qui a subi un châtiment terrible !

Mais ceux qui sont de notre temps estompent cette malheureuse de leur esprit car ils disposent d’une héroïne actuelle au destin inverse.
Une femme à qui tout réussit, qui est au faîte des honneurs et dont le pire qui puisse lui arriver est d’avoir une retraite heureuse, retirée dans une propriété familiale au bord de la mer.
Pourtant, celle-là assume une lourde responsabilité dans les malheurs de ce temps. C’est elle qui prit en main l’avenir d’un adolescent perturbé, à l’ego démesuré, à l’orgueil insatiable et qui le gonfla d’une suffisance insane jusqu’à lui faire croire qu’il était le futur Jupiter des hôtes de ces lieux. Exactement le contraire de ce qui fallait faire en pareil cas !

L’Histoire n’est pas forcément un éternel recommencement !

yves albert

@ Exilé | 22 novembre 2018 à 09:33

Effectivement je l'avais déjà signalé, mais les lecteurs de ce blog sont tellement préoccupés d'eux-mêmes que l'essentiel n'existe pas pour eux. Il est vrai que l'avenir ne leur appartient pas !

Macron donc, cet antifrançais, va signer au Maroc le 10 décembre la mort de la France, il a été mis en place par une secte pour que cela se réalise, d'ailleurs cette secte rêve de posséder l'humanité depuis la nuit des temps.

Le moment est venu pour que les dieux s'expriment et décident de notre avenir : redeviendrons-nous des esclaves ou resterons-nous des hommes libres !

duvent

@ Catherine JACOB | 22 novembre 2018 à 09:36
"Bon, eh ben, on dirait que Carlos Ghosn ne va pas s’amuser."

Pensez-vous !

J'ai consulté le Lavater, "L'art de connaître les hommes par la physionomie", et après avoir examiné ce visage qu'il ne faut pas confondre avec la figure et vice versa, je me suis dit in petto : Tiens, que voilà un être expressif ! Puis : Est-il né comme ça ou est-ce un choix esthétique ?

J'ai opté pour un choix personnel compte tenu des moyens dont il dispose, car vraiment, je ne conçois de vivre avec une telle trogne s'il existe une possibilité, moyennant finances, d'échapper à cette expression de furet ou de belette voleuse d'oeufs...

Je sais, je ne suis pas dans la compassion, mais cette belette ne l'a pas été non plus avec les Japonais et les autres...

Vous me direz que plaie d'argent n'est pas mortelle, et c'est vrai ! Tandis que plaie de l'honneur est fatale au Japon en tout cas...

sbriglia@Robert Marchenoir

"La seule raison d'être de l'industrie, comme de l'entreprise privée, pour les pillards communistes comme "de" Rancourt, c'est d'alimenter l'inextinguible soif fiscale de l'Etat. "Tout pour l'Etat, rien hors de l'Etat, rien contre l'Etat", ainsi que le disait un journaliste marxiste qui eut son heure de gloire, Benito Mussolini." (RM)

Vous savez Bob, il m'arrivait, lorsque je plaidais devant les chambres sociales de la Cour, de soutenir que le but d'une société commerciale c'était, avant tout, de faire des profits et non de donner du travail aux gens...

J'avais l'impression de proférer des obscénités tant les magistrats me regardaient de travers...

Il faudra des années pour changer nos logiciels gauchisants... vous et moi, moi d'abord, aurons disparu !

Giuseppe

Ne pas se tromper, si Georges Pompidou incarnait une certaine bonhomie et un certain désintéressement, d'autres sont les bergers de leur patrimoine.

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/01/28/deputes-epingles-pour-l-achat-de-leur-pemanence-jean-lassalle-reagit,1230461.php

Un vrai agent immobilier, le Gilet jaune de l'Assemblée qui pense plus à lui et à faire le buzz qu'à défendre une cause, un comédien.
Que n'a-t-il fait avant ? Lui le champion du monde des cumuls de mandats lors de la dernière élection présidentielle, loup plutôt qu'agneau, propriétaire immobilier avec nos sous, les Gilets jaunes devraient lui réclamer leur part.
Il devrait partager sa misère, lui qui la défend.

Catherine JACOB

@ Elusen | 21 novembre 2018 à 23:08

un article clair et bien écrit sur le système judiciaire japonais qui est publié sur le site du ministère français de la Justice.
J’ai noté ceci dans une lecture rapide :

« Fin 2010, 74 476 personnes étaient incarcérées dans les établissements japonais (62 prisons et quartiers pour détenus majeurs, 7 établissements pour détenus mineurs et jeunes adultes condamnés - jusqu’à 26 ans - et 7 centres de détention préventive). Parmi la population pénale, il y a des condamnés à mort.
Des critiques ont été formulées à l’encontre de l’administration pénitentiaire japonaise s’agissant notamment du traitement des détenus et des sanctions disciplinaires qui leur sont infligées. La capacité des établissements pénitentiaires est de 87 754 places, ce qui représente un taux d’occupation carcéral de 87,6% (chiffres de 2009). On peut ainsi constater que le Japon n’est pas confronté à une situation de surpopulation carcérale. »

Comment fait-il ?

J’ai également noté 23 jours de garde à vue !

« La loi sur les prisons de 2005 a maintenu l'existence de cellules de détention au sein des commissariats de police (« daiyo kangoku ») qui permet à la police de détenir un suspect pendant vingt-trois jours consécutifs dans une cellule de commissariat plutôt qu’en centre de détention.
Une réforme du système pénitentiaire est en cours. »

Bon, eh ben, on dirait que Carlos Ghosn ne va pas s’amuser.

Exilé

M.Macron s'apprête à signer le 10 décembre prochain à Marrakech et sans avoir consulté les Français le « Pacte mondial pour l'immigration » au contenu ahurissant.

