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04 novembre 2018

Commentaires

breizmabro

@ Claude Luçon 05 novembre 2018 à 20:58

Au fait, ça vous a interpellé vous, à part ce soir, le suicide de ce garde républicain à cause des "méthodes de management depuis l'été 2017 qui ne permettent pas aux gardes républicains d'accomplir sereinement leurs missions en raison d'une trop grande fatigue morale et physique liée à une surcharge de travail sans cesse croissante" ?

breizmabro

@ Claude Luçon
"Drôle de façon de regretter le suicide de ce garde républicain"

Hop, hop, hop, sujet verbe complément, le commentaire sur le suicide de ce garde républicain émanait de sa hiérarchie qui disait :

"Un profond malaise règne au sein de la CSHM depuis maintenant plusieurs mois. Le quotidien des gardes républicains, notamment leurs rythmes de travail et leur vie de famille, a été fortement affecté par l'accroissement du temps de service consécutif à une modification en profondeur des différents plannings de garde, à la multiplication des missions liées à la primature" écrivent les signataires"

"Les méthodes de management depuis l'été 2017 ne permettent pas aux gardes républicains d'accomplir sereinement leurs missions en raison d'une trop grande fatigue morale et physique liée à une surcharge de travail sans cesse croissante"

Quant au commentaire du rigolo de service, si vous saviez où je me mets ses interpellations pseudo-barcelonnettes...

Robert

J'avais évoqué dans mon commentaire du 4 novembre 2018 à 12h39, que Claude Luçon 04 novembre 2018 à 17:14 a estimé complémentaire du billet de notre hôte, l'inversion des valeurs dans notre société.

Sur le site Boulevard Voltaire, j'ai repéré un article qui me semble montrer jusqu'où, y compris la justice, cette société, si l'on me permet cette expression triviale, "marche à côté de ses pompes".
L'article s'intitule : "Justice et forces de l’ordre : la condamnation de trop ?". Il évoque la condamnation ferme avec inscription au casier judiciaire d'un adjudant-chef de gendarmerie. Les faits sont les suivants : "Un gendarme de 53 ans a été condamné, ce mercredi 3 octobre, à trois mois de prison avec sursis, six mois d’interdiction d’exercer sa profession et inscription de ladite condamnation au bulletin n° 2 de son casier judiciaire. L’adjudant-chef dont il est question comparaissait, en effet, devant le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières pour avoir giflé un mineur qui s’en était pris son épouse. À noter que les représentants de « la victime » n’ont pas estimé nécessaire de se porter partie civile à l’occasion de ce procès. C’est dire l’importance qu’eux-mêmes attachent à ce fait divers qui, pourtant, est tout a fait révélateur de la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui." (http://www.bvoltaire.fr/justice-et-forces-de-lordre-la-condamnation-de-trop/)

Ce type de condamnation confirme bien que c'est le principe même d'autorité qui est jeté aux orties. Ce n'est certainement pas avec ce type de condamnation que notre pays redressera la barre, surtout lorsqu'on entend que les juges des enfants du tribunal de Bobigny dénoncent dans une tribune leur incapacité à faire appliquer rapidement leurs décisions.
Nul doute que Mary Preud'homme ne manquera pas de relever cette information qui s'inscrit dans sa réflexion du 5 novembre 2018 à 14h21 !

Claude Luçon

@ breizmabro | 05 novembre 2018 à 18:59
Votre interprétation sur le suicide de ce gendarme dans les jardins de Matignon est particulièrement dégueulasse.
Comment osez-vous, du fin fond de votre patelin, donner une explication sur un geste fatal qui ne souffre pas qu'une bigoudine vienne nous accabler de sa science.
Taisez-vous Breizmabro.
Rédigé par : Savonarole | 05 novembre 2018 à 20:07
"@ Savonarole 05 novembre 2018 à 20:07
Et moi je vous emmerde monsieur le marin à veste Barbour !
Rédigé par : breizmabro | 05 novembre 2018 à 20:37"

Drôle de façon de regretter le suicide de ce garde républicain.

breizmabro

@ Savonarole 05 novembre 2018 à 20:07

Et moi je vous emm***e monsieur le marin à veste Barbour !

Ellen

@ breizmabro | 05 novembre 2018 à 18:59

C'est horrible ce qu'il se passe sous Macron. Nous partageons toute notre peine avec la famille du gendarme qui a dû beaucoup souffrir pour mettre fin à ses jours. Macron est à mon avis un horrible Président pour les Français. C'est la faute de Hollande et de Valls qui l'ont fait rentrer à Bercy et à l'Elysée. Nous n'avons que des nazes.

breizmabro

@ Giuseppe 05 novembre 2018 à 15:24
"...après l'infrastructure, la plaque uniformément chargée à bord encastré, plaques circulaires of course"

Certainement mon cher maître ;)

Mais en vrai "la plaque uniformément chargée à bord encastré, plaques circulaires" c'est quoi ?

En même temps je m'en fiche un peu (sans vouloir vous fâcher) moi en ce moment avec mes ami(e)s on est plutôt sur le coup de la pêche à la crevette, le bouquet, la belle, la vraie, la bretonne, celle que l'on cuit dans l'eau de mer.

Et forcément j'ai une grosse pensée pour vous et vos superbes montagnes.

Adéo Giuseppe ;)

Savonarole

@ breizmabro | 05 novembre 2018 à 18:59

Votre interprétation sur le suicide de ce gendarme dans les jardins de Matignon est particulièrement dégueu***se.
Comment osez-vous, du fin fond de votre patelin, donner une explication sur un geste fatal qui ne souffre pas qu'une bigoudine vienne nous accabler de sa science.
Taisez-vous Breizmabro.

semtob

Cher Philippe,

"L'homme retourne à l'homme" a dit Maurice Genevoix, dans une histoire d'écureuil et d'un vieil homme commandant. Une histoire pour les enfants supposait-il.
Mais à ce jour comment entendre cette phrase ?
Allusion à la poussière ? A l'animalité ? A la solidarité ?
Il faudrait un peu de principe de réalité.
Un peu de principe, un peu de tête au singulier ou pluriel.
françoise et karell Semtob

breizmabro

Et pendant qu'Edouard allait faire des mamours à un ancien chef du parti communiste vietnamien, un gendarme de 45 ans, qui faisait partie de la Garde républicaine, a été retrouvé lundi matin, en uniforme, son arme de service à ses côtés, dans les jardins de Matignon (la thèse du suicide est privilégiée).

Il y a quelques semaines, les gendarmes affectés à la protection de Matignon dénonçaient leurs conditions de travail dans une lettre à leur hiérarchie.

Un courrier envoyé le 29 août a été révélé début octobre par L'Essor, la revue de la Gendarmerie. Le document est signé "les gendarmes de la compagnie de sécurité de l'hôtel Matignon" (CSHM, 2e régiment d'infanterie de la Garde républicaine).

"Un profond malaise règne au sein de la CSHM depuis maintenant plusieurs mois. Le quotidien des gardes républicains, notamment leurs rythmes de travail et leur vie de famille, a été fortement affecté par l'accroissement du temps de service consécutif à une modification en profondeur des différents plannings de garde, à la multiplication des missions liées à la primature" écrivent les signataires.

"Les méthodes de management depuis l'été 2017 ne permettent pas aux gardes républicains d'accomplir sereinement leurs missions en raison d'une trop grande fatigue morale et physique liée à une surcharge de travail sans cesse croissante".

"Nous sommes parfaitement conscients que notre démarche n'est pas conventionnelle, poursuivent-ils, soulignant leur devoir de réserve, mais "nous sommes arrivés à un point de non-retour".

(31 gendarmes suicidés cette année ! Un tiers d'escadron !!)

Je ne suis pas militariste mais j'aurais aimé que les hommes (ou femmes ?) qui protègent le Premier ministre soient un peu plus respectés.

En même temps.. j'imagine qu'Edouard va dire à la famille de ce gendarme : "Je regrette son geste mais J'ASSUME".

Edouard a à son service 38 personnes pour sa sécurité et 14 chauffeurs qui ne doivent pas connaître le prix du carburant.

164 personnes dans son secrétariat. Son seul cabinet compte 67 personnes pour le conseiller, dont 11 personnes affectées à son cabinet militaire.