En théorie, cet accord n'est pas contraignant, mais ne cherchons pas à nous voiler la face, les lignes directrices qu'il contient seront bien reprises tôt ou tard d'une manière ou d'une autre, pour conditionner l'opinion dans un premier temps avant de les transposer ensuite dans la loi de chaque pays d'Europe qui aura signé ce document.

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2018/11/21/31001-20181121ARTFIG00303--le-pacte-de-l-onu-sur-les-migrants-va-encourager-l-immigration-au-lieu-de-l-encadrer.php

C'est tout simplement la fin de l'Europe et de la France par submersion migratoire qui s'annonce.

Robert Marchenoir

Et voilà, je l'annonçais, ça n'a pas raté. Les crypto-communistes remplacent le drapeau rouge par le gilet jaune. L'ineffable Robert fait mine, lui aussi, de déceler des "analyses" dans l'outrageuse propagande de l'ex-cadre du parti communiste "Maître" Régis "de" Castelnau (21 novembre 2018 à 19:25).

Le voyou intellectuel Régis de Castelnau, qui, non content de dissimuler ses affiliations politiques et son lourd passé de co-responsable de cent millions de morts sur son blog, non content de ne s'être jamais excusé pour ses responsabilités au PCF, non content de n'avoir jamais, même, renoncé en douce à ses convictions communistes, se vante de ses exploits internationalistes passés en Amérique du Sud (belle réussite !).

Et il remet ça, le bougre : son invitée Anne-Sophie Chazaud, sous couvert de soutien à la révolte fiscale, regrette en réalité... la baisse des impôts des autres. "Exit l’exit tax, empapaoutée la flat tax", dit-elle, dans une confusion et une vulgarité qui trahissent son ignorance, mais surtout sa haine de la liberté, de la propriété et de la prospérité.

La "flat tax" est quelque chose que Macron est censé avoir instauré, et la "flat tax" est une revendication des libéraux (en plus d'être inscrite dans la Déclaration des droits de l'homme de 1789 -- mais tout le monde semble l'ignorer).

En réalité, Macron n'a institué aucune "flat tax", mais s'il l'avait fait, ce serait une victoire des libéraux, donc la "flat tax" ne serait pas "empapaoutée" : ce sont les "prolétaires" amis de l'auteur qui seraient "empapaoutés" par la "flat tax". C'est juste le contraire, mais il ne faut pas demander à une communiste d'être intelligente.

Ce que le bruit médiatique actuel appelle la "flat tax", et qui n'est pas du tout "flat" (à 30 %, c'est confiscatoire), c'est juste un très modeste plafonnement de la rage fiscale française qui frappait les actions jusque-là. Une très bonne chose, donc.

En revanche, malgré la dégoûtante purée communiste qui se trouve dans le cerveau de Madame Chazaud, il est parfaitement clair qu'elle regrette l'atténuation de "l'exit tax", excellente mesure pro-riches, pro-business et pro-libérale prise par Emmanuel Macron.

Elle soulève sa jupe de défenseur du pauvre sans-dents roulant en diesel, et, sans surprise, ce qu'il y a en dessous n'est pas beau à voir : c'est l'éternelle ignominie de l'ordure communiste Maurice Thorez disant, en 1936, qu'il faut "faire payer les riches".

Mais à part ça, Anne-Sophie Chazaud, sur Causeur, se prétend de sensibilité "conservatrice". Je suppose qu'elle veut conserver la dictature communiste de fait instaurée en 1945. Une très belle illustration de ce en quoi consiste la "droiche", en tous cas.

Puis, Robert (qui doit s'imaginer être de droite) nous sert un autre invité de "de" Castelnau, un autre "de", lui aussi : Ambroise de Rancourt. Je suppose que c'est pour excuser sa particule qu'il redouble de rage communiste, lui aussi, portant au pinacle le propagandiste et faussaire gauchiste Thomas Piketty, ainsi que le faux "géographe" et vrai militant gauchiste Christophe Guilluy (le seul "intellectuel" ayant réussi à publier un livre dont même le titre est un mensonge).

Si "de" Rancourt regrette la désindustrialisation, ce n'est pas parce que l'industrie, c'est la production, que la production, c'est la richesse, et que la richesse, c'est bien. C'est parce "qu'en même temps que disparaissaient les usines, s’évanouissaient d’importantes rentrées fiscales pour l’Etat".

La seule raison d'être de l'industrie, comme de l'entreprise privée, pour les pillards communistes comme "de" Rancourt, c'est d'alimenter l'inextinguible soif fiscale de l'Etat. "Tout pour l'Etat, rien hors de l'Etat, rien contre l'Etat", ainsi que le disait un journaliste marxiste qui eut son heure de gloire, Benito Mussolini.

Le nobliau gauchiste "de" Rancourt ose prétendre qu'à la suite de l'industrie, c'est le service public qui a "disparu" -- alors qu'il pompe 57 % de la richesse nationale, et que l'Etat français est l'un des plus obèses du monde. Il hurle son amour de l'ISF : comment mieux expliquer que tous ces gens-là ne sont pas contre le fardeau fiscal infligé par l'Etat ? Ils sont pour que ce soient leurs voisins qui soient écrasés d'impôts, ce qui n'est pas du tout la même chose !

Il tresse des couronnes au communiste enragé François Ruffin, "dont l'intelligence politique, éblouissante, n'est plus à démontrer"...

Ambroise de Rancourt est un pianiste de 29 ans, habitué des concours internationaux. Autrement dit, il doit sa jeune carrière à l'un des systèmes les plus impitoyablement compétitifs, mondialisés et "ultra-libéraux" qui soient. C'est pour se racheter de cette faute, j'imagine, qu'il fait des rêves érotiques où le communisme tient la place centrale. Il nous vante un paradis révolu où "un système économique organisait les rapports de forces collectifs en bonne intelligence, par la négociation collective, sous le contrôle de la puissance publique".