Y'avait pas un postulant au job de président de la République qui nous avait dit "je vais supprimer 50 000 postes de fonctionnaires ?"

En même temps Doudou a dit en août 2018 qu'il supprimerait 4 500 postes.

Du coup, à Matignon, ç'a été le gendarme le premier.

Solon

Personne n'a prononcé le mot "force." Comme dans "force doit rester à la loi". Tant que, à la fin d'une journée d'émeute ou de black blocs en liberté, le ministre de l'Intérieur tirera gloire du fait que les forces de l'ordre n'ont pas seulement cassé un ongle chez les casseurs, ça recommencera avec les mêmes ! Interpellations ? A quoi bon ? Il n'y a pas de sanctions.

Michel Deluré

En fait, le pouvoir politique dans notre société démocratique louvoie toujours entre liberté et ordre, comme si les deux notions étaient antinomiques, comme si la liberté pouvait exister sans ordre.
Le pouvoir politique faillit parce qu'il manque de courage et craint en permanence qu'un excès d'ordre soit perçu comme une atteinte à ce bien, si cher pour le citoyen, qu'est la liberté alors que cette dernière ne peut qu'être régie par un ensemble de règles.

La responsabilité du pouvoir politique est d'identifier clairement la ligne de démarcation en deçà de laquelle l'ordre est nécessaire à la liberté et au-delà de laquelle il lui nuit.

Comme l'exprimait Saint-Just, la différence entre liberté et servitude, c'est que pour la première nous dépendons de "lois raisonnables" alors que pour la seconde nous sommes soumis en revanche à des "lois injustes".

Croire comme l'exprimait Victor Hugo que « tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité » constitue une erreur. C'est ce genre de croyance qui peut d'ailleurs conduire au renoncement, au défaitisme de nos dirigeants politiques.

Michelle D-LEROY

@ breizmabro
"Oui Manu est un arrogant personnage et son "j'assume" est bien un "je vous emmerde" et le E. Philippe fait la même chose avec ses 80 km/h qu'il "assume" et les taxes sur le pétrole qu'il "assume" aussi."

Cette affaire de taxes sur le carburant en est la preuve et j'approuve.

Ils disent qu'ils ne reculeront pas parce qu'une part il n'y a plus d'argent dans les caisses et que c'est pour le bien de la planète, mais en même temps ils n'hésitent pas à organiser des déplacements quotidiens coûteux en argent et en carburant. Ils se moquent donc de nous ouvertement et outrageusement.

Pour la petite histoire, je me souviens, début 2017, des funérailles de M. Beulin, Président de la FNSEA, à la cathédrale d'Orléans où le chef de l'Etat M. Hollande avait traversé la ville avec une escorte de onze véhicules et plusieurs motards. Juste un exemple de déplacement coûteux en argent et en carburant, que j'ai pu constater par moi-même, imaginons donc l'itinérance mémorielle avec en plus la réception des soixante chefs d'Etat.
Les taxes sur le carburant ne seront pas de trop pour couvrir les frais. Si encore ces déplacements servaient à la mémoire des poilus, il y aurait demi-mal, mais ils servent surtout à l'ego présidentiel.

Face à la grogne, l'exécutif, en bon socialistes qu'ils sont et pour faire taire les plus râleurs, finira par octroyer une petite prime sociale pour certains "pôvres", tout en maintenant la facture à payer sur la majorité.

De la sécurité ils s'en moquent, laissant aux peuples ce sujet bien trop populiste.

Vous avez raison, Macron et E.Philippe, c'est la gauche caviar.

Exilé

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner nous déclare "qu'il y a eu une centaine d'interpellations pour la nuit d'Halloween avec un nombre d'incidents largement inférieur à celui des années précédentes et des dégâts bien moindres même s'ils demeurent totalement anormaux et scandaleux".
Et je parie qu'il nous tiendra les mêmes propos pour la nuit de la Saint-Sylvestre à venir.

M.Castaner ne fait que nous resservir la soupe avariée qui était la spécialité de ses prédécesseurs, qui se tapaient sur le ventre de satisfaction à chaque fois qu'ils dénombraient une réduction de quelques unités sur les centaines d'incendies criminels constatés à l'occasion des festivités alors que le chiffre aurait normalement dû être égal à zéro.
Oui, zéro, aucun, pas un seul, wallou, comme il y a cinquante ans avant que certaines prétendues traditions ne se soient installées en France.

Faudra-t-il encore, quitte à radoter, dire et et redire qu'un incendie volontaire de véhicule ou autre ne relève pas d'un incident mais d'un crime ?

Quand les médias présentent ces manifestations comme des traditions locales, j'ai ainsi eu l'occasion d'apprendre par la PQR que par exemple les incendies de véhicules à Strasbourg-Neuhof et autres lieux relevaient d'une tradition alsacienne (ce que Philippe Bilger nous a soigneusement caché ;-)) nous ne pouvons que nous inquiéter du niveau de banalisation de la délinquance et de ses dérives criminelles.

Enfin, dans quels autres pays du monde et d'Europe assistons-nous à un tel niveau d'ensauvagement ?
Pourquoi à la Saint-Sylvestre la ville de Strasbourg est-elle livrée aux feux d'hydrocarbures (que font les écolos ?) alors que rien d'équivalent ne se passe de l'autre côté du pont de Kehl ?
Pourquoi ?

Giuseppe

@ breizmabro | 05 novembre 2018 à 10:47
"Antiphrase. Le concept est une abstraction, une vue de l'esprit il ne peut donc être une infrastructure qui est la fondation d'une structure."

Là, chapeau ! Non contente de hisser la voile vous investissez le dur, le concret, "L’État étant un concept, une infrastructure" nous a bien fait rire. Sacré joueur de toupie, il n'en loupe pas une, égal à lui-même, "trop bon pour… trop c... pour aller ailleurs" - honte à moi !
Mais le pire c'est qu'il ne le fait pas volontairement.

Pour vous l'étape suivante - vous sauterez la classe vous le méritez - ce sera, après l'infrastructure, la plaque uniformément chargée à bord encastré, plaques circulaires of course.
Je vais devoir bûcher ferme car avec vous tout est possible.

Bon vent et bonne infrastructure.

Exilé

@ Marcel P
« Ou alors on retourne sur les bancs de l'école et on admet qu'existait bien un courant très franchement socialiste au NSDAP, sans lequel on ne peut expliquer le sens de la nuit des longs couteaux. »

Surtout, ce socialisme nazi revendiqué haut et fort par les fondateurs de cette mouvance, était comme celui de Jaurès de type violemment athée et anti-chrétien.
Un homme sans Dieu est condamné à faire n'importe quoi et généralement le pire.

Dans le genre il n'est point nécessaire de remonter aux années 30 ou 40 pour ressusciter des horreurs, rappelons tout de même que le génocide cambodgien de 1975, plus proche de nous, n'a pas été perpétré par des nazillons plus ou moins fantomatiques agités comme des épouvantails mais par des gens bien réels situés dans la lignée du marxisme-léninisme, estampillés conformes par certains de ces grands médias français si respectables.
Chose curieuse, dans ce cas cela n'a eu l'air d'émouvoir personne.

Et rappelons aussi, même s'il faut bien entendu relativiser les choses, que le racisme a aussi été un compagnon de route du socialisme français, eh oui.
Léon Blum à la Chambre des députés le 9 juillet 1925 :
« Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d'attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture... »

Par ailleurs Jaurès, présenté comme un parangon de vertu, a été antisémite durant une partie de sa carrière.

Et pour revenir sur l'idée simpliste répétée par Achille que l'ouverture des frontières relèverait d'une attitude socialiste exclusivement dans sa version de gauche, notons aussi qu'aucun régime politique - à part le régime révolutionnaire français - n'a autant ouvert de frontières en aussi peu de temps en Europe que le régime d'un certain chancelier.
Qui rêvait aussi d'une grande Europe...

Mary Preud'homme

Défaitisme et laxisme à tous les étages.
Le héritiers comme souvent ont dilapidé l'héritage.
Plutôt que d'en faire l'inventaire et avoir à cœur de préserver, sinon mettre en valeur et faire fructifier le patrimoine laissé au prix de durs combats dans tous les domaines, ils se sont gavés et ont même l'outrecuidance, aujourd'hui, alors qu'ils n'ont fait que se la couler douce et vivre d'une rente de situation, de se comparer à leurs ancêtres respectifs qui eux ont vraiment souffert (guerres, combats, privations, rejets, intolérances tous bien réels).