Mon Dieu, que c'est beau ! Comment pourrions-nous négocier "en bonne intelligence", sans "le contrôle de la puissance publique" ? Nous qui sommes si cons ? Que ferions-nous, si l'Etat ne fourrait pas sans cesse son nez dans nos affaires ? Et à quoi serviraient nos impôts ? Et notre travail, d'ailleurs ? A quoi bon travailler, si ce n'est pour nourrir l'Etat ?

Puis, le jeune protégé de l'ancien avocat du Parti communiste français se met, pour justifier un mouvement populaire de révolte anti-fiscale... à vanter le niveau particulièrement élevé de l'impôt en France. Ce serait, d'après lui, un élément constitutif de l'identité nationale : "C’est cette spécificité qui explique, par exemple, le taux d’imposition particulièrement élevé de notre pays ; notre sécurité sociale ; nos politiques sociales...".

On commence par faire pianiste, et puis l'on en arrive très vite à jouer du pipeau. On remarquera que si Ambroise de Rancourt feint de tordre ses jolies mains en déplorant la désindustrialisation de la France, il les garde soigneusement à l'abri de la graisse et des fumées de cette "industrie" qu'il aime tant. Il aurait pu faire ingénieur, technicien, concevoir des robots, piloter des machines... Mais non, il préfère taquiner le Steinway, et pianoter des sottises communistes sur le clavier de son ordinateur.

Certes, tout cela est de son âge. En revanche, le vieux renard communiste Régis "de" Castelnau n'a aucune excuse, lui. C'est lui qui a ouvert la porte de son blog à de Rancourt. C'est lui qui manipule odieusement les illusions d'une jeunesse sans repères, après avoir passé toute sa vie à se faire le complice conscient et déterminé de l'idéologie la plus meurtrière de l'histoire.

C'est lui qui prend la défroque de l'homme de droite, du conservateur, en exploitant l'avantage que lui donne sa particule, en se prévalant de son ancêtre le général Edouard de Castelnau, en exhibant sa Légion d'honneur, en feignant de défendre l'ordre et l'intérêt général -- alors qu'il défend l'oppression étatiste, c'est-à-dire la forme contemporaine du communisme en France.

Et bien sûr, comme l'ont toujours fait les communistes, en exploitant les malheurs des pauvres gens, en prétendant prendre leur défense, alors qu'on nourrit leurs illusions et qu'on les conduit droit dans le mur. Et il s'indigne, en plus. Il fait de grands effets de manche, sa voix tremble, il a mal à sa France.

Inutile de dire qu'il soutient le régime russe.

Achille

@ Pierre Blanchard | 21 novembre 2018 à 19:27
« Des noms, des noms SVP Achille. »

Vous voulez des noms ? Je vais vous en donner.

Je suis d’accord avec vous concernant Alain Duhamel, le patriarche des journalistes.
J’ai quelques livres de lui dans ma bibliothèque et notamment « Les prétendants 2007 » dans lequel, quinze mois avant l’élection présidentielle de 2007, il passait en revue les candidats potentiels.
Certes, il avait oublié Ségolène Royal, mais difficile de lui en faire grief. S’il avait écrit le même bouquin à quinze mois de l’élection présidentielle de 2017, aurait-il évoqué le nom d’Emmanuel Macron ? Rien n’est moins sûr !
Quand on parcourt ce petit inventaire aujourd’hui, on s’aperçoit que tous les personnages évoqués ont disparu du paysage politique ou peu s’en faut.

Ceci étant, les journalistes que j’apprécie sont les suivants :
- Alba Ventura qui a succédé à Alain Duhamel dans l’édito politique de 7 h 20 sur RTL. Je trouve ses analyses très pertinentes et finalement dans la ligne de son prédécesseur.
- Guillaume Roquette du Figaro. Ce journaliste sait être pugnace sans sombrer dans la mauvaise foi habituelle de ceux qui veulent toujours avoir raison.
- Yves Thréard du Figaro lui aussi, Françoise Fressoz du Monde, Claude Weill qui a longtemps été au Nouvel Obs. Ils ont leur rond de serviette dans l’émission C dans l’air où ils nous offrent un débat contradictoire de bonne tenue permettant de bien cerner les facettes de l’actualité sans sombrer dans un brouhaha incompréhensible comme c’est trop souvent le cas dans certaines émissions.
- Caroline Forest, un peu agaçante quand elle part dans ses diatribes féministes, mais qui, dès qu’elle sort de ses obsessions, peut avoir des analyses très intéressantes sur plein d’autres sujets.
- Thomas Legrand dont je ne rate aucun édito à 7 h45 sur France Inter. Il a un style agréable où perce toujours une petite pointe d’humour.
- Christophe Barbier, même si parfois il a tendance à partir en vrille dans des démonstrations approximatives. Mais dans l’ensemble il a souvent une bonne approche des évènements en cours.
J’y ajouterai François Morel qui n’est pas un journaliste, mais plutôt un humoriste. Son billet du vendredi matin sur France Inter, tout en subtilité et causticité, vaut bien les éditos de journalistes professionnels. Un vrai régal !

Voici pour mes journalistes préférés. Ce n’est pas une liste exhaustive, mais juste celle qui me vient à l’esprit au moment où j’écris ces lignes.

Il y a aussi des journalistes qui m’agacent, ce qui ne saurait leur retirer le droit de figurer dans la catégorie « grandes plumes », terme qui semble tant vous irriter. Je ne les aime pas, c'est tout !

Elusen

@ caroff | 21 novembre 2018 à 23:48
▬ « ...le désordre causé par les Gilets jaunes(...)dans les cités "de non droit" »

Quel est le rapport ?
Bientôt il va nous jouer un parallèle avec la myxomatose du lapin !