Génération actuelle de pseudo-victimes en tous genres et de toutes origines qui passent le plus clair de leur temps à pleurnicher sur leur sort et désigner des boucs émissaires, ce qui les exonère de balayer devant leur porte, s'interroger sur leurs propres failles et se retrousser les manches, à l'image de leurs valeureux ascendants auxquels ils ont le culot de se comparer, alors que ces derniers très probablement les renieraient, eu égard à leur paresse et leur veulerie !

Le courage, la dignité, l'honneur, autant de vertus dont personne n'a le monopole, n'en déplaise à ceux qui passent leur temps à salir, dénaturer et propager la haine.

Si seulement les médias au lieu de nous gaver de leurs éternels clichés de banlieues enflammées, de ghettos puants, de quartiers pourris, de jeunesse interlope et paumée, de drogués, de communautaristes retranchés, de casseurs de flics, de squatteurs et d'abuseurs, faisaient l'effort de nous informer sur d'autres réalités, et nous montrer que dans ce pays, nonobstant ces signes avant-coureurs de désastre et de décadence, il reste encore une majorité de vrais gens qui travaillent, élèvent leurs enfants dignement, respectent la loi, contribuant ainsi à maintenir - debout - ce pays fragilisé par toutes sortes d'attaques lâches et de renoncement de nos pseudo-élites.

Faire un grand ménage et nettoyer ce pays de tous ces parasites, cela devrait être possible avec une volonté au plus haut niveau.

Debout la France !

Ellen

Macron et Cie coulent mais ils assument ? Sans bouée de sauvetage, ce n'est pas nous qui irons les chercher au large. Peut-être SOS Méditerranée pour les déposer chez Salvini ?

ch Aubert

Bonjour Monsieur,

Ci-dessous, quelques extraits de « L’étrange défaite » de Marc Bloch.

Écrit à chaud en 1940 juste après la défaite française, ce texte ne fut publié qu’en 1946. L’historien, qui avait été mobilisé à sa demande, y analysait sans concessions les raisons du désastre que les Français venaient de subir. Il mettait en avant, bien sûr, « l’incapacité du commandement », mais soulignait aussi les facteurs qui, au sein de la société française, avaient contribué au désastre.

Extraits (peu choisis au hasard) :

De « L’incapacité du commandement »
De la « crise des cadres »

« Jusqu’au bout, notre guerre aura été une guerre de vieilles gens ou de forts en thèmes, engoncés dans les erreurs d’une histoire comprise à rebours : une guerre toute pénétrée par l’odeur de moisi qu’exhalent l’École, le bureau d’état-major du temps de paix ou la caserne. Le monde appartient à ceux qui aiment le neuf. C’est pourquoi, l’ayant rencontré devant lui, ce neuf, et incapable d’y parer, notre commandement n’a pas seulement subi la défaite ; pareil à ces boxeurs, alourdis par la graisse, que déconcerte le premier coup imprévu, il l’a acceptée. »

Une IIIe République haïe
« Examen de conscience d’un Français »
« Cette faiblesse collective, écrit-il, n’a peut-être été, souvent, que la somme de beaucoup de faiblesses individuelles. »
« Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération. »
« J’appartiens à une génération qui a mauvaise conscience. » C’est que cette génération avait compris que le traité de Versailles portait en germe le conflit suivant, elle avait pressenti un « sursaut allemand » à venir, elle avait réalisé que la France n’était plus une puissance qui pouvait compter en Europe. Et pourtant, elle n’a rien voulu voir, ni voulu mettre en garde : « paresseusement, lâchement, nous avons laissé faire. »

Toutefois, le livre de Bloch se termine par un appel à la résistance : « Je souhaite, en tout cas, que nous ayons encore du sang à verser… »

Si l'histoire est la science du changement, malheur à ceux qui ignorent leur histoire. Bonne chance.

Marcel P

Achille nous narre : "Il est clair qu’Hitler en reliant le mot socialisme à celui de nationaliste avait l’intention d’attirer à lui les faveurs de la classe prolétarienne qui, à cette époque, en Allemagne, était très importante. Il a enclenché la lutte contre les riches qui, dans leur grande majorité étaient Juifs, se servant de cette lutte des classes pour parvenir au pouvoir.
Bref, du populisme primaire soutenu par une théorie raciale revêtue d’une apparence faussement scientifique qui a abusé un peuple allemand prêt à croire n’importe quoi pour sortir de sa condition.
Le pire c’est que le nazisme n’est pas mort et que les groupes néo-nazis se reconstituent un peu partout en Europe depuis quelque temps."

Ou alors on retourne sur les bancs de l'école et on admet qu'existait bien un courant très franchement socialiste au NSDAP, sans lequel on ne peut expliquer le sens de la nuit des longs couteaux.

Et, ensuite, on observera que l'antisémitisme mahométan a cours partout en Europe et surpasse sans discussion possible le péril que constituerait le néo-nazisme, se résumant à quelques pécores se réunissant parfois pour des concerts de mauvais rock métal dans d'obscures salles de fêtes de village.

Ceci fait, on peut en revenir à la situation française et ses périls, qui ne sont pas des vues de l'esprit très théoriques, incarnées uniquement dans des reportages vaseux d'Arte.

Savonarole

@ Robert Marchenoir | 05 novembre 2018 à 04:16

Bien d'accord.

Le temps passe et nous n'aurons pas eu le temps d'honorer nos morts.
La Toussaint est déjà derrière nous.
Pourtant, c'est avec émotion que l'on peut penser à ces êtres chers qui nous ont quittés ou dont on n'entend plus parler.
- Fadela Amara, qui logeait ses frères dans les appartements de la République.
- Rama Yade, superbe écervelée de Sarkozy. Disparue.
- Fodé Sylla, patron de "Touche pas à mon pote", englué dans des affaires de drogue.
- Stéphane Pocrain, lui aussi "Touche pas...", mais qui passait son épouse à tabac.
- Malek Boutih, le "bon arabe" assommant qui en faisait des tonnes pour l'intégration.
- Harlem Désir, le nul miraculé, aujourd'hui émarge à 9 000 euros/ mois dans une institution de la République.
- Dominique Sopo, encore un MRAP, "touche pas à jenesaisquoi", oublié des médias, si prompts sous Sarkozy à lui tendre des micros.
Et j'en passe...

À l'heure où la patronne de France Télévisions déplore l'abondance de "blancs de plus de 50 ans" dans les médias, on se pince pour savoir où elle va nous trouver une génération de coloured people qui ne nous fasse pas rigoler.

Est-ce vraiment être raciste que de constater que tous ces crétins qui n'avaient pour étendard que la couleur de leur peau nous auront bien fait suer sous Sarkozy ?

Achille

@ vamonos | 05 novembre 2018 à 11:01
« Si on admet sans trop de difficulté que national est le ferment qui détermine le nationalisme, alors nécessairement, le socialisme est un avatar du racisme. CQFD. »

CQFD rien du tout ! Votre démonstration pour le moins rapide est un raccourci assez grossier.

Il est clair qu’Hitler en reliant le mot socialisme à celui de nationaliste avait l’intention d’attirer à lui les faveurs de la classe prolétarienne qui, à cette époque, en Allemagne, était très importante. Il a enclenché la lutte contre les riches qui, dans leur grande majorité étaient Juifs, se servant de cette lutte des classes pour parvenir au pouvoir.
Bref, du populisme primaire soutenu par une théorie raciale revêtue d’une apparence faussement scientifique qui a abusé un peuple allemand prêt à croire n’importe quoi pour sortir de sa condition.
Le pire c’est que le nazisme n’est pas mort et que les groupes néo-nazis se reconstituent un peu partout en Europe depuis quelque temps.

duvent

@ Florence | 05 novembre 2018 à 11:45
"Les propos de Robert Marchenoir sont très clairs et il est étonnant que vous ne compreniez pas."

Oui, en effet, c'est étonnant, et je dirai même mieux, c'est étonnant !

Mais après votre surprise me concernant, pourquoi jugez-vous bon et utile d'affirmer : "Je pense que vous êtes capable de comprendre..."

Je vous trouve bien présomptueuse de "penser" que je suis "capable de comprendre", en êtes-vous certaine ?

Si oui, je n'irai pas, après le thé, mettre un cierge à Sainte Rita !

breizmabro

@ Tipaza
"Ce nouveau mot est le synonyme de "je vous emmerde, je fais ce que je veux". Et les mêmes qui "assument" cherchent à nous effrayer en parlant des années 1930"

Absolument. C'est Macron disant "qu'"ils" viennent me chercher !" en sachant que personne ne le peut, la Constitution le protégeant. Et son coup des années trente c'est son "après moi le chaos", une soupe réchauffée dans la marmite de l'ancien Front National.

Macron c'est un socialiste qui a été élu en disant "ni de droite ni de gauche" mais qui est de gauche, de la bourgeoise, de celle des Strauss-Kahn, Sinclair, des Serge July, entre autres, ou de Jean-François Kahn disant en parlant des frasques de Strauss-Kahn au Sofitel américain "c'est juste un troussage de domestique".

Oui Manu est un arrogant personnage et son "j'assume" est bien un "je vous emmerde" et le E. Philippe fait la même chose avec ses 80 km/h qu'il "assume" et les taxes sur le pétrole qu'il "assume" aussi.

Le dicton paysan a bien raison lorsqu'il dit "qui se ressemble s'assemble".

Xavier NEBOUT

L'irresponsabilité générale, c'est la définition du socialisme.

Ce lycéen est ainsi une victime de la société qui relègue de fait les noirs dans une caste inférieure dans l'attente du grand remplacement, et son professeur en est la complice.

Ou alors, on abandonne le paradigme soixante-huitard et la langue de bois en disant aux noirs que s'ils ne sont pas contents des conséquences de leur différence raciale, ils retournent ou vont là ou se trouvent une majorité de noirs, quitte à leur payer le déménagement.

Car quoi qu'en disent les humanistes, les antiracistes, antixénophobes etc., un blanc fera toujours la tête si sa fille vient lui dire qu'elle sort avec un noir.

Patrice Charoulet

@ Robert Marchenoir 5 nov. 4H16

Vous adressant longuement à Alex Paulista, j'ai dit ma surprise d'avoir eu droit, récemment, à un bref alinéa.
A quatre heures du mat dans un texte assez long, cette fois, j'ai droit en passant à ceci : "les pires fanatiques de l'antiracisme, coucou Charoulet".
J'ai dit toutes mes raisons d'être de droite, d'aimer l'ordre, de soutenir la police, de détester les délinquants et les criminels, et... de n'être pas raciste. J'aurais vanté la racisme, comme d'autres, comme vous, je n'aurais pas été gratifié de votre "coucou". N'espérez pas de moi un éloge du racisme. Je suis tout sauf fanatique.

Florence

@ duvent

Les propos de Robert Marchenoir sont très clairs et il est étonnant que vous ne compreniez pas.

La police demande qu'on arrête de lui faire perdre son temps avec de pseudo-histoires de "délits haineux" alors que les crimes et délits sont en forte hausse.
C'est tout simple. Il faut hiérarchiser les priorités.
Je pense que vous êtes capable de comprendre qu'il est plus important que la police lutte contre les jets d'acide que contre des coups de klaxon supposés racistes.
Mais j'ai tout de même l'impression que votre priorité à vous est de moucher Marchenoir, quitte à perdre tout bon sens. Reprenez-vous.

jack

Ce constat sur le défaitisme de l'Etat est accablant.
L'Etat aurait donc baissé les bras par impuissance et les citoyens lambda courberaient l'échine en encaissant les coups ?
Pourtant cet Etat est sévère. Par exemple envers les automobilistes qu'il taxe à n'en plus finir, qu'il punit bien trop sévèrement à la moindre incartade. L'objectif est de faire du gain.
On a donc le sentiment que son action répressive est d'autant plus aisée qu'il n'y a pas de résistance.

Mais dans les circonstances que vous évoquez, on constate effectivement une auto-limitation. Est-ce en raison de la parcimonie des moyens financiers, ou pour ne pas provoquer de vagues, ou bien par absence de volonté politique ?

Un exemple de volonté politique (verbale) :
Sarkozy en octobre 2005 : "vous en avez assez de cette bande de racailles, on va vous en débarrasser".
Depuis, l'eau a coulé sous les ponts, les responsables politiques ont changé. Mais la racaille s'est accrochée comme les moules au rocher.
On observe aussi des rappeurs qui continuent à déverser une prose nauséabonde, hostile, revancharde sur les habitants et le pays dont ils tirent leurs revenus. Ils représentent la haine qui monte de certains territoires.

vamonos

@ Achille | 05 novembre 2018 à 06:44

Cette intervention a retenu toute mon attention.
La bonne définition du nazisme, selon le Larousse, est donc une doctrine nationaliste et raciste.

Sachant que nazisme est la contraction de national-socialisme. Si on admet sans trop de difficulté que national est le ferment qui détermine le nationalisme, alors nécessairement, le socialisme est un avatar du racisme. CQFD.

La doctrine nazie est arrivée au pouvoir en Allemagne parce que Hitler s'est adressé aux pauvres, aux laissés-pour-compte et aux représentants de la classe moyenne. Tous ces gens ont voté pour Hitler parce qu'ils avaient l'impression d'être entendus et qu'ils allaient obtenir leur part du gâteau. Une fois au pouvoir, la dictature du prolétariat est devenu la dictature d'un clan. La suppression des SA est très bien racontée par Max Gallo dans son ouvrage "La nuit des longs couteaux".

L'extorsion criminelle réalisée de manière industrielle sur les juifs et les opposants politiques a servi à financer le train de vie du peuple allemand de manière socialiste.

Exilé

@ Achille
« A commencer par la xénophobie, le repli identitaire, le nationalisme pur et dur qui consiste à fermer nos frontières y compris s’il le faut en érigeant des murs. Rien à voir avec le socialisme dans ce genre d’attitude. »

Passons sur l'aspect caricatural des choses contenu dans votre description, mais en gros ce que vous décrivez ne fait que correspondre à ce que l'homme à toujours fait, depuis l'homme des cavernes, pour se mettre en sécurité et n'a rien que de très normal et élémentaire !

Le mot citoyen, par exemple, qui est apparu dans des civilisations déjà évoluées, désigne un habitant responsable d'une cité, généralement délimitée par une enceinte souvent fortifiée, pour se protéger des menaces extérieures.
Par ailleurs, une enceinte ou bien une frontière ne sont pas nécessairement imperméables en toutes circonstances, elles sont un peu analogues à la peau d'un organisme vivant qui filtre les échanges avec le monde extérieur, en laissant passer ce qui est bon pour lui tout en bloquant ce qui lui est toxique ou nuisible.
Même les cellules du corps humains sont séparées de leurs homologues par une membrane...
La vie est faite de limites et de distinctions.

Quand on est citoyen d'Athènes, on ne l'est pas de Sparte et réciproquement, car indépendamment de questions relevant de sentiments supposés plus ou moins hostiles, les intérêts des deux cités n'étaient pas forcément les mêmes.

Toujours pour rester dans le registre antique, l'expression « Timeo Danaos et dona ferentes » tirée de l'Enéide, qui pourrait de nos jours être taxée de xénophobe ne faisait qu'exprimer une crainte vis-à-vis des ruses des Grecs, et non pas une quelconque « haine » à leur encontre.

Enfin, en tant que particulier, ne me dites pas que vous laissez les portes d'accès à votre domicile grandes ouvertes jour et nuit.
Il y a peut-être quand même des limites au socialisme...

breizmabro

@ Elusen 04 novembre 2018 à 17:18
"L’État étant un concept, une infrastructure"

Antiphrase. Le concept est une abstraction, une vue de l'esprit il ne peut donc être une infrastructure qui est la fondation d'une structure.

Non content de n'être pas Brésilien mais d'avoir tout de même des avis sur la politique du Brésil en affirmant que ce sont les gouverneurs de ce pays qui étaient corrompus ou qui organisaient la corruption, aujourd'hui vous donnez des leçons de français.

Où avez-vous appris le français ? Dans des écoles ? En France ? Depuis quand ? Dans quelle région ? Dans quelle ville ?