▬ « Deux poids deux mesures donc, comme d'habitude... »

Et en plus, il est mauvais en physique !
Si vous avez deux poids, il faut forcément faire deux mesures.

Ange LERUAS

@ Marc GHINSBERG | 21 novembre 2018 à 09:21

Vous soulignez deux points.
1- Que faites-vous de l’investissement ?
2- Votre équation suppose que exportations=importations ce qui n’a rien d’automatique (exemple France et Allemagne).

Comme dit dans le texte pour expliquer ce qui ressort de l'économie, il faut deux heures, nous avons pas passé ces deux heures. Nous n'avons fait qu'écrire un peu moins que quatre écrans. C'est dire qu'il manque encore bien des développements à faire et au-delà des deux points que vous soulevez.

1° Où est l'investissement dans l'équation de la consommation nationale... il y est inclus. Puisqu'une partie du prix de nos consommations inclut un poste amortissement des investissements. Donc le réemploi de cet amortissement est la reconstitution de l'épargne utilisée à investir qui redevient investissable.

Maintenant le problème est de savoir s'il faut investir plus que les amortissements. On ne peut pas sans créer un déficit de la balance commerciale. C'est ce qui est démontré dans les deux heures nécessaires pour comprendre l'économie, pendant lesquelles il est expliqué la cause des crises donc le moyen d'y échapper, mais le sujet n° 2 va vous introduire vers la réponse relative au surplus d'investissement par rapport aux amortissements.

2° La balance commerciale équilibrée c'est un gage à ce que la valeur de nos productions, après remplacement des exportations par les importations, soit le suffisant et le nécessaire pour acquérir les consommations nationales mais ne reste ni monnaie ni consommation nationale de disponible.
Dans la réalité l'équilibre de notre balance commerciale c'est que nous avons produit pour les autres nations autant que les autres nations ont produit pour la nôtre.
Une balance commerciale c'est que nous consommons plus que notre équivalent produit et pour cela sortir des devises mais que nous n'avons pas. Reste alors la planche à billet ou l'emprunt auprès d'une nation à balance commerciale excédentaire qui elle consomme moins que l'équivalent qu'elle a produit.

Dans un monde équitable il ne peut pas être demandé à une nation durant quarante ans de plus produire pour nous et différer une consommation chez eux sans que par la suite le schéma ne s'inverse pour rendre aux autres les consommations qu'elles avaient différées et récupérer nos devises.
Nous avons là le début de l'explication de la crise de la dette souveraine quand nous parlons des nations, et de la crise des subprimes quand nous parlons des individus.
Deux crises qui font que l'arrêt des autres nations de produire pour que nous ne consommions pas plus que produit : c'est une perte de pouvoir de consommation par rapport à l'année précédente et de la dette qu'il n'est plus possible de convertir par un autre prêt comme c'était la coutume. Une dette qui doit son existence au fait que l’État n'a pas prévu dans son budget une ligne de remboursement des prêts postérieurs. Alors cette dette doit être compensée par du patrimoine dans le cas des nations comme des individus.

Maintenant afin qu'une autre question ne soit posée par vous, anticipons. Qu'en est-il du déficit du budget ?
Il est structurel puisque décidé par les élus, l'année précédant l'exécution dudit budget. Mais comme avec nos productions nationales nous avons suffisamment de valeur pour acquérir notre consommation nationale et pas plus, dont une partie pour nos consommations nationales, si l’État ne demande pas aux consommateurs de payer l'intégralité des consommations collectives, il reste aux consommateurs du cash pour davantage importer qu'exporter ; d'où déficit de la balance commerciale et sortie de devise de la nation.

Profitons puisque nous avons un mécanisme similaire pour voir le cas laissé en suspens : investir davantage que nos amortissements ou que l'épargne nationale. Dans ce cas la production utilisée pour l'investissement n'est plus disponible pour devenir une consommation nationale de ceux qui ont en main la monnaie investie, qui reste alors disponible sans en face une consommation. C'est un nouveau cash utile à exporter plus qu'importer mais par équité cela n'est possible que si les années suivantes le déficit de la balance commerciale est compensé par un excédent qui fait retourner les devises. L'ignorance fait que cette équité n'est pas au rendez vous et nos devises sont sorties pour revenir ponctionner du patrimoine.
Que font les nations excédentaires ? elles ont de quoi investir puis racheter du patrimoine des nations déficitaires.

La crise de 2008 comme la crise de la dette souveraine ou des subprimes est encore de cause comportementale reproduite en quantité ; mécanisme inclus dans les deux heures.

Giuseppe

Maître Goldnadel voit juste, le mouvement des Gilets jaunes est un "cri", le cri de celui qui n'avait rien et aujourd'hui moins que rien, le cri de celui qui avait un peu et aujourd'hui n'a plus rien, et aussi le cri de celui qui avait un peu et qui pense que demain il n'aura plus rien.

1 200 € expliquait une jeune soignante, pour se loger, se nourrir, se chauffer, et plus rien pour les loisirs, vivre un peu à côté, jeunesse ne se passera pas chez elle, il ne lui reste rien.

Rajouter une goutte de taxe de plus, plus une autre goutte, la peur s'est installée, chacun se voit descendre un barreau de l'échelle, à ceux-là même à qui l'on avait promis qu'ils allaient pouvoir la monter.

Le moment était très mal choisi, une goutte de taxe pour le symbole le plus puissant de l'autonomie, la voiture pour travailler et se déplacer, assurer l'essentiel sans pouvoir espérer le superflu, "sans espoir de duchés ni de dotations" pour ceux qui se lèvent tous les jours pour la survie.