Toutes ces questions sont légitimes pour mieux appréhender vos interventions.

duvent

@ Robert Marchenoir

Ce que vous nous racontez est intéressant, cependant, cette histoire de racisme, qui ne vous lasse pas, ne peut pas faire l'objet d'une théorie ou d'un idéal qui sauverait le meilleur des mondes...

Il n'échappera à personne que "le racisme" est la chose la mieux partagée du monde, qu'il n'existe pas de groupe, ou ce que vous voudrez qui ne soit pas raciste, que cette façon d'être s'exprime toujours, depuis toujours et pour toujours, dès lors, ne serait-il pas intéressant de passer une vitesse dans votre raisonnement ?

Sachant que la peur n'évite pas le danger, mais qu'elle permet des actions qui vont de la destruction à la destruction massive de l'objet de la crainte, et sachant par ailleurs, que "dulce bellum inexpertis", ne pourrait-il être envisagé une autre base de réflexion ?

Par ailleurs, le défaitisme de l'Etat n'exprime rien d'autre que le délitement que chacun et tous accueillent comme la modernité, le défaitisme commence dans le berceau, et repose sagement en attendant Godot !

Auriez-vous par un heureux hasard, une autre rengaine ? Je vous le dis afin qu'il n'y ait pas de confusion, je n'ai aucune rengaine à proposer, mais je me soigne...

Bref ! Le monde s'effondre, vite prenons le thé ! "Some are born to sweet delight some are born to endless night".

Exilé

Pourquoi accepte-t-on le pire au point de favoriser, dans certains lieux et certaines cités, une appropriation, par des minorités sûres de leur impunité, de l'espace et du sort des honnêtes gens impuissants et désarmés ?

Il y a plusieurs raisons à cela.

L'une d'elle étant que réveiller la bête qui dort, simplement après l'avoir chatouillée, suffirait à la mettre en fureur et à démontrer une fois de plus que tous les discours de propagande sur le vivre ensemble, les chances pour la France etc. ne sont que des supercheries mensongères et que tous les apprentis-sorciers qui ont favorisé une immigration totalement inassimilable au nom de principes humanistes fumeux ne sont que des irresponsables dangereux.

Une autre raison est non seulement la montée du communautarisme mais encore du clanisme, dans un pays pétri au contraire d'individualisme forcené mettant par exemple en exergue des « droits de l'homme » - d'un homme sans racines et isolé - plutôt que le droit des gens, qui prédomine dans certaines cultures tribales dans lesquelles l'homme n'est rien mais le groupe est tout.

Par exemple, quand il arrive encore à la police de chercher à interpeller l'auteur d'un vol de deux-roues dans un quartier sensible, toute la communauté fera bloc -parents y compris à - pour l'en empêcher, en se solidarisant avec le délinquant, alors que dans un environnement franco-français une telle interpellation se ferait pratiquement dans l'indifférence générale ou même avec l'approbation des gens qui sauraient de quoi il retourne.

Et quand un délinquant ou un criminel d'origine « communautaire » doit passer en jugement, selon un droit individualisant les responsabilités à l'extrême, nous nous trouvons face à une incohérence culturelle manifeste dans la mesure où la justice est alors vue comme s'en prenant non pas à une personne (un « individu » comme disent les gendarmes) mais à un groupe, à un clan, en bloc.

Au passage, cet aspect de solidarité clanique démontre l'inanité du mantra « pas d'amalgame » répété par les perroquets de service après chaque attentat, comme si les actes des terroristes ne relevaient que de la seule responsabilité de leurs auteurs alors que tout leur environnement familial et communautaire s'y associe totalement...

Ce qu'un ancien Président qualifiait de « fracture sociale » relève plutôt d'une fracture clanique, autour de traditions culturelles radicalement opposées, ne partageant pas les mêmes normes morales et légales, de part et d'autre d'un fossé qui ne fait que s'élargir.

Tipaza

Défaitisme, lâcheté, et surtout déni de la réalité de la dissolution de la France.

Si c'est moins pire qu'avant quand c'était plus pire, c'est qu'on ne veut pas voir que c'est pire de chez pire et nous sombrons sans avoir de bouée de sauvetage.

Un gouvernement qui refuse de voir la réalité, il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, et chaque ministre en place déclare la main sur les yeux "cachez ces banlieues que je ne saurais voir".

Il faut attendre le départ du gouvernement de Collomb, pour entendre des paroles de vérité, dommage qu'il ne les ait pas prononcées avant, quand il avait, peut être (?) le pouvoir de changer les choses.

Le nouveau mot de la novlangue orwellienne, est le "j'assume" prononcé par Philippe à propos des limitations de vitesse, et par Macron sur l'augmentation des taxes sur les carburants.

Ce nouveau mot est le synonyme de "je vous emmerde, je fais ce que je veux". Et les mêmes qui "assument" cherchent à nous effrayer en parlant des années 1930.

S'il y a une proximité avec les années trente, ce n'est pas dans un conflit improbable, mais dans la distance entre le pays légal et le pays réel.

Une Assemblée nationale constituée de serviles et incompétents députés qui votent sur instruction sans se rendre compte de la souffrance et des difficultés du Peuple, la majuscule, qui fera rire les bobos, se justifie lorsque celui-ci est nié, moqué et lié par des lois dont il ne peut se défaire et qui le tuent lentement.

Maurice Genevoix au Panthéon, pourquoi pas, bien que je trouve cela dérisoire, le vrai geste révélateur d'un changement de paradigme en forme de tsunami, serait d'y mettre Charles Maurras, celui qui dans les années trente a théorisé l'écart, la contradiction qu'il y avait entre le pays réel et le pays légal.

Car nous en sommes là, il n'y a plus de lien, il n'y a plus de cohérence entre les gens d'en haut et ceux d'en bas, entre le pouvoir et le Peuple.

Ce "j'assume" aristocratique, oligarchique, est le contraire de la démocratie, il est le refus de toute négociation entre ceux qui ont obtenu le pouvoir sur un coup de force légal d'élections et ceux qui n'ont pas voté parce que trop épuisés, et qui attendent légitimement mais vainement la prise en charge de leurs problèmes.

Entre la résolution des problèmes du quotidien et la résolution des problèmes futurs de la planète, Macron et Philippe "assument" le choix de résoudre ceux du futur.

Pour le présent nous attendrons, il est trop rétif à l'action politique !

Exilé

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner nous déclare "qu'il y a eu une centaine d'interpellations pour la nuit d'Halloween avec un nombre d'incidents largement inférieur à celui des années précédentes et des dégâts bien moindres même s'ils demeurent totalement anormaux et scandaleux".

Ah, Castaner et Nunez, les joyeux duettistes de la Place Beauvau...
Nous avons gagné le gros lot avec ces deux-là, le premier ayant déclaré : « Qui doute que le réchauffement climatique pèse sur la dynamique du djihad ? » et le second : «  Je vois dans ces quartiers une force et une énergie républicaine énorme. ».

Mais quand donc ces gens-là et leurs alter ego cesseront-ils de raconter n'importe quoi et de se moquer du monde ?

Aliocha

Partout les fureurs de la foule réclament leur aliment sanglant.
Du Brésil au Pakistan jusqu'au leader du monde libre, qui se scénarise en héros de la guerre des trônes promettant sanction, la fiction uniformise l'exigence violente de ses scandales, révélant le ressort passionnel du divertissement.
Le terme progressisme est sans doute erroné, car il s'agit de s'élever contre la régression qui gagne tous, absolument tous les comportements, pris qu'ils sont dans les contaminations réciproques.
C'est bien la problématique à laquelle est confronté Macron, où la volonté d'établissement d'un consensus n'est plus qu'un élément clivant de plus, les accusations aberrantes d'inculture envers un président jamais aussi cultivé depuis Mitterrand en témoignent, le ressentiment et la frustration envers un État pensé confisqué donne le signe qu'il n'y aurait plus que la violence et la dénégation des moqueries comme bien commun, permettant à chaque citoyen de légitimer sa désertion du corps social.

La prière est un moyen efficace d'action sur soi-même, seul territoire d'efficacité possible et envisageable, permettant de supporter sans céder aux passions des scandales la contemplation atroce de la réalité de notre condition, permettant d'envisager la compensation nécessaire et mirifique de cette condition, chance laissée à notre main de ne pas céder aux sirènes des régressions, croyant alors qu'il serait possible d'être uni par autre chose que la haine, de soi comme des autres, laissant aux fureurs des foules l'illusion du bien, se contentant de la révélation que porte en elle la contemplation du visage de ceux qu'on aime, celle qui donne aux cœurs vaillants, et de toute éternité, la capacité de résistance aux forces de l'ancienne destruction.

https://www.youtube.com/watch?v=yjz2TvC2TT4

De cette capacité, si ténue, si fragile et pourtant seule réelle, dépend l'avenir de l'humanité, dans la mesure où chaque individu accepte de la vivre dans la solitude absolue de son intimité, sachant qu'elle n'est que le miroir de celle des autres, et en cela les rejoint, permettant dans cette conscience commune l'établissement d'une relation apaisée, la possibilité d'une future création.

Achille

@ Exilé | 04 novembre 2018 à 19:54
« Rappelons que le nazisme, désigné sous le vocable plus polémique qu'historique de « peste brune » (même s'il s'agissait d'un régime peu recommandable) était de type socialiste sur plusieurs points (économie, encadrement de la jeunesse, mœurs, attitude anti-religieuse etc.) et ne reflétait en rien une quelconque idéologie abusivement dite de nos jours « d'extrême droite ».

Le coup du nazisme qui serait un régime de type socialiste est un argument un peu usé et pour le moins spécieux que nous sortent systématiquement les gens de droite pour justifier leur combat contre le socialisme.
Je vous renvoie donc à une définition plus objective du national-socialisme que vous trouverez dans tout bon dictionnaire. Celle du Larousse par exemple qui me paraît juste.
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/national-socialisme/53870

Je n’ai jamais prétendu que le climat social actuel était la réplique stricto sensu des années 30, mais je pense que certaines idées qui circulent en France et surtout dans d’autres pays européens, notamment en Italie, Hongrie, Autriche, Pologne, ainsi d’ailleurs qu’aux Etats-Unis depuis que Donald Trump est au pouvoir, reprennent celles de ces années sombres. A commencer par la xénophobie, le repli identitaire, le nationalisme pur et dur qui consiste à fermer nos frontières y compris s’il le faut en érigeant des murs. Rien à voir avec le socialisme dans ce genre d’attitude.

D’ailleurs je ne pense pas qu’Emmanuel Macron ait fait référence au nazisme dans ses propos qui est une idéologie de « gros malade » qui a totalement dévoyé le concept de socialisme, le vrai, celui de Jaurès.
Le socialisme c’est comme le cholestérol, il y a le bon, et il y a le mauvais
Le premier défend le peuple dans les régimes démocratiques, le second sert les dictatures. Il convient de savoir bien faire la différence.

Robert Marchenoir

Ce n'est pas seulement du défaitisme. C'est aussi un choix de priorités. A cet égard, on pourra prendre connaissance avec profit des dernières déclarations d'un responsable policier britannique.

Car les maux que nous déplorons ne sont pas particulièrement dus à Emmanuel Macron, ni spécialement propres à la France : ils sont constitutifs d'un déclin généralisé de l'Occident. Il est important d'en avoir conscience, afin de ne pas se tromper de cible.

Ce haut gradé anglais, un certain Anthony Stansfeld, dirige la police de la région de Thames Valley. Il vient de se plaindre, auprès de la presse, de la persécution à laquelle ses subordonnés ont été contraints de soumettre une vieille dame parfaitement innocente. Au nom du prétendu "anti-racisme", et de la lutte contre les inexistants "délits de haine".

Cette conductrice de plus de 70 ans s'était retrouvée bloquée, dans une station-service, derrière une autre conductrice qui n'en finissait plus de dégager le passage, après avoir fait son plein. Elle a eu le malheur de donner un coup de klaxon.

Grave erreur : c'était un coup de klaxon raciste, car la conductrice pas pressée était noire (*). Après avoir prodigué les insultes d'usage, elle a aussitôt fait savoir aux responsables de l'établissement qu'elle venait d'être victime d'un "hate crime", d'un "délit de haine".

Et la police fut obligée de convoquer la vieille dame, de l'interroger pour la passer au racistomètre, de la mettre en garde et de la ficher à vie. Non, ont répondu les policiers à son courrier, il ne nous est pas possible d'effacer votre nom de nos registres, bien qu'aucune suite n'ait été donnée à votre interrogatoire : la loi nous l'interdit.

Le chef de la police a précisé que la vieille femelle raciste blanche (**) avait été anéantie par ces accusations, qu'elle était irréprochable et qu'elle était même "un pilier de sa communauté".

Il a réclamé un changement de loi, expliquant que dans l'état actuel du droit, la police avait obligation d'enquêter dès que quelqu'un se plaignait d'un fait simplement "perçu" comme étant un "délit de haine". Cela peut conduire "aux pires injustices", a-t-il dit -- ce qui tombe sous le sens.

Evidemment qu'à la moindre contrariété, les populations "racisé-e-s" (comme se désignent eux-mêmes les pires fanatiques de "l'anti-racisme", coucou Charoulet) vont sortir le joker racial, et obliger la police blanche à ramper à leurs pieds.

Et c'est en effet ce qui se passe, a reconnu ce responsable de la police. L'incident auquel il fait allusion n'est nullement isolé. "C'est un cas absolument classique", a-t-il précisé dans son interview au Times.

Il est d'autant plus urgent de changer les lois et d'arrêter ces imbécillités "anti-racistes", a ajouté Anthony Stansfeld, que pendant ce temps, l'Angleterre est terrassée par une vague de criminalité violente terrifiante.

Dans les six premiers mois de l'année, 69 000 enfants de 10 à 15 ans ont été poignardés, ou ont subi d'autres agressions graves. Les attaques au couteau sont en augmentation de 12 %, les meurtres de 14 %, les délits sexuels de 18 % et les vols avec violences de 22 %.

De nouvelles formes de criminalité violente explosent, comme l'agression à but crapuleux menée à scooter (23 000 en 2017 dans la seule ville de Londres, 25 fois plus que cinq ans auparavant) ; ou bien le jet d'acide, très à la mode également (800 attaques en un an). Et ne parlons pas des viols systématiques, par des gangs pakistanais, de très jeunes filles de souche, capturées et réduites en esclavage sexuel.

Inutile de dire que toutes ces formes de criminalité "innovantes" sont pratiquées de façon excessivement disproportionnée, quand ce n'est pas exclusivement, par nos amis venus d'ailleurs et victimes de notre odieux "racisme" : musulmans venus du sous-continent indien, pour l'esclavage sexuel, Noirs pour les attaques à scooter et à l'acide.

Simultanément, face à des responsables policiers qui n'hésitent plus à s'avouer débordés et impuissants, les mêmes populations "racisé-e-s" exploitent systématiquement les lois de gauche qui leur permettent de paralyser les forces de l'ordre, en les obligeant à perdre leur temps sur des actes "racistes" complètement imaginaires (94 000 "délits de haine" traités par la police en un an...).

Ce qui a l'avantage collatéral d'intimider ces sales Blancs, et de bien leur faire comprendre qui commande.

Il y a quelques jours, un responsable de la police encore plus haut placé que le précédent, puisqu'il s'agit du président du Conseil national des chefs de la police, a déclaré qu'il était temps que les forces de l'ordre s'occupent un peu plus des cambriolages et des tentatives de meurtre, et un peu moins de délits idéologiques et imaginaires tels que la "misogynie". Elle s'appelle Sara Thornton, au passage, et c'est une femme.

Je suppose que ce serait un peu trop demander à ces nombreuses dames, présentes aux plus hauts niveaux des forces de police britannique, si la féminisation des forces de l'ordre dont elles sont la preuve ne serait pas, pas hasard, l'expression de la même idéologie déplorable dont elles prétendent regretter les effets -- tout en bénéficiant, elles-mêmes, des avantages sonnants et trébuchants du gauchisme (un haut fonctionnaire, en Grande-Bretagne, c'est quelqu'un d'extrêmement bien payé).

Imposer comme une priorité, dans une corporation par définition virile, l'embauche de femmes y compris à des postes de commandement, c'est exactement ce qui détruit la police de l'intérieur, au même titre que la détruit de l'intérieur l'idéologie excusiste et "anti-raciste" qui met au premier rang des préoccupations les "délits de haine", plutôt que les crimes de sang.
______

(*) Antillaise, très précisément. Je l'indique à l'intention de ceuzécelles qui prétendent que les Noirs antillais, pour de mystérieuses raisons, seraient moins noirs que les autres.