1 200 €,le salaire de la peur, le pauvre qui travaille. Le prix du gaz qui s'envole, aussi celui de l'électricité et des assurances, sans compter les biens à consommer.
Le loyer, les pneus de la voiture à changer, la vidange, et la panne que l'on n'avait pas prévue qui vous laisse au bord de la route, au propre comme au figuré.
C'est cru un quotidien parfois, cruel pour certains.

Et des imbéciles de journalistes qui parlent de structuration dans les revendications, de fil rouge conducteur, que sais-je encore comme bêtise crasse, le "cri" et la peur du lendemain n'a pas de forme, et pourtant commentée à l'envi par des repus qui se croient encore sur les bancs de l'université en train de disserter. Imbéciles.

caroff

Je remarque que le gouvernement monte sur ses ergots en pointant le désordre causé par les Gilets jaunes.

Mais quid de son indignation et du maintien de l'ordre subséquent pour mettre fin aux incendies volontaires de milliers de voitures brûlées par les racailles chaque année ?
Que ne s'émeut-il des attaques contre les policiers, les pompiers, les médecins lorsque ceux-ci veulent accomplir leur devoir dans les cités "de non droit" ?
Deux poids deux mesures donc, comme d'habitude...

Il est vraisemblable que certains sauront s'en souvenir !!

Elusen

@ Savonarole | 21 novembre 2018 à 19:57
« ...si la présomption d'innocence existe au Japon. »

Non, système dit mixte.

La Common Law vieux droit frekkr (franc) qui se disait Ley commune.
Guillaume de Normandie, fondant l’Angleterre, importe ce système juridique. En langue anglaise l’adjectif se place avant le nom, ainsi cela devient : Commune Ley, avec la prononciation anglo-saxonne : Common Law.

Les Frekkrs (Francs) finissent par laisser tomber ce système absurde pour prendre le système germanique, que l’on qualifie de romano-germanique (celui qui accuse à la charge de la preuve), mais les Frekkrs donnant un nom à un royaume la France, puis le nom des sujets : françoise et françois, pour devenir avec la prononciation moderne française et français, vont adapter le système germanique en y ajoutant quelques trucs à leur sauce, dont la politique de l’aveu, plaçant la torture, pendant un temps, comme acte judiciaire.

Ainsi au Japon le droit civil est d’inspiration germanique, avec une adaptation en matière de faute, la présomption de la faute ; et le droit pénal d’inspiration germanique basé sur la Code pénal français impérial sur la définition des fautes, délits et crimes, le Japon lui-même un Empire fasciné par Napoléon, mais Common Law pour l’accusation.

Celui qui est accusé doit prouver son innocence, car pour les Japonais c'est basé sur l’honneur, le suicide, on assume et le mensonge est une honte nationale, voire sur toutes les familles, y compris la faute, le délit, le crime, tout le monde devient responsable dans la famille.

Assumer implique l’aveu, le Procureur, la Police peuvent interdire que vous soyez assisté d’un avocat pendant toute l’enquête, toute la procédure, sauf pour les étrangers qui feraient appel à la protection consulaire.

Par accord international, les étrangers, dans chaque pays, ont la protection consulaire.

Si vous avez de l’argent, en dédommageant très chèrement les victimes et en produisant une lettre d’excuses où vous reconnaissez tout en vous auto-flagellant, vous auto-injuriant, pleurant, baissant la tête, vous pouvez vous en sortir.
L’humiliation est un acte judiciaire pour le Japon.

Je pense que si Carlos Ghosn se coupe un doigt en direct à la télé pendant une conférence de presse et en le remettant dans un mouchoir tout en chialant sa race, le conseil d’administration de Nissan devrait lui pardonner.

Le Japon pratique la peine de mort !

Giuseppe

Thierry Bolloré devrait faire l'affaire, passé par les pneus et les pots d'échappements - sans aucun doute meilleure école que celle des poulets nourris au tout aliment de l'ENA -, il devrait savoir mener la barque Renault sans problème, il pratique la voile paraît-il.
Indispensable Ghosn ? Pas besoin de citer l'adage bien connu.

En plus il a débuté chez les "Jaunards", excellente école, je ne sais s'il a touché du ballon ovale, mais au moins il doit savoir ce qu'est l'abnégation.

Patrice Charoulet

Gilets jaunes à La Réunion (suite)

J'avais regretté ici de ne rien trouver concernant les Gilets jaunes à La Réunion dans la plupart des grands médias français. C'est fini : ce mercredi, tout le monde s'y est mis, y compris dans les émissions de débats les plus connues.
Dans l'intervalle, Exilé avait eu l'obligeance de me donner et de nous donner un lien renvoyant à un site réunionnais peu connu des métropolitains et je l'en remercie.
Ayant vécu douze ans à La Réunion, je connaissais ce site, que je ne visitais plus depuis mon retour dans ma ville natale.
Or, il se trouve que je connaissais très bien l'homme qui anime ce site d'informations : son nom est Pierrot Dupuy. Nous avions les mêmes sympathies politiques et nous avons causé maintes fois.

Si l'on clique sur ce lien, on trouvera plusieurs vidéos éclairantes. « Des gamins photographiés en flagrant délit de pillage », « La vidéo du pillage d'un conteneur du Score du Chaudron *» (*quartier populaire de Saint-Denis), « Saint-Gilles en flammes en guise de couvre-feu », « Mon pays bateau fou »....
L'incendie et le chaos réunionnais, nés du mouvement irresponsable des Gilets jaunes, ne sont pas près de s'éteindre.
Deux avions pleins de CRS, venus de Roissy, à mon humble avis, et des centaines d'arrestations feraient le plus grand bien. Et permettraient un retour à l'ordre.

Daniel Ciccia

La dignité républicaine était représentée ce soir à l'Élysée au cours de la rencontre entre les maires et le président de la République.
Très instructif.
Les commentateurs assuraient que M.Macron allait être hué et qu'il n'avait pas eu le courage de se présenter devant leur congrès en raison de son impopularité.
M. François Baroin a servi la République de manière exemplaire dans cet épisode.
Quelques heures avant, pendant les questions au gouvernement, M. Jean Lassalle, au fond égal à lui-même, se donnait en spectacle en enfilant un gilet jaune.

Savonarole

C'est tout de même stupéfiant que sur le propre blog d'un homme de loi, on exécute un Français en taule au Japon, qui aurait par ailleurs "trois nationalités".
Curieuse remarque de la part de celui qui défend mordicus d'autres smalas qui ont les semelles au vent. Suivez mon regard.
"La France est un hôtel" (Jacques Attali).
Soit vous vous êtes trompés de blog, soit vous bandez déjà à l'idée qu'il soit coupable.
Un peu de retenue.
Catherine Jacob serait bien inspirée de nous dire si la présomption d'innocence existe au Japon.

genau

Bon, la messe est dite par l'OFCE: en dix ans les Français ont perdu 480 € de pouvoir d'achat. Il faut certes analyser le résultat, pour s'assurer que ce n'est pas le GIEC qui l'a déterminé, parce que là, les additions sont souvent fausses.

Ghosn: mort de rire. On peut être un immense capitaine et c*n comme une valise sans poignée.

Carbone et taxes: pas la peine de se gendarmer ni de manifester, ce qui sera enlevé sera ajouté et ce qui a été remis sera remplacé. Ce sont les saintes écritures de tout gouvernement.
En revanche, le mensonge budgétaire est bien réel, le montant de la taxe ne va pas à la transition énergétique mais au budget général, ce n'est pas une recette affectée.
D'où on tire aisément que le spectre du carbone n'est rien d'autre qu'une avenue fiscale au service d'une notion irresponsable: l'écologie. Celle-ci devrait se concentrer de la lutte contre la pollution qui empoisonne les humains. Mais, de fait, ceux-ci ne sont pas indispensables à la planète qui, par ailleurs, ne court aucun danger.

C'est donc bien une niche fiscale: faire peur pour soutirer des impôts, en droit pénal, ça s'appellerait du chantage s'il n'y avait l'onction de la Loi. La plus grande escroquerie du siècle et qui marche bien: balayés Panama, le Crédit de Bordeaux, les emprunts russes, le vignette, là, tout le monde est d'accord: il faut sauver la planète. La pollution ? Pas intéressant, ça ne tue que les hommes, et là, je suis plutôt d'accord.

Allez en Corse, l'eau y devient plus polluée que partout ailleurs, et ça sera encore pire quand les forages pour l'exploitation du gaz auront commencé en Méditerranée orientale, au-delà de Chypre. En outre, il y a déjà toute la pollution venant du Maghreb, égouts, déjections, rejets industriels, rivières de plastique et enfin, le trafic démentiel des porte-conteneurs et des vraquiers. Vive les vacances... onéreuses.

Mais avez-vous remarqué le silence sur ce sujet ? On sait, mais on n'alerte pas, ce n'est d'une part pas taxable, d'autre part, ça ne se voit pas encore ; c'est juste dans l'eau, en suspension et si les gogos se détournent de cette île paradisiaque, la mafia locale sera fâchée.
Bien sûr, c'est une caricature, mais s'en prendre au carbone, c'est vraiment pas sympa, parce que sans carbone, plus de vie. Inéluctable.

Pierre Blanchard

@ Achille | 21 novembre 2018 à 07:46
« Il en est du journalisme comme de n’importe quelle discipline. Les grandes plumes, les éditorialistes les plus affûtés ne vont certainement pas gaspiller leur talent dans un petit journal à faible tirage. Quand ils sont sollicités par un grand média (presse, radio ou TV) ils y vont. Leurs analyses sont certainement bien plus crédibles que celles d’un folliculaire de petit journal local à faible tirage qui vit de fake news et de propagande souvent grossière. »

Des noms, des noms SVP Achille.

En désaccord total avec vous Achille, car si vous considérez le quarteron (en fait bien plus nombreux malheureusement !) de journaleux de type « vieilles grandes plumes » recyclées (je ne citerai pas de noms en raison de leur grand âge), en excluant Alain Duhamel qui a toujours été pertinent, et n’a jamais été aussi libre dans ses paroles qu’en ce moment… que vous reste-t-il comme grandes plumes : les spécialistes de rodéo movies de la presse écrite qui se rêvent avec leur tête « dans un écran téléviseur » (façon école des fans de Jacques Martin quand ils étaient plus jeunes) et qui doivent se déplacer en moto avec chauffeur pour passer rapidement d’une chaîne TV de 18h00 à une radio, puis TV du soir, puis de seconde partie de soirée* et ce entre Europe, RTL, RMC, FI et FI etc. et autres émissions TV d’info en continu ou non… Ne connaissant strictement rien ou pas grand-chose aux sujets abordés mais constamment présents en tant que représentants de ce que vous osez appeler « les grandes plumes ». Allez, quelques noms : je commence par Yves Thréard, au hasard, et vous me citerez les suivants, et suivantes !!

Heureusement, de temps à autre, un journaliste exceptionnellement invité sauve le gazouillis/gargouillis ambiant par ses connaissances parfaites du sujet traité… mais ce n’est malheureusement que très très rare, car il est bien plus simple pour les médias radio/TV d’offrir leur rond de serviette aux mêmes invités enfonceurs de portes ouvertes, parlant de tout sur tout avec des notions généralistes à profusion... et se raccrochant aux fiches rédigées par des élèves des écoles de journalisme identiques à ceux qui leurs permettent d’écrire leurs livres…

Vous terminez en écrivant :
« À chacun ses sources ! »

Je vous laisse les vôtres et veuillez concevoir qu’il est parfois utile et nécessaire de lire et écouter d’autres sons de cloche, qui parfois, comme les lanceurs d’alerte, nous informent avant que nos "grandes plumes" ne les reprennent, uniquement si le sujet est porteur… bien évidemment.