(**) Oui : il n'y a pas de raison. L'égalité, vous vous souvenez ?

fugace

F. Taddéï est revenu aussi en replay. Il y en a une dizaine déjà ICI pour ceux que ça intéresse entre deux billets.

Homo sapiens, dernières nouvelles et plus si intéressés :
https://francais.rt.com/magazines/interdit-d-interdire/55060-interdit-dinterdire-culture-numero-10

Xavier NEBOUT

@ Wil

Vous avez très bien choisi votre pseudo. Vil car anonyme, et doublement vil pour injurier celui qui vous abrite.

Et j'ajoute idiot, car il s'agit de savoir si pour influer quelque peu sur les destinées de notre pays, il ne faut pas s'en tenir à la droiture sans pour cela être exclu des médias.

On pourrait certes lui reprocher de ne pas suivre la très périlleuse voie d'E. Zemmour, mais d'une part, ce dernier ne constitue pas une autorité morale à l'instar de P. Bilger, et d'autre part, il y a tout lieu de penser que Zemmour n'a survécu malgré tout son talent, que parce que sa judaïté le protège du classement "nazi".

Quant à savoir au juste quelle sont ses opinions, on peut en voir le reflet sur celles de la grande majorité des abonnés à son blog et en déduire qu'il est effectivement plus près de Marion que de Manu.

Croyant d'ailleurs savoir qu'il aime bien lire les opinions des gens dans leur subconscient plutôt que dans leurs déclarations même sincères, il devrait se méfier de lui-même.

caroff

L'armée est la seule institution qui fonctionne encore à peu près bien en France, preuve en est qu'on voudrait l'utiliser en dernier recours pour mettre fin à l'invraisemblable bazar régnant dans nos riantes cités.

Mais voilà, personne ne le décidera et il faudra se contenter de la politique des albuplasts et des rustines onéreuses.
Il ne faut pas être un grand devin pour imaginer qu'aux prochaines émeutes, l'Etat débloquera des milliards, non pas pour construire des prisons, mais pour repeindre une fois de plus les cages d'escaliers...

anne-marie marson

Le gouvernement français ne célèbre plus que les défaites, pour amadouer les ennemis d'hier ?

Le général Bigeard est muet à jamais.

Heureusement il y a Edouard Philippe :

http://www.koztoujours.fr/une-memoire-a-10-milliards

Après le dégagisme, c'est la purge, dans tous les domaines.

La France est devenue un paillasson sur lequel quelques-uns s'essuient les pieds.

Merci Macron.

Noblejoué

@ fugace
"L'instruction ne sera alors qu'un plus qui devra permettre à ceux qui font preuve d'intelligence de se distinguer très tôt afin que le groupe les choisissent pour qu'ils éclairent le meilleur chemin pour tous."

L'instruction n'est pas un plus, elle est tout : lire, écrire, compter et bien plus encore.
Les parents ne peuvent pas bricoler ça chez eux.

Par contre l'école ne me semble pas faite pour socialiser ou éduquer, à mon avis... Aux parents l'éducation, et où qu'aillent les enfants, ils se socialisent, alors...
Si encore l'école était un sanctuaire, on dirait que c'est une garderie qui peut, qui sait parfois, apprendre quelque chose et rectifier une éducation défaillante.

"NON, non, et non. L'instituteur (pardon, le professeur des écoles), les professeurs dans leur ensemble doivent être reconnus comme des maîtres à part entière et avec les directeurs d'école, avoir l'entière légitimité pour exclure du circuit normal et reconnu, tout rebelle (frondeur ou autre), avec la contrepartie d'accueil de deux nouveaux pour un exclu. Charge alors au groupe (la société) d'imposer au cas par cas des alternatives, temporaires ou définitives, aux insubordonnés, lesquels devront faire l'objet d'attentions suffisantes et nécessaires pour les ramener dans le troupeau. Impossible ?"

Question de discipline, on voit bien que la situation actuelle n'est pas optimale, loin de là.

La question des professeurs arc-boutés pour dire qui doit être exclu du circuit normal est étrange.
Ils se plaignent de quoi ? Devoir faire la discipline, l'éducation, ôte ta casquette, coupe ton portable, ne m'insulte pas, silence... Cours, est-ce que tu veux l'écrire ou tu crois qu'il va se télécharger dans ton esprit ?
Passionnant...

Ils se plaignent de quoi, des insultes ?

Alors, faut-il attendre des morts pour réagir, et si oui, combien ? Soit le professeur fait son cours soit il fait le pion.
Comme le nom l'indique, on peut engager des pions, mais il n'est pas dit qu'ils aient une autorité bien assurée.

Lamentable, quand même... A une époque où on a la pilule et qu'on n'est pas obligé d'avoir des enfants, en avoir quand on aurait bien besoin d'être soi-même éduqué. Que voulez-vous que je vous dise ?
Je sais : à bas les mauvais conseillers qui poussent les autres du côté où ils doivent tomber, entraînant les autres.

Patrice Charoulet

Un remerciement par vie

J'ai enseigné jusqu'à 65 ans le français en collège et en lycée. De la sixième à la terminale, le dernier jour de l'année, avant les grandes vacances estivales, les élèves se précipitent vers la sortie. Une seule fois, une élève est restée à ce moment quelques instants pour me dire ceci : « Monsieur, je tenais à vous remercier pour l'enseignement que vous nous avez donné. J'ai beaucoup aimé vos cours. » Cette élève de 5e, je l'ai su plus tard par son père, a été élève en khâgne au lycée Louis-le-Grand de Paris et a été reçue à Normale Sup.

Pas un instant je ne veux croire que j'y suis pour quelque chose. Elle le doit à son intelligence, à son travail et à ses nombreuses qualités. Elle le doit sans doute aussi à tous les professeurs de français qu'elle a eus ensuite.
Mais je ne peux oublier ni ce merci ni ce parcours.

Noblejoué

Il faut dire aussi qu'on défend peu les enfants les uns des autres.

Si c'est la jungle entre eux, pourquoi s'étonner que cela déborde sur les adultes ? Quand des parents d'élèves peuvent s'en prendre aux professeurs, il est difficile de demander aux enfants de les respecter.

Les enfants ne font que reproduire ce qu'ils voient. On se fait les dents sur des élèves, on voit que l'on dit des profs, que ce sont des gens pas bien parce que... Voyons si j'en oublie :

- Mécréants
- Femmes
- Fonctionnaires
- Ne gagnent pas assez d'argent pour être prestigieux

Les leçons de morale ne servent guère, il faut donner l'exemple. Et donc, tout le monde ne valant pas grand-chose de ce point de vue, il faudrait que certains s'abstiennent, mais non.
Donc, l'école doit faire parents de rattrapage... Je rigole ! On n'a pas de pédagogie adaptée à chaque élève en particulier pour enseigner, mais le professeur apprendra à être.

Non.

En fait, il apprend... l'inverse. Pas de vagues ? se plaignent les professeurs quand on les agresse.
Eh bien ils n'en font pas quand des élèves s'en prennent à certains.

Chacun ne pense qu'à son cas ou à la limite celui de ses pairs :

https://www.dailymotion.com/video/x3y9yf

C'est la nature humaine... Il est plus facile de rêver au dragon, enfin, chinois, merveilleux, qu'à des humains bien éblouissants. Pour moi, en tout cas, et les créatures telles que le fongus et le gluming de Philip K. Dick ne manquent pas non plus de qualités.

S'ils croient à la réincarnation, les extraterrestres apprennent aux enfants la peur et la pitié en montrant ce que nous sommes, et la prudence en leur enseignant à ne pas nous voir. Eux aussi ont des problèmes éducatifs ! Comme le prouvent les OVNI.

Exilé

@ Achille
« Emmanuel Macron nous dit que c’est le retour vers les années 30. Peut-on comparer notre époque à celle qui a conduit à la Seconde Guerre mondiale ? La droite et l’extrême droite s’insurgent et pourtant il y a quand même certaines similitudes troublantes. »

Et c'est reparti sur les années 30...
Cher Achille, vous êtes bien gentil, mais peut-être pourriez-vous essayer de cesser de croire que tout ce que votre téléviseur vous déverse chaque jour dans le crâne correspond à la réalité actuelle et est parole d’Évangile...