Et pendant ce temps, depuis quinze jours, nous sommes tous sous l’emprise d’un surdosage d’infos sur les Gilets jaunes en tout genre (chacun y va de son interview de celui qui veut dégommer Macron, refaire des élections législatives, etc.), histoire de bien noyer le poisson** d’une révolte qui embarrasse le pouvoir qui ne comprend rien, et il n’est pas le seul parmi la gent politique.

A Exilé qui a écrit à Patrice Charoulet le 20 novembre 2018 à 17:22
Le jour où vous aurez compris que la vérité ne sort pas nécessairement de la bouche de ce que vous appelez « les grands médias », vous aurez fait de grands progrès en matière de traitement de l'information - ou de la désinformation - et d'esprit critique...

Vous répondez :

On se demande bien à partir de quelles sources d’information, pour ne pas dire d’officines, vous vous forgez votre opinion.

Parfois, ce que dédaigneusement vous dénommez « officines » apporte des informations bien plus proches de la réalité de terrain que vos « grandes plumes »…

Et pourtant, que cela vous plaise on non, j'aime bien vous lire Achille, mais pas sur ce coup-là ! ;-)

* Vers 22h00 il arrive même parfois, vu les rediffusions, que le même intervenant apparaisse en même temps sur les chaînes 5, 15, 16, 26…

**si vous n’êtes pas pêcheur, vous trouverez quand même !

Robert

Comme le titre de votre billet le laisse clairement entendre, Monsieur Bilger, monsieur Macron n'est pas, et l'on peut le regretter amèrement, Georges Pompidou.

D'autres que moi ont expliqué ici les différences. Ce qui lui manque le plus est le sens politique : il n'est qu'un pur technocrate incapable de comprendre le peuple qui l'a élu. Encore moins de comprendre le sens de cette révolte qui s'oppose à sa politique, ces gens dont monsieur Philippe estime qu'ils sont une minorité ! Alors qu'ils représentent les classes moyennes en voie de déclassement et les classes populaires qui éprouvent les plus grandes difficultés à joindre les deux bouts dans cette société exclusivement consumériste.

En complément de votre analyse je voudrais, si vous le permettez, inviter vos commentateurs (et commentatrices bien entendu !) à lire les deux derniers billets de Régis de Castelnau qui me semblent fournir une analyse complète, détaillée, fondée de la situation.
Le premier s'intitule "Gilets jaunes : nous sommes le peuple" (http://www.vududroit.com/2018/11/gilets-jaunes-sommes-peuple/). J'en retiendrai ce paragraphe au titre évocateur : "Les pauvres : coupables, forcément coupables…"

"Il y a, aussi, la culpabilisation. Culpabilisation sur fond de chantage écologique, d’une part, quand bien même les privilégiés donneurs de leçons anti-populistes prennent l’avion et polluent l’atmosphère au kérosène pour se rendre dans leurs résidences secondaires des Baléares ou d’ailleurs, peu importe où, le monde est leur terrain de jeu, les distances pas davantage que les identités territoriales ou nationales n’ont de sens pour ces gens-là. Exit l’exit tax, empapaoutée la flat tax. Le verdict est clair : les coupables, ce sont les prolos et, comme disait Alphonse Allais, on va faire payer les pauvres, d’accord ils n’ont pas beaucoup d’argent mais ils sont nombreux."

Son second billet va plus loin dans l’analyse et s'intitule "Gilets jaunes : la dérangeante odeur du pauvre" (http://www.vududroit.com/2018/11/gilets-jaunes-derangeante-odeur-pauvre/).
Il situe ces manifestations dans leur contexte de fond. Ce que son introduction montre à l'évidence en s'appuyant sur un constat de divorce absolu entre une certaine bourgeoisie soutien de monsieur Macron et le peuple, pauvre ou en voie de paupérisation. En l'espèce, monsieur Macron rappelle plus le roi Louis-Philippe et se trouverait en grande difficulté pour écrire le livre de Louis-Napoléon Bonaparte, futur Prince-Président : "Extinction du paupérisme" puisqu'il organise objectivement le paupérisme d'une grande majorité de Français actuels et futurs. Voici l'introduction du second propos de Régis de Castelnau :

"Ces gilets jaunes. Tout ce bruit pour quelques litres d’essence et de gazole. Alors même que la planète court à la catastrophe environnementale, tous gyrophares dehors, sirènes hurlantes. Et d’ailleurs, est-ce qu’ils sont si malheureux, si pauvres que ça ? Tous ces beaufs de sortie, qui exposent sans honte leur crasse et leurs caprices sur nos ronds-points, ont-ils vraiment de quoi se plaindre ? Ne cacheraient-ils pas, dans le secret de leurs pavillons flambant neuf, de coupables écrans plats, de honteux 4×4 et, en cherchant bien, des billets dans leurs matelas ?
Honte de cette nouvelle pauvreté qui défile dans l’espace public. Un peu de pudeur, les ploucs ! Surtout : pas de scandale. Ne faites pas honte à la Nation, avec vos pneus brûlés et vos sales gueules. Dans le Nouveau Monde, on marche, ou on crève. Et en silence. De la dignité : la planète vous regarde ! Et ce n’est pas avec vos revendications puantes et vos caprices de sales gosses trop gâtés que vous nous ferez regagner la confiance de l’Allemagne. Vous savez combien ils gagnent, en Bulgarie ? Vous ne voyez donc pas que vous gênez, avec vos sales comportements ?"

Valery

@ Achille
"Leurs analyses sont certainement bien plus crédibles que celles d’un folliculaire de petit journal local à faible tirage qui vit de fake news et de propagande souvent grossière."