Voici deux argumentaires qui vous expliqueront mieux que moi en quoi ce parallèle n'est pas pertinent :

http://www.lefigaro.fr/vox/histoire/2018/11/01/31005-20181101ARTFIG00150-barbara-lefebvre-non-monsieur-macron-notre-epoque-n-a-rien-a-voir-avec-les-annees-30.php

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2018/11/02/31001-20181102ARTFIG00299-caroline-galacteros-le-populisme-exprime-l-instinct-de-survie-des-peuples.php

Rappelons que le nazisme, désigné sous le vocable plus polémique qu'historique de « peste brune » (même s'il s'agissait d'un régime peu recommandable) était de type socialiste sur plusieurs points (économie, encadrement de la jeunesse, mœurs, attitude anti-religieuse etc.) et ne reflétait en rien une quelconque idéologie abusivement dite de nos jours « d'extrême droite ».
Et en France, la présumée « extrême droite » de l'époque ne partageait en rien cette façon de voir les choses.

Il faut aussi rappeler que c'est le Komintern, sous l'inspiration de Staline, qui a eu l'idée d'associer systématiquement le « fascisme » et par extension le nazisme à la droite en général, qu'elle soit « extrême » ou pas, afin de discréditer ses adversaires.
Staline est mort, mais ses ordres sont toujours suivis.
Seriez-vous un des derniers dinosaures staliniens ?

Michelle D-LEROY

On constate que les ministres de l'Intérieur se succèdent et minimisent les événements, répétant à l'envi : "c'est tout à fait inacceptable". Sauf qu'ensuite, il ne se passe rien.
En dehors des règlements de comptes, des rixes entre bandes rivales à coups de barres de fer, des voitures brûlées, des policiers, pompiers ou services de secours caillassés, agressés, chacun peut recevoir un coup de couteau juste pour croiser le regard d'un individu ou refuser une cigarette.

D'autant que cela se passe tous quartiers confondus, puisqu'au nom du "vivre-ensemble", il a été décidé de saupoudrer les logements sociaux.

La seule décision des gouvernements étant de détourner l'attention des inquiétudes en faisant diversion sur d'autres sujets.

"Les sociologues patentés nous affirment que c'était beaucoup plus grave avant et donc il ne faut surtout pas se plaindre."

Par quelles preuves cette affirmation est-elle étayée, impossible de le savoir... à quelle époque ? à la ville ? à la campagne ? En tout cas, elle est utilisée dans les grandes écoles pour minimiser les faits, puisque plusieurs fois, des jeunes autour de moi m'ont démontré que c'était la "méchante droite" qui jouait sur les peurs, que j'avais eu la chance de vivre les Trente Glorieuses mais qu'avant c'était bien pire. Pourtant si j'en réfère aux récits de mes grands-parents (hors période d'occupation) je n'ai rien entendu de pareil.
Evidemment si on remonte au Moyen Âge…
J'avoue que cela me laisse dubitative.

Aujourd'hui, en tout cas les faits divers violents pullulent et sont très visiblement liés au choc des cultures, même si c'est politiquement incorrect de le dire. Sauf qu'à force de ne rien dire, on laisse proliférer la violence.

Hier soir, lors de l'émission ONPC, Ségolène Royal nous a défini l'éducation parentale : transmission des valeurs, de la notion du bien et du mal, du respect de l'autre, etc. Rien à dire, j'étais entièrement d'accord avec ce qu'elle a énuméré en tant que mère de famille, mais qu'on le veuille ou non, lorsqu'elle parle de nos valeurs, ce sont celles de notre culture judéo-chrétienne et malheureusement pas forcément celles de cultures bien différentes, installées dans nos villes, nos banlieues, et même de plus en plus en campagne. Ces dernières, en plus d'avoir une culture différente, sont aussi dans la détestation des ex-colonisateurs que nous sommes à leurs yeux.

Non seulement nos dirigeants ne font rien mais en plus ils sont dans la politique de l'excuse. Donc double rien.

En attendant, il va bien falloir sévir et imposer des règles plus strictes, notamment à l'école où les profs ne savent plus que faire avec des élèves indisciplinés, violents, qui ont réponse à tout d'un côté et coincés entre des parents d'élèves trop protecteurs de leurs enfants OU parents démissionnaires de l'autre, sans oublier une hiérarchie qui fuit les responsabilités au nom du #pasdevagues.

A force de ne pas vouloir de vagues on aura le tsunami.

Lucile

Le petit laïus de Castaner est un bon exemple de la pédagogie étatiste, je le signale en passant à ceux qui en demandent toujours plus.

Les Égyptiens anciens vouaient un culte aux chats. Un général romain fit peindre à ses soldats des chats sur leurs boucliers et les fit déferler sur l'Égypte. Les soldats égyptiens se laissèrent massacrer du premier au dernier, on ne se bat pas contre des chats, le chat est sacré !

L'histoire est sans doute un peu exagérée, mais à peine, et cette légende est à l'image de notre défaitisme. On est en train de se faire ronger de l'intérieur, comme le dit Francis PO, nous aurons bientôt atteint grâce à l'immigration la proportion critique qui rendra irréversibles nos mutations sociales les plus désastreuses, parce que nous sacralisons imperturbablement nos principes ronflants, quitte à nous sacrifier nous-mêmes, mais surtout nos enfants et nos petits-enfants, à qui nous laisserons outre quelques beaux restes, un pays livré au pillage, criblé de dettes, amer, vivotant sans ressort et résigné.

Si la France et l'Europe ont réussi à prospérer à travers l'histoire, relativement aux autres pays du monde, c'est parce qu'elles étaient dirigées par des pragmatiques, papes et rois très chrétiens compris, conseillés par Machiavel, et autres intellectuels de la même veine. Nous sommes maintenant dirigés par des dogmatiques. Le "progressisme" ne s'oppose pas au "nationalisme", comme veut le faire croire Emmanuel Macron, ce président qui intellectualise les problèmes et fabrique des concepts creux, menant à des impasses ; le "progressisme" combat essentiellement le pragmatisme, c'est-à-dire l'adaptation à la réalité historique, la capacité à se donner des objectifs, et l'efficacité pour les atteindre. C'est de ce même progressisme dont se sont toujours réclamés bien des défaitistes, des utopistes, et des apprentis sorciers au pouvoir. Et pourtant E.M. en a fait le thème de sa campagne électorale pour les Européennes. On en est là.

Savonarole, merci de m'avoir fait exploser de rire avec votre description du sosie de Patrick Juvet arpentant les rues d'Honfleur déguisé en grenadier d'Empire.

yves albert

Bonsoir monsieur Bilger,

"L'Etat ne croit plus à ce qu'il raconte puisqu'il se garde bien, avec une énergie paradoxale, de tenter d'incarner ces valeurs et ces principes d'ordre, d'autorité et de justice.
(...)Le défaitisme de l'Etat est en effet le premier scandale mais qu'importe puisque rien ne viendra rompre le cours de notre chute"

Nous sommes d'accord et j'ajoute que pour permettre à une caste de garder le pouvoir ils ont plongé la France dans un univers kafkaïen.

Elusen

Rappelons que le photomontage grossier met en scène la police française sur les Champs-Élysées pour la race inférieure de supporters de football alors qu’ils cassaient parce qu’une équipe venait de gagner un match France/Belgique.
Photographie de Gonzalo Fuentes pour l’agence Reuters :
https://frama.link/527ozuX8
La deuxième partie vient d'une série télé états-unienne : The Purge.
https://www.imdb.com/title/tt6110648/

« Le défaitisme de l'Etat »

Il ne peut pas y avoir de défaitisme de l’État, ce sont les animistes qui pensent un truc pareil, voire les supporters de football.
L’État étant un concept, une infrastructure, une chose, il ne peut donc être défaitiste ; ce sont des individus qui le sont, pas l’État.

Le problème ne vient donc point de l’État, mais des individus qui ont le pouvoir de le gérer, des individus tels qu’un Honorable Honoraire ; j’ose espérer qu’au moins encore en poste, vous, vous auriez, pour ce jeune en classe avec une arme, engagé une procédure contre les parents pour défaut d’éducation et leur responsabilité sur un mineur.
J'ose l'espérer !

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