C'est très discutable, lorsqu'on sait que 90% des journalistes sont de gauche et que forcément à l'embauche ça joue. Toutefois, partons, en théorie, de l’hypothèse que vous avez raison.

La chaîne la plus regardée au monde c'est BBC. En deuxième position et à peu d'encablures on retrouve Fox News. Cependant, les prismes à travers lesquels BBC et Fox News analysent l'actualité s'opposent en tout, comme le jour et la nuit: une considère que le globalisme est le progrès et l'avenir, l'autre qu'il détruit les nations car il gomme la sève unique leur ayant permis de croître. Une considère que l'immigration est toujours un atout, l'autre est beaucoup plus prudente et invite à regarder les statistiques et les résultats sur la cohésion sociale. Une considère que Trump est un idiot et ne se prive pas de mettre des mots dans sa bouche, l'autre est bien plus objective et rappelle ses résultats. Une considère que la race blanche est à jamais condamnée à payer pour son "impérialisme" de jadis, l'autre rappelle que sans l'aide des blancs, à travers des fonds réservés, tarifs préférentiels, prêts à taux unique, accueil et soin des immigrés, apport technologique et recherches dans la médecine, d'autres races et pays entiers ne seraient maintenant que des noms sur des plaques commémoratives.

Voilà pourquoi, même si vous avez raison, le débat reste entièrement ouvert, et que suivant votre logique, je peux vous rétorquer que je m'en fiche de ce qu’écrit Libération et Le Monde, tous les deux étant à des années-lumière des niveaux d’écoute de Fox News.

Mais finalement, cela ne change rien, qu'on croie ou pas dans les niveaux d’écoute, on ne change son point de vue que si la réalité devient le miroir des faits observés. Certains continueront à nous affirmer que les petits journaux d'ici et là, ne font que déverser de la propagande. Sauf que pour des millions de gens, cette propagande est le miroir de leur réalité, ça se passe dans leur pays, dans leur quartier, dans leur cage d'escalier. Pour eux ce n'est pas un mensonge et leur colère monte, surtout quand on leur dit que ce qu'ils voient ce n'est pas la réalité, et que le problème c'est eux, pas assez généreux, pas assez éduqués, pas assez compatissants. Et c'est là que la presse alternative fait son nid et se montre nécessaire, en apaisant la frustration tout en mettant des mots justes sur la réalité observable. Ne tirez pas sur cette presse, sans elle vous auriez déjà une guerre civile sur les bras.

finch

Ce mouvement des Gilets jaunes est spontané, créé par Internet, issu du peuple qui n'en peut plus de l'assommoir des taxes sans cesse inventées ou aggravées, agressives, sous des prétextes fallacieux, notamment l'écologie punitive (alors qu'il s'agit simplement de remplir les caisses de l'État), en dehors de toute filière répertoriée.

Devant la révolte, le gouvernement est clairement à présent engagé dans une lutte de communication. Il a les moyens et l'expérience pour agir, de même que les modalités. On a vu la propagande de Castaner où la bonne foi des derniers arguments invoqués n'était pas la qualité première. Le motif bidon de la transition énergétique marche mal alors on avance, en dernier ressort, d'autres dissuasions, en particulier les plus épouvantables qui soient ou qui sont censées l'être. Tout est bon pour salir le noble et le pur. Y compris les outils cachés, occultes. Attention danger ! Devant une exaction, il faut se soucier de la provenance (dixit aujourd'hui Christine Clerc sur une chaîne d'information continue…). Derrière chaque tentative de destruction d'image, la manipulation couve.

Le mode opératoire du pourrissement (ramener à soi l'opinion publique en tentant de discréditer l'ennemi…) qui a marché pour imposer le nouveau statut des cheminots et contrer les zadistes de Notre-Dame-des-Landes risque cette fois d'échouer…

Pour le gouvernement, le cauchemar serait, en ce 24 novembre, une place de la Concorde ou une avenue des Champs-Elysées bourrée de protestataires affublés en jaune fluo... Fatal symbole ! La manifestation sur cette place a été interdite pour cette raison. Elle présentait aussi l'inconvénient d'être trop proche des lieux forts du pouvoir.

Il y a plus de trente ans, la manifestation géante en faveur de l'école libre avait rassemblé dans les rues de Paris deux millions de personnes selon les organisateurs, 850 000 selon la police. Peu après, Mitterrand abandonnait le projet Savary et son premier ministre Pierre Mauroy démissionnait ainsi que le ministre Alain Savary… C'était aussi un 24 du mois… mais pas celui de novembre… celui de juin… en l'an 1984.

Faut-il y voir un signe du destin ?

Pendant les événements de Mai 1968, Pompidou était à la manoeuvre tandis que de Gaulle était à la ramasse. Pompidou a composé, négocié pour aboutir aux accords de Grenelle. Pendant ce temps, de Gaulle continuait de ne rien comprendre. Pompidou était armé de son bon sens de fin fond de terroir et de son humanisme transcendant tandis que Macron et E. Philippe n'affichent en ce moment, en tout et pour tout, que leur arrogance autiste et insensible. Entre Macron et E. Philippe le plus rétif des deux à reculer est le Premier ministre : engoncé dans ses bottes en digne disciple d'Alain Juppé…

Les Gilets jaunes vaincront. Leur mouvement né dans l'approbation populaire, mourra à l'identique, une fois l'objectif atteint. Des têtes tomberont peut-être. Peu importe lesquelles, car elles ne finiront pas dans le panier d'osier. Les postures aveugles du dirigisme hermétique sont d'ores et déjà vouées aux gémonies de l'histoire. Le peuple conservera le dernier mot. Il le fait savoir, parfois violemment, si par malheur on tente de l'humilier…

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